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Livres: de plus en plus internationaux

Livres: de plus en plus internationaux

Par François Lévêque, Professeur d’économie, Mines Paris dans the Conversation 

 

Qu’avez-vous lu cet été ? Je ne vous demande pas de citer un livre parmi les 100 millions de titres jamais publiés au monde, mais de préciser sa provenance. S’agit-il d’un livre numérique descendu du nuage ? Importé ou fabriqué en France s’il est imprimé ? En français langue originale ou traduit d’une langue étrangère ? Au moment même où la mondialisation marque le pas, le livre poursuit son internationalisation. Et c’est heureux ! Le Petit Prince a conquis le cœur de 200 millions de petits et de grands. « S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! » se murmure désormais dans plus de 300 langues.

La planète compte également près d’une centaine de traductions d’Harry Potter and the Philosopher’s Stone (Harry Potter à l’école des sorciers) ou, pour rester dans le registre des aventures initiatiques, d’O Alquimista (L’Alchimiste) du Brésilien Paulo Coelho. Le livre voyage par traduction plutôt qu’en conteneur. La traduction est l’équivalent pour les textes du coût de transport des marchandises.

Le livre traverse les frontières, mais pour en prendre l’exacte mesure il faut s’accorder sur sa définition. En 1964, l’Unesco le décrit ainsi : une publication imprimée, non périodique, offerte au public, et comptant au moins 49 pages, pages de couverture non comprises est-il précisé.

Difficile à adopter à l’ère du livre numérique téléchargeable. Remarquez que même sans cela, cette définition écartait déjà les courts recueils de poèmes aussi bien que le livre audio. La définition de la poste américaine ne fait pas mieux même si elle retient un seuil de 22 pages en ajoutant qu’elles doivent être composées principalement de texte et ne pas comporter de publicité autre que celle pour d’autres ouvrages. Le type de texte dont il s’agit n’est naturellement pas spécifié. À propos, rappelons d’emblée qu’il ne faut pas confondre livre et littérature. En France, par exemple, cette catégorie éditoriale représente moins du quart des ventes.

Pour inclure sa version numérique, certains ont proposé de définir le livre par sa composition : un titre, une couverture, des pages numérotées, des chapitres, etc. ; ou, de façon plus savante, par sa double nature d’objet matériel et de discours.

D’autres ont mis l’accent sur la lecture que le livre réclame par opposition aux textes courts que nous parcourons chaque jour sur nos téléphones et tablettes – souvent d’ailleurs en regrettant d’y consacrer trop de temps. Une lecture longue dans tous les cas, immersive et absorbante pour certains livres comme les romans ou les bandes dessinées, approfondie lorsqu’il s’agit d’acquérir de nouvelles connaissances ou d’enrichir sa pensée ou son vocabulaire. Le support du livre, écran ou papier, n’est plus alors distinctif. À noter tout de même que les recherches sur la lecture tendent à montrer une infériorité du numérique en termes de compréhension des textes longs…

Ces difficultés de définition n’aident pas le recueil et l’agrégation de données sur le livre. De plus, dans de nombreux pays, les statistiques professionnelles et nationales sont lacunaires. Difficile d’avancer des chiffres exacts qui valent pour la planète. Donnons simplement trois ordres de grandeur. Nombre d’ouvrages parus : autour de 100 millions. Il est issu d’un comptage par Google qui aboutit précisément à 129 864 880. Nombre de nouveaux titres publiés par an : de l’ordre d’un million ; une compilation de données nationales par Wikipedia conclut à un total de 2,2 millions, mais ce chiffre comprend les rééditions. Montant des ventes annuelles de livres : environ 100 milliards de dollars, soit plus que la musique ou le jeu vidéo. Impressionnant, non ?

Comme pour n’importe quelle marchandise, les douanes veillent à comptabiliser les entrées et sorties du territoire du livre physique, mais allez savoir pourquoi elles distinguent les atlas et les encyclopédies des livres proprement dits. La France exporte un peu moins d’ouvrages qu’elle n’en importe.

Attention toutefois, les sorties du territoire sont des livres destinés à l’étranger alors que les entrées sont des livres fabriqués à l’extérieur pour des raisons économiques, par exemple en provenance de Belgique et d’Italie, plus rarement d’Asie. Le livre, bon marché pour son poids, ne repose pas sur de longues chaînes d’approvisionnement. La Chine n’est pas devenue l’imprimerie du monde ! Le Royaume-Uni est le plus grand exportateur, juste devant les États-Unis. Ces deux pays bénéficient du vaste marché de la population anglophone de naissance (près d’un demi-milliard d’hommes et de femmes) ou formée à l’anglais par les études.

Dématérialisé, le livre électronique traverse les frontières à l’insu des douaniers. La numérisation facilite l’accès aux ouvrages venus d’ailleurs, mais elle empêche d’en connaître les flux pour qui veut rendre compte plus précisément du commerce international.

 

 

Heureusement, l’échange d’ouvrages prend également une autre forme, plus importante sans doute, mieux comptabilisée en tout cas : le passage des frontières par la traduction. La traduction est en effet une autre façon de faire voyager et circuler le livre. Sans elle qui aurait lu en France L’amica geniale (L’amie prodigieuse) d’Elena Ferrante ou Man som hatar kvinnor (Millénium Tome 1) de Stieg Larsson ? Sans elle, la bande dessinée japonaise n’aurait pas quitté son archipel.

La mondialisation du livre par la traduction a pu être finement pistée pendant quelques décennies de l’entre-deux siècles grâce à l’Index translationum. Il recense près de 2 millions d’ouvrages traduits, de et vers, à peu près toutes les langues écrites de la planète.

On sait ainsi que le nombre total annuel de nouvelles traductions a plus que doublé entre 1979 et 2007. L’évolution depuis n’est pas connue. La mise à jour de ce catalogue universel des traductions par l’Unesco a pris fin faute de moyens pour faire face à l’ampleur croissante de la tâche. C’est bien dommage, notamment car l’Index translationum a permis d’observer un début de retournement : à la fin des années 1990, la part des traductions de l’anglais, largement dominante, cesse de progresser ; elle diminue même légèrement.

Cette tendance à une plus grande place des langues originales traduites autres que l’anglais s’est-elle poursuivie depuis ? Oui, si l’on se fie aux données disponibles de quelques pays d’Europe. Pour l’Allemagne, la France ou encore l’Espagne, la part des traductions à partir de l’anglais régresse.

Phénomène remarquable : une partie de cette baisse s’explique par la croissance des traductions de textes de langues originales peu courantes. C’est le cas du japonais et du suédois. Un mouvement aidé bien sûr par l’essor des mangas et des polars scandinaves.

Un autre indice est fourni par la place de l’anglais d’origine parmi les livres traduits à succès. Elle décline aussi légèrement en tendance. Oui, mais ne partait-elle pas de très haut ? Eh bien non, les traductions de l’anglais représentent seulement le tiers des 20 best-sellers traduits répertoriés depuis 2006 dans les listes d’une petite dizaine de pays occidentaux. Comparaison instructive, la proportion des traductions de l’anglais dans tous les livres traduits, qu’ils aient connu un grand succès commercial ou non, est de l’ordre de deux tiers. Contrairement à des craintes parfois exprimées, la mondialisation n’est pas vouée à une marginalisation inexorable des livres de langue originale de l’Europe continentale.

L’internationalisation du livre par la traduction s’arrête néanmoins à la porte des États-Unis. Seuls 3 % des titres publiés outre-Atlantique proviennent de traductions, soit dix fois moins que pour la France et près de vingt fois moins que pour l’Italie.

Il est vrai qu’il est plus facile pour un éditeur français ou italien de lire un ouvrage en anglais avant de se décider à le publier que pour un éditeur américain d’aller au-delà du titre français ou italien. Le progrès de la traduction par les machines pourrait changer la donne. Il pourrait entraîner une formidable baisse de son coût et faciliter encore les échanges du livre. Les algorithmes ne remplaceront sans doute jamais totalement les cerveaux des traducteurs. C’est une évidence pour la littérature, moins cependant pour les textes de bandes dessinées ou de récits de vedettes.

Dans tous les cas les machines, par leur utilisation partielle et complémentaire, promettent des gains de productivité. Pour un texte simple comme celui que vous venez de lire par exemple, un passage initial par Google Translate réduit d’environ un tiers le temps nécessaire à sa traduction vers l’anglais.

Cet été, j’ai lu Lonesome Dove un roman western de Larry McMurtry en version papier, imprimé en France et traduit de l’américain par Laura Derajinsky. Je vous le recommande chaudement si vous avez envie de mener un troupeau dans la peau d’un Texas Ranger du Mexique au Montana et d’échapper aux Indiens sans quitter votre transat.

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Par François Lévêque, Professeur d’économie, Mines Paris

François Lévêque a publié chez Odile Jacob « Les entreprises hyperpuissantes. Géants et Titans, la fin du modèle global ? ». Son ouvrage a reçu le prix lycéen du livre d’économie.

Une baisse durable du dollar dans les échanges internationaux ?

Une baisse durable du dollar dans les échanges internationaux ?

La mesure de rétorsion qui vise Moscou pourrait inciter d’autres pays à accélérer la dédollarisation de leur économie, Chine en tête, détaille Marie Charrel, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

 

Cette tendance pourrait influencer à terme la valeur du dollar NDLR

Chronique. 

 

L’invasion russe de l’Ukraine et la salve de sanctions économiques qui ont suivi vont bouleverser, à moyen et à long terme, le système financier international, même si les incertitudes sur l’évolution du conflit doivent inciter à la prudence sur l’ampleur des changements possibles. Samedi 26 février, les Occidentaux ont ainsi décidé de geler les réserves de la banque centrale russe détenues à l’étranger auprès d’autres instituts monétaires, comme ceux de la zone euro. En lui interdisant de piocher dans ce trésor de guerre, Américains et Européens veulent empêcher la banque centrale russe de défendre le rouble face à la crise économique et financière où le pays va plonger.

Cette mesure sans précédent est un coup de tonnerre sur la planète monétaire. Elle laissera des traces. Elle signifie que la sécurité des réserves d’un pays détenues à l’étranger n’est pas garantie. Elles peuvent être prises en otage dans le cadre de sanctions, en particulier venant de Washington – car elles sont encore largement détenues en dollars, à hauteur de 59 % pour l’ensemble des réserves de change de la planète, selon le Fonds monétaire international (FMI). Loin devant l’euro (20,5 %).

Après la crise asiatique de 1997, nombre de pays émergents ont considérablement gonflé ce butin, afin d’être en mesure de protéger leurs devises en cas de crise. Les sanctions ciblant la banque centrale russe inciteront-elles certains à diversifier leurs réserves – par exemple en se tournant vers l’or ou le yuan –, afin de les soustraire à l’influence américaine ? Sans nul doute.

 

D’autant que, ces dernières années, les Etats-Unis ont également profité de la position dominante du billet vert pour imposer des amendes aux entreprises étrangères commerçant – en dollars – avec certains Etats. A l’exemple de BNP Paribas, condamnée en 2014 par Washington à payer 9 milliards de dollars pour avoir contourné des embargos américains dans quatre pays, dont l’Iran. 

Depuis l’invasion de la Crimée, en 2014, la Russie a entamé la diversification de ses réserves, en augmentant notamment la part détenue en yuans. Elle a également développé son propre système de communication financière, le SPFS (« système de transfert de messages financiers »), afin de réduire sa dépendance au réseau occidental Swift, dont sept de ses banques ont été exclues début mars. Le SPFS pèse déjà 20 % des paiements effectués en Russie et est utilisé par une kyrielle de banques de l’ex-bloc soviétique.

 

La Chine ne fait pas autre chose. Depuis 2005, elle internationalise lentement sa devise afin d’accompagner la montée en puissance de son économie, tout en la dédollarisant. En 2010, les entreprises chinoises ont été autorisées à payer leurs importations et exportations en yuans – jusque-là, elles le faisaient en dollars. Dans la foulée, le gouvernement a fait de Hongkong le premier centre offshore de sa monnaie, en autorisant une filiale de la Bank of China à y piloter l’offre du yuan à l’international. Cela a permis le développement d’une foule de services et de produits financiers autour de la devise chinoise, tels que des conseils en investissement, de la gestion d’actifs, et surtout, des émissions d’obligations en yuans. Enfin, Pékin a accéléré, ces derniers mois, le déploiement de l’e-yuan, sa monnaie numérique susceptible de remplacer, à terme, les pièces et billets. 

Afghanistan : les financements internationaux suspendus

Afghanistan : les financements internationaux suspendus

Les talibans ont certes remporté une victoire surprise mais les difficultés vont commencer sur le terrain économique. Actuellement l’Afghanistan est déjà l’un des pays les plus pauvres mais vont aussi s’y ajouter la fuite des cerveaux et autres experts, la dévalorisation de la monnaie et la suspension des aides des organismes internationaux

Cela risque de durer tant que la communauté internationale n’aura pas suffisamment reconnu le nouveau régime. Sans parler évidemment des dissensions internes entre les talibans, DAECH , Al Qaïda et des résistance territoriales.

«Nous avons suspendu les versements (de financements) dans le cadre de nos opérations en Afghanistan et nous surveillons et évaluons de près la situation», a déclaré à l’AFP une porte-parole de la banque mondiale. «Nous sommes profondément préoccupés par la situation en Afghanistan et son impact sur les perspectives de développement du pays, en particulier pour les femmes», a-t-elle également souligné. La porte-parole n’a pas indiqué quel était le montant des versements qui étaient programmés avant la prise de pouvoir par les talibans. La Banque mondiale menait jusqu’alors une vingtaine de projets de développement en Afghanistan. Depuis 2002, il a fourni 5,3 milliards de dollars, principalement sous forme de subventions.

De son côté, Fonds monétaire international, avait annoncé dès le 18 août la suspension de ses propres aides en faveur de l’Afghanistan en raison de l’incertitude entourant le statut des dirigeants à Kaboul après la prise de contrôle du pays par les talibans. «Il y a actuellement un manque de clarté au sein de la communauté internationale concernant la reconnaissance d’un gouvernement en Afghanistan, en conséquence de quoi le pays ne peut pas accéder aux DTS (droits de tirage spéciaux, ndlr) ou à d’autres ressources du FMI», avait-il alors justifié.

Origine Covid : 31 scientifiques internationaux demandent une véritable enquête

Origine Covid  : 31 scientifiques internationaux demandent une véritable enquête

 

31 scientifiques internationaux demandent que soit engagée une véritable enquête approfondie sur l’origine du virus en Chine. Après beaucoup de réticences, l’organisation mondiale de la santé avait réussi à faire accepter une petite enquête sur place relativement favorable d’ailleurs à la Chine. Rien d’étonnant à cela puisque la Chine tient en laisse l’organisation mondiale de la santé. Très critiquée l’organisation mondiale de la santé avaient dû alors réagir.

Le 12 juin 2021, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré que les familles des millions de personnes qui sont mortes du COVID-19 «méritent de savoir quelle est l’origine de ce virus, afin que nous puissions éviter que cela ne se reproduise». En accord avec ce souhait, les dirigeants du G7 ont publié le lendemain une déclaration commune appelant à «une étude de phase 2 sur les origines de la COVID-19, qui soit transparente, établie dans un délai raisonnable, dirigée par des experts, fondée sur la science, convoquée par l’OMS et également menée, comme le recommande le rapport des experts, en Chine».

Voyage internationaux États-Unis : restrictions

Voyage internationaux États-Unis : restrictions

La pandémie a déjà fait plus de 400 000 morts aux États-Unis. D’après le président Biden, le chiffre de 600 000 morts pourrait être atteint. Alors que Trump avaient décidé de lever les mesures restrictives de circulation, le président américain Joe Biden décide l’inverse et même renforce les restrictions.

Le président américain Joe Biden réimposera lundi 25 janvier une interdiction d’entrer aux États-Unis à la plupart des citoyens non américains qui se sont rendus en Grande-Bretagne, au Brésil, en Irlande et dans une grande partie de l’Europe, a déclaré un responsable de la Maison Blanche. Washington étendra également cette interdiction aux voyageurs qui se sont récemment rendus en Afrique du Sud en raison des informations selon lesquelles de nouveaux variants du coronavirus plus transmissibles apparaissent aux États-Unis, a ajouté le responsable.

Parallèlement le président Joe Biden a décidé d’un vaste plan de vaccination concernant environ 1 million de personnes par jour soit 100 millions sur les 100 premiers jours du mandat du nouveau président.

Coronavirus Belgique : voyage internationaux interdit jusqu’en mars

Coronavirus Belgique : voyage internationaux interdit jusqu’en mars

La Belgique connaît une progression assez inquiétante de la pandémie et a pris des moyens assez spectaculaires en décidant d’interdire tout voyage non-essentiel en provenance ou à destination de la Belgique pour des raisons touristiques ou récréatives du 27 janvier au 1er mars.

 » Seuls les voyages essentiels, pour des raisons professionnelles ou médicales, seront autorisés.

La Belgique affiche l’un des plus forts taux de mortalité au COVID-19 par habitant au monde.

Le bilan de l’épidémie s’établit à plus de 20.000 morts pour quelque 700.000 cas de contamination.

Mais le pays, où les bars et restaurants sont fermés depuis la mi-octobre mais les autres commerces et les écoles restent ouverts, affiche également un taux d’incidence plus faible que ses voisins et n’a pas été contraint de recourir à un reconfinement total, comme au Royaume-Uni.

Mercenaires internationaux : les États-Unis ne veulent pas de la résolution de l’ONU

Mercenaires internationaux : les États-Unis ne veulent pas de la résolution de l’ONU

 

Le projet de  résolution de l’ONU vise  les mercenaires qui agisse pour des motifs financiers ou idéologiques notamment dans les rangs des organisations islamistes. Mais les Etats-Unis ont opposé lundi leur veto à ce projet de résolution de l’Onu sur les étrangers combattant dans les rangs de mouvements tels que l’Etat islamique .

Les 14 autres membres du conseil ont voté en faveur de ce texte consacré à la lutte antiterroriste rédigé par l’Indonésie.

Le projet est “pire que pas de résolution du tout”, a déclaré l’ambassadrice américaine aux Nations Unies. “Il ne fait même pas référence à la première étape cruciale – le rapatriement vers les pays d’origine ou de nationalité. Les Etats-Unis ne participeront pas à une farce aussi cynique et délibérément inconsciente”, a poursuivi Kelly Craft.

L’administration américaine souhaite que les extrémistes faits prisonniers à l’étranger soient renvoyés dans leur pays pour y être poursuivis, alors que la France et la Grande-Bretagne préfèrent qu’ils soient jugés “au plus près de l’endroit où (leurs) crimes ont été commis”.

Plusieurs milliers d’étrangers sont détenus par les Forces démocratiques syriennes (FDS), mouvement à dominante kurde soutenu par les Etats-Unis, qui a été à la pointe du combat contre Daech dans le nord-est de la Syrie. Des dizaines de milliers de femmes et d’enfants de djihadistes de nationalités syrienne ou étrangères sont également entre leurs mains.

Le projet de résolution invite les Etats à faciliter “le retour des enfants dans leur pays d’origine, selon les modalités appropriées et au cas par cas”.

 

Échanges internationaux : chute de 18,5% entre avril et juin

Échanges internationaux : chute de 18,5% entre avril et juin

Le choc a été moins fort que prévu, grâce aux réactions rapides des gouvernements, affirme l’OMC.  l’hypothèse d’un écroulement de près de 30 % du commerce international semble s’éloigner avec une chute nettement moins importante des échanges internationaux entre avril et juin. L’organisation mondiale du commerce imagine même maintenant une perspective plus optimiste avec un recul de seulement 13 % en 2020. Reste qu’il convient sans doute d’être prudent car les chiffres moins catastrophiques attendus entre avril et juin correspondent pour une part  à un phénomène de rattrapage. Un signe positif toutefois : après une baisse record en avril, les nouvelles commandes à l’exportation ont aussi commencé à se redresser en mai. Mais là aussi cela pourrait inclure certains phénomènes de rattrapage

Pour les perspectives en 2021, la prudence est de rigueur. L’OMC comme les autres organisations internationales met en avant la très grande incertitude face au risque de deuxième vague de l’épidémie, d’une reprise économique moins forte que prévu ou d’un recours plus marqué aux restrictions commerciales. «Pour assurer une forte reprise de la production et du commerce en 2021, il faudra que les politiques budgétaires, monétaires et commerciales aillent toutes dans le même sens», insiste Roberto Azevêdode l’OMC. Tout dépendra aussi de l’évolution des discussions commerciales toujours très tendues entre la Chine et les États-Unis sans parler même des difficultés entre les États-Unis et l’Europe.

Echanges internationaux : baisse de 27%

Echanges internationaux  : baisse de 27%

Dparès la CNUCED, la baisse du commerce international sera considérable en 2020 puisqu’elle devrait atteindre en moyenne autour de 20 % sur l’année et même aller jusqu’à 27 % au second trimestre. De nombreux secteurs sont concernés, tout ce qui touche à la mobilité comme par exemple le transport aérien, la construction aérienne, l’automobile ou encore l’énergie mais aussi le tourisme. Globalement tous les pays ont été touchés par cette réduction drastique du commerce international mais les pays pauvres ont encore souffert davantage que les pays riches. Pour la plupart des pays, la problématique de la croissance repose maintenant sur le dynamisme de la consommation intérieure des entreprises et des ménages. Pour les entreprises la tendance des investissement est à la baisse autour de 15 %, quant aux ménages, ils se montrent extrêmement prudent tenant compte par avance des mesures de rigueur qui d’une manière ou d’une autre s’imposeront soit par la fiscalité soit par l’inflation.

Selon la Cnuced, en avril, les pays en développement semblent avoir pâti davantage de cette contraction que les pays riches, avec une chute de 19% de leurs importations et un recul de 18% de leurs exportations sur la période.

Parmi les principales économies de la planète, la Chine est celle qui semble le mieux avoir tiré son épingle du jeu, à la faveur d’une hausse de 3% de ses exportations en avril ( en lien notamment avec la production de produits médicamenteux.. Le pays a cependant enregistré en mai une baisse de 8% de ses importations et exportations, précise la Cnuced.

Limitation des déplacements internationaux et peut-être pas de congés

Limitation des déplacements internationaux et peut-être pas de congés

 

Les déplacements internationaux seront vraisemblablement très contingentés pendant l’été même à l’intérieur de l’union européenne. En clair, les Français seront contraints pour la plupart de demeurer en France ,. Encore faudrait-il que les Français bénéficient de congés ce qui n’est pas certain d’après la déclaration même du chef de l’État. “On n’a pas gagné la bataille contre le virus, il est toujours là, on l’a ralenti”, a déclaré le chef de l’Etat français sur TF1 et France 2. “On va ouvrir une nouvelle phase et, si on est tous responsables, collectivement, je suis sûr qu’on y arrivera”.

“Je veux donner cette lueur d’espoir”, a-t-il ajouté. “Il est trop tôt pour vous dire si on pourra avoir des vacances. Ce que je peux vous dire, c’est qu’on va limiter les grands déplacements internationaux même pendant les vacances d’été. On restera entre Européens, peut-être en fonction de l’évolution de l’épidémie, il faudra même réduire un peu plus, mais c’est trop tôt pour le dire. On le saura début juin”.

Economie mondiale : alarme d’économistes internationaux

Economie mondiale : alarme d’économistes internationaux  

 

C’est un véritable cri d’alarme que lancent les économistes internationaux du CEPII et dont rend compte la Tribune. . Ils considèrent en effet qu’on n’a pas tiré les leçons de la crise de 2007 et que s’y ajoutent des facteurs d’instabilité découlant des tensions commerciales et des conséquences du dérèglement climatique notamment.

« Le bilan de santé n’est pas très encourageant. L’économie mondiale manque de tonus. Les principaux moteurs de l’économie mondiale sont en panne. Aujourd’hui, les mauvaises nouvelles s’accumulent. Aux Etats-Unis, on note une dégradation des anticipations pour un futur proche. En zone euro, il y a également une dégradation des indicateurs. Le Brexit est source de tensions pour les perspectives en Europe. Entre la Chine et les Etats-Unis, les tensions perdurent. L’incertitude est là pour durer au delà de l’administration Trump », a déclaré, le directeur du CEPII, Sébastien Jean lors d’une présentation des perspectives pour 2020.

 

Et dans son introduction, il cite l’intellectuel italien Antonio Gramsci qui décrivait la situation de l’entre deux-guerres.  »Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître [...] dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

Le document des chercheurs met l’accent sur la crise du commerce international.  »En une décennie, les recommandations d’ouverture convenues ont fait place à la revendication du protectionnisme comme argument électoral [...] Ce renversement saisissant illustre l’ampleur du chamboulement du contexte institutionnel et politique du commerce international », notent les auteurs. « Depuis la crise de 2007-2009, le commerce a sérieusement changé de rythme par rapport aux années 90. Il suit le rythme de l’activité mondiale. Le commerce mondial en volume est au même niveau que début 2018″, a poursuivi l’économiste. En cause la régulation du commerce international. « Ce n’est pas juste les droits de douanes de Trump. C’est plus ancien », tient à préciser le responsable du centre de recherches.  »La situation actuelle reflète un changement profond des relations économiques internationales qui ne sont pas suivies d’un changement institutionnel des relations internationales. Les institutions sont périmées. Nous n’arrivons pas à définir ce nouveau cadre. C’est un contexte propice aux crises de tout ordre », ajoute-t-il.

S’ajoutent à cela un risque encore plus grave celui du dérèglement climatique.

« Aujourd’hui, il y a un consensus chez les économistes américains et européens pour expliquer que le changement climatique est un problème grave qui appelle une action immédiate et ambitieuse [...] Si l’on ne fait rien, il faut s’attendre à une élévation du niveau des mers avec des conséquences économiques sur toutes les zones côtières, des menaces sur les gains de productivité avec la multiplication des vagues de chaleur ». Pour le spécialiste des questions climatiques, « le risque climatique est un problème de dépendance du passé avec les énergies fossiles. En dépit d’avancées positives, l’accord de Paris est décevant. Le dilemme entre le développement économique et l’enjeu climatique perdure…. On peut décorréler la croissance économique des émissions ». Les chercheurs mettent en cause aussi la politique de fuite en avant des banques centrales

Les politiques monétaires accommodantes sont du pain béni pour les marchés. Cela pousse aux risques. Les marchés restent suspendus aux décisions des banques centrales. La dépendance des marchés à cette perfusion monétaire? Comment les banques centrales peuvent-elles dompter la finance ? ».

De son côté, l’universitaire, Jézabel Couppey Soubeyran ajoute que « les effets sur l’économie réelle sont incertains et inégalement distribués [...] Il existe des effets potentiellement dangereux au niveau financier. Les taux bas sont facteurs d’instabilité financière en l’absence de mesures d’accompagnement macroprudentielles. On continue d’en attendre trop alors que ces effets sont assez mal transmis et assez mal répartis ».

Sur le plan financier, La question fondamentale est de restructurer le modèle financier pour réorienter l’épargne vers le financement à long terme.

 

 En conclusion,  l’année 2020 s’annonce sous les pires auspices, une année charnière qui pourrait aussi bien basculer vers une vraie  régulation internationale ou vers une crise structurelle.

 

 

Toujours davantage d’échanges internationaux (OMC)

Toujours davantage d’échanges internationaux  (OMC)

 

En dépit des discours protectionnistes et de certaines mesures visant à taxer davantage les importations, le commerce international ne cesse de se développer. Deux raisons à cela,  d’abord l’internationalisation des processus de production ensuite  la montée en puissance des pays en développement. Le plus souvent les produits un peu sophistiqués sont le résultat d’assemblages d’éléments produits dans différents pays ;  à cela s’ajoutent des phénomènes de délocalisation liée à des questions de compétitivité fiscale  ou-et sociale. Enfin la demande des pays en développement tire l’activité mondiale du fait de l’accroissement des niveaux de vie. On assiste à  un double phénomène concernant la régulation des échanges internationaux : d’une part une certaine tendance au protectionnisme se traduisant par l’augmentation de droits de douane mais parallèlement les développements d’accord commerciaux qui au contraire visent à réduire la fiscalité sur les échanges. La libéralisation du commerce international bat son plein. Selon une récente étude de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les membres de l’institution internationale ont imposé moins de mesures restrictives pour les échanges entre octobre 2016 et octobre 2017.  Pendant la période d’octobre 2016 à octobre 2017, 108 mesures restrictives pour le commerce ont été mises en place comme l’introduction ou l’augmentation de droits de douanes, ou des restrictions quantitatives. Cela correspond à une moyenne de 9 mesures par mois contre 15 durant la période précédente. En parallèle, les membres de l’OMC ont également mis en oeuvre 128 mesures visant à faciliter les échanges y compris la suppression ou la réduction des droits de douane. « Cela correspond à près de 11 mesures de facilitation des échanges par mois, ce qui est beaucoup moins que la moyenne mensuelle indiquée dans le précédent rapport de suivi annuel ». Au final, les membres de l’OMC continuent « de prendre plus de mesures de facilitation des échanges que de mesures restrictives pour le commerce », une tendance observée depuis quatre ans. Selon l’OMC, le  volume du commerce mondial des marchandises était en hausse de 4,2% au premier semestre 2017 par rapport à la même période un an plus tôt. Il y a eu également un fort accroissement du commerce en valeur, avec une hausse en glissement annuel de 9,3% pour les exportations de marchandises et de 4,9% pour les exportations de services commerciaux. Ces hausses « représentent une amélioration importante par rapport à 2016, lorsque les flux commerciaux internationaux avaient diminué en valeur et que la croissance du commerce en volume était tombée à son plus bas niveau depuis la crise financière. »

Terrorisme : Ségolène Royal pour des portiques de sécurité pour les trains internationaux

Terrorisme : Ségolène  Royal pour  des portiques de sécurité pour les trains internationaux

 

Ségolène ui ne manque pas une occasion pour parler dire n’importe quoi et se contredire,  se prononce cette fois pour la mise en place de portiques de sécurité dans les trains internationaux. Pourquoi seulement les trains internationaux alors que des centaines d’autres trains circulent chaque jour ? Seul l’Eurostar, qui assure la liaison avec le Royaume-Uni par le tunnel sous la Manche, en est équipé actuellement. Si la question se pose, elle concerne la plupart des autres trains, trains  de  banlieues exceptés compte tenu de la complexité pour ce type de circulation (même problématique que dans le métro). On pourrait sans doute imaginer, comme dans l’aérien, d’abord de séparer la zone accessible aux voyageurs de celle accessible au public. Ensuite il ne serait pas impossible d’installer des portiques et en profiter pour effectuer le contrôle des billets avant le départ. Il conviendrait par ailleurs de former le personnel ferroviaire à la gestion du risque terroriste sans parler de la nécessité de contrôle aléatoire notamment de forces de police qui pratiquement ne pénètre pas dans les trains contrairement au métro.  Le  secrétaire d’Etat en charge des Transports  Alain Vidalies avait d’ailleurs affiché sa fermeté sur Europe 1 dans la matinée sur les dérives qui pourraient résulter d’un accroissement de la vigilance et des contrôles. Il n’a ainsi pas hésité à lâcher : «Je préfère qu’on discrimine pour être efficace, plutôt que rester spectateurs.» La petite phrase a créé une vive polémique. Alain Vidalies annonce un  «contrôle aléatoire des bagages avec du personnel spécialisé». Un dispositif qui existe déjà mais qui va être renforcé, selon le secrétaire d’Etat. Ségolène Royal y est également favorable. Les contrôles pourraient, selon elle,  être effectués par des agents de la SNCF mais aussi par des entreprises de sécurité. «Lorsque vous allez dans une salle de spectacle, ce sont les agents affectés dans les salles qui assurent la fouille des sacs», a-t-elle ajouté. «Un contrôle aléatoire, ce n’est pas un contrôle discriminatoire. On peut par exemple faire ouvrir les gros sacs. S’il y a un sac suspect, il est tout à fait logique qu’il soit contrôlé», a encore dit la ministre.  pour permettre aux voyageurs de signaler des situations anormales, le 3117, va être étendue pour faire face aux risques terroristes dès le début du mois de septembre. Le 3117, numéro d’urgence permettant aux voyageurs de signaler des situations difficiles (agressions, incivilités…), est opérationnel dans les gares et trains depuis 2011 en Ile-de-France. Il avait été expérimenté en 2010 sur la ligne D du RER. En juin 2013, il a été entendu à l’ensemble du territoire, selon la SNCF. Ce service emploie actuellement 40 agents sur 5 plateformes téléphoniques situées en Ile-de-France. Ceux-ci sont spécialement formés pour identifier le risque et faire appel si besoin à la police ou aux agents de sûreté du groupe.  Le secrétaire d’Etat a rappelé que 2 milliards de personnes prennent le train, chaque année en France, «20 fois plus que l’avion». En conséquence, des contrôles semblables à ceux effectués dans les aéroports sont impossibles. Alain Vidalies évoque les 30 000 fonctionnaires de police et militaires qui sont aujourd’hui sur les lieux, et notamment dans les gares, dans le cadre du plan Vigipirate. Ces moyens militaires et policiers seront encore plus mobilisés, notamment pour le contrôle aléatoire déjà évoqué.




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