Archive pour le Tag 'insuffisants'

Défense : des moyens insuffisants

Défense : des moyens insuffisants 

 

 

Nicolas Lecaussin, Jean-Philippe Feldman, experts, dénoncent dans l’Opinion  l’insuffisance des moyens de défense en France

Il peut apparaître stupéfiant que l’Etat champion du monde des prélèvements obligatoires ne soit pas capable de consacrer des sommes substantielles à sa défense

 

Tribune

Il y a bien longtemps que nos concitoyens se rendent compte de la faiblesse de leurs forces de l’ordre. Au-delà du ressenti, les chiffres ne masquent plus l’état de dégradation de la sécurité publique.La crise ukrainienne met maintenant en pleine lumière la déliquescence de nos forces armées.

Les spécialistes le savent depuis des décennies, la guerre du Golfe l’avait déjà démontré : nos matériels sont largement insuffisants. Depuis lors, les informations distillées malgré la différence de la forme font état de munitions ou de pièces détachées qui manquent, d’heures de vol qui sont rationnées, de commandes qui sont reportées, d’engins qui ne sont pas renouvelés, etc..

Comment en est-on arrivé là ? Depuis les années 1980 jusqu’à 2018 et au-delà de la l’aveuglement de nos gouvernants successifs sur les « dividendes de la paix », le budget des armées a été l’une des variables d’ajustement de nos finances publiques en capilotade. Une difficulté pour boucler la loi de finances ? Comme on diminue le nombre des militaires, il suffit de couper en taille claire dans les crédits des armées. Et, ceci expliquant cela, la manœuvre apparaît d’autant plus facile que la Grande muette n’a pas usurpé son nom : il n’y a personne pour défendre publiquement les crédits de ses ouailles. Pour paraphraser Victor Hugo, notre budget des armées peut être violé car il ne crie pas…

Aujourd’hui, sur 100 euros de dépenses publiques, à peine 10 sont alloués aux coûts régaliens : défense, justice et sécurité, pour… 57 à la protection sociale !

Il peut apparaître stupéfiant que l’Etat champion du monde des prélèvements obligatoires ne soit pas capable de consacrer des sommes substantielles à sa défense. Le mouvement, comme souvent, n’a rien de nouveau. L’histoire du temps long démontre que, selon le calcul d’un auteur, si les dépenses de l’Etat-gendarme n’ont haussé que de 9,5 à 12,5 % du PIB de 1815-1819 à 1965-1969, les dépenses économiques et sociales sont passées corrélativement d’un confidentiel 2,4 % à un gros 24,2%. Aujourd’hui, sur 100 euros de dépenses publiques, à peine 10 sont alloués aux coûts régaliens : défense, justice et sécurité, pour… 57 à la protection sociale !

Loi de programmation militaire. La hausse récente du budget des armées avec la loi de programmation militaire 2019-2024 n’a presque rien changé à ces chiffres car celui-ci ne croît pas en proportion des dépenses publiques. En 2022, il est ainsi prévu que l’armée ne représente avec 41 milliards d’euros que 6,65 % des dépenses totales de l’Etat, soit moins de 2 % du PIB, et encore le gouvernement actuel s’enorgueillit-il de l’augmentation du pourcentage ! En bref, on ne peut pas faire du social à outrance et avoir des forces armées dignes de ce nom.

S’ajoute à ces considérations financières un mépris plus ou moins affiché à l’égard de nos militaires. Quand l’on sait combien aux Etats-Unis le décès d’un soldat est un drame national et que l’on voit au mieux l’indifférence polie qui accompagne la mort d’un des défenseurs de notre pays, on ne peut qu’être stupéfait de la différence abyssale qui sépare les deux nations.

Il ne faut pas croire pour autant que l’augmentation inconsidérée du budget des armées serait la panacée. C’est un classique de justifier par le comparatisme de manière aveugle la croissance des fonds, par exemple en matière de justice, mais il convient de ne pas oublier les écueils qui attendent le réformateur : gaspillages administratifs,bureaucratie envahissante, liens incestueux avec les fournisseurs entre autres. La nécessaire hausse consistante du budget militaire exige donc un strict contrôle de l’utilisation des fonds et une vraie mise en concurrence pour limiter les dépenses de manière drastique. Il faudrait aussi faire de plus en plus appel à la sous-traitance, autant pour le matériel militaire que pour certaines opérations, comme le font souvent les Britanniques et les Américains. Revigorer l’armée française dans le cadre d’une OTAN rénovée, c’est s’affirmer comme une réelle puissance militaire.

Un Etat qui n’assume pas la sécurité de ses citoyens n’a plus de légitimité. Des philosophes classiques aussi différents que Thomas Hobbes et John Locke l’ont martelé

Il n’est pas inutile de rappeler qu’un Etat qui n’assume pas la sécurité de ses citoyens n’a plus de légitimité. Des philosophes classiques aussi différents que Thomas Hobbes et John Locke l’ont martelé. Il serait bon que les candidats à l’élection présidentielle, et avant tout le Président sortant, s’en souviennent.

Si la question de l’insuffisance du budget de nos armées ne peut être résolue à court terme, elle suppose pour être traitée que les limites de l’Etat soient au plus vite retracées au regard des lourdes contraintes budgétaires actuelles et du montant édifiant de notre dette publique. Entre le social fort et le régalien fort, il va falloir choisir.

Jean-Philippe Feldman, ancien Professeur des Universités et maître de conférences à SciencesPo, avocat à la Cour de Paris, vice-président de l’A.L.E.P.S. (Association pour la liberté économique et le progrès social) et contributeur à l’IREF. Dernier ouvrage paru : Exception française. Histoire d’une société bloquée de l’Ancien Régime à Emmanuel Macron (Odile Jacob, 2020). Nicolas Lecaussin, directeur de l’IREF (Institution de Recherches Economiques et Fiscales).

Union européenne : des crédits de défense très insuffisants

Union européenne : des crédits de défense très insuffisants

 

L’union européenne s’est mise d’accord sur le principe d’augmentation des crédits de défense. Globalement des crédits complètement insuffisants qui ne représentent que 1,5 % du PIB et qui pourrait passer à 2 %. En clair jusque-là l’Europe s’est contentée surtout de s’abriter sous le parapluie américain. Mais avec le conflit d’Ukraine, l’union européenne prend enfin conscience de la nécessité de se mettre en capacité d’assurer sa propre défense surtout depuis que les États-Unis ont surtout décidé de se retirer de nombre de conflits internationaux.

Reste que en l’état de la nature de la politique de défense, cette augmentation de crédit est encore notoirement insuffisante pour faire face aux menaces et aux enjeux

. «Il nous faut investir davantage si on veut être en mesure de répondre aux crises», a souligné Josep Borrell. L’UE ne consacre que 1,5 % de son PIB par an à la défense, soit 200 milliards d’euros. «C’est 3 à 4 fois plus que la Russie. C’est autant que la Chine. Sommes nous aussi efficaces ? C’est une question», a interrogé Josep Borrell, en pointant le morcellement de la défense européenne mais en se défendant de vouloir créer une armée européenne.

L’objectif est d’«investir plus et mieux dans les capacités et les technologies innovantes, combler les lacunes stratégiques et réduire les dépendances technologiques et industrielles». Le curseur est ainsi placé sur les équipements qui font défaut, par exemple les drones et les chars de combat. L’Allemagne, dont les dépenses militaires étaient chroniquement faibles, a d’ores et déjà, fait savoir qu’elle allait débloquer une enveloppe de 100 milliards d’euros dès cette année et consacrer plus de 2 % de son PIB à sa défense dans les années à venir.

Dépendance-Aides et soins à domicile: insuffisants (Cour des comptes)

Dépendance-Aides et soins  à domicile: insuffisants  (Cour des comptes)

 

Selon l’état des pathologies, les personnes âgées peuvent avoir le choix entre le maintien à domicile ou les EHPAD. Le coût du maintien à domicile est moitié moins que celui dans un EHPAD. Le problème est que l’offre d’aide et de soins est notoirement insuffisant.

« Le virage domiciliaire » souvent annoncé par les pouvoirs publics reste « peu abouti », a constaté la Cour des comptes dans un rapport sur les soins à domicile publié lundi.

Depuis 2005, de grands plans nationaux ont « sensiblement » augmenté l’offre de soins permettant le maintien à domicile des personnes âgées mais elle reste faible.

Il existe 2125 structures de soins à domicile en France, pouvant s’occuper de 126.600 personnes. Cela représente 20 places pour 1000 personnes âgées de 75 ans et plus, contre 102 places en Ehpad, selon la Cour des comptes.

Cette offre de places devra s’adapter pour « répondre au choc démographique lié au vieillissement de la population », tout en tenant compte des coûts publics respectifs des différentes modalités de soins, a relevé l’institution de la rue Cambon.

En conservant les pratiques actuelles, environ 108.000 places supplémentaires en Ehpad seront nécessaires à horizon 2030, selon une estimation de la Drees (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Il faudrait créer en parallèle environ 25.000 places en services de soins infirmiers à domicile, a estimé la Cour des comptes. Le vieillissement de la population entraînera également un fort accroissement des besoins en personnels pour les services de soins à domicile et les services d’aides à domicile. Il faudrait recruter environ 82.000 équivalents temps plein d’ici à 2030, alors que ces métiers souffrent d’un « manque d’attractivité » lié à la « pénibilité au travail », pointe la Cour des comptes.

Par ailleurs, le choc démographique ne sera « pas homogène » sur l’ensemble du territoire, ce qui plaide pour « une programmation et une régulation fines, au moins au niveau des départements », selon l’institution. Elle recommande de développer des outils pour mieux connaître les besoins et les coûts liés aux soins.

Les salaires sont insuffisants pour vivre (Aurélien Purière)

Les salaires sont insuffisants pour vivre  (Aurélien Purière)

 

Alors qu’une revalorisation du smic reconnaîtrait le travailleur comme « producteur de valeur économique », la prime d’activité ou la récente indemnité inflation ont en commun d’envisager les travailleurs seulement comme des êtres de besoins, estime l’ancien sous-directeur à la Sécurité sociale Aurélien Purière, dans une tribune au « Monde ».

 

Une analyse sociale pertinente mais qui fait l’impasse sur la compétitivité.  NDLR

 

Tribune.

 

 Marx l’avait noté dans Le Capital : « A la fin du XVIIIe siècle et pendant les vingt premières années du XIXe, les fermiers et les landlords [propriétaires terriens] anglais rivalisèrent d’efforts pour faire descendre le salaire à son minimum absolu. A cet effet, on payait moins que le minimum sous forme de salaire et on compensait le déficit par l’assistance paroissiale » (Livre I, les Editions sociales, 2016 [1867], p. 583-584). De nos jours, le gouvernement imagine régulièrement de nouveaux dispositifs pour compenser les salaires trop bas : hier la « prime d’activité », aujourd’hui l’« indemnité inflation ». De ce fait, il entretient cette situation de salaires aux montants insuffisants pour vivre. L’importance de ces efforts pour éviter toute augmentation significative des salaires est à lire au regard d’un débat vieux de vingt ans.

En 2001, une discussion a lieu au sein du gouvernement de Lionel Jospin entre les partisans d’une hausse du salaire minimum et les partisans d’une prime destinée aux bas salaires. Le premier ministre tranche en faveur de la prime. La « prime pour l’emploi » est alors versée en une fois aux travailleurs qui perçoivent entre 0,3 et 1,4 fois le smic, sous la forme d’une réduction d’impôt ou d’une allocation annuelle en cas de non-imposition. Dans les années qui suivent, son montant fait l’objet de plusieurs augmentations, l’une des plus importantes étant celle de Dominique de Villepin qui la présente en 2006 comme une mesure-phare en faveur du pouvoir d’achat. Elle deviendra ensuite une prime mensuelle et sera nommée prime d’activité.

La question du pouvoir du travail

En décembre 2018, le mouvement des « gilets jaunes » est à son pic et Emmanuel Macron annonce l’augmentation du montant maximal de la prime d’activité de 100 euros. La prime est effectivement augmentée, et le public bénéficiaire élargi. La prime d’activité complète aujourd’hui les revenus des travailleurs percevant un salaire compris entre 0,5 et 1,5 smic, dans le cas simple d’une personne seule sans enfants. Au niveau du smic, de l’ordre de 1 240 euros net, la prime est de 230 euros. Le plafond à ne pas dépasser et le montant versé varient en fonction de la composition familiale et des ressources du foyer.

En octobre 2021, dans un autre contexte économique mais pour répondre aux mêmes difficultés des travailleurs, le gouvernement annonce la création d’une « indemnité inflation » de 100 euros. Elle sera versée en une fois, en fin d’année ou au début de l’année prochaine selon le statut du bénéficiaire. Aucune demande ne sera nécessaire. Pour les salariés, l’indemnité sera versée par les employeurs, une somme que l’Etat compensera.

Coronavirus : des moyens, toujours insuffisants (collectif Inter-Urgences)

Coronavirus :  des moyens, toujours insuffisants (collectif Inter-Urgences)

Sur franceinfo Juliette Richard, infirmière aux urgences pédiatriques de Robert Debré, membre du collectif Inter-Urgences alerte encore sir le manque de considération et de moyens;

 

Êtes-vous favorable à la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes professionnelles et bénévoles du Covid-19 ?

 

Juliette Richard : On est favorable à cette demande. Mais cela fait plus d’un an qu’on réclame des moyens. Pour le personnel médical hospitalier, c’est une demande de revalorisation salariale pérenne qui est souhaitée et nécessaire. Lorsqu’une énorme partie des services d’urgence avait fait la grève, il avait été proposé par Agnès Buzyn quelques petites primes qui allaient à peine jusqu’à 300 euros. Dans mon service de pédiatrie, on a reçu à peine 15 euros sur les 300 promis. Il y a une certaine frustration de ce côté-là. Il avait aussi été question d’une demande de revalorisation salariale puisqu’apparemment, on avait beaucoup de mal à recruter. Une autre proposition de Madame Buzyn, de l’ordre de 800 euros, encore sous forme de primes, avait été faite en début d’année. Mais elle ne concernerait que 15% du personnel. Les avancées financières ne sont pas là.

Avez-vous des nouvelles de la prime allant jusqu’à 1 500 euros devant être versée fin mai aux soignants en première ligne ?

Apparemment, les consignes pour le versement de cette prime ont été données tardivement aux services de paie, et on parle plutôt de fin juin. On ne comprend pas bien pourquoi, au niveau du décret concernant les Ehpad, il y aura une prime de 1 500 euros en zone difficile et 1 000 euros pour les autres zones. Même au niveau des professionnels hospitaliers, il y a des disparités. L’autre difficulté, c’est que ces primes, on sait quand on les touche que lorsque l’on reçoit leur notification par enveloppes, fermées et distribuées. Dans ce courrier est inscrit les calculs de répartition, que l’on n’arrive pas à comprendre. Un collègue peut bénéficier de cette prime, l’autre pas, au sein du même hôpital. Et ça créé un sentiment d’injustice. Surtout que je rappelle que les primes ne comptent pas pour notre retraite, et ça nous inquiète. On demande une revalorisation salariale pérenne de 300 euros par mois. Ça reste tout à fait raisonnable par rapport à la classification des salaires infirmiers en Europe.

Avec cette pandémie, il n’y a pas eu d’électrochoc et de prise de conscience quant à la situation des hôpitaux en France ?

Je pense qu’une prise de conscience a été faite au niveau des citoyens, qui nous comprennent et sont de manière générale très avenants. Les comportements ont changé au niveau des patients. Il y a une reconnaissance, un respect et une tolérance qui ont pu s’affirmer. Les gens sont plus patients. Avant, aux urgences, ils étaient agressifs mais là, ils sont plus apaisés, plus tranquilles. En revanche, je ne suis pas certaine qu’il y a eu une réelle prise de conscience du gouvernement. Ces demandes de revalorisation salariale, de lits supplémentaires et de personnel pour pouvoir gérer les vagues qui peuvent arriver n’étaient pas là par hasard. On l’avait pensé, on l’avait prédit. Avant de penser à un fonds d’indemnisation, il faut déjà repenser globalement l’hôpital et revaloriser les salaires. Et je ne parle pas que des urgences, mais des infirmiers et aides-soignantes de tous les services hospitaliers, parce que franchement, nos efforts sont quotidiens. Ils sont annuels, pas que en temps de grippe, de bronchiolite ou de Covid-19. Mais malheureusement, j’ai peur que cette pandémie donne envie à beaucoup de bons éléments du monde de l’hôpital de partir à cause de nos conditions de travail, et ce manque de revalorisation salariale.

France: Le plan d’urgence passe à 100 milliards mais encore très insuffisants

France: Le plan d’urgence passe à 100 milliards mais encore très insuffisants

 

L’annonce de l’augmentation du plan d’urgence risque de ne pas être la dernière. Le gouvernement annonce pour l’instant le doublement de l’enveloppe qui passe ainsi à 100 milliards au lieu de 45. Le problème c’est que ce n’est pas du tout à hauteur de l’enjeu. Il y aura d’abord une perte de recettes d’environ 75 milliards par mois du fait de l’écroulement de la croissance ( autour de 40 % depuis le confinement). À cela il faudra ajouter les dépenses supplémentaires des motifs sanitaires, économiques et sociaux. Au total une facture de l’ordre de 150 milliards. Le plan d’urgence du gouvernement est donc très largement sous-dimensionné car c’est une enveloppe de 1000 à 2000 milliards qu’il faudra envisager le moment venu

Dans un entretien au quotidien Les Echos, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire qui navigue forcément à vue se félicite cependant et a annoncé que ce plan de soutien serait porté à 100 milliards d’euros, soit plus de 4% du produit intérieur brut (PIB), contre 45 milliards initialement prévus, en additionnant la totalité des mesures budgétaires et de trésorerie en faveur des entreprises.

“Ces chiffres pourront encore évoluer car la situation économique et le besoin de soutien des entreprises changent rapidement. Nous mettons tout en œuvre pour sauver nos entreprises”, a souligné Bruno Le Maire.

Le gouvernement va examiner mercredi en conseil des ministres un projet de loi de finances rectificative qui repose sur une hypothèse de contraction de 6% du PIB cette année, la plus violente depuis la Seconde Guerre mondiale, en raison de l’épidémie de coronavirus.

Alors que des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt et que les dépenses publiques s’envolent, le déficit public devrait atteindre 7,6% du PIB cette année, précise dans la même interview le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. Un chiffre tout à fait approximatif et aussi sous-estimé qu’on considère que chaque mois de confinement provoque une baisse de 3 % du PIB annuel. La baisse totale sera sans doute pas 7,6 % (on se demande pourquoi cette précision après la virgule ! ) Mais plutôt de 15 à 20 %.

Banques européennes : des fonds propres très insuffisants

Banques européennes : des fonds propres très insuffisants

« Les banques européennes ne disposent pas des fonds suffisants pour compenser les pertes attendues en cas de nouvelle crise financière », dit l’institut allemand de recherches économiques ZEW dans un communiqué. Professeur de finances au sein de cet institut, Sascha Steffen a collaboré avec des chercheurs de la Stern School of Business, l’école de commerce de l’Université de New York et de l’Université de Lausanne pour effectuer des tests de résistance avec les méthodes employées par la Fed en 2016 et par l’Autorité bancaire européenne (ABE) en 2014 afin de comparer les besoins en capitaux et les niveaux d’endettement des établissements étudiés. Avec la méthode de la Fed, ces 51 banques européennes affichent un déficit cumulé de fonds propres de 123 milliards d’euros, avec en tête de liste Deutsche Bank (19 milliards), Société Générale (13 milliards) et BNP Paribas (10 milliards). Les deux banques françaises ont des capitalisations boursières nettement supérieures à ces manques théoriques, respectivement de 26 milliards et 55 milliards d’euros pour Société Générale et BNP Paribas. La situation est différente pour Deutsche Bank, dont la capitalisation boursière est inférieure à 17 milliards d’euros. Pour Sascha Steffen, l’Europe serait bien inspirée de suivre l’exemple des mesures prises aux Etats-Unis après la crise financière internationale de 2008. « Les USA ont tiré leurs propres conclusions et mis en œuvre des mesures globales pour la recapitalisation du secteur bancaire américain dès 2008″, dit-il. « Le manque de volonté politique signifie que cela n’a toujours pas été fait en Europe. »

(Avec Reuters)

France : emplois insuffisants compte tenu de la démographie

France :  emplois insuffisants compte tenu de la démographie

 

Globalement la France crée des emplois depuis 2015 et le solde net est positif. Toutefois compte tenu de la démographie les 82 000 emplois créés l’an dernier dans le secteur privé sont insuffisants pour absorber les 150 000 personnes candidates à l’emploi. La France demeure toutefois à la traîne par rapport à des pays comme l’Espagne ou l’Italie, où le dynamisme des créations d’emploi est souvent attribué à des réformes du marché du travail que Paris peine à conduire. Entre le début 2014 et la fin 2015, la France a créé près de 200.000 emplois dont un peu moins de 60.000 dans le secteur privé, contre plus de 330.000 en Italie et près d’un million en Espagne. Mais si les pays du Sud font mieux, c’est aussi parce qu’ils ont massivement détruit des emplois pendant la crise. Et, en Espagne comme en Italie, l’emploi total reste inférieur au point haut d’avant la crise, de plus de 2,6 millions de postes en Espagne et de plus de 530.000 en Italie. En France, il est en revanche en hausse de près de 240.000 postes, ce qui a pu peser sur la dynamique de la productivité. Le rebond des créations d’emploi dans le secteur privé l’année dernière a été largement alimenté par la progression du travail temporaire, qui s’est accélérée avec un quatrième trimestre plus dynamique que le troisième. L’intérim, indicateur avancé de un à deux mois des variations du chômage, a toutefois fléchi en début d’année, sa croissance en glissement annuel s’établissant à +5,6% en janvier après +9,7% en décembre, selon les données publiées par Prism’emploi, la fédération des entreprises de l’intérim. L’emploi dans l’intérim aurait donc reculé entre décembre et janvier de près de 17.000, de quoi fragiliser l’amélioration enregistrée sur le front du chômage au mois de janvier, relève Alexandre Mirlicourtois de Xerfi. Pour Hélène Baudchon, économiste de BNP Paribas, il est possible que la baisse du chômage s’amorce véritablement en 2016 à la faveur d’un peu plus de croissance et du nouveau plan d’urgence pour l’emploi présenté en janvier, qui s’appuie sur de nouvelles facilités d’accès à l’apprentissage, une nouvelle prime à l’embauche dans les PME et un plan de formation de 500.000 chômeurs. « La baisse du taux de chômage resterait toutefois d’ampleur limitée, -0,1 point, faute d’une croissance plus forte et du fait du renforcement attendu des gains de productivité », prévient-elle dans une note publiée la semaine dernière.

(Avec Reuters)

Standard & Poor’s : fonds propres des banques françaises insuffisants

Standard & Poor’s : fonds propres des banques françaises insuffisants

 

 

« Nous continuons à considérer les fonds propres comme une faiblesse pour les grandes banques françaises, à l’exception du Crédit Mutuel, en matière de notation », indique S&P.  L’agence relève toutefois que des améliorations sont visibles depuis deux ans et demi, les banques ayant dû se préparer à l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire dit « Bâle III », plus exigeant en la matière.   »Si ces progrès devenaient plus substantiels encore, nous pourrions réviser notre jugement sur ce facteur de notation », souligne Standard & Poor’s.  Les notes des cinq grandes banques françaises, à savoir BNP Paribas (A+), BPCE (A), Crédit Mutuel (A+), Crédit Agricole (A) et Société Générale (A), sont toutes assorties d’une perspective négative, ce qui signifie que l’agence n’exclut pas de les abaisser à l’avenir.   »Cette perspective négative est liée à des points de vigilance au cas où certains scénarios se matérialiseraient. Ca donne le ton d’une vision selon laquelle les banques restent dans un environnement difficile », a expliqué lors d’une conférence de presse Elisabeth Grandin, analyste crédit chez S&P.  Si le scénario central de l’agence reste une économie en stagnation dans la zone euro, selon Mme Grandin, d’autres cas de figure plus sombres ne sont pas exclus pour autant comme « une récession plus marquée » ou « le retour des perturbations sur le marchés financiers ».  La présence en Europe du sud, en Italie plus particulièrement, est aussi un élément d’appréciation défavorable pour S&P.   »Quand vous êtes en Italie, et le risque économique de l’Italie s’est beaucoup dégradé dans notre approche depuis trois ans, cela pèse sur la vision des fonds propres qu’on a des banques italiennes et des banques françaises qui sont engagées dans ce pays », a expliqué Mme Grandin.  Plusieurs établissements français ont en effet des filiales en Italie, à l’image de BNP Paribas avec BNL ou Crédit Agricole avec Cariparma.  Interrogée sur les conséquences du projet de loi bancaire du gouvernement, examiné par l’Assemblée nationale, l’analyste crédit a souligné qu’il allait ajouter « des contraintes » aux banques mais qu’il n’avait « pas d’impact en termes de note ».  L’agence américaine prévient en outre que les revenus tirés des activités récurrentes des plus grandes banques françaises pourraient accuser un « léger repli » en 2013, suivant ainsi la tendance attendue pour 2012.

 

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