Archive pour le Tag 'Insécurité'

Insécurité : Macron en contradiction avec les français (Le Pen)

 

Insécurité : Macron en contradiction avec les français (Le Pen)

 «La situation s’est dégradée dans des proportions extrêmement importantes dans la nature de la violence, dans sa gradation, note la députée du Pas-de-Calais. Elle touche tout le monde, partout. Les Français se sentent cernés.» Pour Marine Le Pen, est directement coupable «la philosophie» d’Emmanuel Macron et de ses ministres : «Le président de la République a répété il y a deux jours que les Français vivaient seulement un sentiment d’insécurité. Il est en sécession avec les Français en disant cela. Il est dans le déni. Laisser penser aux Français qu’il n’y a pas d’insécurité mais seulement un sentiment, c’est une déconnexion lourde et grave.»

La présidente du RN a plaidé pour que soit rétabli «le principe même de la peine» en limitant les possibilités de libération anticipée de prison et en rendant au sursis son effet dissuasif. «On ne doit plus aménager les peines au-delà de six mois, en cas d’atteinte à l’intégrité physique», a-t-elle défendu.

Insécurité routière: faute de circulation bilan très bas

Insécurité routière: faute de circulation bilan très bas

Un bilan qui s’explique essentiellement par l’écroulement de la circulation pendant la crise sanitaire. 2541 personnes sont décédées au total sur les routes de France métropolitaine en 2020 : le bilan le plus bas enregistré depuis l’après-Guerre sous l’effet de la crise sanitaire, selon les statistiques définitives publiées lundi par la Sécurité routière.

.Le nombre annuel de morts n’était jamais passé depuis 1945 sous la barre symbolique des 3000 (3244 en 2019, -22%), mais ce bilan est à relativiser en raison de la réduction de la circulation causée par l’épidémie de Covid-19.

Insécurité : un enjeu aux présidentielles pour 86% des Français

Insécurité : un enjeu aux présidentielles  pour 86% des Français

D’après sondage Ifop réalisé pour le JDD ,86% des Français assurent que l’enjeu de la sécurité sera « important, pour les présidentielles, ce thème devançant même la lutte contre le chômage (68%) et celle contre la précarité malgré la crise économique qui se profile (62%).

La préoccupation sécuritaire a bondi de 26 points depuis mai 2020, après un « été orange mécanique », selon l’expression du président (ex-LR) de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, marqué par une série de faits divers comme l’agression mortelle d’un chauffeur de bus à Bayonne, et un automne rythmé par les attaques djihadistes, avec notamment la décapitation du professeur Samuel Paty en octobre. Si ce sont les sympathisants de droite (85%) qui jugent les sujets sécuritaires comme davantage prioritaires, le sujet est également considéré comme important à gauche (63%, dont 70% chez les électeurs socialistes).

A un an du scrutin, « la sécurité s’annonce comme un enjeu majeur de la prochaine élection présidentielle », prévient Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Interrogés par l’institut sur le poids de cette question dans leur choix en 2022, 86% des Français assurent qu’il sera « important, dont 44% « tout à fait important ». Sur ce terrain, les sympathisants de droite et d’extrême droite sont « en fusion » selon l’expression de Frédéric Dabi, puisque respectivement 98 et 99% des électeurs LR et RN en font un élément déterminant de leur vote. Mais la préoccupation sécuritaire n’est plus l’apanage de la seule droite : elle pèsera lourd, aussi, dans le vote des sympathisants LREM (86%), PS (80%) et même LFI (70%).

INSÉCURITÉ: un grand débat sur la drogue pour quoi faire ?

INSÉCURITÉ: un grand débat sur la drogue pour quoi faire ?

 

 

À défaut de politique volontariste dans des différents champs régaliens notamment la sécurité ou encore la laïcité, le pouvoir fait de la communication en lançant des débats tous azimuts. Ce sera encore le cas où la question de la drogue dont le président estime qu’il a des effets délétères du point de vue sanitaire mais aussi sur la délinquance.

 

Pourquoi en fait un débat sur cet objet de délinquance ? Pourquoi pas aussi un débat sur le port d’armes ou l’alcoolisme. L’arsenal législatif est largement suffisant, il suffit de l’utiliser pour combattre les délits visés voire les crimes.  Le président semble en faites découvrir un problème qui est devenu général ce que la plupart des quartiers sensibles devenus des sortes de supermarchés de la drogue avec drive et même livraison à domicile (on compte au moins 50 centres de vente de drogue par département !). Le chiffre d’affaires de la drogue représente autour de 4 milliards effet vive plusieurs centaines de milliers de personnes. On compte au moins 1 million de consommateurs.

cannabis les chiffres:

Cannabis 45 % des adultes de 18 à 64 ans ont expérimenté le cannabis 11 % sont des usagers actuels 39 % des jeunes de 17 ans ont expérimenté le cannabis et 7 % sont des fumeurs réguliers Usage problématique ou dépendance pour 3 % des 18-64 ans et 7 % des 17 ans 59 000 personnes prises en charge en raison de leur consommation de cannabis dans les CSAPA 24 000 jeunes consommateurs de cannabis accueillis dans les CJC Conduire sous l’influence du cannabis multiplie par 1,7 le risque d’être responsable d’un accident mortel de la route 115 tonnes de cannabis saisies dont 85,4 tonnes de résine et 29,8 tonnes d’herbe 136 600 plants saisis De 150 000 à 200 000 consommateurs ont recours à l’autoculture Consommations (2018, 2017, 2014) En 2017, l’expérimentation du cannabis concerne 45 % des adultes de 18 à 64 ans. La consommation dans l’année s’élève à 11 % (15 % pour les hommes et 7 % pour les femmes), cette proportion s’avérant stable par rapport à 2014. Un usage régulier est déclaré par 3,6 % de la population [1]. Chez les collégiens, l’usage au cours de la vie a reculé entre 2014 et 2018 de 9,8 % à 6,7 % [3]. À 17 ans, près de quatre jeunes sur dix (39 %) ont expérimenté le cannabis. En 2017, ce niveau est en forte baisse par rapport à 2014 et s’avère le plus bas depuis 2000 [2]. L’usage régulier concerne 7,2 % des jeunes de 17 ans contre 9,2 % en 2014, les garçons plus souvent que les filles (9,7 % contre 4,5%). La France est le pays dont la prévalence de consommation de cannabis est la plus élevée chez les jeunes et les adultes en Europe [24]. Usage problématique et dépendance (2017, 2014) Selon le Cannabis Abuse Screening Test (CAST), outil de repérage des usages problématiques de cannabis, 25 % des usagers actuels de 18 à 64 ans présentent en 2017 un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance ; cette proportion a progressé depuis 2014 (21 %). Au total, 3 % des 18-64 ans, (4 % des hommes et 1 % des femmes) sont concernés, soit un peu plus de 1 million de personnes [1]. À 17 ans, la fréquence de l’usage problématique a augmenté entre 2014 et 2017, passant de 22 % à 25 % des usagers actuels (29 % pour les garçons et 20 % pour les filles), soit une proportion de 7 % sur l’ensemble des jeunes de 17 ans (correspondant à environ 60 000 jeunes de cet âge) [2]. Soins (2016, 2014, 2013, 2010) Le nombre de personnes citant le cannabis comme produit posant le plus de problème dans les CSAPA a progressé de 55 % entre 2010 et 2016, passant de 38 000 à 59 000 patients [25]. Ce nombre représente un cinquième des personnes vues dans les CSAPA. Les plus jeunes consommateurs sont généralement accueillis dans l’une des 540 « consultations jeunes consommateurs » (CJC), qui dépendent le plus souvent d’un CSAPA [25, 26]. On peut estimer à 24 000 le nombre de jeunes consommateurs de cannabis accueillis au cours de l’année dans les CJC. Le nombre total de personnes vues par un professionnel de soins pour un problème lié au cannabis dépasse 59 000, d’autres professionnels (hospitaliers, médecins de ville) étant également susceptibles d’accueillir ces consommateurs. Environ 40 % des personnes vues pour un problème de consommation de cannabis dans les CSAPA sont adressées par la justice à la suite d’une interpellation. Le nombre de personnes hospitalisées dans un établissement de santé avec un diagnostic principal associé ou relié de troubles mentaux ou du comportement liés à l’usage de cannabis ou de dérivés est en hausse : 37 000 en 2017 vs 23 000 en 2013 [7]. Le cannabis est la première substance illicite à l’origine des recours aux urgences, soit 5 500 d’entre eux (27 %), un chiffre probablement sous-estimé [27]. Mortalité (2017, 2011) Ce risque d’être responsable d’un accident mortel est multiplié par 29 en cas de consommation conjointe d’alcool et de cannabis [12]. Vingt-huit décès liés à la toxicité aiguë cardiovasculaire du cannabis ont été signalés en 2017 [28]. Saisies (2018, 2017) Les saisies de cannabis ont fortement progressé en 2017 et 2018. Celles de résine, qui représentaient plus de 90 % du total tout au long des années 2000, restent majoritaires mais voient leur part baisser, alors que celles d’herbe augmentent nettement (25 %). Les saisies de plants se maintiennent à un niveau élevé [29]. La quasi-totalité de la résine saisie provient du Maroc où la culture de variétés hybrides se développe, contribuant à l’élévation des teneurs en THC [30]. L’herbe, outre la production locale, provient désormais de plus en plus d’Espagne et moins des Pays-Bas. Cultures sur le territoire national (2017) En 2017, 7 % des usagers récents (au cours du mois) de 18 à 64 ans, soit de 150 000 à 200 000 personnes, ont eu recours, durant l’année à l’autoculture pour se procurer leur cannabis [1]. Parmi les adolescents de 17 ans, 4,9 % des usagers dans le mois citent l’autoculture comme mode d’approvisionnement en cannabis [2]. Alors qu’on dénombre environ 300 magasins d’horticulture spécialisés dans la vente de produits pour la culture de plantes en intérieur (growshops), l’augmentation des saisies de plants depuis 2010 témoigne de l’implantation des pratiques de cannabiculture. Celles-ci peuvent inclure des plantations contrôlées notamment par des structures relevant du crime organisé [31]. OFDT – page 5 5,6 % des adultes ont expérimenté la cocaïne et 1,6 % sont des usagers actuels 2,8 % des jeunes de 17 ans ont expérimenté la cocaïne 16,4 tonnes de cocaïne saisies 70-80 € le gramme de cocaïne Cocaïne dont cocaïne basée (crack, freebase) Consommations (2017, 2014) En 2017, parmi les personnes âgées de 18 à 64 ans, 5,6 % ont expérimenté la cocaïne. La consommation au cours de l’année, en progression, concerne 1,6 % des personnes âgées de 18 à 64 ans, et nettement plus les hommes que les femmes (2,3 % vs 0,9 %) [1]. En 2017, 2,8 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir pris de la cocaïne au moins une fois au cours de leur vie : cette expérimentation concerne 3,1 % des garçons vs 2,4 % des filles [2]. En 2017, le nombre d’usagers de crack/freebase parmi les 15-64 ans était estimé, à partir des usagers fréquentant les structures de soins et de réduction des risques et des dommages, à 27 000 au cours du mois, soit une prévalence de moins de 1 pour mille [34]. Saisies (2018) Après avoir atteint 17,5 tonnes en 2017, un niveau sans précédent, les saisies de cocaïne se sont stabilisées à un niveau élevé, avec 16,4 tonnes en 2018 [29]. Les Antilles françaises jouent un rôle croissant dans l’approvisionnement du marché métropolitain par voie maritime. Outre ce vecteur principal, le trafic aérien par le biais des passeurs en provenance de Guyane ne cesse d’augmenter ces dernières années [32]. Les saisies de crack (cocaïne circulant sous sa forme chimique base) sont les plus élevées depuis 2000 [29]. Le marché du crack, concentré à Paris où il a gagné en visibilité, semble progresser en Île-de-France et dans le nord du pays [35]. Prix et pureté (2018, 2017, 2009) L’augmentation du prix médian du gramme de cocaïne se confirme, avec un niveau situé entre 70 et 80 € selon les sources, alors qu’il s’était stabilisé pendant quelques années entre 60 et 65 € [29, 32, 36]. Pour la cocaïne, le taux moyen de pureté des échantillons saisis dans la rue (< 10 g) atteint près de 59 %, alors qu’il était de 35 % en 2009 [33]. Drogues, Chiffres clés 2019 5,0 % des adultes ont expérimenté la MDMA/ecstasy 1,0 % sont des usagers actuels 3,4 % des 17 ans ont expérimenté la MDMA/ecstasy 1,07 million de comprimés d’ecstasy saisis 10 € le comprimé et 54 € le gramme de MDMA MDMA/ecstasy Consommations (2017) En 2017, 5,0 % des 18-64 ans ont expérimenté la MDMA/ecstasy et la consommation dans l’année concerne 1,0 % d’entre eux, après une forte hausse entre 2010 et 2014 (de 0,3 % à 0,9 %) [1]. L’expérimentation de MDMA/ecstasy à 17 ans est de 3,4 %, en recul par rapport à 2014 ; elle concerne 3,9 % des garçons et 2,8 % des filles [2]. Saisies (2018) Les quantités saisies de comprimés d’ecstasy restent élevées. La France étant aussi un pays de transit, une part importante des quantités saisies est destinée aux pays européens voisins, notamment le Royaume-Uni et l’Espagne [29]. Prix et pureté (2018, 2017) Le prix médian du comprimé d’ecstasy se situe autour de 10 €, de même que le parachute (dose de poudre enveloppée dans du papier à cigarette pour être gobée). Sous sa forme cristal/poudre, la MDMA se vend entre 40 et 60 € le gramme [29]. Les teneurs moyennes en MDMA dans les comprimés saisis ont augmenté au cours des dix dernières années. En 2017, elles semblent se stabiliser autour de 128 mg/comprimé. Ce phénomène s’observe en lien avec les nouveaux designs de comprimés présentant des formes en 3D, aux couleurs attrayantes, avec des masses élevées [32, 36]. La concentration moyenne mesurée sur les échantillons de MDMA poudre/cristal saisis est quant à elle en constante augmentation : de 21 % en 2010, elle est passée à près de 72 % en 2017 [33]. Prix et pureté (2018, 2017, 2016) Depuis 2011, le prix médian du gramme d’herbe de cannabis payé par l’usager a augmenté [29, 32], évolution qui semble liée à la forte hausse des taux de THC. S’agissant du prix de la résine, la tendance semble plus modérée selon les sources. La teneur moyenne en THC de la résine de cannabis a presque triplé en quinze ans, pour atteindre 26,5 % en 2018, tandis que celle de l’herbe a augmenté de 40 %, pour atteindre plus de 11 % en 2018 [33].

 

 Emmanuel Macron reconnaît que les trafics de stupéfiants « explosent » et « forment la matrice économique de la violence dans notre pays ».

« Les éradiquer par tous les moyens est devenu la mère des batailles, puisque la drogue innerve certains réseaux séparatistes mais aussi la délinquance du quotidien, y compris dans les petites villes épargnées jusqu’ici. Ne laisser aucun répit aux trafiquants de drogue, c’est faire reculer la délinquance partout », souligne-t-il.

Sondage Insécurité : 82 % constatent un vrai manque d’autorité

Sondage Insécurité : 82 % constatent un vrai manque d’autorité

Une confirmation d’une crise très grave de l’autorité ressentie par les Français dans un sondage qui montre qu’une majorité serait même favorable rétablissement de la peine de mort. Sans doute une réaction au délitement de l’État. Un seul exemple très récent l’affrontement entre bandes de trafiquants de drogue dans le 19e arrondissement en plein jour à coups d’armes très dangereuses et qui n’a fait l’objet d’aucune intervention policière et même d’aucune plainte !

82% des Français estiment qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», d’après l’ étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort et réclament «un vrai chef pour remettre de l’ordre», selon une étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Quelque 55% des Français (+11 points sur 2019), un record, affirment ainsi qu’il «faudrait rétablir la peine de mort en France», selon cette étude réalisée pour la 8e année consécutive pour le quotidien Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, et l’Institut Montaigne.

Mais le sujet reste «très clivant politiquement», selon l’étude, puisque seuls les sympathisants RN (85%) et LR (71%, +23 points) adhèrent majoritairement à cette affirmation, approuvée par une minorité (39%) dans les autres partis. On notera une très forte progression (+31 points sur un an) des partisans de la peine de mort chez LFI+PCF.

Les ouvriers (68%), les employés (60%) et les retraité (55%) approuvent majoritairement cette affirmation, contre 41% des cadres et 40% des professions intermédiaires. Environ 82% des Français estiment par ailleurs qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», soit 3 points de plus que l’an dernier.

Les Français étaient toutefois plus nombreux les années précédentes à exprimer ce souhait, à l’exception de 2019 (79%). Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants des Républicains et du Rassemblement national (97% chacun, +9 points chez LR) mais aussi par ceux de La France Insoumise et du Parti communiste (80%, +33 points).

Quelque 71% des sympathisants EELV (+ 6 points), 69% de ceux du Parti socialiste et 67% de ceux d’En Marche soutiennent également cette demande. Les ouvriers (88%), les retraités (86%) et les employés (85%) adhèrent davantage à cette affirmation que les professions intermédiaires (79%) et les cadres (67%).

Les Français sont en outre 88% (+5 points sur 2019), un record, à considérer que «l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui». Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants LR (96%), LREM (95%) et RN (90%) mais aussi par ceux du PS (81%), des Verts (79%) et de LFI+PCF (75%, + 27 points). Toutes les catégories, retraités en tête (91%), adhèrent à cette affirmation.

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Insécurité: « les procureurs montent au créneau »

Insécurité: « les procureurs montent au créneau »

Face au débat qui enfle sur la montée de l’insécurité, seize procureurs de la République, « demandeurs de pouvoir faire la pédagogie de leur action », énoncent leurs propositions pour améliorer le fonctionnement de la justice.

Tribune. Le débat sur « l’insécurité grandissante » occupe une place croissante dans l’espace public et véhicule une mise en cause de l’action de la justice présentée comme laxiste ou, à tout le moins, incapable d’apporter une réponse efficace à la délinquance.

L’action de la justice pénale ne saurait échapper à un juste regard critique de celles et ceux au nom de qui elle est rendue. Les magistrats et greffiers qui concourent à cette action sont trop conscients des faiblesses humaines et des limites matérielles de leur institution pour refuser les commentaires et les interrogations.

Les procureurs de la République ne manquent pas de propositions pour en améliorer le fonctionnement mais il leur appartient aussi de rappeler le cadre dans lequel se déploie leur intervention. Pour une juste critique de l’action judiciaire, il faut savoir qu’en 2018, si les parquets ont traité 4,1 millions d’affaires, 67 % d’entre elles ont été classées faute d’élucidation ou de preuve…

Afflux de nouvelles procédures

Pour une juste critique de l’action judiciaire, rappelons que la réalité de la lutte contre la délinquance, ce sont aussi des services d’enquête qui, dans de nombreuses régions, sont confrontés à des stocks massifs de procédures qu’ils ne peuvent traiter. Les procureurs s’évertuent à dégager des priorités au sein de ces stocks et à les apurer périodiquement pour maintenir ces services à flot. Il faut aussi admettre que cet afflux de nouvelles procédures nécessiterait des moyens supplémentaires dans des juridictions déjà sous-dotées.

Pour une juste critique de l’action judiciaire et apprécier ce qui serait une forme de « laxisme » dans son rapport à l’emprisonnement, il importe aussi de savoir que la loi exige qu’une telle peine ne soit prononcée « qu’en dernier recours si la gravité de l’infraction et la personnalité [de l’]auteur rendent cette peine nécessaire et (…) toute autre sanction (…) manifestement inadéquate », la peine « ferme » ainsi prononcée devant alors, par principe, être aménagée. Ces prescriptions légales n’ont pas empêché notre pays de compter, avant le confinement, un nombre historiquement élevé de détenus, ce qui contredit le lieu commun d’une justice laxiste.

Sondage Insécurité : 82 % pour un « vrai chef en France »

Sondage Insécurité : 82 % pour un « vrai chef en France »

Une confirmation d’une crise très grave de l’autorité ressentie par les Français dans un sondage qui montre qu’une majorité serait même favorable rétablissement de la peine de mort. Sans doute une réaction au délitement de l’État. Un seul exemple très récent l’affrontement entre bandes de trafiquants de drogue dans le 19e arrondissement en plein jour à coups d’armes très dangereuses et qui n’a fait l’objet d’aucune intervention policière et même d’aucune plainte !

82% des Français estiment qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», d’après l’ étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort et réclament «un vrai chef pour remettre de l’ordre», selon une étude Ipsos/Sopra Steria publiée lundi. Quelque 55% des Français (+11 points sur 2019), un record, affirment ainsi qu’il «faudrait rétablir la peine de mort en France», selon cette étude réalisée pour la 8e année consécutive pour le quotidien Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, et l’Institut Montaigne.

Mais le sujet reste «très clivant politiquement», selon l’étude, puisque seuls les sympathisants RN (85%) et LR (71%, +23 points) adhèrent majoritairement à cette affirmation, approuvée par une minorité (39%) dans les autres partis. On notera une très forte progression (+31 points sur un an) des partisans de la peine de mort chez LFI+PCF.

Les ouvriers (68%), les employés (60%) et les retraité (55%) approuvent majoritairement cette affirmation, contre 41% des cadres et 40% des professions intermédiaires. Environ 82% des Français estiment par ailleurs qu’«on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre», soit 3 points de plus que l’an dernier.

Les Français étaient toutefois plus nombreux les années précédentes à exprimer ce souhait, à l’exception de 2019 (79%). Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants des Républicains et du Rassemblement national (97% chacun, +9 points chez LR) mais aussi par ceux de La France Insoumise et du Parti communiste (80%, +33 points).

Quelque 71% des sympathisants EELV (+ 6 points), 69% de ceux du Parti socialiste et 67% de ceux d’En Marche soutiennent également cette demande. Les ouvriers (88%), les retraités (86%) et les employés (85%) adhèrent davantage à cette affirmation que les professions intermédiaires (79%) et les cadres (67%).

Les Français sont en outre 88% (+5 points sur 2019), un record, à considérer que «l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui». Cette affirmation est plébiscitée par les sympathisants LR (96%), LREM (95%) et RN (90%) mais aussi par ceux du PS (81%), des Verts (79%) et de LFI+PCF (75%, + 27 points). Toutes les catégories, retraités en tête (91%), adhèrent à cette affirmation.

Sondage réalisé du 1er au 3 septembre auprès de 1030 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Insécurité : Jadot contredit Piolle

Insécurité : Jadot contredit Piolle

Ce n’est sans doute pas un hasard si Jadot ,candidat autoproclamé des écolos pour les élections présidentielles , prend position sur la sécurité considérant qu’elle est réelle et indiscutable. En fait, l’éventuel candidat se manifeste sur un terrain peu fréquenté par les écolos uniquement pour s’opposer à Piolle, maire de Grenoble,   l’autre candidat potentiel des verts nettement plus à gauche,  qui, lui ,s’était offusqué de l’opération de police menée dans sa ville contre la drogue et l’in sécurité. Jadot, invité de BFM Politique ce dimanche, reconnaît une « réelle » insécurité en France et incite à « réinstaller la police de proximité » pour y remédier.

« L’insécurité est réelle » et cette thématique continue d’agiter les débats politiques. Alors que Gérald Darmanin observe un « ensauvagement » dans la société française, le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, évoque un « sentiment d’insécurité » plus qu’une véritable menace. Invité ce dimanche de BFM Politique, Yannick Jadot se dit quant à lui « extrêmement inquiet ».

« Des parents qui se font tabasser simplement pour avoir réclamé le port du masque, un chauffeur de bus qui se fait tuer, une aide-soignante qui se fait tuer en étant traînée sur 800 mètres dans la rue… Tout cela est insupportable », développe le député européen Europe Ecologie.

Il reproche au président de la République Emmanuel Macron de ne pas avoir su « restaurer le respect de la règle commune et le civisme dans notre pays » et déplore, dans le même temps, « les leçons de la droite sur la question de l’insécurité et de la police. Nicolas Sarkozy et ceux qui hurlent sur l’insécurité étaient tous là [au pouvoir, NDLR]« , tance-t-il.

« Nous souhaitons réinstaller la police de proximité. C’est ce que nous faisons avec nos élus nouvellement arrivés dans les municipalités. Nous travaillons avec les populations, la police, les animateurs sociaux et la justice à l’échelle des quartiers, des immeubles », expose-t-il appelant à une révision structurelle à grande échelle.

Insécurité: violence gratuite en croissance exponentielle

Alain Bauer et Christophe Soullez ont récemment livré une étude fouillée sur ce phénomène dont la statistique constitue une base solide. Ces criminologues se sont intéressés aux évolutions tant des meurtres et des assassinats que des coups et blessures ayant entraîné la mort. Une statistique qui démontre que la France est plus nettement plus affectée que les pays comparables. Par ailleurs Alain Bauer rappelle la problématique des statistiques dans l’Opinion.

Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris, New York et Shanghai. Il a créé puis présidé (2007-2012) l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

 

Tribune

 

En France, depuis guère plus d’un siècle, l’Etat a voulu établir un monopole de la sécurité publique et assumer la responsabilité totale de ce qui est, à peu près partout ailleurs, une compétence partagée entre le local et le central, le public et le privé. De ce fait, il est devenu le comptable politique de la question criminelle, assumant même d’être jugé sur la production de crimes (les fameux chiffres de la délinquance) et assez peu sur son efficacité. Comme si les médecins se sentaient responsables des maladies et peu de l’efficacité de leur traitement !

En 1983, les listes « Marseille Sécurité » bousculaient Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur et maire de la ville, faisant apparaître la question dans le débat électoral. Fin 1983, la maire socialiste de Dreux perdait sa ville face à une alliance RPR-FN, boostée par la question sécuritaire. En 1997, à Villepinte, la gauche devenait réaliste, mais oubliait tout en 2002 face à Jean-Marie Le Pen. Ce processus dit de « jospinisation » (succès économiques et sociaux, rigueur de gestion mais incapacité à comprendre les enjeux sociétaux du vécu des populations) semblait devenu un évènement pour historiens de la science politique. Il semble curieusement possible de le voir se reproduire.

Querelle statistique. Entre amnésie et anomie, les gouvernements ont le plus grand mal à traiter de la gestion de phénomènes, pourtant anciens et bien étudiés. Ainsi, le modèle de l’élection de 1966 en Californie qui vit la victoire écrasante de Ronald Reagan face au gouverneur démocrate Pat Brown, fut construit sur la thématique « Tough on Crime » (Dur avec le crime) et anticipa la révolution conservatrice qui balaiera les Etats-Unis et les bastions démocrates, dont l’emblématique New York remporté en 1994 par Rudolph Giuliani, portée par sa « Tolérance Zéro ».

Aucune de ces lames de fond électorales ne fut surprenante. Elles se construisirent par accumulation de frustrations et de désespoir, portées par des populations souvent modestes, alliées de circonstances aux classes moyennes et supérieures, terrorisées par une violence du quotidien créant un climat d’insécurité auquel les élites politiques ne purent répondre, tentant de se dédouaner par des postures d’évitement selon le traditionnel triptyque « Négation-minoration-éjection » : Ce n’est pas vrai, ce n’est pas grave, ce n’est pas de ma faute…

« L’actuel gouvernement est victime d’une décision stupidement comptable de son immédiat prédécesseur, qui a supprimé à la fois le thermomètre et son outil de compréhension, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales »

Certains en profitent pour expliquer doctement que la situation est pire que… toujours, d’autres que tout va pour le mieux et qu’il ne s’agit que d’un effet médiatique.

Et comme toujours, une tragique querelle statistique vient assombrir l’information du public. De ce point de vue l’actuel gouvernement est victime d’une décision stupidement comptable de son immédiat prédécesseur, qui a supprimé à la fois le thermomètre (l’enquête de victimation qui permet de savoir ce que les citoyens subissent et pas seulement ce qu’ils déclarent et ce qui en reste dans l’enregistrement administratif des plaintes) et son outil de compréhension, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Homicidité. Revenons donc à ce que nous savons : il n’existe pas d’indicateur de la violence. Mais, depuis 1539 et l’édit de Villers-Cotterêts, la France est dotée d’un état civil tenu avec efficacité. Un des indicateurs les plus stables et les plus précis de l’insécurité dans une société est celui des homicides. Historiquement, le nombre de crimes relevant de cet item s’est effondré en cinq siècles passant de 150 pour 100 000 habitants à moins de 2. On comptait un peu plus de 1 100 faits en 1972, plus de 2 400 en 1983, un millier après 1988. Une première baisse significative à partir de 1995, des minima historiques à partir de 2009 (moins de 600 faits) puis une forte reprise depuis 2015 (avec un effet attentats non négligeable en 2014, mais un niveau élevé en 2019).

On dispose même d’un outil encore plus développé, celui de l’homicidité qui permet d’ajouter aux homicides, les tentatives (qui ne sont que des homicides ratés) et les coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort. Dès lors, on atteint en 2019, un niveau historiquement inégalé en un demi-siècle avec 3 562 faits. Qu’on considère ou pas la sensibilité de l’attention aux phénomènes, l’évolution des législations ou l’intérêt porté au sujet, sur ce critère particulier, la dégradation est incontestable et inquiétante.

Hors faits exceptionnels (attentats), le maintien a un niveau très élevé des violences homicides constitue un indicateur fiable. Il conviendrait de s’en saisir avec les moyens de la science et de l’expertise afin de permettre une action intelligible et cohérente des acteurs du processus pénal : Intérieur et Justice. En commençant par rétablir un thermomètre indépendant.

Insécurité : une bataille sur des chiffres complètement faux

Insécurité : une bataille sur des chiffres complètement faux

 

 

Curieusement le ministre de la justice considère que globalement il n’y a pas de montée de l’insécurité dans les chiffres. Il faut d’abord convenir qu’il est très difficile de procéder à des évaluations comparatives des dernières années. D’abord parce que le concept d’insécurité a évolué en fonction des critères retenus dans les lois successives. Enfin peut-être et surtout parce que nombre de délits signalés ne sont pas retenus comme tels ou même complètement ignorés par les services de police et de gendarmerie.

 

Le ministre peut donc se fonder sur des chiffres très approximatifs et sous-estimés. Reste que la France par exemple proportionnellement à son nombre d’habitants est assez nettement en tête de pays européens comparables en matière d’homicide. Ce doit être aussi le cas en matière de ces incivilités quotidiennes qui ne sont pas prises en compte. Il paraît aussi curieux que le ministre de la justice considère qu’il ne faut pas confondre insécurité et sentiment d’insécurité en indiquant que le sentiment d’insécurité relève du fantasme.

L’intéressé vit sans doute assez loin du terrain pour prononcer un tel jugement. Il veut sans doute à dessein ignoré la dégradation générale de l’autorité de l’État en charge de cette sécurité et plus généralement de l’autorité.

 

De toute manière un ministre de la justice n’a pas exprimé comme un avocat en faveur des responsables de l’insécurité.

Il a développé: « Je trouve que ça fait un mal de chien à notre société. Elle a besoin qu’on lui dise la vérité, qu’on lui donne les vrais chiffres, elle a besoin d’apaisement. J’entends continuer ce discours. » Il a également illustré son propos:

« Quelques chiffres: la délinquance des mineurs dont on parle très souvent par exemple. Quand on a les chiffres de la délinquance des mineurs, elle n’a pas augmenté depuis 10 ans. Demandez aux Français ce qu’ils pensent de ça. La plupart sont convaincus qu’il y a une augmentation massive de la délinquance des mineurs. C’est pas vrai ». « Il faut être sérieux, il ne faut pas raconter d’histoires aux Français. La rémission des crimes, ça n’existe pas. Il y en aura toujours, on le sait », a-t-il encore insisté.

Se tournant à nouveau vers la presse plus tard, il a fait valoir:

« Le taux de réponse pénale dans notre pays, c’est 90%. Le taux d’exécution des peines prononcées, c’est 92%. Quand j’entends que les peines prononcées ne sont jamais exécutées, quand j’entends que la justice ne donne pas de réponse pénale, que la délinquance des mineurs augmente, je me dis qu’il faut remettre les choses à leur place et dire la vérité. »  Comme les chiffres sont  complètement faux (sauf pour les homicides) on peut évidemment justifier n’importe quoi.

 

Insécurité-Ligue des champions: violences de « supporters » abrutis

Insécurité-Ligue des champions: violences de « supporters » abrutis

 

Comme c’était prévisible l’incohérence des mesures de prévention de la préfecture de Paris ont d’une certaine manière favorisé les violences de supporters de plus en plus abrutis- en réalité pas vraiment des supporters mais des individus qui saisissent n’importent quelle occasion de regroupement pour s’attaquer aux biens publics privés et aux forces de l’ordre. En laissant ouvert les Champs-Élysées, les autorités ont pris une grave responsabilité car ces événements étaient largement prévisibles.

Ces autorités se caractérisent par un décalage de plus en plus manifeste entre des propos d’autorité et des actions complètement laxistes. Certes des interpellations ont eu lieu mais dans la plupart des cas elles ne seront pas suivies de sanctions judiciaires. Les forces de l’ordre ont en effet procédé dans la nuit de dimanche à lundi à 158 interpellations pour des dégradations, des violences ou des jets de projectiles à Paris après la défaite 1-0 du Paris-Saint-Germain face au Bayern Munich en finale de la Ligue des champions de football à Lisbonne, a annoncé lundi la préfecture de police.

En raison de ces événements qu’elle qualifie d’”inacceptables”, la préfecture de police interdit les défilés et les rassemblements consécutifs à cette finale, partout dans Paris, jusque mardi matin. Dans le secteur du Parc des Princes, les bars vont en outre devoir rester fermés et la consommation d’alcool sera interdite dans la rue, également jusque mardi matin.

Dénonçant “la sauvagerie de certains délinquants”, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a pour sa part fait état de 16 agents des forces de l’ordre blessés, de 12 magasins attaqués et d’une quinzaine de véhicules dégradés après la défaite du PSG.

La préfecture de police a aussi signalé 404 verbalisations dans la nuit de dimanche à lundi pour non port du masque de protection sanitaire dans des secteurs où il est obligatoire.

Insécurité : les actes de violence n’augmentent pas !!!

Insécurité : les actes de violence n’augmentent pas !!!

L‘évocation d’un « ensauvagement d’une partie de la société » par le ministre de l’intérieur laisse à penser que la violence est en hausse en France. Or les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement du pays, souligne l’expert Olivier Hassid, dans une tribune au « Monde ». Un point de vue discutable que l’intéressé évoque lui-même compte tenu de la pertinence des statistiques. En effet il y a longtemps que nombre d’incivilités ne sont ni signalés à la police et ou prises en compte par cette dernière.

« La crise sanitaire de ces derniers mois, et notamment l’obligation croissante du port du masque, a fait resurgir le spectre de la violence. De l’agression mortelle du chauffeur de bus à Bayonne, le 5 juillet, au passage à tabac, quelques jours plus tard, de l’infirmière dans un bus qui demandait à deux jeunes personnes de mettre leur masque, l’insécurité refait la « une » des médias et des discours politiques.

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, va jusqu’à évoquer « l’ensauvagement d’une partie de la société ». Deux France semblent s’opposer : l’une inquiète, abasourdie par le déchaînement de cette violence au cours de l’été, et l’autre, que l’on pourrait qualifier de « sereine », qui fait le constat froid que les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement de notre pays. La situation n’est pas aussi apocalyptique que certains le pensent, mais pas aussi stable que d’autres le prétendent.

Premièrement, la France n’est, heureusement, pas les Etats-Unis, mais n’est, malheureusement, pas l’Allemagne ou l’Italie non plus. Les statistiques policières sont des données délicates à exploiter. Une partie des crimes et des délits ne sont pas reportés à la police et il existe par conséquent « un chiffre noir » difficile à estimer.

Les seules données fiables se résument à celles qui sont relatives aux homicides intentionnels, tant aux Etats-Unis qu’au sein de l’Union européenne. Si le taux d’homicides est quasiment cinq fois plus élevé aux Etats-Unis qu’en France, celui-ci est nettement plus haut en France (1,4 homicide pour 100 000 habitants) qu’en Allemagne (0,8 pour 100 000 habitants), d’après les données Eurostat. L’Italie a, elle, un nombre d’homicides deux fois moins importants que la France pour un nombre d’habitants quasi identique.

Deuxièmement, la délinquance s’est transformée au cours des dernières décennies. Schématiquement, nous sommes passés, en moins de quarante ans, des hold-up et prises d’otage à des « rançongiciels », d’une délinquance acquisitive violente à une délinquance numérique qui laisse peu de traces. La délinquance n’a certainement pas baissé, mais elle s’est adaptée, et il est probable que cela ait eu des incidences sur le nombre d’homicides globaux.

Les homicides liés à la délinquance acquisitive ont certainement diminué, ce qui laisse supposer que les homicides d’aujourd’hui sont moins de nature économique, mais davantage liés à d’autres facteurs (communautaires, psychologiques…). Or, une telle évolution générale de la délinquance en France n’est pas forcément correctement reflétée par une approche statistique qui ne s’adapte pas, elle, aussi rapidement que le phénomène qu’elle entend mesurer. »

Insécurité : les actes de violence n’augmentent pas !!!

Insécurité : les actes de violence n’augmentent pas !!!

L‘évocation d’un « ensauvagement d’une partie de la société » par le ministre de l’intérieur laisse à penser que la violence est en hausse en France. Or les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement du pays, souligne l’expert Olivier Hassid, dans une tribune au « Monde ». Un point de vue discutable que l’intéressé évoque lui-même compte tenu de la pertinence des statistiques. En effet il y a longtemps que nombre d’incivilités ne sont ni signalés à la police et ou prises en compte par cette dernière.

« La crise sanitaire de ces derniers mois, et notamment l’obligation croissante du port du masque, a fait resurgir le spectre de la violence. De l’agression mortelle du chauffeur de bus à Bayonne, le 5 juillet, au passage à tabac, quelques jours plus tard, de l’infirmière dans un bus qui demandait à deux jeunes personnes de mettre leur masque, l’insécurité refait la « une » des médias et des discours politiques.

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, va jusqu’à évoquer « l’ensauvagement d’une partie de la société ». Deux France semblent s’opposer : l’une inquiète, abasourdie par le déchaînement de cette violence au cours de l’été, et l’autre, que l’on pourrait qualifier de « sereine », qui fait le constat froid que les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement de notre pays. La situation n’est pas aussi apocalyptique que certains le pensent, mais pas aussi stable que d’autres le prétendent.

Premièrement, la France n’est, heureusement, pas les Etats-Unis, mais n’est, malheureusement, pas l’Allemagne ou l’Italie non plus. Les statistiques policières sont des données délicates à exploiter. Une partie des crimes et des délits ne sont pas reportés à la police et il existe par conséquent « un chiffre noir » difficile à estimer.

Les seules données fiables se résument à celles qui sont relatives aux homicides intentionnels, tant aux Etats-Unis qu’au sein de l’Union européenne. Si le taux d’homicides est quasiment cinq fois plus élevé aux Etats-Unis qu’en France, celui-ci est nettement plus haut en France (1,4 homicide pour 100 000 habitants) qu’en Allemagne (0,8 pour 100 000 habitants), d’après les données Eurostat. L’Italie a, elle, un nombre d’homicides deux fois moins importants que la France pour un nombre d’habitants quasi identique.

Deuxièmement, la délinquance s’est transformée au cours des dernières décennies. Schématiquement, nous sommes passés, en moins de quarante ans, des hold-up et prises d’otage à des « rançongiciels », d’une délinquance acquisitive violente à une délinquance numérique qui laisse peu de traces. La délinquance n’a certainement pas baissé, mais elle s’est adaptée, et il est probable que cela ait eu des incidences sur le nombre d’homicides globaux.

Les homicides liés à la délinquance acquisitive ont certainement diminué, ce qui laisse supposer que les homicides d’aujourd’hui sont moins de nature économique, mais davantage liés à d’autres facteurs (communautaires, psychologiques…). Or, une telle évolution générale de la délinquance en France n’est pas forcément correctement reflétée par une approche statistique qui ne s’adapte pas, elle, aussi rapidement que le phénomène qu’elle entend mesurer. »

Insécurité en France: le mortel renoncement de Macron

Insécurité en France: le mortel renoncement de Macron

 

Alors que les actes d’agression contre les représentants du service public se multiplient, que la population elle-même est victime de violences physiques ou verbales croissantes, Macron ne cesse d’éviter cette question centrale qui met en cause l’ordre républicain et la cohésion nationale. Le chef de l’État ne cesse de fuir la problématique de la sécurité car il craint de perdre des électeurs. Une des raisons pour lesquelles il a balayé publiquement d’un revers de main le rapport très complet et très apprécié de Borloo qui proposait une revitalisation économique, sociale et démocratique des banlieues en difficulté. Pire, Macron a osé parler d’incivilités à propos de meurtres de plusieurs représentants du service public y compris des forces de l’ordre. Le choix sémantique de Macon témoigne du rapport qu’il entretient avec la question sécuritaire, un rapport ésotérique. 

 

Depuis le déconfinement, l’insécurité a encore nettement augmenté dans l’Hexagone. Selon un sondage Odoxa réalisé en juillet dernier, près de sept Français sur dix se sentent en insécurité dans leur vie quotidienne.

 

La mort de Philippe Monguillot, celle de Mélanie Lemée, ou plus récemment la fusillade à Nice et l’agression de pompiers dans le Gard… Il y a bel et bien une large montée de la criminalité et donc d’un sentiment d’insécurité en France. Comme le relaye BFMTV ce vendredi 24 juillet, un sondage Odoxa, réalisé en juillet dernier, montre que 68% des Français craignent pour leur sécurité chaque jour. En pleine crise sanitaire, l’insécurité sanitaire est devenue tout aussi inquiétante : 66% de Français ont peur d’une nouvelle vague de coronavirus. Quant au terrorisme, cette crainte a nettement baissé et passe à 29% selon le sondage.

A l’exception des vols de véhicules, dont les forces de l’ordre constatent une légère baisse, tous les indicateurs sont au rouge, relate BFMTV. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, les cambriolages des habitations et magasins ont augmenté de 6% en 2019. Quant aux escroqueries, elles ont bondi de 42% depuis 2012. Les violences sexuelles, elles, auraient augmenté de 12% en 2019. Une tendance qui peut s’expliquer par une évolution des comportements puisque davantage de femmes portent plainte.

Les grandes métropoles et les villes de taille moyenne sont plus touchées même si le ministère de l’Intérieur constate une hausse globale sur l’ensemble du territoire. En effet, la France a essuyé de nombreux drames dernièrement. La liste est longue : la mort du chauffeur de bus, Philippe Monguillot, après s’être fait rouer de coups à Bayonne ; le décès de la gendarme de 26 ans Mélanie Lemée, après qu’un individu a refusé d’obtempérer lors d’un contrôle routier ; celle de l’aide-soignante Axelle Dorier, percutée par une voiture à Lyon ; ou encore les multiples agressions de policiers visés par des tirs de mortiers dans les banlieues de grandes villes ; ainsi que la récente fusillade dans le quartier des Moulins à Nice.

 

Sondage : L’insécurité, premier sujet d’inquiétude des Français

Sondage : L’insécurité, premier sujet d’inquiétude des Français

Selon un sondage* Odoxa-Dentsu l’’insécurité pour  58% des Français, augmente en France. Ce sujet remplace le chômage à la première place de leurs préoccupations. En revanche, seulement un tiers des sondés pensent qu’elle s’est stabilisée et 9% pensent même qu’elle a diminué. Si le sentiment d’insécurité est majoritaire chez les Français, quelle que soit leur sympathie politique, il est particulièrement prégnant auprès des plus de 65 ans (66% des sondés), des catégories populaires (60%) et des personnes habitant en milieu rural (64%). Ce sentiment d’insécurité s’accompagne d’une attente de mesures répressives et une demande de fermeté renforcée.

 

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par internet les 3 et 4 janvier 2018. Échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 210 sympathisants de gauche, 152 sympathisants LREM, 111 sympathisants de droite hors FN et 161 sympathisants FN.

 

Insécurité routière: Le nombre de morts en hausse de 8,9 % et la même rengaine de l’incompétence

Insécurité routière: Le nombre de morts en hausse de 8,9 % et la même rengaine de l’incompétence

« 257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en janvier 2017, contre 236 en janvier 2016, soit une augmentation de 8,9 % », indique  l’ONISR, qui appelle, « au moment des grands chassés-croisés des vacances de février », à une « extrême prudence » sur les routes en cas de météo instable. Bref toujours le même bla-bla, la même tragique incompétence.  En fait, les pouvoirs publics sont incapables d’expliquer les variations. Une raison fondamentale à cela il n’existe en France aucun organisme scientifique capable d’analyser les facteurs explicatifs et de préconiser des mesures pertinentes. De ce point de vue le comité interministériel de la sécurité routière est une fiction, une sorte de comité virtuel sans réel moyen et sans compétence.  Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), créé par décret du 5 juillet 19723, comprend tous les ministères concernés par la sécurité routière. Il comprend à sa création le ministre chargé de la défense nationale, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’intérieur, le ministre de l’économie et des finances, le ministre de l’éducation nationale, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Plan et de l’aménagement du territoire, le ministre du développement industriel et scientifique, le ministre de l’équipement et du logement, le ministre des postes et télécommunications, le ministre des transports, le ministre de la santé publique et de la sécurité sociale et le secrétaire d’état auprès du Premier ministre. Le Groupe interministériel permanent de sécurité routière (GIPSR) se réunit plusieurs fois par an pour préparer les dossiers abordés par le CISR. Même constat d’impuissance pour  le conseil national de la sécurité routière mis en place le 25 octobre 2001. C’est un organisme composé d’élus, de représentants des entreprises et associations intéressées par la sécurité routière et de représentants de l’administration. Selon son décret de création, il « est associé à l’élaboration et à l’évaluation de la politique des pouvoirs publics en matière de sécurité routière ». Il prépare des recommandations au gouvernement pour lutter contre l’accidentalité routière. L’objectif fixé par le ministre de l’intérieur lors de l’installation du 3e mandat de cette instance, le 27 novembre 2012, est de diviser par deux la mortalité routière entre 2010 et 2020, soit compter moins de 2 000 personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en 2020. Le conseil se réunit au moins deux fois par an sur convocation de son président et de plein droit à la demande du délégué interministériel à la sécurité routière (DISR) ou d’un quart de ses membres. Un bureau, ayant pour rôle de préparer et de diffuser les travaux du conseil, se réunit au moins quatre fois par an et entre chaque séance du conseil, sur convocation du président. Il est clair que ce n’est pas en se réunissant quelque fois par an qu’on peut sérieusement traiter d’une question aussi importante que la sécurité routière. Il faudrait évidemment une véritable professionnalisation des services tant au plan de l’analyse, de l’évaluation, des orientations et du contrôle. Bref un vrai service public de la sécurité routière unifiée et qui se consacre uniquement à cette tâche. Au lieu de cela la responsabilité est éparpillée entre nombre de ministères et de services. Du coup au lieu de viser les situations accidentogènes les plus graves on se contente le plus souvent de verbaliser « vite fait »  des infractions souvent secondaires pour faire du chiffre aussi pour remplir les caisses de l’État.  Les premières estimations du nombre de tués sur les routes sont en hausse de quelques unités en 2016 par rapport à l’année précédente, où 3.461 personnes avaient trouvé la mort en France métropolitaine. Après 2014 (3.384 morts, +116 tués par rapport à 2013, soit +3,5%) et 2015 (3.461 morts, +77 tués, soit +2,3%), la France connaît donc une troisième année consécutive de hausse, une première depuis 1972. Ces trois mauvaises années -qui interviennent après douze années de baisse conclues sur un plus bas historique en 2013 (3.268 morts)- ternissent le bilan du quinquennat de François Hollande en matière de sécurité routière. Même si la mortalité devrait être globalement en baisse sur l’ensemble du mandat, l’objectif fixé en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, de passer sous la barre des 2.000 morts en 2020 semble lointain. Sans avoir pu amorcer une baisse, le gouvernement se félicitera d’avoir quasiment stabilisé la situation, après avoir notamment lancé deux plans en janvier (26 mesures) et octobre 2015 (22 mesures principales et 33 complémentaires) face au « relâchement des comportements » à l’origine de ces mauvais chiffres, selon le ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve. Parmi ces mesures : l’interdiction du kit mains libres au volant, l’abaissement du taux d’alcoolémie pour les conducteurs novices (0,2 g/l de sang), l’expérimentation de tests salivaires pour détecter les stupéfiants et l’augmentation du nombre de radars (500 supplémentaires d’ici à fin 2018 et 10.000 radars « leurres »). Certes certaines mesures ne sont pas inutiles mais ce sont des mesures trop partielles.

 

 

Insécurité : contrôles renforcés dans les transports en commun…au printemps 2016

Insécurité : contrôles renforcés dans les transports en commun…au printemps 2016

Il aura fallu plus de six mois pour que le gouvernement autorise un contrôle renforcé des voyageurs dans les transports en commun. Une mesure pourtant depuis longtemps appliqué dans les grands magasins. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a donc annoncé lundi une série de mesures pour renforcer les contrôles et les fouilles dans les transports en commun. Ces mesures devraient être opérationnelles d’ici le printemps prochain et interviennent après l’attaque dans un Thalys en août dernier.  Le gouvernement veut lutter plus efficacement contre les « actes terroristes » et les « atteintes graves à la sécurité publique » des usagers. En réaction à une attaque survenue dans un Thalys le 21 août dernier, une proposition de loi va être déposée prochainement à l’Assemblée, mais d’ores et déjà des mesures ont été dévoilées. Elles favorisent les contrôles et les fouilles dans les transports en commun. C’était une demande la SNCF et de la RATP : donner plus de pouvoir de contrôle à leurs agents de sécurité. Pour l’instant, ces agents sont en uniforme, ils patrouillent armés, mais ils n’ont pas le droit par exemple de fouiller un passager ou son bagage. A l’inverse un vigile de grand magasin est aujourd’hui autorisé à le faire. Et c’est ce que le gouvernement a décidé de changer après l’attaque du Thalys.  D’après ce que prévoient les nouvelles mesures, les agents de sécurité des transports en commun pourront contrôler et fouiller les voyageurs. Il leur faudra pour cela demander l’autorisation au voyageur. S’il refuse, les agents pourront lui interdire l’accès au train et prévenir dans la foulée les policiers ou les gendarmes. Les forces de l’ordre qui auront eux aussi plus de possibilités, puisqu’ils pourront fouiller sans autorisation. « C’est important pour rassurer les voyageurs », explique Elisabeth Borne, la PDG de la RATP.  Toutes ces nouvelles dispositions vont faire l’objet d’une loi, qui arrivera en novembre à l’Assemblée. L’objectif est clair : aller vite pour une application dès le printemps 2016.

Insécurité : contrôles renforcés dans les transports en commun…au printemps 2016

Insécurité : contrôles renforcés dans les transports en commun…au printemps 2016

Il aura fallu plus de six mois pour que le gouvernement autorise un contrôle renforcé des voyageurs dans les transports en commun. Une mesure pourtant depuis longtemps appliquée  dans les grands magasins. Pour cela il faudra une loi ( alors qu’un décrte aurait suffi); en atendant on espère que les apparentis terroristes voudront bien décaler leur projet d’atten,at ! Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a donc annoncé lundi une série de mesures pour renforcer les contrôles et les fouilles dans les transports en commun. Ces mesures devraient être opérationnelles d’ici le printemps prochain et interviennent après l’attaque dans un Thalys en août dernier.  Le gouvernement veut lutter plus efficacement contre les « actes terroristes » et les « atteintes graves à la sécurité publique » des usagers. En réaction à une attaque survenue dans un Thalys le 21 août dernier, une proposition de loi va être déposée prochainement à l’Assemblée, mais d’ores et déjà des mesures ont été dévoilées. Elles favorisent les contrôles et les fouilles dans les transports en commun. C’était une demande la SNCF et de la RATP : donner plus de pouvoir de contrôle à leurs agents de sécurité. Pour l’instant, ces agents sont en uniforme, ils patrouillent armés, mais ils n’ont pas le droit par exemple de fouiller un passager ou son bagage. A l’inverse un vigile de grand magasin est aujourd’hui autorisé à le faire. Et c’est ce que le gouvernement a décidé de changer après l’attaque du Thalys.  D’après ce que prévoient les nouvelles mesures, les agents de sécurité des transports en commun pourront contrôler et fouiller les voyageurs. Il leur faudra pour cela demander l’autorisation au voyageur. S’il refuse, les agents pourront lui interdire l’accès au train et prévenir dans la foulée les policiers ou les gendarmes. Les forces de l’ordre qui auront eux aussi plus de possibilités, puisqu’ils pourront fouiller sans autorisation. « C’est important pour rassurer les voyageurs », explique Elisabeth Borne, la PDG de la RATP.  Toutes ces nouvelles dispositions vont faire l’objet d’une loi, qui arrivera en novembre à l’Assemblée. L’objectif est clair : aller vite pour une application dès le printemps 2016.

Délinquance: Un nouvel outil statistique….. pour faire baisser l’insécurité ?

Délinquance: Un nouvel outil statistique…..  pour faire baisser l’insécurité ?

 

Officiellement il s’agit de mettre fin à la course au chiffre des services de police. On reprochait jusqu’à leur des manipulations des statistiques de délinquance davantage révélatrice de l’activisme de la police que de l’évolution réelle de la délinquance. Toutefois comme on réduit le champ couvert par les nouvelles statistiques, on passe de 40 champs à neuf, il est clair que mécaniquement la délinquance apparaîtra en régression. Pas sûr que la déontologie de l’INSEE suffise à garantir la pertinence des nouvelles statistiques car tout dépendra aussi de la manière dont sont établies les données de base. Pour résumer la bataille politique d’interprétation de l’évolution de la délinquance est loin d’être terminé Le gouvernement lance mardi un nouveau service statistique de la délinquance dans un souci de « fiabilité » sur des chiffres qui ont opposé ces dernières années gouvernement et opposition.  Ce service se veut la « clé de voûte » de la réforme promise en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, qui avait mis fin à la « politique du chiffre » de la précédente équipe de Nicolas Sarkozy. De premières données seront diffusées dès mardi matin sur le site Inter Stats spécialement créé et qui sera accessible à tous. Le nouveau Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSM) intègre les données enregistrées par la police et la gendarmerie mais « dans le champ labellisé de la statistique publique », ce qui n’était pas le cas jusqu’alors. Il a pour mission de « garantir la sincérité, la fiabilité et la rigueur de la production des données statistiques » de l’Intérieur et « un accès transparent à tous » comme « peuvent l’être par exemple les statistiques économiques », avait déclaré le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, au début du mois. Des experts et élus reprochaient à l’ancienne méthode de refléter plus l’activité des services -ce qui était sa vocation au départ- que le niveau de la délinquance. Ils dénonçaient également le « bidouillage » récurrent des chiffres sous la pression de la hiérarchie policière. Désormais, gendarmes et policiers n’ont plus à s’occuper des statistiques, qui se font automatiquement au moment de l’enregistrement des plaintes. Mais les nouveaux chiffres ne refléteront pas l’ensemble de la réalité de l’insécurité, car seuls neuf domaines ont été retenus contre une quarantaine auparavant. « Notre choix a été de ne diffuser que des chiffres fiables, représentatifs d’une tendance réelle », explique François Clanché, inspecteur général de l’Insee et chef du SSM. En conséquence, les saisies de drogue ne seront pas publiées, faute de pouvoir dire si elles montrent une plus grande activité de la police ou des délinquants. Les viols ne seront pas pris en compte non plus car « moins de 10% des victimes portent plainte », a ajouté François Clanché. Il en va de même des violences urbaines et du vandalisme.  Des criminologues ont estimé que même si le nouveau logiciel n’autorisait pas les mêmes marges d’erreur qu’auparavant, des policiers auraient toujours la possibilité de manipuler les chiffres, par exemple en classant un dépôt de plainte en main courante.

Insécurité routière : hausse en 2014

Insécurité  routière : hausse en 2014

 

En 2013, 3.268 personnes sont mortes sur les routes de France, soit 10,5% de moins qu’en 2012. Le ministre de l’Intérieur s’est donné pour objectif d’atteindre moins de 3.000 morts à l’horizon 2020. « Le chiffre de novembre n’était pas bon, il y avait une augmentation du nombre de morts de l’ordre de 7%, ce qui ramenait sur la totalité de 2014 l’augmentation du nombre de morts de 5% », a déclaré Bernard Cazeneuve lundi sur BFM TV et RMC. « On sera autour de +5% pour le nombre de morts à la fin de l’année, avec un nombre de blessés plus important », a-t-il ajouté. Il a indiqué que des mesures visant à faire diminuer cette mortalité seraient annoncées en janvier, notamment la mise en place de nouveaux tests salivaires pour détecter alcool et drogues avec des résultats plus rapides.  Bernard Cazeneuve a aussi annoncé l’expérimentation en 2015 de la limitation de vitesse à 80 km/h sur deux ou trois axes « particulièrement accidentogènes », une mesure qui ne sera toutefois pas généralisée. En 2013, 25% des accidents mortels étaient dus à la vitesse, 20% à l’alcool, 14% à des refus de priorité et 4% à l’usage de stupéfiants, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. 

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