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Industrie manufacturière zone euro : en hausse sauf en France

Industrie  manufacturière zone euro : en hausse sauf en France

L’indice PMI Markit du secteur manufacturier dans la zone euro en hausse mais en baisse en France. Pour la zone euro l’indice  s’est élevé à 52,8 en juin dans sa version définitive après 51,5 en mai. Il avait été estimé à 52,6 en version flash. Le sous-indice de la production qui entre dans le calcul de l’indice composite qui sera publié mardi a bondi à 53,9 après 52,4 le mois précédent. « Les entreprises manufacturières de la zone euro ont bénéficié en juin de leur plus forte croissance depuis le début de l’année. Cependant, les données ont été recueillies avant le résultat du référendum sur l’UE au Royaume-Uni et l’éventuel impact d’un Brexit ne se reflète pas encore dans les PMI », a dit Chris Williamson, économiste en chef chez Markit. « Etant donné l’incertitude provoquée par la perspective du Brexit, il paraît probable que les dépenses des entreprises et des ménages seront négativement affectées à travers la zone euro, au moins à court terme, ce qui freinera la croissance dans les prochains mois. » L’activité dans le secteur manufacturier français s’est contractée en France en juin pour le quatrième mois consécutif, selon la version définitive de l’indice Markit publiée vendredi. L’indice global du secteur s’est établi à 48,3 le mois dernier, un niveau proche du chiffre de 48,4 relevé en mai et supérieur à la première estimation « flash » de 47,9. Il se maintient ainsi pour le quatrième mois consécutif sous le seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité. La composante production de l’indice s’est maintenue à 48,1 comme le mois précédent, restant à son plus bas niveau depuis mai 2015. Les nouvelles commandes ont enregistré une sixième baisse mensuelle consécutive et leur repli s’est accentué par rapport à celui observé en mai. Les nouvelles commandes à l’export se sont également contractées tous les mois depuis le début de l’année. En conséquence, l’emploi manufacturier a connu son quatrième mois d’affilée de recul, avec un fléchissement du taux de contraction de l’emploi par rapport au mois de mai.

L’Industrie du futur (Louis Gallois)

L’Industrie du futur (Louis Gallois)

Quelle industrie du futur, quelle modernisation notamment des PME, quelles conséquences sociales ? Dans un interview à Challenges Louis Gallois Coprésident de La Fabrique de l’industrie et président du conseil de surveillance de  PSA-Peugeot Citroën pose la problématique.

 

LA TRIBUNE - L’industrie du futur est un sujet à la mode : devient-elle une réalité pour les entreprises françaises ?

LOUIS GALLOIS - Elles n’ont pas le choix, car elles sont au pied du mur. Si elles veulent récupérer le terrain perdu après plusieurs années de sous-investissement, les entreprises françaises doivent à tout prix moderniser, et en particulier numériser leur appareil productif. La question ne se pose pas tellement pour les entreprises du CAC 40 et les ETI qui ont su s’armer pour conquérir des marchés à l’export. En revanche, ce chantier doit être une priorité pour les TPE et les PME, qui accusent un retard certain. Grâce à la numérisation, les petites et moyennes entreprises industrielles ont une chance, peut-être unique, de se mettre à niveau sur le plan technologique. D’une certaine façon, on peut dire que l’industrie du futur est une occasion de rebattre les cartes et de revenir dans la course, à condition, bien sûr, d’investir. Même si les TPE et les PME allemandes ont un temps d’avance sur nous dans ce domaine, l’ouvrage Industrie 4.0 de Dorothée Kohler et Jean-Daniel Weisz, coédité par la Fabrique de l’industrie et BPI France, indique qu’il existe également outre-Rhin des freins, notamment psychologiques, qui entravent la modernisation et la numérisation de l’industrie. C’est à cela qu’il faut s’attaquer.

Les PME ont-elles les moyens de mener ce rattrapage ?

Actuellement, de l’argent il y en a. Le taux de marge des entreprises industrielles est remonté à plus de 35 %. La politique de la BCE conduit à des conditions de crédit très attractives. Le coût des matières premières et de l’énergie est bas. En prolongeant la mesure de suramortissement de l’investissement industriel, le gouvernement a pris une bonne décision. Il faut accompagner la reprise de l’investissement en cours.

Qui doit impulser ce chantier ? L’État ou les industriels ?

Tout le monde est concerné. L’État doit créer la confiance et réunir les conditions, notamment fiscales et réglementaires, pour que les investissements soient engagés. Mais il ne faut pas, bien sûr, tout en attendre. Les branches professionnelles, les réseaux consulaires, les industriels et en particulier les donneurs d’ordre ont leur rôle à jouer. Au sein des entreprises et en particulier des PME et des sous-traitants, il faut aussi un changement de culture. Les entrepreneurs doivent se saisir de ces questions liées à la modernisation de leur entreprise. Sinon, le choc sera rude, car la concurrence va vite.

Chez PSA, par exemple, c’est un élément structurant du plan stratégique push to pass lancé par Carlos Tavares : les grandes entreprises qui ne prendraient pas ce sujet au sérieux encourent un risque vital. C’est tout aussi vrai dans les PME. Je comprends bien la crainte de certains chefs d’entreprise face à ces changements : jouer l’industrie du futur, c’est souvent accepter de changer de modèle économique. Là aussi, il y a un risque. Mais rien ne serait pire que de rester dans sa zone de confort en pensant que rien ne va changer.

L’enjeu, c’est aussi le changement du travail, la place de l’homme dans ce monde numérique…

Oui, et il va nous falloir investir dans l’élévation des qualifications lorsqu’on passe, par exemple, d’un travail d’exécution à des tâches de maintenance. Le numérique va permettre d’autonomiser des ateliers et de mettre les personnels en mesure de prendre plus de responsabilités dans les processus de production. Cela pose d’ailleurs un problème pour l’avenir des emplois peu qualifiés, et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai plaidé, avec un succès limité jusqu’ici, pour que les allégements de charges ne soient pas concentrés seulement sur les bas salaires, mais s’étendent jusqu’à 3,5 Smic. Les allégements de charges sur les bas salaires ont un effet immédiat contre le chômage, mais ils tirent les qualifications vers le bas ; alors que l’emploi non qualifié est le plus menacé par l’automatisation et le numérique.

L’Industrie 4.0 allemande associe les partenaires sociaux. Cela ne devrait-il pas être aussi le cas en France ?

Le gouvernement a confié l’Alliance pour l’industrie du futur aux industriels, c’est une bonne idée pour ajuster l’action aux besoins des entreprises et motiver les acteurs de terrain. Je suis favorable à ce que les syndicats de salariés qui le souhaitent soient également parties prenantes comme en Allemagne. Ils doivent avoir une vision claire des mutations en cours et s’y préparer. Car nous devons nous attendre à des changements profonds sur la nature des emplois et sur la structure même du travail. Personne ne sait encore dire quel sera l’impact global du numérique sur l’emploi. On pressent que beaucoup d’emplois peu qualifiés ou intermédiaires peuvent disparaître. Mais je ne suis pas pessimiste à terme, car les gains de productivité créent de la croissance et donc de nouveaux emplois, certes différents de ceux que nous connaissons aujourd’hui. La grande difficulté, ce sera de gérer la transition d’une structure d’emploi vers une autre. Là encore, tout le monde doit être sur le pont. L’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur, l’apprentissage, la formation professionnelle et donc les branches professionnelles. Les mutations en cours nécessitent de nouvelles compétences : traitement des données, programmeurs, designers Internet… Les formations correspondantes n’existent pas, ou pas suffisamment. D’où des initiatives heureuses, comme celle de Xavier Niel, avec l’école 42. Heureusement, nos écoles d’ingénieurs sont excellentes. Mais il faut veiller à ce que nos talents ne soient pas chassés par les entreprises étrangères. Il faudra investir dans la formation, mais aussi inventer de nouvelles formes de sécurité sociale adaptées à une plus grande mobilité et diversité. Le compte personnel d’activité (CPA) créé dans la loi El Khomri en est une ébauche, qu’il faudra enrichir. Tout ce qui permettra de dédramatiser les changements d’emplois sera crucial dans la période à venir. Le salariat ne va pas disparaître, mais on va voir émerger une plus grande diversité de situations professionnelles avec l’économie numérique. Le développement du travail indépendant, et de nouvelles formes d’activité, plus souples, ne devront pas réduire le niveau de protection sociale.

Avec le tout-connecté, l’ère de Big Brother est-elle advenue aussi dans les usines?

Qui n’est pas surveillé ? C’est un peu effrayant, je l’avoue ; cela suppose de la vigilance et des garde-fous. Plus globalement, pour l’industrie automobile, l’enjeu est comme pour beaucoup de secteurs de l’économie « traditionnelle » de se battre pour conserver la relation avec les clients, et ne pas la laisser à Google ou à d’autres. Je ne crois pas que les opérateurs Internet vont se lancer dans la production de voitures, mais ils vont chercher à gérer l’interface entre les producteurs et leurs clients. On a vu comment l’industrie automobile allemande s’est regroupée pour empêcher Google de racheter la géolocalisation de Nokia.

Quel sera l’impact de la fabrication additive et des imprimantes 3D ?

L’impression 3D ouvre des perspectives nouvelles : personnalisation des produits, économie de matières, complexité des formes… mais elle présente encore des limites. Il faudra voir comment les pièces vieillissent, assurer le traitement de surface, diversifier les matériaux : du plastique au métal ou à la céramique. Ce n’est qu’une partie de l’industrie du futur. Le grand changement industriel, pour moi, c’est le mouvement rapide vers une intégration complète de toutes les fonctions de l’entreprise et des relations avec les fournisseurs et les clients pour optimiser le processus productif. Avant, on faisait en masse des produits identiques ; désormais on va fabriquer en masse des produits personnalisés avec une efficacité accrue.

L’industrie du Futur est-elle de nature à renforcer la coopération européenne, et notamment avec l’Allemagne, comme le souhaitent Emmanuel Macron et Sigmar Gabriel, qui ont signé à Hanovre un accord en ce sens ?

Nos problématiques sont différentes. La France insiste sur la demande qu’entraîne la modernisation de notre appareil productif : nous devons acheter de nouvelles machines que, hélas, souvent nous ne produisons plus chez nous. En Allemagne, l’enjeu majeur est de permettre aux entreprises de conserver leur leadership dans l’offre de biens d’équipement, contributeur massif à l’excédent commercial allemand. Mais il y a de nombreux domaines où nous pouvons travailler ensemble : les compétences, la formation, les normes… et pourquoi pas la sensibilisation et le coaching des PME !

Industrie française : divisée par deux depuis 1970

Industrie française  : divisée par deux depuis 1970

 

Depuis 1970, la part de l’industrie manufacturière dans la ajoutée totale dégagée par l’économie française est ainsi passée de 22,3 % à 11,2 % en 2014. Le recul a été particulièrement marqué entre 2000 et 2007. Quant à la baisse de l’emploi, elle a été encore plus prononcée puisque l’industrie ne représentait plus que 10 % des emplois en 2014 dans l’Hexagone contre 23 % en 1970.La France n’est pas un cas isolé puisque tous les grands pays européens ont enregistré un recul de leur industrie. A l’exception notable de l’Allemagne. De l’autre côté du Rhin, la part de l’industrie s’est stabilisée depuis le milieu des années 1990 – une fois la réunification digérée – aux alentours de 22 % de la valeur ajoutée totale, c’est-à-dire autant que l’industrie en France… en 1975. Pourquoi la France s’est-elle autant désindustrialisée ? D’un point de vue strictement comptable, les gains de productivité ont été plus importants dans cette branche que dans le reste de l’économie : de 1970 à 2014, la productivité s’est accrue de 3,2 % par an en moyenne dans l’industrie manufacturière contre 1,7 % dans l’ensemble de l’économie, explique l’étude. Mais plus prosaïquement, pour Elisabeth Kremp, chef du département des synthèses sectorielles à l’Insee, « ce recul s’explique aussi par l’externalisation de certaines activités et les délocalisations » de la part des industriels. Une partie des activités de l’industrie a été externalisée et est donc désormais comptabilisée dans les services. Certains industriels se sont concentrés sur leur cœur de métier et ont ainsi fait appel à des sous-traitants pour la propreté, l’audit ou le marketing, alors qu’autrefois ces activités étaient effectuées au sein de l’entreprise. Pour preuve, la consommation de services par les entreprises industrielles a augmenté très vite depuis 1970 et encore plus rapidement dans les années 1990. Ce phénomène semble cependant ne plus progresser. Les délocalisations sont aussi sur le banc des accusés. D’abord, « dans le contexte de mondialisation des échanges internationaux, les importations de produits manufacturés ont fortement progressé », note l’étude de l’Insee. D’ailleurs, de 1970 à 2014, la production manufacturière française a crû de 5,2 % en moyenne par an, alors que les importations de produits manufacturés ont, elles, grimpé de 8,4 % chaque année. De fait, le solde extérieur des produits manufacturés, qui avait enregistré un excédent record en 1997, est désormais fortement déficitaire.

 

Baisse du Remboursement de médicaments : l’industrie inquiète

Baisse du Remboursement de médicaments : l’industrie inquiète

Selon la dernière version du texte de Marisol Touraine dont a eu connaissance le Leem (fédération du médicament), le décret prévoit de retirer de cette liste des médicaments dont l’amélioration du service médical rendu est classée comme « mineure » ou « inexistante », sauf pour ceux dont les indications présenteraient un « intérêt de santé publique » et n’ayant pas d’équivalents « cliniquement pertinents ». La notion d’intérêt de santé publique risque en outre d’exclure de la liste des indications portant sur des maladies rares, estime encore M. Errard.  Le Leem ne nie pas « la légitimité à réguler économiquement » cette liste, alors que les innovations thérapeutiques onéreuses se multiplient, mais souhaiterait être associé à une réflexion avec le ministère pour discuter de certains « points critiques » du décret avant qu’il n’entre en application, ajoute-t-il. Plusieurs associations de patients, des médecins et des sociétés savantes ont également fait part de leurs inquiétudes concernant ce prochain décret, qui a été transmis au Conseil d’Etat courant février.

Vers une France sans industrie ?

Vers une France sans industrie ?

Deux études récentes intéressantes mettent en évidence le processus de désastre de la désindustrialisation de la France il y a l’étude de l’INSEE sur le nombre de salariés aussi cette étude du cabinet Trendeo sur la démographie des entreprises. Le nombre de fermetures d’usine a encore dépassé celui des ouvertures l’an dernier en France et l’économie française a perdu 44 usines en 2015, selon l’Observatoire de l’emploi et de l’investissement du cabinet Trendeo. Malgré une conjoncture porteuse du fait de la faiblesse des cours du pétrole, de l’euro face au dollar et des taux d’intérêt, le secteur industriel français reste donc fragile. Le rythme des fermetures d’usine a cependant ralenti en 2015, avec une baisse de 13% après celle de 17,6% observée l’année précédente. L’érosion du nombre d’usines a principalement concerné les secteurs de la fabrication de meubles, les produits métalliques (notamment en lien avec le BTP), la plasturgie et l’automobile, observe Trendeo. Au contraire, les ouvertures de sites, qui avaient rebondi de 30% en 2014, ont baissé de 11% en 2015. La chimie, la production d’énergie, ainsi que le traitement des déchets et le recyclage figurent parmi les principaux secteurs ayant connu une croissance du nombre d’usines l’an dernier. Au total, depuis la création de cet observatoire en 2009, Trendeo a recensé 1.771 fermetures d’usines et 1.158 ouvertures. L’étude de l’INSEE montre lors que la France comptait près de 30 % des Français dans l’industrie dans les années 70, cela  représente plus qu’un peu plus de 13 % en 2015. En cause, la transformation de l’économie notamment sa dématérialisation mais surtout aussi la délocalisation qui explique en grande partie d’ailleurs le déficit du commerce extérieur. Une grande partie des productions de l’industrie nécessaire à l’économie française notamment est réalisée à l’étranger. On peut sans doute se réjouir de la croissance du secteur tertiaire sous réserve toutefois qu’il soit réellement créateur de valeur ajoutée et qu’il ne soit pas une intermédiation uniquement destinée à renchérir le prix de production ou à être même complètement inutile. Sur les 25,8 millions de Français «occupés», plus des trois-quarts travaillent dans le secteur tertiaire, tandis que l’industrie ne représente plus que 13,9% des emplois, la construction, 6,6%, et l’agriculture, 2,8%. La part du secteur tertiaire dans l’emploi total en France a gagné 22 points au cours des quatre dernières décennies. En revanche, la part de l’industrie s’est quasiment réduite de moitié sur la même période (-13 points), notamment sous l’effet de la forte expansion du secteur tertiaire ; celles de l’agriculture et de la construction ont perdu respectivement 7 et 3 points. En France, près d’un tiers des Français occupés travaillent dans le secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale. Dans l’Union européenne, en 2014, le poids du secteur tertiaire est le plus important aux Pays-Bas et au Royaume-Uni où il approche 83%. Les secteurs de l’industrie et de la construction représentent encore plus de 30% des emplois en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne. La Roumanie offre pratiquement un emploi sur trois dans l’agriculture alors que ce secteur d’activité ne représente plus que 5% des emplois européens.  La stratégie de délocalisation de Renault  illustre bien le processus de désindustrialisation en France. La  production en France de Renault n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin. Le constructeur fabriquait encore 1,1 million de voitures et 227.000 utilitaires légers en 2004 dans l’Hexagone, contre 445.000 automobiles et 201.000 camionnettes l’an dernier.  Le tournant pris par Renault dans le « low cost », sous ses couleurs ou celle de sa filiale Dacia, lui vaut de beaux succès mais laisse de côté ses usines françaises au profit de sites Mais aussi grâce « à un prix de main d’œuvre d’un euro de l’heure (dans l’usine roumaine de Pitesti ndlr) contre 20 euros en France », poursuit-il.   C’est la même recette qui s’applique au Maroc avec un salaire mensuel tournant autour de 250 euros, contre 450 euros en Roumanie, selon Renault.  Tout est dit, Renault en perdition sur le marché français essaye de sauver les meubles en délocalisant. Qui peut lui reprocher ? Quand l’écart de salaire est de 1 à 20, il n’ya pas d’autre solution, sauf à disparaitre. Un exemple du mal chronique de l’industrie plombée par le coût du travail dont la fiscalité. Une illustration aussi de l’incohérence de l’Europe qui se réduit en fait à un vaste marché sans harmonisation et  sans règles. Les services sont aussi soumis à la même concurrence inégalitaire ; En transport par exemple, le pavillon terrestre français a disparu du champ européen alors que dans les années 80, il assurait encore 50% de parts de marché. Les ex pays de l’Est ont tué le transport français international. Certes une petite  régulation existe mais elle est virtuelle, trop restreinte dans son champ, inapplicable et inappliquée.

 

Croissance Chine : la chute de l’industrie refroidit la croissance mondiale

Croissance Chine : la chute de  l’industrie refroidit la croissance mondiale 

 

Une nouvelle fois l’industrie manufacturière en Chine s’est contractée pour le douzième  de suite en décembre, selon l’indice Caixin-Markit des directeurs d’achat (PMI) du secteur. Le cabinet Caixin-Markit, qui calcule de façon indépendante son propre indice, et prend davantage en considération les petites et moyennes entreprises, a établi son propre PMI à 48,0 pour février, le plus bas depuis cinq mois, selon un communiqué publié mardi. « La lecture des indices de toutes les catégories importantes comme la production, les nouvelles commandes et l’emploi montre que la situation a empiré « , a déclaré dans un communiqué He Fan, économiste du groupe Caixin. Il a appelé les décideurs politiques à adopter des « mesures de relance modérées » et à apporter un soutien renforcé à l’économie afin « d’éviter qu’elle ne dévisse ». Un indice gouvernemental publié mardi 1er mars confirme l’essoufflement persistant de la deuxième économie mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI), calculé par le Bureau national des statistiques (BNS), s’est établi pour février à 49,0 (contre 49,4 en janvier). Il s’agit du plus bas niveau enregistré par le PMI depuis novembre 2011, où il était également de 49,0.  La Chine, moteur important de l’économie mondiale, a enregistré l’an passé une performance de 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle. Pékin, qui visait en 2015 une croissance « d’environ 7% », tente de rééquilibrer l’économie chinoise vers la consommation intérieure, l’innovation et les services, en diminuant la dépendance à l’égard des exportations et des investissements, mais la transition s’avère difficile, et le ralentissement de la croissance inquiète les investisseurs. L Ocde notamment a été contrainte de revoir à la baisse ses prévisions. Selon l’OCDE, La croissance mondiale aura peut-être du mal à atteindre celui  de 2015, qui était déjà le plus faible des cinq dernières années.  « Avec 3 % de croissance en 2016 ou 3,4 % en 2017, cela ne permet pas aux jeunes de trouver un emploi, aux retraités de percevoir l’intégralité de leur pension et aux investisseurs d’avoir des retours sur investissement suffisants », analyse Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. . L’absence d’accélération de l’activité se voit dans la faiblesse du commerce et dans la dégringolade des prix des matières premières. La contraction des importations en provenance de Chine et d’autres grands émergents ont pesé sur les exportations des pays avancés et ralenti d’un demi-point, en 2015, la progression du PIB de la zone OCDE. La faiblesse de la demande est, de l’avis de l’institution, un des facteurs principaux des bas prix des matières premières, pétrole en tête. La reprise dans la zone euro reste des plus laborieuses. La croissance a été révisée de 0,4 point en moyenne à + 1,4 % en 2016 et de 0,2 point à + 1,7 % en 2017. Les ajustements les plus forts, cette année, concernent l’Allemagne et l’Italie, qui ont perdu chacune un demi-point de croissance, à respectivement + 1,3 % et + 0,9 %. La France afficherait : + 1,2 % en 2016 et + 1,5 % en 2017, soit une baisse limitée à 0,1 point dans les deux cas. Dans l’ensemble de la zone euro, l’investissement est faiblard et le chômage élevé, deux points au-dessus de sa moyenne d’avant-crise. Les premiers indicateurs de début d’année  ne sont pas réjouissants.  Comme dans toutes les autres zones mondiales, la croissance stage aussi en zone euro en février. Du coup la reprise économique du premier trimestre subira vraisemblablement un ralentissement. Pour la France il s’agit même d’une contraction en février. Les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de Markit, qui montrent également de nouveaux signes de baisse des prix, devraient renforcer les anticipations de nouvelles mesures de soutien à la croissance de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa prochaine réunion en mars.  L’indice composite des directeurs d’achats (PMI) — qui intègre le secteur manufacturier et celui des services — est ressorti à 52,7 ce mois-ci dans sa version préliminaire, à son plus bas niveau en 13 mois, contre 53,6 en janvier.

France : vers un pays sans industrie ?

France : vers un pays sans industrie ?

 

 

Alors que la France comptait près de 30 % des Français dans l’industrie il ne représente plus qu’un peu plus de 13 % en 2015. En cause, la transformation de l’économie notamment sa dématérialisation mais surtout aussi la délocalisation qui explique en grande partie d’ailleurs le déficit du commerce extérieur. Une grande partie des productions de l’industrie nécessaire à l’économie française notamment est réalisée à l’étranger. On peut sans doute se réjouir de la croissance du secteur tertiaire sous réserve toutefois qu’il soit réellement créateur de valeur ajoutée et qu’il ne soit pas une intermédiation uniquement destinée à renchérir le prix de production ou à être même complètement inutile. Sur les 25,8 millions de Français «occupés», plus des trois-quarts travaillent dans le secteur tertiaire, tandis que l’industrie ne représente plus que 13,9% des emplois, la construction, 6,6%, et l’agriculture, 2,8%. La part du secteur tertiaire dans l’emploi total en France a gagné 22 points au cours des quatre dernières décennies. En revanche, la part de l’industrie s’est quasiment réduite de moitié sur la même période (-13 points), notamment sous l’effet de la forte expansion du secteur tertiaire ; celles de l’agriculture et de la construction ont perdu respectivement 7 et 3 points. En France, près d’un tiers des Français occupés travaillent dans le secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale. Dans l’Union européenne, en 2014, le poids du secteur tertiaire est le plus important aux Pays-Bas et au Royaume-Uni où il approche 83%. Les secteurs de l’industrie et de la construction représentent encore plus de 30% des emplois en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne. La Roumanie offre pratiquement un emploi sur trois dans l’agriculture alors que ce secteur d’activité ne représente plus que 5% des emplois européens.  La stratégie de délocalisation de Renault  illustre bien le processus de désindustrialisation en France. La  production en France de Renault n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin. Le constructeur fabriquait encore 1,1 million de voitures et 227.000 utilitaires légers en 2004 dans l’Hexagone, contre 445.000 automobiles et 201.000 camionnettes l’an dernier.  Le tournant pris par Renault dans le « low cost », sous ses couleurs ou celle de sa filiale Dacia, lui vaut de beaux succès mais laisse de côté ses usines françaises au profit de sites Mais aussi grâce « à un prix de main d’œuvre d’un euro de l’heure (dans l’usine roumaine de Pitesti ndlr) contre 20 euros en France », poursuit-il.   C’est la même recette qui s’applique au Maroc avec un salaire mensuel tournant autour de 250 euros, contre 450 euros en Roumanie, selon Renault.  Tout est dit, Renault en perdition sur le marché français essaye de sauver les meubles en délocalisant. Qui peut lui reprocher ??Quand l’écart de salaire est de 1 à 20, il n’ya pas d’autre solution, sauf à disparaitre. Un exemple du mal chronique de l’industrie plombée par le coût du travail dont la fiscalité. Une illustration aussi de l’incohérence de l’Europe qui se réduit en fait à un vaste marché sans harmonisation et  sans règles. Les services sont aussi soumis à la même concurrence inégalitaire ; En transport par exemple, le pavillon terrestre français a disparu du champ européen alors que dans les années 80, il assurait encore 50% de parts de marché. Les ex pays de l’Est ont tué le transport français international. Certes une petite  régulation existe mais elle est virtuelle, trop restreinte dans son champ, inapplicable et inappliquée.

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Croissance Japon: industrie manufacturiere à plat

Croissance Japon: industrie manufacturiere à plat

 

Encore une mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale avec ce très mauvais chiffre de l’industrie manufacturière du Japon qui témoigne d’un net tassement de la croissance partout. Le plus inquiétant ce sont les perspectives de commande en très net recul en février par rapport à janvier. L’indice PMI Markit/Nikkei corrigé des variations saisonnières est tombé à 50,2 en février, tandis qu’il s’établissait en janvier à un chiffre final de 52,3. Il reste toutefois au-dessus de la limite de 50, qui sépare contraction et expansion, pour le dixième mois d’affilée. Le sous-indice des entrées de commandes à l’export a baissé à 47,9, contre 53,1 en janvier, ce qui constituerait sa plus forte contraction mensuelle depuis février 2013 si les chiffres étaient confirmés dans leur version définitive. La chute des exportations est la plus forte depuis la crise de 2008, en raison notamment d’un ralentissement des économies émergentes. Les entreprises japonaises ont baissé leurs prix de vente pour le troisième mois consécutif, et plus fortement qu’en janvier, reflet à la fois de la mollesse de la demande et de la baisse des prix des matières premières

 

(Avec Reuters)

Croissance Chine : toujours la chute pour l’industrie en janvier

Croissance Chine : toujours la chute pour l’industrie en janvier

 

Une nouvelle fois l’industrie manufacturière en Chine s’est contractée pour le dixième mois de suite en décembre, selon l’indice Caixin-Markit des directeurs d’achat (PMI) du secteur. Il est tombé à 48,2 en décembre, contre 48,6 en novembre, alors que le marché anticipait un léger rebond à 49. L’indice retourne vers ses niveaux de septembre et reste nettement en dessous de la barre de 50 qui fait la séparation entre zone d’expansion et zone de contraction. Le sous-indice de la production, après s’être redressé en novembre, est reparti à la baisse à 48,7 en décembre, son plus bas en trois mois.  Alors que les entreprises réduisent les coûts et leur personnel, le curseur de l’emploi est également sous la barre des 50 pour décembre, à 47,3, soit son 26e mois de contraction.  L’accentuation de la contraction de l’activité manufacturière en Chine au mois de janvier renforce la perspective d’un nouvel assouplissement monétaire par la Banque de Chine en dépit d’une politique déjà très active d’injections de liquidités. Les baisses de taux d’intérêt et du taux des réserves obligatoires imposées aux banques chinoises sont allées de pair ces derniers mois avec la dégradation de l’activité dans le secteur manufacturier. Les injections massives de liquidités réalisées par la Banque de Chine via des opérations sur le marché monétaire depuis le début de l’année ont tempéré les anticipations d’un nouvel assouplissement monétaire sous la forme d’une baisse de taux ou des réserves obligataires. Une baisse des taux qui parait inévitable compte  tenu de la situation d’endettement aussi bien des entreprises que des collectivités locales ou des particuliers. Une baisse qui risque toutefois d’encourager encore la volatilité des marchés dont s’inquiète notamment la Banque centrale des États-Unis surtout depuis le ralentissement économique marqué de l’économie américaine au quatrième trimestre 2015.

(Avec Reuters)

Japon : léger tassement de la croissance de l’industrie

Japon : léger tassement de la croissance de l’industrie

Les résultats de l’activité manufacturière du Japon sont encore satisfaisants même si la croissance se passe un peu. La Banque du Japon est toutefois inquiète de la baisse des prix à la production, première baisse depuis trois ans. Le Japon espère toutefois sortir de la déflation avec une petite croissance cette année mais une croissance qui est menacée  par la baisse de son commerce international notamment avec la Chine. Le rythme de croissance de l’activité manufacturière au Japon a légèrement ralenti en janvier mais reste solide, alors que les entrées de commandes à l’exportation ont accéléré, montrent vendredi les résultats préliminaires de l’enquête auprès des directeurs d’achat du secteur. L’indice PMI Markit/Nikkei est tombé en janvier à 52,4 en version « flash » contre 52,6 en décembre. Pour le neuvième mois d’affilée, il reste supérieur au seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance de l’activité. Le sous-indice des entrées de commandes à l’export grimpe à 52,6 contre 52,2 en décembre mais celui des nouvelles commandes, qui regroupe à la fois l’export et les commandes intérieures – tombe à 52,7 contre 54,2, ce qui indique un probable ralentissement de la demande intérieure. Les prix à la production ont sans doute baissé au Japon pour la première fois en plus de trois ans en raison de la baisse du prix des ressources de base, du pétrole en particulier, ce qui risque de poser des problèmes au gouvernement et à la Banque du Japon qui cherchent à sortir définitivement le pays de la déflation.

Pollution véhicules Renault : Royal se tire dans le dos de l’industrie automobile française

Pollution véhicules Renault : Royal se tire dans le dos de l’industrie automobile française

 

Au lendemain de la révélation aux États-Unis du trucage des véhicules Volkswagen, Ségolène royale a voulu faire un coup. Elle a d’abord enfoncé le constructeur allemand puis à rééquilibré  son propos en indiquant que des contrôles seraient effectués sur toutes les marques en France. Une nouvelle fois Ségolène Royal est victime de sa pathologie exhibitionniste pour avoir parlé trop vite et trop fort sans en mesurer les conséquences. La révélation d’enquête chez Renault menée par la direction de la répression des fautes à l’initiative du gouvernement constitue en faite un coup de poignard dans le dos de l’industrie automobile française. Pourquoi ? Parce qu’on sait  depuis très longtemps que la plupart des véhicules automobiles dépassent  de très loin les normes de pollution et que par ailleurs la consommation annoncée de carburant est complètement mensongère. Pourquoi dès la avoir demandé à la brigade de répression des fraudes de vérifier ces évidences chez Renault. Il aurait été certainement plus constructif de réunir un groupe d’experts pour réfléchir à un plan visant à rapprocher la pollution réelle des normes. Avec le cirque médiatique qu’a provoqué Ségolène c’est l’industrie automobile française qui est touchée alors que toutes les marques françaises ou étrangères sont en dehors des clous en matière d’émission polluante. L’État lui-même a été incapable d’imposer dans les centres de contrôle technique des technologies d’évaluation reconstituant les conditions réelles de circulation des automobiles. Du coup Renault a essuyé jeudi un coup de tabac en Bourse à la nouvelle de perquisitions de la Direction de la concurrence sur trois de ses sites, une enquête qui ne dénote aucune fraude sur ses émissions polluantes, selon la ministre de l’Ecologie, mais a fait perdre à son titre jusqu’à près de 23% en séance. Les tests chez Renault, réalisés dans le cadre de l’enquête gouvernementale sur les émissions polluantes du diesel lancée après l’affaire Volkswagen, n’établissent pas l’existence de logiciels de fraude sur les véhicules du constructeur français, a déclaré Ségolène Royal   »Je fais toute confiance à Renault », a-t-elle dit à l’issue d’une réunion de la commission ministérielle créée à la suite du scandale VW pour vérifier les émissions polluantes réelles. La ministre a cependant confirmé des dépassements de normes chez Renault, ajoutant que ce n’est pas le cas chez l’autre constructeur français, PSA Peugeot Citroën. Une affirmation à la fois maladroite mais aussi inexacte dans la mesure où les véhicules PSA comme Renault annonce des consommations de carburant illusoire donc des ses missions qui le sont tout autant. De toute manière les conséquences désastreuses de cette opération médiatique de Ségolène Royal va retomber sur l’ensemble de l’industrie automobile française.

 

Faux papiers d’identité : une véritable industrie !

Faux papiers d’identité : une véritable industrie !

 

200 000 fraudes à l’État civil en France et près de 500 000 faux passeports en Europe : une véritable industrie. Le dernier rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) révèle le nombre de suspects d’actes de délinquance, près de 120.000, agissant sous une fausse identité en 2014. Selon Christophe Naudin, expert en criminalité identitaire, le chiffre réel est probablement bien supérieur, «sans doute 200 000 fraudes à l’état civil, si l’on croise [les chiffres du ministère de l'Intérieur] avec les données des acteurs privés, comme les organismes sociaux ou les banques». Depuis les attentats du 13 novembre, la fragilité du système de reconnaissance des identités a éclaté au grand jour. Interpol estime que 450.000 faux passeports circulent désormais en Europe. L’industrie de la fausse identité n’est pas seulement dirigée par les mafias internationales, prospérant sur la traite des êtres humains. Elle est aussi une arme dans les mains des réseaux terroristes, notamment islamistes.

États-Unis–industrie: les commandes se redressent

États-Unis–industrie: les commandes se redressent

 

Les commandes industrielles aux Etats-Unis se sont redressées en octobre, dépassant les attentes des analystes, selon les données publiées jeudi par le département du Commerce. En données corrigées des variations saisonnières, elles ont grimpé de 1,5% en un mois après deux mois de repli. Les analystes prévoyaient un rebond de 1,1%. Le ministère a par ailleurs révisé en hausse les commandes de septembre qui ont décru de 0,8% au lieu de -1% pour la première estimation.  Les commandes d’octobre se sont élevées à 473,9 milliards de dollars, en hausse de 6,8 milliards. Le seul secteur des transports, qui a tiré la hausse, a engrangé 6 milliards de dollars de nouvelles commandes pour s’établir à 82 milliards (+7,9%). En excluant ce secteur des transports, dont les commandes sont très fluctuantes, les commandes sont quasi-stables, ne progressant que de 0,2%. Sans le secteur de la défense, elles sont en progrès de 1,5%. Les commandes de biens durables sont en hausse de 2,9% tandis que celles de biens non-durables ont stagné en octobre. Sur douze mois et en données brutes, les commandes industrielles demeurent néanmoins en retrait de -7,1%.
Les stocks sont en retrait pour le quatrième mois d’affilée, baissant légèrement de 0,1% après -0,5% en septembre.

Autos: L’industrie du diesel menacée

L’industrie du diesel menacée

 

En faite l’affaire faisait la gueule menace évidemment la marque allemande mais aussi l’ensemble des constructeurs de véhicules diesels. On peut en effet s’attendre à un durcissement des conditions de contrôle concernant l’application des normes. Renoncer que déjà avant l’affaire faisait la gueule la plupart des constructeurs de véhicules diesels aurait eu du mal à respecter la norme 6 qui vient d’entrer en application La norme Euro 6 impose une réduction drastique des émissions de dioxyde d’azote (NOx) – à 80 milligrammes par kilomètre contre 180 grammes dans la norme précédente – mais ce niveau d’émission n’est atteint que sur le papier. En situation réelle, l’observatoire International Council on Clean Transportation (ICCT) estime que les voitures diesel émettent en moyenne 2,5 fois davantage à faible vitesse, et près de trois fois à très grande vitesse. Le dépassement peut même aller jusqu’à 8,5 fois avec certains véhicules. S’il y a durcissement des contrôles des investissements supplémentaires seront effectués pour les constructeurs pour permettre de respecter les normes. Par ses investissements aurait un coût difficilement supportable par comparaison avec les véhicules à essence. Par ailleurs nombre de deux constructeurs ne sont encore pas prêts à faire une vraie transition vers des véhicules à essence moins motorisée content tenu de l’ampleur des investissements à réaliser. La note risque d’être lourde aussi pour les spécialistes des petites et moyennes voitures, pour lesquels le coût d’un durcissement supplémentaire des normes deviendra prohibitif, avec l’arrivée de tests sur route plus exigeants que les essais en laboratoire. « L’affaire Volkswagen a créé auprès de la Commission européenne un véritable tsunami qui va probablement accélérer le mouvement de baisse des émissions », observe un haut responsable d’un équipementier spécialisé dans les questions de dépollution. « Mais vu que le cadre réglementaire est déjà très strict, les constructeurs ne sont pas pressés, et tous ne sont pas prêts. » En Europe, l’industrie compte en effet beaucoup sur les motorisations diesel, qui émettent moins de CO2, pour atteindre l’ambitieux objectif européen de 95 grammes de dioxyde de carbone (CO2) au kilomètre à l’horizon 2021. Les premiers modèles hybrides essence rechargeables, susceptibles de prendre le relais, ne seront pas prêts chez Renault ou PSA avant la fin de la décennie. « L’impact pourrait être significatif sur les fabricants de petits modèles avec des moteurs diesel, notamment PSA et Renault, pour qui il sera difficile de répercuter une nouvelle augmentation des coûts sur le client final », commente l’agence de notation crédit Fitch. Le dernier tour de vis réglementaire en date, antérieur au scandale VW, représente déjà un surcoût impossible à facturer intégralement au client. « Aucun consommateur n’est prêt à payer 500-600 euros (supplémentaires) », a déclaré la semaine dernière à Reuters le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, à propos de la norme Euro 6 qui vient d’entrer en vigueur.

Croissance Chine : recul important de l’industrie

Croissance Chine : recul important de l’industrie

 

À nouveau, l’industrie du secteur manufacturier recule en Chine c’est évidemment le signe d’une demande internationale très faiblarde. Lorsque l’usine du monde ralentit sa production cela constitue un indicateur avancé de l’atonie de l’économie mondiale. Cette baisse résulte en effet surtout d’une diminution des commandes extérieures. Le même phénomène est d’ailleurs constaté au Japon. L’activité du secteur manufacturier a en effet  subi en juillet une contraction plus marquée qu’estimé initialement, la plus forte depuis deux ans, sur fond de baisse des commandes, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI a reculé à 47,8, son plus bas niveau depuis juillet 2013, après 49,4 en juin, alors qu’une première estimation l’avait donné à 48,2. Il marque ainsi un cinquième mois consécutif de contraction de l’activité. Les nouvelles commandes sont repassées dans le rouge en juillet après avoir augmenté en juin et la production a diminué pour le troisième mois d’affilée, son sous-indice revenant à 47,1, au plus bas depuis trois ans et demi. L’enquête de Markit montre aussi que la détérioration des conditions d’activité a conduit les entreprises du secteur à réduire leurs recrutements et leurs prix.  La croissance du secteur manufacturier est restée nulle en juillet, montre l’indice PMI manufacturier officiel publié samedi. Il ressort à 50,0 pour juillet après 50,2 en juin. Les analystes s’attendaient à ce qu’il demeure au même niveau.

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