Archive pour le Tag 'Inondations'

Inondations : deux fois plus en plus fréquentes à l’avenir »

Inondations : deux plus en plus fréquentes à l’avenir »

Le  climatologue Jean Jouzel a déclaré que des épisodes météorologiques comme celui des inondations récentes qui a frappé les vont devenir « de plus en plus fréquents et intenses ». 

Le climatologue et membre du Giec Jean Jouzel explique sur Europe 1 que ces phénomènes sont dus au réchauffement climatique.

 

La Méditerranée restant plus chaude plus longtemps, elle joue en quelque sorte le rôle de carburant dans ce genre d’épisodes extrêmes. Que ce soit les nombreux feux de forêts à travers le monde, un mercure très élevé au mois de septembre, ou dernièrement ces intempéries, « nous avons [ici] une manifestation du réchauffement climatique », affirme Jean Jouzel.

Alors pour éviter que de nouveaux drames humains ne se reproduisent, le climatologue préconise un travail sur le terrain. « Il y a certainement un travail à faire en termes de moyen mis à disposition des secours qui sont toujours assez limités. Mais il y a aussi peut-être des mesures à prendre sur l’écoulement des eaux, ou encore sur la protection des habitations. Il faudrait également analyser les zones à risques, et prendre des mesures par rapport à ça. » Et de conclure : « Je sais que c’est difficile de dire ça, mais ce risque de pluies exceptionnelles ne va pas se calmer, au contraire. »

Phénomènes météo-Catastrophes- Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

Phénomènes météo-Catastrophes- Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

 

 

« La mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses » estime Emma Haziza, hydrologue dans une interview à France Info

 

 

Est-ce que le premier épisode d’intempéries la semaine dernière a fragilisé les sols ?

Emma Haziza : Absolument, le coefficient d’humidité était extrêmement élevé, les territoires étaient très saturés en eau, ce qui correspond à un paramètre aggravant. La moindre sollicitation pluviométrique génère donc sur les sols des réactions extrêmement intenses. Ce sont vraiment les zones du Pertuis et de Cannes qui ont été touchées par des précipitations diluviennes et donc on a vu des effets de ruissellement très importants émerger un peu partout, directement liés aux pluies colossales de la semaine dernière.

 

Deux épisodes en une semaine, est-ce lié au réchauffement climatique ?

On a toujours connu des épisodes intenses, notamment en 1958 dans le Gard où on a eu plusieurs événements qui se sont succédé, et qui ont d’ailleurs été plus importants la deuxième fois. Maintenant, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que sur des territoires extrêmement urbanisés, on observe une vulnérabilité accrue. Ce qui est exceptionnel, c’est cette vigilance de niveau rouge, deux fois de suite, en l’espace de huit jours. Cela n’était pas arrivé depuis la création du système de vigilance de Météo France, ce qui montre bien que l’on est sur des phénomènes de plus en plus intenses, de plus en plus forts. Parce que la mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses.

Que faut-il faire face à ces phénomènes plus violents justement ?

Je pense qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place sur le territoire. On s’est beaucoup focalisé sur le principe de contrer l’aléa, notamment en mettant des digues, en essayant de contrôler le cheminement de l’eau, mais on voit bien qu’avec l’urbanisation sur la côte, c’est quelque chose qui devient compliqué. Il faut se concentrer sur les enjeux, car il y a beaucoup de choses à faire. Aujourd’hui, on est capable de travailler à l’échelle du bâti, des entreprises, et donc d’essayer de transformer chaque habitation, pour leur permettre de subir jusqu’à une certaine hauteur d’eau sans qu’elle ne pénètre dans le bâtiment.

En France, on a un million de personnes qui vivent en zone inondable, on ne va pas pouvoir détruire toutes ces habitations, ni déloger ces habitants. La principale solution c’est d’aller vers de la résilience et de l’adaptation du bâti. L’heure est assez grave pour que l’on puisse se pencher sur la problématique puisque les assurances ne pourront pas tenir plusieurs années à ce rythme-là.

Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

D’une certaine manière, on pourrait considérer que l’enflure des discours écolos des responsables politiques est d’autant plus grande que chaque année sont dépassés les records de pollution. De ce point de vue le très médiatique accord de Paris sur le climat apparaît comme une chimère. Selon l’OMM, le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “ la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a-t-il souligné dans une nouvelle mise en garde.

Selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’oriente pas  vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environnement institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.

 

Catastrophes- Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

Catastrophes- Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

 

 

« La mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses » estime Emma Haziza, hydrologue dans une interview à France Info

 

 

Est-ce que le premier épisode d’intempéries la semaine dernière a fragilisé les sols ?

Emma Haziza : Absolument, le coefficient d’humidité était extrêmement élevé, les territoires étaient très saturés en eau, ce qui correspond à un paramètre aggravant. La moindre sollicitation pluviométrique génère donc sur les sols des réactions extrêmement intenses. Ce sont vraiment les zones du Pertuis et de Cannes qui ont été touchées par des précipitations diluviennes et donc on a vu des effets de ruissellement très importants émerger un peu partout, directement liés aux pluies colossales de la semaine dernière.

 

Deux épisodes en une semaine, est-ce lié au réchauffement climatique ?

On a toujours connu des épisodes intenses, notamment en 1958 dans le Gard où on a eu plusieurs événements qui se sont succédé, et qui ont d’ailleurs été plus importants la deuxième fois. Maintenant, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que sur des territoires extrêmement urbanisés, on observe une vulnérabilité accrue. Ce qui est exceptionnel, c’est cette vigilance de niveau rouge, deux fois de suite, en l’espace de huit jours. Cela n’était pas arrivé depuis la création du système de vigilance de Météo France, ce qui montre bien que l’on est sur des phénomènes de plus en plus intenses, de plus en plus forts. Parce que la mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses.

Que faut-il faire face à ces phénomènes plus violents justement ?

Je pense qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place sur le territoire. On s’est beaucoup focalisé sur le principe de contrer l’aléa, notamment en mettant des digues, en essayant de contrôler le cheminement de l’eau, mais on voit bien qu’avec l’urbanisation sur la côte, c’est quelque chose qui devient compliqué. Il faut se concentrer sur les enjeux, car il y a beaucoup de choses à faire. Aujourd’hui, on est capable de travailler à l’échelle du bâti, des entreprises, et donc d’essayer de transformer chaque habitation, pour leur permettre de subir jusqu’à une certaine hauteur d’eau sans qu’elle ne pénètre dans le bâtiment.

En France, on a un million de personnes qui vivent en zone inondable, on ne va pas pouvoir détruire toutes ces habitations, ni déloger ces habitants. La principale solution c’est d’aller vers de la résilience et de l’adaptation du bâti. L’heure est assez grave pour que l’on puisse se pencher sur la problématique puisque les assurances ne pourront pas tenir plusieurs années à ce rythme-là.

Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

D’une certaine manière, on pourrait considérer que l’enflure des discours écolos des responsables politiques est d’autant plus grande que chaque année sont dépassés les records de pollution. De ce point de vue le très médiatique accord de Paris sur le climat apparaît comme une chimère. Selon l’OMM, le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “ la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a-t-il souligné dans une nouvelle mise en garde.

Selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’oriente pas  vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environnement institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.

 

 

 

Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

Inondations: la température et l’urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

 

 

« La mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses » estime Emma Haziza, hydrologue dans une interview à France Info

 

 

Est-ce que le premier épisode d’intempéries la semaine dernière a fragilisé les sols ?

Emma Haziza : Absolument, le coefficient d’humidité était extrêmement élevé, les territoires étaient très saturés en eau, ce qui correspond à un paramètre aggravant. La moindre sollicitation pluviométrique génère donc sur les sols des réactions extrêmement intenses. Ce sont vraiment les zones du Pertuis et de Cannes qui ont été touchées par des précipitations diluviennes et donc on a vu des effets de ruissellement très importants émerger un peu partout, directement liés aux pluies colossales de la semaine dernière.

 

Deux épisodes en une semaine, est-ce lié au réchauffement climatique ?

On a toujours connu des épisodes intenses, notamment en 1958 dans le Gard où on a eu plusieurs événements qui se sont succédé, et qui ont d’ailleurs été plus importants la deuxième fois. Maintenant, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que sur des territoires extrêmement urbanisés, on observe une vulnérabilité accrue. Ce qui est exceptionnel, c’est cette vigilance de niveau rouge, deux fois de suite, en l’espace de huit jours. Cela n’était pas arrivé depuis la création du système de vigilance de Météo France, ce qui montre bien que l’on est sur des phénomènes de plus en plus intenses, de plus en plus forts. Parce que la mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses.

Que faut-il faire face à ces phénomènes plus violents justement ?

Je pense qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place sur le territoire. On s’est beaucoup focalisé sur le principe de contrer l’aléa, notamment en mettant des digues, en essayant de contrôler le cheminement de l’eau, mais on voit bien qu’avec l’urbanisation sur la côte, c’est quelque chose qui devient compliqué. Il faut se concentrer sur les enjeux, car il y a beaucoup de choses à faire. Aujourd’hui, on est capable de travailler à l’échelle du bâti, des entreprises, et donc d’essayer de transformer chaque habitation, pour leur permettre de subir jusqu’à une certaine hauteur d’eau sans qu’elle ne pénètre dans le bâtiment.

En France, on a un million de personnes qui vivent en zone inondable, on ne va pas pouvoir détruire toutes ces habitations, ni déloger ces habitants. La principale solution c’est d’aller vers de la résilience et de l’adaptation du bâti. L’heure est assez grave pour que l’on puisse se pencher sur la problématique puisque les assurances ne pourront pas tenir plusieurs années à ce rythme-là.

Inondations : Castaner ne veut pas rechercher des responsables

Inondations : Castaner  ne veut pas rechercher des responsables

 

« Je pense qu’il faut arrêter de toujours chercher à désigner des responsables. Oui il y a eu des fautes, des fautes d’aménagement. Et nous devons les prendre en compte. Il y a des lois qui sont mises en œuvre, des outils pour piloter à l’échelle du bassin versant ces politiques-là. Mais cessez de chercher toujours des responsabilités, des coupables », a-t-il ajouté. Pourtant un article de Politis met le doigt sur certains facteurs applicatifs qui impliquent la politique d’urbanisme.

 

« Les épisodes météorologiques violents ne datent pas d’hier, même s’ils sont rendus plus fréquents par le dérèglement climatique. Mais, de plus en plus souvent, les pluies se traduisent par de brutales inondations très localisées. C’est vrai par exemple de la période orageuse modérée que la France achève de traverser : à Morlaix en Bretagne, à Bénécourt dans l’Eure, dans les Pyrénées où plusieurs routes ont été coupées, dans le Haut-Rhin, dans l’Oise. Ces zones ont déjà autrefois été touchées par des gros événements orageux ou pluvieux, mais sans que des centres-villes ou des villages soient brusquement recouverts par les eaux ou la boue. Pourquoi ? L’aménagement du territoire pourrait bien être en cause.

Ainsi, pour le climatologue Jean Jouzel, qui fut vice-président du Giec, qui n’écarte pas l’influence des changements climatiques, « il ne faut pas oublier que l’artificialisation des sols et le manque de précautions prises par les municipalités accentuent les problèmes ». Il cite la bétonisation, la disparition des champs entourant les petites villes, l’éradication des haies et des bocages, et donc la capacité d’absorption des sols. Avec cette conclusion : « Ces désastres dits naturels sont aussi imputables à la main de l’homme. »

Dans un rapport remis au gouvernement en décembre 2017, l’Inra explique :

Les sols artificialisés englobent toutes les terres non agricoles, non forestières, non naturelles. Ils recouvrent ainsi toutes les surfaces qui supportent l’activité humaine (sauf l’agriculture et la sylviculture) : les villes, les logements, les activités économiques et les réseaux de transports. L’emprise des villes est croissante, elles ont tendance à s’étaler, une partie des activités urbaines se dispersant dans les campagnes environnantes formant ainsi des espaces périurbains au sein desquels les sols artificialisés s’étendent. Près de la moitié des surfaces artificialisées entre 2006 et 2014 l’ont été pour de l’habitat, qui couvre en 2014 plus de 40 % des sols artificialisés. Le foncier économique (entreprises, entrepôts, commerces) couvre 30 % des surfaces artificialisées et entraîne une augmentation des surfaces imperméabilisées plus rapide que celle des usages résidentiels. Il en est de même des surfaces artificialisées dédiées aux infrastructures de transport qui représentent également 30 % des surfaces artificialisées françaises.

D’après ce rapport, dans la plus grande indifférence, l’artificialisation des sols vient d’atteindre 9,3 % du territoire français. Entre 2006 et 2014, la France a ainsi perdu 490 000 hectares de terres agricoles, surfaces qui absorbaient les eaux de pluies et ne peuvent alors plus le faire. Ce phénomène concerne principalement les abords des petites villes et des villages, et se poursuit à un rythme de 55 000 hectares artificialisés chaque année. Et dans l’examen du projet de loi Elan, le gouvernement et sa majorité viennent de refuser, ce jour, un amendement de la France insoumise qui imposait de limiter cette artificialisation à 10 % du territoire.

En cause : l’installation sur des terres agricoles de grandes surfaces, de zones commerciales ou de zones pavillonnaires couvertes de routes et de parkings imperméables, sur lesquels l’eau ruisselle avant d’aller gonfler brusquement de petites rivières qui traversent les villes, avant de disparaître en quelques heures après avoir fait de gros dégâts. D’autant plus que l’artificialisation occasionne également, aux abords des agglomérations, des vases d’expansion naturels dans lesquels l’eau pouvait se stocker sans déferler. Ce qui s’est passé à Morlaix est un parfait exemple des conséquences de la bétonisation sans réflexion de cette ville d’une quinzaine de milliers d’habitants… »

Inondations : un climat de plus en plus africain

Inondations : un climat de plus en plus africain

 

De plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture A l’horizon 2100, il pourrait donc faire en moyenne 24°C entre Rhône et Saône, avec des périodes estivales comptant 28 jours de canicule (contre 12 en 2003).  Très fortes période de canicules et très fortes période de pluie vont alterner comme en Afrique.  Ces épisodes météorologiques, constatés à l’automne, provoquent souvent de graves inondations dans le sud de la France. Un phénomène qui s’aggrave depuis une cinquantaine d’années. L’Aude a déjà été lourdement touché dans le passé par des inondations provoquées par des «épisodes méditerranéens», un phénomène météorologique aussi appelé «pluies cévenoles». En novembre 1999, 26 disparus ont été à déplorer après les pluies diluviennes qui avaient touché l’Aude et les départements voisins. «Le 12 novembre 1999, la zone la plus sévèrement touchée est la région des Corbières, où il est tombé à Lézignan 620 mm de pluies en trente-six heures, soit plus des deux tiers d’une année habituelle de pluie», rappelle le site de Météo-France.

 

Après les attentats, les inondations, les grèves, les Holigans !

Après les attentats, les inondations, les grèves, les Holigans !

 

Acharnement du hasard ou imprévoyance en tout cas la France ne cesse de cumuler des perturbations de tous ordres. Il y a d’abord eu évidemment les terribles attentats de novembre peut-être difficilement prévisibles mais qui ont permis de montrer les failles de nos services de renseignement tant au plan français qu’au plan européen. Ensuite des grèves certes ultra minoritaire mais qui ont créé des dysfonctionnements et de la gêne tant pour les juges que pour les deux entreprises. Des grèves qui traînent depuis trois mois et surtout le faite de secteurs qui ne sont absolument pas concernés par la loi. Une sorte de chienlit qui affecte l’économie et l’image de la France (témoin les retombées très négatives sur les activités touristiques par exemple). À cela se sont ajoutés les dégâts causés par les inondations elles aussi déclarées imprévisibles alors qu’elles sont largement liées à l’urbanisation, au bétonnage des seuls, à l’agriculture industrielle et au réchauffement climatique. Dernier événement en date parmi les mauvaises nouvelles la fête de l’euro gâché par les polygames dans plusieurs villes notamment à Marseille qui a connu une véritable guérilla entre supporters fous. Un événement sans doute aussi encore imprévisible alors qu’on pouvait parfaitement interdire l’accès en France assez les individus clairement identifiés et qui sont pour l’essentiel interdit de stade dans leur propre pays. A l’approche du coup d’envoi d’Angleterre-Russie, de nouveaux incidents ont éclaté samedi sur le Vieux-Port à Marseille où étaient rassemblés plusieurs centaines de supporters avant ce match de l’Euro 2016.  Cette série d’affrontements a fait 35 blessés. Un Anglais se trouvait samedi entre la vie et la mort, selon les marins-pompiers, qui ont aussi dénombré trois personnes considérées comme « grièvement blessées ». Le supporter anglais le plus gravement touché a reçu, vers 17h30, « des coups de barre de fer, vraisemblablement à la tête », a rapporté une source policière. Un CRS a tenté de le ranimer sur place avant qu’il ne soit évacué vers un hôpital, a-t-elle ajouté. Son pronostic vital est engagé, a complété le préfet de police des Bouches-du-Rhône Laurent Nunez. Le pronostic vital des trois autres blessés graves n’était pas engagé. « La police est intervenue sur une rixe qui opposait des supporters anglais, russes et français dans le secteur du Vieux-Port. C’était impressionnant mais le calme est revenu en quelques minutes « , a déclaré à l’AFP le préfet de police. La police – quelque 250 policiers et gendarmes – a fait usage de gaz lacrymogènes et les supporters sont partis en courant dans les rues avoisinantes, certains continuant à se battre entre eux, en s’arrachant leur T-shirt et en brisant des bouteilles de bière, a constaté l’AFP. La plupart avaient une bouteille à la main, certains des packs entiers.

Inondations : des sirènes dans chaque commune inondable ! (Ségolène Royal)

Inondations : des sirènes dans chaque commune inondable ! (Ségolène Royal)

Pour faire face aux inondations Ségolène Royal propose l’installation ou la réhabilitation de sirènes dans toutes les communes. Une mesure peut-être pas inutile mais sans doute un peu courte  pour lutter contre le phénomène climatique. Un phénomène climatique largement imputable à la sururbanisation (17 millions de personnes résident dans des zones comportant des risques d’inondation contre 5 millions il y a 10 ans), au bétonnage des sols, à l’industrialisation de l’agriculture enfin et surtout au réchauffement climatique. Notons qu’il faudrait sans doute aussi améliorer le système de prévention puisque pour la Seine les prévisions se sont trompées et que nombre de petites rivières ne disposent  d’aucun système de sondage. Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, veut donc augmenter le dispositif de sécurité de la France après les crues de ces derniers jours. « Il est impératif que toutes les communes inondables se dotent de sirènes » pour avertir les riverains en cas de crue, a-t-elle déclaré dimanche, en précisant qu’elle le demandera à tous les maires concernés. « Il y a des applications pour smartphone, mais tout le monde n’en a pas, ou bien ils peuvent être détériorés. Il faut revenir aux bonnes vieilles méthodes, la sirène, ou bien certaines communes utilisent les cloches de l’église, peu importe« , a-t-elle avancé.
Il y aura « zéro tolérance sur l’absence de signalétique sonore sur toutes les communes inondables » car « 17 millions de personnes » vivent en zone inondable ».  »C’est un des points du retour d’expérience » après « la plus importante crue depuis plus de 30 ans dans le Bassin parisien, et pour le Loing, depuis plus d’un siècle, pire encore qu’en 1910″, selon Météo-France, après « le mois de mai le plus pluvieux depuis un siècle », a-t-elle fait valoir.

 

(Avec RTL)

Inondations et changements climatique sont liés (-Yann Wehrling,)

Inondations et changements climatique sont liés (-Yann Wehrling,)

Ce que déclare -Yann Wehrling,  porte-parole du MoDem, conseiller de Paris et d’Ile-de-France  dans une interview au JDD. «

« Les décisions et les changements de comportements tardent. Le fait est que la réalité « palpable » du changement climatique ne se manifeste pas clairement. Tout cela reste encore assez théorique et lointain. Le changement climatique n’a pas la même visibilité qu’une étendue de déchets, qu’une marée noire ou qu’une pollution chimique d’un cours d’eau. D’ailleurs, quand de tels événements se produisent, causant des drames humains, choquant les opinions publiques, détruisant des milieux naturels, les décisions sont prises plus rapidement et plus fortement. Bien entendu, au sujet des inondations, il faut dénoncer les erreurs faites par le passé en matière d’urbanisme et d’imperméabilisation des terres qui font que les pluies sont moins absorbées par les sols et ruissellent plus rapidement dans des cours d’eau qui, par voie de conséquence, sortent de leurs lits. A ce sujet d’ailleurs, tirons-nous bien les bonnes leçons? Quand on voit ces artificialisations se poursuivre inlassablement, on peut malheureusement en douter. Mais une autre question se pose : assumons-nous réellement le lien entre le changement climatique et des événements tels que, par exemple, les actuelles inondations? Lien qui pourrait pourtant accélérer les prises de décisions. Il est en effet frappant d’entendre les scientifiques interrogés par les médias quand de tels événements surviennent. Une canicule, une tempête, les actuelles inondations… Tous ces événements font défiler les spécialistes dans les colonnes des journaux, sur les antennes de radios et de télévision. Mais à la question de savoir si ces phénomènes ont un lien avec le changement climatique, invariablement leur réponse est la même : « On ne peut pas le dire avec certitude. » Par pitié, amis scientifiques, prenez vos responsabilités! Vous ne pouvez pas d’une part, chaque année, lors des conférences climatiques internationales (les COP) rendre des rapports alarmistes, et d’autre part, quand des accidents climatiques surviennent, continuer de tenir des propos d’une prudence telle qu’ils distillent une petite musique qui crée, de fait, un doute, doute qui n’a en réalité pas d’autre conséquence que de repousser à plus tard les véritables décisions. Bien sûr, personne ne vous demandera jamais de tordre votre rigueur scientifique, mais que vous en coûterait-il de dire, après le très convenu et très rigoureux « on ne pas le dire avec certitude » un propos supplémentaire qui serait : « … Mais c’est très très probable, les changements climatiques en cours ne feront que multiplier les inondations »

 

JDD

 

Inondations : la faute au réchauffement climatique et à une sururbanisation

 

 

 

Bien certains experts réfutent à s’engager, il est clair que les inondations sont essentiellement dues à la sururbanisation et au changement climatique. Certains fatalistes attribuent le phénomène des inondations à des causes cycliques. Effectivement quand on remonte dans le temps de tels phénomènes ont déjà été enregistrés en France en particulier. Toutefois il faut remarquer que le dérèglement est général au plan mondial et que des périodes anormales soit de sécheresse soit au contraire de pluie ou de tornade se succèdent partout. En cause sans doute le réchauffement climatique indiscutable et grandement imputable à l’homme et aux deux émissions polluantes. Le réchauffement climatique est indiscutable quand on constate par exemple la quasi absence d’hiver  dans un pays comme la France, aussi la fonte des glaciers et l’absence de neige dans les montagnes en tout cas l’insuffisance.  D’après le rapport 2007 du GIEC (mémento des décideurs) : « D’après les simulations, il est probable que dans les années 2080 de très nombreux millions de personnes supplémentaires seront inondées chaque année à la suite de l’élévation du niveau de la mer. Les zones très peuplées et de faible altitude où la capacité d’adaptation est relativement faible et qui sont déjà confrontées à d’autres défis tels que des tempêtes tropicales ou la subsidence locale de la côte sont particulièrement en danger. Le nombre de personnes touchées sera plus grand dans les méga-deltas d’Asie et d’Afrique, tandis que les petites îles sont particulièrement vulnérables. ». Au réchauffement climatique s’ajoute d’autres facteurs explicatifs comme les pratiques de culture intensive qui augmente le ruissellement de l’eau. Autre explication majeure le bétonnage des sols résultants de la sur urbanisation. On notera d’ailleurs que ce sont surtout les agglomérations qui ont été victimes d’inondations. Ce bétonnage des sols s’oppose évidemment à toute infiltration des eaux surtout quand en plus on a supprimé les fossés traditionnels qui même en campagne ne sont pratiquement pas entretenus. Le dérèglement climatique partout dans le monde, l’industrialisation des pratiques agricoles et la sur urbanisation constitue des problématiques relativement négligées tant par les pouvoirs publics que par les citoyens et il faut des événements dramatiques comme les inondations pour en rappeler les enjeux.

 

Grève et inondations : un coût important pour la croissance et l’emploi

Grève et inondations : un coût important pour la croissance et l’emploi

 

Alors que la France sort à peine la tête de l’eau en matière de croissance et d’emploi, les grèves et des inondations pourraient bien tuer la fragile dynamique observée au premier trimestre. Il est  difficile d’évaluer les conséquences des grèves et des inondations, il y a les conséquences directes c’est-à-dire les pertes financières constatées suite à ces deux événements. Pour les assurances par exemple le coup des dommages pourrait atteindre de l’ordre 1 à 2 milliard. Autre exemple la SNCF aurait déjà perdu 300 millions du fait des grèves. Mais il faut prendre en compte aussi toutes les conséquences indirectes ; exemple : les détournements du pétrole par les ports étrangers du nord  de l’Europe ou encore les ruptures d’approvisionnement qui ont ralenti la production des entreprises. Les deux événements conjugués déjà évoqués pourraient geler la dynamique de croissance, c’est-à-dire coûter de l’ordre de 0,2 % minimum PIB et environ 200 000 emplois.  D’après la Banque de France,  se pourrait en effet qu’on assiste à un tassement pour les deuxième,  troisième et quatrième trimestres après un premier trimestre relativement dynamique qui affichait une progression de 0,6 %. Du coup l’acquis  de croissance est d’ores et déjà de 1,1 % et la Banque de France ne prévoit pour l’ensemble de l’année 2016 qu’une hausse de 1,4 % du PIB. En cause le tassement de la croissance mondiale depuis le deuxième trimestre également des causes spécifiques à la France notamment les grèves et les inondations. Des grèves qui pourraient coûter entre 0,1 % et 0,3% et la suppression jusqu’à 300 000 emplois. Concernant les inondations, Selon une étude de l’OCDE publiée début 2014, les effets d’une crue comparable à celle observée en 1910 seraient les effets suivants : 5 millions de personnes seraient directement affectées ; 1,5 million de personnes seraient privées d’électricité ; 5 millions de personnes seraient affectées par des coupures d’eau ; 1,3 million de personnes seraient privées d’eau potable. Le coût des dommages matériels s’élèverait entre 3 et 30 milliards d’euros – une fourchette très large – et 400.000 emplois seraient directement affectés, ce qui se traduirait par un recul du PIB compris entre 0,1 % et 3 % sur cinq ans.

 

Inondations : la faute à une sur-urbanisation et au réchauffement climatique

Inondations : la faute à une sur-urbanisation et au réchauffement climatique

 

 

Certains fatalistes attribuent le phénomène des inondations à des causes cycliques. Effectivement quand on remonte dans le temps de tels phénomènes ont déjà été enregistrés en France en particulier. Toutefois il faut remarquer que le dérèglement est général au plan mondial et que des périodes anormales soit de sécheresse soient au contraire de pluie ou de tornade se succèdent partout. En cause sans doute le réchauffement climatique indiscutable et grandement imputable à l’homme et aux deux émissions polluantes. Le réchauffement climatique est indiscutable quand on constate par exemple la quasi absence d’hiver  dans un pays comme la France aussi la fonte des glaciers et l’absence de neige dans les montagnes en tout cas l’insuffisance.  D’après le rapport 2007 du GIEC (mémento des décideurs) :

« D’après les simulations, il est probable que dans les années 2080 de très nombreux millions de personnes supplémentaires seront inondées chaque année à la suite de l’élévation du niveau de la mer. Les zones très peuplées et de faible altitude où la capacité d’adaptation est relativement faible et qui sont déjà confrontées à d’autres défis tels que des tempêtes tropicales ou la subsidence locale de la côte sont particulièrement en danger. Le nombre de personnes touchées sera plus grand dans les méga-deltas d’Asie et d’Afrique, tandis que les petites îles sont particulièrement vulnérables. ». Au réchauffement climatique s’ajoute d’autres facteurs explicatifs comme les pratiques de culture intensive qui augmente le ruissellement de l’eau. Autre explication majeure le bétonnage des sols résultants de la sur urbanisation. On notera d’ailleurs que ce sont surtout les agglomérations qui ont été victimes d’inondations. Ce bétonnage des sols s’oppose évidemment à toute infiltration des eaux surtout quand en plus on a supprimé les fossés traditionnels qui même en campagne ne sont pratiquement pas entretenus. Le dérèglement climatique partout dans le monde, l’industrialisation des pratiques agricoles et la sur urbanisation constitue des problématiques relativement négligées tant par les pouvoirs publics que par les citoyens et il faut des événements dramatiques comme les inondations pour en rappeler les enjeux.

Inondations dans le Midi : la faute au climat et au béton (Duflot)

Inondations dans le Midi : la faute au climat et au béton (Duflot)

Pour une fois Cécile Duflot n’a pas complètement tort il y a sans doute des causes objectives dont les hommes sont responsables concernant les inondations notamment celle qui se sont produits dans le Midi. Il est certes difficile de faire le lien avec le réchauffement climatique mais force est de constater que l’élévation des températures coïncide aussi avec la croissance des catastrophes climatiques comme les inondations. En outre le béton qui envahit des zones aussi urbanisées que la côte méditerranéenne et vraisemblablement aussi responsable de l’ampleur des catastrophes. Dans ces zones à risques il faut en effet compter de la de 20 000 habitants au kilomètre carré. Invitée ce lundi de France Info, Cécile Duflot, députée EELV, appelle à une vraie mobilisation pour préparer la France à l’aggravation des phénomènes climatiques. Et assure que les écologistes n’ont pas été assez écoutés.  « On ne peut pas savoir avec une certitude scientifique le lien avec le dérèglement climatique. Ce qui est certain et le congrès mondial des météorologues l’a montré, c’est que le dérèglement climatique, ce sont des phénomènes météo beaucoup plus violents. Ce qui est sûr c’est qu’il faut se préparer à une aggravation des phénomènes météorologiques violents« , affirme Cécile Duflot. Elle assure aussi « qu’on vit aussi les conséquences d’une urbanisation qui a imperméabilisé les sols, ce qui favorise que l’eau ne soit pas absorbée et qu’on ait ce type de catastrophes. Il faut réparer les erreurs de l’urbanisation des années 70, 80, 90 en remettant de la nature en ville. C’est plus confortable à vivre, une ville avec de la nature. Et c’est aussi  un moyen de prévention. Mais il faut aussi que l’administration de l’écologie ait les moyens de le faire. On a restreint les moyens de prévention ces dernières années. Il faut des moyens pour Météo France, pour le ministère de l’Ecologie. Et avoir un vrai plan d’investissement pour la transition énergétique ».  Cécile Duflot qui est « un peu lasse d’entendre que les écologistes sont absents  de ce débat. Je pense aux écologistes qui se sont mobilisés pour la défense de la plaine du Var, de l’agriculture de proximité, sur la lutte contre les grands projets inutiles. Ils étaient là les écologistes. On ne les a pas assez écoutés. Comme on ne les a pas assez écoutés sur le diesel. Et c’était une erreur. »




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