Archive pour le Tag 'inquiétante'

France : une baisse inquiétante de la productivité

France : une baisse inquiétante de la productivité

Le choc d’offre provoqué par la guerre en Ukraine et l’envolée des prix pourraient néanmoins porter un coup dur à la productivité en France. Outre ces facteurs conjoncturels, l’inexorable désindustrialisation de l’économie tricolore a contribué fortement à effacer les gains de productivité de l’Hexagone. La réindustrialisation devrait être un des principaux défis du quinquennat Macron 2. (un papier de la Tribune, extrait)

 

« La situation géopolitique et les difficultés d’approvisionnement constituent de sérieux risques sur la productivité via les investissements dans la numérisation des entreprises par exemple [...] Tout va dépendre de la durée de la guerre », a déclaré Vincent Aussilloux, économiste à France Stratégie lors d’un point presse ce lundi 16 mai.  »La guerre en Ukraine représente un choc d’offre massif », a ajouté Natacha Valla, présidente du conseil national de la productivité (CNP) lors de la présentation du dernier rapport de cette instance composé de prestigieux économistes comme Olivier Blanchard.

Dans cet épais document de plus de 270 pages, les économistes dressent un panorama particulièrement alarmant des conséquences à long terme de la crise sanitaire sur la productivité horaire, c’est-à-dire la richesse produite par heure travaillée. L’un des résultats frappant de ce document est que la productivité horaire du travail a plongé à plusieurs reprises ces deux dernières années sans vraiment avoir retrouvé sa tendance d’avant-crise.

 

Ces pertes de productivité peuvent s’expliquer selon les chercheurs par un retour sur le marché de l’emploi de personnes « qui en avaient été écartées parce que moins productives et ce d’autant plus que l’emploi dépasse son niveau d’avant-crise ». Le chômage partiel fortement mobilisé pendant les pics de crise sanitaire a également incité un certain nombre d’entreprises à conserver davantage de travailleurs que leur niveau d’activité au moment de la reprise « par crainte de ne pas en retrouver » ou de devoir assumer des coûts engendrés par les recrutements ou la formation des nouvelles recrues.

Outre ces facteurs conjoncturels, il y a également des facteurs plus structurels pouvant expliquer ces faibles gains de productivité. Après avoir atteint un pic au début des années 70, la place de l’industrie tricolore dans l’économie n’a cessé de perdre du terrain au profit des services. Cette dégringolade s’est accompagnée de plusieurs centaines de milliers de postes détruits. Cette désindustrialisation à marche forcée a eu des répercussions particulièrement néfastes sur les gains de productivité dans les grandes économies occidentales. « La baisse du poids dans l’emploi de l’industrie manufacturière en France , dont les niveaux et les gains de productivité sont élevés, a contribué négativement à l’évolution de la productivité », résument les experts du CNP.

Les économistes mettent l’accent sur le décrochage de l’industrie automobile en France qui a eu un impact important sur d’autres secteurs par effet d’entraînement. « Le recul de la France dans la zone euro et la désindustrialisation s’expliquent par une grande délocalisation des sites de production à l’étranger. Ce sont clairement les multinationales françaises en Europe qui ont le plus délocalisé. Le secteur automobile illustre particulièrement cette dynamique », a déclaré Vincent Aussilloux.

La part de l’emploi industriel dans l’emploi total a perdu quatre points durant les deux dernières décennies passant de 13,5% à 9,5%. Après des délocalisations importantes, la pandémie et la guerre en Ukraine ont jeté une lumière crue sur la dépendance de la France à l’égard de l’étranger. La réindustrialisation est devenue un enjeu crucial pour le nouveau quinquennat Macron.

Les mesures mises en œuvre par le gouvernement, la politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) ont permis de limiter les pertes de revenus dans un grand nombre d’entreprises. A ces aides massives s’est ajoutée la mise en sommeil des tribunaux de commerce pendant de longs mois. Résultat, le nombre de faillites a dégringolé en France depuis 2019 à des niveaux inédits. Cette chute pourrait cependant prendre fin d’après les premiers indicateurs du premier trimestre 2022. Certains économistes tablent désormais sur une « normalisation », voire un rattrapage des défaillances d’entreprises. Cette hausse attendue au cours de l’année 2022 pourrait concerner des entreprises très productives fragilisées financièrement pendant la pandémie et qui peuvent avoir des difficultés dorénavant à assurer leur remboursement  de prêts garantis par l’Etat.

En parallèle, l’autre risque à moyen terme concerne l’endettement des entreprises. Jusqu’à la fin de l’année 2021, l’endettement net des entreprises est resté relativement limité mais les tensions d’approvisionnement ravivées par la guerre en Ukraine et la hausse des coûts pourraient changer la donne. Ces fragilités financières pourraient restreindre les marges de manœuvre des entreprises pour investir dans leur numérisation ou dans la recherche et développement, facteur de gains de productivité.

 

 

Inflation : une montée inquiétante

Inflation : une montée inquiétante

 

Une inflation inquiétante et qui pourrait être contagieuse notamment via là hausse des taux d’intérêt dans le monde. L’inflation aux Etats-Unis vient d’atteindre 8,5% sur un an en mars, son plus haut niveau depuis 1981, contre 7,9% en février (déjà un record depuis 1982) selon l’indice des prix à la consommation (CPI) publié mardi par le département du Travail.

Le taux d’inflation annuel de la zone euro est estimé à 7,5% en mars 2022, contre 5,9% en février selon une estimation rapide publiée par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.

En mars 6e mois  d’affilée à enregistrer une hausse des prix supérieure à 6% d’après la banque fédérale (FED)

Pour autant, l’inflation va encore augmenter souligne la Fed qui anticipe un pic en mai, autour de 9%, puis un lent recul, pour « terminer l’année toujours au-dessus de 5% », mais en évitant le spectre d’une inflation à deux chiffres.

L’institution a commencé mi-mars à relever ses taux directeurs, pour accroître le coût du crédit et ainsi ralentir la consommation et l’investissement. Elle a aussi averti qu’elle allait continuer à resserrer sa politique monétaire dans les mois à venir.

Les taux, qui se trouvaient dans une fourchette de 0 à 0,25%, sont désormais compris entre 0,25 et 0,50%.

Mais parce que c’est le sixième mois consécutif d’inflation supérieure à 6% aux Etats-Unis, la Réserve fédérale pourrait accélérer le relèvement de ses taux d’intérêt le mois prochain: les marchés anticipent déjà une hausse d’un demi-point du taux des fonds fédéraux (« fed funds ») le 4 mai, après celle d’un quart de point décidée en mars, la première depuis plus de trois ans.

D’une manière ou d’une autre la banque centrale européenne devra suivre sans doute avec un peu de retard et aussi de modération pour ne pas casser la croissance qui se tasse sérieusement. Mais la tendance générale est au redressement progressif des taux d’intérêt.

Covid Omicron : Pourquoi la dynamique est particulièrement inquiétante (Antoine Flahault)

Covid Omicron : Pourquoi la dynamique est particulièrement  inquiétante (Antoine Flahault)

Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève, S’inquiète dans l’Opinion  de la dynamique du  variant Omicron

Le variant Omicron vient supplanter à une vitesse fulgurante le variant Delta. Plus de 54 000 cas sont recensés chaque jour en moyenne, en hausse de 10 % sur une semaine. 72 832 cas positifs ont été recensés en 24h, nouveau record depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Selon le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, le variant Omicron du coronavirus serait responsable de 20% des nouvelles contaminations enregistrées dans le pays. « On rentre dans une période de fortes turbulences avec le variant Omicron qui se traduit, encore une fois, on le voit au Royaume-Uni, par un déluge de contaminations », a-t-il déclaré ce mardi sur France 2.

Le nombre de cas recensés chaque jour en moyenne au Royaume-Uni est passé, en une semaine, de 52 000 à près de 85 000. Soit une hausse de 61% entre le 12 et le 19 décembre.

« Ce qui se passe au Royaume-Uni et qui semble avoir une à deux semaines d’avance, tellement ça va vite, sur ce qui se passe en Europe continentale, risque d’être pour nous une clé très importante, notamment en termes de transmission, de dynamique épidémique », estime l’épidémiologiste Antoine Flahault.

Il est d’ores et déjà avéré que le variant Omicron est beaucoup plus transmissible. « Le variant Omicron qui a été identifié pour la première fois en Afrique australe, s’est avéré très vite beaucoup plus transmissible que Delta en Afrique australe où il a supplanté les autres variants. L’Afrique du Sud qui est un pays qui séquence beaucoup, a pu rapidement montrer que rapidement le variant Omicron est devenu le variant dominant là-bas », retrace Antoine Flahault.

« Et puis quand il est arrivé en Europe, d’abord au Royaume-Uni puis aussi au Danemark, on a vu la même tendance. C’est-à-dire que rapidement, ce variant devient dominant tellement il est plus transmissible. Alors maintenant on arrive à chiffrer cette augmentation de transmissibilité qui semble être trois à quatre fois supérieure à celle du variant Delta. »

L’incertitude demeure en revanche quant à sa dangerosité qui reste pour l’instant difficile à évaluer. « Lors de l’émergence d’un nouveau variant, c’est souvent des personnes jeunes – et en particulier en France, c’est très intéressant de voir que ce sont les 20-39 ans qui, aujourd’hui, sont attaqués par Omicron, analyse l’épidémiologiste. Et ces personnes-là ne risquent pas vraiment d’être hospitalisées. »

« Ça biaise considérablement l’évaluation qu’on peut avoir de la virulence de ce germe, poursuit Antoine Flahault. Parce que lorsqu’il va basculer des classes d’âge jeunes, interconnectées, qui vont beaucoup dans les boites de nuit, les bars, les restaurants, qui sortent, quand ces gens-là vont, dans leur famille, se retrouver à transférer le virus vers des classes d’âge plus âgées, alors on pourra véritablement évaluer la sévérité de ce germe. »

Et l’inquiétude monte quant à une éventuelle embolie des hôpitaux. « Dans les semaines qui vont venir, on va pouvoir voir ce qui se passe dans les hôpitaux britanniques et puis se demander comment faire pour prévenir un tel engorgement s’il a lieu dans nos propres hôpitaux, anticipe Antoine Flahault. En réalité, on est face à un phénomène qui, fêtes de Noël ou pas, il y a de toute façon des échanges entre les classes d’âge dans une société qui fonctionne normalement. La vaccination est probablement l’une des digues, l’un des remparts les plus efficaces. »

Le gouvernement souhaite d’ailleurs mettre en place un pass vaccinal pour inciter à la piqûre. « Désormais, seule la vaccination sera valable dans le pass », déclarait le Premier ministre Jean Castex lors d’une conférence de presse vendredi 17 décembre.

« La bonne nouvelle aujourd’hui c’est que si, certes, deux doses ne protègent pas ou pas bien contre la transmission du virus, les trois doses protègent à nouveau et assez bien on va dire, avance l’épidémiologiste. En tout cas au moins à 70 % et probablement beaucoup plus, peut-être 80 % contre les formes graves, estime l’épidémiologiste. Deux doses protègent sans doute aussi assez bien contre les formes graves. »

Pourquoi redoute-t-on finalement un afflux dans les hôpitaux ? « C’est parce que d’une part il y a des gens non-vaccinés, et d’autre part, c’est très bien à titre individuel de savoir que je suis protégé à 80-90 % mais ce n’est pas 100 %. C’est-à-dire que je peux, bien sûr, transmettre le virus, même triplement vacciné. Mais même triplement vacciné, je peux quand même me retrouver à l’hôpital et même en mourir. »

Dès lors, de nouvelles mesures de restriction sont-elles nécessaires ? « Aujourd’hui, on a une dynamique inquiétante de cet Omicron. C’est-à-dire qu’il y a une augmentation, un doublement du nombre de cas tous les deux ou trois jours. Et c’est cela que l’on peut craindre aujourd’hui avec Omicron. C’est qu’on n’ait pas tellement le temps de prendre des mesures adaptées, appropriées, si on les prend tardivement comme on avait l’habitude de les prendre. Donc en ce sens, c’est vrai que nous sommes plutôt favorables à prendre des mesures assez précoces, ce que font les Pays-Bas. »

« Vous savez, les Néerlandais ne sont pas au bord de la saturation de leur système hospitalier, ils sont même plutôt dans la décrue du variant Delta. Et donc, aujourd’hui, ne pas prendre des mesures un peu fortes risque de placer le pays dans une position un peu difficile vis-à-vis de son système de santé si jamais on voit une vague exploser d’Omicron et surtout d’hospitalisations par Omicron. »

Covid 19 Europe : hausse inquiétante (OMS)

Covid 19 Europe : hausse inquiétante (OMS)

Selon les calculs de l’AFP, établi à partir de sources officielles, il y a eu 2.125.775 contaminations la semaine dernière. Jusqu’ici, le plus grand nombre de cas avait été enregistré  l’an dernier, entre le 2 et le 8 novembre 2020, avec près 1.988.507 cas en sept jours.

D’après l’OMS, l’Europe est à nouveau le continent l’épicentre de la pandémie. La hausse actuelle est portée notamment par cinq pays qui représentent à eux seuls plus de 50% des nouveaux cas hebdomadaires: la Russie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Turquie et l’Ukraine.

Au sein de l’union européenne certains pays présentent des dangers particuliers. Parmi les 27, la Belgique, la Pologne, les Pays-Bas, la Bulgarie, la Croatie, la République Tchèque, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie et la Slovénie sont dans la catégorie de préoccupation la plus élevée. Dans les pays figurant dans la catégorie « inquiétante », on trouve l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Roumanie et la Slovaquie.  Trois pays sont dans la catégorie « inquiétude modérée » (France, Portugal, Chypre) tandis que quatre pays sont en inquiétude faible (Italie, Espagne, Suède et Malte).

Covid Europe : une montée en puissance inquiétante (OMS)

Covid Europe : une montée en puissance inquiétante (OMS)

Selon les calculs de l’AFP, établi à partir de sources officielles, il y a eu 2.125.775 contaminations la semaine dernière. Jusqu’ici, le plus grand nombre de cas avait été enregistré  l’an dernier, entre le 2 et le 8 novembre 2020, avec près 1.988.507 cas en sept jours.

D’après l’OMS, l’Europe est à nouveau le continent l’épicentre de la pandémie. La hausse actuelle est portée notamment par cinq pays qui représentent à eux seuls plus de 50% des nouveaux cas hebdomadaires: la Russie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Turquie et l’Ukraine.

Au sein de l’union européenne certains pays présentent des dangers particuliers. Parmi les 27, la Belgique, la Pologne, les Pays-Bas, la Bulgarie, la Croatie, la République Tchèque, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie et la Slovénie sont dans la catégorie de préoccupation la plus élevée. Dans les pays figurant dans la catégorie « inquiétante », on trouve l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Roumanie et la Slovaquie.  Trois pays sont dans la catégorie « inquiétude modérée » (France, Portugal, Chypre) tandis que quatre pays sont en inquiétude faible (Italie, Espagne, Suède et Malte).

Santé-Don de sang : une baisse inquiétante

santé-Don de sang : une baisse inquiétante

François Toujas, président de l’EFS depuis 2012, explique au Monde en quoi « le renouvellement des donneurs est essentiel pour la continuité de la transfusion en France ».

Ces dernières années, qu’est-ce qui fait que vous êtes souvent à la limite de la rupture de stock au début du mois de juin ? Pourquoi atteignez-vous à nouveau ce seuil d’alerte aujourd’hui ?

François Toujas : Nous sommes en permanence conduits à renouveler les stocks afin de pouvoir disposer de produits sanguins convenables car ils ont une durée de vie limitée. Concernant le concentré de globules rouges (qui peut être conservé jusqu’à quarante-deux jours) et le plasma thérapeutique (qui peut être congelé jusqu’à un an), le temps est déjà compté. Mais les plaquettes sanguines ne se gardent que sept jours, il n’y a donc pas de notion de stock, c’est du flux tendu.

 

Chaque année, il y a moins de mobilisation pendant le mois de mai, à cause des jours fériés et des ponts, et les grandes vacances sont des périodes généralement moins favorables pour le don. Il faut ajouter à cela l’ensemble des conséquences liées à l’épidémie de Covid-19 et aux confinements. Avec les fermetures des entreprises, des universités, des écoles, et l’émergence du télétravail pendant les confinements, l’offre de dons n’a pas pu se faire pendant plusieurs mois dans ces lieux. Cette « offre mobile » représente 25 à 30 % de l’offre de collecte globale au printemps. C’est dire son importance pour nous lorsqu’elle est perturbée.

Covid : situation inquiétante dans le Sud-Ouest

  • Covid : situation inquiétante dans le Sud-Ouest

Alors que la situation en moyenne Sa Meilleure de manière sensible dans l’ensemble du pays des inquiétudes dans le sud-ouest viennent un peu ternir le tableau sanitaire. En effet dans le sud-ouest on constate une augmentation significative de la circulation du virus.

Pour le gouvernement:

 «cette évolution défavorable est particulièrement marquée dans les Pyrénées-Atlantiques, où l’incidence a progressé de près de 80% sur une semaine», et «dans une moindre mesure en Charente-Maritime, dans le Lot-et-Garonne, en Charente, dans les Landes et en Gironde»«C’est un signal d’alerte», a souligné le porte-parole du gouvernement, appelant à ne «pas baisser la garde», tout en précisant que le niveau de circulation notamment du virus indien restait «modéré».

 

 

La baisse inquiétante du niveau du personnel politique français

La baisse inquiétante du niveau du personnel politique français

Les déclarations de représentants du personnel politique français ne manquent pas d’être dramatiques pour l’analyste Maxime Tandonnet en raison de leur inconsistance et de leurs contradictions. Sans parler des atteintes à la conception universaliste.

 

Maxime Tandonnet, auteur de nombreux ouvrages historiques salués par la critique, a en particulier publié «1940: un autre 11 Novembre» (Tallandier, 2009), «Histoire des présidents de la République» (Perrin, coll. Tempus, 2017), «Les Parias de la République» (Perrin, 2017) et «André Tardieu, l’incompris» (Perrin, 2019).


L’anecdote a beaucoup fait parler d’elle. Le 14 avril, un élu de Vincennes a demandé la suppression d’une subvention au Yacht Club de cette ville en fustigeant le caractère polluant de la navigation à voile…Cette proposition – non retenue – a choqué l’opinion par son caractère emblématique de l’absurdité en politique.

Tenir des propos manifestement inintelligents ou qui relèvent de l’aberration au regard de la tradition démocratique française devient en effet une habitude dans le monde politico-médiatique. Une élue importante de la majorité parisienne soutient le principe de réunions «non mixtes» (sic)  ( allusion à la présence de blancs!.)

Covid- soins intensifs : hausse très inquiétante

Covid- soins intensifs : hausse très inquiétante

Forte hausse mardi, avec un pic de 12 semaines à 3435 .

La France a signalé 20 064 nouveaux cas de COVID-19, contre 19590 mardi précédent.

La moyenne mobile sur sept jours des cas est restée supérieure à 20000 pour le troisième jour consécutif, à 20109, le plus élevé depuis 20466 le 5 février.

Le nombre total cumulé de cas en France est passé à 3,63 millions, le sixième au monde.

Le nombre de personnes décédées d’infections au COVID-19 a augmenté de 431 à 85 044 – le septième nombre de décès le plus élevé au monde – contre une moyenne mobile sur sept jours de 319, un plus bas depuis plus d’un mois et demi.

Coronavirus: Les hospitalisations en hausse inquiétante

Coronavirus: Les hospitalisations en hausse inquiétante

Le nombre de personnes hospitalisées en France en raison du nouveau coronavirus se rapproche du pic atteint lors de la première vague de l’épidémie avec désormais 31.946 patients, montrent les données publiées mercredi par les autorités sanitaires.

Le pic des hospitalisations a été atteint le 14 avril avec 32.292 patients.

Parmi ces personnes atteintes du Covid-19, 4.803 se trouvent en réanimation, selon les données publiées mercredi.

La France a en outre enregistré 35.879 nouvelles contaminations en 24 heures pour un nombre total de 1.865.538.

Le bilan de l’épidémie s’est en outre alourdi de 328 morts pour atteindre 42.535 décès dans le pays.

Coronavirus: hausse inquiétante, plus de 18.500 nouveaux cas en 24 heures

Coronavirus: hausse inquiétante, plus de 18.500 nouveaux cas en 24 heures

18.746 cas de contamination au nouveau coronavirus en 24 heures, une augmentation sans précédent depuis le débit de l’épidémie, pour un bilan de 653.509 personnes contaminées depuis le début de l’épidémie, montrent les données quotidiennes publiées mardi par le ministère de la Santé.

Quatre-vingt décès supplémentaires ont été signalés, ce qui porte le bilan total à 32.445 morts.

Ces sept derniers jours, 4.625 personnes ont été hospitalisées, dont 919 dans les services de réanimation. Les données gouvernementales montrent que la France compte désormais plus de 7.500 patients traités pour une infection au Covid-19, soit le plus haut niveau depuis trois mois.

CORONAVIRUS France : hausse inquiétante, environ 10 000 NOUVEAUX CAS EN 24 HEURES

CORONAVIRUS France : hausse inquiétante, environ 10 000 NOUVEAUX CAS EN 24 HEURES

 

9843 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés en France ces dernières 24 heures, et 71 nouveaux clusters ont été identifiés, selon le dernier bilan communiqué ce jeudi soir par la direction générale de la Santé (DGS).

Le taux de positivité des tests s’établit désormais à 5.4%. Par ailleurs, 5096 personnes sont actuellement hospitalisées pour une infection à Covid-19, dont 352 ont été admises au cours des dernières 24 heures. 615 patients dans un état grave se trouvent en réanimation, dont 54 ont été admis ces dernières 24h. Cette hausse inquiétante devrait être évoquée aujourd’hui par le président de la république qui doit annoncer un nouveau train de mesures tout en évitant d’évoquer le reconfinement qui pourrait tuer définitivement l’économie.

Sondage -Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

Sondage -Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

Dans la période , la croissance est surtout supportée par la consommation des ménages. En effet,  le commerce international est en net recul partout dans le monde. La France déjà en délicatesse avec ses exportations voit sa balance commerciale encore davantage détériorée. La croissance française ne peut compter sur ses exportations pas davantage que sur des investissements également en retrait.

L’hypothèse d’un rebond repose essentiellement sur les ménages et leur consommation. Le problème,  c’est que l’opinion est très dubitative quant à l’avenir, en clair les ménages anticipent d’une certaine manière la dégradation sociale conséquence directe de la crise sanitaire. Des conséquences en matière de chômage mais aussi en matière de pouvoir d’achat.

Selon la dernière enquête de conjoncture de l’Insee publiée ce mercredi 29 juillet, l’indicateur synthétique qui mesure la confiance des Français perd deux points entre juin et juillet passant de 94 à 96. Après avoir connu un frémissement entre mai et juin, cette nouvelle inflexion est de mauvaise augure pour l’économie tricolore. L’apparition de nouvelles zones de contamination en France et les craintes d’une seconde vague sur le territoire assombrissent un peu plus l’horizon économique et social. La vitesse de la reprise va dépendre en grande partie de l’évolution sanitaire dans les prochaines semaines et des avancées de la recherche pour trouver un vaccin. Si les conditions épidémiologiques se détériorent durant le reste de l’été, la récession qui frappe déjà de plein fouet certains secteurs risque de se prolonger à la rentrée.

Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

 Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

Dans la période , la croissance est surtout supportée par la consommation des ménages. En effet,  le commerce international est en net recul partout dans le monde. La France déjà en délicatesse avec ses exportations voit sa balance commerciale encore davantage détériorée. La croissance française ne peut compter sur ses exportations pas davantage que sur des investissements également en retrait.

L’hypothèse d’un rebond repose essentiellement sur les ménages et leur consommation. Le problème,  c’est que l’opinion est très dubitative quant à l’avenir, en clair les ménages anticipent d’une certaine manière la dégradation sociale conséquence directe de la crise sanitaire. Des conséquences en matière de chômage mais aussi en matière de pouvoir d’achat.

Selon la dernière enquête de conjoncture de l’Insee publiée ce mercredi 29 juillet, l’indicateur synthétique qui mesure la confiance des Français perd deux points entre juin et juillet passant de 94 à 96. Après avoir connu un frémissement entre mai et juin, cette nouvelle inflexion est de mauvaise augure pour l’économie tricolore. L’apparition de nouvelles zones de contamination en France et les craintes d’une seconde vague sur le territoire assombrissent un peu plus l’horizon économique et social. La vitesse de la reprise va dépendre en grande partie de l’évolution sanitaire dans les prochaines semaines et des avancées de la recherche pour trouver un vaccin. Si les conditions épidémiologiques se détériorent durant le reste de l’été, la récession qui frappe déjà de plein fouet certains secteurs risque de se prolonger à la rentrée.

Coronavirus France : hausse toujours inquiétante

Coronavirus France : hausse toujours inquiétante-

 

418 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures en France, 3.024 décès pour un total de 44.550 cas de contamination confirmés, soit 4.376 de plus en un jour, a déclaré lundi le directeur général de la Santé.

Il s’agit du nombre quotidien de décès le plus élevé en France depuis le début de l’épidémie. Le bilan des morts a triplé en à peine une semaine, le seuil des 1.000 décès ayant été annoncé mardi dernier.

Baccalauréat: chute inquiétante du niveau et montée de l’illettrisme (René Chiche)

Baccalauréat: chute inquiétante du niveau et montée de l’illettrisme (René Chiche)

 

Pas vraiment une nouveauté mais une confirmation dans une interview du figaro de   René Chiche est professeur de philosophie au lycée, vice-président d’Action & Démocratie, représentant CFE-CGC et membre du Conseil supérieur de l’éducation.


Professeur de philosophie, vous avez relayé des copies de baccalauréat pour le moins calamiteuses. Comment considérer celles-ci au regard de notre système éducatif?

 

 

René CHICHE.- On a davantage coutume d’entendre les professeurs se plaindre des copies qu’ils lisent qu’en louer la qualité, tout simplement parce que celles qui méritent des éloges sont effectivement rares. Il en a toujours été ainsi. Quelques-uns en concluent que nous passons notre temps à nous plaindre de la baisse du niveau, certains allant même jusqu’à exhiber des «c’était mieux avant» déjà proférés dans les années 60, voire au début du dernier siècle, pour considérer la baisse du niveau telle une vieille rengaine tandis que d’autres n’hésitent pas à qualifier de mythe ce qui est pourtant l’objet d’un constat sans appel. Ces gens ont-ils jamais lu une seule copie? Qui sont donc ceux, et au nom de quelle expertise, qui se permettent de disqualifier la parole des professeurs, et de pontifier sur un niveau qui monte sous prétexte que les élèves d’aujourd’hui auraient, la belle affaire, de «nouvelles compétences»? Ils entretiennent ce faisant une illusion, voire l’un des plus gros mensonges d’État!

 

« L’allégorie de la caserne » pour désigner l’allégorie de la caverne, ou « l’aliénisation » à la place de l’aliénation.

Alors, parce que j’en ai assez d’un tel déni, j’ai décidé en effet de dire les choses sans détour et de fournir cette fois des preuves, ce qui m’a poussé à rendre publiques sur Twitter quelques lignes d’une copie que j’étais en train de lire afin que chacun mesure l’ampleur du désastre. Oui, je dis bien désastre: en 25 ans d’enseignement et de participation au jury du baccalauréat, je n’avais jamais lu autant de copies indigentes, car celle dont j’ai publié quelques lignes n’est pas la plus mauvaise copie que j’ai lue et est hélas parfaitement représentative du lot tout entier, comme d’ailleurs d’une grande partie des copies que je lis durant l’année! Et je n’emploie pas le terme indigent pour qualifier de simples «perles» dont on pourrait en effet sourire, comme le fait de parler de «l’allégorie de la caserne» pour désigner l’allégorie de la caverne par exemple, ou d’écrire «l’aliénisation» à la place de l’aliénation, encore que, dans ce dernier cas, on peut douter que la déformation du mot s’explique par une simple inattention du candidat. Il y a toujours eu des mauvaises, voire très mauvaises copies, mais en même quantité que les bonnes et les excellentes, c’est-à-dire fort peu. Et ce dans des lots qui, il faut le souligner, brassent des candidats en provenance d’établissements fort différents ce qui, soit dit en passant, assure à l’examen du baccalauréat sa forme républicaine, laquelle est vouée à disparaître par l’introduction du contrôle continu à hauteur de 40% qui, inévitablement, va faire passer l’équité aux oubliettes en même temps que l’anonymat, et transformer un examen dont il ne reste plus grand-chose déjà en simple brevet des lycées!

Mais ce qu’on constate de plus en plus fréquemment depuis quelques années, et que je n’avais pour ma part jamais observé dans de telles proportions, ce sont des lots entiers de copies parfaitement indigentes à tout point de vue, dont il est difficile de distinguer la forme du fond parce qu’elles sont écrites en un charabia qui emprunte vaguement au français comme à une langue étrangère. Il est à vrai dire quasiment impossible de noter de telles copies car, pour être en mesure de les évaluer, il faut non seulement relire plusieurs fois chaque phrase afin d’en comprendre le sens mais, faute d’y parvenir dans la plupart des cas, on doit finalement deviner l’intention de l’auteur, de sorte qu’on en vient à évaluer le plus souvent une copie que l’on a soi-même entièrement reconstruite, ce qui certes permet de ne pas lui mettre deux ou trois sur vingt, comme on est tenté de le faire à première lecture! Cependant, lorsqu’on doit effectuer une telle gymnastique sur non pas cinq ni dix mais une bonne centaine de copies, on se dit en effet que quelque chose ne va pas, que quelque chose ne va plus du tout, et l’on éprouve une profonde tristesse pour ces jeunes gens qui sont parvenus jusqu’en terminale dans un tel état, ainsi qu’une immense colère envers les responsables d’un tel massacre.

L’ampleur des fautes d’orthographe choque au premier abord, puis viennent les défaillances en termes de structure logique dans la pensée. Qu’est-ce qui est le plus préoccupant?

On éprouve une profonde tristesse pour ces jeunes gens qui sont parvenus jusqu’en terminale dans un tel état, ainsi qu’une immense colère envers les responsables d’un tel massacre.

 

Il est vrai qu’on se focalise parfois sur l’orthographe tant son extravagance est au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. En vérité, il y a faute et faute. Faire une faute d’accord, oublier une double consonne, mal accentuer ou ne pas accentuer tel ou tel mot, voilà ce qu’on avait coutume d’appeler et de considérer comme des fautes d’orthographe et franchement, si les fautes commises n’étaient que de ce genre, et le fussent-elles à raison d’une ou deux par lignes, je dirais encore que c’est là un moindre mal que la remise à l’honneur de la dictée quotidienne pourrait juguler en quelques années. Hélas! Les «fautes» constatées désormais ne méritent même plus d’être appelées ainsi: lorsqu’on écrit dans l’en-tête de la copie d’examen «bac à l’oréat», lorsqu’en recopiant le sujet choisi on écrit «le travaille divise-t-il les hommes?», lorsqu’on parle de «supsence» pour dire substance, qu’on évoque «l’hostérité», il est assez clair qu’on fait face alors à ce que je qualifie de quasi-illettrisme et dont les causes sont parfaitement connues, tant la littérature concernant ce sujet est abondante et de nombreuses alertes ont été lancées depuis au moins vingt ans par différents collectifs et associations de professeurs, sans effet cependant sur une administration confite dans le déni et complice de ce délitement. Ces élèves, qui ne sont pas spécialement issus de milieux défavorisés comme on dit, et contrairement à ce que d’aucuns aimeraient croire pour atténuer un peu la profondeur du mal, ont effectué toute leur scolarité en accumulant des difficultés qui, année après année, sont devenues de considérables lacunes.

Il est assez clair qu’on fait face à ce que je qualifie de quasi-illettrisme et dont les causes sont parfaitement connues.

Et au fondement de toutes leurs difficultés, parce qu’il s’agit de l’instrument permettant d’acquérir toutes les autres connaissances, et qu’il s’agit surtout de l’instrument permettant de penser, c’est d’un défaut manifeste dans l’acquisition du langage que ces copies témoignent, défaut dont l’école n’est d’ailleurs pas forcément la seule cause – il y a assurément une énorme responsabilité à cet état de fait dans la muflerie pédagogiste qui a contaminé des pans entiers de l’institution et imposé des normes insensées mais auxquelles tout professeur digne de ce nom n’est pas tenu de se soumettre – car on hérite désormais d’élèves qui détruisent leurs propres capacités en passant plusieurs heures par jour les yeux rivés sur l’écran de leur smartphone, aux aguets de notifications et autres gratifications qui finissent par les rendre, ainsi d’ailleurs que bon nombre d’adultes, débiles étymologiquement parlant. Oui, la langue étant la condition de la pensée, la pauvreté du vocabulaire, mais aussi une syntaxe plus qu’approximative et des solécismes généralisés rendent impossible toute réflexion, ou du moins la compromettent à un tel point que celle-ci se limite à des réflexes conditionnés, des associations d’idées déversées dans un chaos impressionnant, un bavardage d’une confusion extrême où il est en réalité difficile de deviner la trace d’une quelconque pensée.

Est-il normal de trouver, chez des élèves de terminale du lycée général, je le précise, environ 60% de copies dont les phrases sont proches du non-sens, à l’instar de celle-ci: «ce qui différencient les hommes des animaux, est que quant aux hommes, les animaux répetent les mêmes actions par nature, ils sont nés tels que la nature leur ait instruit .» Ou celles-ci: «Dans le travail, il faut un réalisateur et un éxécuteur. En effet, un ouvrier, celui qui réalise, est perçu comme un outil face à son patron, l’éxécuteur. Par conséquence, l’ouvrier n’a donc pas un pouvoir physique et intellectuel, ni de contrainte, et répète les mêmes actions comme les animaux, donc mène à une déshumanisation. Cela a donc pour cause l’isolation

 

Il ne s’agit donc plus d’enseigner, mais de faire de la remédiation.

Comment remédier à ces lacunes profondes chez certains élèves? Qui doit-on charger des réformes?

À mon niveau, j’oublie le programme et m’efforce de redresser ce qui peut encore l’être. J’entends parfois des collègues dire qu’ils voient bien les difficultés de leurs élèves, mais qu’ils ne sont pas là pour rattraper ce qui n’a pas été fait, et qu’ils ont un programme à traiter… Grave erreur, car une fois «traité» le programme, ces élèves en réalité n’ont rien appris. Il ne s’agit donc plus d’enseigner, mais de faire de la remédiation. Mais on ne peut pas continuer ainsi, c’est évident. Et on ne peut pas traiter un mal qu’on refuse d’admettre, un mal que toutes les mesures prises jusqu’à présent n’ont eu pour effet que d’aggraver. La première chose à faire serait sans doute de mettre fin à l’hypocrisie et de délivrer les politiques éducatives des dogmes et des postures idéologiques, qu’elles soient de droite ou de gauche, pour revenir au simple bon sens. Je trouve insensé par exemple que, pour plaire à leur électorat, des élus qui n’y connaissent rien décident d’inonder les établissements scolaires en tablettes, alors qu’ils laissent des bâtiments en déplorable état. Que chacun fasse son métier!

Je trouve insensé que des parents d’élèves, par le truchement d’associations exerçant un véritable lobbying sur la politique éducative de la nation, et alors qu’ils n’y connaissent rien non plus, soient sollicités pour donner leur avis sur les programmes scolaires, le rétablissement du redoublement ou l’organisation de l’enseignement. Que chacun fasse son métier! Je trouve insensé que des ministres de passage se permettent de chambouler en permanence une institution sans avoir jamais de compte à rendre sur les méfaits que leurs réformes ont causés. Pendant de longues décennies, on n’a pas réformé l’école, on l’a au contraire préservée: on s’est contenté de recruter d’excellents maîtres, et on les a laissés faire leur métier. Tous avaient une haute idée de leur fonction, et on sortait de l’école en sachant parfaitement lire et écrire. On a voulu permettre au plus grand nombre d’avoir accès à l’instruction, et rien n’est plus beau qu’une telle ambition, sauf qu’on s’y est fort mal pris et que la massification a déclenché un processus de dés-institution de l’école.

 

La première chose à faire serait sans doute de mettre fin à l’hypocrisie et de délivrer les politiques éducatives des dogmes et des postures idéologiques.

À chaque nouveau ministre, les professeurs se demandent dorénavant à quelle sauce ils vont être mangés, de quelles nouvelles lubies ils vont être accablés, quelle nouvelle désorganisation ils vont devoir subir, à quelle nouvelle aggravation ils vont devoir résister. Évidemment, pour reconstruire l’école, il faut prendre un certain nombre de décisions qui, en vérité, relèvent du bon sens. Par exemple, et de façon non exhaustive: remettre l’instruction au cœur du système ; rétablir une discipline élémentaire sans laquelle on n’apprend rien ; conditionner le passage dans la classe supérieure à l’acquisition du niveau permettant d’en tirer profit ; ne pas charger les professeurs d’autre chose que d’enseigner ; cesser de faire de l’obtention du baccalauréat un objectif coûte que coûte en imposant à des élèves qui n’ont pas forcément de goût pour les études de suivre des enseignements qui ne les intéressent pas ; ne pas faire de la prolongation, aussi indéfinie qu’improbable, des études le moyen de dissimuler la progression constante d’un chômage de masse et la multiplication d’emplois précaires et sous-qualifiés auxquels ne peut désormais que prétendre une partie importante de cette génération mal instruite. Oui bien sûr, il faut porter le plus grand nombre au plus haut niveau d’instruction auquel chacun est capable d’accéder, et s’en donner les moyens. Ils ne sont pas exclusivement financiers. La première condition est d’en avoir l’ambition sans se payer de mots. Si une telle ambition est sincère, on le saura, et les choses se feront d’elles-mêmes. Mais l’instruction est-elle toujours la fin qu’on assigne à l’école?

Automobile : baisse inquiétante en décembre

Automobile : baisse inquiétante en décembre

 

-Deux chiffres assez contradictoires, d’une part une progression de l’ordre de 3 % sur l’ensemble de l’année mais une baisse inquiétante de près de 15 % en décembre. Il semble bien qu’en France comme ailleurs en Europe, le marché s’inscrit depuis plusieurs mois dans une tendance baissière liée en particulier aux incertitudes économique, et environnementales. Il y a en effet les nouvelles normes imposées par l’Europe que contestent les constructeurs parce qu’elles vont remettre en cause le processus de production. Du coup certains automobilistes peuvent  être tentés d’attendre la nouvelle génération d’automobiles moins polluantes. S’ajoute à cela le ralentissement économique général provenant en particulier du tassement de la consommation des ménages, Le marché automobile français a connu en 2018 une quatrième année de hausse d’affilée, malgré un mois de décembre marqué par une baisse de 14,47% en données brutes, a annoncé mardi le CCFA. Il s’est immatriculé 165.390 voitures particulières neuves le mois dernier dans l’Hexagone, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles. En septembre, octobre et novembre, le marché avait rechuté respectivement d’environ 13%, 1,5% et 5%, après un bond d’environ 40% en août. Les nouvelles normes d’homologation WLTP ont faussé l’an dernier le cycle traditionnel des ventes, avec des remises généreuses avant l’introduction des normes, et des perturbations dans les livraisons après. Malgré le flottement du quatrième trimestre le marché automobile français a affiché une progression de 2,97% sur l’ensemble de l’année. En 2017, la croissance des immatriculations en France avait atteint 4,7%, tirée par l’embellie des perspectives économiques et l’engouement pour les nouveaux SUV, qui ne s’est pas démenti en 2018.En 2016, le marché avait progressé de 5,1% après +6,8% en 2015. Cette série faste était venue interrompre cinq années de stagnation ou de baisse imputable notamment au contrecoup de la fin des primes à la casse instaurées face à la crise de 2008-2009.En décembre, les immatriculations du groupe PSA, qui regroupe désormais les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, ont baissé de 1,88% par rapport au même mois de 2017, donnant +13,36% sur l’année. Les ventes des marques du groupe Renault (Renault, Dacia et Alpine pour le marché français), qui a négocié plus difficilement le virage du WLTP et qui se trouve au coeur d’une crise de gouvernance depuis l’arrestation de son PDG Carlos Ghosn au Japon, ont enregistré une baisse de 19,21%.Pour Renault, l’année 2018 se solde par une progression de 2,48%.

Le marché automobile européen : une chute inquiétante

Le marché automobile européen : une chute inquiétante

Le marché européen  encore enregistré une baisse de 7,3% le mois dernier, pour 1,08 millions nouvelles immatriculations, après une chute de 23,5% enregistrée en septembre avec 1,09 millions de voitures neuves particulières mises en circulation, rapporte, ce jeudi, l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).   Sur les dix premiers mois de l’année, les immatriculations dans l’Union européenne restent néanmoins en progression de 1,6% par rapport à la même période 2017. Elles ont progressé de 10% en Espagne, de 5,7% en France et de 1,4% en Allemagne. En revanche, elles ont reculé de 3,2% en Italie et de 7,2% au Royaume-Uni. Le plus inquiétant, c’est le recul des exportations allemandes au dernier trimestre qui se traduit notamment par une croissance dans le rouge.

Pouvoir d’achat : baisse inquiétante (Xerfi)

Pouvoir d’achat : baisse inquiétante (Xerfi)

Un article de Xerfi repris par la Tribune qui met le doigt sur le facteur explicatif dominant du tassement de la croissance. (Prévue à 2,3 % et ramenée autour de 1.5%)

 

La claque était attendue, pas sa violence. Au 1er trimestre, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut ajusté par unité de consommation, c’est-à-dire ce dont les ménages disposent réellement pour consommer plus et investir a chuté de 0,5%. C’est son premier recul depuis le deuxième trimestre 2015 et il faut remonter à fin 2012 pour voir une baisse encore plus prononcée, c’était le début du mandat Hollande, marqué par un véritable choc fiscal.

Et, bis repetita c’est l’alourdissement de la barque fiscale qui a fait chavirer le revenu des Français début 2018 : l’augmentation de la CSG, n’a été que partiellement compensée, au niveau global, par la baisse des cotisations sociales. Pour schématiser, en début d’année les retraités ont perdu avec la CSG sans pouvoir se récupérer sur la baisse des cotisations et les actifs ont perdu presque autant avec la hausse de la CSG qu’ils n’ont gagné avec la baisse des cotisations. Le bilan de tous ces mouvements c’est une ponction supplémentaire de 2,5% sur les revenus, soit l’équivalent de 2,5 milliards d’euros.

Par foyer, la facture s’élève à 85 euros. Cette accélération des prélèvements fait d’autant plus mal, qu’elle fait suite à un second semestre 2017 déjà en forte progression. Si bien que depuis la prise de fonction d’Emmanuel Macron, les charges en direction des ménages ont gonflé de 4,5 milliards d’euros et le poids des prélèvements fiscaux et sociaux atteint 22,3% des ressources des Français, record historique.

À cet alourdissement des charges s’est ajouté le retour de l’inflation. Une histoire de circonstance en partie. La faute à pas de chance, avec un cours du brut qui s’est élevé en début d’année à son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2017, en hausse de 4%.

Quand on connait l’impact de l’énergie sur l’inflation c’est évidemment un handicap. Et cela n’a pas manqué, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% au 1er trimestre par rapport aux trois mois précédents, un niveau que la France n’avait plus connu depuis environ 6 ans. Une histoire de circonstance mais pas seulement : les hausses du taux de TVA sur le tabac et des différentes taxes sur les carburants ont sacrément gonflé la note : tabac et produits pétroliers ont représenté la moitié de l’augmentation des prix au 1er trimestre. En face, la hausse des revenus n’a pas été à la hauteur et c’est bien pour cela que le pouvoir d’achat a fini par céder.

Et si l’on devait en resté là, 2018 se terminerait sur une baisse du revenu réel des ménages. Bien entendu, cela serait totalement malhonnête d’arrêter ici le bilan car un rééquilibrage fiscal est en cours avec, au deuxième trimestre et troisième trimestre, des baisses de la fiscalité directe à travers notamment la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière, l’élargissement du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile pour terminer en trombe au quatrième trimestre par la seconde tranche de baisse des cotisations salariés et la suppression graduelle de la taxe d’habitation.

Bref la barque fiscale va s’alléger et remettre à flot le pouvoir d’achat. Le tout dans un contexte où l’inflation devrait à nouveau se calmer et les revenus continués de s’élever au rythme des créations d’emplois et des petites hausses des salaires. Plombé au 1er trimestre, l’accélération prévue du pouvoir d’achat ne permettra pas néanmoins d’accrocher beaucoup plus que 0,8% cette année. Un chiffre en baisse par rapport à 2016 et 2017. Ce début de quinquennat manqué pour le pouvoir d’achat n’est pas sans risque car il accroît considérablement le risque de déraillement de la reprise en cas de choc externe non anticipé.

 

Croissance : une fin d’année inquiétante pour la zone euro

Croissance : une fin d’année inquiétante pour la zone euro

Après les résultats très satisfaisants du premier trimestre on pensait que la croissance était nettement repartie en zone euro. Mais les résultats décevants annoncés en juillet ont douché les espérances. Cela d’autant plus que n’ont pas encore été intégrées  les conséquences du brexit et alors  que la morosité de l’économie mondiale se confirme en Chine bien sûr, en général dans les émergeant,  mais aussi aux États-Unis ou encore au Japon. Du coup alors qu’on espérait une nette reprise pour 2017 il faut sans doute s’attendre à des résultats en dessous de ceux de 2016. Après 0, 6 % de progression au premier trimestre l’activité économique en zone euro ralentit et enregistre seulement 0,3 % de hausse au second trimestre. À noter que la France enregistre une croissance zéro pour la même période. Pour l’avenir, les incertitudes liées au tassement de l’activité mondiale et au brexit pourrait peser de manière négative sur l’activité du second semestre et au-delà sur 2017 et 2018. L’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne (BCE) auprès des prévisionnistes professionnels publiée vendredi dernier évoque également une croissance plus faible que prévu pour le bloc en 2017 et 2018. « Le troisième trimestre a commencé sur de bonnes bases mais il est probablement trop tôt pour commencer à négliger l’impact négatif potentiel du Brexit sur la croissance de la zone euro », a déclaré Peter Vanden Houte, économiste chez ING Bank. Au delà du Brexit, le fléchissement du commerce international sur fond de ralentissement des émergents et l’affaiblissement des facteurs porteurs avec la remontée des cours des matières premières et l’affaiblissement de l’euro, pourraient encore accentuer le freinage de l’économie de la zone euro dans les prochains mois. « Nous pensons que ce ralentissement de la croissance est un signe précurseur », observe Jack Allen, de Capital Economics, qui s’attend à ce que la croissance du PIB de la zone euro ralentisse encore davantage d’ici à la fin de l’année. L’inflation a progressé un peu plus que prévu en juillet dans la zone euro, à 0,2% contre 0,1% en juin, selon la première estimation publiée vendredi par Eurostat. Malgré cette légère accélération, elle reste largement inférieure à l’objectif de la BCE, qui est d’un tout petit peu moins de 2%. Eurostat a également annoncé que le chômage était juste au-dessus de 10% en juin, à 10,1%, après une légère baisse en mai, donnant un total de chômeurs de 16,3 millions. Le taux de chômage des jeunes a légèrement baissé à 20,8% contre 20,9% en mai.

(Avec Reuters)

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol