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L’information des grands médias en vacances pendant deux mois

L’information des grands médias en vacances pendant deux mois  

 

Comme d’habitude, l’information des grands médias est en vacances pendant environ deux mois. Cela vaut pour la presse écrite, les sites Internet ou encore la télé. Pour s’en persuader, il suffit de lire les sommaires à peu près tous identiques pour la simple raison que la ligne éditoriale se compose essentiellement des principales pages des agences de presse. Peu d’analyses, pas de travail d’investigation et surtout la place centrale aux faits divers. Certains grands sites ne changent même pas une ligne pendant les week-ends. On comprend évidemment que les grands médias vivent une grave crise économique. L’enjeu c’est la baisse du lectorat avec la rentabilité qui s’écroule. Du coup,  la qualité de l ‘information se réduit mais c’est un cercle vicieux qui fait encore diminuer l’audience. Dans la grande presse écrite ou à la télévision,  pour remplacer les vedettes en vacances pendant deux mois, on a recours aux deuxièmes ou troisièmes couteaux. Il est clair que ces intervenants ne veulent pas trop se mouiller pour ne pas fragiliser un peu plus leur fragile position dans les rédactions. Du coup, encore davantage que l’habitude par exemple dans les télés on assiste à de véritables discussions de bistrot, pas celle du café de Flore mais celle du troquet du quartier d’autant plus que les intervenants habituels sont également en congé. Même médiocrité pour les articles de la presse écrite, les sites Internet. La France à cette particularité de s’arrêter presque totalement au mois d’août sur le plan économique et d’être au ralenti en juillet. Une différence de taille avec la plupart des autres pays où les congés distribués sur six mois voire sur l’année. C’est tellement vrai que nombre d’entreprises sont complètement fermés en août, cela en plus en raison de la fermeture aussi de réseaux de transport. Une situation qui sans doute coûteux de l’ordre de 0,3 à 0,5 % du PIB car on ne rattrape pas certaines absences de production pendant l’été.

Information : le retour de la censure ?

Information : le retour de la censure ?

 

Macron veut une institution pour  lutter contre les fausses nouvelles. Tout cela renvoie en outre au concept d’objectivité ou de vérité qui est particulièrement subjectif. Ce problème est toutefois complètement ingérable car l’intox est pratiquée partout. En premier, lors des campagnes électorales et pour  à peu près tous les candidats. La plupart des promesses relèvent  en effet de l’intox et mériteraient d’être sanctionnées quand elles ne sont pas suivies d’effet. Une perspective illusoire évidemment car c’est ce qui caractérise le système politique et même les fondements de notre démocratie. Comment en effet être élu sans promesses dont beaucoup constituent des illusions. En dehors des périodes électorales, le pouvoir lui-même ne cesse de diffuser de fausses  informations par exemple sur les perspectives de croissance, sur le budget, sur l’efficacité des institutions, sur le chômage, et sur nombre de questions socio économiques (voir par exemple les critiques de la cour des comptes sur le budget 2019). . Il y a aussi les médias- pour la  plupart dans les mains des financiers- qui ne cessent d’intoxiquer l’opinion avec des analyses très orientées, approximatives voire manipulatrices. Dans le journal Le Point, on apprend que plusieurs journalistes ont rencontré Emmanuel macro à propos de la gestion des fausses nouvelles. Mais une gestion qui pourrait signifier une certaine forme de censure qui inquiète les médias. D’après le point, Emmanuel Macron a assuré que « le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer. (…) Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité ». En gros, « il voudrait qu’une sorte de conseil, d’organisme, se charge de la vérification. Comme s’il y avait une part du journalisme qui consistait à vérifier des choses, et une autre part qui consisterait à raconter n’importe quoi »,

Cet organisme serait financé par des fonds publics, ce qui serait synonyme d’une nationalisation « partielle et de l’intérieur d’une partie des journaux ». Une idée « complètement délirante », selon le directeur du Point. De plus, l’instauration de la loi « fake news », qui ne concerne que des périodes électorales délimitées et « place les pouvoirs publics en situation de délimiter le vrai et le faux », précise-t-il, donne une autre lecture aux propos tenus par le président.

« Les propos du chef de l’État commencent à se comprendre de manière un peu différente,  On se dit ‘est-ce qu’il ne va pas y avoir une espèce de CSA de la presse ? » Une idée que réfute totalement le directeur du Point : « Je suis désolé, mais non ! Non, non, non, non, non, non, non, serine-t-il. Nous sommes responsables devant nos lecteurs. Si nous écrivons n’importe quoi, nos lecteurs vont nous sanctionner. Ils ne vont plus nous acheter ».

 

Appel pour la création d’une Agence nationale de l’éducation à l’information

Appel pour la création d’une Agence nationale de l’éducation à l’information

 

Jérôme Bouvier, président de Journalisme et Citoyenneté, organisateur des Assises du journalisme, lance un appel pour l’éduction à la formation. Il propose notamment une  agence pour coordonner l’action dans ce domaine. Il parle cependant peu du fait que la plupart des grands médias sont désormais dans les mains de financiers. Des média clairement au service de leurs intérêts économiques   et de leur idéologie.

 

 

« Nous sommes entrés dans cette période incertaine ou la vérité – la vérité d’un fait – est de plus en plus souvent perçue comme une opinion. Une opinion comme une autre! Chacun prend conscience du danger extrême que cela fait encourir à nos démocraties. De l’obscurantisme ensanglanté du terrible mois de janvier 2015 aux enjeux électoraux les plus décisifs de la planète, en passant par le quotidien de nos enfants soumis à chaque instant à un bombardement d’informations, d’images et d’émotions dont ils ne connaissent pas la provenance. Il faut peut être une loi, comme l’a souhaité le président de la République, pour lutter contre ces « fake news » qui distillent leur venin dans notre conversation nationale (il suffit de s’attarder quelques instants sur les réseaux sociaux pour mesurer à quel point les « espaces de dialogue » ne sont trop souvent que des  égouts à ciel ouvert…) : une loi comme signal politique en tous cas pour empêcher les plateformes de jouer en toute impunité au marchand d’armes de la désinformation (« Je transporte le vrai, le faux, peux importe! Je transporte! »). Mais qui ne voit le risque d’une Ligne Maginot qui passerait à côté de l’essentiel : à savoir notre capacité individuelle et collective à apprendre l’information. Apprendre à chacun de nous à s’informer. A mettre en éveil notre sens critique. A allumer dans l’esprit de chaque enfant cette petite veilleuse qui lui fera se demander à chaque fois qu’il regarde son smartphone : d’où vient cette information? Qui me la propose? Au moment où un consensus se dessine pour affirmer que l’éducation à l’information est un enjeu de société majeur pour nos démocraties, il convient de se doter d’une boite à outils adaptée. Nos territoires fourmillent d’initiatives. Enseignants, formateurs, journalistes, médias associatifs de proximité ou grands journaux multiplient les démarches. Ils interviennent dans les établissements scolaires, créent des plateformes d’échange entre les acteurs, inventent des modules éducatifs adaptés aux usages des jeunes publics. La diversité et le nombre des projets que nous recevons chaque année aux Prix de l’éducation à l’information des Assises internationales du journalisme à Tours témoignent de cette formidable mobilisation citoyenne.  Si louable soit elle, cette énergie ne suffira pas! Faute de moyens, de formation adaptée, de coordination et de partages d’expériences, elle se réduit trop souvent à une intervention unique d’un journaliste dans une classe, sans capacité d’entreprendre un travail sur la durée. S’adresser à des publics qui ont perdu depuis longtemps le contact avec  l’actualité telle qu’elle est racontée par les médias classiques ne s’improvise pas. Apprendre à s’informer, ça s’apprend ! Tous les acteurs en conviennent, il manque une structure partagée qui rassemble la puissance publique et la société civile pour définir les objectifs, réfléchir à un corpus de recherche, élaborer les stratégies, concevoir les formations et  mettre en mouvement de façon coordonnée une vraie politique d’éducation à l’information. Il manque une Agence Nationale de l’Education à l’Information! Il existe un socle à partir duquel construire cette agence : le Clemi (Centre pour l’Education aux Médias et à l’Information). Malgré son insuffisance de moyens, cette structure qui dépend du ministère de l’Education nationale fournit un travail remarquable auprès des établissements scolaires. Il y a là une expertise à partir de laquelle il est possible de se déployer au service de toute la société civile, de tous les ministères concernés. Sortir de l’école afin de pouvoir intervenir partout où se construisent les citoyens de demain : le ministère de la Culture avec tous les potentialités qu’offrent le réseau irremplaçable des bibliothèques et les médiathèques, l’égalité des territoires, l’égalité entre les femmes et les hommes, la jeunesse, le numérique ; l’Intérieur ou la Santé pour les interventions en milieu hospitalier ou dans l’univers carcéral ; sans oublier l’Agriculture en charge de l’enseignement professionnel agricole. Une structure transverse  donc, collaborative, en prise avec les territoires et les acteurs de la société civile les plus concernés, les mouvements d’éducation populaire, les journalistes et les médias. La création de l’Agence nationale de l’éducation à l’information posera sans doute quelques questions de Meccano administratif. Doit-elle être rattachée à Matignon? À un grand ministère? La Culture ou l’Education? Quels moyens lui donner, quelle administration pour ne pas en faire un « machin » inefficace? Faut-il même la rattacher à une structure existante comme l’Agence de lutte contre l’Illettrisme? Autant de questions légitimes, mais secondaires par rapport aux enjeux et au formidable signal politique que l’Agence permettra. Il n’y aura pas d’information de qualité sans éducation à l’information! Elle doit avoir toute sa place aux côtés des fondamentaux sans lesquels elle perd son sens : des médias libres, indépendants, économiquement viables, rigoureux, exigeants accompagnés d instances  d’autorégulation pertinentes. Autant de sujets dont les professionnels vont débattre aux Assises Internationales du Journalisme cette semaine à Tours pour nourrir utilement le débat parlementaire qui vient. »

Information judiciaire : « ça m’agace » Ferrand)

Information judiciaire : « ça m’agace » Ferrand)

  • Ça m’agace a déclaré Richard Ferrand qui a cependant a estimé mardi que la décision du parquet national financier relevait du cours normal de la procédure judiciaire. “Aujourd‘hui vous comme moi nous ne connaissons qu‘une seule décision de justice, celle qui reconnaît par le classement sans suite que je n‘ai rien commis d‘illégal ni d‘immoral”, a-t-il réagi sur le plateau de BFM TV. “Ensuite, une association a souhaité poursuivre et s‘acharner. Comme on est en droit français dans une logique qui fait que quand quelqu‘un dépose une plainte, on l‘examine, moi j‘ai confiance dans la justice de mon pays, j‘ai ma conscience et donc la justice doit passer”, a-t-il poursuivi. “Ca m‘agace évidement, quand on est mis en cause et que l‘on sait au fond de soit que l‘on a rien commis, c‘est agaçant”, a-t-il ajouté. Juridiquement Richard Ferrand est lavé  dans l’affaire des mutuelles de Bretagne qu’il a dirigée  de 1998 à 2012 grâce à un jugement t « sur mesure » du tribunal de Brest qui laisse pantois !  Reste que la motivation du tribunal paraît un peu douteuse. Le procureur de la république a en effet considéré que l’affaire  pouvait être classé sans suite au motif qu’il n’a pas commis d’infraction au code de la mutualité et qu’il n’était pas avéré que les mutuelles Bretagne assume un rôle de service public. Le procureur de Brest a donc annoncé le classement sans suite de l’enquête visant Richard en invoquant notamment la prescription. «Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie» ne sont, elles, «pas constituées, faute d’un préjudice avéré», a-t-il précisé. S’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts, «la question est apparue complexe» et «le parquet de Brest aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire», a expliqué le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé. «Il convenait toutefois de vérifier au préalable si l’infraction éventuelle (…) n’était pas prescrite», ce qui est le cas depuis le 19 juin 2015», a-t-il souligné. Dans cette affaire, révélée par le Canard Enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, est soupçonné d’avoir favorisé sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. Le 19 juin, il était contraint de démissionner de son poste de ministre de la Cohésion des territoires. Force est de constater les explications du procureur sont assez alambiquées. Les mutuels de Bretagne n’appartiennent pas juridiquement un service public mais dans les faits elles en assurent le rôle. ” Le parquet dit qu‘il aurait pu envisager l‘ouverture d‘une information pour prise illégale d‘intérêt, mais souligne que la jurisprudence ne permet pas d‘affirmer que les Mutuelles de Bretagne ont effectué une mission de service public au sens du droit pénal et que l‘infraction éventuelle est prescrite !

Fakesnews : pourquoi pas le retour d’un ministre de l’information ?

Fakesnews : pourquoi pas le retour d’un ministre de l’information ?

 

On peut s’étonner  que les grands médias n’aientpas réagi avec davantage de force à la proposition de Macon visant à faire voter une loi pour lutter contre les fausses nouvelles car risque est grand de porter atteinte à la liberté d’action.  certes certaines information sont diffusées dans l’intention délibérée de nuire  avec des faits inexacts ntammenet lors des campagnes électorales française et américaine, « les fake news », ces fausses informations répandues intentionnellement pour (par exemple l’affaire du faux compte de Macron à l’étranger). Pour autant on se demande bien à partir de quels critères pourra procéder le juge appelé à se prononcer pour distinguer le vrai du faux. Jusqu’où s’ouvrira le champ des informations susceptibles de faire l’objet de poursuites judiciaires. Certes il n’est pas inutile de connaître comme le propose Macron ceux qui sponsorisent la diffusion d’infos (vraies ou)  fausses, pas inutile non plus de connaître l’identité des auteurs et des diffuseurs mais de là à engager des poursuites sur le concept de véracité des informations il y a un pas qui peut conduire à une nette restriction de la liberté d’analyse et d’expression. Curieux aussi cette leçon de journalisme donné par Macron lors de ses vœux à la presse. Aussi brillant soit-il le jeune président de la république paraît un peu présomptueux pour apprendre aux médias leur métier. Pourquoi pas aussi le retour d’un ministre de l’information qui serait chargé d’autoriser et bien sûr de censurer l’information. Si l’on en juge par le fonctionnement du parti la république en marche Macron entretien des rapports ambigus avec la démocratie puisque ce parti n’est autorisé à faire entendre aucune voix divergente et pour cause puisqu’il n’a aucun fonctionnement démocratique. Lors de ses vœux à la presse à l’Elysée mercredi, le chef de l’Etat a dévoilé son projet de mise en place d’un dispositif juridique pour contrôler la diffusion et la prolifération de ces fausses nouvelles notamment  pendant les campagnes électorales. La nouvelle loi devrait entrer en application avant les prochaines élections européennes de 2019, a promis Emmanuel Macron. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a quant à lui affirmé vendredi sur BFMTV que ce projet de loi devrait être présenté  »probablement avant la fin de l’année ». « Les sites ayant pignon sur rue sont la vitrine légale de cette propagande, articulés avec des millions de comptes sur les réseaux sociaux, qui en un instant répandent partout dans le monde, dans toutes les langues, le bobard inventé pour salir un responsable politique, une personnalité, une figure publique, un journaliste », a déclaré mercredi Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse, sans donner d’exemples précis.  La loi proposée par Emmanuel Macron pourrait prévoir une obligation de transparence sur l’identité du diffuseur et la possibilité de blocage ou de fermeture du site concerné. « Les plateformes se verront ainsi imposer des obligations de transparence accrues, sur tous les contenus sponsorisés, afin de rendre public l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus », a ainsi expliqué Emmanuel Macron. Ce dispositif juridique pourrait donc contraindre les plateformes numériques à mieux encadrer les contenus qu’elles éditent. La justice pourra être saisie en cas de négligence. « En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte  utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet », a poursuivi le Président. Emmanuel Macron a également annoncé le renforcement des pouvoirs du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) à cet effet. Il en va, selon, lui de la protection de « notre vie démocratique. » Dès lors, une question se pose : comment établir la vérité? Un problème de taille, selon Arthur Messaud, membre de la Quadrature du Net, association qui défend les libertés sur Internet. Pour lui, un tel projet est infaisable, voire dangereux. « C’est tout à fait nouveau de voir qu’un juge doit distinguer le vrai du faux et pouvoir censurer sur cette seule base. Donc techniquement, c’est possible, mais en termes idéologiques, ou juste logique, proposer une censure sur la vérité, c’est là où la chose serait irréalisable ou complètement excessive, ou sujet à un nombre d’avis infinis »,a-t-il réagi jeudi matin sur France Inter. Et d’ajouter : « La question qui est fondamentale ici c’est : ‘Qu’est-ce qui établit la vérité?’ Là, Macron nous dit que c’est un juge qui va établir la vérité. Donc lutter contre les fake news, ça veut dire donner le pouvoir à un juge de dire ce qui est autorisé ou non dans un débat selon ses propres critères à lui de vérité. »

Internet ras-le-bol de l’information payante des grands médias

 Internet ras-le-bol de l’information payante des grands médias

 

Pour faire face à la baisse tendancielle irréversible du nombre de lecteurs des versions papier, les grands médias ont investi Internet avec des politiques éditoriales relativement proches qui pour l’essentiel se contentent  de reprendre les dépêches des agences, du gouvernement, des grandes entreprises et institutions. Le vrai travail journalistique d’investigation ou de réflexion est relativement marginal. Il faut d’ailleurs laisser la place à une montagne publicitaire à caractère de plus en plus intrusif qui normalement devrait permettre d’assurer l’équilibre économique. Malheureusement,  ce n’est pas le cas car les sites d’information connaissent une expansion quasi exponentielle ;  des sites  à vocation commerciale ou des sites gratuits de citoyens ou d’experts. Pour appâter le client,  les versions numériques des grands médias offrent généreusement un ou deux articles gratuits, ensuite il faut évidemment cracher au bassinet. Pas nécessairement d’ailleurs car la même information est offerte à peu près en même temps et sans paiement sur d’autres sites.  il conviendra que les grands médias un jour choisissent  ou bien le financement par la pub ou bien le financement par les articles payants. On objectera que les sites d’infos sont bien contraints de rechercher l’équilibre financier et qu’il convient donc de multiplier les sources de financement. Cependant cet équilibre financier demeurera précaire voire impossible si les grands médias n’améliorent pas la qualité de leur ligne éditoriale. Pourquoi payer quand en fait les Unes de ces médias sont  constituées des mêmes 20 ou 30 informations qu’on retrouve partout. Des informations souvent livrées brut de brut sans analyse, sans approfondissement et même sans vérification. Dernier exemple en date le plan de simplification administrative annoncée par le ministre du budget. En fait, une grande illusion car il ne s’agit nullement de réduire le nombre de normes ou de procédures mais de substituer le numérique au papier et d’autoriser l’administré à dialoguer avec  l’administration. Bref un changement de climat et une informatisation des procédures mais pas une remise en cause de la cathédrale administrative qui s’appuie sur plus de 10 000 lois et plus de 100 000 décrets contenant eux-mêmes en moyenne une vingtaine de dispositions réglementaires. La plupart des médias ont repris les communiqués du gouvernement ou des agences oubliant même de signaler que dans ce champ de réforme environ 500 mesurettes avaient  déjà été prises par le gouvernement précédent là où il en faudrait 10 000 ou 100 000 vraies mesures. Évidemment ce serait remettre en cause la cathédrale administrative dont se nourrissent les fonctionnaires inutiles. Bref pour mériter d’être payées,  les versions numériques des grands médias devront montrer davantage de pertinence et de travail.

Information : Le texte préféré à l’image et au bruit

Information : Le texte préféré à l’image et au bruit

 

 

Même si les images et le bruit progressent  comme support d’information une étude démontre que près de 70 % des Américains préfèrent encore le texte pour être informés. Sur Internet les vidéos envahissent les  écrans qu’il s’agisse d’information ou de pub. Des vidéos qui réduisent encore davantage le contenu de l’info. Même si ces vidéos progressent  la question et de savoir si elles sont regardées puisqu’une étude de Reuters  montre que seulement un quart sont effectivement visionnées.  Aux États-Unis, les 18-29 ans préférèrent le texte à la vidéo pour suivre l’actualité, selon une étude du Pew Research Center. La nouvelle a d’abord de quoi surprendre, tant le format vidéo est vanté pour appâter la tranche d’âge si convoitée des médias et annonceurs. Mais le résultat s’explique par le fait que les jeunes s’informent massivement sur un média où l’écrit fait encore loi: Internet. Dans le détail, les 18-29 ans préfèrent à 42% lire pour s’informer, et à 38% regarder une vidéo, tous médias confondus. Chez les plus de 65 ans, la vidéo est quant à elle plébiscitée à 58%, contre 27% pour la lecture. Cela ne veut pourtant pas dire que les jeunes se désintéressent de la vidéo, mais plutôt qu’ils se détournent de la télévision au profit d’Internet, à la différence de leurs aïeux restés fidèles à la télévision. Si l’on se limite aux médias en ligne, les 18-29 ans sont en effet les plus grands consommateurs de vidéos, et de très loin puisqu’ils sont au moins deux fois plus portés sur ce support que les répondants de plus de 30 ans. Cette migration des internautes vers la vidéo en ligne peut encore sembler anecdotique, au regard de la suprématie de l’écrit, plébiscité par 68% des Américains pour s’informer en ligne selon une étude du Reuters Institute for Journalism parue en septembre. Mais 22% d’entre eux affirment désormais préférer la vidéo aux autres formats en ligne. Également en France, au Royaume-Uni ou encore au Japon, la progression de la vidéo en ligne dans les habitudes d’information s’observe depuis 2014.

 

(Avec le Figaro)

BFM-TV –LCI : la guerre des télés d’information

BFM-TV –LCI : la guerre des télés d’information

 

La guerre des chaînes télévisées d’information est déclarée avec ce recours en justice de BFM contre LCI. Une guerre qu’il faut resituer aussi dans le contexte de la campagne électorale de 2017. Il y a d’abord Orange qui va devenir actionnaire de TF1 (et réciproquement) du coup TF1 sortir la tête de l’eau en termes d’audience en accédant à un va réseau beaucoup plus large d’auditeurs (nombre d’émissions télévisées sont regardés sur des iPhones et autres tablettes). Cette opération se produit aussi au moment où LCI propriétaire de propriété de TF1 va être diffusé sur la TNT ouvrant ainsi sur une cible beaucoup plus large. LCI(permettre va pouvoir s’appuyer pour sa diffusion sur le réseau d’Orange et cela d’autant plus facilement que l’accès à la chaîne d’information sera gratuit. Comme l’État est actionnaire d’Orange, le gouvernement espère disposer d’un certain pouvoir d’influence sur la ligne éditoriale du groupe télé. Il y a aussi la décision de créer une nouvelle chaîne d’information publique dépendant de France télévision sera et dont l’accès sera également gratuit. Du coup BFM (chaîne peu appréciée  le pouvoir en place)  qui dispose d’un quasi monopole de notoriété voit d’un mauvais œil cette nouvelle concurrence de chaînes gratuites NextRadioTV, propriétaire de BFMTV, a donc  et déposé un recours devant le Conseil d’État contre le passage de LCI sur la TNT gratuite, décidée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Cela avec un argument assez spécieux puisque BFM considère que l’accès gratuit de deux nouvelles chaînes télévisées d’information porterait un coup au pluralisme voir à la démocratie ! On sent bien que derrière ces mots au-delà de la restructuration audiovisuelle se joue aussi l’influence politique sur les grands médias d’information. Le groupe de médias, dans un communiqué, conteste cette décision prise mi-décembre en estimant notamment que les conséquences sur les deux chaînes d’information gratuites existantes, BFMTV et iTELE (propriété de Canal+, du groupe Vivendi), « ont largement été minimisées ». Il fait aussi valoir qu’il n’y avait « aucun risque de disparition de LCI » et que son passage en gratuit « ne permet pas de renforcer le pluralisme », arguments avancés par le groupe TF1 pour appuyer sa demande auprès du CSA.  NextRadioTV, qui a déposé un recours en référé et au fond, regrette plus largement le possible passage à quatre chaînes d’informations en France avec le projet annoncé pour septembre par France Télévisions. « Alors que les informations se multiplient sur l’arrivée du groupe Bouygues comme deuxième actionnaire d’Orange après l’État – de façon très opportune juste après l’annonce du CSA – et que se profile une chaîne d’information du service public, NextRadioTV considère que la décision du CSA est un mauvais coup porté au pluralisme et une régression démocratique », écrit le groupe. « Cette décision va permettre au groupe audiovisuel français le plus puissant, qui représente déjà 50% de l’audience de l’information sur les chaînes privées en France, d’avoir une cinquième fréquence gratuite sur la TNT. »  Le PDG de NextRadioTV, Alain Weill, dans une interview au quotidien Le Monde, reprend cet argumentaire. « BFMTV dérange le pouvoir, quel qu’il soit. Car BFMTV comme iTELE sont des chaînes indépendantes, qui parfois appuient là où ça fait mal », affirme-t-il, en évoquant la possibilité d’une reprise en main de l’information télévisée dans la perspective de l’élection présidentielle en 2017.  Bouygues et Orange sont en discussions en vue d’une reprise de Bouygues Telecom par l’opérateur télécoms historique, dont l’Etat est le premier actionnaire et, selon la presse, Bouygues pourrait entrer au capital d’Orange dans le cadre de l’opération. Alain Weill s’est allié l’an dernier à Altice, la holding de Patrick Drahi qui multiplie les acquisitions dans les médias et pourra prendre à terme le contrôle de NextRadioTV. Patrick Drahi, après avoir réalisé le rachat de SFR par Numericable en 2014, a vainement tenté en juin de mettre la main sur Bouygues Telecom.

Economie, politique, information : la France toujours en vacances !

Economie, politique, information : la France toujours en vacances !

Inutile de lire la presse actuellement, les journalistes sont toujours en vacances. Aujourd’hui 18 août les unes sont auusi indigentes, quelques faits divers, le sport bien sûr et rien sur l’économie. Une économie de toute façon qui est en panne. La plupart des entreprises sont encore fermées ; en cause les 5 semaines de congés qui sabotent la croissance avec évidemment les 35 heures et les  jours de maladie. Pas étonnant que la croissance soit auusi atone. C’est bien sûr  un tabou mais la France ne travaille pas,  en tout cas pas assez.  Les élites elles-mêmes donnent  l’exemple de ce laxisme. Dans la presse les grandes signatures ou commentateurs  prennent pratiquement 2 mois de vacances et les rédactions  sont suspendues durant ce temps. Même les politiques qui pourtant n’exercent au gouvernement leurs fonctions que quelques mois au plus quelques années s’octroient des vacances, comme tous les Français !  Enfin ceux qui peuvent partir et ils sont de moins en moins nombreux compte tenu de l’évolution du pouvoir d’achat. Pour résumer à partir du 14 juillet et jusqu’au début septembre la France pense à autre chose. La culture de la paresse a pris le pas sur celle du travail, une vieille valeur obsolète. Bref un pays sur la pente du déclin, incapable de se réformer et pour qui le travail est devenu accessoire au profit de la civilisation des loisirs. Aucun politique n’osera dénoncer évidemment ce laisser-aller général : trop dangereux pour les élections. Dans la plupart des autres pays l’économie n’est pas à l’arrêt en août car les vacances sont étalées sur toute l’année, elles sont auusi moins longues. Un exemple de réalisme et de civisme : par referendum la Suisse avait à se prononcer pour décider de congés d’une durée de 6 semaines au lieu de 4 actuellement, majoritairement les Suisse ont voulu conserver les 4 semaines. On imagine ce qu’aurait été le résultat en France où personne, strictement personne n’ose remettre en cause la catastrophique durée hebdomadaire de 35 heures. Le prix à payer de tout cela une croissance insignifiante depuis des années, des déficits abyssaux  et 7 à 8 millions de personnes sans emploi.

UMP-Bygmalion : information judicaire

UMP-Bygmalion : information judicaire

 

Deux questions se posent dans l’affaire Pygmalion, pourquoi et comment une telle surfacturation à l’UMP, deuxième question où allait cet argent ; une situation surréaliste avec des fausses factures à peine croyable. Exemple la réalisation d’un site assez banal  par Pygmalion facturé plus de 600 000 euros alors que le coût n’aurait pas dû dépasser 10 000 euros ! Une affaire qui pourrait bien faire exploser l’UMP ou en tout cas discréditer plusieurs dirigeants politiques y compris Sarkozy.   Le parquet de Paris a donc demandé vendredi l’ouverture d’une information judiciaire dans l’affaire Bygmalion, un système présumé de fausses factures mis en place en 2012 par l’UMP et l’équipe de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy pour couvrir des dépassements de frais. Le parquet précise dans un communiqué qu’il requiert l’ouverture de cette information judiciaire pour les chefs de faux et usage de faux, abus de confiance, tentative d’escroquerie, complicité et recel de ces délits. L’affaire Bygmalion a déjà entraîné la démission du président de l’UMP, Jean-François Copé et de certains de ses plus proches collaborateurs. L’ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux, a admis le 26 mai un montage de fausses facturations à l’UMP afin d’absorber une « dérive » des frais de campagne pour un montant, précisait-il, de l’ordre de 10 à 11 millions d’euros. Selon des documents comptables de la filiale événementielle de Bygmalion, société de communication fondée par deux proches de Jean-François Copé, publiés par Mediapart, le dépassement s’élèverait à quelque 17 millions d’euros. Jérôme Lavrilleux affirme que la décision de mettre en place une double comptabilité a été prise avec quatre autres responsables de l’UMP et de la société au cours d’une réunion organisée après le second tour de la présidentielle de 2012. Mais il dédouane Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy (pour l’instant !).

 

Information : la France en vacances de mai à septembre

Information : la France en vacances de mai à septembre

Il n’aura pas échappé aux surfeurs du net que l’info est en semi vacances depuis le début de mai, on peut le constater auusi en regardant la télé ou en prenant connaissance de la presse écrite. Il y a deux fois moins d’infos ; cela a commencé avec le week end du premier mai et cela va durer jusqu’en septembre. Après le mois  de semi congé de mai, information tourne surtout autour de tennis et de Roland Garos, ensuite vient le Tour de France cycliste et enfin les congés d’Août t. Pendant cette période, il faudra donc se satisfaire de quelques rares nouvelles économiques, sociales voire même politiques, place au sport et au divertissement. Certes le sport est important, respectable même (c’est bien  de s’intéresser aux résultats sportifs, c’est encore mieux de faire soi-même du sport)). Pour autant on ne peut admettre que les grands médias soient essentiellement consacrés à ces événements. On sait bien que pour occuper le peuple, pour qu’il se taise, il  fauta lui donner des jeux, comme dans la Rome antique mais il y a en France une tradition du divertissement qui exeplique sans doute une partie de la dévalorisation de la valeur travail et du déclin économique. A cela s’ajoute la mode sur internet qui constitue à mettre des vidéos à la place des articles. Comme si l’internaute devenait de plus en plus réfractaire à la lecture et préférait des images et du son ; En tout cas avec ces vidéos, on ne peut pas dire que les journalistes se fatiguent beaucoup !

Epoux Balkany : information judicaire pour fraude financière

Epoux Balkany : information judicaire pour fraude financière

Le parquet de Paris, qui avait lancé début novembre une enquête préliminaire après des révélations aux juges financiers de Didier Schuller, ancien allié politique des Balkany dans les Hauts-de-Seine, a ouvert vendredi une information judiciaire.  Les juges d’instruction Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon vont devoir tenter de déterminer si Patrick Balkany et son épouse Isabelle ont fraudé le fisc en plaçant des avoirs à l’étranger.  L’affaire fait suite à une audition le 23 octobre par les magistrats de l’ancien élu RPR Didier Schuller, qui avait alors remis plusieurs documents transmis au ministère public.  Témoin principal de « French Corruption », un ouvrage récent des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, M. Schuller espère rebondir aux municipales de 2014 à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Connu pour sa fuite rocambolesque à Saint-Domingue, il avait été condamné en 2007 dans l’affaire des HLM des Hauts-de-Seine, alors que Patrick Balkany avait été relaxé.   »J’ai payé pour les autres (…) je ne leur ai jamais présenté l’addition », lâche-t-il notamment dans « French Corruption » où était évoquée cette affaire présumée de compte bancaire non déclaré en Suisse.   »J’ai découvert il y a quelques mois que l’argent que je croyais avoir récolté pour le parti avait visiblement servi à enrichir quelques barons locaux dont M. Balkany », avait-il ajouté à l’AFP.  Après son audition, M. Schuller avait expliqué avoir remis aux juges financiers Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire quatre documents, dont l’AFP a eu connaissance. Figuraient notamment dans ces pièces des rapports de police de 1998 et 2001, et une attestation d’ouverture d’un compte en Suisse, dans la banque ABN-Amro, par M. Balkany en 1994, a-t-il détaillé.  Un document, également remis, évoque un versement en 1991 de 11 millions de francs d’une société basée au Liechtenstein, sur un compte suisse, au profit de la société suisse Supo.




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