Archive pour le Tag 'Insee'

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INSEE- Immobilier : vers une baisse du patrimoine

INSEE- Immobilier : vers une baisse du patrimoine

 

 

 

La chute des prix est amorcée et elle provoque une baisse du patrimoine. Une baisse qui ne fait que commencer, juste freinée actuellement par le relatif blocage du marché. Les vendeurs diminuent  légèrement les prix mais les acheteurs attendent des baisses plus significatives. En cause, l’insuffisance  de fiabilité financière des futurs acquéreurs puisque le prix moyen d’un bien immobilier est d’environ 230 000 euros en France et toujours en moyenne puisqu’il faut de l’ordre de 4500 euros de revenus pour emprunter. La progression du patrimoine net des ménages a donc continué de se tasser en 2012, révèle l’Insee dans une étude publiée ce matin. Après avoir atteint 7,1 % en moyenne annuelle de 2000 à 2010 puis 4,3 % en 2011, la hausse est retombée à 1,6 % l’an dernier. Une très nette décélération qui s’explique par la stagnation du patrimoine non financier, lui-même constitué essentiellement de logements et de terrains.  « Les mises en chantier de logements neufs et l’indice du coût de la construction décélèrent nettement après leur rebond de 2011, explique l’institut statistique. Dans l’ancien, le nombre de transactions et les prix des logements chutent. » Résultat, le patrimoine non financier des Français (soit les trois quarts de leur patrimoine global) a reculé de 0,3 % en 2012, après une hausse de 6 % en 2011.  L’évolution est, en revanche, bien plus favorable concernant le patrimoine financier net. Il a progressé de 7 % en 2012, après une quasi-stabilité l’année précédente. Cette embellie s’explique notamment par la hausse de la valeur des actions et des obligations détenues par les Français, explique l’Insee. « Les effets de valorisation jouent aussi, mais dans une moindre mesure, sur les contrats d’assurance-vie (+ 3,1 %, après + 1,6 %) », poursuit l’institut. A cela vient s’ajouter l’impact du relèvement des plafonds du Livret A et du LDD qui a soutenu la croissance des dépôts bancaires (+ 4,7 %).  Atteignant 10.544 milliards d’euros fin 2012, le patrimoine des ménages correspond à 8 fois leur revenu disponible net et représente 77 % du patrimoine économique national. Car, à côté du patrimoine des ménages, figure celui des sociétés non financières. Cinq fois plus modeste (1.899 milliards), ce dernier ne s’est, lui, pas contenté de stagner : il s’est replié de 2,3 % en 2012, après deux années de fortes hausses (+ 10,5 % en 2011 et + 8,3 % en 2010). Les entreprises « investissent moins, notamment en produits manufacturés, explique l’Insee. Ce repli pèse sur leur patrimoine non financier et s’accompagne d’un moindre recours à l’endettement ».  Au total, le patrimoine économique national est quasi stable (+ 0,4 %), s’élevant à 13.588 milliards d’euros. Soit à peu près 8 fois le PIB de l’année.

 

INSEE : avec des si, il y aura de la croissance !

INSEE : avec  des si, il y aura de la croissance !

Ps vraiment des prévisions de l’INSEE mais plutôt des supputations. L’Institut n’a pas avancé de prévision pour 2014 mais annoncé que si le PIB grignotait +0,2% chaque trimestre, « on arriverait à +0,9% en moyenne annuelle pour 2014″. C’est l’hypothèse retenue par le gouvernement dans son budget. Par ailleurs, l’Institut anticipe une « très légère hausse du chômage » d’ici fin juin 2014 à 11%, contre 10,9% à fin septembre 2013. « Cette hausse est juste une question d’arrondi », a relativisé Clavel. « Il n’y a pas de signal que le chômage redémarre au deuxième trimestre. On arrive à une quasi-stabilité à fin juin ». Le gouvernement estime que l’inversion de la courbe du chômage promise par François Hollande avant la fin de l’année est « amorcée ». Le pouvoir d’achat des Français devrait augmenter de 0,5% sur l’ensemble de l’année 2013, ainsi que sur le premier semestre 2014. En faiat cela grâce à un indice obsolète qui ne tient pas compte des dépenses contraintes pour les couches modestes et très moyennes. En 2012, il avait reculé de 0,9%. Du côté des entreprises (hors construction), les investissements devraient croître « faiblement » au premier semestre 2014, et évoluer sur un « rythme voisin de celui du PIB ». Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui entre en vigueur au 1er janvier, devrait avoir un effet positif sur le taux d’inflation (-0,2 point). La hausse de la TVA à la même date devrait, à l’inverse, peser (+0,5 point si la hausse est intégralement et immédiatement répercutée). L’inflation est attendue à +0,8% en décembre (+0,7% en novembre) et à +1,1% mi-2014 (+2,0% en 2012 et +0,9% prévu en 2013).

INSEE : les impôts plombent le pouvoir d’achat

INSEE : les impôts plombent le pouvoir d’achat

LINSEE (comme le gouvernement) découvre la lune : les impôts augmentent, le pouvoir d’achat baisse (la consommation, la croissance et l’emploi avec). Le pouvoir d’achat des ménages, au cœur du débat politique des dernières semaines, devrait décliner de 0,1% au troisième trimestre puis de 0,2% au quatrième trimestre, en raison notamment du poids de l’impôt, selon l’Insee dans ses dernières projections publiées jeudi soir. Outre le regain d’inflation, l’Insee impute ce repli à la vigueur des impôts sur le revenu et le patrimoine. « Les mesures votées pour 2013 induisent en effet des hausses de prélèvements de l’ordre de 1,1 point de revenu des ménages sur l’année dont environ la moitié, notamment celles relatives aux impôts sur le revenu et sur la fortune, affecterait le revenu des ménages au second semestre », explique l’institut de statistiques dans son point de conjoncture d’octobre 2013. Une baisse de pouvoir d’achat que les Français devraient compenser en rognant sur leur épargne, entraînant même une progression de la consommation au second semestre, selon le document. Il relève par ailleurs que l’investissement des entreprises, déprimé depuis deux ans, devrait se « rétablir très progressivement » et même afficher une légère hausse de 0,3% au quatrième trimestre.

 

Croissance- INSEE : reprise très faible et très fragile

Croissance- INSEE : reprise très faible et très fragile

 

 

D’après l’INSEE la reprise est très faible et très fragile témoin la consommation qui recule en août. . L’économie française est bien sortie de la récession avec un rebond de 0,5% de son produit intérieur brut au deuxième trimestre, selon les chiffres de l’Insee publiés ce vendredi 27 septembre. Cela fait suite à deux trimestres de recul. L’Institut de la statistique a par ailleurs révisé l’évolution de l’activité au premier trimestre: le repli du PIB a été ramené à -0,1% au lieu de -0,2% prévu jusqu’ici. Mais ces chiffres satisfaisants sont nuancés par d’autres. La dette publique a augmenté de 41,9 milliards d’euros au deuxième trimestre pour atteindre 1.912,2 milliards fin juin, soit 93,4% du PIB. Par ailleurs, la consommation des ménages est en baisse de 0,4% en août après une hausse de 0,4% en juillet. La reprise de juillet est liée aux dépenses en automobile et en produits alimentaires tandis que la baisse d’août est « principalement imputable à une nouvelle diminution des dépenses alimentaires et en énergie ».

Croissance : confirmation de la récession en 2013 (INSEE)

Croissance : confirmation de la récession en 2013 (INSEE)

 

Il n’y aura pas de miracle, la France sera en récession en 2013, en cause surtout l’environnement mondial dépressif, le tassement des investissements mais surtout a baisse  de la consommation. L’économie française devrait se contracter de 0,1% cette année et le chômage poursuivre sa hausse mais sur un rythme ralenti par la multiplication des contrats aidés, estime l’Insee. Dans une note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi, l’institut de la statistique prévoit que le produit intérieur brut augmentera de 0,2% au deuxième trimestre, stagnera au troisième et progressera de 0,1% au quatrième. Le gouvernement table quant à lui sur une hausse de 0,1% du PIB cette année, après une croissance nulle l’an dernier. Après le recul de 0,2% du PIB constaté au premier trimestre, « pour la suite de l’année 2013, la timide éclaircie viendrait de l’extérieur », déclare le chef de la division synthèse conjoncturelle de l’Insee, Jean-François Ouvrard. « Nous prévoyons que la demande adressée à la France se redresse nettement dès le deuxième trimestre et, côté production, on a également des signes favorables dans le secteur manufacturier », ajoute-t-il, en soulignant cependant que « l’éclaircie resterait timide, notamment parce que la demande intérieure n’aurait pas d’élan. »

INSEE : record chômage à 10,4 % au premier trimestre

 

INSEE : record chômage à 10,4 % au premier trimestre

L’INSEE confirme le chômage annoncé par Pôle emploi. Notons qu’il faut deux organismes pour l’emploi : un pour compter les chômeurs, l’autre pour faire le pourcentage par rapport à la population active ; manque plus qu’une agence nationale d’informations sur le nombre de chômeurs ! Le taux de chômage a donc bondi à 10,4% au premier trimestre 2013, soit 0,3 point de plus qu’au trimestre précédant, atteignant un niveau inégalé depuis 1998, a annoncé jeudi l’Insee. Le chômage, en hausse depuis mi-2011, atteint 10,8% (+0,3 point) avec les Dom. L’Institut national de la statistique et des études économiques a par ailleurs revu à la baisse son estimation pour le quatrième trimestre 2012 à 10,1 % (-0,1 point) en métropole, et 10,5% avec les Dom (-0,1 point également).

 

INSEE : amélioration de la conjoncture ?

INSEE : amélioration de la conjoncture ?

 

Selon l’enquête de conjoncture réalisée par l’Insee et publiée ce vendredi 24 mai, le climat des affaires dans l’industrie manufacturière, et, par conséquent la conjoncture, se sont améliorés au mois d’avril. L’indicateur synthétique de ce climat progresse ainsi de quatre points (à 92 points) par rapport au mois précédent même s’il demeure à un niveau inférieur à sa moyenne de longue période, c’est-à-dire 100. Les entrepreneurs de l’industrie manufacturière jugent que leur activité passée est nettement mieux orientée, le solde correspondant est en forte progression même s’il reste inférieur à son niveau moyen. « Alors que les carnets de commandes étrangers se sont détériorés, les carnets de commandes globaux se sont regarnis », écrit l’Insee. Les perspectives générales, qui représentent l’opinion des industriels sur l’activité de l’industrie dans son ensemble, sont quasi stables par rapport au mois précédent. Enfin, les stocks de produits finis sont quasi stables et leur niveau est jugé proche de la normale.

INSEE-Investissements : en baisse de 4% , la crise va s’aggraver !

INSEE-Investissements : en  baisse de 4% , la crise va s’aggraver !

Contrairement à ce qu’affirme Hollande le pire n’est pas derrière mais devant, témoin les investissements en baisse de 4% d’après l’INSEE. En clair, une réduction des capacités de production. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie française qui vient de basculer dans la récession, depuis hier. Ce jeudi 16 mai, une enquête de l’Insee réalisée en avril montre que les chefs d’entreprises vont limiter leurs dépenses d’investissements. Alors que les industriels, lors du précédent sondage de janvier, tablaient encore sur un maintien du niveau des investissements dans l’économie française, ils estiment désormais que les montants vont reculer de 4% en valeur, cette année, par rapport en 2012. Le secteur automobile, en crise en Europe, verrait, par exemple, ses dépenses d’investissement chuter de 20%.  Clairement les perspectives économiques de la France s’assombrissent. L’investissement des entreprises est une des composantes du PIB, et donc de la richesse produite par la France. En 2012, année où la croissance sur l’ensemble de l’année a été nulle, la hausse a été estimée à +7%, selon l’enquête d’avril. Avec un chiffre en baisse, l’hypothèse d’une croissance positive pour 2013 s’éloigne donc un peu plus. D’autant plus que la consommation des ménages est désormais atone, après un recul historique du pouvoir d’achat en 2012 de 0,9%.

Contrairement à ce qu’affirme Hollande le pire n’est pas derrière mais devant, témoin les investissements en baisse de 4% d’après l’INSEE. En clair, une réduction des capacités de production. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie française qui vient de basculer dans la récession, depuis hier. Ce jeudi 16 mai, une enquête de l’Insee réalisée en avril montre que les chefs d’entreprises vont limiter leurs dépenses d’investissements. Alors que les industriels, lors du précédent sondage de janvier, tablaient encore sur un maintien du niveau des investissements dans l’économie française, ils estiment désormais que les montants vont reculer de 4% en valeur, cette année, par rapport en 2012. Le secteur automobile, en crise en Europe, verrait, par exemple, ses dépenses d’investissement chuter de 20%.  Clairement les perspectives économiques de la France s’assombrissent. L’investissement des entreprises est une des composantes du PIB, et donc de la richesse produite par la France. En 2012, année où la croissance sur l’ensemble de l’année a été nulle, la hausse a été estimée à +7%, selon l’enquête d’avril. Avec un chiffre en baisse, l’hypothèse d’une croissance positive pour 2013 s’éloigne donc un peu plus. D’autant plus que la consommation des ménages est désormais atone, après un recul historique du pouvoir d’achat en 2012 de 0,9%.

INSEE : pas de croissance en 2013

INSEE : pas de croissance en 2013

 

Stagnante depuis la mi-2011, l’économie française risque fort de rester au point mort au premier semestre et ne pourra renouer avec la croissance d’ici fin 2013 qu’à la faveur d’une amélioration de l’environnement global, estime l’Insee. Et si une franche récession est exclue, ce surplace prolongé entraînera une nouvelle hausse du taux de chômage, qui se rapprocherait au début de l’été de ses plus hauts niveaux depuis près de 16 ans. Dans sa dernière note de conjoncture publiée jeudi, l’Institut revoit légèrement en baisse sa prévision de croissance pour le premier trimestre 2013, à 0% contre +0,1% anticipé en décembre, et confirme celle de 0,1% pour le deuxième trimestre. « On reste sur plusieurs trimestres de dynamique très faible et on pense que ça va encore continuer sur le premier semestre », déclare Jean-François Ouvrard, chef de la division synthèse conjoncturelle de l’Insee. Pour Cédric Audenis, chef du département de la conjoncture, « le climat est dégradé, mais pas plus dégradé qu’il y a six mois », du fait notamment du socle de résistance apporté par le haut niveau des prestations sociales qui soutient le pouvoir d’achat des ménages. Sur le front de l’emploi, l’Insee anticipe 74.000 suppressions de postes dans les secteurs marchands au premier semestre, avec un taux de chômage au sens du BIT qui atteindrait 10,6% fin juin en France métropolitaine (11,0% avec l’Outre-mer), tout près du record récent de 10,8% enregistré fin 1997. L’institut tient compte dans cette prévision des premiers effets du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, un outil qui permet de facto de réduire le coût du travail et que les PME peuvent commencer à activer dès cette année sous forme d’avances de trésorerie, estimant qu’il permettra de sauver 15.000 postes sur la période. Pour le reste, tous les moteurs intérieurs de la croissance restent à l’arrêt: la consommation des ménages, pénalisée notamment par la dégradation des perspectives de l’emploi et la hausse des prélèvements, leurs achats de logements ou encore les investissements des entreprises. S’agissant de ces derniers, l’Insee prévoit que le recul entamé au deuxième semestre 2012 se poursuivra, ne serait-ce que parce qu’ils se situent à un niveau encore élevé à ce stade du cycle économique. De plus, la faiblesse du taux d’utilisation des capacités de production limite les anticipations d’engagements d’investissements des entreprises, qui reculeraient de 0,5% au premier comme au deuxième trimestres. La seule lueur d’espoir dans ce tableau est le redressement sensible des perspectives personnelles de production dans le secteur manufacturier apparu dans l’enquête Insee sur le climat des affaires de février, qui contraste avec la dégradation constatée dans les services. L’Insee estime en conséquence que la dégradation de la production manufacturière, qui a reculé de 2,4% au deuxième semestre 2012, va s’atténuer progressivement (-0,7% au premier trimestre et -0,2% au deuxième). Dans ce contexte, les exportations (+0,6% au premier trimestre, +0,7% au deuxième) devraient constituer le principal soutien de l’économie française, reflétant l’embellie en marche dans les grandes économies émergentes et aux Etats-Unis et le rebond attendu de l’Allemagne. L’Insee voit trois aléas susceptibles d’affecter ses prévisions. Le premier porte sur le taux d’épargne des ménages, qui permet à ceux-ci de lisser les à-coups du pouvoir d’achat liés notamment à la hausse des prélèvements. Même si un léger rebond est attendu début 2013, l’institut n’exclut pas ainsi que sa tendance baissière s’interrompe si les perspectives de revenus généraient, du fait de la crise, des comportements de plus grande prudence, ce qui aurait un impact certain sur la consommation. Le second tient à la croissance américaine, avec toutes les incertitudes liées à la politique budgétaire outre-Atlantique, et le troisième, positif cette fois, au prix du pétrole. L’Insee a fondé ses dernières prévisions sur un prix du baril stable autour de 100 dollars pour le Brent de la mer du Nord mais n’exclut qu’il soit finalement plus bas. Il estime enfin l’acquis de croissance de l’économie française pour 2013 à 0,1% à la fin du premier semestre. A ce niveau, il faudrait que le PIB augmente de 0,2% au troisième trimestre puis de 0,3% au quatrième pour atteindre sur l’année la croissance de 0,1% prévue par la Commission européenne comme par l’OCDE, en attendant que le gouvernement révise ses propres prévisions. « Une croissance (positive) en 2013 est du domaine du possible, même du vraisemblable », déclare Cédric Audenis, en ajoutant qu’on peut espérer pour cela une « amplification » dans les prochains mois des signaux positifs qui viennent actuellement de l’extérieur. « Mais d’ici la fin du premier semestre, on ne voit qu’une stabilisation, pas encore de rebond ! ».

 

Insee : le patrimoine des ménages en hausse ?

Insee : le patrimoine des ménages en hausse ?

En apparence, le patrimoine des français se porte bien pour l’INSEE. Un détail toutefois il s’agit d’une étude sur 2011 et surtout ce patrimoine est constitué pour 75% par l’immobilier ; Or le prix de l’immobilier a abusivement doublé en une dizaine d’années à nous sommes à la veille d’une bulle immobilière (témoin l’écroulement des ventes et bientôt des prix). Le patrimoine des ménages français a continué d’augmenter en 2011 après un fort rebond en 2010, dépassant son niveau d’avant la crise malgré l’accalmie de la flambée immobilière et un endettement croissant, selon une étude publiée mardi par l’Insee.  Le patrimoine économique national s’est établi à 13.260 milliards d’euros en 2011, soit près de huit fois le produit intérieur net de la France (1.717 milliards d’euros), en augmentation de 5% par rapport à 2010, précise l’Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué.  Le patrimoine des ménages français s’est élevé en 2011 à 10.411 milliards d’euros, soit 7,9 fois leur revenu disponible net, détaille l’Insee. Ce patrimoine progresse de 4,1% par rapport à 2010, année au cours de laquelle il avait rebondi de 8,1%, retrouvant son niveau d’avant la crise.  S’il continue d’augmenter, il le fait donc moins vite qu’en 2010.  Composé aux trois quarts d’actifs non-financiers, des biens immobiliers essentiellement, ce patrimoine est en effet le premier affecté par la décélération du prix des terrains (+3,4%) qui étaient à l’origine de la forte hausse de 2010 (+14,3%). Ce ralentissement n’est cependant pas compensé par l’accélération du patrimoine en logements (+9,2%, après +4,5% en 2010), selon l’Insee.  Au total, la différence entre actifs et passifs du patrimoine non financier des ménages croît de 6% en 2011, après +8,9% en 2010.  Le patrimoine financier net des ménages, un quart de leur patrimoine total, baisse légèrement (-0,8% après +5,9% en 2010). L’assurance-vie demeure le premier placement avec un encours évalué à 1.430 milliards d’euros en 2011, qui progresse néanmoins moins vite qu’en 2010 (+1,5% après +7,6%).  Parallèlement, les avoirs des ménages en actions et titres d’Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) diminuent de 7,6% en raison essentiellement de la l’évolution défavorable des marchés boursiers (l’indice CAC 40 a baissé en 20,8% en 2011). Globalement, les ménages se tournent davantage vers les placements bancaires (+5,8% en 2011 contre +3,3% en 2010). Les ménages privilégient notamment les livrets d’épargne, surtout le Livret A.  Leur passif financier augmente moins vite en 2011, leurs crédits bancaires, destinés pour l’essentiel au financement de leurs  acquisitions immobilières, progressant en effet de 4,6% (+5,9% en 2010).  La valeur nette des sociétés non financières s’est établie à 2.076 milliards d’euros, en forte progression (+16,3% contre +10,7% en 2010) grâce notamment à un repli du passif financier. A l’inverse, l’augmentation de la valeur nette des sociétés financières marque le pas (+3,3% après +25% en 2010), en raison d’une importante collecte de dépôts liée aux placements des ménages sur leurs livrets d’épargne. Enfin, le patrimoine des administrations publiques se réduit (-13,2%) après une quasi stagnation en 2010 (-0,8%), à 507 milliards d’euros, soit un tiers du produit intérieur net. Leur passif financier net atteint -1.256 milliards d’euros, une dégradation de 13,2% comparé à 2010.

 

France : révision de croissance ramenée à 0,1% au troisième trimestre (Insee)

France : révision  de croissance ramenée à 0,1% au troisième trimestre (Insee)

 

Manipulation méthodologique classique, on surestime la croissance d’un trimestre pour atténuer le pessimisme, ensuite on révise en baisse pour faire apparaître un petit plus le trimestre suivant. En clair, en dépit de ces manipulations, il n’y aura pratiquement pas de croissance en 2012. La croissance de l’économie française au troisième trimestre a été revue en baisse à +0,1% après un repli de 0,1% au deuxième, selon les résultats détaillés des comptes nationaux trimestriels publiés vendredi par l’Insee. Elle avait été annoncée dans un premier temps à +0,2% par l’institut.  Alors que le gouvernement table sur une hausse du PIB de 0,3% pour l’année, l’Insee avait indiqué ce mois-ci compter  sur une croissance moyenne de 0,1% en 2012 en anticipant une contraction de 0,2% de l’activité sur le quatrième trimestre. S’agissant du troisième trimestre, la contribution de la demande intérieure finale (hors stocks) à la croissance est confirmée à +0,2 point de même que celle du commerce extérieur à +0,3 point. Mais celle de la variation des stocks s’inscrit désormais à -0,4 point au lieu de -0,3 point en première estimation.  Après son rebond du deuxième trimestre – revu à +0,5% contre +0,6% annoncé précédemment -, l’investissement des entreprises non financières a rechuté à -0,6% (contre -0,4% annoncé en première estimation) et celui des administrations publiques est resté stable (+0,1% en première estimation).  L’Insee fait état par ailleurs d’une stagnation du pouvoir d’achat des ménages au troisième trimestre, après un rebond révisé en baisse à 0,3% au deuxième (contre une précédente estimation de +0,4% pour le deuxième trimestre). Leur revenu disponible a progressé de 0,2% (après +0,5% au T2 et +0,6% au premier trimestre).  Mais la consommation des ménages en valeur, qui était restée stable au 2e trimestre, a progressé de 0,4%, ce qui fait que leur taux d’épargne a diminué d’un trimestre sur l’autre de 0,2 point, à 16,2%. Du côté des entreprises, le léger redressement des taux de marge amorcé au deuxième trimestre s’est poursuivi (+0,1 point à 28,3%) grâce à une valeur ajoutée qui a progressé au même rythme qu’au trimestre précédent (+0,8% en valeur) alors que la hausse des impôts sur la production qu’elles versent s’est accélérée (+1,9% après +1,1%) .

 

Moral des industriels toujours au plus bas, selon l’Insee

Moral des industriels toujours au plus bas, selon l’Insee

L’indicateur du climat des affaires a gagné un point par rapport à novembre, à 89 points, mais demeure « très inférieur à sa moyenne de longue période », qui se situe à 100 points, selon un communiqué. Au plus fort de la crise financière mondiale, le moral des industriels s’était effondré, pour tomber à 69 points en mars 2009, avant de remonter progressivement jusqu’à 111 points à la mi-2011. Mais, depuis, il rechute.  En prenant en compte les secteurs d’activité autres que l’industrie, le climat des affaires en France a progressé en décembre d’un point, à 87 points, mais reste lui aussi « nettement en dessous de sa moyenne de longue période », de 100 points. Le moral est inchangé dans les services, le bâtiment et le commerce de détail.  Dans l’industrie, presque toutes les composantes de l’indicateur sont en recul.  En particulier, « les carnets de commandes globaux, qui se sont légèrement dégarnis, et les carnets étrangers, jugés quasi stables, restent considérés comme étant très peu fournis », a relevé l’Insee.  De même, les industriels jugent « mal orientées » leurs perspectives personnelles de production dans les trois prochains mois.  Rare signe positif, « les perspectives générales, qui représentent l’opinion des industriels sur l’activité de l’industrie dans son ensemble, s’améliorent légèrement par rapport au mois précédent, mais demeurent à un niveau très bas », poursuit l’institut statistique.  Dans le détail, malgré des carnets de commandes « assez étoffés », les industriels de l’agro-alimentaire sont pessimistes sur leur activité à venir, à l’inverse des industries d’équipement électrique, électronique, informatique et des machines, qui entrevoient une amélioration dans les prochaines mois malgré des commandes faibles.  Le pessimisme est également de mise dans d’autres secteurs, la chimie, la pharmacie, et le caoutchouc, seule la métallurgie enregistrant une légère amélioration des perspectives.  Jeudi, l’Insee avait publié un dossier spécifique sur l’industrie, dans lequel elle craignait la mise en place d’un cercle vicieux pour la compétitivité de ce secteur en France. En cause, « l’incapacité de fixer des prix de vente suffisamment élevés (qui) affecte les marges et donc les profits ». A son tour, cela « réduit l’incitation et la capacité à investir et à augmenter les parts de marché », avait-il expliqué.

Insee: pas de croissance et recul du pouvoir d’achat

Insee: pas de croissance et recul du pouvoir d’achat

Pour simplifier l’INSSE ne prévoit pratiquement pas éd croissance, ni en 2012 (0.1%), ni en 2013 (0.1%), un recul du pouvoir d’achat (-0.8% en 2012; en cause, le chômage et les impôts   . L’économie française va commencer l’année 2013 sans aucun élan de croissance et elle continuera à détruire des emplois au premier semestre, selon l’Insee, qui a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2012, mais ne prévoit pas de récession d’ici à juin.   »Notre prévision peut être résumée en trois mots: toujours pas d’élan », a déclaré jeudi le chef du département de la conjoncture, Cédric Audenis en présentant la note de conjoncture de décembre dont les perspectives vont jusqu’à fin juin.  Cette faiblesse risque de compliquer la tâche du gouvernement qui mise sur une croissance de 0,8% en 2013 pour tenir ses objectifs de réduction des déficits publics à 3% du PIB à la fin de l’année.  L’Institut national de la statistique et des études économiques prévoit un petit 0,1% de croissance du produit intérieur brut (PIB) sur les deux premiers trimestres et a revu à 0,1% au lieu de 0,2% sa prévision pour 2012 contre une prévision officielle du gouvernement de 0,3%.  Pour le quatrième trimestre de cette année, l’institut s’attend à une contraction de 0,2% du PIB par rapport à celui du trimestre précédent. En revanche, la perspective d’une croissance positive début 2013 écarte l’hypothèse d’une récession (deux trimestres consécutifs de contraction).  Si le scénario de l’Insee se concrétise, il faudra sur le second semestre une croissance non négligeable de quasiment 1% par trimestre pour atteindre la progression de 0,8% de l’activité économique escomptée.  A fin juin, l’acquis de croissance pour l’ensemble de l’année 2013, c’est-à-dire le résultat qui serait constaté si le PIB devait stagner sur les deux derniers trimestres, serait ainsi de 0,1% seulement.   »Si notre acquis à la fin juin restait de 0,1%, alors il faudrait une croissance de quasiment un point par trimestre au second semestre » pour atteindre 0,8% sur l’année, estime Cédric Audenis.  Pour échapper à un tel défi, il serait nécessaire que des bonnes surprises, que n’exclut d’ailleurs pas l’institut, interviennent dès le premier semestre. « A savoir une reprise venant de l’extérieur encore plus soutenue » ou « une baisse du prix du pétrole liée à la détente du marché », au lieu d’une simple stabilité prévue des cours de l’or noir.   »A croissance en berne correspondraient malheureusement des destructions d’emplois », indique le statisticien, qui les estime à 75.000 pour le premier semestre 2013. Dont la moitié dans l’industrie, précise son collègue Jean-François Ouvrard, chef de la division Synthèse conjoncturelle.  A 9,9% au troisième trimestre 2012 (10,3% départements d’outre-mer compris), le taux de chômage devrait atteindre 10,5% de la population active au deuxième trimestre 2013 en France métropolitaine (10,9% DOM compris). Selon l’Insee, le pouvoir d’achat individuel, appelé « par unité de consommation » des Français, qui tient notamment compte des évolutions démographiques et de la composition des foyers, devrait reculer de 0,8% en 2012 après une légère baisse de 0,1% l’année précédente.   »Deux facteurs » interviennent: « la dégradation du marché du travail » et « des salaires peu dynamiques », d’une part, et « les prélèvements obligatoires qui sont en augmentation en 2012 et qui le seront à nouveau en 2013″, d’autre part, explique M. Audenis. L’inflation serait stable à 1,4% en juin 2013 sur un an.  Les ménages, pour maintenir leur consommation, compensent cette baisse du pouvoir d’achat en réduisant leur taux d’épargne, lequel devrait s’établir à 16,1% mi-2013 (16,5% mi-2012).  La consommation des ménages baisserait légèrement au quatrième trimestre 2012 puis serait stable au premier semestre 2013. Sur 2012, elle « serait à l’arrêt ».  Quant à l’investissement des entreprises, il devrait reculer de 0,2% en 2012 et les industriels interrogés en octobre prévoient une baisse de 2% au premier semestre 2013.  Côté demande extérieure, on constate « la reprise des économies émergentes qu’on a attendue durant toute l’année 2012″, se félicite M. Audenis: elle « va tirer les économies avancées au premier semestre 2013 mais sans excès ».  Au final, « à l’horizon de la prévision, la contribution comptable du commerce extérieur à la croissance serait nulle », précise l’Insee.

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