Archive pour le Tag 'Interdire'

Technologies-Intelligence artificielle: interdire à l’école jusqu’à 13 ans (Unesco)

technologies-Intelligence artificielle: interdire à l’école jusqu’à 13 ans (Unesco)

Le danger de l’intelligence artificielle pour les enfants à l’école est d’une part le risque de manipulation, d’autre part le risque de s’affranchir de l’acquisition des savoirs fondamentaux. L’unesco, organisation des Nations Unies estime que les autorités publiques ne sont pas encore prêtes à affronter les problématiques éthiques liées à l’intégration des programmes d’IA en milieu scolaire. Le guide suggère ainsi aux gouvernements de définir un âge minimum pour utiliser les IA génératives, qui ne pourrait être inférieur à 13 ans.

Dans le cadre scolaire se pose aussi la question du remplacement des professeurs par de tels programmes, et avec lui les risques pour le bien-être émotionnel des enfants et leur vulnérabilité à la manipulation, avertit l’organisation basée à Paris. L’essor de l’IA a aussi suscité des craintes sur de nouvelles formes de plagiat ou de triche au sein des écoles et des universités.

A la tête de l’Unesco, la Française Audrey Azoulay affirme dans un communiqué que « l’IA générative peut être une formidable opportunité pour le développement humain, mais elle peut aussi être la source de dommages et de préjudices. Elle ne peut être intégrée dans l’éducation sans l’engagement du public et sans de solides garanties et réglementations gouvernementales ».

Chauffage- « Interdire les chaudières à gaz n’a aucun sens » (Benoit Bazin, Saint-Gobain)

Chauffage- « Interdire les chaudières à gaz n’a aucun sens » (Benoit Bazin, Saint-Gobain)


Le patron de Saint-Gobain est contre l’idée qu’on n’impose brutalement la fin les chaudières à gaz et se prononce plutôt pour une rénovation énergétique de balle, juste et efficace.

« J’appelle le gouvernement à cibler une transition juste, en rénovant en premier les bâtiments F et G, car ce sont les plus émetteurs de gaz à effet de serre et les prochains à sortir de la location en 2025 et 2028 », a asséné Benoit Bazin, directeur général de Saint-Gobain, invité ce samedi de La Tribune aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence.

D’autant qu’en parallèle, le gouvernement mène une consultation, d’ici au 28 juillet, sur une possible interdiction des chaudières à gaz en 2026. « Je suis contre l’idée que l’on force les ménages à passer du gaz à l’électricité, avec des pompes à chaleur. Il faut d’abord pister les pertes énergétiques et isoler le bâtiment pour baisser la consommation d’énergie », a souligné le fabricant et distributeur français de matériaux de construction.

Benoit Bazin recommande six gestes successifs à réaliser dans cet ordre : les ouvrants, l’isolation, les combles, la façade, le chauffage, et enfin, la ventilation, si nécessaire. Pour y parvenir, il pousse à la création d’un « passeport rénovation ». Celui-ci permettrait d’obtenir des subventions croissantes, en fonction du calendrier de réalisation des travaux. « Il faut encourager chacun à réaliser ces efforts globaux dont les bénéfices sont perceptibles à court terme avec de vraies économies à la clef », conclut le DG de l’entreprise cotée.

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Sécurité- Interdire les feux d’artifice du 14 juillet ?

Sécurité- Interdire les feux d’artifice du 14 juillet ?

La première ministre promet d’assurer la sécurité des Français les 13 et 14 juillet. De son côté Macron propose d’attendre les festivités du 14 juillet pour vérifier si on constate réellement une accalmie durable dans les quartiers. Le problème c’est qu’il risque d’être trop tard car un certain nombre de voyous risquent de profiter des feux d’artifice pour à nouveau détruire des biens publics ou privés et pour piller. Du coup, quelques villes pour l’instant ont décidé d’annuler ces feux d’artifice. Les pouvoirs publics seraient bien avisés de généraliser cette annulation d’un feu d’artifice qui risque en plus d’augmenter encore de manière sensible les centaines de voitures brûlées habituellement.

Le gouvernement est « très mobilisé pour assurer la sécurité des 13 et 14 juillet », et se montre particulièrement vigilant sur la question des mortiers d’artifice, a notamment promis Élisabeth Borne. Déjà ce mardi, le président Emmanuel Macron appelait à ne pas crier victoire trop vite, après la baisse des interpellations.

« On verra ce que donneront déjà les 13 et 14 juillet prochains et encore les mois qui viennent », disait-il lors d’un déplacement dans le 17e arrondissement de Paris.
Le chef de l’État pointait là aussi du doigt la date de la fête nationale comme moment à risque pour l’exécutif et les forces de l’ordre.

Dans plusieurs villes, les festivités habituelles du 13 et du 14 juillet ont ainsi été annulées, notamment à Strasbourg, Nîmes, Perpignan, ou encore à Montargis, dans le Loiret. Une décision qualifiée de plus « raisonnable » par le maire LR de cette dernière ville, Benoît Digeon, invité ce vendredi de BFMTV.

Plutôt que de renoncer aux festivités, des villes comme Toulouse ou Lyon, ont choisi de suivre les instructions du ministre de l’Intérieur et mettre en place un dispositif de sécurité avec des mesures telles que l’interdiction de transporter des armes, du carburant, des produits inflammables ou de l’alcool sur la voie publique.

Interdire les feux d’artifice du 14 juillet ?

Interdire les feux d’artifice du 14 juillet ?

Macron propose d’attendre les festivités du 14 juillet pour vérifier si on constate réellement une accalmie durable dans les quartiers. Le problème c’est qu’il risque d’être trop tard car un certain nombre de voyous risquent de profiter des feux d’artifice pour à nouveau détruire des biens publics ou privés et pour piller. Du coup, quelques villes pour l’instant ont décidé d’annuler ces feux d’artifice. Les pouvoirs publics seraient bien avisés de généraliser cette annulation d’un feu d’artifice qui risque en plus d’augmenter encore de manière sensible les centaines de voitures brûlées habituellement.

Le gouvernement est « très mobilisé pour assurer la sécurité des 13 et 14 juillet », et se montre particulièrement vigilant sur la question des mortiers d’artifice, a notamment promis Élisabeth Borne. Déjà ce mardi, le président Emmanuel Macron appelait à ne pas crier victoire trop vite, après la baisse des interpellations.

« On verra ce que donneront déjà les 13 et 14 juillet prochains et encore les mois qui viennent », disait-il lors d’un déplacement dans le 17e arrondissement de Paris.
Le chef de l’État pointait là aussi du doigt la date de la fête nationale comme moment à risque pour l’exécutif et les forces de l’ordre.

Dans plusieurs villes, les festivités habituelles du 13 et du 14 juillet ont ainsi été annulées, notamment à Strasbourg, Nîmes, Perpignan, ou encore à Montargis, dans le Loiret. Une décision qualifiée de plus « raisonnable » par le maire LR de cette dernière ville, Benoît Digeon, invité ce vendredi de BFMTV.

Plutôt que de renoncer aux festivités, des villes comme Toulouse ou Lyon, ont choisi de suivre les instructions du ministre de l’Intérieur et mettre en place un dispositif de sécurité avec des mesures telles que l’interdiction de transporter des armes, du carburant, des produits inflammables ou de l’alcool sur la voie publique.

Glyphosate : « On ne doit pas interdire pour faire plaisir à trois écolos du 8e arrondissement » (Jean-Baptiste Moreau)

Glyphosate : « On ne doit pas interdire pour faire plaisir à trois écolos du 8e arrondissement » (Jean-Baptiste Moreau)

« On ne doit pas interdire des produits juste parce que c’est la mode et parce que ça fait plaisir à trois écolos du 8e arrondissement », tacle jeudi 6 juillet sur franceinfo l’agriculteur Jean-Baptiste Moreau, ancien député LREM de la Creuse et auteur du rapport d’information déposé par la mission d’information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate, remis en 2019.

Un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publié jeudi ouvre la voie au renouvellement de l’autorisation du glyphosate au sein de l’Union européenne. Cette dernière n’a pas identifié de niveau de risque lié au glyphosate qui justifierait selon elle de l’interdire dans l’Union européenne, dans cette étude remise à la Commission européenne, et contestée par plusieurs ONG.

Vous aviez dit à l’époque que l’engagement présidentiel d’interdire le glyphosate serait tenu. On en est loin en 2023 ?

Jean-Baptiste Moreau : C’est suite à la prise de parole du président en 2017, quand il a dit qu’on interdirait le glyphosate sous trois ans, qu’il y a eu un certain nombre d’amendements à la loi Egalim, et que de ça est née une commission d’enquête. On a travaillé pendant plus d’un an sur cette thématique pour étayer cet avis et voir si vraiment c’était faisable d’interdire dans les trois ans ce glyphosate. En tant qu’agriculteur et ingénieur agronome, ça fait longtemps qu’on sait que le glyphosate paie le prix d’être un symbole, mais ce n’est pas le produit le plus dangereux qui est utilisé par les agriculteurs, d’autant plus qu’on a restreint les usages depuis 2021. Ça fait trois ans qu’on diminue les quantités utilisées, suite au rapport qu’on a rendu. On a discuté à l’époque avec le président et le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, en disant qu’on ne pouvait pas interdire au niveau franco-français une molécule massivement utilisée parce qu’elle est efficace, pas chère et pas dangereuse, juste par dogmatisme. On a prôné le « pas d’interdiction sans solution », en interdisant le glyphosate chaque fois qu’il y avait des alternatives, et on a laissé un certain nombre d’usages autorisés.


Pourquoi est-ce si difficile de s’en passer ?

C’est un herbicide redoutablement efficace et à un prix largement compatible avec des coûts de production et des prix de vente tels qu’ils sont aujourd’hui. Ce n’est pas par plaisir que les agriculteurs l’utilisent. Ils l’utilisent parce qu’ils en ont besoin, parce qu’il existe un certain nombre de plantes qu’on ne sait pas détruire avec autre chose que cette molécule. C’est aussi ce qu’on utilise pour l’agriculture de conservation des sols, qui évite le labour des sols, les libérations de carbone, qui est une pratique agricole parfaitement vertueuse d’un point de vue environnemental. Sans glyphosate, ils ne savent plus faire cette technique. Ce n’est pas parce qu’une ânerie est répétée des milliers de fois à longueur de chaînes d’info et de médias qu’elle devient une vérité. Effectivement, deux études ont dit que c’était un cancérogène probable, au même titre que d’autres produits, pas plus ni moins. Mais vous en avez des centaines qui disent que le contraire. Il faut prendre des décisions rationnelles.

Quelles seraient les conséquences d’une interdiction du glyphosate ?

Il y aurait un problème de sécurité alimentaire, avec un certain nombre de mauvaises herbes qui pousseraient dans les récoltes et qui pourraient être éventuellement toxiques pour l’homme. Vous auriez des chutes de rendement dans un contexte où on n’a déjà plus de souveraineté alimentaire. Ça va réhausser les coûts de production, car ça signifie utiliser d’autres molécules ou d’autres techniques plus coûteuses. On ne doit pas interdire des produits juste parce que c’est la mode et parce que ça fait plaisir à trois écolos du 8e arrondissement. On doit les interdire quand ils sont dangereux pour l’homme, pour l’agriculteur en premier lieu car c’est lui qui est le plus exposé, et pour le consommateur. À partir du moment où ils ne sont pas dangereux, il n’y a aucune raison de les interdire.

Ce rapport est-il un soulagement pour une majorité d’agriculteurs, d’éleveurs, dont vous faites partie ?

C’est surtout tout sauf une surprise. Quand on a travaillé sur le sujet, ou quand on a un peu d’expérience en agriculture ou en agronomie, on le sait déjà depuis longtemps. Sauf qu’un certain nombre de personnes ont bourré le mou de la population à longueur d’antenne en expliquant que le glyphosate était hyper dangereux. Un élu doit prendre des décisions éclairées, c’est ce qu’on a fait avec cette mission parlementaire qui a permis de ne pas aboutir à l’interdiction totale du glyphosate, mais à une restriction des usages, et on va poursuivre dans ce sens-là. On savait déjà en 2021, quand j’ai rencontré le président et Julien Denormandie à l’Elysée, que globalement les pays européens n’iraient pas dans notre sens et que l’EFSA (l’Autorité européenne de sécurité des aliments) ne conclurait pas à la dangerosité.

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Erdogan veut interdire les manifestations kurdes en Suède !

Erdogan veut interdire les manifestations kurdes en Suède !


Il est clair que l’autocrate Erdogan, président de la Turquie, se fait une curieuse idée de la démocratie. Il souhaite en effet que la Suède interdise les manifestations kurdes. Pour cela il utilise une forme de chantage auprès de l’OTAN. La Suède est en effet candidate pour entrer dans l’organisation internationale de défense. Erdogan n’y serait favorable que si la Suède fait des gestes significatifs pour punir les kurdes refugiés qui sont sur son territoire.

La Suède doit interdire les manifestations sur son territoire des partisans du PKK, le mouvement indépendantiste kurde, si elle veut obtenir le feu vert d’Ankara pour intégrer l’Otan, a déclaré dimanche le président turc au secrétaire général de l’Alliance.

Erdogan a assuré que son pays avait une attitude « constructive », mais il a estimé que la modification des lois antiterroristes en Suède ne répondraient pas aux préoccupations de la Turquie tant que les membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) peuvent librement y manifester, a précisé la présidence turque dans un communiqué.

La Turquie et la Hongrie sont les deux seuls pays membres de l’Otan à bloquer l’adhésion de la Suède, après avoir donné leur feu vert à celle de la Finlande.

Longtemps neutres, les deux pays scandinaves ont décidé de rejoindre l’Alliance transatlantique après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

(Rédigé par Huseyin Hayatsever, version française Tangi Salaün)
reuters.com
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Retailleau (LR): interdire les manifs !

Retailleau (LR): interdire les manifs !

Le président des républicains au Sénat déjà en mal dans les sondages et même battu à la tête de son parti par le peu reluisant Ciotti propose purement et simplement d’interdire les manifestations dans le cadre d’une loi anticasseurs. Il ne faudra pas s’étonner ensuite si les républicains continuent de s’enfoncer dans l’opinion au point de suivre vraisemblablement le chemin des socialistes pour disparaître complètement.

Certes la prévention et les sanctions vis-à-vis des casseurs est nécessaire de la même manière que la régulation des manifestations. Reste qu’on ne peut pas s’attaquer à une liberté aussi fondamentale sans en même temps faire preuve de l’attitude la plus réactionnaire qui soit et même liberticide.

On trouve là toutes les contradictions d’un parti « républicain » qui ne parvient pas à se positionner entre une ligne relativement très droitière comme celle de Ciotti et de Retailleau et celle d’un Bertrand plus moderne et plus modéré.

interview:

Pourquoi soutenez-vous la possibilité d’une interdiction administrative de manifester ?

Cette mesure est plus que jamais nécessaire, puisqu’on a désormais affaire à une véritable guérilla, organisée sur le modèle de groupe paramilitaires, et les outils que nous avons pour protéger la société, pour protéger le droit de manifester en toute quiétude, de façon pacifique, tranquille, est profondément remis en cause par ces individus. Il y a une forme de dialectique entre l’épée et le bouclier, c’est-à-dire qu’eux perfectionnent leurs techniques pour tenter de tuer du flic, pour atteindre un certain nombre de biens, et il faut que le bouclier que constitue la loi puisse évoluer à proportion de la dangerosité de ces nouvelles techniques de guérillas urbaines. Il y a un ensauvagement, et on a vu des groupuscules se déployer à Notre-Dame-des-Landes, à Sainte-Soline, mais aussi désormais dans beaucoup de manifestations. Si on veut préserver le droit constitutionnel à manifester, on doit se pourvoir des outils à la hauteur des menaces que constituent ces groupes et ces individus.

Les Républicains soutiendront-ils le gouvernement sur cette mesure ?
Bien sûr qu’on soutiendra. Il y a deux solutions, soit le gouvernement fait des propositions et a un vecteur rapidement, soit nous en ferons nous aussi. Il n’y a aucune raison que je change d’avis par rapport à la proposition de loi que j’avais déposée en 2018. Je veux simplement dire qu’Emmanuel Macron a une forme de responsabilité. Notre-Dame-des-Landes est le creuset fondateur de ces nouvelles violences. C’est là que sont nés Les Soulèvement de la terre. Pour que l’action publique, l’autorité de l’Etat puisse être efficace, il faut une parfaite cohérence. Encore une fois, le « en même temps » macronien a été pris à défaut au regard de cette exigence de cohérence. Comment faire pour lutter efficacement contre ces individus que l’on combat à Sainte-Soline, alors qu’on leur a donné raison à Notre-Dame-des-Landes ? Je souhaite que la loi évolue et qu’on trouve une rédaction à la fois efficace pour les forces de l’ordre, pour l’Etat et pour protéger la société.

Très clairement, je fais plus confiance à Gérald Darmanin qu’à Christophe Castaner


Avez-vous confiance en Gérald Darmanin, plus qu’en Christophe Castaner alors ministre à l’époque de votre proposition de loi, pour porter ce combat ?

Très clairement, je fais plus confiance à Gérald Darmanin qu’à Christophe Castaner sur ce plan là. Je me souviens des propos ambigus que ce dernier avait eus lorsqu’il s’était dit prêt à mettre un genou à terre, ce qui était le geste emblématique des manifestations du comité Adama Traoré. Cela avait beaucoup choqué les policiers.

Quels ajustements devront-ils être faits pour que la mesure soit validée par le Conseil constitutionnel ?
Il faut qu’on puisse trouver une rédaction qui soit à la fois adaptée, nécessaire, mais surtout proportionnée. Je pense que la rédaction qui était la mienne, et qui est celle que le Sénat avait votée en 2018, répondait à ces exigences. Nous avions mis trois garde-fous. Le premier était que l’interdiction concernait les individus appartenant à des groupuscules violents ou ayant commis des actes délictuels à l’occasion de précédentes manifestations. Le deuxième était que la mesure d’interdiction ne pouvait excéder dans le temps la durée de la manifestation. Et en troisième point, nous avions limité le périmètre de l’interdiction à la manifestation et aux abords immédiats de la manifestation. De plus, il y avait une obligation de notification de l’arrêté 48 heures avant la date prévue de la manifestation, pour qu’éventuellement la personne qui était frappée par cette interdiction puisse se pourvoir en référé auprès du juge.

Interdire l’IA à l’école ?

Interdire l’IA à l’école ?

par

Fabienne Serina-Karsky
Maître de conférences HDR en Sciences de l’éducation, Institut catholique de Paris (ICP)

Gabriel Maes
Ingénieur pédagogique et formateur, Institut catholique de Paris (ICP)

dans the conversation


L’émergence de l’intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif est une arme à double tranchant. D’une part, l’IA peut être utilisée comme un outil efficace pour aider les élèves et les étudiants en leur fournissant du matériel d’apprentissage personnalisé et un retour instantané sur leurs travaux. D’autre part, si l’IA est utilisée sans précaution, elle peut avoir des effets néfastes sur leurs performances et leur préparation au marché du travail.

L’exemple récent de ChatGPT nous montre que certains établissements l’ont interdit de crainte que cet outil facilite la triche et entraîne une baisse des normes académiques, alors que d’autres l’ont accueilli dans leur salle de cours tant il leur semblait impossible de lutter contre ces technologies – et mener une guerre perdue d’avance. Les deux positions se défendent. Les établissements ayant bloqué l’accès à ces technologies ont bien conscience que, si le travail d’un apprenant est relégué à 100 % à la technologie, il n’y a plus ou peu d’apprentissages, qui plus est à une période clé du développement des adolescents.

Cependant, cette interdiction s’est avérée relativement inefficace, les étudiants la contournant aisément par l’utilisation des connexions 4G de leurs téléphones portables, donnant ainsi raison aux partisans de leur intégration. Comment, dès lors, peut-on accompagner les apprenants, mais aussi les enseignants au mieux aux usages des IA ?

La Commission européenne réfléchit depuis plusieurs années à l’intégration du numérique dans l’éducation, de l’élémentaire jusque dans l’enseignement supérieur. Afin de s’assurer que les enseignants et les étudiants bénéficient du potentiel de l’IA pour l’apprentissage, elle a publié les lignes directrices pour une utilisation éthique de l’IA et des données dans l’éducation et, le 30 septembre 2020, elle a ainsi approuvé le plan d’action pour l’éducation numérique 2021-2027. Ces lignes directrices ont pour but de fournir un soutien à tous les niveaux – qu’il s’agisse de l’enseignement ou des tâches administratives qui y sont associées – afin que chacun puisse bénéficier d’une expérience d’apprentissage optimale.

En Amérique du Nord, la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec nous donne un exemple de la manière de se saisir de la question.

En France, fin janvier 2022, le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye a présenté une stratégie du numérique pour l’éducation 2023-2027 dont le but est de renforcer les compétences numériques des élèves et d’accélérer l’usage des outils numériques pour la réussite des élèves. Les différents axes et mesures sont présentés dans un rapport de 41 pages qui développe notamment les points d’une offre numérique « raisonnée, pérenne et inclusive » au profit d’une communauté éducative et pour « permettre aux élèves de devenir des citoyens éclairés à l’ère du numérique ».

La réflexion engagée s’inscrit bien au-delà du cadre de l’école ou de l’université et demande la mobilisation de tous les éducateurs, parents, enseignants, pour accompagner les nouvelles générations dans les usages de ces technologies qui viennent bouleverser les usages pédagogiques notamment dans le cadre de l’école et de l’université.

La technologie ChatGPT, qui fait la une des journaux depuis son lancement le 30 novembre 2022, est désormais connue de tous. Nombreux sont les collégiens, lycéens et étudiants qui ont tenté de déléguer leurs devoirs à l’IA. Et nombreux sont les enseignants ayant fait part de leur impuissance, tant il est difficile de détecter si une rédaction est rédigée par un élève ou par l’IA, et ce d’autant plus qu’il est possible de demander à ChatGPT d’adapter la rédaction en fonction du statut, qu’il s’agisse d’un collégien ou d’un étudiant préparant un mémoire par exemple.

OpenAI, la société ayant conçu ChatGPT, et d’autres, ont promis de produire des scripts permettant de différencier la rédaction humaine et celle rédigée par l’IA. Aujourd’hui, cela fonctionne assez bien sur des textes en anglais. Cependant, sur la dizaine de tests que nous avons effectués sur des textes français avec un logiciel de détection de plagiat, les résultats montrent que, sur les textes rédigés par une IA, dans 60 % des cas, le logiciel détecte bien l’IA et donc dans 40 % des cas, il pense que c’est un être humain.

Par ailleurs, nous avons pu également constater que, pour les textes générés par l’IA, il suffisait de remplacer deux ou trois mots dans chaque phrase pour que le logiciel de contrôle pense que la rédaction provient d’un être humain. Les seules alternatives qui fonctionnent à ce jour et qui s’imposent aux enseignants sont les évaluations écrites sur table, sans accès Internet, et les évaluations à l’oral. Cependant, les universités n’ont pas tous les moyens techniques et/ou logistiques d’organiser tous les examens en présentiel. Et l’évolution des IA est exponentielle.

Ces transformations questionnent l’évaluation des compétences et pourraient conduire à ébranler la crédibilité des diplômes. On peut alors penser que les recruteurs ne se contenteront plus des reconnaissances universitaires et ajouteront des tests diagnostiques pour vérifier les aptitudes revendiquées par le CV du candidat. Cela inciterait les étudiants à se concentrer sur l’acquisition de compétences et à cesser de se focaliser sur les notes. Le développement des IA nous inciterait-il à envisager autrement l’école ?

Le psychologue suisse Édouard Claparède, dès le début du XXe siècle, parle d’enclencher une révolution copernicienne pour reconnaitre à l’enfant sa capacité à être acteur de sa formation. L’éducateur ne serait plus alors un « enseigneur » mais un « renseigneur », pour reprendre les mots de Roger Cousinet, inspecteur français participant, aux côtés notamment de la célèbre Maria Montessori, à ce mouvement international de l’Éducation nouvelle qui se fédère en 1921 avec pour objectif de transformer l’éducation.

L’innovation pédagogique s’invite alors à l’école par différents outils et méthodes non plus basés sur un enseignement magistral et identique pour tous, mais sur un apprentissage basé sur les capacités propres à chaque élève. C’est l’école inclusive avant l’heure. En partant de ce qui fait sens pour l’enfant ou le jeune, l’enseignant lui apporte les éléments dont il a besoin pour construire son projet, et pense l’évaluation autrement.

Or, pour faire face aux risques des nouvelles technologies et à l’avalanche d’informations désormais à la portée de tous, repenser le rôle de l’enseignant semble être l’un des facteurs clés. À cela s’ajoute le défi de l’école de demain d’intégrer les nouveaux savoirs nécessaires pour l’éducation du futur, parmi lesquels le philosophe Edgar Morin identifie entre autres la connaissance des connaissances, l’incertitude, l’erreur, comme autant d’éléments clés.

Face à la masse de connaissances en accès libre et avec l’IA qui permet désormais de les utiliser à plus ou moins bon escient, l’éducation à la recherche d’information et à leur utilisation à bon escient est l’occasion de sensibiliser les apprenants au sens que chacun peut tirer du fait d’apprendre. En conclusion, il apparait urgent de développer l’esprit critique et de s’interroger sur la façon dont l’école peut se saisir de ces nouveaux défis pour poursuivre cette révolution copernicienne en s’appuyant sur les nouveaux outils qui ne manqueront pas de voir le jour.

Drogue: Interdire totalement

Drogue: Interdire totalement

Par François Diot, Thérapeute dans une tribune du Figaro


Alors que la France a fait face à des saisies de cocaïne records en 2022, le thérapeute François Diot plaide pour un changement de paradigme dans la lutte contre la drogue. Selon lui, les salles de shoot, en voulant accompagner la consommation de drogue la normalisent. Le ministre de l’intérieur envisage maintenant un durcissement des sanctions pour la drogue au volant mais la problématique est beaucoup plus large car les stupéfiants pénètrent la société dans toutes les circonstances et de plus en plus profondément dans le pays.

François Diot est thérapeute, spécialiste des conduites addictives. Il a notamment dirigé un Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD), un centre d’aide pour les toxicomanes.

Depuis une trentaine d’années, les saisies de cocaïne ne cessent d’augmenter en France, comme en témoignent les chiffres de l’OFDT. Et c’est la cocaïne qui, après un certain mélange, permet la fabrication du crack. Si lors de la décennie 1990, les saisies sur le territoire national s’élevaient en moyenne à 1,8 tonne par an, elles sont passées à 5,3 tonnes dans les années 2000 et à plus de 11 tonnes dans les années 2010. En 2021, elles ont atteint un record avec 26,5 tonnes, soit deux fois plus qu’en 2020. Cette évolution spectaculaire est la conséquence de plusieurs facteurs. Le premier est la très forte croissance de la production de cocaïne en Amérique latine et particulièrement en Colombie, d’où provient la majeure partie du chlorhydrate de cocaïne consommé en France. Depuis le début de la décennie 2010, la production colombienne a plus que triplé, passant de 384 tonnes en 2011, à 1 228 tonnes en 2020.

Le second facteur est une augmentation très nette de la pureté de la cocaïne observée depuis dix ans avec, en France, un taux moyen de pureté de 63,5 % en 2021, contre 45,8 % en 2011. Le reste de cette cocaïne contient généralement des produits de coupe qui ont également des effets psychoactifs (lévamisole, paracétamol, caféine, hydroxyzine, lidocaïne). Enfin le troisième facteur explicatif est le prix de vente. Le prix du gramme de chlorhydrate de cocaïne a augmenté depuis 2010 mais il a diminué progressivement à partir de 2018, pour atteindre aujourd’hui entre 60 et 70 euros le gramme. La «galette» de crack (qui peut permettre 3 à 5 consommations) s’achète entre 10 et 20 euros.

D’un point de vue médical, le dispositif de soin en addictologie est actuellement confronté à une difficulté majeure concernant la prise en charge médico-sociale des usagers de crack, car il n’existe pas de traitement de substitution à cette drogue. De plus, ces usagers de crack cumulent des difficultés sociales importantes, des parcours de vie traumatiques, ainsi que des pathologies psychiatriques qui ne sont pas soignées. Pour permettre une prise en charge adaptée des consommateurs de cette drogue hautement addictive, il est indispensable qu’il y ait une rupture avec son usage, une rupture avec les lieux de consommation et de deal, bref une mise à distance de toutes les tentations et une mise à l’abri. Vouloir réguler et accompagner la consommation de crack, comme le soutiennent et le pratiquent les adeptes de la réduction des risques, est totalement illusoire. Plus grave, c’est une impasse.
Pourquoi ? Mise en place, à juste raison, il y a 30 ans pour lutter contre les ravages du VIH et du VHC, la réduction des risques reste nécessaire, même si désormais le VIH se soigne et le VHC se guérit. Il ne s’agit donc pas de la remettre en question. Mais elle est aujourd’hui l’option quasi exclusive, prônée par le secteur de l’addictologie en France. Ce parti pris s’explique par l’idéologie qui prévaut largement dans ce secteur, selon lequel il faut «vivre avec les drogues» : les consommateurs étant supposés libres de leur choix et le mal venant non pas des stupéfiants, mais des conditions de leur consommation, il convient de s’accommoder de l’addiction en réduisant les risques de celle-ci.
Ajoutons qu’en France, Il existe aujourd’hui 1080 structures dédiées à la réduction des risques. Elles sont gérées par des associations qui sont financées par les pouvoirs publics. Le maillage territorial de la réduction des risques est très élevé. Pourtant, la consommation de crack et autres drogues dures ne cesse de croître. Elle n’est plus l’apanage des grandes villes françaises. Désormais, elle touche aussi les villes moyennes et petites.

Aujourd’hui, la réduction des risques et le discours de ses promoteurs sont un frein au soin et à la sortie de l’usage de drogues. En effet, ceux-ci considèrent que le toxicomane est libre, et qu’il faut attendre qu’il ait le désir de cesser de consommer pour envisager le sevrage et la sortie de l’addiction. Mais comment peut-on encore parler de liberté et de discernement pour des personnes qui – en plus de souffrir de comorbidités, de troubles psychiatriques et de handicaps sociaux lourds – sont totalement aliénées au crack et passent leur temps à se procurer, par tous les moyens, la prochaine dose à consommer ? Les salles de shoot et leur zone d’immunité pénale normalisent de facto l’usage de drogue en le sécurisant.

La crise actuelle du crack témoigne de l’impasse de cette approche. Les différents plans crack ont consisté essentiellement à investir massivement dans l’hébergement des toxicomanes. Cet hébergement a évidemment son utilité mais il ne résout pas le problème. D’une part parce que, malgré un logement, la plupart des consommateurs ont une propension à se regrouper, car la consommation du crack se fait selon un mode communautaire. D’autre part, parce que les addicts auxquels sont distribués des kits à crack et kits d’injection, ne se voient pas proposer du soin et de la désintoxication, suivi d’un parcours de rétablissement. Sans compter, qu’ils sont la proie toute trouvée des dealers. À côté des plans crack, la solution proposée par le courant dominant de l’addictologie est la multiplication des salles de consommation de drogues encadrées (Haltes Soins Addictions, HSA).

Encadrer la consommation de drogue, est-ce la solution ? Ces HSA sont-elles la solution pour sortir de la crise actuelle aussi bien sur le plan sanitaire que sur celui de la sécurité et de la tranquillité publique ? Et permettent-elles à l’état de réaliser des économies sur le plan financier ? La réponse est non. Sur le plan sanitaire, concernant la salle de Paris implantée au cœur d’un quartier très dense d’habitations, écoles et commerces, celle-ci, selon le rapport de l’Inserm (2021) : «n’a pas permis d’améliorer l’accès au dépistage VHC, aux médicaments de l’addiction aux opiacés, à la médecine de ville». Sur la base d’une simulation couvrant une période de dix ans entre 2016 et 2026, on note qu’elle permet seulement «d’éviter un nombre relativement modeste d’infections VIH (6%) et VHC (11%)». De plus, elle parvient à un résultat – bien modeste lui aussi – concernant l’espérance de vie : 22 décès évités sur dix ans, soit une diminution de 6,7% du nombre de décès qui auraient été observés sans la salle.

Les promoteurs de ces salles affirment qu’elles sont le premier pas vers un parcours de soins pouvant conduire au sevrage et à la sortie de l’addiction. Mais à combien d’années se mesure ce «premier pas» ? La salle parisienne ne présente aucun résultat concret concernant la sortie de l’addiction et ce depuis 2016, soit depuis plus de six ans. En bref : les HSA enferment les toxicomanes dans l’usage de drogue en le normalisant, ce qui est paradoxal pour un secteur dont l’objectif devrait être le soin et la sortie de l’addiction.

Sur le plan de la sécurité et de la tranquillité publique : en 2018, soit deux ans après l’ouverture de la HSA parisienne, le quartier «Salle de consommation-Lariboisière-Gare du Nord» a été intégré à la Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP) 10-18, preuve que la situation n’a pas été améliorée par la salle. Mieux, selon des données de 2020 du commissariat du 10ème arrondissement, cette partie de la ZSP «compte pour la moitié des chiffres de la délinquance de la ZSP 10-18». Enfin, lors de l’ouverture de cette HSA, une politique pénale adaptée a été définie par une circulaire du ministère de la justice. Celle-ci prévoit un périmètre d’immunité pénale pour les personnes qui se rendent à la salle avec la quantité de produit à y consommer. Mais aucun contrôle permanent n’est exercé, si bien que ce périmètre a permis au deal de prospérer ouvertement. L’action des forces de l’ordre se trouve ainsi limitée par ce cadre juridique. Le législateur français aurait pourtant pu s’inspirer de l’exemple portugais, qui n’a pas souhaité implanter ces HSA à proximité d’habitations. D’ailleurs la HSA de Strasbourg n’est pas en zone habitée et ne pénalise donc pas les riverains. L’objectif du ministère de l’Intérieur est d’éviter que des scènes de consommation de drogue se mettent en place et d’arrêter les dealers. Mais les HSA et leur zone d’immunité pénale vont à l’encontre de cette politique qui normalise de facto l’usage de drogue en le sécurisant.

Il est nécessaire de changer de paradigme, en ayant pour objectif premier et explicitement affiché la rupture avec l’usage de drogue plutôt que son accompagnement.

Sur le plan financier, le budget annuel de la HSA parisienne, abondé par les finances publiques, était en 2019 de 2,5 millions d’euros, selon les derniers chiffres connus. Or, celle-ci, depuis 2016, n’a sorti personne de l’addiction. À titre de comparaison, le centre Espoir du Val d’Oise (EDVO) qui accueille des addicts passés d’abord par le sevrage et la postcure indispensables, réussit à maintenir dans l’abstinence et à réinsérer socialement et professionnellement quatre résidents sur cinq, pour un budget annuel de 300 000 euros, avec pour seule aide de l’état 53 800 euros d’allocation logement temporaire.

Au regard des excellents résultats obtenus par EDVO depuis trente ans, n’est-il pas temps que les pouvoirs publics corrigent cette inégalité de traitement ?
Que faire ? Il est nécessaire de changer de paradigme, en ayant pour objectif premier et explicitement affiché la rupture avec l’usage de drogue plutôt que son accompagnement. La prise en charge en ambulatoire, par les HSA notamment, n’est pas adaptée à une population qui cumule de nombreux handicaps. Une prise en charge individuelle à l’hôpital pour la désintoxication doit être une priorité. Cette première étape est insuffisante si elle n’est pas immédiatement suivie d’abord d’une postcure, pour stabiliser la personne sevrée et traiter ses probables comorbidités psychiatriques, et ensuite d’un séjour dans une communauté thérapeutique proposant un programme du type Minnesota qui a démontré son efficacité dans les pays anglo-saxons.

Un tel changement de modèle suppose de questionner l’option thérapeutique prônée par les associations qui prennent en charge les consommateurs de stupéfiants, et qui est manifestement en panne aujourd’hui. Ce questionnement est d’autant plus nécessaire que les pouvoirs publics leur accordent de généreuses subventions (en global : 913 millions d’euros cette année). L’État a jusqu’ici soutenu la seule approche que lui proposent ces associations, lesquelles sont nécessairement juges et parties car financées par l’État lui-même, à l’égard duquel elles n’ont aucune obligation de résultat. Le secteur associatif a ainsi, de fait, une délégation de mission de service public sans en avoir les obligations. Il est par exemple essentiel que les discours banalisant l’usage de drogue ou le présentant sous une image festive soient prohibés. Ce n’est pas le rôle des soignants de militer pour l’usage de drogue supervisé. De même, certains sociologues de ce domaine dont les études sont financées par l’État, n’ont pas à confondre sociologie et militantisme.

À cela, il faut ajouter que la question de l’obligation de soin dans des centres fermés doit se poser. Le propre de l’addiction au crack est qu’elle rend impossible aux usagers d’envisager d’en sortir. Il est donc illusoire d’attendre une demande de soin de leur part, surtout quand des pathologies psychiatriques sont associées à leur consommation. L’obligation de soin comme alternative à l’incarcération est une piste à explorer concernant celles et ceux qui sont dans l’incapacité d’en formuler la demande. Personne ne remet en question la nécessité d’hospitaliser d’office un schizophrène qui délire sur la voie publique. Pourquoi les intervenants en addictologie jugent-ils condamnable le soin sous contrainte pour les usagers de crack ? Les toxicomanes méritent d’être respectés : proposons-leur des solutions, de l’espoir et une vie libérée de la dépendance.

Il est nécessaire de prendre en charge les toxicomanes de manière plus ambitieuse, avec pour objectif affiché la sortie de l’addiction, le maintien dans l’abstinence et la réinsertion sociale.

Par ailleurs, il ne peut y avoir de contradiction entre les ministères en charge de la toxicomanie et de ses effets : santé, intérieur et justice. Or, on constate une incohérence entre les objectifs de ces ministères. Celui de l’intérieur est hostile aux salles de consommation de drogue encadrée car elles sont indissociables du trafic ; celui de la santé est favorable à ces salles comme en atteste son arrêté du 22 janvier 2022 ; et celui de la justice est l’auteur de la circulaire de politique pénale adaptée autour de ces salles, du 13 juillet 2016. Sans un changement urgent de modèle, et sans une mise en cohérence par le gouvernement de sa politique globale en matière de toxicomanie, est-il acceptable qu’à Paris, en banlieue ou ailleurs en France, les citoyens soient condamnés à vivre avec les consommateurs et les dealers de stupéfiants, et à subir la hausse de la délinquance voire de la criminalité qui en résultent ? Est-il acceptable qu’ils en soient réduits à réclamer de la police municipale ou nationale qu’elle sécurise leurs enfants sur le chemin de l’école, comme cela se produit de plus en plus ?

Que proposons-nous concrètement ? Il est nécessaire de prendre en charge les toxicomanes de manière plus ambitieuse qu’elle ne l’est aujourd’hui, avec pour objectif affiché la sortie de l’addiction, le maintien dans l’abstinence et la réinsertion sociale. Nous proposons ensuite d’investir massivement dans la prévention, en collèges, lycées, universités, centres de formation professionnelle, etc. Il faut amender l’arrêté du ministère de la santé (23 janvier 2022) relatif aux «haltes soins addictions» (HSA) pour qu’il stipule qu’elles soient impérativement loin d’habitations, commerces, écoles… Pour les consommateurs, nous devons organiser sans rupture : la désintoxication en structures hospitalières ; la stabilisation dans un service de postcure ; puis le transfert dans une structure type communauté thérapeutique, afin de maintenir la personne dans l’abstinence, loin des lieux de consommation et de deal et de l’aider à se réinsérer socialement. Ensuite, nous recommandons d’augmenter le nombre de places en désintoxication, en service de postcure, et dans les centres qui assurent l’abstinence et la réinsertion sociale.

Il nous semble aussi nécessaire de renforcer la coordination entre police et justice concernant l’expulsion des dealers en situation irrégulière sur le territoire français.

Le gouvernement devrait également ouvrir les appels à projet d’études et de recherche de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), et ceux directement opérationnels des ARS (Agences régionale de Santé), aux projets alternatifs tels que les communautés thérapeutiques. Nous conseillons d’assurer un audit indépendant des 1080 structures dédiées à la réduction des risques, afin d’en augmenter l’efficacité et l’articulation entre elles. En parallèle, il faudrait comptabiliser les résultats obtenus en matière de désintoxication, de parcours de soins et de reconstruction psychologique et sociale, afin d’établir une norme évaluable chaque année, conditionnant l’octroi de subventions.

Il nous semble aussi nécessaire de renforcer la coordination entre police et justice concernant l’expulsion des dealers en situation irrégulière sur le territoire français. Mais il est également urgent de poser sans tabou les questions de l’obligation de soin comme alternative à l’incarcération du toxicomane, et de l’hospitalisation sous contrainte des consommateurs de crack ou autres drogues dures présentant des comorbidités psychiatriques, suivies d’un séjour de reconstruction dans une communauté thérapeutique le temps nécessaire. Il s’agit là d’un choix de société.

Société- Interdire l’Écriture inclusive

SociétéInterdire l’Écriture inclusive

 

C’est le souhait d’environ 60 députés de la majorité comme de l’opposition qui considèrent  que cette écriture complexifie inutilement voir même massacre la langue française. Les députés dans une proposition de loi proposent que cette écriture soit interdite dans les documents administratifs

Un  des auteurs de la loi le député François Jolivet décrit l’écriture inclusive comme un choix «personnel et militant» et «en rien majoritaire», qui «brouille les messages» et «complexifie l’apprentissage de la langue française». «D’ailleurs, les experts de la dyslexie, dyspraxie et dysphasie sont préoccupés et alertent sur les difficultés supplémentaires engendrées par cette forme d’écriture», ajoute-t-il dans l’exposé des motifs de sa proposition de loi, cosignée notamment par la présidente déléguée du groupe LREM Aurore Bergé ou la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale Annie Genevard.

Avec ce texte, à la portée surtout symbolique à ce stade, François Jolivet veut surtout «alimenter le débat, sensibiliser et inciter les ministères à prendre des circulaires à l’instar d’Edouard Philippe en 2017», indique le député à l’AFP. Dans une circulaire du 21 novembre 2017 sur «les règles de féminisation», l’ex-premier ministre Edouard Philippe avait «invité» ses ministres, «en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive».

François Jolivet s’inquiète de l’apparition de «mots nouveaux» dans des «publications parfois officielles» comme «iels» pour «ils/elles», «toustes» pour «tous/toutes» ou «celleux» pour «celles/ceux». Sa proposition de loi vise à interdire l’écriture inclusive «dans les documents administratifs» et pour les «organismes et personnes chargés d’une mission de service public».

 

Des défenseurs de l’écriture inclusive y voient un moyen de lutter pour l’égalité femmes/hommes. Cependant ils font l’impasse sur la complexification d’une langue de moins en moins bien maîtrisée dans tous les niveaux scolaires du bac à l’université. Une manière aussi d’enfoncer encore un peu plus le niveau des élèves et  étudiants en France. Après l’écriture inclusive certains ont même proposé l’écriture phonétique qui fait donc abstraction de toute règle orthographique.

Interdire l’Écriture inclusive

Interdire l’Écriture inclusive

 

C’est le souhait d’environ 60 députés de la majorité comme de l’opposition qui considèrent  que cette écriture complexifie inutilement voir même massacre la langue française. Les députés dans une proposition de loi proposent que cette écriture soit interdite dans les documents administratifs

Un  des auteurs de la loi le député François Jolivet décrit l’écriture inclusive comme un choix «personnel et militant» et «en rien majoritaire», qui «brouille les messages» et «complexifie l’apprentissage de la langue française». «D’ailleurs, les experts de la dyslexie, dyspraxie et dysphasie sont préoccupés et alertent sur les difficultés supplémentaires engendrées par cette forme d’écriture», ajoute-t-il dans l’exposé des motifs de sa proposition de loi, cosignée notamment par la présidente déléguée du groupe LREM Aurore Bergé ou la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale Annie Genevard.

Avec ce texte, à la portée surtout symbolique à ce stade, François Jolivet veut surtout «alimenter le débat, sensibiliser et inciter les ministères à prendre des circulaires à l’instar d’Edouard Philippe en 2017», indique le député à l’AFP. Dans une circulaire du 21 novembre 2017 sur «les règles de féminisation», l’ex-premier ministre Edouard Philippe avait «invité» ses ministres, «en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive».

François Jolivet s’inquiète de l’apparition de «mots nouveaux» dans des «publications parfois officielles» comme «iels» pour «ils/elles», «toustes» pour «tous/toutes» ou «celleux» pour «celles/ceux». Sa proposition de loi vise à interdire l’écriture inclusive «dans les documents administratifs» et pour les «organismes et personnes chargés d’une mission de service public».

 

Des défenseurs de l’écriture inclusive y voient un moyen de lutter pour l’égalité femmes/hommes. Cependant ils font l’impasse sur la complexification d’une langue de moins en moins bien maîtrisée dans tous les niveaux scolaires du bac à l’université. Une manière aussi d’enfoncer encore un peu plus le niveau des élèves et  étudiants en France. Après l’écriture inclusive certains ont même proposé l’écriture phonétique qui fait donc abstraction de toute règle orthographique.

Pollution : Trump veut interdire de protéger l’environnement à la Californie

Pollution : Trump veut interdire de protéger l’environnement à la Californie

 

 

« L’administration Trump révoque l’exemption fédérale de la Californie sur les émissions, afin de produire des voitures bien moins chères pour les consommateurs, tout en améliorant sensiblement la sûreté des véhicules », a tweeté le président républicain.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, avait anticipé l’annonce fédérale, qualifiée de «vendetta politique», s’engageant à défendre bec et ongles la dérogation dont son Etat bénéficie, accordée en vertu d’une loi sur la qualité de l’air. «Nous ne pouvons pas nous permettre de revenir en arrière dans notre combat contre le changement climatique», a réagi le procureur général de Californie, Xavier Becerra. Photo datée de 1958 à l’appui, il a ajouté sur Twitter que «la Californie a commencé à légiférer sur la qualité de l’air car la pollution était si importante que certaines personnes portaient des masques à gaz à l’extérieur». Il y a fort à parier que le contentieux ira jusqu’à la Cour Suprême.

Mais le gouverneur Newsom a battu en brèche les arguments de Donald Trump selon lesquels la mesure allait non seulement bénéficier aux consommateurs, mais aussi aux constructeurs et à l’économie américaine en générale. « Vos normes vont coûter aux consommateurs 400 millions de dollars. Aboutir à la combustion et au rejet dans l’air de 1,2 milliard de litres de pétrole supplémentaires. Et nuire à la capacité des entreprises automobiles à être compétitive sur les marchés mondiaux. C’est mauvais pour notre air. Mauvais pour notre santé. Mauvais pour notre économie », a critiqué le responsable démocrate.

A la demande du gouvernement, l’EPA a engagé l’annulation des normes plus strictes qui avaient été adoptées sous la présidence de Barack Obama pour les modèles de voitures allant jusqu’à 2025. Mais la Californie avait décidé de maintenir le cap et négocié cet été un accord de principe avec les constructeurs Ford, Honda, Volkswagen et BMW pour adopter des normes uniques, une entente immédiatement attaquée par l’administration Trump qui a déclenché une enquête.

 

 

 

Interdire le portable à l’école ?

Interdire le portable à l’école ?

Le philosophe Guillaume von der Weid évoque ans une interview à la Tribune l’interdiction des portables dans les écoles

« Notre ministre de l’Education veut interdire les portables dans les collèges. Idée qui peut paraître rétrograde, à l’heure des objets connectés et de l’intelligence artificielle. Rétrograde comme toutes les condamnations qui, par le passé, s’élevèrent contre les innovations technologiques, en particulier dans la communication, qu’on remonte à l’écriture qui, selon Socrate, nous faisait perdre la mémoire, à l’imprimerie qui, selon Victor Hugo, mettait fin aux cathédrales, uniques supports des paroles sacrées, à la presse, qui « manipulait l’opinion » ou encore au téléphone qui, au début du XXe siècle, « détruisait les liens sociaux » et « favorisait l’adultère ». Condamnations souvent venues des élites qui voyaient leurs prérogatives entaillées par ces canaux où, indépendamment d’elles, le peuple pouvait apprendre et s’organiser. Condorcet analyse ainsi l’histoire humaine par le prisme de la lutte du peuple ignorant contre les élites savantes, de la diffusion du savoir contre l’oppression du pouvoir. Prolongeant ces progrès, le téléphone portable devrait être encouragé plutôt qu’écarté.

Sauf que le portable n’est pas une avancée sur l’écrit. Tous deux supports d’information, certes, ils en font cependant un usage opposé : l’un fait réfléchir, l’autre frappe l’esprit, l’un stimule l’imagination, l’autre impose des images, l’un dialogue à égalité avec la pensée, l’autre la ligote par un entrelacement complexe et redondant de photos, de vidéos, de liens se confirmant mutuellement. Autovalidation créant des « bulles cognitives » qui ressemblent fort aux ombres du fameux repaire platonicien, dont les humains, enchaînés dos à la lumière du jour, pensaient qu’elles étaient la réalité même. Mais la réalité n’est pas donnée et il faut sortir de la machination ; c’est justement le rôle de l’éducation : conduire à l’extérieur, ex-duco. En ce sens, le téléphone portable est l’ennemi de l’école, car elle réclame ce qu’il nie. L’une donne à voir, l’autre à rendre attrayant. On dira que le portable servira à chercher des informations, « prendre des photos du tableau si l’élève n’a pas eu le temps de noter » (sic), utiliser Internet de façon critique. Mais n’est-ce pas demander à un enfant d’acheter une glace à la vanille pour étudier ses propriétés chimiques? C’est pourquoi le portable ne s’oppose pas à l’école comme l’information à l’apprentissage – « Pourquoi apprendre ces choses que je trouve sur mon portable? », ce qu’on disait déjà du temps des livres et des calculatrices – mais l’information au savoir, c’est-à-dire la capacité à relier les informations de façon intelligible et critique. La question n’est donc pas, comme le dit Michel Serres, d’accepter les perturbations d’une nouvelle forme d’intelligence, mais d’écarter de l’école les visions du monde préfabriquées qui, par leur forme ultra-stimulante, masquent leurs principes directeurs. Mais l’interdiction du portable à l’école, pour vitale qu’elle soit, est impossible, d’abord parce que les gens ont fusionné avec un appareil qui, s’il n’est pas rivé à leur corps, l’est à leur identité. Ensuite parce qu’il garantit, paradoxalement, leur autonomie présente, mais une autonomie dont les élèves se prévalent contre les exigences disciplinaires de l’éducation, dont le « tout, tout de suite » des portables semble promettre l’abolition. Le portable nous renvoie ainsi à la condition humaine, qui a toujours réclamé, pour jouir des bienfaits de la civilisation, patience et autodiscipline. Ce qui, pour Freud, explique notre ambivalence vis-à-vis d’une société qui ne nous comble qu’au prix d’une frustration constante. Pour rendre les ombres moins fascinantes, il faudrait donc éclairer davantage le chemin de la patience à la jouissance, qui n’apparaîtrait plus seulement comme une course pénible après une satisfaction démonétisée, mais comme l’effort d’être soi-même, qu’on ne peut déléguer à personne – fût-ce à une machine, aussi « intelligente » soit-elle. « 

 

Interdire l’emploi d’un parent au parlement (Hamon, Valls)

Interdire l’emploi d’un parent au parlement (Hamon, Valls)

 

Les duettistes de la primaire de gauche sont au moins d’accord sur un point : il faut interdire l’emploi d’un parent au parlement. On ne peut en effet leur donner tort. Cette  possibilité au demeurant légale est éthiquement très condamnable. Dommage seulement que pour ce problème comme pour bien d’autres, Hamon et  Valls découvrent la nécessité des réformes. Environ 25 % des députés ont en effet choisi un conseiller parlementaire parmi leurs familles et les députés socialistes ne font pas exception. Hamon et  Valls font maintenant de la politique depuis une trentaine d’années, ils n’ont d’ailleurs fait que cela. Ce sont des professionnels. Il aura fallu l’affaire Fillon pour qu’ils découvrent la nécessité d’interdire la pratique de recrutement familial à l’assemblée. Une sorte de vocation tardive à l’éthique. Il en va de cette question de beaucoup d’autres. Il aura fallu cette primaire pour que les candidats tutoient de manière d’ailleurs assez superficielle les enjeux actuels très complexes en matière d’économie ou de société. 25 ans pour faire un apprentissage aussi relatif, c’est un peu long. Évidemment ces deux apparatchiks eux-mêmes députés  sont d’une certaine manière complices des avantages officiels ou officieux dans bénéficient nombre de parlementaires dont le nombre (et le train de vie) est essentiellement destiné à récompenser les baronnies qui font vivre les systèmes politiques français. La France est ainsi un des rares pays à connaître des responsables qui font une aussi longue carrière politique : 10 ans, 20,30 40 ans et même davantage. Normal que faute de renouvellement-donc de démocratie- se développe à la longue des pratiques borderline.   Manuel Valls et Benoît Hamon, candidats à la primaire de la gauche pour l’élection présidentielle, se sont donc tardivement prononcés mercredi pour l’interdiction de l’emploi de parents par des parlementaires. Les deux hommes ont été interrogés à ce sujet après l’ouverture par le Parquet financier d’une enquête sur des emplois présumés fictifs de l’épouse de François Fillon, candidat de la droite à l’élection présidentielle. Manuel Valls et Benoît Hamon se sont prononcés pour l’interdiction de cette pratique, assez courante en France. « Cette décision s’impose. Dès qu’il s’agit de deniers publics il faut être particulièrement clair mais il ne s’agit pas non plus de jeter l’opprobre sur tout le monde », a dit Manuel Valls lors du dernier débat de la primaire, sur TF1, France 2 et France Inter. Benoît Hamon est allé dans le même sens, estimant qu’en la matière, « il ne faut pas

Accord international pour interdire les HFC

Accord international pour interdire les HFC

La communauté internationale a adopté à Kigali un calendrier en vue de l’élimination progressive des hydrofluorocarbures (HFC), gaz extrêmement nocifs pour le climat utilisés dans les réfrigérateurs et climatiseurs. Les pays riches sont appelés à agir plus vite que les pays en voie de développement. « L’année passée à Paris (lors de la COP21), nous avions promis de protéger le monde des pires effets du changement climatique », a réagi le directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement, Erik Solheim, cité dans un communiqué. « Aujourd’hui, nous honorons cette promesse ».     Juridiquement contraignant, l’accord de Kigali est une avancée majeure dans la lutte contre le réchauffement climatique et permet de donner un signal positif à quelques semaines de la prochaine grande conférence annuelle sur le climat (COP22), à Marrakech (Maroc). Obtenu à l’issue d’une nuit entière de discussion, cet accord sous la forme d’un amendement au Protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone, a de fait été largement salué, bien que certains regrettent que des pays, comme l’Inde ou les pays du Golfe, aient décidé d’entamer la transition plus tard que la plupart des autres nations. « Ce n’est peut-être pas entièrement ce que nous souhaitions, mais cela reste un bon accord », a déclaré le représentant des Iles Marshall, Mattlan Zackhras. « Nous savons tous que nous devons faire plus, et nous ferons plus ».L’élimination des HFC, présents dans certains aérosols ou pour la fabrication de mousses isolantes, est de fait une question épineuse pour l’Inde, et il aura fallu plusieurs réunions bilatérales vendredi, notamment avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry, pour débloquer les négociations. Le calendrier finalement adopté samedi prévoit qu’un premier groupe de pays, ceux dits « développés », réduise sa consommation de HFC de 10% d’ici à 2019 par rapport aux niveaux de 2011-2013, ce chiffre devant passer à 85% d’ici à 2036. Un deuxième groupe de pays « en voie de développement », dont la Chine, plus grand producteur mondial de HFC, et les pays africains, s’est engagé à entamer la transition en 2024. Une réduction de 10% par rapport aux niveaux de 2020-2022 devra être atteinte pour 2029, cette réduction devant atteindre 80% d’ici à 2045.       Un troisième groupe de pays également « en voie de développement » incluant l’Inde, le Pakistan, l’Iran, l’Irak et les pays du Golfe s’est, quant à lui, engagé à commencer le gel en 2028, une diminution de 10% par rapport à la période 2024-2026 devant être atteinte pour 2032, puis de 85% pour 2047. « C’est une honte que l’Inde et une poignée de pays aient choisi un programme plus lent », a dénoncé l’ONG Christian Aid, assurant toutefois que la communauté internationale a dans l’ensemble « passé le premier test sérieux » en matière de politique climatique depuis la COP21. Avec le pacte de Paris, la communauté internationale s’est engagée à agir pour contenir la hausse de la température dans le monde « bien en deçà de 2°C » par rapport au niveau préindustriel et à « poursuivre les efforts » pour la limiter à 1,5°C. Or, l’élimination des HFC pourrait réduire de 0,5°C le réchauffement mondial d’ici à 2100, selon une étude publiée en 2015 par l’Institute for Governance and Sustainable Development (IGSD), un groupe de réflexion. À l’horizon 2030, elle permettrait d’éviter jusqu’à 1,7 gigatonne d’équivalent CO2 par an, soit les émissions annuelles du Japon.        Les HFC sont de redoutables gaz à effet de serre, proportionnellement bien pires que le dioxyde de carbone, et leurs émissions augmentent à un rythme de 10-15% par an. Ils sont utilisés depuis les années 1990 en remplacement des CFC (chlorofluorocarbures), principaux responsables de la destruction de la couche d’ozone. Mais s’ils sont bons pour l’ozone, ils se sont révélés désastreux pour le climat. Selon Paula Tejon Carbajal, de l’ONG Greenpeace, l’accord de Kigali ne sera d’ailleurs couronné de succès que si la communauté internationale se tourne vers des solutions de rechange préservant l’environnement.     Les participants ont par ailleurs confirmé leur engagement à financer la transition. Fin septembre, 16 pays (États-Unis, Japon, Allemagne, France…) et 19 organismes et donateurs privés réunis à New York avaient déjà promis une aide de 80 millions de dollars (71,5 millions d’euros) pour les pays en développement. Le financement de la transition, dont le total est estimé à plusieurs milliards de dollars à l’échelle mondiale, fera l’objet de nouvelles discussions fin 2017 dans le cadre du Protocole de Montréal.

 

(BFM)

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