Archive pour le Tag 'inflation'

Page 3 sur 7

Inflation : l’envol

Inflation : l’envol

  •  Sale temps pour le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance avec cette envolée de l’inflation en juillet.  En effet, les prix à la consommation ont augmenté de 2,3% en juillet sur un an, soit 0,3 point de plus que le mois précédent, en raison notamment d’une accélération des prix de l’énergie, selon les chiffres définitifs publiés mardi par l’Insee.  »Cette inflation plus soutenue résulte essentiellement d’une accélération sur un an des prix de l’énergie et, dans une moindre mesure, de ceux des services et du tabac », a détaillé l’institut statistique dans un communiqué.

L’inflation qui va tuer le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance

L’inflation qui va tuer le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance

 

 

L’inflation a  atteint un pic de 2,3 % en juillet, sur l’année la hausse des prix devrait être d’environ 2 %. Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.7 au lieu de 2%) L’inflation s’est envolée en juillet (sur un mois) avec plus de, 3 %. Sur l’année la hausse devrait atteindre 2 %.  C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires en juin.  Selon la Direction de la recherche du ministère du Travail (Dares), dans les entreprises de plus de 10 salariés,  le salaire mensuel de base a progressé de 1,5 % sur un an à la fin juin alors que, au cours de la même période, l’inflation, elle a augmenté de 1.7%. Parallèlement la croissance se tasse et le chômage va se dégrader. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Un pouvoir d’achat qui a déjà perdu 0,6 % au dernier trimestre et qui explique largement le tassement de la consommation des ménages et au-delà de la croissance. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril frôle les 80 dollars soit son plus haut depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

 

«Le danger de l’inflation non vertueuses » (Jean-Paul Betbèze)

«Le danger de l’inflation non vertueuses »  (Jean-Paul Betbèze)

 

L’économiste attire l’attention sur BFM  sur les dangers d’une inflation qui reprend tandis que la croissance, elle se tasse°

« Nous voici, en France, avec plus d’inflation pour moins de croissance ! Nous avons 2,3 % d’inflation en juillet en France et allons vers 1,7 % de croissance. L’an dernier à pareille époque, l’inflation était de 0,7 % et la croissance allait dépasser 2 %. Comment expliquer ce croisement ?

En France, les prix de l’énergie ont explosé, +14 % en un an (pour un poids dans la consommation des ménages de 8 %), puis ceux du tabac (+16,8 % sur un an, pour un poids de 2 %). Les prix de l’alimentation ont accéléré à 2 % sur un an et ceux des services à 1,3 %. L’accélération de l’inflation est donc pétrolière et tabagique en France. En même temps, la croissance a décéléré : ces hausses ont pesé sur la demande des ménages, d’autant plus que l’augmentation de la CSG sur les retraités fait baisser leur revenu. Mais la France n’est pas isolée. L’inflation en zone euro atteint 2,1 % avec une décélération de la croissance à 0,3 % au deuxième trimestre. Alors, mauvaise passe ou changement ?

Mario Draghi ne dit pas tout : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer

Mauvaise passe, sauf si nous nous trompons ! Car cette accélération de l’inflation est l’inverse de ce que veut Mario Draghi : plus d’inflation mais pour plus de croissance, graduellement, et surtout à sa manière. Son rêve est une inflation vers 2 %, pour monter avec retard ses taux d’intérêt, les hausses de salaires suivant ensuite. Cette inflation est importée, avec un pétrole plus cher et un euro plus faible. Ceci permet plus de croissance par l’export, en attendant que la demande interne prenne le relais. La BCE pourra alors en profiter pour se montrer sous son bon jour : plus d’inflation par plus de salaire !

Euthanasie des rentiers. Mais Mario Draghi ne dit pas tout. Premier secret : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer. Deuxième secret : monter lentement les taux déprécie l’euro par rapport au dollar. Troisième secret : si les salaires réels baissent, ceci permet de demander sans peine qu’ils augmentent à terme, en échange de plus de réformes pour les flexibiliser !

Autrement, quand ils monteront ici, ce qui commence, il sera très compliqué de les freiner. C’est le secret américain : croissance à 4,1 %, chômage à 4 %, inflation à 2,9 % et salaires à 3 % ! Justement, maintenant que l’inflation se réveille, Mario Draghi répète qu’il veut monter ses taux le plus tard possible, et essaie d’y contraindre son successeur. En France, peut-on profiter de cette montée de l’inflation ? Oui, en expliquant d’où elle vient : pétrole et tabac. Ce n’est donc pas une raison pour monter les salaires et renouer avec une politique d’indexation, même si des tensions apparaissent dans quelques PME, en quête de profils spécialisés. Nous avons un taux de chômage de 8,9 %, avec 1,1 million de personnes en recherche depuis plus d’un an. Pour les chômeurs, c’est de formation supplémentaire qu’il s’agit, et pour les salariés, de primes et d’intéressement, avec la montée des résultats. La solution Draghi, « plus d’inflation pour plus de croissance », doit donc être définie, Mario est malin ! Il s’agit d’une inflation importée, donc d’une euthanasie des rentiers couplée à une baisse des salaires réels. Horreur ! Mais elle a marché aux États-Unis. Laissons passer cette inflation temporaire et monter le dollar, formons et réformons surtout. Autrement la croissance, ici, faiblira de nouveau. »

Jean-Paul Betbeze est économiste, président de Betbeze conseil

Le retour de l’inflation …. Sans la croissance

Le retour de l’inflation …. Sans la croissance

 

A atteint un pic de 2,3 % en juillet, sur l’année la hausse des prix devrait être d’environ 2 %. Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.7 au lieu de 2%)L’inflation a atteint en juillet 2,3%. L’inflation s’est envolée en juillet avec plus de, 3 %. Sur l’année la hausse devrait atteindre 2 %. Parallèlement la croissance se tasse et le chômage va se dégrader. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Un pouvoir d’achat qui a déjà perdu 0,6 % au dernier trimestre et qui explique largement le tassement de la consommation des ménages et au-delà de la croissance. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cet inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril frôle les 80 dollars soit son plus haut depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

L’inflation est à son plus haut niveau depuis 2012

L’inflation est à son plus haut niveau depuis 2012

Un effet de ciseau cette fois non vertueux contrairement à 2017 avec d’une part la croissance qui s’étiole pendant que l’inflation s’envole. Bref le pire des scénarios pour redresser les COMPTES, améliorer le pouvoir d’achat et la consommation.

La hausse des prix à la consommation a atteint en juillet son plus haut niveau depuis mars 2012, à 2,3 % sur un an, selon les premières estimations de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) publiées mardi. Les prix ont certes baissé de 0,1 point dans l’Hexagone durant le mois écoulé, du fait notamment des soldes d’été. Mais sur douze mois, ils ont encore grimpé de 0,3 point en par rapport à juin. Une progression spectaculaire. Ce regain d’inflation rogne le pouvoir d’achat des ménages.

Venezuela: inflation de 1.000.000 % d’ici fin 2018

Venezuela: inflation de 1.000.000 % d’ici fin 2018

Situation économique et politique de plus en plus explosive  avec la dévalorisation totale de la monnaie. L’inflation au Venezuela devrait en effet accélérer de 1.000.000 % d’ici la fin de l’année et le Produit intérieur brut (PIB) du pays, en crise financière et humanitaire, devrait se contracter de 18% en 2018, selon des prévisions du FMI publiées lundi. « Nous projetons une poussée de l’inflation de 1.000.000% d’ici la fin 2018, ce qui signifie que le Venezuela est dans une situation similaire à celle de l’Allemagne en 1923 ou celle du Zimbabwe à la fin des années 2000″, a commenté dans un blog Alejandro Werner, un des responsables du Fonds monétaire international.

Inflation : en hausse

Inflation : en hausse

 

Une hausse de l’inflation dont on pourrait se réjouir si parallèlement la vigueur de la croissance ne ralentissait pas. Or cette croissance devrait être seulement de 1.7% en 2018 ; le hausse des prix de plus de 2% constaté en juin va handicaper encore un peu plus une consommation déjà assez atone. Les prix à la consommation ont en effet augmenté de 2,1% sur un an en juin, soutenus comme le mois précédent par une accélération des prix de l’énergie, selon une estimation provisoire publiée vendredi par l’Insee. Très faible depuis plusieurs années, l’inflation française s’établit en juin légèrement au-dessus de la cible fixée par la Banque centrale européenne (2%).

«L’inflation menace la croissance » (Frédéric Prêtet)

 

Interview de Frédéric Prêtet, économiste, dans l’Opinion

 

Comment expliquer le bond d’inflation en mai ?

Depuis deux à trois mois, il y a une pression au niveau mondial sur les prix du pétrole et ceux de l’alimentation. Les marchés de matières premières sont sous tension ; des mauvaises conditions climatiques en Europe ont créé de la volatilité sur les prix des produits frais. L’inflation accélère en France, en Allemagne, dans la zone euro. En France, elle est un peu plus haute que dans la zone euro car, en mars, le gouvernement a augmenté les prix du tabac dans le cadre de sa politique de santé. D’autres pays l’ont déjà fait par le passé, il se trouve que cette année c’est la France. La hausse des prix du tabac a contribué à hauteur de 0,3 % à la hausse de l’inflation sur un an (+2 %).

Est-ce bon ou mauvais pour la croissance ?

Comme pour les bonnes et les mauvaises matières grasses, il y a de la bonne et de la mauvaise inflation. La bonne inflation est l’inflation sous-jacente (hors pétrole et alimentation), qui se situe autour de 1 % en France et en Europe. Aujourd’hui, l’inflation qui augmente est la mauvaise, car nous la subissons en tant que pays importateur de pétrole. Il y a peu de compensation par la hausse des salaires. L’inflation se traduit tout de suite en perte de pouvoir d’achat. La consommation des ménages français a baissé de 1,5 % en avril après un premier trimestre décevant. Nous démarrons le deuxième trimestre avec déjà une mauvaise dynamique et, là-dessus, s’ajoute ce choc sur les prix. D’autant que le pétrole et les produits alimentaires ont une faible élasticité prix : il est difficile d’en consommer moins. Les ménages compensent en diminuant leur consommation sur les autres produits, notamment manufacturés, et dans les services. On verra peut-être les effets cet été sur le tourisme, les loisirs, la restauration et l’hôtellerie. On ne parle pas encore de stagflation (lorsque la hausse des prix fait baisser la consommation et crée une dépression). Mais, avec la dynamique du commerce mondial négativement impactée par la remise en cause des traités commerciaux, ce choc de prix vient gêner la demande domestique au moment où ce moteur est nécessaire.

Cela va-t-il se poursuivre ?

L’inflation devrait continuer d’augmenter jusqu’à juillet, pour atteindre un pic de 2,2 % ou 2,3 % pour la France. Puis il y aura normalement un tassement, à cause d’effets de base par rapport au second semestre 2017 où les prix du pétrole avaient rebondi. Pour que l’inflation continue d’augmenter après juillet, il faudrait que l’inflation se diffuse à l’ensemble de la chaîne des prix, ce qui reste assez peu probable : cela supposerait qu’à cause de la hausse des prix à la pompe et des prix de l’alimentation, les salariés demandent des hausses de salaires, que cela se retrouve dans les marges des entreprises qui augmenteraient alors leurs prix de vente. Or il y a, certes, une amélioration des salaires en zone euro, mais elle est très progressive. Le risque de spirale est donc limité.

Est-ce un phénomène mondial ?

De l’autre côté de l’Atlantique, c’est une tout autre histoire. Le marché du travail commence à être beaucoup plus tendu, les salaires ont surpris à la hausse ces derniers mois. L’inflation sous-jacente, celle qui rend les banques centrales nerveuses, est déjà autour de 2 %. L’inflation totale va sûrement passer la barre des 3 % au début de l’été. Cela crée des inquiétudes sur la gestion de la politique monétaire, avec l’idée que la Fed pourrait être amenée à remonter ses taux d’intérêt plus vite qu’anticipé.

Le retour de l’inflation sans la croissance ?

Le retour de l’inflation sans la croissance ?

Jusque là la conjoncture se caractérisait par un retour de la croissance mais sans inflation ou presque. Du coup les planètes économiques bénéficiait d’un bon alignement : argent pas cher, inflation faible, pétrole bas ; ce pourrait être l’inverse surtout avec les risques géopolitiques qui vont peser sur l’activité internationale tant que l’affaire de l’Iran ne sera pas réglé. les taux commencent  à regrimper sur l’effet des marchés financiers et des intentions des banques centrales ; ce pourrait être la fin de l’argent pas cher. Dans le même temps,  la croissance pourrait avoir tendance à stagner voire à régresser faute nettement d’insuffisance de demande intérieure et d’absence de relais des investissements et des exportations. Aujourd’hui si les taux se sont surtout tendus pour les pays financièrement fragiles, il n’empêche que cette tension affecte presque toutes les zones. En cause évidemment les risques relatifs à la décision de Trump de se retirer de l’accord nucléaire iranien, risques qui vont sérieusement rafraîchir le climat des affaires. Aussi parallèlement et de manière aussi systémique, on constate la  montée des cours. Le pétrole montre du fait du déséquilibre offre demande, il a atteint un record lundi depuis 2014. Il monte aussi parce qu’on craint une réduction en provenance de l’Iran aussi du Venezuela récemment frappé par des sanctions américaines. D’autres matières premières voient leurs cours grimper comme le pétrole. Du coup, le ‘ hypothèse d’uen reprise de l’inflation n’est plus à exclure d’où l’anticipation par les marchés sur les taux.  Dans ces circonstances, les investisseurs ont préfèrent  bouder les actifs risqués, parmi lesquels les taux d’emprunt des pays jugés les moins solides de la zone euro. « Il y a une aversion au risque dans le marché obligataire. C’est un marché axé sur la qualité et qui vend tout ce qui est à risque », a commenté pour l’AFP Eric Vanraes, un gérant obligataire de la banque suisse Eric Sturdza. Pour ce spécialiste, « ce qui est regardé aujourd’hui, ce sont les annonces de Donald Trump sur l’Iran, car il y aura deux conséquences très importantes sur le pétrole et sur le niveau du dollar ».

Etats-Unis : tassement de la croissance et inflation

Etats-Unis : tassement de la croissance et inflation

Léger tassement de la croissance et crainte de l’inflation  caractérisent  les inquiétudes américaines. On craint en retour une hausse des taux. Le département du Commerce a annoncé vendredi que la croissance de l’économie américaine s’était élevée à 2,3%, un ralentissement  par rapport au quatrième trimestre 2017 (+2,9%) sous l’effet d’un fléchissement des dépenses de consommation, de l’investissement des entreprises et du logement. Sur la période, l’indice de consommation des ménages (PCE dit “core”) au premier trimestre est ressorti à 2,5% sur un an contre 1,9% sur les trois derniers mois de 2017 et les salaires ont augmenté de 0,9%, leur rythme le plus élevé depuis 11 ans. “Pour moi, la hausse des salaires est l’élément inflationniste qui a le plus d’impact sur les marchés actions”, commente Chuck Carlson, directeur général d’Horizon Investment Services. Ces risques inflationnistes, qui font craindre une accélération de la hausse des taux par la Fed, interviennent alors que les entreprises ont déjà prévenu que la hausse de leurs coûts pourrait éroder leurs marges. Le comité de politique monétaire de la banque centrale se réunit mardi et mercredi. Sur le front obligataire, le rendement du 10 ans américain, qui a atteint dépassé les 3% cette semaine, a reflué pour la deuxième journée consécutive et évolue autour de 2,9605%. Sur le front pétrolier, les cours évoluent peu, sur fond de craintes de renforcement des sanctions américaines contre l’Iran. Le baril de Brent se traite au-dessus des 74 dollars et le brut léger américain des 67 dollars.

Rendements obligations : toujours la hausse en attendant l’inflation

Rendements obligations : toujours la hausse en attendant l’inflation

 

Les marchés prévoient désormais inflation et la hausse des taux ; du coup ; ils se réfugient sur l’obligation plus rémunératrice que les autres placements. Mais de ce fait la crainte de l’inflation nourrit elle-même les perspectives d’inflation et parallèlement celles des taux.  Le marché obligataire, plus que les résultats, a dicté la tendance générale sur les marchés actions avec la remontée du rendement des Treasuries à dix ans qui a atteint 3,033%. Dans le sillage du dix ans américain, son équivalent allemand, référence pour la zone euro, a touché 0,655% et le dix ans français s’est temporairement hissé à un pic de six semaines à 0,887%. La hausse des taux à long terme aux Etats-Unis résulte de l’augmentation des besoins de financement du Trésor américain et d’une remontée des anticipations d’inflation alimentée par la récente flambée des cours du pétrole et des matières premières. “L’économie mondiale est désormais en meilleure forme, ce qui justifie ces rendements plus élevés”, souligne Seamus Mac Gorain, gérant obligataire chez JPMorgan Asset Management. “Nous prévoyons que les Treasuries à 10 ans terminent l’année entre 3% et 3,5%. Une hausse au-delà de ce niveau nécessiterait probablement une accélération de l’inflation dans la zone euro et au Japon, ce qui n’est pas encore évident”, poursuit-il.

Dans ce contexte de tensions obligataires, la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi captera toute l’attention du marché. Mais les résultats économiques médiocres ne devraient pas changer la politique de la BCE.

Hausse des matières premières : attention à l’inflation et aux taux

Hausse des matières premières : attention à l’inflation

 

 

La hausse des matières premières semble se confirmer ce qui témoigne de la bonne tenue de la croissance. Une crainte toutefois une remontée significative de l’inflation (et des taux d’intérêt). Ce qui mécaniquement fait aussi remonter les rendements obligataires  mais pourrait aussi alimenter les demandes de hausse de pouvoir d’achat.   Sur le marché pétrolier, le Brent a atteint 74,44 dollars le baril, un niveau sans précédent depuis novembre 2014, porté par la baisse des stocks aux Etats-Unis et par les informations de Reuters selon lesquelles l’Arabie saoudite souhaiterait voir les cours atteindre 80 voire 100 dollars. Du côté des métaux de base, les sanctions américaines contre des groupes et des hommes d’affaires russe continuent d’alimenter les craintes de tension sur l’offre mondiale: le cours de l’aluminium (+3,02%) a atteint son plus haut niveau depuis 2011, celui de l’alumine un plus haut historique. Le nickel (+3,01%) évolue quant à lui au plus haut depuis six ans et demi, soutenu par des rumeurs prêtant aux Etats-Unis la volonté de sanctionner Nornickel, deuxième producteur mondial. Quant au minerai de fer, il bondit de 6,5%. Cette tendance générale à la hausse rapide des prix des matières premières (l’aluminium a pris 30% en deux semaines, le nickel près de 20%) est évidemment de nature à alimenter les tensions inflationnistes, ce qui favorise la remontée des rendements obligataires. Celui des bons du Trésor américain à deux ans, à 2,4275%, est au plus haut depuis 2008, et son équivalent allemand a atteint, à -0,537%, son plus haut niveau depuis le 16 mars. Les rendements longs ne sont pas en reste, le dix ans allemand évoluant lui aussi sur des plus hauts d’un mois tandis que l’américain se rapproche de 2,9%.

Inflation en hausse mais maîtrisée

Inflation en hausse mais maîtrisée

 

L’inflation en zone euro qui tourne maintenant autour d’environ 2% sur un an ne paraît pas un danger pour l’économie.  La  BCE estime que cette inflation est encore  faible alors même que l’on assiste à une reprise rapide des économies du bloc, a dit lundi l’économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) Peter Praet. Le  retour d’une inflation modérée est synonyme d’une économie européenne en meilleure forme. Après des mois de baisse, les prix à la production, qui reflètent les prix des biens à la sortie des usines, commencent à se redresser. Cela confirme aussi que les pressions déflationnistes se dissipent enfin. “Mais la poursuite de l’expansion économique devrait contribuer à réduire encore les capacités de production inutilisées et la main-d’œuvre disponible, quelque soit leur niveau actuel », a dit la BCE.  . “Une fois que le conseil des gouverneurs aura jugé que les trois critères d’ajustement (de la politique de soutien) – convergence, confiance et résilience – sont atteints, les rachats nets d’actifs s’arrêteront, conformément à notre communication avancée », a-t-il ajouté, réaffirmant une position adoptée depuis longtemps par la banque centrale. D’ici là, un degré important de soutien monétaire reste nécessaire afin de renforcer les pressions inflationnistes sous-jacentes, a-t-il argumenté

Les taux et l’inflation pourraient casser la croissance (le président de la Fed de Boston)

 

Avec le remplacement de Janet Ellen, se pose en même temps la question de la politique monétaire de la banque centrale américaine. Il s’agit notamment de savoir si l’objectif de hausse régulière des taux n’est pas susceptible à terme de casser la croissance. Ce que pense en tout cas le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren qui estime que l’augmentation des taux risque de générer une inflation dangereuse “Je ne suis pas d‘accord avec ce cadre”, a-t-il dit à San Diego en Californie, en référence à l‘approche “équilibrée” de la Fed visant à atteindre l‘objectif de 2% d‘inflation et le plein emploi. La Fed a adopté ce cadre il y a six ans et l‘a réaffirmé chaque année depuis. Aujourd‘hui, alors que Jerome Powell s‘apprête à remplacer Janet Yellen à la tête de la Fed, un nombre croissant de responsables de la banque centrale veulent repenser ce cadre. Les commentaires d‘Eric Rosengren précisent le débat, suggérant que l‘objectif de 2% pourrait forcer la Fed à freiner la croissance via des hausses drastiques de taux d‘intérêt si le taux de chômage, actuellement à 4,1%, continue à baisser. Ce taux est déjà inférieur à ce que beaucoup d’économistes jugent viable sans que cela ne crée des pressions inflationnistes. L‘inflation, en restant obstinément en-dessous de 2% jusqu’à présent, a permis à la Fed de relever ses taux progressivement, mais cela pourrait changer, a-t-il mis en garde. “Ma crainte est que si nous nous éloignons trop de ce que nous considérons comme étant un taux de chômage viable à terme, et que nous gardons le cadre actuel, alors nous arriverons à une situation dans laquelle nous serons amenés à relever les taux suffisamment rapidement pour que cela devienne ensuite très difficile de revenir au plein emploi sans causer de récession.” Eric Rosengren suggère de remplacer l‘objectif d‘inflation de 2% par une fourchette située entre 1,5% et 3%.

L’inflation toujours maîtrisée en zone Euro

L’inflation toujours maîtrisée en zone Euro

 

La hausse des prix dans les 19 pays partageant la monnaie européenne est ressortie à 1,4% sur un an en décembre en première estimation, exactement au même rythme que la moyenne des anticipations des économistes, après 1,5% en novembre, montrent les chiffres publiés vendredi par Eurostat. Mais en excluant les deux éléments volatils que sont les produits alimentaires non transformés et l’énergie, l‘inflation dite “de base” est légèrement supérieure aux attentes, à 1,1% sur un an, comme en novembre, alors que le consensus était à 1,0%, a précisé l‘institut européen de la statistique. Les prix des produits alimentaires non transformés ont augmenté de 1,9% sur un an, contre 2,4% en novembre, et ceux de l’énergie ont progressé de 3,0%, après +4,7% en novembre. “Il n‘y a pas de forte pression sur la BCE pour arrêter progressivement le QE”, commente Kenneth Broux, chargé de la stratégie à la Société Générale, faisant référence au programme d‘assouplissement quantitatif mis en place en janvier 2015. La légère décélération de l‘inflation

Inflation Allemagne : hausse

Inflation Allemagne : hausse

 

L‘indice des prix à la consommation de décembre harmonisé aux normes européennes (IPCH) a augmenté de 0,8% sur un mois et de 1,6% sur un an, a annoncé vendredi l‘Office fédéral de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters attendaient des hausses de 0,6% et 1,4% respectivement. En novembre, il était en progression de 0,3% sur un mois et de 1,8% sur un an. Pour l‘ensemble de 2017, l‘inflation allemande harmonisée a accéléré à 1,7%, sa plus forte hausse depuis 2012 lorsque l‘inflation avait atteint  2,1%, contre 0,4% en 2016. Elle n’était qu’à 0,4% en 2016. “C‘est le changement de trajectoire de l‘inflation que souhaitait la BCE”, fait remarquer Alexander Krüger de Bankhaus Lampe. “Et c‘est durable”, ajoute-t-il.  L‘inflation allemande est étroitement surveillée en raison de son influence sur la politique monétaire de la BCE, dont l‘objectif est d‘une hausse des prix légèrement inférieure à 2%. La BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés ce mois-ci et s‘est engagée à continuer à injecter des liquidités dans la zone euro en dépit des appels de certains responsables monétaires à prendre en compte la vigueur de la reprise et des perspectives d‘inflation pour changer de politique. Le Conseil des gouverneurs de la BCE doit tenir sa prochaine réunion de politique monétaire le 25 janvier. Les statistiques allemandes donneront aux partisans de la rigueur monétaire, comme le gouverneur de la banque centrale néerlandaise Klaas Knot, un nouvel argument en faveur de l‘arrêt du programme d‘achat de 2.550 milliards d‘euros d‘obligations. Certains économistes estiment que la faiblesse des taux de la BCE risque de provoquer une surchauffe de l’économie allemande, mais celle-ci répond que sa politique est conçue pour tous les 19 Etats-membres qui partagent la monnaie unique. L’économie allemande tourne à plein régime, portée à la fois Berlin a récemment relevé ses prévisions de croissance à 2% pour cette année et à 1,9% pour l‘an prochain, tandis que la Bundesbank prévoit une croissance de 2,5% en 2018.

Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

 

A juste dit que la banque centrale américaine s’inquiète des effets des d’un relèvement des taux alors que l’inflation demeure très faible. En effet on est encore loin de l’objectif d’une inflation à 2 % et du coup des interrogations naissent  sur la politique de relèvement des taux. Des taux qui seraient trop déconnectés de l’inflation et qui pourraient peser sur la croissance. Une problématique qui concerne aussi d’autres zones économiques notamment l’Europe qui elle se montre beaucoup plus prudente quand à une perspective de relèvement du coût de l’argent.   “L‘inflation (…) est trop basse et l‘est depuis un certain temps”, a déclaré vendredi le président de l‘antenne de la Fed de Chicago, Charles Evans, dans un communiqué publié vendredi. Ce débat va probablement perdurer pendant les premiers mois du mandat de Jerome Powell à la présidence de la Fed. Il sera difficile pour la Fed de justifier de nouvelles hausses de taux à moins que l‘inflation ne se rapproche de son objectif. La Fed table sur une inflation de 1,7% cette année, de 1,9% en 2018 et de 2% en 2019, un palier auquel elle devrait rester.

Le retour de l’inflation ?

Le retour de l’inflation ?

 

 

Les responsables des banques centrales réunies à Washington ne s’inquiètent pas encore de l’inflation mais sont attentifs à son évolution qui pourrait justifier en 2018 un resserrement de la politique monétaire. En clair, on pourrait assister tant aux États-Unis qu’en Europe à une réduction du rachat d’actifs par les banques centrales et par une remontée des taux. Une remontée des taux toutefois progressive car les banquiers centraux ne veulent pas casser la dynamique de reprise finalement encore assez modeste. En cause notamment une hausse des salaires un peu trop sage pour relancer de manière plus significative la consommation et au-delà la croissance. Vitor Constancio, le vice-président de la Banque centrale européenne  s’est dit confiant sur le fait que l’inflation allait « revenir à l’objectif de moyen terme ». « Ce retour reste encore largement conditionné à une politique monétaire très accommodante », a-t-il déclaré lors d’un séminaire réunissant des responsables des banques centrales à Washington. « L’apparente déconnexion entre d’un côté la solide croissance économique et de l’autre une inflation et des salaires faibles est l’une des caractéristiques manifeste de cette reprise continue », a-t-il ajouté. Caractéristique observée « presque partout », a-t-il souligné. Selon une première estimation de l’Office européen des statistiques Eurostat, l’inflation dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique s’est stabilisée à 1,5% en septembre, en-deçà de l’objectif de la BCE d’un niveau proche de 2%. Avant d’envisager une hausse des taux la BCE pourrait commencer par réduire son programme de rachat d’actifs actuellement de leur de 60 milliards par an. Finalement la BCE suit avec prudence l’évolution de la politique monétaire américaine. Le gouverneur de la Banque centrale du Japon, qui participait lui aussi au séminaire de Washington dimanche, a exhorté ses homologues à « approfondir la réflexion » sur les raisons d’une inflation et de salaires à des niveaux insatisfaisants malgré une reprise solide et un marché de l’emploi qui se tend. Pour les États-Unis, l’indice des prix PCE basé sur les dépenses de consommation, n’avait avancé que de 1,4% en août. Sans les prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, il est tombé à 1,3%, un dixième de point de moins qu’en juillet. C’est le plus faible niveau annuel pour l’inflation sous-jacente depuis novembre 2015. L’indice PCE est la mesure préférée de la banque centrale (Fed) pour observer l’évolution des prix qu’elle aimerait voir atteindre la cible de 2%, un niveau qu’elle estime sain pour l’économie.

Inflation zone euro : +1,5% sur un an

Inflation zone euro :  +1,5% sur un an 

 L‘inflation dans la zone euro a atteint en août un pic de quatre mois, montrent les statistiques publiées lundi par Eurostat, qui confirment les premières estimations. Les prix à la consommation dans les 19 pays partageant la monnaie unique européenne ont augmenté de 0,3% sur un mois en août et de 1,5% sur un an, conformément à la prévision moyenne des économistes interrogés par Reuters. L‘inflation reste ainsi en deçà de l‘objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d‘une hausse des prix légèrement inférieure à 2% mais elle a tout de même accéléré par rapport à la progression annuelle de 1,3% enregistrée en juillet. Hors éléments volatils que sont les produits alimentaires non transformés et l’énergie, un indicateur particulièrement suivi par la BCE, l‘inflation a atteint 1,3% sur un an le mois dernier. Ce résultat est conforme à la première estimation publiée par Eurostat mais il est légèrement supérieur aux attentes du marché, qui voyait cette inflation “core” à 1,2%. Les prix de l’énergie ont augmenté de 4,0% sur un an et de 0,7% sur un mois, ce qui en fait la composante la plus dynamique de l‘indicateur global d‘inflation. L‘inflation dans les services, le secteur le plus important de l’économie de la zone euro, a été de 1,6% sur un an, comme au cours des deux mois précédents.

Inflation : petite hausse en août

Inflation : petite hausse en août

Signe sans doute d’une petite reprise, l’inflation progresse  pour atteindre   0,9% en août, après 0,7% en juin comme en juillet, selon une première estimation publiée jeudi par l’Insee. L’indice des prix harmonisés IPCH, qui permet de faire des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, s’inscrit également en hausse de 1,0% sur un an, après +0,8% en juillet, conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters. Malgré cette accélération, le taux d’inflation harmonisé aux normes européennes reste inférieur à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), fixé à un peu moins de 2%. L’indice des prix à la consommation définitif d’août, le seul valable pour les indexations de contrats privés, rentes viagères, pensions alimentaires ou l’évolution du Smic, sera diffusé le 14 septembre.

12345...7



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol