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Canicule : pourquoi c’est intenable en ville ?

  • Canicule : pourquoi c’est intenable en ville ?

 

Selon Météo-France, plus  1,5°C en moyenne en métropole depuis 1900 et  une hausse située entre 0,6 °C et 1,3 °C d’ici à 2050Pendant quelques jours,  là Une des médias sera presque totalement occupée par le phénomène de canicule qui va affecter le pays comme si le phénomène était aussi exceptionnel que cela. Ensuite on passera à autre chose.  En vérité, le réchauffement  dans une évolution tendancielle lourde caractérisée par le réchauffement climatique. Depuis des années et même des dizaines d’années, les hivers se font rares voire sont insignifiants tandis que globalement les températures s’élèvent ; cela en plus ; avec des mouvements de yo-yo surprenants, c’est-à-dire de grandes variations. Il y a longtemps que des météorologues ont prévu que Lyon connaîtrait le climat de Madrid en 2050 et celui d’Alger en 2100. Toutes les régions françaises seront affectées par cette hausse générale des températures qui ne concernent évidemment pas seulement la France mais  l’ensemble de la planète.  L’activité humaine à travers la pollution contribue largement à cette élévation des températures. En outre, l’urbanisme transforme les très grandes villes en véritable radiateur. Des sortes d’accumulateurs de chaleur dont la température ne parvient à baisser qu’après une heure du matin voir deux heures. L’écart avec les zones davantage mal atteints plusieurs degrés. Sur le plan technique, on  peut toujours expliquer les variations en indiquant la formation d’une dépression qui tire du sud vers   l’Europe des masses d’air chaud. . Mais le problème est structurel et au lieu d’organiser l’adaptation des habitants à ces modifications du climat on les renforce en concentrant presque 80 % de la population dans les zones super bétonnées et supers goudronnées. Il faudra sans doute quelques catastrophes pour agir réellement sur le dérèglement climatique (en modifiant les conditions de production et de consommation) ;  aussi sur l’urbanisme débridé qui non seulement portent atteinte aux conditions de vie mais prépare aussi à l’éclatement d’une bulle immobilière. Des pics de températures à 40 degrés sont donc  attendus en milieu de semaine prochaine en France. Ce phénomène météorologique est accentué par le réchauffement climatique et l’urbanisation. Météo France parle de risque réel de canicule, c’est-à-dire des températures dépassant les 20 degrés la nuit et ce, pendant trois jours consécutifs. Selon les premières prévisions, cet épisode caniculaire devrait durer au moins six jours. « Cette vague de chaleur pourrait être remarquable par sa précocité et son intensité », précise Météo France.

C’est en particulier dans les grandes métropoles comme Marseille ou Toulouse, que les pics de température sont à redouter. Mercredi et jeudi prochain par exemple, il devrait faire 38 degrés. A Lyon, Météo France prévoit un mercure avoisinant les 40 degrés, mercredi, jeudi et vendredi prochain. L’air est plus chaud qu’en zone rurale à cause du phénomène d’îlot de chaleur urbain. Si les extrêmes de température vont continuer d’augmenter ces prochaines années, c’est donc aussi parce que les villes continuent de s’étendre. « L’urbanisation accélère ce processus », précise à notre antenne Alix Roumagnac, président de la Société Predict, avant d’ajouter:

« Il faut prendre conscience que ces phénomènes vont s’amplifier. Il est important de faire comprendre que le comportement des gens doit s’adapter à ces évolutions », préconise-t-il.

 

Dette grecque « intenable » (FMI)

Dette grecque   »intenable » (FMI)

 

 

Curieux le changement total du FMI qui considère aujourd’hui la dette de la Grèce intenable et explosive. Un véritable serpent de mer d’autant plus qu’on sait  très bien que la Grèce est complètement incapable de rembourser cet immense dette de 200 milliards. Même le FMI dirigé par l’incompétente Christine Lagarde s’est complètement planté et a dû faire son mea culpa. Un FMI qui a failli torpiller la Grèce en la menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. ».  Dans son dernier  document, le FMI appelle la zone euro à prendre des mesures précises qui risquent d’être fraîchement accueillies en Allemagne, notamment l’extension des maturités des prêts jusqu’en 2070 et le prolongement de la période de grâce sur les remboursements jusqu’en 2040.  Toutefois, prévient le Fonds, si Athènes n’applique pas les réformes demandées par ses créanciers, la viabilité de la dette ne sera « pas garantie » même avec ces mesures d’allègement drastiques.

SNCF : une situation financière intenable

SNCF : une situation financière intenable

 

12 milliards de pertes en 2015, près de 50 milliards de dettes, un trafic qui n’évolue pas et un réseau en très mauvais état, autant d’éléments qui justifient les craintes pour l’avenir de l’entreprise. À cela s’ajoute les interrogations concernant les négociations sur les conditions de travail dans le secteur ferroviaire. Pour 2015, les 12 milliards d’euros de pertes sont surtout liés à une dépréciation brutale d’actifs pour SNCF mobilités ;  la dépréciation vient essentiellement de la baisse de rentabilité des TGV du fait d’un trafic et de tarifs qui stagnent en raison de la concurrence. la dépréciation provient essentiellement de la dévalorisation du réseau. Un réseau dont la valeur est nécessairement déprécié puisque toute évolution des péages à la hauteur des coûts est impossible. Tout cela explique largement l’État catastrophique de l’endettement du groupe ferroviaire qui atteint aujourd’hui autour de 50 milliards d’euros. Une dette sur laquelle les pouvoirs publics ont fait l’impasse quand ils ont procédé à la réforme récente du ferroviaire. Avec un trafic qui stagne voire régresse et surtout une telle dette la situation financière est ingérable. Même si les nouvelles normes comptables (if) ont largement plombé cette année les comptes. En effet les normes comptables IFRS qui s’appliquent aux deux Epic – tout comme aux entreprises privées – obligent les entreprises à valoriser leur actif. Il s’agit des rames de TGV pour SNCF Mobilités qui réalise les services de transport et du réseau lui-même pour SNCF Réseau, qui gère l’infrastructure ferroviaire. Ces actifs sont valorisés financièrement en fonction de la projection à 50 ans des flux financiers à venir. Or en 2015 pour la première fois, SNCF Réseau et SNCF Mobilités ont publié leurs comptes ensemble. Ainsi SNCF Réseau, le gestionnaire de l’infrastructure, affiche 9,6 milliards d’euros de dépréciations d’actifs pour la valorisation de son réseau. À ce montant colossal, s’ajoutent 2,2 milliards d’euros pour SNCF Mobilités et 450 millions d’euros pour les gares. Une situation Tellement ingérable qu’elle a entraîné récemment la démission du patron des infrastructures. La Situation est surtout caractérisée par un endettement abyssal de l’ordre de 45 milliards d’euros et qui pourrait encore augmenter de 11 milliards d’ici 2020. Selon le cabinet SECAFI,  Cette dette devrait atteindre 56,7 milliards en 2020, soit 11,7 milliards de plus par rapport à 2014. Or, les économies réalisées par le groupe SNCF ne devraient pas dépasser 4,8 milliards sur la période – 2,5 milliards issus de la fusion entre RFF et SNCF Infra et 2,3 milliards dans les coûts de production. Résultat, il manque, selon Secafi, de 1 à 1,5 milliard d’euros par an pour assurer la maintenance du réseau. A cela, il faut ajouter les intérêts de la dette qui coûtent 1,5 milliard d’euros par an au groupe public. Le rapport constate que la réforme « a omis de clarifier les grands principes du modèle économique du futur système ferroviaire » dans un contexte de restrictions budgétaires du côté de l’État comme des régions, et d’une libéralisation du marché de l’autocar. Une situation intenable qui ne permet ni d’assurer le financement des investissements, ni l’entretien pourtant urgent du réseau et ni la stabilisation de la dette. Une des variables d’ajustement consistera à supprimer au moins 10 000 emplois sur 150 000 actuels d’ici 2020. La protestation du 9 mars sera aussi justifiée par des revendications salariales pratiquement bloquées depuis plusieurs années du fait de l’inflation mais surtout en raison de la situation financière dramatique de l’entreprise. 

 

SFR: « un rapprochement avec Bouygues intenable » (Fourtou)

SFR: « un rapprochement avec Bouygues intenable » (Fourtou)

Dans une interview accordée aux Echos de ce lundi 7 avril, le président du conseil de surveillance de Vivendi, Jean-René Fourtou, revient sur cette décision en la justifiant. « Un rapprochement avec Bouygues aurait créé un groupe avec 47% de part de marché en valeur dans le mobile, ce qui était intenable au plan de la concurrence », indique-t-il.  Avant de poursuivre: « le régulateur aurait demandé des remèdes très importants afin de rééquilibrer le marché. La proposition de Bouygues de vendre son réseau mobile et des fréquences à Free allait dans le bon sens, mais il aurait probablement fallu aussi céder des clients ». « Par conséquent, dans le cas d’un mariage entre Bouygues et SFR, on se serait retrouvé avec une société en décroissance face à un concurrent surarmé, Free, conclut-il. Autre argument invoqué par Jean-René Fourtou, qui n’a jamais caché son soutien à l’offre de Numericable »: l’emploi. Il souligne ainsi que la proposition de Bouygues « comportait de très importantes synergies mais avec beaucoup de doublons au niveau des effectifs. Bouygues Telecom et SFR font des métiers très proches. Il y aurait eu 4.000 à 6.000 personnes en trop, sans compter les sous-traitants ». En parallèle, Jean-René Fourtou fait valoir que le projet de Numericable « a très peu de recouvrement et donc très peu de doublons en termes d’effectifs ». « Il s’agit de développer la convergence entre le fixe et le mobile, en s’appuyant sur la croissance du très haut débit et la génération de nouveaux services. C’est la stratégie gagnante dans les télécoms », plaide-t-il.

 




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