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Réduction des inégalités : du pipeau

Réduction des inégalités : du pipeau

 

Les grands médias reprennent les informations de l’INSEE qui annonce une réduction des inégalités en 2013. Un phénomène qui serait dû d’après l’institut à une augmentation de la fiscalité sur les plus riches mais surtout à une augmentation des salaires. Or cette augmentation des salaires est relativement fictive. En effet elle tient compte d’une sous-estimation de l’inflation qui mécaniquement augmente le salaire en francs constants. Or l’indice des prix de la consommation des ménages est largement obsolète du fait de la déformation de la structure de consommation. Les dépenses contraintes augmentent de plus en plus dans le budget des ménages tandis que les économies sur les dépenses ajustables demeurent très théoriques. On peut par ailleurs se demander comment les inégalités et la pauvreté peuvent diminuer avec un chômage en croissance. Ce chiffre d’augmentation du pouvoir d’achat des ménages annoncé par l’INSEE laisse donc perplexe.  Pourtant l’INSEE annonce une  réduction des inégalités, qui a débuté en 2012, s’est poursuivie en 2013.  Selon les données de la Dares, Le pouvoir d’achat des Français devrait avoir progressé en 2013. Selon les données de la Dares, la direction des études statistiques du ministère du Travail, publiées ce vendredi 21 mars, le salaire mensuel de base (SMB) a, en effet, progressé de 1,6% en 2013. Or, ce chiffre est supérieur de 1% à l’inflation, hors tabac, qui, sur la même période, a augmenté de 0,6%. « Sur un an, les salaires en euros constants augmentent ainsi de 1% dans l’ensemble des secteurs », déduit la Dares. Elle précise qu’ils augmentent de 1,1 % dans l’industrie et la construction et de 0,9 % dans les secteurs du tertiaire.  L’Insee a donc  publié ce mardi 22 septembre son enquête sur les Revenus fiscaux et sociaux des Français pour l’année 2013. Un document qui, comme à l’accoutumée, recèle son lot de chiffres. On y a apprend notamment que le niveau de vie (voir définition plus bas) médian pour les Français est de 20.000 euros nets d’impôts par an, soit 1.667 euros par mois. Autrement dit, la moitié de la population française a un niveau de vie inférieur à ce chiffre, et l’autre moitié a plus. Chiffre qui par ailleurs est stable par rapport à 2012 (-0,1%).  Mais le fait le plus remarquable reste le recul des inégalités. « Les inégalités de niveaux de vie entre les plus modestes et les plus aisés se réduisent », souligne ainsi l’Insee en introduction. L’institut a plusieurs outils pour mesurer les inégalités. Le premier, tout bête, est de rapporter le niveau de vie des 10% les plus riches (plus de 37.200 euros par an), à celui des 10% des plus modestes (moins de 10.700 euros par an). Ce rapport était ainsi de 3,5 en 2013 contre 3,6 en 2012 et en 2011.  Comment expliquer ce recul? Tout simplement parce que les niveaux de vie des plus riches ont baissé quand ceux des moins aisés se sont améliorés.  Du côté des plus riches, l’Insee note que les revenus du patrimoine (revenus financiers, loyers, dividendes…) ont baissé, ce alors que ce type de revenu constitue plus du quart des ressources des 10% des Français les plus aisés. L’Insee indique ensuite que cette baisse peut s’expliquer à la fois par des taux d’intérêts plus faibles ainsi que par la hausse de la fiscalité frappant les dividendes (intégration dans le barème de l’impôt sur le revenu, assujettissement aux cotisations sociales). Autre source d’explication: les ménages les plus aisés ont été les premiers frappés par la hausse de la fiscalité consécutive à l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Il y a deux ans, les impôts représentaient ainsi 27,9% de leur revenu disponible contre 26% en 2012. L’Insee rappelle notamment qu’en 2013, ces ménages ont dû faire face à la baisse de l’avantage fiscal lié au quotient familial et à la création d’une nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu de 45%.  Pour ce qui est des ménages les plus modestes, l’Insee indique que leur niveau de vie a progressé en raison notamment d’une hausse des salaires.  Les 10% les plus pauvres ont notamment vu leurs revenus augmenter de 1,1% en 2013. « C’est la première fois depuis le début de la crise qu’ils augmentent », remarque l’institut de conjoncture.

Chômage : stable au deuxième trimestre (INSEE)

Chômage : stable au deuxième trimestre (INSEE)

Contrairement à ce qu’a indiqué le gouvernement le chômage ne s’est pas amélioré au deuxième trimestre d’après l’INSEE. On aurait en effet été surpris du contraire puisque la croissance a été nulle. Seul un bricolage méthodologique de Pôle emploi fait apparaître une amélioration.  Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est resté stable en moyenne au deuxième trimestre en France métropolitaine, à 10%, soit une hausse de 0,3 point sur un an, selon les chiffres de l’Insee publiés jeudi 3 septembre. En incluant les départements d’Outre-mer, le taux est également stable, à 10,3%. Calculé selon la méthode BIT, qui permet les comparaisons internationales, le nombre de chômeurs atteignait 2,852 millions en France métropolitaine fin juin, soit 1.000 de moins que fin mars, mais 62.000 de plus qu’au deuxième trimestre 2014. Ce total se compare avec celui du nombre d’inscrits à Pôle emploi de catégorie A, qui s’élevait à 3.553.500 fin juin. Au deuxième trimestre, le taux de chômage des personnes âgées de 15 à 24 ans a baissé de 0,6 point, à 23,4%, celui des 25-49 ans a reculé de 0,2 point, à 9,3%, et celui des 50 ans et plus a augmenté de 0,6 point, à 7%. Le taux d’emploi des 15-64 ans est resté stable au deuxième trimestre, à 64,2%, en baisse de 0,1 point sur un an. L’institut compte d’autre part 1,5 million de personnes souhaitant un emploi qui ne sont pas comptées dans la population au chômage au sens du BIT. Ce nombre, qualifié de « halo » autour du chômage, a baissé de 12.000 sur le trimestre et augmenté de 126.000 sur un an.

 

Industries : baisse des prix à la production (INSEE)

Industries : baisse des prix à la production (INSEE)

 

Les prix à la production continuent  leur baisse en juillet sous le double effet de l’atonie de la demande, aussi de la diminution des prix des matières premières. Une bonne nouvelle en apparence pour la compétitivité mais qui ne permet pas cependant de redresser la production industrielle. Les prix à la production de l’industrie sur le marché français se sont contractés de 0,1% en juillet après avoir augmenté de 0,1% en juin, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Sur un an, ils accusent un repli de 1,6%. En juillet, la baisse des prix des produits du raffinage (-6,2%) liée au nouveau recul du cours du Brent a été compensée par la hausse des prix des produits des industries extractives, énergie, eau (+0,9%) et des denrées alimentaires (+0,4%), précise l’Insee dans son communiqué. Les prix des produits manufacturés ont quant à eux baissé de 0,3%. Les prix des produits industriels destinés aux marchés extérieurs ont augmenté de 0,1% en juillet (+0,7% sur un an), après +0,2% en juin, et les prix d’importation des produits industriels ont baissé de 1,0% (-4,4% sur un an), après une baisse de 0,6% en juin, tirés par le recul des prix des produits du raffinage (-7,3%).

 

France- climat des affaires, nouveau coup de peinture rose de l’INSEE

France-  climat des affaires, nouveau coup de peinture rose de l’INSEE

 

L’INSEE et autres organismes d’Etat n’en finissent pas de repeindre en rose la conjoncture. « La reprise et là, retournement de l’indicateur de l’économie, le chômage qui ne régresse pas mais progresse moins vite ». Bref c’est presque l’euphorie. Malheureusement les résultats concrets ne sont pas au rendez-vous et il faut attendre à une  croissance insignifiante en 2015. Surtout,  l’environnement mondial montre de graves faiblesses. Peu importe, l’INSEE titre «  L’indicateur global à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 99, un plus haut depuis août 2011 ». On est sauvé !  Il reste toutefois juste en deçà de sa moyenne de long terme, qui se situe à 100. En clair c’est toujours la quasi dépression.  Pourtant Le climat des affaires se serait légèrement amélioré en France au mois de juillet grâce à l’industrie et aux services pour atteindre son plus haut niveau depuis l’été 2011, selon les données publiées mercredi 22 juillet par l’Institut national de la statistique et des études économiques l’Insee. L’indicateur global, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 99, un plus haut depuis août 2011, même s’il reste juste en deçà de sa moyenne de long terme, qui se situe à 100. Il progresse d’un point par rapport à juin, dont l’indicateur a été révisé à 98, contre 97 annoncé en première estimation. Selon l’Insee, « l’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie est dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable». Pour les trois prochains mois, les chefs d’entreprise sont plus nombreux à anticiper une nouvelle amélioration de la demande globale et de la demande étrangère mais les perspectives générales d’exportation sont en nette baisse (-13 points) après leur forte hausse des douze derniers mois. Elles restent néanmoins nettement au-dessus de leur moyenne de longue période. Dans les services, les chefs d’entreprise interrogés sont « un peu plus optimistes sur leurs perspectives : les soldes relatifs à l’activité et à la demande prévues ainsi qu’aux perspectives générales continuent de progresser mais restent légèrement inférieurs à leur moyenne de long terme », souligne l’Insee.

« Le chômage pourrait baisser si les chômeurs ne s’inscrivent plus » !!( INSEE)°

« Le chômage pourrait baisser si les chômeurs ne s’inscrivent plus » !!( INSEE)°

Evidemment il fallait y penser et c’est pourquoi les contribuables financent des experts d’instituts publics comme l’INSEE. Si effectivement le chômage ne s’améliore pas, il est vraisemblable que Certaisn chômeurs séniors vont se décourager peu plus et même ne plus inscrire ( ceux qui n’ont plus droit à rien). Notons que c’est également vrai et même davantage chez les jeunes. Un moyen de faire baisser le chômage c’est effectivement de ne plus inscrire les chômeurs sans pour autant créer d’emplois suffisants. L’emploi total progresserait donc de 114.000 postes en 2015, après +41.000 en 2014, avec une nette accélération au deuxième semestre (+71.000) portée par le secteur marchand. Mais  « Au deuxième trimestre 2015, les créations d’emplois seraient encore trop ténues pour absorber la hausse de la population active. En revanche, la hausse attendue de l’emploi au second semestre serait suffisante pour stabiliser le chômage », a déclaré Laurent Clavel, chef de la division synthèse conjoncturelle. . La progression des salaires ralentirait, à 1,4% en 2015, après 1,6% en 2014. Le taux d’épargne serait stable sur un an, à 15,1% fin 2015. Au second semestre, a ajouté Vladimir Passeron, « les dépenses d’investissements des entreprises pourraient prendre le relais de la consommation des ménages qui est quasiment le seul moteur jusqu’à présent ». Contrairement à l’investissement des ménages, attendu en forte baisse en raison de la déprime de l’immobilier, l’investissement des entreprises accélèrerait (+0,3% au T2, +0,6% au T3 et +0,8% au T4). Il bénéficierait de perspectives de demandes interne et externe plus favorables, d’une nette hausse du taux de marge des entreprises (à 31,3% au T4) grâce au CICE, au Pacte de responsabilité et à la baisse des cours du pétrole, et de conditions de financement facilitées par la politique accommodante de la Banque centrale européenne. Les entreprises exportatrices profiteraient du niveau de l’euro et d’une reprise de l’activité mondiale après « un coup de froid » au premier trimestre, avec des exportations en hausse de 5,2% sur l’année contre 2,4% en 2014. L’inflation se redresserait mais resterait faible d’ici fin 2015 (+0,6%), l’inflation sous-jacente restant basse (+0,4%).

 

Croissance : 1,2% en 2015 (INSEE) ?

Croissance : 1,2% en 2015 (INSEE)

Pour l’INSEE 1.2% au lieu de 1 ou 1.1%, « c’est la reprise » . Curieuse reprise en vérité d’abord les chiffres prévus devront être confrontées aux résultats. Par ailleurs une différence de 0 .1% peut être facilement contredite. C’est en dessous de marge d’erreur statistique des prévisions. On peut tout aussi bien avoir + ou – 0.3% de croissance.  Cette prévision relève en faiat du volontarisme politique qui contraint les instituts publics à se monter optimiste. C’est quand même oublier que cette croissance est insignifiante, quelle ne réduira pas le chômage , qu’elle est en dessous de la moyenne européenne et que l’Europe elle-même est engluée dans la croissance molle. Le moindre événement international pourrait par ailleurs tout remettre en cause. Exemple uen forte remontée des taux. L’Insee prévoit donc que le produit intérieur brut de la France croîtra de 1,2% cette année et que le chômage se stabilisera à un niveau toujours élevé au second semestre. Cette prévision de croissance, supérieure à celle du gouvernement (1%), « confirme que la France est clairement rentrée dans une phase de reprise de l’activité », s’est félicité le ministre des Finances, Michel Sapin, dans une déclaration transmise à Reuters. Dans sa note de conjoncture publiée jeudi, l’institut de la statistique confirme prévoir une progression du PIB de 0,3% au deuxième trimestre 2015, après +0,6% au premier, puis 0,3% au troisième et 0,4% au quatrième. La croissance économique atteindrait le rythme de 1,6% fin 2015, le plus rapide depuis fin 2011 et suffisant pour absorber la hausse de la population active. « Il y a dix ans, avec un tel scénario, on n’aurait pas forcément parlé de reprise », a déclaré Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture de l’Insee. « Aujourd’hui, on parle de reprise parce qu’on vient de passer trois années avec une croissance en moyenne annuelle de 0,4%. » En 2014, la croissance du PIB n’avait été que de 0,2%. Le regain de croissance cette année viendrait principalement de l’accélération du pouvoir d’achat des ménages (+1,9% en 2015, soit sa plus forte hausse depuis 2007, après 1,1% en 2014) et donc de leur consommation (+1,6%, après 0,6%). A ce niveau, la croissance serait plus faible en France que la moyenne de la zone euro (+1,4% sur l’année, +0,4% au T1 comme au T2 et +0,5% au T3 comme au T4), souligne l’Insee, l’Allemagne et l’Espagne tirant cette reprise. Elle devrait cependant permettre la création de 41.000 postes dans le secteur marchand contre -45.000 en 2014, les entreprises profitant notamment du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et du Pacte de responsabilité et de solidarité. L’Insee continue d’estimer à 20.000 par trimestre les créations d’emplois liées à ces dispositifs, soit 80.000 sur 2015.

Croissance: après l’incantation de l’INSEE, celle de la Banque de France

Croissance:  après l’incantation de l’INSEE, de Sapin,  celle de la Banque de France

 

A défaut de résultats et de perspectives très roses, la mode est à l’incantation, celle du gouvernement bien sûr, celle de la docile INSEE , celle des grands médias et maintenant celle de la Banque de France. La reprise serait donc là. On prévoit 0.4% pour la croissance du PIB au premier trimestre. On se demande comment déceler vraiment cette reprise puisque la production industrielle est en recul, que la consommation des ménages stagne en février et que les investissements sont toujours dans le rouge. Or ce sont les trois  éléments qui tirent la croissance puisque malheureusement la balance commerciale est toujours très déficitaire (Autour de 50 milalirds sur un an). Jeudi, la Banque de France a augmenté de 0,1 point sa prévision de croissance pour le premier trimestre. Elle vise désormais une progression de l’activité de 0,4%.  Jeudi, Michel Sapin, le ministre des Finances a repris ses mauvaises habitudes en proclamant le reprise. . En 2013, alors ministre du Travail, il martelait que la courbe du chômage allait s’inverser en fin d’année. Cette inflexion ne s’est toujours pas produite. Le nombre de demandeurs d’emploi n’a cessé de progresser chaque mois, à de très rares, trop rares, exceptions près. Jeudi, toujours, alors que la Banque de France indique tabler désormais sur une progression de 0,4% du PIB au premier trimestre, et non plus de 0,3%, Michel Sapin n’a pas pu s’empêcher de partager son optimisme.  » Dans les chiffres, dans les prévisions qui sont les miennes, oui le chômage est en situation de se stabiliser au cours de l’année 2015 et de baisser en 2016 « , a-t-il déclaré sur I-Télé, interrogé sur la probabilité d’une baisse du chômage d’ici la fin du quinquennat. On l’a vu, la Banque de France vise une croissance de 0,4% du PIB au premier trimestre. C’est également le cas de l’Insee qui anticipe ensuite une progression de 0,3% de l’activité au deuxième trimestre. Interrogés par la Banque centrale, les chefs d’entreprises s’attendent à une poursuite de la hausse de l’activité dans l’industrie et les services en avril. En mars, les livraisons dans l’industrie se sont accélérées, constate la Banque de France à l’issue de son enquête. L’activité s’est intensifiée dans le matériel de transport hors automobile, la chimie et l’agroalimentaire, tandis que les équipements électriques ont poursuivi leur progression. Les commandes ont augmenté  » sous l’effet de la demande étrangère « . En revanche, l’activité est en panne dans le bâtiment. Globalement, si  » les effectifs se tassent un peu « ,  » les trésoreries s’élargissent  » indique la Banque de France. Selon l’Insee, la production industrielle n’a progressé que de 0,2% entre novembre et janvier. Sur un an, en janvier, elle affiche un recul de 0,7% ! Seul moteur de la croissance, la consommation, soutenue par la faiblesse de l’inflation, s’est stabilisée en février, après trois mois de hausse.  » Le dynamisme des dépenses en énergie et en autres biens fabriqués est compensé par un léger repli de la consommation en habillement et en automobiles « , explique l’Insee. L’investissement ? Il est en panne. Que ce soit les ménages, les entreprises ou les collectivités territoriales, personne n’investit. Manuel Valls, le Premier ministre a annoncé mercredi plusieurs mesures pour le relancer. La mesure-phare est le suramortissement de 40% accordé pendant une durée d’un an. Si le patronat, et tout particulièrement la CGPME saluent cette initiative, reste à savoir si cette mesure aura les effets escomptés. Pour que les entreprises décident d’investir en profitant de cette aubaine, il faut notamment que leurs dirigeants aient confiance en l’avenir. Le climat des affaires s’est certes amélioré en mars, mais l’indicateur synthétique reste inférieur à sa moyenne de longue période. Les carnets de commandes sont toujours atones et on constate une surcapacité des moyens de production. 

« Hausse spectaculaire des marges des entreprises » (INSEE)….poisson d’avril !

« Hausse spectaculaire des marges des entreprises »  (INSEE)….poisson d’avril !

 Ils ont devenus fous à l’INSEE ( à quand un organisme indépendant ?) ou plus exactement de plus en plus serviles en annonçant une  reprise spectaculaire des marges des entreprises. D’après la docile INSEE,  les marges des entreprises, qui n’ont eu de cesse de se dégrader depuis 2010 ont commencé à repartir à la hausse à la fin 2014. La bonne nouvelle pour les chefs d’entreprises est que l’Insee voit cette embellie se poursuivre, le taux de marge passerait ainsi de 29,9% (au dernier trimestre 2014) à 31,2% au premier trimestre. Dans le détail, le Crédit Impôt compétitivité emploi (CICE) contribuerait pour près de la moitié à cette hausse de 1,3%, le pacte de responsabilité jouerait pour 0,4% et la baisse des prix du pétrole pour 0,3%. Ce taux progresserait encore au deuxième trimestre pour s’élever à 31,3%. Cette hausse impressionnante ramènerait ainsi le niveau de marge des sociétés à celui de 2011. Mais il serait encore un peu en dessous de sa moyenne d’avant-crise de 32,7% sur la période 1988-2007.En faiat l’INSEE faiat l’impasse sur la baise tendancielle des prix dans le secteur manufacturier. Une baisse qui annule les effets positifs de la très petite croissance annoncée. L’INSEE prend quand même des précautions oratoires pour relativiser son optimisme un peu béat puisque  malheureusement, l’amélioration des conditions financières des entreprises ne permettrait pas à l’investissement de s’envoler. L’Insee note, en effet, que « que les enquêtes de conjoncture, notamment dans les services, indiquent que les chefs d’entreprises resteraient encore attentistes et en seraient guère enclins à accélérer franchement leur investissement ». Au final, leur évolution serait quasi-stable (+0% au premier trimestre puis +0,1% au deuxième). Pour expliquer son optimisme,  l’INSEE compte sur une hypothétique amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Hypothétique car cette amélioration est fondée sur la baisse de l’inflation calculée sur un indice des prix obsolète en raison de la modification de la structure de consommation. D’après l’INSEE Le pouvoir d’achat des ménages s’était déjà repris en 2014, après avoir stagné en 2013. Au premier semestre 2015, il devrait continuer son ascension, en gagnant 1,6%, grâce notamment à une inflation toujours très faible. L’Insee estime, en effet, que l’évolution des prix va rester dans le rouge, avec -0,1% sur un an à juin 2015. L’effet de la chute des prix du pétrole jouerait à plein. C’est l’une des principales sources de satisfaction de la note de conjoncture: la hausse de la consommation des ménages, principal moteur de l’économie française (environ 55% du PIB) va s’accélérer. L’Insee table ainsi sur une augmentation de leurs dépenses de 0,6% puis de 0,3%. Des chiffres qui s’expliqueraient à la fois par un retour à la normale des dépenses d’énergie ainsi que par la hausse du pouvoir d’achat évoquée plus haut. Au final cependant le taux de chômage augmenterait encore, passant à 10,6% en France (DOM compris) contre 10,4% fin 2014.

 

Hausse du pouvoir d’achat ( INSEE) … du pipeau !

Hausse du pouvoir d’achat ( INSEE) … du pipeau !

 

 

Surréaliste, l’INSEE annonce ce matin  ( sans doute par hasard) une petite hausse du pouvoir d’achat pour les Français. Ce serait une  conséquence du  « Ralentissement de l’inflation et une moindre pression fiscale » .  D’abord c’est une  supercherie car l’INSEE se fonde sur la mesure officielle de l’indice des prix  la consommation. Or la structure de consommation des ménages s’est largement déformée ces dernières années avec une  stagnation relative des dépenses par exemple  l’alimentation et à l’habillement mais avec une croissance des dépenses contraintes ( impôts, logement, services, logement). Même sur les dépenses courantes par exemple l’alimentation, on assiste à un glissement de gammes de la part des consommateurs de sorte que les produits de référence pour l’indice sont de moins en moins achetés au profit de produits différents. Officiellement le pouvoir d’achat en 2014 aurait progresse de 0.5%. D’abord c’est insignifiant et cela se situe dans la marge d’erreur statistique ensuite il faudrait mesurer l’évolution  des dépense des ménages à structure comparable. Exemple les prix des  voyages à l’étranger théoriquement ont diminué. Or les Français depuis la crise ont réduit ce poste. Il en va de même pour certains équipements de la maison puisque les investissements des ménages se réduisent.  Peu importe ,l’année 2015 sera celle de la hausse du pouvoir d’achat pour  les  économistes de l’Insee, cités par les Echos ce lundi. « Deux facteurs devraient jouer en faveur du porte-monnaie des Français cette année: la dégringolade des prix du pétrole, tombés à leur plus bas depuis six ans, et une baisse de la pression fiscale ( ?), illustrée pour les plus faibles salaires par la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu.  Cette hausse du pouvoir d’achat suivra celle constatée sur l’ensemble de l’année 2014. L’an dernier, le pouvoir d’achat par unité de consommation aurait augmenté de 0,5%. Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus mais si cette hausse se confirme, elle mettrait fin à trois années consécutives de recul ». Ben voyons !

 

Gaston Bessay

Ancien Président d’un observatoire économique et statistique ministériel

Conjoncture maussade (INSEE)

Conjoncture maussade (INSEE)

 

Pour résumer les chiffres de l’Insee qui vient d’être republiés, une croissance atone, une dette de plus de 2000 milliards des investissements en recul, une consommation faiblarde  mais un pouvoir d’achat qui aurait progressé au troisième trimestre (surtout en raison de la sous estimation des dépenses contraintes -NDLR)

  • L’Insee confirme son estimation d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,3% en France au troisième trimestre, faisant suite à un recul de 0,1% au deuxième trimestre. Les premiers résultats avaient été publiés le 14 novembre.
  • La dette publique de la France s’est établie à 2.031,5 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre, en légère hausse par rapport au trimestre précédent. Rapportée à la richesse nationale, cette dette, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 95,2% du produit intérieur brut, contre 95,1% à la fin du deuxième trimestre. La hausse du troisième trimestre est imputable aux administrations de sécurité sociale.
    Cependant, au cours du troisième trimestre, la dette publique brute a augmenté de 7,8 milliards d’euros, soit nettement moins qu’au cours du trimestre précédent, où elle avait grimpé de 28,7 milliards d’euros, en franchissant pour la première fois la barre des 2.000 milliards d’euros.
  • L’investissement total en France a baissé de 0,6% au troisième trimestre après avoir reculé de 0,8% au deuxième trimestre.
  • L’investissement des entreprises non financières, notamment, a stagné au 3e trimestre par rapport au trimestre précédent, après une baisse de 0,5% au deuxième trimestre et de 0,6% au premier. Il avait augmenté de 0,7% au cours des trois derniers mois de 2013. Le taux de marge des entreprises non financières s’améliore de 0,1 point à 29,5%.
  • Les prix à la production de l’industrie française ont de nouveau diminué en novembre (-0,2%), après une baisse de 0,2% en octobre. Ce nouveau recul suit la chute continue des prix des produits pétroliers raffinés, qui se sont contractés de 5,1% en novembre, après un repli de 6,7% en octobre.
  • Les dépenses de consommation des ménages ont rebondi de 0,4% en volume au mois de novembre sur un mois après une baisse de 0,8% en octobre. Cette hausse est principalement imputable aux dépenses en habillement, qui augmentent de 2,4% (après +3% en octobre), ainsi qu’aux dépenses en énergie, qui ont légèrement rebondi (+0,8%) après une forte baisse en octobre (-6%). La reprise de la consommation des ménages en énergie résulte notamment d’une hausse des dépenses en gaz et en électricité. Les dépenses de consommation en produits manufacturés sont en revanche quasi stables, en hausse de 0,1% après +0,2% en octobre.
  • Le pouvoir d’achat des ménages a progressé de 0,5% au troisième trimestre, a par ailleurs indiqué l’Institut national de la statistique et des études économiques.
  • « La consommation des ménages en volume progressant moins que le pouvoir d’achat, le taux d’épargne augmente: il passe de 15,6% à 15,8% (des revenus) au troisième trimestre », ajoute l’Insee.

 

Croissance : L’Insee optimiste, pourquoi ?

Croissance : L’Insee optimiste, pourquoi ?

 

Franchement on ne voit ce qui permet à l’INSEE d’être optimiste car en faiat il pronostique une croissance de l’ordre de 1% (et encore) pour 2015.  D’ailleurs rien ne changera sur le front du chômage, ce qui peut se comprendre puisqu’il faudrait une croissance d’au moins 1.5% pour recréer un solde positif d’emplois. En fait l’INSEE n’sts pas un organisme d’études indépendant, c’est une administration qui en tant que telle relaie les messages du gouvernement.  Pour l’Institut national de la statistique, les « freins à l’activité se desserreraient t un peu ». L’Insee voit ce jeudi 0,3% de croissance en France au 1er et 2e trimestre 2015. En revanche, les prévisions de chômage ne sont pas bonnes.  Cela faisait longtemps que l’Insee n’avait pas été optimiste. Dans sa note de conjoncture, l’Institut prédit ce jeudi une petite accélération de la croissance française l’année prochaine. « Les freins se desserrent un peu », écrit l’INSEE. Après une progression de 0,1% du PIB au quatrième trimestre, la croissance devrait augmenter de 0,3% au 1er et 2eme trimestre 2015. Sur ces bases, au 30 juin prochain, qui constitue l’horizon de prévision de l’Insee, l’acquis de croissance pour l’ensemble de 2015, à savoir l’évolution du PIB en cas de stagnation sur le reste de l’année, s’élèverait à 0,7%. Pour François Hollande, cette note montre que la France est « en ligne » avec ses prévisions mais insuffisant pour réduire le chômage. « Nous sommes en ligne par rapport à notre prévision de croissance pour l’année 2015« , a déclaré le président français lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles, reconnaissant toutefois que cela ne serait pas « suffisant » pour entraîner une baisse du chômage. Est-ce le début de la reprise enfin ? Pour Laurent Clavel de l’Insee, on sent une amélioration du climat des affaires selon des chefs d’entreprises dont les réponses aux enquêtes de conjoncture « se sont améliorées en novembre, ce qui efface la baisse qu’on avait vu cet été« , a-t-il expliqué à nos confrères de France Inter. « La dépréciation récente de l’euro permet d’être un peu plus optimiste sur les perspectives d’exportations« , ajoute-t-il. Autre point positif : la baisse du cours du pétrole « qui fournit du pouvoir d’achat et qui permet un peu plus de consommation« . Autre enseignement de cette note de l’Insee, le taux de chômage qui devrait progresser pour s’établir mi-2015 à 10,6% de la population active. Au quatrième trimestre, le taux devrait atteindre 10,0% en métropole, selon l’Institut national de la statistique, qui revoit ses prévisions à la hausse de 0,1 point par rapport aux précédentes. Ces projections contredisent l’objectif de « stabilisation » en 2014 sous le seuil des 10%, exprimé par le ministre du Travail François Rebsamen en juin dernier. 

 

Il faut hériter pour devenir propriétaire ! (INSEE)

Il faut hériter pour  devenir propriétaire (INSEE)

 

On se demandait à quoi servait l’INSEE, on le sait : à pas grand-chose. Cette noble institution de statistiques vient de découvrir que pour acheter un bien immobilier, il était préférable au préalable d’avoir hérité. Pas la peine de faire de grandes recherches statistiques  pour savoir que les primo accédants (sans fortune personnelle) ne peuvent plus accéder au marché !  Dans la dernière livraison d’Economie et Statistique publiée ce jeudi, l’Insee étudie l’impact des donations et des héritages sur l’acte d’achat immobilier chez les jeunes générations. Sa conclusion est claire: «la probabilité d’acheter son logement augmente avec les deux formes de transferts que sont les donations et les héritages».  Si les transmissions intergénérationnelles représentent des sommes tout à fait considérables puisque proches de 200 milliards d’euros (soit 10% du PIB), les Français héritent de plus en plus tard, en raison de l’allongement de l’espérance de vie de leurs parents ou encore du renforcement des droits du conjoint survivant. Selon l’Insee, on hérite de ses parents à plus de 50 ans aujourd’hui (contre 42 ans en 1984). A cet âge en général, les grands investissements patrimoniaux (achat immobilier, création d’entreprise) ont déjà été réalisés.  La préconisation de l’étude est donc simple: il faut «favoriser fiscalement la mobilité du patrimoine vers les jeunes générations». En 2007, la loi TEPA a multiplié ces transferts en relevant les abattements sur les donations (ils sont passés de 50.000 à 150.000 euros par enfant et par parent), avant d’être ramenés à 100.000 euros en 2012.  Selon l’étude de l’Insee, recevoir une donation ou un héritage permet de desserrer la contrainte de financement des ménages jeunes et de réduire leur endettement. Ces transferts favorisent donc la prise de décision de se lancer dans un projet d’investissement. «Les ménages dont la personne de référence a reçu une donation ont une probabilité 1,6 fois supérieure d’acheter leur résidence principale par rapport à ceux qui n’en ont pas reçu». Dans le cas d’un héritage, la probabilité est de 1,5 fois supérieure.  En croisant le fait d’avoir bénéficié d’une donation et la date à laquelle elle a été réalisée (avant ou après 2000), l’Insee prouve encore que les donations ont eu un effet plus important depuis la hausse des prix de l’immobilier. La probabilité annuelle d’acheter était multipliée par 1,4 si la personne avait reçu une donation avant 2000 ; elle était multipliée par plus de 2 si celle-ci était effectuée après 2000. Conclusion de l’Insee: «l’importance que revêtent les donations paraît s’être accrue à mesure que les prix de l’immobilier augmentaient». Vraiment une grande découverte !

 

Chômage en hausse au troisième trimestre (INSEE)

Chômage en hausse  au troisième trimestre (INSEE)

Après Pôle emploi l’INSEE constate la hausse du chômage au troisième trimestre. Une hausse qui pourrait être encore davantage catastrophique si certains chômeurs sans aucun droit n’avaient pas renoncé à s’inscrire comme à Pôle emploi. . Sont exclus ceux qui non inscrits bénéficient de diverse aides sociale (RSA, allocation handicapée etc.) ; de toute manière sans croissance on voit mal comment pourrait diminuer le chômage. Tous les chiffres de chômeurs sont d’ailleurs sous estimés, en fait ce sont près de 8 millions de personnes qui sont sans activité (et non pas 3 qui ne représentent que les chômeurs de catégorie A). Après un semestre de stabilisation, le chômage est reparti à la hausse en France au troisième trimestre, atteignant 9,9 % (+ 0,2 point) de la population active en métropole et 10,4 % (+ 0,3 point) avec l’outre-mer, a annoncé l’Insee jeudi. En métropole, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), retrouve son niveau du troisième trimestre 2013. En incluant l’outre-mer, le chômage est en hausse de 0,1 point sur un an. Cependant, l’Insee observe une hausse moins nette que celle du nombre d’inscrits à Pôle emploi, qui a grimpé de 4,3 % sur un an en métropole. L’Insee comptabilise au total 2,8 millions de chômeurs en France métropolitaine. Au troisième trimestre, les jeunes ont été frappés de plein fouet par la hausse, leur taux repartant très nettement à la hausse (+ 1 point) à 23,7 %. Après plusieurs trimestres d’amélioration, leur situation est quasi stable sur un an (- 0,1 point). À l’autre bout de la pyramide des âges, les seniors (+ 50 ans) connaissent un trimestre de hausse (+ 0,2 point), mais restent la classe d’âge la plus épargnée par le chômage (6,7 %). La hausse du troisième trimestre n’est pas une surprise. Dans ses dernières prévisions publiées début octobre, l’Insee prévoyait que le taux monte à 9,9 % en métropole et à 10,3 % avec l’outre-mer d’ici à la fin de l’année. Sur ce même troisième trimestre, les listes de Pôle emploi ont accueilli 34 200 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires (+ 1 %), soit approximativement la même évolution que le taux de l’Insee.  Mais les chiffres de Pôle emploi et de l’Insee restent malgré tout divergents, puisque l’opérateur public recensait 3,43 millions de demandeurs d’emploi sans activité fin septembre. Cela s’explique par le fait que les deux organismes ne mesurent pas le chômage de la même manière : Pôle emploi compte les inscrits sur ses listes, alors que l’Insee mesure son taux à partir d’une enquête trimestrielle auprès de 110 000 personnes. Seul le taux de l’Insee est reconnu à l’international.  

 

Chômage : toujours en hausse (INSEE°)

Chômage : toujours en hausse (INSEE°)

Avec une croissance de 0.4% en 2014 aucun espoir de voir le chômage s’améliorer (il faudrait de l’ordre de 1.5% pour recréer un solde positif d’emplois). Le taux augmenterait à 10,3% à la fin de l’année (après 10,2% au deuxième trimestre) et à 9,9% en métropole (9,7%). En fait l’activité ne reprend pas car la consommation de ménages est quasi nulle .or cette consommation des ménages est le seul moteur de l’économie française puisque les investissements sont en panne et nos exportations hypothéquées par notre manque de compétitivité. La consommation des ménages croîtrait peu d’ici la fin de l’année, selon l’Insee, qui s’attend à une progression de 0,2% de leurs dépenses aux troisième et quatrième trimestres, en « lien avec un pouvoir d’achat du revenu qui accélérerait modérément » (+0,8% sur l’ensemble de l’année après avoir stagné en 2013). Au total, la consommation des ménages ne progresserait que de 0,1% sur l’ensemble de l’année. La hausse des prix à la consommation proche de zéro en septembre reviendrait à 0,4% en glissement annuel à l’horizon de décembre, dans l’hypothèse d’un prix du baril de pétrole stable à 97 dollars et d’un taux de change de l’euro à 1,28 dollar.  En revanche l’inflation sous-jacente, à peine positive cet été, diminuerait encore et serait quasi-nulle à la fin de l’année.  Le taux d’épargne des ménages s’établirait encore à 15% à la fin de l’année contre 14,7% fin 2013.Leur investissement en logement continuerait de reculer, bien qu’à un rythme atténué, au second semestre et chuterait de 7,4% sur l’ensemble de l’année pour tomber à son plus bas niveau depuis 1998.

Entreprises : nouvelle baisse des marges en 2014 (INSEE)

Entreprises : nouvelle baisse des marges en 2014 (INSEE)

Finalemenet le CICE n’aura pas servi à grand-chose, ses bénéfices ont été mangés par l’absence de la demande et au total les marges des entreprises vont encore baisser en 2014. Les dépenses d’investissement des entreprises se replieraient de nouveau, pénalisées par l’atonie persistante de la demande. Elles reculeraient de 0,3% au troisième trimestre et de 0,2% au quatrième, leur repli atteignant 0,6% sur l’ensemble de l’année. Le taux de marge des entreprises ne progresserait pas en 2014, s’établissant à 29,4% après 29,8% en 2013 et 30,5% en 2012, malgré l’effet favorable du CICE, souligne par ailleurs l’Insee. La croissance des exportations serait un peu plus soutenue qu’au premier semestre, grâce notamment aux effets de la dépréciation de l’euro.  Mais la demande étrangère restera peu dynamique, prévoit l’institut de conjoncture, qui s’attend à une croissance du PIB de la zone euro de 0,2% aux troisième et quatrième trimestres tirée par l’Allemagne et l’Espagne.  Au total, la contribution du commerce extérieur à la croissance sera nulle au second semestre comme sur l’ensemble de l’année. La consommation publique progresserait quant à elle de 0,3% par trimestre d’ici fin 2014, sa croissance se maintenant en moyenne sur l’année sur le même rythme (+1,8%) que les années précédentes (+1,7% en 2012 et +1,9% en 2013). L’Insee souligne que ce scénario est entouré d’aléas qui portent notamment sur la demande des entreprises en France comme dans la zone euro.  « Si la dégradation estivale du climat des affaires s’accentue à l’automne, leur attentisme pourrait peser plus encore sur la demande intérieure », écrit l’Insee en évoquant les incertitudes liées aux différentes crises géopolitiques, notamment en Ukraine. « En revanche, si la dépréciation récente de l’euro se poursuit, les entreprises européennes pourraient revoir en hausse leurs anticipations de demande », poursuit l’institut, dont le chef du département de conjoncture a rappelé qu’une dépréciation de 10% de l’euro se traduit par 0,5 point de croissance en plus à l’horizon d’un an. « L’attitude résolue des autorités monétaires à éviter tout risque de déflation pourrait aussi inciter les entreprises à augmenter un peu plus leur niveau de dépenses », estime aussi l’Insee.

 

Croissance zéro au second trimestre (Insee)

Croissance zéro au second trimestre (Insee)

 

La France est embourbée  dans la stagnation, croissance zéro au premier trimestre et croissance zéro au second selon l’Insee. L’économie française a stagné au deuxième trimestre, après avoir déjà stagné au premier, a confirmé l’Insee dans les résultats détaillés des comptes nationaux trimestriels publiés aujourd’hui. Le gouvernement a récemment abaissé ses prévisions pour 2014 et 2015 et attend une croissance du PIB de 0,4% cette année et de 1,0% l’an prochain, alors qu’il envisageait auparavant 1,0% puis 1,7%. Au deuxième trimestre, la contribution de la demande intérieure finale à la croissance a été de 0,1 point (0,2 annoncé auparavant) et celle de la variation des stocks a été neutre (-0,1 annoncé auparavant). Le commerce extérieur a contribué négativement à hauteur de 0,1 point (chiffre confirmé). Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,4% (+0,5% en première estimation), après -0,6% au premier trimestre, et l’investissement s’est contracté de 1,1% (chiffre confirmé), dont -0,7% pour les entreprises (-0,8% annoncé auparavant), après -0,9% et -0,6% respectivement au premier trimestre. Les importations ralentissent et progressent de 0,4% (après +0,8% au premier trimestre) mais moins que les exportations (+0,1% après +0,6%). Le pouvoir d’achat des ménages a fortement décéléré, avec un revenu disponible brut en hausse de 0,5% au deuxième trimestre, après +1,3%. Les prix à la consommation se stabilisent, après +0,3% au premier trimestre, si bien que le pouvoir d’achat du revenu des ménages a augmenté de 0,5% (après +0,9% au premier trimestre). Au niveau individuel, il a progressé de 0,3% (après +0,8% au premier trimestre). Le taux d’épargne des ménages est resté stable, à 15,9%. La masse salariale a progressé de 0,4%, après +0,5%. Le taux de marge des entreprises non financières a reculé de 0,5 point pour s’établir à 29,3%. Le déficit des administrations publiques s’établit quant à lui à 4,4% du PIB au deuxième trimestre, après 4,1% au premier. Le gouvernement a annoncé un dérapage du déficit public cette année, à 4,4% du PIB au lieu de 3,8% prévu auparavant, après 4,1% en 2013 selon la dernière révision par l’Insee. Le dérapage serait ainsi de plus de 6 milliards d’euros cette année et de plus de 25 milliards en 2015, année où le déficit serait à peine réduit à 4,3%, au lieu des 3% promis auparavant. Il reviendrait sous cette barre fin 2017.

 

Croissance : pas de vraie reprise en 2014 (INSEE)

Croissance : pas de vraie reprise  en 2014 (INSEE)

Il n’y aura pas de miracle en 2014 pour la croissance, ce sera autour de 1%. Pas de quoi booster la confiance, les investissements et l’emploi. L’Insee a en effet confirmé jeudi le scénario d’une reprise poussive de l’économie française en 2014, qui ne parviendrait tout juste qu’à stabiliser le chômage à un niveau élevé, offrant peu de répit au nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls. L’institut estime que la croissance française continuera d’être avant tout alimentée par la demande extérieure, sous l’effet d’une amélioration de l’environnement dans la zone euro, même si l’impact des efforts de consolidation budgétaire sera moins fort qu’en 2013. Il table ainsi sur des progressions du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre puis de 0,3% au deuxième. Par rapport à sa précédente note de conjoncture, publiée en décembre, l’Insee revoit ainsi en baisse de 0,1 point sa prévision pour le 1er trimestre et en hausse de 0,1 point celle du 2e trimestre. A partir de là, au 30 juin, qui constitue l’horizon de prévision de l’Insee, l’acquis de croissance pour l’ensemble de 2014 s’élèverait à 0,7%. A ce niveau, une stabilisation à 0,2% du rythme de croissance trimestrielle sur les six derniers mois de l’année suffirait à valider le scénario de hausse de 0,9% du PIB retenu par le gouvernement dans la loi de finances 2014. La révision en baisse sur le premier trimestre tient au contrecoup de la forte hausse de la consommation des ménages et au rebond des investissements des entreprises intervenus fin 2013, en anticipation du durcissement du malus écologique pour l’automobile et de la hausse de la TVA du 1er janvier. Elle s’explique aussi par la météo clémente de l’hiver, qui a limité les dépenses en énergie. Des températures conformes aux normales saisonnières sur avril-juin permettraient de faire monter de 2,4% la facture énergétique d’un trimestre sur l’autre, estime l’Insee qui oublie sans doute qu’une grande partie de cette énergie est importée et que ce sera un trou supplémentaire dans le commerce extérieur.

 

Sondage confiance ménages : en baisse (Insee)

Sondage confiance  ménages : en baisse (Insee)

Ce jeudi 27 février, l’Insee a publié sa dernière enquête de conjoncture réalisée auprès des ménages. L’indicateur pour le mois de février baisse ainsi de 1 point à 85 points par rapport à janvier. L’opinion des ménages sur leur niveau de vie futur se dégrade, avec une baisse de 5 points. Pour le deuxième mois consécutif, les Français sont plus inquiets sur l’évolution du chômage, note également l’Insee qui ajoute que le solde correspondant a augmenté de 3 points en février, après déjà une hausse de quatre points le mois précédents. Alors que le nombre de demandeurs d’emplois inscrits en catégorie A (sans aucune activité) a progressé en janvier de 8.900 personnes selon les chiffres publiés mercredi 26 février par le ministère du Travail.  L’évolution de ces données est importante : elle constitue un indicateur avancé de la consommation des ménages, qui représentait, en 2012, environ 58% du PIB, selon les données de la Banque mondiale. Les statistiques de l’Insee ne sont donc en ce sens pas rassurantes et confirment qu’après un assez bon dernier trimestre 2013, l’économie tricolore risque de marquer le pas en 2014. Les économistes de BNP Paribas s’attendent ainsi à ce que le PIB stagne sur les trois premiers mois de l’année après avoir progressé de 0,3% fin 2014.

 

Inflation France: baisse de 0,6% en janvier, (Insee)

Inflation France: baisse de 0,6% en janvier, (Insee)

L’Institut national de la statistique et des études économiques explique le recul de l’indice des prix à la consommation en janvier « pour l’essentiel, par les soldes d’hiver à l’origine de la forte baisse des prix des produits manufacturés à laquelle s’ajoute le repli saisonnier des tarifs des services liés au tourisme ».   »En janvier, l’augmentation des prix du tabac (+2,1% en moyenne ; +5,6% sur un an), les changements des taux de TVA et les hausses saisonnières des tarifs de certains services n’ont pas compensé ces baisses temporaires de prix », commente l’Insee.  Hors tabac, l’indice recule également de 0,6% en janvier et est en hausse de 0,5% sur un an. Corrigé des variations saisonnières, il est stable en janvier.  Des baisses des prix sur un mois avaient déjà été enregistrées l’an dernier en janvier, avril, juillet, septembre et octobre. Sur l’année 2013, la France a connu une inflation très faible, de 0,7%, la même évolution qu’en janvier en glissement annuel.  La hausse très contenue des prix en France mais aussi dans l’ensemble de la zone euro (+0,7% sur un an en janvier) est à double tranchant. D’un côté, elle soutient le pouvoir d’achat des ménages mais de l’autre, elle entretient les craintes de déflation, spirale néfaste de baisse des prix et des salaires

 

Insee : croissance à 0.2% en 2013

Insee : croissance à 0.2% en 2013

 

La croissance d’après l’INSSE pourrait atteindre 0.2% en 2013 du fait d’une part d’une révision à la hausse de la croissance du second trimestre et d’une prévision de 0.4% pour le dernier trimestre. Les chiffres rendus publics ce mardi par l’Insee soulignent une croissance de 0,6% en France au 2e trimestre 2013, au lieu de 0,5% prévu jusqu’à présent. L’Insee a révisé à la hausse le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre 2013, à 0,6% au lieu de 0,5%, ce mardi 24 décembre.  Par ailleurs, l’Institut national de la statistique et des études économiques a confirmé jeudi dernier une prévision de rebond de l’activité au dernier trimestre 2013, à +0,4%. Au total sur l’année, la croissance devrait être de 0,2%.   À l’inverse, le pouvoir d’achat des ménages français a reculé de 0,1% au troisième trimestre 2013.

 

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