Archive pour le Tag 'international'

Commerce international : la Chine bientôt dépassée

Commerce international : la Chine bientôt dépassée

La Chine pourrait perdre son statut d’atelier du monde dans les dix prochaines années. Selon une étude du Boston Consulting Group sur l’évolution du commerce mondiale sur dix ans, les échanges entre la Chine et le reste du monde seront affectés par l’augmentation des barrières commerciales entre Pékin et d’autres grandes puissances économiques. ( article de « La Tribune »)

Ainsi, entre la Chine et les Etats-Unis les échanges devraient diminuer de 197 milliards de dollars par rapport à 2022, soit trois fois plus que ce que prévoyait le BCG début 2023. Avec l’Europe en revanche, les échanges devraient continuer à croître, mais à un rythme moins soutenu qu’auparavant.

Ces perspectives surviennent après une période particulière. Le commerce mondial a été lourdement affecté ces trois dernières années par le contexte sanitaire et géopolitique, dans un contexte de confrontation économique croissante entre la Chine, les Etats-Unis et l’Europe.

Dernier exemple des dégradations des relations sino-occidentales : les sanctions chinoises sur les spiritueux européens. Les autorités chinoises ont annoncé ce vendredi avoir lancé une enquête antidumping sur les eaux-de-vie de vin, comme le cognac, importées de l’Union européenne (UE). Pour rappel, le dumping est une pratique qui consiste notamment à vendre à l’étranger à des prix inférieurs à ceux pratiqués sur le marché national. Une telle enquête pourrait avoir des conséquences sur les producteurs européens exportateurs.

En 2022, la Chine a importé plus d’eau-de-vie de vin que tout autre spiritueux, indique un rapport du cabinet Daxue Consulting, et la plupart des importations venaient de France. Parmi ces eaux-de-vie de vin produites dans l’UE figurent notamment le cognac et l’armagnac, tous les deux produits sur le sol français.

À l’inverse de la Chine, le renforcement des liens commerciaux avec des partenaires plus amicaux ainsi que la diversification des approvisionnements devraient faire augmenter les échanges de l’Europe avec les Etats-Unis, anticipés en hausse de 38% selon l’étude, tout comme avec l’Inde (+66%) et la Turquie (+23%), à horizon 2032.

Autres gagnants de la réorganisation des chaînes de production due à la pandémie et la guerre en Ukraine : les pays d’Asie du Sud-Est (Asean).

Cette région est « une alternative attractive à la Chine en raison de sa population jeune et dynamique, son économie diversifiée et sa neutralité dans les confrontations géopolitiques », relève cette étude.

Dans cette région, la croissance du commerce y est évaluée à 1.200 milliards de dollars dans les dix prochaines années, « en raison de l’émergence de cette région comme une destination clé pour les entreprises cherchant à réduire leur dépendance à la Chine », selon la publication annuelle de cette société internationale de conseil.

Attaques Houthis mer rouge : la main de l’Iran contre le commerce international

Attaques Houthis mer rouge : la main de l’Iran contre le commerce international

Les outils du Yémen instrumentalisés par l’Iran ont pour objectif de contribuer à la montée du chaos économique et politique non seulement dans le Proche-Orient mais dans le monde entier. En effet le passage via la mer Rouge est stratégique pour une grande partie du commerce international.

« On touche à la colonne vertébrale de la mondialisation », explique le spécialiste des enjeux maritimes Vincent Groizeleau, rédacteur en chef du site Mer et Marine, après les attaques des rebelles houthis du Yémen lundi 18 décembre.

Franceinfo : Est-ce que la mer Rouge est un passage important dans le transport maritime mondial ?

Vincent Groizeleau : Important et complètement stratégique ! Ce qu’il faut comprendre, c’est que là, on touche à la colonne vertébrale de la mondialisation. 90% à peu près des marchandises dans le monde transitent par la mer. Et la mer Rouge, c’est une des routes majeures, notamment pour les liaisons entre l’Asie et l’Europe. Pour vous donner un ordre d’idée : c’est 26 millions de conteneurs qui transitent entre l’Asie et l’Europe chaque année. Et dans ces marchandises, on va retrouver ce qu’on trouve dans votre supermarché, le bricolage, l’électroménager, les jouets de Noël, des composants dont l’industrie européenne a besoin, etc. Et donc, ces bateaux vont plus vite et s’ils passent par l’océan Indien et ensuite remontent directement vers la Méditerranée pour ensuite toucher l’Europe du Nord par le canal de Suez et donc par la mer Rouge. Et aujourd’hui effectivement, cette route, elle est complètement perturbée, donc les armateurs n’ont d’autre choix que se dérouter vers une route plus longue en contournant l’Afrique. Et ça va avoir un impact inévitablement, parce que c’est des milliers de kilomètres supplémentaires. On peut atteindre des délais qui peuvent être de près de deux semaines supplémentaires, ça va donc avoir un impact sur les chaînes d’approvisionnement, particulièrement sur les conteneurs. Et là, depuis aujourd’hui, on a des pétroliers.

On comprend donc le point stratégique du lieu. Est-ce qu’il est impossible de le protéger ?

Non, il faut le protéger. Mais pour ça, il faut des moyens. Les Américains sont en train, avec les autres Occidentaux, de travailler à la mise en place d’un dispositif de protection en mer Rouge. Il va y avoir des annonces très certainement sur ce sujet sous peu. Mais pour ça, il faut des bateaux. Les Américains en ont, mais pas pour tout faire. Il y a un bateau de la marine française, mais la marine française a une poignée de frégates pour faire toutes ses missions. Aujourd’hui, elle n’est pas en capacité d’en envoyer une demi-douzaine en mer Rouge pour faire la protection du trafic maritime, parce qu’il n’y en a pas assez. Donc il va falloir s’appuyer sur les Américains, sur les Britanniques, les Français, les pays riverains également, qui ont tout intérêt à protéger ce trafic maritime, je pense à l’Égypte notamment. Il va falloir mettre beaucoup de bateaux pour protéger tous ces navires. Pour vous donner un exemple, pour la seule journée de samedi [16 décembre], un seul destroyer américain a intercepté quatorze drones et missiles. C’est énorme ! Cette montée en puissance du nombre d’attaques nécessite des moyens considérables.

Techniquement, c’est compliqué de faire changer d’itinéraire à tout un tas de navires ?

Pour les navires, ce n’est pas un souci. C’est l’avantage du navire, il peut aller où il veut et profiter des mers, de la liberté de naviguer. La difficulté, c’est la logistique. Ce sont les ports qui vont devoir se reconfigurer pour recevoir les marchandises. Et ensuite, tout le post-acheminement, c’est-à-dire les camions, les trains, les vedettes et les avions fluviaux qui évacuent toutes ces marchandises. Et là, effectivement, on a certainement quelques semaines un peu compliquées en termes de logistique à venir.

Est-ce que c’est déjà arrivé, cette forme de piraterie, ces actes terroristes, sur certains navires ?

On a déjà eu des attaques en 2016 notamment, les houthis avaient fait parler d’eux en attaquant des navires en mer Rouge. Les Américains avaient répliqué en tirant des missiles de croisière sur des positions radars dans les côtes yéménites, sur des zones qui étaient tenues par les outils. Pour l’heure, les Américains n’ont pas encore répliqué parce que la situation est très sensible et le but du jeu, c’est n’est pas non plus d’aller dans une escalade, notamment parce que les houthis nous ont montré à la fin du mois de novembre qu’ils étaient capables de tirer des missiles et des drones sur l’océan Indien, donc de taper très, très loin. L’idée, ce n’est pas d’avoir l’océan Indien à feu et à sang avec des bateaux endommagés partout. Tout le monde y va donc avec beaucoup de sensibilité. La dernière fois où il y a eu un très gros problème dans le secteur, c’était la guerre Iran-Irak, à la fin des années 80, une bonne partie de la Marine nationale avait été déployée, notamment pour protéger les pétroliers dans le détroit d’Ormuz face à l’Iran, pour leur permettre de passer en toute sécurité et ne pas être attaqués.

Attaques Houthis : Une attaque de l’Iran contre le commerce international

Attaques Houthis : Une attaque de l’Iran contre le commerce international

Les outils du Yémen instrumentalisés par l’Iran ont pour objectif de contribuer à la montée du chaos économique et politique non seulement dans le Proche-Orient mais dans le monde entier. En effet le passage via la mer Rouge est stratégique pour une grande partie du commerce international.

« On touche à la colonne vertébrale de la mondialisation », explique le spécialiste des enjeux maritimes Vincent Groizeleau, rédacteur en chef du site Mer et Marine, après les attaques des rebelles houthis du Yémen lundi 18 décembre.

Franceinfo : Est-ce que la mer Rouge est un passage important dans le transport maritime mondial ?

Vincent Groizeleau : Important et complètement stratégique ! Ce qu’il faut comprendre, c’est que là, on touche à la colonne vertébrale de la mondialisation. 90% à peu près des marchandises dans le monde transitent par la mer. Et la mer Rouge, c’est une des routes majeures, notamment pour les liaisons entre l’Asie et l’Europe. Pour vous donner un ordre d’idée : c’est 26 millions de conteneurs qui transitent entre l’Asie et l’Europe chaque année. Et dans ces marchandises, on va retrouver ce qu’on trouve dans votre supermarché, le bricolage, l’électroménager, les jouets de Noël, des composants dont l’industrie européenne a besoin, etc. Et donc, ces bateaux vont plus vite et s’ils passent par l’océan Indien et ensuite remontent directement vers la Méditerranée pour ensuite toucher l’Europe du Nord par le canal de Suez et donc par la mer Rouge. Et aujourd’hui effectivement, cette route, elle est complètement perturbée, donc les armateurs n’ont d’autre choix que se dérouter vers une route plus longue en contournant l’Afrique. Et ça va avoir un impact inévitablement, parce que c’est des milliers de kilomètres supplémentaires. On peut atteindre des délais qui peuvent être de près de deux semaines supplémentaires, ça va donc avoir un impact sur les chaînes d’approvisionnement, particulièrement sur les conteneurs. Et là, depuis aujourd’hui, on a des pétroliers.

On comprend donc le point stratégique du lieu. Est-ce qu’il est impossible de le protéger ?

Non, il faut le protéger. Mais pour ça, il faut des moyens. Les Américains sont en train, avec les autres Occidentaux, de travailler à la mise en place d’un dispositif de protection en mer Rouge. Il va y avoir des annonces très certainement sur ce sujet sous peu. Mais pour ça, il faut des bateaux. Les Américains en ont, mais pas pour tout faire. Il y a un bateau de la marine française, mais la marine française a une poignée de frégates pour faire toutes ses missions. Aujourd’hui, elle n’est pas en capacité d’en envoyer une demi-douzaine en mer Rouge pour faire la protection du trafic maritime, parce qu’il n’y en a pas assez. Donc il va falloir s’appuyer sur les Américains, sur les Britanniques, les Français, les pays riverains également, qui ont tout intérêt à protéger ce trafic maritime, je pense à l’Égypte notamment. Il va falloir mettre beaucoup de bateaux pour protéger tous ces navires. Pour vous donner un exemple, pour la seule journée de samedi [16 décembre], un seul destroyer américain a intercepté quatorze drones et missiles. C’est énorme ! Cette montée en puissance du nombre d’attaques nécessite des moyens considérables.

Techniquement, c’est compliqué de faire changer d’itinéraire à tout un tas de navires ?

Pour les navires, ce n’est pas un souci. C’est l’avantage du navire, il peut aller où il veut et profiter des mers, de la liberté de naviguer. La difficulté, c’est la logistique. Ce sont les ports qui vont devoir se reconfigurer pour recevoir les marchandises. Et ensuite, tout le post-acheminement, c’est-à-dire les camions, les trains, les vedettes et les avions fluviaux qui évacuent toutes ces marchandises. Et là, effectivement, on a certainement quelques semaines un peu compliquées en termes de logistique à venir.

Est-ce que c’est déjà arrivé, cette forme de piraterie, ces actes terroristes, sur certains navires ?

On a déjà eu des attaques en 2016 notamment, les houthis avaient fait parler d’eux en attaquant des navires en mer Rouge. Les Américains avaient répliqué en tirant des missiles de croisière sur des positions radars dans les côtes yéménites, sur des zones qui étaient tenues par les outils. Pour l’heure, les Américains n’ont pas encore répliqué parce que la situation est très sensible et le but du jeu, c’est n’est pas non plus d’aller dans une escalade, notamment parce que les houthis nous ont montré à la fin du mois de novembre qu’ils étaient capables de tirer des missiles et des drones sur l’océan Indien, donc de taper très, très loin. L’idée, ce n’est pas d’avoir l’océan Indien à feu et à sang avec des bateaux endommagés partout. Tout le monde y va donc avec beaucoup de sensibilité. La dernière fois où il y a eu un très gros problème dans le secteur, c’était la guerre Iran-Irak, à la fin des années 80, une bonne partie de la Marine nationale avait été déployée, notamment pour protéger les pétroliers dans le détroit d’Ormuz face à l’Iran, pour leur permettre de passer en toute sécurité et ne pas être attaqués.

International–L’Ukraine dans l’union européenne : Macron soutient mais…

International–L’Ukraine dans l’union européenne : Macron soutient mais…

Macron soutient l’engagement de négociations pour l’entrée de l’Ukraine dans l’union européenne mais le processus sera forcément long et difficile. Il y a un effet pour l’instant trop de différence entre l’Ukraine et les pays de l’union dans le domaine économique, social et même sociétal.

En outre si l’Ukraine devait entrer immédiatement dans l’union européenne elle elle absorberait la totalité des crédits européens notamment dans l’agriculture au détriment notamment de pays comme la Pologne ou encore la France.

Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE doivent se prononcer jeudi et vendredi sur le lancement des négociations d’adhésion de l’Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé dimanche à son homologue Volodymyr Zelensky le «soutien de la France» à l’ouverture de négociation d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, actuellement bloquée par la Hongrie.

Emmanuel Macron a salué l’adoption par le parlement ukrainien les 8 et 9 décembre «de plusieurs textes de loi décisifs, portant notamment sur les droits des minorités nationales, la réforme de la justice et la lutte anti-corruption», selon l’Élysée. «L’Ukraine manifeste ainsi sa détermination à répondre dès maintenant aux recommandations qui lui ont été faites par la Commission européenne», a ajouté la présidence française.

À noter qu’à juste titre, le premier ministre hongrois Viktor Orban considère que «L’Ukraine est connue pour être l’un des pays les plus corrompus du monde. C’est une plaisanterie ! Nous ne pouvons pas prendre la décision d’entamer un processus de négociation d’adhésion», a-t-il affirmé après avoir rencontré Emmanuel Macron jeudi dernier à Paris.

L’ampleur des réformes concernant l’Ukraine est-elle qu’une entrée dans l’union européenne ne pourrait pas se faire effectivement avant 10 ou 15 ans. Mais cette entrée dans l’union européenne n’a pas qu’un objectif économique, c’est aussi et peut-être surtout une occasion de montrer le resserrement des liens de l’union avec des pays menacés par la Russie.

Ainsi le premier champ de solidarité européenne vis-à-vis de l’Ukraine pourrait être celui de l’armement qui n’est pas spécifiquement une priorité des 27. Malheureusement car l’OTAN pourrait bien modifier l’étendue de son champ géographique et ses missions avec l’éventuel élection de Trump à la tête des États-Unis.

Le paradoxe vis-à-vis de l’Ukraine sait que la priorité stratégique devrait être de favoriser son entrée dans l’OTAN mais compte tenu de l’opposition des États-Unis c’est l’union économique européenne qui pourrait être prête à engager son processus d’adhésion de l’Ukraine

International : la perte d’influence de l’Occident

International : la perte d’influence de l’Occident

Philippe Droz-Vincent, professeur de relations internationales : « La perte d’influence de l’Occident est une réalité prégnante .  Les modalités de l’ordonnancement global du monde sont remises en question », analyse le spécialiste du Moyen-Orient dans un entretien au « Monde ». Avant de sommer l’Europe de se ressaisir, car le désenchantement est global et ronge les sphères politique, économique, sociale et culturelle.


Professeur de relations internationales à Sciences-Po Grenoble, Philippe Droz-Vincent a travaillé sur l’autoritarisme au Moyen-Orient et ses recompositions. Il a notamment publié Military Politics of the Contemporary Arab World (Cambridge University Press, 2020) et Fighting for a Monopoly on Governance. How the Asad State « Won » the Syrian War and to What Extent (The Middle East Journal, volume 75, numéro 1, printemps 2021).

La complexité de notre monde est beaucoup plus forte que durant la guerre froide et sa mythique « stabilité » – donc sa lisibilité – bipolaire. Plus forte aussi que dans les années 1990, dont l’histoire était censée être «  finie  », même si d’aucuns diagnostiquaient la montée structurante d’un « clash de civilisations ». On assiste désormais à la déstructuration même de l’ordre international. Et la mondialisation économique, qui semblait dominante et irrésistible, se fragmente.

Ce qui est nouveau, c’est la crise profonde et la remise en question des modalités d’ordonnancement international, qui prend la forme d’institutions ou de pratiques internationales développées selon un « ordre international libéral » après 1945 et triomphantes après la fin de la guerre froide. Si cet ordre persiste, des clés de régulation qui existaient avec la relance du Conseil de sécurité, des opérations de maintien de la paix, le multilatéralisme, l’OMC, l’avancée de normes (la « grande » guerre devenue obsolescente, la justice pénale internationale), chacune avec ses limites, se sont grippées néanmoins dans les années 2010. Et la guerre en Ukraine signe un coup d’arrêt encore plus violent avec un acte délibéré de violation – par agression – de la Charte.

Nouveau traité international sur les plastiques ?

Nouveau traité international sur les plastiques ?

Un nouveau traité sur la pollution plastique pourrait naître au Kenya du 13 au 19 novembre où les représentants de 175 pays se pencheront sur un projet de traité international

Les défenseurs de l’environnement, ainsi qu’une soixantaine de pays, plaident pour une restriction de la production mondiale de plastiques à la source, ainsi que des mises sur le marché de plastiques à usage unique. Les industriels et les pays producteurs de pétrole ou de plastique militent pour une amélioration de la gestion des déchets et du recyclage.

Ce n’est qu’une étape intermédiaire dans un processus déjà entamé et destiné à durer jusqu’à fin 2024, mais non moins cruciale pour autant. Les négociations d’un premier traité mondial luttant contre la pollution plastique rouvraient ce lundi 13 novembre au Kenya, pour un troisième round réunissant à Nairobi les représentants de 175 pays.

« La présence des plastiques est sans limites dans la biosphère, des sols à l’atmosphère, des rivières aux océans, des cellules végétales jusqu’au corps humain », rappelle Henri Bourgeois-Costa, directeur des affaires publiques à la Fondation Tara Ocean.

Et cette pollution devrait s’aggraver, puisque selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), si rien ne change, la production mondiale de plastique pourrait tripler d’ici à 2060. Plus encore, ces mêmes organisations estiment que la quantité de déchets plastiques atteignant les océans devrait être presque multipliée par trois encore plus vite : avant 2040, lorsqu’elle atteindrait 30 millions de tonnes.

L’impact du plastique sur le réchauffement climatique devient lui aussi de plus en plus clair et important. Alors qu’il représentait 3,4% des émissions mondiales en 2019, il pourrait peser pour 15% d’ici 2050.

Les défenseurs de l’environnement plaident pour une restriction de la production mondiale de plastiques à la source, ainsi que des mises sur le marché de plastiques à usage unique.

Les industriels militent quant à eux pour une amélioration de la gestion des déchets et du recyclage.

La France favorable à une réduction de la production de plastiques
En amont des prochaines discussions, une soixantaine de pays ont appelé à « des dispositions contraignantes dans le traité pour restreindre et réduire la consommation et la production » de plastique. La France (au nom de laquelle les négociations sont toutefois portées par l’Union européenne) affiche aussi une ambition plutôt élevée :

À l’opposé, les pays producteurs de pétrole comme l’Arabie saoudite et des membres de l’Opep, et les pays producteurs de plastique, comme la Chine, ainsi que les Brics, se montrent réticents à une réduction de la production.
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Politique-Ukraine, Pacifique, Israël etc : le champ international de la guerre avance dangereusement

Politique-Ukraine, Pacifique, Israël etc : le champ international de la guerre avance dangereusement

La multiplication des conflits dans le monde inspirés souvent par l’Iran, et la Russie fait courir le risque d’une guerre plus générale vis-à-vis de l’Occident.

Pour l’instant d’une certaine manière, les conflits sont délocalisés. Ainsi en Ukraine la Russie affronte les États-Unis et les alliés. L’Iran utilise les palestiniens pour régler leur compte aux régimes notamment sunnites en place dans les pays arabes.

Certes dans l’histoire, des guerres ont succédé aux guerres. Une différence toutefois , la puissance de feu des belligérants et l’ampleur et l’étendue des conséquences.

À noter aussi que nombre des acteurs à l’origine des conflits sont des organisations ou des pays théocratiques voire des dictatures qui grâce à la guerre font monter le sens nationaliste pour masquer leurs propres problèmes internes.

La Chine évite de se positionner avec bruit mais n’est pas sans influence et se réjouit évidemment de l’affaiblissent occidental.

Or la faiblesse et les difficultés internes de la Russie, de la Chine, de la Turquie, de l’Iran et d’autres peut inciter les dirigeants à pratiquer la fuite en avant pour externaliser le mécontentement national.

La France aurait sans doute intérêt à affiner sa stratégie de défense car les récents conflits ont montré l’importance des troupes au sol notamment de l’infanterie (y compris dans le lamentable recul au Mali, au Burkina Faso et au Niger). Ce n’est pas le micro service national anecdotique qui permettrait de fournir éventuellement les troupes nécessaires en cas de conflit.

Face au climat de guerre qui se répand, une autre stratégie de défense s’impose car la France ne dispose en réalité que d’une micro armée certes performante mais sur des micros champs de bataille et encore.

La question de la redéfinition de la stratégie militaire se pose et notamment celle du rétablissement du service national. L’enjeu est évidemment de préparer à temps les éventuels futurs combattants et non d’attendre le dernier moment pour les jeter en pâture à l’ennemi.

Ukraine, Pacifique, Israël etc : le champ international de la guerre avance dangereusement

Ukraine, Pacifique, Israël etc : le champ international de la guerre avance dangereusement

La multiplication des conflits dans le monde inspirés souvent par l’Iran, la Syrie, la Russie et fait courir le risque d’une guerre plus générale vis-à-vis de l’Occident.

Pour l’instant d’une certaine manière les conflits sont délocalisés. Ainsi en Ukraine la Russie affronte les États-Unis et les alliés. L’Iran utilise les palestiniens pour régler leur compte aux régimes notamment sunnites en place dans les pays arabes.

Certes dans l’histoire, des guerres ont succédé aux guerres. Une différence toutefois , la puissance de feu des belligérants et l’ampleur et l’étendue des conséquences.

À noter aussi que nombre des acteurs à l’origine des conflits sont des organisations ou des pays théocratiques voir des dictatures qui grâce à la guerre font monter le sens nationaliste pour masquer leurs propres problèmes internes.

La Chine évite de se positionner avec bruit mais n’est pas sans influence et se réjouit évidemment de l’affaiblissent occidental.

Or la faiblesse et les difficultés internes de la Russie, de la Chine, de la Turquie, de l’Iran et d’autres peut inciter les dirigeants à pratiquer la fuite en avant pour externaliser le mécontentement national.

La France aurait sans doute intérêt à affiner sa stratégie de défense car les récents conflits ont montré l’importance des troupes au sol (y compris dans le lamentable recul au Mali, au Burkina Faso et au Niger). Ce n’est pas le micro service national anecdotique qui permettrait de fournir éventuellement les troupes nécessaires en cas de conflit.

International-Sarkozy, homme politique ou influenceur russe

Sarkozy, homme politique ou influenceur russe

Le très sérieux journal les Échos juge très surprenante les déclarations de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, dans un livre à paraître le 22 août (« Le Temps des Tempêtes », tome II, aux éditions de l’Observatoire) et dans une interview au « Figaro Magazine » . Il estime que l’Ukraine, « trait d’union entre l’Ouest et l’Est » avec une « vocation de pont », doit rester neutre, d’autant plus que « les Russes sont des Slaves ». « Des propos d’un simplisme effarant, qu’on dirait tirés d’un manuel ‘La guerre en Ukraine pour les Nuls’ ou du café du commerce », grince un spécialiste de géopolitique.

La question se pose en effet de savoir si Sarkozy parle en tant qu’ancien responsable politique ou influencèrent des Russes. La presse a en effet révélé que Sarkozy avait bénéficié de financements russes notamment d’environ 300 000 € pour des conférences et d’un contrat de 5 millions des prestations concernant une société d’assurances.

Comme pour Fillon, qui lui aussi avait des intérêts en Russie on comprend mieux certains positionnements de leader de la droite. Sarkozy ne fait pas dans la dentelle dans son raccourci historique concernant l’Ukraine notamment Crimée ou Poutine considéré comme un chef d’État fréquentable.

Pour résumer, Sarkozy comme d’autres se rallient d’une certaine manière aux thèses de Poutine. Certains de ces responsables le font par conviction idéologique quand d’autres servent clairement les intérêts de Poutine en adoptant un statut d’influenceur au service des intérêts russes.

La justice s’interroge notamment sur un virement de 500 000 euros reçu au début de 2020 par Nicolas Sarkozy, dans le cadre d’un contrat de conseil auprès du groupe russe d’assurances Reso-Garantia. Selon Mediapart, qui a révélé l’affaire au début de 2021, « la justice cherche à vérifier si l’ancien chef de l’Etat a seulement agi comme consultant, ce qui serait parfaitement légal, ou s’il se serait adonné à des activités de lobbying potentiellement délictuelles pour le compte des oligarques russes ».

Une enquête préliminaire pour « trafic d’influence » a été ouverte contre Nicolas Sarkozy par le PNF à l’été 2020. Elle est toujours en cours.

Climat : un accord minimal international pour décarboner le secteur fret maritime

Climat : un accord minimal international pour décarboner le secteur fret maritime

L’Union européenne réclamait lors des négociations cette semaine au siège de l’OMI à Londres, un objectif de zéro émission nette en 2050 avec deux étapes intermédiaires : réduction de 29% en 2030 et 83% en 2040. Les îles-États du Pacifique, particulièrement menacées par le réchauffement climatique, voulaient aller plus loin, soutenues par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada : -96% d’ici 2040.

Or l ‘accord met en avant « une ambition commune améliorée d’atteindre la neutralité carbone pour le fret maritime international près de 2050″, selon l’OMI, qui dépend de l’ONU. A plus court terme, il vise une réduction des émissions de CO2 « d’une moyenne d’au moins 40% d’ici 2030 comparé à 2008″. Le compromis prévoit des objectifs non contraignants de réduction des émissions polluantes d’au moins 70% d’ici 2040 comparé à 2008.

Nombre de gros exportateurs comme la Chine, le Brésil et l’Argentine ont freiné, affirmant que des objectifs trop stricts profiteraient aux pays riches, aux dépens des pays en développement. Ils s’opposaient notamment au projet d’une taxe carbone, soutenu par Emmanuel Macron et par des entreprises comme le géant du fret maritime Maersk. L’idée n’apparaît désormais dans le projet d’accord que dans un éventail de mesures proposées pour réduire les émissions du fret.

Pour les ONG écologistes l’accord « n’est malheureusement pas à la hauteur des attentes ».

Violences lors des manifs: La France critiquée au plan international

Violences lors des manifs: La France critiquée au plan international

La France a été Critiquée à l’ONU qui examinait la situation des droits de l’homme dans l’Hexagone. Des critiques sans doute justifiées mais qui ne sont pas sans arrière pensé quand elles viennent de pays de dictature où les lois de la sont complètement bafouées comme en Chine ou en Russie.

Un grand nombre de pays, y compris les États-Unis mais également la Tunisie, ont appelé la France à accroître ses efforts pour lutter contre les violences et les discriminations raciales. «Nous recommandons à la France d’intensifier ses efforts pour lutter contre les crimes et les menaces de violence motivés par la haine religieuse tels que l’antisémitisme et la haine antimusulmane», a déclaré la représentante américaine, Kelly Billingsley.

«Il y a une augmentation du racisme et de la xénophobie», a accusé le représentant chinois, qui a appelé la France à cesser de prendre «des mesures qui violent les droits des migrants».

Le Brésil, ainsi que le Japon, ont critiqué «le profilage racial par les forces de sécurité» et l’Afrique du Sud a appelé les autorités françaises «à prendre des mesures pour garantir des enquêtes impartiales par des organes extérieurs à la police dans tous les cas d’incidents racistes impliquant des policiers».

Les violences policières lors d’opérations de maintien de l’ordre ont également été mises en exergue par plusieurs délégations comme la Suède, la Norvège et le Danemark par exemple.

Celle du Liechtenstein a réclamé une enquête indépendante sur ces excès, le Luxembourg a demandé que la France «repense sa politique en matière de maintien de l’ordre tandis que la Malaisie a réclamé que les responsables »soient punis«.

En France même, les critiques se sont multipliées contre le recours à la force jugé excessif ces derniers mois envers les manifestants opposés à la réforme des retraites.

International: Macron critiqué pour sa bourde sur Taïwan

International: Macron critiqué pour sa bourde sur Taïwan

Macron dispose sans doute d’un don particulier pour se mettre à dos les autres Etats. On sait qu’en Europe les plus apprécié par l’Allemagne mais plus généralement par les pays de l’Est et d’une heure qui ne lui accorde guère de sérieux. C’est vrai dans des pays plus lointain comme par exemple l’Ukraine et la Russie. Sans doute pour se donner du crédit auprès de la Chine, Macron a cru bon de ce désolidariser de l’Occident vis-à-vis de Taïwan. Toujours cette politique du en même temps qui l’ amène à prendre parti un jour pour un camp et l’autre jour pour le camp d’en face. Un peu la même chose qu’en Ukraine avec les indécentes conversations avec Poutine, ensuite la rupture et le rapprochement avec Kiev et maintenant peut-être de nouvelles conversations avec la Russie.

La vérité , c’est que Macron en délicatesse concernant sa popularité au plan intérieur prend des initiatives assez malheureuses aussi à l’échelle internationale. La preuve encore d’un manque de cohérence et de maturité politique.

Bien qu’en termes diplomatiques sa déclaration sur Taïwan et sans ambiguïté et a amené des protestations dans tout le corps occidental. macron n’a pas souhaité que l’Europe se laisse «entraînée dans des crises qui ne sont pas les siennes» comme à Taïwan, et se mette «à suivre la politique américaine, par une sorte de réflexe de panique».

le président français, qui a toujours défendu pour le continent une «troisième voie» dans la région, jette un doute sur l’attitude de la France en cas de guerre chinoise à Taïwan.

«La question qui nous est posée à nous Européens est la suivante. Avons-nous intérêt à une accélération sur le sujet de Taïwan? Non. La pire des choses serait de penser que nous, Européens, devrions être suivistes sur ce sujet et nous adapter au rythme américain et à une surréaction chinoise.» Le président français a aussi affirmé que l’Europe devait réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis

International: nouvelle bourde de Macron cette fois sur Taïwan

International: nouvelle bourde de Macron cette fois sur Taïwan

Sans doute pour se donner du crédit auprès de la Chine, Macron a cru bon de ce désolidariser de l’Occident vis-à-vis de Taïwan. Toujours cette politique du en même temps qui l’ amène à prendre parti un jour pour un camp et l’autre jour pour le camp d’en face. Un peu la même chose qu’en Ukraine avec les indécentes conversations avec Poutine, ensuite la rupture et le rapprochement avec Kiev et maintenant peut-être de nouvelles conversations avec la Russie.

La vérité , c’est que Macron en délicatesse concernant sa popularité au plan intérieur prend des initiatives assez malheureuses aussi à l’échelle internationale. La preuve encore d’un manque de cohérence et de maturité politique.

Bien qu’en termes diplomatiques sa déclaration sur Taïwan et sans ambiguïté et a amené des protestations dans tout le corps occidental. macron n’a pas souhaité que l’Europe se laisse «entraînée dans des crises qui ne sont pas les siennes» comme à Taïwan, et se mette «à suivre la politique américaine, par une sorte de réflexe de panique».

le président français, qui a toujours défendu pour le continent une «troisième voie» dans la région, jette un doute sur l’attitude de la France en cas de guerre chinoise à Taïwan.

«La question qui nous est posée à nous Européens est la suivante. Avons-nous intérêt à une accélération sur le sujet de Taïwan? Non. La pire des choses serait de penser que nous, Européens, devrions être suivistes sur ce sujet et nous adapter au rythme américain et à une surréaction chinoise.» Le président français a aussi affirmé que l’Europe devait réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis

Commerce international: net tassement de la croissance

Commerce international: net tassement de la croissance

D’après l’OMC, la croissance du commerce international qui avait progressé de 2,7 % en 2022 devrait passer 2023 et atteindre seulement 1,7 %.

« Les effets persistants du Covid-19 ( notamment en Chine) et les tensions géopolitiques croissantes sont les principaux facteurs ayant influé sur le commerce et la production en 2022 et il est probable qu’il en sera toujours ainsi en 2023 », explique l’économiste en chef de l’OMC Ralph Ossa qui appelle également les gouvernements et les organismes de réglementation à être « attentifs à ces risques financiers » soulevées dans le sillage de la faillite de SVB.

En 2024, la croissance du commerce devrait rebondir à 3,2% d’après l’OMC. Une prévision assez hypothétique car cette estimation est « teintée d’une incertitude plus forte que d’habitude », nuance l’organisation basée à Genève. Sa directrice générale met aussi en garde contre les politiques protectionnistes et leurs retombées sur la croissance.

Les investisseurs constatent que la reprise en Chine n’est pas aussi forte que prévu et s’inquiètent désormais de la santé de la première économie américaines . Des créations d’emplois privés plus faibles que prévu en mars et surtout le ralentissement plus fort qu’attendu de l’activité dans les services (ISM) publié mercredi aux États-Unis suscitent des craintes parce qu’ils font planer un risque de contraction.

Commerce international: net tassement de la croissance

Commerce international: net tassement de la croissance

D’après l’OMC, la croissance du commerce international qui avait progressé de 2,7 % en 2022 devrait passer 2023 et atteindre seulement 1,7 %.

« Les effets persistants du Covid-19 ( notamment en Chine) et les tensions géopolitiques croissantes sont les principaux facteurs ayant influé sur le commerce et la production en 2022 et il est probable qu’il en sera toujours ainsi en 2023 », explique l’économiste en chef de l’OMC Ralph Ossa qui appelle également les gouvernements et les organismes de réglementation à être « attentifs à ces risques financiers » soulevées dans le sillage de la faillite de SVB.

En 2024, la croissance du commerce devrait rebondir à 3,2% d’après l’OMC. Une prévision assez hypothétique car cette estimation est « teintée d’une incertitude plus forte que d’habitude », nuance l’organisation basée à Genève. Sa directrice générale met aussi en garde contre les politiques protectionnistes et leurs retombées sur la croissance.

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