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Internet : Montebourg délire !

Internet : Montebourg délire !

 

Faute de pouvoir sauver les usines, Montebourg s’égare à propos d’internet. Certes les géants ne payent pas d’impôts en France ou très peu mais c’est le prix à payer aux règles des contrats commerciaux internationaux (y compris européens) ; Montebourg ne va pas au bout de son raisonnement car il serait en contradiction avec le gouvernement. Il veut en quelque sorte « nationaliser » internet. Encore un effort et i va défendre le minitel ! Arnaud Montebourg a décidé d’appliquer son concept de « démondialisation » à un nouveau domaine: les données personnelles, ces données que les internautes fournissent aux sites web en utilisant des applications comme Facebook, ou juste en navigant sur internet.  « Nos données personnelles sont surexploitées par des géants de l’Internet qui sont localisés de l’autre côté de l’Atlantique. C’est une captation de valeur qu’il faut récupérer au nom de la souveraineté économique et numérique des Européens« , dénonce le ministre du redressement productif.  Dans une interview à 20 Minutes, ce 28 février, le ministre énonce « un principe simple : »toute donnée collectée en Europe doit être stockée et traitée en Europe. L’idée est de faire en sorte que l’exploitation des données ait lieu sur le territoire où habitent les personnes dont les données sont exploitées. Il faut mettre en place une stratégie de localisation des data centers, des emplois rattachés à l’exploitation des données personnelles, sur le territoire européen et particulièrement français. Ce que l’on veut, c’est que la valeur associée à ces données soit d’abord exploitée en France ou en Europe. On va juste demander [aux géants américains] d’investir et de payer des impôts en France« .On se demande vraiment ce qu’il attend !  Au passage, le trublion du gouvernement critique le projet de réglement européen sur le sujet. « Ce projet propose un nivellement par le bas en matière de protection des données personnelles. Nous voulons stopper cette dérive. Le règlement doit affirmer que le droit applicable aux citoyens est celui du lieu de leur résidence, et que les données doivent appartenir à chaque individu« .  Le ministre reprend ainsi l’analyse du rapport Colin et Collin sur la fiscalité du numérique. Toutefois, il ne va pas jusqu’à proposer de taxer les données personnelles, ce qui était la recommandation de ce rapport. Le gouvernement a promis de légiférer sur la fiscalité du numérique dans le budget 2014.

 

La taxe sur internet renaît

La taxe sur internet renaît

 

Le gouvernement espère trouver une solution permettant de créer une fiscalité du net à temps pour l’intégrer dans la prochaine loi de finances 2014 qui devrait être présentée en septembre, a déclaré mardi 19 février Fleur Pellerin.  « Mon espoir, c’est qu’on puisse intégrer quelque chose dans la loi de finances de l’année prochaine« , a déclaré, mardi 19 février, sur France Inter, la ministre déléguée à l’Economie numérique. Ce calendrier reste ambitieux, car le sujet reste toujours un casse tête sans solution évidente. Le président UMP de la commission des finances du Sénat Philippe Marini a bien déposé, mi-2012, une proposition de loi taxant sur la publicité en ligne. Mais Fleur Pellerin s’y est déclarée défavorable, jugeant cette proposition « pas mûre à ce stade« .  Parallèlement, le 18 janvier, le conseiller d’Etat Pierre Collin et l’inspecteur des finances Nicolas Colin ont remis au gouvernement leur rapport sur le sujet, qui propose de taxer les données personnelles. Philippe Marini, résumant l’avis général, a regretté que ce rapport ne soit pas « moins intelligent mais plus opérationnel ».  Ce qu’a admis implicitement Fleur Pellerin: « ce rapport a dessiné des axes innovants. Aux services désormais d’expertiser ces pistes. Nous avons saisi la direction de la législation fiscale [de Bercy], pour qu’elle examine les modalités concrètes que pourrait prendre une telle taxation et pour en estimer le rendement« , a-t-elle déclaré au Sénat.  Sur le fond, le problème principal reste de soumettre au droit français français des entreprises étrangères. Philippe Marini propose d’obliger ces sociétés à déclarer un représentant fiscal français. Mais Fleur Pellerin a rappelé que « la Cour de justice de l’Union européenne exige un motif ayant trait à l’ordre public pour justifier l’obligation de désigner un représentant fiscal« .  Une piste similaire serait d’obliger les sociétés utilisant des données personnelles françaises à avoir un représentant en France. « Notre stratégie de protection des données personnelles pourrait, à terme, justifier d’imposer une représentation en France aux entreprises qui collectent des données, a admis Fleur Pellerin. Enfin, faute de pouvoir taxer la publicité sur Google, Philippe Marini proposait de taxer les régies publicitaires. Mais Fleur Pellerin y est « défavorable« : « cette taxe sera inévitablement répercutée sur les annonceurs. On risque notamment de frapper les PME qui accèdent au marché publicitaire grâce à des coûts d’entrée très bas. Nous avons d’ores et déjà de nombreuses taxes sur la publicité. Ne manquons pas la cible des géants du Net tout en alourdissant la fiscalité sur des acteurs français déjà fragiles… »

 

Internet Free bloque la PUB

Internet Free bloque la PUB

Concrètement, les abonnés Free, lorsqu’ils surfent sur Internet depuis leur ordinateur ou leur tablette, accèdent à leurs sites habituels, débarrassés de la plupart des encarts publicitaires, essentiellement ceux gérés par Google. Cette mesure a provoqué la colère de nombreux éditeurs, qui vivent de la publicité et se sentent menacés. Pourquoi Free a-t-il pris une telle décision? Pour de nombreux spécialistes du Web, il s’agit d’une accélération dans le bras de fer que l’opérateur a engagé contre le géant américain Google, qu’il souhaite faire payer pour l’utilisation de son réseau. Free, comme les autres opérateurs télécoms, veut mettre à contribution les gros éditeurs de contenus, ceux qui envoient d’énormes volumes de données sur leurs réseaux. Car pour acheminer ce trafic très lourd, les opérateurs doivent constamment investir et redimensionner leurs «tuyaux». Depuis deux ans, tous les acteurs travaillent sur ce sujet de la «neutralité du Net»: qui paie, pour quel contenu, sur quel réseau? En frappant la publicité, Free touche au premier chef Google, qui est l’une des premières régies publicitaire sur Internet. Une nouvelle escalade, alors que depuis plusieurs mois déjà, l’opérateur s’oppose au géant américain en ralentissant le trafic de YouTube, la plate-forme vidéo de Google. Interrogé Free n’a pas souhaité commenter. Mais certains estiment que le blocage ne serait qu’une mesure ponctuelle, accréditant la thèse du bras de fer.  Le David français aura-t-il raison du Goliath américain? «Il est vraisemblable que Free parvienne à ses fins et puisse ainsi monnayer l’accès à ses abonnés, mais il est trop tôt à ce stade pour évaluer le montant des revenus qu’il pourra en tirer», estime CM-CIC Securities. Le chiffre d’affaires réalisé en France par Google serait «d’environ 1,6 milliard d’euros», et le nouveau dispositif de Free pourrait faire perdre à l’américain «jusqu’à un million d’euros par jour», estime une source proche du dossier. «Xavier Niel, le libertaire, était le seul à pouvoir faire un tel coup d’éclat, réagit un opérateur concurrent. Si nous avions fait la même chose, on nous aurait aussitôt accusés de prise en main du Web.» Un autre opérateur craint cependant qu’en «radicalisant les esprits, il ne vienne saper tout le travail de pédagogie réalisé depuis deux ans auprès des éditeurs de contenus». Mais les concurrents de Free espèrent tirer, eux aussi, les bénéfices de ce coup d’éclat. Orange a lui-même négocié avec Google un accord, et tous voudraient en faire autant. «Faire payer Google peut être justifié, mais cela doit se faire dans un cadre régulé et encadré. Free ne peut se faire justice tout seul», estime Édouard Barreiro, de l’association UFC-Que choisir. La balle est maintenant dans le camp des pouvoirs publics, alors que Fleur Pellerin organise une réunion à Bercy lundi.

 

La pub sur Internet désactivée

La pub sur Internet désactivée

. Mercredi, une large coalition d’acteurs d’Internet, dont Google, Microsoft et Yahoo, a annoncé l’adoption d’un code de conduite encadrant la publicité ciblée (voir le pdf). Cette pratique, contestée mais largement répandue sur Internet, consiste à suivre la navigation des visiteurs d’un site et à adapter les publicités en fonctions de leurs habitudes.  D’ici à la fin de l’année, les 400 membres de la Digital Advertising Alliance, qui représentent 90% des annonces ciblées diffusées sur Internet, s’engagent donc à ne plus cibler, dans un but publicitaire, les internautes qui en font la demande depuis leur navigateur. Une option existe déjà pour signifier ce refus dans Firefox, Opera, Internet Explorer et Safari. Il s’agit du réglage dit «Do Not Track». Mais seules quelques régies de second plan se conformaient pour l’instant à cette instruction. Le numéro un de la publicité en ligne, Google, s’y opposait fermement, et refusait même d’inclure le réglage dans Chrome. Pour échapper au ciblage, il fallait installer des extensions tierces, comme «Do Not Track Plus» Confronté à de récentes polémiques sur son ciblage publicitaire et sur sa nouvelle politique de confidentialité qui entrera en vigueur le 1er mars, Google a profondément assoupli son discours. Dans le Wall Street Journal, une responsable de la publicité chez Google promet désormais que le réglage «Do Not Track» sera ajouté à Chrome dans les prochains mois et se dit «ravie» de rejoindre cette initiative, «largement» soutenue par le secteur. «C’est indéniablement un grand pas en avant», se réjouit Tristan Nitot, le président de Mozilla Europe, dont le navigateur Firefox a été le premier à adopter ce réglage, et qui avait déjà été l’un des premiers à bloquer les pop-up, il y a dix ans. La situation a en fait brusquement évolué grâce à des pressions politiques aux États-Unis. Jeudi, l’administration Obama a dévoilé un projet de «charte pour la protection des données des consommateurs». Ce texte, prélude au vote d’une loi au Congrès, veut garantir le droit des consommateurs à exercer un contrôle sur les données personnelles qui sont collectées puis utilisées sur Internet. Il n’a pas encore de valeur contraignante, et n’oblige pas à respecter le «Do Not Track». Mais les acteurs de la publicité sur Internet ont préféré montrer dès à présent leur bonne volonté, pour ne pas risquer le vote d’une législation trop dure. Le «Do Not Track» n’empêchera toutefois pas le recueil des données à des fins de recherche. En France, la transposition des directives européennes du «paquet télécom», fin 2011, a déjà fortement renforcé les obligations en matière de ciblage publicitaire. Les régies publicitaires et les sites Internet visités doivent théoriquement informer les internautes avant de placer dans leur navigateur des petits fichiers, les «cookies», qui assurent le suivi publicitaire. Cette obligation reste néanmoins rarement respectée. Dans une note de synthèse publiée sur le sujet, la Cnil expliquait que le système «Do Not Track», en cours de déploiement, pouvait justement permettre «de répondre à la loi, à condition d’être activé par défaut sur les navigateurs».

Un peu de déontologie sur internet : en commençant par Twitter

Un peu de déontologie sur internet : en commençant par Twitter

Comme toutes les technologies, internet a ses avantages et ses inconvénients ; Un formidable outil mais aussi un outil en pleine crise d’adolescence avec tous les débordements possibles autant sur le fond que sur la forme. Le gouvernement voudrait d assainir Twitter ; En fait c’est internet tout entier qui a besoin d’une déontologie. Les débordements de haine et de bêtise devraient être régulés. Aujourd’hui sur Internet on trouve tout et n’importe quoi. Le pire et le meilleur dans un fatras ou se mêlent vraies informations, élucubrations, pertinence,  fausse nouvelles, débat démocratique, injures et vulgarité. L’ère primaire de la société du web en quelque sorte Mieux gérer Twitter c’est bien mais le net tout entier qui mérite réflexion, non pas pour censurer mais pour mettre les auteurs d’informations ou de réactions devant leurs responsabilités en exigeant d’abord du  respect à l’égard de ceux qui sont en désaccord avec eux. A ce sujet, l’usage du pseudo encourage tous les débordements ; sauf pour quelques médias come les Echos ou le Monde, les commentaires sont à la fois délirants, simpliste, injurieux, bref insipides. Pour Twitter Le week-end dernier, deux mots-clés, appelés hashtag ont provoqué une vague d’indignations : #SiMonFilsEstGay et #SiMaFilleSortAvecUnNoir. Devant la violence des propos associés à ces hashtags, le PS est monté au créneau. La ministre des Droits des Femmes Najat Vallaud-Belkacem a annoncé, dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, daté de samedi, vouloir mettre en place une concertation entre différentes associations de lutte contre l’homophobie et le réseau social Twitter.   »Je souhaite que nous puissions travailler ensemble, en lien avec les acteurs associatifs les plus concernés, à la mise en place de procédures d’alerte et de sécurité qui permettront que les événements malheureux que nous avons connus ces dernières semaines ne se reproduisent plus » Une concertation débutera dès le 7 janvier. Plusieurs associations ont été sollicitées (SOS Homophobie, RAVAD, Inter-LGBT, Contact) mais pour le moment aucune liste définitive n’a été communiquée. Du côté de Twitter, le gouvernement a envoyé une invitation à la direction californienne mais pour le moment le réseau social n’a pas répondu. Actuellement, il n’y a pas de direction Twitter en France. La société a bien été créée, mais elle ne possède pas encore de bureaux ni de direction. Les deux patrons officiels de la structure française, Luca Baratta et Othman Laraki, vivent tous les deux en Californie. Une direction française devrait voir le jour mais aucun planning n’a été officialisé.

Face à l’incurie politique : une alternative, la société civile ; un outil, internet

Face à l’incurie  politique : une alternative, la société  civile ; un outil,  internet

 

La classe politique est maintenant tellement discréditée qu’on peut s’interroger sur l’évolution de la démocratie. Certes,  il ne s’agit pas tomber dans l’anti parlementarisme ou dans le piège des bienfaits des dictatures ; des représentant des citoyens sont nécessaires en tant que moyens de médiation. Sinon, c’est le populisme qui précisément conduit à différentes formes de pouvoirs totalitaires. Le phénomène n’est pas simplement français, il touche la plupart des pays qui se défoulent en systématisant (et en ridiculisant)  l’alternance sans que cela change grand-chose. Handicap supplémentaire de la France : la financiarisation (bien sûr) de la politique mais surtout   la professionnalisation des élus. Une confusion totale entre mandat et carrière ; confusion qui permet à l’ENA de placer ses diplômés dont on saurait quoi faire ailleurs (sauf à la tête des banques quand ils sont passés par les cabinets ministériels et avec les catastrophes financières que l’on sait). Du coup, le rééquilibrage peut se faire par le biais de la société civile. Non pas qu’il s’agisse de transférer le pouvoir politique, ce qui serait irresponsable et démagogique. Mais simplement de faire en sorte qu’une fois élus, les responsables soient contraints d’écouter ce que veut la société civile. Comme pour le mouvement des « pigeons » par exemple. Une société civile forte peut encore sauver une démocratie de plus en plus formelle. C’est possible notamment avec les nouveaux moyens de communication et en particulier internet. En écoutant le journal de 20 heures à la télé, on se rend compte combien l’info  traditionnelle est devenue désuète, formatée par le pouvoir, les appareils et les forces économiques dominantes. Ce ne sont plus que des lecteurs de dépêches d’agences. La presse  écrite, elle, est en pleine décomposition économique. Des millions d’informations sont désormais disponibles sur le net ; certes contradictoires, encore confuses et surtout disparates. La structuration des mouvements d’idées sur le net serait une nette avancée de la démocratie. C’est elle qui, y compris en Chine (et ailleurs en dépit des  dictatures politiques),  a permis des avancées considérables. Encore une fois, les outils de médiation sont nécessaires, les élus notamment. Il faut cependant que ces élus mettent leurs programmes bidon dans leur poche et se mettent réellement au service de l’intérêt général. Cela vaut pour le niveau national comme local. Un maire y compris d’une très petite commune se croit mandaté  pour lancer des projets complètement surréalistes et ruineux ; On ne peut pas trop stigmatiser la fonction d’élu car la société est devenue complexe, mobile, fragile aussi du fait de son caractère systémique. Les adhérents et militants des partis représentent moins de 1% de la population  (10 fois moins que les syndicats pourtant bien faibles, hélas); ils sont nécessaires mais très insuffisants pour être porteurs des aspirations de la population ; trop politisés, trop sectaires, trop intéressés parfois. Incompétents surtout pour prendre en compte la complexité des problématiques contemporaines. La compétence est désormais partout et le pouvoir nulle part ; une compétence cependant trop éparpillée, non structurée ; La problématique de la démocratie est simple, les citoyens de convictions refusent le pouvoir et les politiciens, eux, pour la plupart n’en ont aucune. Dès lors, il faut imposer aux élus ce que souhaitent les porteurs d’intérêt général, de compétence et de cohérence.

 

Taxe internet, une grosse erreur

Taxe internet, une grosse erreur

La taxe internet appelée taxe Google est une erreur économique et technique. Cette taxe va renforcer la dépendance des éditeurs (les grands journaux) vis-à-vis de Google ; elle va nécessairement d’une manière ou d’uen autre être payée par l’internaute. Enfin le risque c’est de délocaliser l’info ; Les éditeurs se plaignent de l’équilibre économique de leurs activités ; ils ont raison mais à qui la faute ? Au contenu de leurs journaux insipides qui ne sont pour l’essentiel qu’une compilation des dépêches des agences de presse. Instaurer une taxe serait « néfaste pour internet et pour les internautes », a aussi timé Olivier Esper, responsable de Google, dont le siège social est basé en Irlande et échappe ainsi à la taxation sur les sociétés dans l’Hexagone.  Pendant son étape parisienne, le président exécutif du groupe Eric Schmidt, qui entame ainsi une tournée européenne, doit être reçu par la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, favorable à la demande des éditeurs.  Selon le site internet du Figaro, François Hollande serait favorable à une loi pour contraindre Google à partager les bénéfices créés par l’information en ligne.  Il l’aurait affirmé aux éditeurs de la presse quotidienne régionale qu’il recevait à déjeuner mercredi dernier avec Mme Filippetti : « Il connaissait bien le dossier et il nous a affirmé qu’il soutiendra l’adoption d’un texte de loi dès janvier 2013″, a raconté un convive, affirme Le Figaro.  La ministre de la Culture est du même avis et juge les revendications des éditeurs « légitimes ».  En revanche, Fleur Pellerin, ministre déléguée au numérique, qui sera présente au côté de François Hollande lundi après-midi à l’Elysée, selon son agenda, préfèrerait se passer d’une « Google Lex » et prône « une discussion apaisée ».   »S’il peut y avoir un accord de gré à gré entre les organisations représentatives des organismes de presse et la société Google, ce serait évidemment bien mieux que d’aller alimenter des polémiques ou d’entrer dans des combats judiciaires », indiquait-elle à l’AFP lors de son passage à Berlin le 19 octobre.  Selon le site d’information américain spécialisé Quartz – abondamment cité ce week-end par la presse française – auquel s’est confiée la ministre lors de sa visite aux Etats-Unis la semaine dernière, Fleur Pellerin préconiserait un délai de « trois mois ».   »Ce que je vais suggérer à Google et à la presse est de commencer la négociation (…) pour peut-être trois mois, et d’essayer de trouver un accord sur la base d’une négociation », a-t-elle déclaré, notant que « les deux parties tirent avantage du trafic croisé ».  Google fait valoir qu’il redirige quatre milliards de clics par mois vers les éditeurs français.  Mais pour la présidente de l’Association de la presse d’information politique et générale Nathalie Collin, Google est avant tout une « régie publicitaire géante (…) qui engrange en France plus de 1,2 milliard (d’euros) de revenus publicitaires, contre moins de 200 millions pour toute la presse en ligne ».   »Chaque visiteur rapporte entre 40 et 50 euros par an à Google », affirme-t-elle au Journal du Dimanche en demandant que « l’Etat (monte) en première ligne et (joue) son rôle de régulateur, comme il le fait avec le marché des télécoms ».  Les éditeurs sont divisés néanmoins sur le dossier: pour le syndicat de la presse en ligne (Spiil), qui regroupe les sites d’information sur internet, les « pures players » tels Mediapart, Atlantico, Slate ou Rue89, une telle taxe « renforcerait l’hégémonie de Google ».   »La presse est déjà totalement dépendante de Google au niveau de l’audience, si à cela on ajoute une dépendance économique, Google pourra décider de tout », estime le président du Spiil Maurice Botbol.

 

 

Nouvelle taxe internet : guerre gouvernement-Google, l’internaute finira par payer !

Nouvelle taxe internet : guerre gouvernement-Google, linternaute finira par payer !

 

Une taxe pour chaque lecture d’un article que d’une manière ou d’une autre l’internaute finira par payer. Le gouvernement qui chaque jour innove en matière d’ingénierie fiscale veut cette fois fiscaliser l’accès à internet. Aurélie Filippetti, la ministre française de la Culture et de la Communication, a réagi jeudi soir à l’AFP face à l’opposition de google : «Je suis un peu surprise par le ton de cette correspondance, qui s’apparente à une menace. Ce n’est pas avec des menaces qu’on traite avec un gouvernement démocratiquement élu», a-t-elle déclaré. Tout en rappelant qu’elle est favorable à cette taxe. «Aujourd’hui, affirme Filippetti, des sites qui agrègent des contenus comme Google utilisent aussi la notoriété des éditeurs de presse, ainsi que ce qu’ils produisent. Il est donc légitime que les éditeurs de presse s’interrogent sur la manière dont il faut faire participer ceux qui diffusent leur contenu à leur financement». Et d’ajouter : «Aujourd’hui la presse traverse une crise très difficile. Le lectorat part vers d’autres supports, notamment numériques, et pas forcément sur des journaux en ligne mais aussi sur des sites qui agrègent des contenus.» Le cabinet de la ministre chargée de l’Economie numérique, Fleur Pellerin, recevra ce vendredi des représentants de Google France sur ce projet de taxation des moteurs de recherche et les recommandations de la Cnil en matière de confidentialité. Les récentes recommandations émises à son égard mardi par les 27 autorités européennes sur la protection des données sont également au menu des discussions.  Les éditeurs français ont demandé en septembre au gouvernement un projet de loi pour que les moteurs de recherche, comme Google, les rétribuent via le versement de droits voisins, une sorte de prolongation des droits d’auteur, en cas d’utilisation indirecte de leurs contenus. Cela reviendrait pour Google à payer pour chaque lecture d’un article, vers lequel le moteur de recherche aura redirigé l’internaute.  Google «ne peut accepter que l’instauration d’un droit voisin pour le référencement de sites de presse français mette en cause son existence même et serait en conséquence contraint de ne plus référencer les sites français», écrit le groupe dans un courrier du mois d’octobre à plusieurs cabinets ministériels. Il rappelle qu’il «redirige quatre milliards de clics par mois vers les pages internet des éditeurs» français. La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti s’était exprimée en faveur de ce type de taxe. «Parmi les outils qu’il me semble important de pouvoir développer, je pense qu’il y a cette idée de créer un droit voisin pour les éditeurs de presse – ce que l’on a appelé un peu facilement la Lex Google – qui me semble extrêmement pertinente», a déclaré mercredi la ministre devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale.La Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) «y travaille», a-t-elle ajouté. Pour Google, «en réalité, l’ambition de ce texte est d’interdire le référencement non rémunéré. Une telle loi aboutirait à limiter l’accès à l’information, à réduire le nombre de sites français référencés sur internet, mais aussi à freiner l’innovation». Le projet de texte actuel, «en soumettant le référencement à rémunération et punissant le défaut de versement de celle-ci de trois ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende, ne ferait que multiplier les conflits et ralentir l’internet», écrit la géant américain de l’informatique.

 

 

Présidentielles : internet, l’outil de décryptage de l’info, une révolution sociétale

Présidentielles : internet, l’outil de décryptage de l’info, une révolution sociétale

 

 

La presse traditionnelle (radio, tél, presse écrite) conserve un rôle d’information mais sa place est de plus en plus contestée par Internet. D’une certaine manière, la presse fournit une info aseptisée qui le plus souvent se limite à reprendre les communiqués des agences de presse, des entreprises, du gouvernement, des lobbys,  des partis ; En cause l’équilibre économique qui ne permet pas de faire réellement un journalisme d’investigation. Tous les journaux se ressemblent juste influencés par la sensibilité des médias. L’approfondissement est désormais le domaine réservé d’internet ; certes sur le web, on trouve le pire et le meilleur et la pratique des pseudos ou des sites anonymes permet parfois tous les excès. Pour autant, la presse traditionnelle ne peut plus rivaliser avec les milliers de fournisseurs d’infos et d’analyses. Aujourd’hui, ce sont environ les trois quarts Français qui déclarent avoir accès à internet, tous lieux et modes de connexion confondus. Cette large diffusion conforte et consacre internet comme outil de communication, d’expression et de participation politique. Rapporté à la population en âge de voter, ceci représente environ 36 millions d’individus, soit 6 à 8 millions d’internautes supplémentaires par rapport à la précédente présidentielle. La proportion d’électeurs connectés a donc sensiblement progressé en cinq ans. Parallèlement, les usages ont eux aussi beaucoup évolué, avec une montée en puissance du web social (en 2007 on parlait essentiellement des blogs) qui démultiplie la diffusion des infos  et le développement considérable des usages en mobilité, grâce notamment au WIFI et surtout aux Smartphones. Aujourd’hui, on peut être connecté où que l’on soit, à condition de disposer de l’équipement nécessaire. Il faut aussi rappeler que les réseaux sociaux étaient pour ainsi dire inexistants pour le grand public internaute au printemps 2007. Par exemple, le développement de Facebook n’a été véritablement amorcé chez nous qu’au printemps 2008 avec la mise en ligne d’une version en français. La presse écrite en particulier souffre de la concurrence du net tant en matière de tirage que de qualité ; comment en effet exiger une information pertinente de la part de pigistes généralistes payés au mieux 2000 euros ? Hormis pour les grandes signatures, le journalisme souffre en effet de prolétarisation ; à cet égard internet n’est pas seulement une révolution technologique mais une révolution sociétale.

Emploi, gestion des comptes, achat : internet de plus en plus utilisé

Emploi, gestion des comptes, achat : internet de plus en plus utilisé

 

La consultation des comptes bancaires, le shopping et la recherche d’offres d’emploi sont les services les plus utilisés par les internautes à travers le monde, selon un sondage international Ipsos pour Reuters. Sur les plus de 19.000 adultes interrogés dans 24 pays sur leurs activités en ligne au cours des trois mois précédents, près de 60% avaient vérifié les mouvements sur leurs comptes bancaires ou suivi leurs autres actifs financiers, 48% avaient effectué des achats et 41% avaient utilisé internet pour rechercher un emploi. Les Suédois sont les plus gros utilisateurs des services de banque en ligne (90%), un usage également plébiscité non seulement en France mais aussi en Afrique du Sud, en Australie, en Belgique, au Canada et en Pologne (environ 75% des personnes interrogées). « C’est facile. On peut le faire à n’importe quelle heure de la journée et la plupart des transactions ne sont pas payantes », a souligné Karen Gottfried, directrice de recherche d’Ipsos Global Public Affairs. En ce qui concerne les achats via internet, Allemands et Britanniques arrivent en tête du classement (74%), devant les Suédois (68%), les Américains (65%) et les Sud-Coréens (62%). Près d’une personne sondée sur deux avait fait du shopping sur internet au cours du trimestre précédent l’enquête et plus de six personnes sur dix (61%) avaient surfé à la recherche d’informations sur des produits qu’elles projetaient d’acquérir. Quant à la consultation des offres d’emploi en ligne, elle est surtout le fait des Polonais (61%); Elle semble moins prisée des Français et des Sud-Coréens (environ un quart des personnes interrogées) ou des Japonais (17%). Selon Karen Gottfried, ces chiffres reflètent très fidèlement la proportion de personnes interrogées déclarant connaître quelqu’un ayant perdu son emploi ou cherchant un nouveau travail et représentent un révélateur du « degré d’anxiété lié à l’emploi » dans les différents pays.

 

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