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Congrès du PS : interrogations existentielles d’une trentaine de cadres

Congrès du PS : interrogations existentielles d’une trentaine de cadres

Dans une tribune parue dans le JDD une trentaine de cadres du parti s’interrogent  l’avenir du PE et plus généralement du socialisme. Un document qui se veut aussi une analyse du libéralisme et de ses déviances aussi une réaffirmation des valeurs humanistes face à la technostructure. Un document intéressant mais dont on sait par avance qu’il finirait dans la poubelle dès la  reconquête du pouvoir par les socialistes eux aussi  produits pour beaucoup de la technostructure. . C’est tout le drame du parti socialiste qui a commencé avec Mitterrand qui sitôt élu a enterré le projet du parti socialiste élaboré par Chevènement ;

 

« Beaucoup a été dit sur les causes de la défaite des socialistes en 2017 : divisions, usure du pouvoir, renoncements et reniements. Mais n’oublions pas la dimension la plus grave, la marginalisation idéologique. Le Congrès d’Aubervilliers, ne pourra pas être le congrès de toutes les réponses mais il s’agira bien de la question fondamentale pour une formation politique : celle de son utilité sociale. C’est à celle-ci qu’il convient d’apporter une réponse et tout en faisant émerger de nouveaux outils et de nouvelles pratiques politiques. La victoire du prétendu « ni de droite ni de gauche » a sidéré l’opinion publique et bousculé le paysage politique. Six mois plus tard il reste une vision moins idyllique. La loi de l’individualisme s’impose et le Président de la République peine à réduire la fracture entre gagnants et perdants de la modernité alors même que ce qui fait nation réside justement dans ce sentiment que le progrès sera partagé. La cohésion d’une société ne se décrète pas par éléments de langage distillés à la télévision. La forme contemporaine du libéralisme se traduit par des mutations technologiques et sociétales d’une ampleur inédite. Nous sommes bel et bien face à un nouveau monde, mais celui-ci ne se résume pas à un rajeunissement du personnel politique ou à l’arrivée massive de DRH à l’Assemblée. Il est avant tout celui d’une violence sociale sans précédent, d’une rupture des mécanismes de solidarité, d’une remise en cause permanente des protections collectives. Ce libéralisme nous montre également son incapacité à répondre à l’urgence climatique et sa cécité face à l’ère anthropocène qui s’annonce. C’est d’ailleurs logique, le libéralisme économique considérant que le bien commun n’est rien d’autre que la somme des intérêts individuels, il est incapable d’affronter un défi qui nous dépasse tous, qui nécessite un sursaut collectif qui est contraire à l’essence même de sa doctrine. La faillite de la social-démocratie européenne complique encore davantage notre tâche face à ces nouveaux enjeux : un sentiment d’impuissance voire de complaisance vis-à-vis de la mondialisation et du capitalisme s’est installé. C’est l’idée même du progrès qui est mise en cause face aux risques climatique et écologique, tout autant que face à l’incompréhension devant les mutations engendrées par la révolution technologique et de l’intelligence artificielle. Nous devons comprendre ces nouvelles douleurs contemporaines. C’est en ce sens que le PS doit faire l’effort de compréhension avant de vouloir et de pouvoir être force de proposition. Pour cela, l’action dans les territoires est sans doute le levier le plus puissant pour agir efficacement sur la vie des citoyens. C’est là que doit se mener concrètement le combat, de l’écoute, de l’action et de la preuve. Seule cette proximité et ce caractère concret peuvent permettre de regagner la confiance. C’est pourquoi le territoire est, et doit être au centre de la refondation du PS. Le territoire c’est le réel. Beaucoup dans leur vie quotidienne se ressentent du côté des perdants et éprouvent un sentiment de dépossession et de déclassement. Notre projet doit être marqué par l’exigence de « vies dignes » pour tous en leur apportant la protection qui est un droit (accès à la santé, à un logement digne, au bien-être au travail, à une protection sociale de qualité pour tous les travailleurs), en renforçant leur confiance dans le progrès à laquelle ils aspirent ((tiers de confiance, intimité numérique), en faisant appel à l’innovation sociale, comme l’expérimentation lancée récemment par des départements sur le revenu de base. C’est pourquoi le PS doit proposer un projet de société des Nouveaux possibles Maîtrisés s’articulant autour de nouveaux communs qui sont une redéfinition des services publics notamment à l’aune de la révolution numérique, un nouveau modèle productif écologique, de nouveaux droits sociétaux et de nouveaux mécanismes redistributifs qui poursuive le combat pour l’égalité. L’Europe dans ce contexte doit devenir une Europe-providence pour atteindre le meilleur niveau possible de bien-être économique, social et culturel pour ses peuples, et une puissance pour mettre l’humain au cœur de la mondialisation. Nous devons porter notre idéal républicain d’émancipation et d’accomplissement de chacun par l’accès de tous à l’éducation, à la culture, à l’art, et à la garantie pour chacun d’un temps de loisir suffisant pour pouvoir s’épanouir, alors que les mutations du monde du travail posent la question de la déconnexion et de la capacité à échapper à une vie passée entre les transports et l’entreprise. Cet idéal est le meilleur rempart contre le réveil de particularismes identitaires sources de division. À contre-courant de l’uniformisation, qui génère pertes de repères et d’identité dans un monde où tout se dématérialise, notre identité repose à la fois sur des patrimoines culturels et historiques, auquel il faut redonner de la vie et du sens, en bâtissant la deuxième phase de l’exception culturelle.

Ce nouveau cadre idéologique du socialisme sera celui de l’affirmation de nos valeurs humanistes face à une techno-finance sans contrôle. Le Congrès d’Aubervilliers doit être une première étape vers la construction d’une nouvelle doctrine, celle où le progrès est mieux partagé, un nouvel horizon à dessiner, pour que les Français considèrent à nouveau le socialisme comme un chemin d’espoir. »

Les premiers signataires :

 

Sébastien Vincini (1er Féd Haute-Garonne), Valérie Rabault (Députée, 1er Féd Tarn-et-Garonne), Emmanuel Grégoire (1er Féd Paris), Gabrielle Siry (SN), Edouardo Rihan Cypel (SN), Nicolas Brien (1er Féd Allier), Sébastien Denaja (SN), Annie Guillemot (Sénatrice, co-resp. Rhône), Gilbert-Luc (Sénateur, co-resp. Rhône) et Sylvie Guillaume (Députée européenne, co-resp. Rhône), (Boris Faure (1er Féd Français de l’Etranger), Didier Steinville (1er Féd intérimaire Hautes-Alpes), Emmanuelle De Gentili (1er Féd Haute-Corse), Etienne Lejeune (1er Féd Creuse), Frédéric Orain (1er Féd Loir et Cher), Guillaume Crépin (1er Féd Cher), Guillaume Mathelier (1er Féd Haute-Savoie), Jean-Jacques Thomas (1er Féd Aisne), Joël Carreiras (SN), Laurent Cervoni (SN), Marc Mancel (SN), Maxime Picard (1er Féd Morbihan), Nathalie Malmberg (SN), Nicolas Sfez (SN), Philippe Dussert (1er Féd Hautes-Pyrénées), Rémi Demersseman (SN), Stéphane Ibarra (1er Féd Vendée), Sylvain Mathieu (1er Féd Nièvre), Vincent Recoules (1er Féd Tarn), Vincent Véron (1erFéd Orne), Olivia Polski (adjointe Paris, Secrétaire Nationale)

1er Fed : 1er fédéral de département

SN : Secrétaire national

Sondage patrons: toujours des interrogations sur les carnets de commandes

Sondage patrons: toujours des interrogations sur les carnets de commandes

 

Les indicateurs macro- économiques ont beau afficher quelques légères amélioration,  les patrons s’inquiètent  toujours quant à l’avenir de leur entreprise. Le principal sujet d’interrogation  concerne l’évolution des carnets de commandes. 8 chefs d’entreprise sur 10 restent inquiets quant à l’évolution de l’économie tricolore et bon nombre d’entre eux préfèrent ainsi restreindre leurs investissements, selon le baromètre KPMG-CGPME. En outre, plus de la moitié des chefs d’entreprise craignent que le prélèvement à la source soit un facteur de complexité. Des signaux palpables ont montré, la semaine dernière, que la reprise était en marche. Le nombre de demandeurs d’emploi a nettement reculé en mars, et la croissance a été de 0,5% au premier trimestre. C’est donc un peu à contre-courant que le baromètre KPMG-CGPME d’avril signale que l’inquiétude reste de mise chez les patrons. Ainsi selon les résultats de cette enquête (*), 8 dirigeants d’entreprise sur 10 affirment s’inquiéter de l’état de l’économie française, soit plus que lors du baromètre de mars 2015 (78%). D’autre part, 37% des patrons interrogés indiquent que leur principale crainte reste les difficultés liées aux chiffres d’affaires, devant les problèmes RH (32%) et les questions de rentabilité (28%).

Chine-Croissance: des interrogations

Chine-Croissance des interrogations

 

Le financement social total (FST), mesure large qui recouvre les principaux moyens de financement de l’économie, a reculé à 273,1 milliards de yuans (33,2 milliards d’euros), au plus bas depuis octobre 2008. Les banques chinoises ont accordé pour 385,2 milliards de yuans de nouveaux crédits le mois dernier contre 1.080 milliards en juin, un chiffre bien inférieur au consensus qui était de 727,5 milliards. Fait rare, la Banque populaire de Chine a publié juste après la sortie des statistiques un communiqué pour rassurer les marchés, déclarant en substance que la croissance monétaire restait raisonnable et ne nécessitait pas de changement de politique. Les ventes au détail ont augmenté de 12,2% en juillet sur un an, un chiffre légèrement inférieur aux attentes, et les investissements en capital fixe sont ressortis également en-deçà des prévisions des économistes. Ces derniers, un moteur important pour l’activité économique, ont progressé de 17% sur les sept premiers mois de l’année par rapport à janvier-juillet 2013, selon le Bureau national des statistiques, alors que le marché attendait une hausse de 17,4%. Les ventes au détail, elles, étaient prévues à +12,4%. La production industrielle a de son côté augmenté de 9% en juillet sur un an, comme attendu. La croissance économique chinoise a ralenti à 7,4% au premier trimestre, son rythme le plus faible en 18 mois, avant de se reprendre à 7,5% en avril-juin grâce à des mesures de relance ciblées du gouvernement. Certains économistes pensent qu’il faudra des mesures supplémentaires pour pérenniser la reprise et compenser l’impact du ralentissement de la croissance du marché immobilier. Les investissements immobiliers ont progressé de 13,7% en janvier-juillet par rapport à la période équivalente de 2013, après une croissance de 14,1% au premier semestre, selon une autre statistique publiée par le BNS. Les revenus des ventes immobilières ont diminué de 8,2%, après une baisse de 6,7% en janvier-juin.  L’inflation des prix à la consommation s’est établie en juillet à 2,3% sur un an, inchangée par rapport au mois précédent et conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters. Par rapport à juin, les prix ont augmenté de 0,1%, là encore comme attendu. Les chiffres publiés samedi par le Bureau national des statistiques montrent par ailleurs que les producteurs et industriels ont continué de subir des pressions déflationnistes : les prix à la production ont décru de 0,9% en variation annuelle, comme prévu par les économistes, soit un 29e mois consécutif de baisse. Sur un mois, ils ont diminué de 0,1%. Les exportations chinoises ont bondi de 14,5% en juillet, alors qu’une hausse de 7,5% était attendue, portant l’excédent commercial à un plus haut historique, mais la baisse de 1,6% des exportations témoigne d’une fragilité de la demande intérieure. L’administration des Douanes a indiqué que l’excédent commercial chinois s’était élevé à 47,3 milliards de dollars le mois dernier, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient 27 milliards. L’activité dans le secteur des services en Chine a subi un coup d’arrêt en juillet pour tomber à son plus bas niveau depuis près de neuf ans, montre une enquête privée réalisée auprès des directeurs d’achat et publiée mardi. L’indice PMI HSBC/Markit est ressorti le mois dernier à 50,0, la frontière séparant baisse et hausse d’activité, ce qui suggère donc une stagnation du secteur, après avoir atteint en juin 53,1, son plus haut niveau en quinze mois. L’indice n’avait jamais atteint un si bas niveau depuis novembre 2005, date du début de la série statistique. L’indice souligne la fragilité de la reprise économique en Chine et pourrait pousser les autorités à s’interroger sur la nécessité de nouvelles mesures de soutien de la croissance, en particulier pour le secteur immobilier. L’activité du secteur des services a continué de s’accroître en juillet, mais à un rythme moins vigoureux qu’en juin, montrent les résultats de l’enquête officielle réalisée auprès des directeurs d’achat du secteur. L’indice PMI pour le secteur non manufacturier a ralenti à 54,2 en juillet, son plus bas niveau en six mois, contre 55 en juin, a déclaré le bureau national des statistiques. La barre de 50 sépare la contraction de la croissance de l’activité. L’indice final HSBC/PMI pour le mois de juillet est ressorti à 51,7, son plus haut niveau depuis dix-huit mois, soutenu par de fortes commandes, au-dessus de la barre des cinquante qui sépare la contraction de la croissance de l’activité. La première estimation était de 52 et l’indice s’était élevé à 50,7 pour le mois de juin. L’activité du secteur industriel s’est accélérée jusqu’à atteindre un plus haut de 27 mois en juillet, montre l’enquête officielle réalisée auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI officiel est ressorti à 51,7 le mois dernier après 51 en juin, indique le Bureau national de la statistique. Les économistes tablaient sur un indice à 51,4.

 




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