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Startups françaises innovantes : 50% revendues aux étrangers

Startups françaises innovantes  : 50% revendues aux étrangers

 

Analyse de   Xerfi Canal diffusée par la Tribune. . Aujourd’hui, la réalité des startups françaises

souvent revendues aux étrangers du fait de l’absence de grandes entreprises mondiale du numérique en France et en Europe. 

 

Extraits :

« Présente avec la troisième délégation derrière les États-Unis et la Chine, à l’édition 2018 du Consumer show de Las Vegas, la France exhibe ses startups à fort potentiel. Fini le temps où le pays survendait son art de vivre, sa gastronomie, son luxe. Avec la French Tech, elle a clairement changé de registre. Elle a compris que l’attractivité était aussi une question de communication. Que la France devait investir dans sa marque. Et la « marque France », ce n’est pas celle de la France éternelle. C’est d’abord la French Tech, un pays pépinière qui se veut en prou de la révolution digitale. Il y a de la Com, là-dedans bien sûr. Personne n’est dupe. Il y a de la stratégie aussi : une volonté de chasser en meute à l’international. Mais il y a aussi une réalité. Oui la France a vu fleurir ces dernières années incubateurs et accélérateurs, dans les métropoles, dans les universités et les écoles, au sein même des grandes entreprises. Xerfi y a consacré une étude récemment, montrant, que derrière cette prolifération, il y avait du bon et du moins bon. Parfois de la « poudre aux yeux ». En arrière-plan, il y a aussi l’activité record du capital investissement. Aussi bien en termes de levée de fonds que d’investissement. Qui recouvre certes un décollage des LBO, mais aussi une montée en puissance des autres segments de l’amorçage et du développement.

Dans le même temps, rançon du succès, de plus en plus de jeunes pousses se font achetées. Même si le chiffre doit être pris avec des pincettes, la notion de startup n’étant pas clairement définie, on dénombre 250 rachats de startup par an, dont une cinquantaine implique des groupes étrangers. Selon l’institut Friedland, lorsque l’on resserre l’observation, sur les jeunes entreprises innovantes, 20% seraient revendues à horizon de 5 ans, et dans 50% des cas à des capitaux étrangers. Les jeunes pousses en conviennent. : entre le soutien de la BPI, l’abondance des fonds, la prolifération d’incubateurs et d’accélérateurs, le nouvel intérêt des groupes pour les parrainer ou les absorber, le contexte a significativement évolué en  10 ans.

Le capital est abondant. Il y’a de la gonflette et peut-être de la bulle. Il n’en reste pas moins, que tout cela traduit une véritable évolution de notre écosystème d’innovation. Le temps, où il s’agissait de faire grossir nos PME, pour les transformer en ETI, par croissance organique, celui du fléchage de l’épargne vers les actions non côtés, pour étoffer nos entreprises en fonds propres, paraît suranné. Le processus d’innovation se financiarise lui aussi.

L’industrie du capital investissement y joue un rôle clé. Cette dernière n’est efficace que si elle peut se déployer à tous les stades : amorçage, développement, transmission… jusqu’à la sortie par rachat ou cotation.

Les perspectives de sortie et les promesses sur la valeur terminale jouent un rôle essentiel dans l’incitation à investir au stade de l’amorçage, lorsque les profits ne sont encore qu’une promesse. Ce jeu d’enchère joue d’autant mieux que les grands groupes sont actifs en tant qu’acquéreur à la sortie. Ces derniers, compte tenu de leur surface financière, comme tenu des effets de réseau dont ils font bénéficier les entreprises en devenir, compte tenu de leur accès au financement externe, jouent un rôle décisif, pour crédibiliser les multiples en apparence délirant dont bénéficient les startups tout au long de leur développement. Autrement dit, être un pays pépinière, c’est admettre le rachat des jeunes pousses, et leur passage sous contrôle étranger, le cas échéant.

« >> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

 

Les banques inadaptées aux jeunes entreprises innovantes

Les banques  inadaptées aux jeunes entreprises innovantes

C’est ce que constate Nicolas Colin, fondateur de l’accélérateur de start-ups The Family qui considère que  la finance traditionnelle est totalement inadaptée aux start-up: « Les banques ne savent financer que les entreprises qui répètent les modèles d’affaires du passé, c’est-à-dire le contraire d’une entreprise innovante. Les marchés financiers exercent sur les entreprises cotées une pression en faveur de la rentabilité à court terme ». D’ailleurs, « la  raréfaction des introductions en bourse d’entreprises numériques sur la place de Paris est un sujet de préoccupation ». D’une manière générale, l’obsession de la finance pour la rentabilité à court terme (dividendes…) ne convient pas au numérique: « les entreprises numériques n’interrompent jamais leurs efforts de croissance: elles doivent systématiquement réinvestir leurs bénéfices, voire, comme Amazon, renoncer tout simplement à en faire ». On se souviendra de la fameuse citation de son fondateur Jeff Bezos: « nous espérions fonder une petite entreprise rentable. Nous avons finalement créé un grand groupe déficitaire… » Nicolas Colin recommande donc d’orienter l’épargne vers le capital-risque, mais aussi d’offrir aux start-up une aide immatérielle, notamment en mettant à leur disposition les données détenues par les administrations (open data).  Là encore, le modèle français paraît totalement inadapté. Certes, la France produit de bons ingénieurs. Mais ils « sont attirées par les fonctions les plus prestigieuses et les plus rémunératrices. Or ces fonctions ne sont plus des fonctions d’ingénieur », mais plutôt « dans les secteurs du conseil ou de la finance ». Surtout, l’économie numérique a besoin, non d’ingénieurs, mais de « hackers passionnés par un problème à résoudre ». Or « un hacker, dont les principales qualités sont la rébellion et la créativité, ne peut pas être formé par une institution comme l’Education nationale, qui tend à façonner des travailleurs dociles et stéréotypés ».

Les banques inadaptées aux jeunes entreprises innovantes

Les banques  inadaptées aux jeunes entreprises innovantes

C’est ce que constate Nicolas Colin, fondateur de l’accélérateur de start-ups The Family qui considère que  la finance traditionnelle est totalement inadaptée aux start-up: « Les banques ne savent financer que les entreprises qui répètent les modèles d’affaires du passé, c’est-à-dire le contraire d’une entreprise innovante. Les marchés financiers exercent sur les entreprises cotées une pression en faveur de la rentabilité à court terme ». D’ailleurs, « la  raréfaction des introductions en bourse d’entreprises numériques sur la place de Paris est un sujet de préoccupation ». D’une manière générale, l’obsession de la finance pour la rentabilité à court terme (dividendes…) ne convient pas au numérique: « les entreprises numériques n’interrompent jamais leurs efforts de croissance: elles doivent systématiquement réinvestir leurs bénéfices, voire, comme Amazon, renoncer tout simplement à en faire ». On se souviendra de la fameuse citation de son fondateur Jeff Bezos: « nous espérions fonder une petite entreprise rentable. Nous avons finalement créé un grand groupe déficitaire… » Nicolas Colin recommande donc d’orienter l’épargne vers le capital-risque, mais aussi d’offrir aux start-up une aide immatérielle, notamment en mettant à leur disposition les données détenues par les administrations (open data).  Là encore, le modèle français paraît totalement inadapté. Certes, la France produit de bons ingénieurs. Mais ils « sont attirées par les fonctions les plus prestigieuses et les plus rémunératrices. Or ces fonctions ne sont plus des fonctions d’ingénieur », mais plutôt « dans les secteurs du conseil ou de la finance ». Surtout, l’économie numérique a besoin, non d’ingénieurs, mais de « hackers passionnés par un problème à résoudre ». Or « un hacker, dont les principales qualités sont la rébellion et la créativité, ne peut pas être formé par une institution comme l’Education nationale, qui tend à façonner des travailleurs dociles et stéréotypés ».




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