Archive pour le Tag 'inflation'

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Inflation Allemagne : Hausse des prix allemands à la production

Inflation Allemagne : Hausse des prix allemands à la production

Les prix à la production ont progressé en janvier presqu’autant qu’en un an. En clair la reprise d’inflation se dessine avec la hausse des taux d’intérêt. – Les prix à la production ont augmenté plus que prévu en janvier, montrent les données publiées lundi par l’Office fédéral de la statistique Destatis. Ces prix ont progressé de 0,7% d’un mois sur l’autre alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une croissance de 0,3%.Sur un an, ils sont en hausse de 2,4% contre un consensus prédisant une progression de 2%. En décembre, la hausse des prix était de 0,4% mensuellement et de 1,0% annuellement.

En France : retour de l’inflation ?

En France : retour de l’inflation ?

 

On s’attendait à une inflation très faible en 2016 mais l’évolution des prix à la consommation a enregistré une flambée en décembre. (Plus 0,3 %). Sur un an, les prix affichent donc une hausse de 0,6%, contre 0,5% un mois plus tôt, soit le rythme le plus élevé depuis mai 2014. Certes on est encore loin des 2 % souhaités par la banque centrale européenne mais sur la tendance on pourrait y parvenir plus rapidement que prévu. En cause, plusieurs facteurs explicatifs. Il y a d’abord la baisse de l’euro qui a perdu à peu près 30 % de sa valeur et se retrouve à peu près à parité avec le dollar. L’euro valait 1,0403 dollar, contre 1,0455 dollar lundi soir. Du coup il y a nécessairement un renchérissement des intrants. On objectera que cette baisse de la monnaie européenne à l’inverse redonne une compétitivité aux exportations. Cependant comme la balance des échanges commerciaux est toujours très déficitaire en France l’évolution des taux de change pèse de façon un peu plus négative. Le second facteur explicatif tient à la remontée des cours du pétrole dont on ne sait pas s’il s’agit réellement d’un effet d’ajustement offre demande ou d’une spéculation. Les cours du pétrole sont d’ailleurs soumis à des mouvements de yo-yo dans une tendance légèrement haussière. Le troisième élément tient sans doute au début d’un processus de relèvement des taux décidés par la banque fédérale américaine (Fed) mais déjà mis en application dans les banques y compris françaises. Pour le mois de décembre, l’Insee souligne la hausse plus prononcée sur un an des prix de l’énergie et des produits alimentaires. L’indice définitif de décembre, le seul valable pour les indexations de contrats privés, rentes viagères, pensions alimentaires ou l’évolution du Smic, sera diffusé le 12 janvier. Reste à savoir si le gouvernement ne considérera pas cette hausse de 0, 6 % en 2016 comme négligeable pour figer les minima sociaux, les salaires et les pensions. Dans le privé eu égard à la situation de l’emploi et aux incertitudes économiques il est peu probable qu’on assiste à des augmentations significatifs des salaires.

Inflation : stabilité à bas niveau

Sur un an, l’inflation officielle se maintient à un bas niveau. En novembre l’augmentation des prix ne dépasse repas 0, 5 % d’après l’INSEE. L es prix à la consommation en France sont restés stables en novembre par rapport au mois d’octobre. Sur un mois, les prix de l’énergie ont poursuivi leur augmentation, « mais moins qu’en octobre » et ceux de l’alimentation ont rebondi légèrement, des hausses « compensées par un recul accentué des prix des services », a précisé l’Insee. Sur un an, l’inflation a connu une légère augmentation pour atteindre 0,5% qui « résulterait d’une nette accélération des prix de l’énergie et d’un rebond modeste des prix de l’alimentation ». Selon l’Insee, les prix des services « augmenteraient au même rythme que le mois précédent ». Quant aux prix des produits manufacturés, ils baisseraient à la même allure qu’en octobre.     L’indice des prix à la consommation harmonisé, utilisé pour les comparaisons entre membres de l’Union européenne, connaîtrait une accélération à +0,7% en novembre 2016, après +0,5% le mois précédent.

Inflation : baisse des prix en juillet

Inflation : baisse des prix en juillet

 

 

Avec la baisse des prix enregistrés en juillet l’inflation risque d’être insignifiante en 2016. Sur un an,  les prix enregistrent seulement une augmentation de 0,2 % mais avec le tassement économique probable les prix pourraient encore diminuer. Les prix à la consommation ont en effet diminué de 0,4% en juillet en France, principalement sous l’effet des soldes d’été et du recul des prix pétroliers, indique jeudi l’Insee, confirmant l’estimation provisoire publiée à la fin du mois dernier. Mais le principal facteur explicatif découle de l’attentisme des  acteurs économiques (investisseurs et ménages)  tétanisés par les incertitudes concernant l’activité future. La diminution des prix fait suite à une hausse de 0,1% en juin. Sur un an, ils s’inscrivent en progression de 0,2%, un rythme semblable à celui relevé en juin. En données corrigées des variations saisonnières, les prix à la consommation sont en revanche restés stables le mois dernier (après +0,1% en juin) et affichent aussi une augmentation de 0,2% sur un an. L’Insee a également confirmé ses premières estimations pour l’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, avec une baisse de 0,4% sur le seul mois de juillet et une hausse de 0,4% sur un an. Si l’évolution en rythme annuel de cet indice IPCH est positive pour le troisième mois consécutif, ce chiffre reste très éloigné de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui est d’un tout petit peu moins de 2%  L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) a ralenti le mois dernier, son évolution sur un an s’inscrivant à +0,5%, après une hausse de 0,7% les deux mois précédents. Quant à l’inflation hors tabac, elle s’établit à +0,2% en rythme annuel. En juillet, les prix des produits manufacturés ont reculé de 2,9% (-0,3% sur un an), principalement du fait des soldes d’été qui se sont traduits par une baisse de 14,2% (+0,7% sur un an) des prix dans l’habillement et les chaussures. Après quatre mois consécutifs d’augmentation, les prix de l’énergie se sont retournés à la baisse (-1,3% en juillet et -3,3% sur un an). Portés par la traditionnelle augmentation au moment des vacances d’été, les prix des services ont augmenté de 1,0% le mois dernier (+0,8% sur un an). La progression a notamment été marquée pour les prix des services d’hébergement (+10,3% sur un mois), les tarifs des voyages touristiques tout compris (+14,4% en juillet) et ceux du transport aérien (+21,7%). Les prix de l’alimentation se sont inscrits en très légère hausse (+0,1% sur un mois, +1,2% sur un an).

Nouvelle baisse de l’inflation chinoise en juin

Nouvelle baisse de l’inflation chinoise en juin

Nouveau coup de faiblesse pour l’inflation en Chine qui témoigne de l’atonie de la demande. Une atonie caractérisée par  une augmentation des prix qui n’augmentent que de 1,9 % en juin sur un an contre 2 % en mai. Une inflation soutenue uniquement par l’augmentation des prix alimentaires. Les prix à la production ont reculé de 2,6% en juin sur un an, pour un 51e mois de baisse, contre 2,8% en mai. Les analystes anticipaient une baisse de 2,5%. Le ralentissement de la hausse des prix a lieu dans plusieurs domaines. Les prix alimentaires ont augmenté de 4,6% en juin, contre 5,9% en mai. Le prix de la viande de porc a bondi de 30,1%, contre 33,6% en mai. « Les autorités vont avoir encore besoin de stimuler la demande si elles veulent parvenir à leur objectif de croissance », écrit Zhou Hao, économiste chez Commerzbank à Singapour. La Banque populaire de Chine (PBOC) n’a pas abaissé ses taux d’intérêt depuis le 23 octobre dernier. Il s’agissait de la septième baisse depuis la fin 2014 dans le but de contrer les effets du ralentissement de la croissance économique. Les dirigeants chinois ont fixé un objectif de croissance économique de 6,5% à 7% pour 2016. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 6,9% l’an dernier, soit son rythme de croissance le plus faible depuis un quart de siècle.

(Avec Reuters)

États-Unis : petite inflation et croissance molle

États-Unis : petite inflation et croissance molle

Une petite inflation a été constatée aux États-Unis mais une inflation encore loin de l’objectif des 2 % que s’est fixée la banque centrale (Fed). Il n’est pas certain que cette légère hausse de l’inflation soit suffisante pour justifier un relèvement des taux soit en juin  et même en juillet. Cela d’autant plus que la croissance connaît une fin de cycle et que les États-Unis s’inscrivent aussi dans une croissance relativement molle (moins de 2 %). Les pressions inflationnistes ont légèrement augmenté dans une grande partie des Etats-Unis d’avril à mi-mai, écrit la Réserve fédérale dans son « livre beige » publié mercredi, qui évoque aussi une hausse du coût du travail pour les entreprises américaines. Lors de leur réunion du mois d’avril, les responsables de la Fed ont clairement évoqué une nouvelle hausse des taux en juin après celle de décembre, ce qui a surpris les investisseurs. La Fed fonde ses décisions en particulier sur la trajectoire de l’inflation, son objectif étant une inflation à 2%. Les contrats à terme sur les Fed funds n’ont guère varié après la publication de ce « livre beige », ce qui signifie que les intervenants n’ont pas modifié leurs anticipations sur le calendrier de relèvement des taux aux Etats-Unis, la probabilité d’un tour de vis monétaire en juin restant à 23% et celle d’une action en juillet à 59%, selon le baromètre FedWatch de CME Group. Comme depuis la crise de 2007-2009, la Fed qualifie dans ce document la croissance économique de modeste.

(Avec Reuters

Inflation 2016 : pratiquement nulle

Inflation 2016 : pratiquement nulle

 

L’inflation devrait être pratiquement nulle en 2016 d’après les scénarios du gouvernement. Initialement on  comptait sur une augmentation des prix de 1 % mais cette augmentation des prix est ramenée à 0,1 %. Une bonne nouvelle sans doute pour la maîtrise des prix mais une mauvaise nouvelle pour la croissance et les revenus. Mauvaise nouvelle pour la croissance car c’est la faiblesse de la demande qui tire les prix à la baisse. Mauvaise nouvelle aussi pour les salaires qui risquent d’être bloqués faute d’inflation officielle. Mauvaise nouvelle aussi pour les perspectives de rentrées  budgétaires. À l’inverse la faiblesse des taux permettra de moins peser sur la charge de la dette. Le nouveau scénario d’inflation figurera dans le programme de stabilité annuel présenté mercredi prochain en conseil des ministres, qui repose aussi sur une hypothèse de croissance maintenue à 1,5%, indique le journal. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a réaffirmé à plusieurs reprises la volonté du gouvernement de respecter son plan de marche sur le déficit public, en le ramenant à 3,3% du PIB en 2016 puis sous 3% (à 2,7%) en 2017, dans les clous du pacte de stabilité et de croissance, après avoir obtenu à deux reprises des délais de ses pairs européens. Il sera aidé pour cela, au moins cette année, par la performance meilleure qu’attendue enregistrée en 2015, avec un déficit abaissé à 3,5% du PIB contre 3,8% prévu initialement. Le gouvernement mise également toujours sur une croissance de 1,5% de la richesse nationale en 2016 bien que les organisations internationales (FMI, OCDE) et la Commission européenne aient revu en baisse ces derniers mois leurs anticipations pour la France (de 1,2% à 1,3%). Outre la croissance de l’activité, il s’appuie, pour réduire le poids de ses déficits, sur un programme de 50 milliards d’euros d’économies sur trois ans, dont 16,0 milliards cette année et 15,4 milliards en 2017.

(Avec  Reuters)

Inflation négative sur un an

Les prix à la consommation ont progressé de 0,2% en février en France sous l’effet notamment d’un rebond des produits manufacturés après la fin des soldes, selon une première estimation publiée vendredi par l’Insee. Mais sur un an, leur évolution redevient négative, à hauteur de 0,2%, pour la première fois depuis le mois de mars 2015. L’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, a progressé pour sa part de 0,3% sur le mois de février mais enregistre une baisse de 0,1% sur un an, alors que les analystes interrogés par Reuters l’attendaient en hausse de 0,1% après une autre hausse de 0,3% sur les douze mois à fin janvier. L’Insee note que cette baisse est avant tout due à la chute des prix de l’énergie et que le décalage du calendrier des vacances scolaires de la zone C, qui inclut la région parisienne, « pèserait sur les prix des services touristiques cette année » en février. L’Insee publie depuis cette année dès la fin du mois une estimation de l’inflation sur les trente derniers jours. L’indice définitif pour février, le seul valable pour les indexations de contrats privés, rentes viagères, pensions alimentaires ou l’évolution du Smic, sera diffusé le 15 mars.

Inflation bientôt négative en zone euro (Jens Weidmann)

 

Inflation bientôt négative en zone euro (Jens Weidmann)

Le débat sur l’inflation du risque de renaître en Europe d’autant que cette question est au cœur de la politique monétaire notamment de la BCE. Une inflation actuellement voisine de zéro et qui pourrait même devenir négative. Cela découlant directement du décalage de l’offre par rapport à la demande. Le caractère négatif de l’inflation n’inquiète toutefois pas le gouverneur de la banque centrale allemande qui la prévoit pour les mois à venir. En fait l’Allemagne a toujours été hantée par une inflation excessive et ne peut donc adhérer à des moyens de soutien qui pourrait la faire repartir à la hausse de manière trop significative. L’inflation en zone euro va donc vraisemblablement repasser bientôt en territoire négatif, a prévenu jeudi le président de la Bundesbank allemande, qui ne voit pas pour autant de menace de déflation et reste critique de l’action de la BCE. « La prévision d’inflation (pour la zone euro) va devoir être revue en sensible baisse », a déclaré Jens Weidmann, gouverneur de la banque centrale allemande, dans un discours à Bonn (ouest), publié sur le site de l’institution. L’indice des prix à la consommation « pourrait au printemps s’établir provisoirement en territoire négatif. Nous ne devons pas nous laisser hypnotiser par le taux d’inflation, comme le lapin par le serpent », a-t-il plaidé, et « la politique monétaire devrait passer outre ces fluctuations de court terme, dictées par les prix du pétrole ». Si effectivement on ne peut constater le tassement de la hausse des prix lié en particulier à la baisse de ceux des matières premières, il convient cependant de relativiser l’ampleur de la baisse des prix. En effet les prix retenus concernent essentiellement la consommation des ménages. Or du fait de la crise ces ménages ont tendance à modifier la structure de leur consommation ; en clair, ils compensent  l’augmentation des dépenses contraintes par une réduction des dépenses ajustables. Dans la réalité, les prix retenus ne baissent pas autant qu’on le dit. Du coup la mesure de la croissance elle-même se trouve un peu faussé par ce déflateur sous-évalué. En clair la croissance est encore moins importante qu’elle ne paraît dans les chiffres officiels.

Inflation zéro

Inflation zéro

Officiellement on constaterait donc une inflation  zéro en moyenne annuelle pour 2015. Une évaluation toujours très discutable quand on sait que l’INSEE qui produit l’indicateur des prix ne tient pas compte de la déformation de la structure des dépenses des ménages. Si effectivement les prix ont diminué par exemple pour le carburant, en revanche ils ont augmenté dans les services et pour de nombreuses dépenses contraintes. Du coup l’indice faussé de l’INSEE fera apparaître une augmentation mécanique du pouvoir d’achat. Une augmentation relation vivement théorique qui se traduit en particulier par l’atonie de la consommation des ménages. L’inflation calculée en moyenne annuelle aurait donc été  nulle l’an passé en France, selon les chiffres publiés mercredi par l’Insee. Par comparaison, elle avait été de 0,5% en 2014 et 0,9% en 2013, la marque précédente la plus basse, 0,1%, remontant à 2009. Ce chiffre diffère de l’inflation en glissement annuel publiée également mercredi par l’Insee, qui s’élevait à 0,2% à fin décembre après +0,1% à fin décembre 2014.  L’inflation en moyenne annuelle est utilisée pour l’indexation de plusieurs prestations et dans les scénarios macroéconomiques qui sous-tendent les projets de loi de finances du gouvernement. Le gouvernement tablait sur un taux de 0,9% pour l’an passé dans son PLF 2015, une prévision qu’il a ramenée à 0,1% à l’automne dernier.  L’Insee explique la stagnation de 2015 surtout par le fort recul des prix de l’énergie (-4,7% après -0,9% en 2014), en particulier des prix des produits pétroliers (-10,8% après -4,2%) dans le sillage des cours du brut. Les prix des produits manufacturés (-0,9%) ont diminué l’an passé au même rythme qu’en 2014 mais l’augmentation des prix des services a été moins rapide qu’en 2014 et les prix de l’alimentation ont connu un léger rebond, tirés à la hausse par les produits frais.

Recul de l’inflation en zone euro

Recul de l’inflation en zone euro

Il est clair que l’inflation mesurée à 0,2 % en décembre sur un an est loin de l’objectif de 2 % fixés par la BCE. Un double signe sans doute pour l’économie, d’abord les limites de l’influence de la politique monétaire sur l’activité ensuite la preuve sans doute que la faiblesse de la demande pèse sur les prix mais aussi sur les salaires. Or en l’état relativement atone des échanges internationaux, on compte surtout sur la reprise de la consommation pour soutenir l’activité. Mais avec une inflation quasi nulle les salaires pourraient encore se trouver bloqués pour une longue période. Du coup se repose l’ampleur de la politique accommodante de la BCE, question y avait été enterré par les orthodoxes lors  de la dernière réunion monétaire européenne mais qui se reposera soit en janvier soit en mars L’inflation de base dans la zone euro a ralenti en décembre pour le deuxième mois consécutif, montre l’estimation publiée mardi par Eurostat, qui risque de compliquer encore la tâche de la Banque centrale européenne, dont la politique de création monétaire massive semble toujours incapable de relancer la progression des prix.  L’inflation est inférieure depuis près de trois ans à l’objectif que s’est fixé la BCE (un peu moins de 2% en rythme annuel) et il semble qu’il faudra encore des années pour que les mesures pourtant radicales qu’elle a mises en œuvre, dont un programme de 1.500 milliards d’euros d’achats de titres sur les marchés, ramènent l’évolution des prix vers ce seuil, au risque de saper la crédibilité de l’institution. Les opposants à l’assouplissement de la politique monétaire espéraient une remontée de l’inflation de base, une mesure qui exclut les éléments volatils que sont l’énergie et les produits alimentaires, en arguant du fait que la faible hausse des prix résultait avant tout de la chute des cours du pétrole.  Mais ce raisonnement se trouve aujourd’hui pris en défaut car l’inflation de base a commencé à diminuer, signe que la baisse des prix de l’énergie se diffuse rapidement aux prix des biens et services.

États-Unis : petite inflation et petite hausse des taux

États-Unis : petite inflation et petite hausse des taux

Sur un an, la progression de indice des prix à la consommation est de 0,5%, soit légèrement mieux que le consensus (+0,4%). Mais  bien loin de l’objectif de la Fed qui vise 2 % par an.  Dès lors compte tenu de cette inflation très faible,  la hausse des taux à laquelle va procéder la Fed sera nécessairement symbolique. La Fed qui considère que les États-Unis ont atteint leurs objectifs en matière de croissance et d’emploi voudra en effet tenir compte du net ralentissement de l’activité internationale. Un relèvement trop significatif des taux serait susceptible de provoquer un effet de contagion dans différents pays notamment en Europe et dans les pays en développement. Certes la croissance américaine est encore solide autour de 2 % par an sur un an mais elle ne pourra être longtemps à l’abri du tassement mondial observé en particulier en Chine (notamment sur les exports comme sur les imports). L’inflation de base (« core CPI »), qui exclut les éléments volatils que sont l’énergie et les produits alimentaires, a augmenté pour sa part de 0,2%, comme les deux mois précédents, et s’affiche à +2% sur un an, soit sa plus forte progression depuis mai 2014.Les pressions inflationnistes augmentent donc légèrement, et ce malgré une baisse de 1,3% des prix de l’énergie, même si l’objectif de la Fed d’une hausse des prix de 2% est loin d’être atteint. La banque centrale américaine entame mardi une réunion monétaire de deux jours qui devrait se conclure mercredi par l’annonce du premier relèvement des taux d’intérêt aux Etats-Unis depuis juin 2006.

 

Inflation en baisse en novembre : une fausse bonne nouvelle

Inflation en baisse en novembre : une fausse bonne nouvelle

La baisse des prix de 02 % annoncée par l’INSEE constitue une fausse bonne nouvelle. Première observation l’indice des prix de l’INSEE est obsolète parce qu’il ne tient pas compte de l’évolution de la structure des coûts de la consommation. En effet, les dépenses contraintes, elles, ne cessent d’augmenter tandis que les dépenses ajustables sont orientées à la baisse. En clair le budget des ménages est plombé par les dépenses contraintes, dépenses obligatoires, alors que la part des dépenses ajustables se réduit. Globalement les ménages ne constatent donc pas une diminution de l’inflation. Seconde observation la faible inflation témoigne de l’atonie de la demande, donc de la croissance qui dépend en France essentiellement de la consommation des ménages. Il s’agit dans d’une mauvaise nouvelle pour l’économie. D’après l’INSEE, les prix à la consommation auraient baissé de 0,2% au mois de novembre et sur un an, l’inflation retomberait  à 0%. C’est une fausse nouvelle pour les consommateurs… mais aussi une mauvaise nouvelle pour l’économie. Du coup, il faut s’attendre à ce que les instituts économiques revoient encore à la baisse leurs prévisions notamment pour 2016. En effet sur la tendance, il est peu probable que le PIB puisse augmenter de 1,5 % en 2016 d’autant qu’il faudra aussi intégrer les conséquences économiques des attentats affectent  notamment le commerce et le tourisme. Notons aussi que ce n’est pas une très bonne nouvelle pour les budgets publics notamment pour les ressources venant de la TVA dont le taux est basé sur le prix des produits et des services. Quant aux entreprises, elles peuvent hésiter à embaucher et à investir lorsqu’elles sont confrontées à une faible inflation, conséquence du ralentissement de la demande et donc de l’activité économique générale.

Inflation Europe : toujours à plat en novembre

Inflation Europe : toujours à plat en novembre

En dépit des efforts de la BCE pour faire remonter l’inflation la hausse des prix est toujours presque nulle. Le signe patent que la croissance demeure relativement molle. Le taux d’inflation annuel de la zone euro est resté stable en novembre à +0,1%, selon l’estimation rapide publiée mercredi par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. L’inflation plus faible que prévu – 45 économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,2% – maintient la pression sur la Banque centrale européenne (BCE) pour qu’elle annonce de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire lors la réunion très attendue de son conseil des gouverneurs jeudi. L’estimation d’Eurostat ne porte que sur la variation annuelle des prix. Le principal facteur ayant limité la hausse des prix en novembre a été l’énergie, dont les coûts ont baissé de 7,3%. Ceux des aliments non transformés ont au contraire augmenté de 2,6%. En faisant abstraction de ces deux éléments volatils, l’inflation dite de base est ressortie à 0,9% en novembre après +1,0% en octobre. La BCE a un objectif d’inflation légèrement en dessous de 2% sur le moyen terme. Pour y parvenir, elle a lancé en mars un plan de rachat d’actifs qu’elle pourrait décider d’amplifier jeudi afin d’injecter davantage de liquidités dans l’économie. Les prix producteurs d’octobre, également publiés mercredi par Eurostat, ont baissé de 0,3% par rapport à septembre et reculé de 3,1% sur un an. Les économistes anticipaient en moyenne des replis de 0,4% et 3,2%

Inflation zone euro : 0,1% sur un an en octobre

Inflation zone euro : 0,1% sur un an en octobre

Le quasi absence d’inflation dans la zone euro témoigne évidemment de la faiblesse de la demande et d’une croissance atone, en tout cas d’une croissance insuffisante pour apporter une contribution significative et positive au problème de l’emploi. Certes on pourra objecter que cette quasi-absence d’inflation est à imputer à la baisse des matières premières et en particulier à celle du pétrole. Pour autant si on élimine le prix de l’énergie, l’inflation reste encore très faible. Les prix à la consommation dans la zone euro ont en effet augmenté de 0,1% en rythme annuel en octobre, a annoncé lundi Eurostat, révisant en légère hausse cet indicateur, donné inchangé en première estimation.  Cette révision s’explique principalement par l’évolution des prix des fruits et légumes frais.  En septembre, les prix avaient reculé de 0,1%. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une stagnation des prix en octobre sur un an.  Hors énergie et produits alimentaires non transformés, les prix ont augmenté de 1,0% par rapport à octobre 2014, après +0,8% en septembre. Sur un mois, l’inflation dite « de base », très surveillée par la Banque centrale européenne (BCE), est de 0,2%. Malgré la révision de l’inflation globale et l’accélération de l’inflation de base, l’évolution des prix dans la zone euro reste très loin de l’objectif d’un taux légèrement inférieur à 2% que s’est fixé la Banque centrale européenne (BCE). Les prix de l’énergie ont chuté de 8,5% sur un an le mois dernier, une baisse qui s’atténue légèrement puisqu’elle était de 8,9% en septembre.

Chine-croissance : une très faible inflation qui confirme le tassement économique

Chine-croissance : une très faible inflation qui confirme le tassement économique

Nouvelle confirmation du tassement économique en Chine avec une très faible inflation. C’est la conséquence logique de l’atonie de la demande tant intérieure qu’extérieure comme en témoigne le recul des importations mais aussi des exportations. L’inflation en Chine a fortement reculé en octobre, pour le deuxième mois consécutif, tombant à son plus bas niveau depuis mai, selon des chiffres officiels publiés mercredi et confirmant l’essoufflement de la demande dans la deuxième économie mondiale.   La hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation, s’est établie le mois dernier à 1,3% sur un an, contre 1,6% en septembre et 2% en août, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS). L’économie chinoise a ralenti à son rythme le plus bas depuis la crise financière globale. Le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) est tombé à 6,9% au troisième trimestre, sa pire performance depuis 2009, accentuant ainsi les inquiétudes pour les perspectives de l’économie mondiale. Les importations chinoises ont reculé en octobre de 16% sur un an, à 833,14 milliards de yuans, selon des données officielles publiées dimanche qui confirment le ralentissement de la demande au sein de la deuxième économie mondiale. Comme c’est le cas depuis juillet, les exportations ont chuté elles de 3,6% au mois d’octobre, à 1.230 milliards de yuans dans un contexte de morosité de la demande internationale, ont annoncé les douanes chinoises. La balance commerciale s’est appréciée de 40,2%, à 393,22 milliards de yuans.

Zone euro : bientôt une inflation négative ?

Zone euro : bientôt une inflation négative ?

 

L’inflation pourrait devenir négative dans les prochains mois, ce qui a incite la BCE à revoir ses prévisions d’inflation. La Banque centrale a en effet abaissé ses prévisions d’inflation et de croissance en zone euro pour 2015, 2016 et 2017, évoquant la faiblesse des prix du pétrole, la baisse de la demande mondiale et les inquiétudes sur les émergents. La BCE table désormais sur une hausse des prix de 0,1% en 2015, 1,1% en 2016 et 1,7% en 2017, contre +0,3%, +1,5% et +1,8% respectivement jusqu’à présent, et sur une croissance de 1,4% cette année -contre 1,5% attendu précédemment-, de 1,7% en 2016 (contre 1,9%) et 1,8% en 2017 (contre 2%), a annoncé son président Mario Draghi. Des risques pèsent sur ces nouvelles prévisions, a-t-il ajouté. « Nous pourrions voir des (chiffres) d’inflation négatifs dans les mois à venir », mais ce seront essentiellement « des effets temporaires liés au prix du pétrole », a déclaré M. Draghi.  Le président a par ailleurs assuré qu’il n’y avait « pas spécialement de limites » aux possibilités de l’institution d’en faire plus en matière de politique monétaire, et assuré être prêt et disposé à plus.  « Il n’y a pas spécialement de limites dans la capacité qu’a la BCE à augmenter la voilure de sa politique monétaire », a assuré M. Draghi, soulignant « la volonté d’agir, l’état de préparation pour agir et la capacité à agir » du conseil des gouverneurs. Il a notamment rappelé la « flexibilité » du programme de rachats de dette de la BCE, qui pourra être prolongé au-delà de septembre 2016 « si nécessaire ».

Zone euro : L’inflation négative

 

Zone euro : L’inflation négative

Mauvaise nouvelle pour la croissance de l’Euripe avec une inflation devenue négative en septembre ; Logiquement l’objectif de la BCE était de ramener cette inflation à 2%. Cela traduit un net tassement de l’activité. L’offre étant en surcapacité par rapport à la demande, la pression s’exerce sur les prix. C’est à peu près le même phénomène en France. De l’inflation négative à la déflation (donc avec baisse de la croissance) il n’ya qu’un pas qui pourrait bien être franchi. En fait toutes les révisions qui prévoyaient une reprise assez nette en 2016 devront être recalculées. L’OCDE et le FMI ont d’ailleurs revu à la baisse leurs perspectives et ils devront encore les revoir. L’inflation en rythme annuel est donc redevenue négative en septembre pour la première fois depuis le mois de mars, en raison d’une forte baisse des prix de l’énergie, selon des chiffres définitifs publiés vendredi par Eurostat. Ces statistiques devraient maintenir la pression sur la Banque centrale européenne pour qu’elle augmente son programme de rachats d’actifs. Eurostat a annoncé que les prix à la consommation dans les 19 pays partageant la monnaie unique avaient reculé de 0,1% sur un an le mois dernier, confirmant ainsi sa première estimation. Par rapport au mois d’août, ces prix ont augmenté de 0,2%. En excluant les éléments volatils que sont l’énergie et les produits alimentaires non transformés, les prix à la consommation sont en hausse de 0,8% sur un an et de 0,4% sur un mois.

Inflation : pratiquement zéro sur un an

Inflation : pratiquement zéro sur un an

 

Sur un an l’inflation est d’environ zéro en France comme d’ailleurs en zone euro (0,1 % pour la zone euro). Une bonne nouvelle en apparence qui témoigne de la maîtrise des prix et devrait redonner du pouvoir d’achat en particulier aux consommateurs. Avec une réserve toutefois car cet indice est faussé par l’évolution structurelle de la consommation. Une évolution structurelle caractérisée par une part de plus en plus importante des dépenses contraintes et inversement une diminution des dépenses ajustables. Du coup l’augmentation supposée du pouvoir d’achat est faussée. C’est surtout une mauvaise nouvelle pour la croissance car l’absence d’inflation témoigne du déséquilibre offre demande. Comme globalement il y a surcapacité de l’offre  les prix ont tendance à baisser. Pas forcément non plus une bonne nouvelle pour l’État car mécaniquement il y aura réduction des ressources fiscales pour l’État. Dernier élément plus technique celui-là :  le rapport entre mesure de l’inflation et croissance. Du fait de la sous-estimation de l’inflation réelle la croissance est surestimée. En clair au lieu des 1 % de croissance du PIB qui vont être affiché pour 2015 on sera en réalité autour de 0,6 %. D’où les mauvais chiffres du chômage. Réduire Le rebond (+0,3 %) du mois d’août n’aura été que de courte durée. L’indice des prix à la consommation accuse un recul de 0,4 % en septembre et reste stable sur un an, en dépit de la hausse des tarifs des produits manufacturiers et de l’alimentation.  Après un rebond de 0,3 % en août en raison de la variation saisonnière, les prix à la consommation se replient de 0,4 % en septembre, selon les statistiques publiées mercredi 14 octobre par l’Insee. En variation annuelle, l’indice des prix à la consommation reste en revanche stable en septembre, comme en août, précise l’Institut national de la statistique et des études économiques. « Les principales contributions à la baisse de l’IPC (indice des prix à la consommation) en septembre proviennent du repli saisonnier des prix des services liés au tourisme après les vacances scolaires d’été et d’un nouveau recul des prix des produits pétroliers », détaille l’Insee. Dans le détail, les prix des services se sont repliés de 1,6 % en septembre par rapport à août. La baisse a notamment été tirée par les services d’hébergement (-16,4 %), les résidences de vacances (-24,4 %) et les voyages tout compris (-28,8 %). Le transport aérien chute aussi de 18,8 %. En revanche, sur les douze derniers mois, les prix des services sont en hausse de 1,3 % en septembre. Pour le quatrième mois consécutif, les prix de l’énergie ont également reculé en septembre (-1,0 % et -5,9 % sur un an) du fait d’une nouvelle baisse des produits pétroliers (-2,2 % sur le mois et -14,3 % sur un an). Si les prix des carburants diminuent  de nouveau (-3,0 %, -13,5 % sur un an), ceux des combustibles se redressent (+1,2 % après une baisse de 7,1 % en août), même s’ils demeurent en fort recul sur un an (-20,4 %). L’Insee note toutefois un rebond des prix alimentaires de 0,5 % en septembre (après -0,1 % en août) qui s’explique par la hausse des produits frais (+4,4 %, dont +7,5 % pour les légumes). Mais si on exclut cette catégorie, les prix de l’alimentation se replient légèrement en septembre (-0,1 %) et sont stables sur un an. Quant aux prix des produits manufacturés, ils se sont redressés de 1,4 % en septembre (-0,9 % sur un an). Cette hausse est plus marquée que l’année dernière (+1,2 % en septembre 2014) en raison de l’instauration d’une semaine supplémentaire de soldes fixée cette année au mois d’août, détaille l’Insee. Le redressement des prix de l’habillement-chaussures qui accompagne la mise en vente de la nouvelle collection automne-hiver en septembre est plus fort cette année (+7,7 % contre +6,1 % en 2014). Enfin, l’indice d’inflation sous-jacente a reculé de 0,2 % en septembre, mais croît de 0,6 % sur an. L’inflation sous-jacente permet de dégager une tendance de fond de l’évolution des prix car elle exclut les produits à prix volatils (produits pétroliers, produits frais, produits laitiers, viandes, fleurs et plantes,…) et ceux soumis à l’intervention de l’Etat (gaz, électricité, tabac…). L’indice des prix à la consommation harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, a diminué lui aussi de 0,4 % en septembre. Sur un an, il affiche une hausse de 0,1 % seulement. Une situation encore bien loin de l’objectif de la BCE qui se fixe comme objectif un retour de l’inflation à son niveau « cible », c’est à dire proche des 2% par an.

 

Zone euro : l’inflation négative traduit l’indigence de la croissance

Zone euro : l’inflation négative traduit l’indigence de la croissance  

La banque centrale avait déjà récemment abaissé sa perspective de croissance de 1,5 à, quatre en raison en particulier d’une inflation très faible attendue à plus de 0 % en 2015. Mais cette inflation est passée dans le rouge en septembre et se situe à -01 % sur un an. Ce qui témoigne d’une part de l’atonie de la croissance passée, d’autre part ce qui mécaniquement va peser sur le volume d’activité en francs constants. En clair on devrait encore réviser à la baisse la perspective de croissance. La Banque centrale a en effet  abaissé  ses prévisions d’inflation et de croissance en zone euro pour 2015, 2016 et 2017, évoquant la faiblesse des prix du pétrole, la baisse de la demande mondiale et les inquiétudes sur les émergents.   ». L’inflation en zone euro est passée en territoire négatif pour la première fois en six mois, ce qui augmente la pression pesant sur la Banque centrale européenne afin qu’elle muscle son programme de rachat d’actifs pour réveiller les prix. Les prix à la consommation dans l’union monétaire ont baissé de 0,1% sur un an en septembre, montre la première estimation publiée mercredi par Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une stabilité des prix après une hausse de 0,1% en rythme annuel en août. Le principal facteur expliquant le repli de septembre est une forte baisse, de 8,9%, des prix de l’énergie après -7,2% en août. Les prix des produits alimentaires non-transformés, eux, ont au contraire augmenté de 2,7% par rapport à septembre 2014. En excluant ces deux composantes volatiles, l’inflation de base ressort à 0,9% sur un an en septembre, comme le mois précédent.

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