Archive pour le Tag 'Inde'

Grosse manifestation d’agriculteurs en Inde

Grosse manifestation d’agriculteurs en Inde

Des dizaines de milliers d’agriculteurs indiens se sont rassemblés dimanche près de la capitale indienne New Delhi, réclamant l’abrogation des nouvelles lois agricoles qui selon eux menacent les petits producteurs.

Les manifestants, rassemblés à Muzaffarnagar, dans l’Etat d’Uttar Pradesh (nord-est), étaient quelque 50.000, selon un photographe de l’AFP sur place.

Ils ont réaffirmé une nouvelle fois leur volonté de poursuivre leurs manifestations jusqu’à ce que le gouvernement révoque les nouvelles lois agricoles, appelant à une grève nationale le 27 septembre. Les réformes votées en septembre 2020 autorisent les agriculteurs à vendre leurs productions aux acheteurs de leur choix, plutôt que de se tourner exclusivement vers les marchés contrôlés par l’État qui leur assurent un prix de soutien minimal (PSM) pour certaines denrées.

Nombre de petits exploitants agricoles s’estiment désormais menacés par cette libéralisation qui, selon eux, risque de les obliger à brader leurs marchandises aux grandes entreprises pour les écouler.

Le poids du secteur agricole est considérable, assurant la subsistance de près de 70% de 1,3 milliard d’habitants, et contribuant à environ 15% du PIB.

Covid Inde: nouvelle mutation du variant Delta (indien)

Covid Inde: nouvelle mutation du variant Delta (indien)

Une nouvelle mutation du variant indien appelé aussi Delta. Il a été baptisé « Delta Plus ». Le« Delta Plus » serait encore plus contagieux, capable de mieux s’accrocher aux cellules des poumons et plus résistant à certains traitements à base d’anticorps monoclonaux.

(Article des Échos)

L’Inde a « observé sporadiquement » environ quarante cas de ce variant, répartis dans le Kerala, le Madhya Pradesh et le Maharashtra, selon un communiqué publié mercredi. Le ministre de la Santé a conseillé à ces Etats de prendre des mesures de confinement immédiates, de renforcer les tests et d’assurer un suivi de la vaccination dans les districts concernés.

Une mutation connue depuis le 11 juin

Le « Delta plus » a été mentionné pour la première fois le 11 juin dans le bulletin de l’agence sanitaire anglaise qui l’a baptisé « Delta-AY.1 ». Il s’agit d’un variant Delta, précédemment appelé variant indien, possédant une mutation codée K417N. Cette dernière est également présente sur le variant Beta, initialement identifié en Afrique du Sud et qui est moins sensible à l’immunité acquise.

Au 24 juin, ce variant Delta Plus avait été identifié dans au moins onze pays dont la France, le Royaume-Uni ou encore les Etats-Unis, selon la base de données génomique Gisaid . « Sur le fond, il possède les mêmes caractéristiques que le variant Delta, déjà considéré comme préoccupant », explique Chandrakant Lahariya, épidémiologiste. « Au regard des connaissances que nous possédons actuellement, le variant Delta Plus n’est pas plus inquiétant que le variant Delta lui-même », nuance l’expert en santé publique.

Forte contagiosité du variant Delta

Le variant Delta, extrêmement contagieux, a largement contribué à la féroce seconde vague qui a récemment balayé l’Inde. Ce variant devrait représenter 90 % des nouveaux cas de Covid dans l’Union européenne d’ici fin août selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. En Inde, le nombre de contaminations depuis le début de la pandémie a dépassé la barre des 30 millions. Et le Covid y a officiellement coûté la vie à 393.310 personnes au 25 juin, des chiffres qui seraient très largement sous-estimés.

Menace d’une troisième vague en Inde

Aujourd’hui, la pandémie reflue rapidement et les restrictions sont progressivement levées. Mais les autorités prennent très au sérieux la menace d’une troisième vague , d’autant que la campagne de vaccination a connu de nombreux ratés. Si 53,4 millions d’Indiens ont été entièrement vaccinés, cela ne représente que 4 % de la population.

Selon un sondage réalisé par Reuters auprès de quarante spécialistes de la santé, l’Inde devrait s’attendre à une nouvelle flambée épidémique d’ici le mois d’octobre. « A ce stade, nous ne possédons pas de preuve suggérant que le Delta Plus serait responsable d’une éventuelle troisième vague », a néanmoins déclaré sur une chaîne de télévision locale Anurag Agarwal, directeur de l’Institute of Genomics and Integrative Biology, membre de l’Inasog.

 

Inde : chute historique de la croissance de 7,3 %

Inde : chute historique de la croissance  de 7,3 %

L’économie indienne s’est contractée de 7,3 % au cours de l’année budgétaire 2020-2021, selon les chiffres dévoilés par le gouvernement lundi. Au cours du dernier trimestre, la croissance a néanmoins augmenté de 1,6 %.Un recul de 7,3 % au cours de l’année budgétaire achevée au 31 mars 2021,. 

« En l’état actuel des choses, l’ampleur et la vitesse de propagation de la seconde vague ont une nouvelle fois fait reculer l’économie », juge Sunil Kumar Sinha, économiste à India Ratings. L’impact s’en fera ressentir sur la demande et plus particulièrement dans les zones rurales, selon l’économiste. L’année passée, la pandémie avait déjà poussé environ 230 millions d’Indiens dans la pauvreté selon une étude de l’université Azim Premji à Bangalore.

La reprise de l’activité dépendra notamment de la capacité de l’Inde à vacciner sa population. Le géant sud-asiatique a vacciné entièrement plus de 44 millions de personnes mais cela ne représente que 3,4 % de sa population d’1,3 milliard d’habitants. 

« L’économie continuera d’avoir besoin d’un soutien budgétaire et monétaire », prévient Sunil Kumar Sinha. Un avis que partage la Fédération des chambres de commerce et d’industrie indiennes. Cette dernière a mis en garde lundi contre le pessimisme grandissant des entreprises. « Les entreprises ressentent unanimement le besoin d’un autre plan de relance, principalement tourné vers la demande », a déclaré la Fédération.

Covid: explosion de la pandémie en Inde

Covid: explosion de la pandémie en Inde

 

En l’espace de trois mois, le nombre de nouveaux cas quotidiens a été multiplié par quarante et les hôpitaux sont dépassés. Le pays est en pénurie de tout : d’ambulances, de lits, de médicaments, d’oxygène, de vaccins, de personnel médical, donnant lieu à des scènes dramatiques

Confrontés au chaos, les malades du Covid-19 et leurs proches sont souvent livrés à eux-mêmes : contraints de rejoindre les hôpitaux par leurs propres moyens, ils doivent attendre de longues heures dehors dans l’espoir d’une admission et d’un traitement ou trouver eux-mêmes des bouteilles d’oxygène pour tenir jusque-là. Beaucoup meurent en route, devant les grilles des hôpitaux ou peu après leur admission. Plongée dans la crise, la ville de New Delhi a dû se résoudre à transformer des terrains en crématoriums géants à ciel ouvert afin d’y incinérer en masse les dépouilles des victimes.

Covid en Inde : la France va envoyer un « soutien significatif en oxygène »

Covid en Inde : la France va envoyer un « soutien significatif en oxygène »

En Inde, dans  la seule journée de samedi 24 avril, près de 350.000 nouveaux cas ont été recensés, un record mondial, et 2.767 personnes sont mortes.

Le pays manque de tout : lits, oxygène, médicaments… Face à cette situation désastreuse, plusieurs pays occidentaux ont promis d’envoyer de l’aide, dont la France. L’Élysée a annoncé dimanche à l’AFP que la France allait  »apporter dans les prochains jours un soutien significatif en capacités d’oxygène« , par l’envoi de respirateurs, sans donner plus de précisions.

Cette annonce fait suite à celles de l’Allemagne, du Royaume-Uni – qui a envoyé 600 pièces d’équipement médicaux dont des centaines de concentrateurs d’oxygène et des respirateurs – et de l’Union européenne, qui a promis de fournir une « assistance » à l’Inde, via son Mécanisme européen de protection civile.

Inde : un variant “double mutant”

Inde : un variant “double mutant”

L’Inde est le deuxième pays le plus touché au monde par la Covid-19 avec près de 13,9 millions de contaminations, dépassant le Brésil. 

Ce pays de 1,3 milliard d’habitants affichait mercredi plus de 184.000 nouvelles infections en une journée, la plus forte progression depuis le début de la pandémie. L’État le plus riche, le Maharashtra, qui abrite la capitale économique Bombay, est le principal foyer de contaminations. Et la situation y est préoccupante.

En cause notamment, la progression dans cette région d’un nouveau type de variant, dit  »double mutant » (B.1.617). Détecté pour la première fois en décembre dernier, il a la particularité de détenir les propriétés de deux souches distinctes. L’une, E484Q, proche du variant sud-africain et brésilien, est connue pour sa contagiosité, la seconde, L452R, pour mieux résister aux anticorps, et potentiellement aux vaccins. 

« De telles mutations confèrent une ‘fuite immunitaire’ et une infectivité accrue », expliquait fin mars le ministère de la Santé indien dans un communiqué. « L’analyse d’échantillons du Maharashtra a révélé que par rapport à décembre 2020, il y a eu une augmentation de la fraction d’échantillons avec les mutations E484Q et L452R ». 

Droit du Travail: Apple punit son sous-traitant en Inde

Droit du Travail: Apple punit son sous-traitant en Inde

Apple a décidé de prendre des sanctions vis-à-vis d’une entreprise en Inde où les ouvriers se sont révoltés contre le non-paiement de leurs salaires. Il est clair que cette affaire ne renforce pas l’image de marque d’Apple. En effet en Inde , la moyenne le salaire et de l’ordre de 354 €, il peut parfois atteindre jusqu’à 500 € mensuels. Dans l’

usine d’iPhone de Wistron située dans l’Etat de Karnataka, près de Bangalore, les salaires n’étaient pas versés et les heures supplémentaires non comptées.

Selon les premiers résultats d’une enquête interne menée par Apple, le sous-traitant n’a pas respecté le Code de conduite des fournisseurs de l’entreprise californienne.

Il n’a pas su, notamment, mettre en place de procédures appropriées de gestion du temps de travail et de suivi des présences, ce qui a mené à des retards dans les paiements des salaires des travailleurs en octobre et en novembre.

Dans un communiqué publié samedi, Wistron a admis que certains travailleurs n’avaient pas été payés correctement.

“La police a arrêté 149 personnes suite à l’incident, selon un officier de police. La mise a sac avait fait perdre des millions de dollars au sous-traitant taïwanais.

Wistron est l’un des premiers fournisseurs internationaux de la firme à la pomme. En Inde, il produit des iPhone 7 ainsi que des iPhone SE de deuxième génération. Notons que certains iPhones peuvent être vendus 1000 € et même davantage.

iPhones : usine saccagée en Inde

iPhones : usine saccagée en Inde

 

Une usine fabriquant des iPhones a été saccagée par ses ouvriers dans le sud de l’Inde. Selon la presse locale, les ouvriers se plaignent de ne pas avoir été payés depuis quatre mois. Le prix d’un Iphone varie de 1000 à 1500 euros ! Les dégâts sont considérables puisque des vitres ont été pulvérisées, des voitures renversées et des lampes brisées. Si le gouvernement a condamné les actes de vandalisme, il assure qu’il veillera «aux droit des travailleurs».

Coronavirus Inde: 78.761 cas en 24 heures, un record mondial

Coronavirus Inde:  78.761 cas en 24 heures, un record mondial

Plus de 25 millions de cas ont été officiellement recensés au total dans le monde, dont plus de la moitié en Amérique, selon un comptage réalisé par l’AFP dimanche. Le Brésil a de son côté dépassé la barre des 120.000 décès et l’Inde a annoncé dimanche 78.761 nouveaux cas en 24 heures, un record mondial. Pendant ce temps, des anti-masques ont défilé en Europe, à Berlin, Paris ou Londres.

En France, 5.453 nouveaux cas d’infection ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, a annoncé samedi Santé Publique France, un chiffre en baisse après trois jours de progression. Cette baisse temporaire est toutefois à prendre avec précaution. Depuis le début de l’épidémie, la France a enregistré 30.602 décès, dont six au cours des dernières 24 heures, selon cet organisme.

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

 

. Parmi les mutations qui caractérise la crise mondiale figure notamment la montée en puissance des pays en développement. Un phénomène irréversible qui redistribue les cartes et devrait interroger les vieux pays développés à se repositionner stratégiquement concernant notamment la nature et le mode de production et leur système de formation. Une note de recherche, publiée mardi 26 décembre par l’institut Centre for Economics and Business Research (Cebr), montre que l’économie indienne devrait se hisser dès 2018 à la 5e place mondiale. Le pays devancera ainsi ses homologues français et britannique. A l’oeuvre depuis plusieurs années, cette progression n’est pas une surprise et s’inscrit dans une tendance plus large qui devrait aboutir à l’installation des pays asiatiques dans le classement des dix économies les plus importantes de la planète au cours des 15 années à venir. « Malgré quelques revers passagers (…), l’économie indienne est en mesure de rattraper celle de la France et celle du Royaume-Uni en 2018 et, exprimée en dollars, elle les dépassera toutes les deux pour devenir la cinquième puissance économique en dollars », prédit Douglas McWilliams, le vice-président du Cebr. Selon le même institut, les Etats-Unis devraient quant à eux être dépassés par la Chine, qui prendrait ainsi la première, place aux alentours de 2032.

Climat : ratification par l’Inde

Climat : ratification par l’Inde

L’accord de Paris aura bientôt le nombre  de ratifications nécessaires pour être validé. De ce point de vue la ratification par l’Inde constitue sans doute un pas important vers cette validation. Pourquoi parce que ce pays émergeant va constituer avec la Chine la zone la plus polluante du monde sur la tendance actuelle. En raison en particulier de la croissance de sa population, des conditions de production et de consommation.  le virage écologique sera d’ailleurs peut-être plus aisé pour ces pays émergeant dans la structure économique n’est pas aussi figé que celle de certains pays développés. Des pays développés un peu schizophrènes qui veulent en même temps continuer de produire par exemple autant d’automobiles tout en affirmant vouloir réduire les émissions polluantes d’un secteur qui empoisonne la planète. Même chose pour d’autres industries (exemple industries chimiques ou pétrolières), pour l’agriculture. Pour la ratification et surtout pour l’application de cet acteur climat il y a urgence. Selon une étude scientifique, en l’état actuel des choses, les projets des Etats pour réduire les émissions de GES sont nettement trop timorés pour atteindre les objectifs fixés dans l’accord de Paris signé lors de la COP21 en décembre dernier. L’accord de Paris assigne l’objectif de limiter la hausse des températures moyennes mondiales « bien en dessous » de 2° Celsius au-delà du niveau de l’ère préindustrielle, et de se rapprocher de l’objectif de 1,5°. « Nous avons vraiment un problème », a dit à Reuters Robert Watson, scientifique américano-britannique qui compte parmi les sept auteurs de l’étude. « Si les Etats veulent vraiment chercher à ne pas dépasser la barre des 2°, ils doivent doubler, voire tripler leurs efforts par rapport aux engagements pris à Paris », estime-t-il. Selon l’étude menée par Watson et les autres scientifiques, la barre des 2° « pourrait être atteinte d’ici 2050, même si les objectifs de Paris sont pleinement mis en oeuvre ». Comme elle l’avait fait pour le dépôt de son INDC (contribution nationale aux réductions de gaz à effet de serre en amont de la COP 21) en 2015, l’Inde a symboliquement choisi le jour anniversaire de la mort du Mahatma Ghandi pour ratifier l’Accord de Paris. En apportant sa part de 4,10% des émissions mondiales, le troisième plus gros émetteur au monde fait grimper à 51,89% le total des émissions couvertes par les pays ratificateurs. Ce seuil doit atteindre 55% pour que l’Accord (destiné à remplacer le Protocole de Kyoto à partir de 2020). Le nombre de pays ayant ratifié s’élève désormais à 62, supérieur au second plancher, qui exige un minimum de 55 pays. La ratification indienne intervient deux jours après que l’Union européenne a elle aussi ratifié l’Accord, grâce à un tour de passe-passe juridique évitant d’atteindre pour ce faire la ratification de chacun des Etats membres. A ce jour, six d’entre eux seulement (Allemagne, Autriche, France, Hongrie, Malte, Slovaquie) ont achevé leur processus de ratification. Le Portugal et la Grèce doivent le faire d’ici au 7 octobre. Les ministres de l’environnement des Vingt-Huit, convoqués en conseil extraordinaire vendredi matin, se sont en effet entendus sur une procédure de ratification accélérée, qui doit encore être validée par un vote du Parlement européen, mardi 4 octobre.

 

Le Rafale enfin vendu en Inde ?

Le Rafale enfin vendu en  Inde ?

Dassault, concurrent de Gulfstream, filiale de General Dynamics, et du canadien Bombardier, indique dans le même temps espérer conclure la vente à l’Inde de 126 avions de combat Rafale « dans les meilleurs délais ». Dassault Aviation, qui n’a jamais exporté son avion de combat depuis son lancement en 1989, est en négociation avec l’Inde depuis le début 2012. Cette commande est estimée à 15 milliards de dollars (11,1 milliards d’euros). Entre janvier et juin, le groupe a livré cinq Rafale à l’Etat français. Dans l’aviation civile, 25 avions neufs ont été livrés au premier semestre 2014, contre 29 avions un an auparavant. Sur la période, le chiffre d’affaires de Dassault Aviation a du coup reculé de 17% au premier semestre à 1,51 milliard d’euros. Son résultat opérationnel est ressorti à 113 millions d’euros contre 187 millions au premier semestre 2013. « La poursuite d’un haut niveau d’effort de recherche et développement autofinancés combinée à la baisse du chiffre d’affaires et un taux de couverture de change moins favorable expliquent, pour l’essentiel, la dégradation de la marge opérationnelle », souligne l’avionneur.  Le groupe a dans le même temps confirmé s’attendre à ce que son chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année soit inférieur à celui de 2013. Il a aussi fait savoir qu’à fin juin son carnet de commandes s’élevait à 7,6 milliards d’euros, en progression de 3% par rapport à fin 2013.

 

Toyota : émeutes sociales dans ses usines en Inde

Toyota :  émeutes sociales dans ses usines en Inde

Le premier constructeur d’automobiles mondial Toyota a annoncé lundi 17 mars la suspension de sa production de véhicules en Inde, à cause d’émeutes dans ses deux usines du sud-ouest du pays. Le groupe japonais a expliqué dans un communiqué que des employés s’étaient livrés depuis près d’un mois à « des arrêts délibérés de ligne de production, des intimidations et des menaces à l’encontre de cadres ». Les deux usines d’assemblage concernées par ces problèmes et cette suspension sont les deux seules du groupe dans ce pays : situées près de Bangalore, dans l’Etat du Karnataka (sud-ouest), elles emploient 6.400 personnes et disposent d’une capacité cumulée de production annuelle de 310.000 véhicules. La suspension des opérations a été décidée dès dimanche mais elle n’est entrée en application que ce lundi, a expliqué un porte-parole de Toyota à Tokyo, qui a précisé que personne n’avait été blessé lors de cette agitation. Il a souligné que le groupe espérait pouvoir redémarrer la production dès que les conditions le permettraient. « La direction et le syndicat (des deux usines) négocient un cahier de revendications depuis dix mois. Comme aucun accord bilatéral n’a pu être atteint, l’administration du Travail de l’Etat du Karnataka a organisé sept réunions tripartites pour tenter de trouver un accord. Ces efforts de conciliation n’ont pas abouti », a détaillé Toyota dans son communiqué.  Le constructeur a précisé que les troubles observés dans ses deux usines avaient eu lieu « à l’instigation du syndicat » des travailleurs locaux et parallèlement à ces négociations. « Dans ce contexte, l’entreprise n’a d’autre choix que de déclarer le lock-out des usines, pour garantir la sécurité de ses employés et de l’équipe de direction », a conclu Toyota.  Un autre constructeur japonais actif en Inde, Suzuki, avait vu ses opérations fortement perturbées dans ce pays il y a 20 mois à cause de troubles sociaux, autrement plus violents. Une émeute avait éclaté en juillet 2012 dans l’usine de Manesar, exploitée par la filiale du groupe nippon, Maruti Suzuki, à la suite d’un différend entre un ouvrier et un contremaître. Plusieurs centaines d’ouvriers avaient attaqué des cadres avec des barres de fer, incendié et détruit des équipements. Le directeur du personnel avait été tué et une centaine de cadres blessés, dont plusieurs grièvement. Maruti Suzuki avait ensuite annoncé le licenciement d’au moins 500 ouvriers sur les 1.500 permanents employés dans l’usine, qui avait dû rester fermée plus d’un mois.

 

Inde : baisse de 12% des ventes automobiles

Inde : baisse  de 12% des ventes automobiles

 

Les ventes de voitures, considérées comme un indice de la santé économique de ce pays émergent, ont chuté à 143.216 unités en mai (12,26% en mai sur un an), selon la Fédération indienne des constructeurs automobiles (Siam). En avril, les ventes avaient plongé de plus de 10%.   »C’est une période inquiétante pour l’industrie automobile », a commenté devant la presse le directeur général de la Siam, Vishnu Mathur.   »C’est la plus longue période consécutive de déclin dont nous avons été témoins » depuis que la Siam a commencé à compiler les chiffres de ventes il y a 16 ans, a-t-il ajouté.  Les ventes de voitures devraient progresser de l’ordre de 3% à 5% en 2013-14, espère encore la Siam, des chiffres toutefois bien loin du record de +30% enregistré en 2010-11, un bond qui avait bénéficié aux nombreux géants mondiaux du secteur attirés par ce marché juteux.  Selon le responsable de la Siam, des licenciements dans le secteur automobile indien pourraient avoir lieu et toucher dans un premier temps les équipementiers.   »La production a déjà été réduite de 10% à 20% chez certains constructeurs », a commenté auprès de l’AFP Sugato Sen, un autre responsable de la Siam, ajoutant que cela risquait d’entraîner des pertes d’emploi dans le secteur.  Selon la fédération, de forts taux d’emprunt et les inquiétudes croissantes liées au sévère tassement de l’activité de la troisième puissance économique d’Asie ont pesé sur les ventes.  Les ventes de véhicules commerciaux (poids lourds, autobus) ont aussi chuté de 10,6% en mai sur un an, à 55.458 unités.  Pour tenter de séduire malgré tout les clients, les constructeurs ont adopté des tactiques de vente agressives en proposant aux ménages d’acheter maintenant en différant leur paiement ou en leur offrant la possibilité d’acheter en plusieurs fois sans frais, avec parfois des remises allant jusqu’à 20%.  L’Inde a enregistré en 2012/13 une croissance de l’ordre de 5%, soit sa pire performance en dix ans. Pour la première fois en dix ans également, les ventes automobiles annuelles ont chuté sur cette période, de 6,7%.  Seuls 12 Indiens sur 1.000 possèdent une voiture, contre une proportion de 500 pour 1.000 aux Etats-Unis, selon la Fédération.  Le potentiel de croissance du marché automobile dans un pays de 1,2 milliard d’habitants a attiré voici quelques années les géants mondiaux du secteur en quête de nouvelles opportunités dans un contexte de morosité sur les marchés européens.

 

Inde- automobiles : chute des ventes de 26%

Inde- automobiles : chute des ventes de 26%

En février, dernier chiffre connu, les ventes de voitures ont chuté de 26% par rapport à février 2012, le pire résultat depuis 2000.  Sur l’exercice en cours, clos le 31 mars, les ventes devraient reculer par rapport aux douze mois précédents, après dix ans de croissance continue, selon la fédération indienne des constructeurs automobiles (SIAM).  Pour Sugato Sen, vice-directeur général de la fédération, cette atonie du marché s’explique par l’état de l’économie dans son ensemble, avec une croissance d’à peine 5% pour l’année en cours, soit le taux le plus faible depuis dix ans.   »Si les gens ne doivent pas acheter une voiture, ils n’en achètent pas. Ils brident leurs dépenses non nécessaires », déclare-t-il. « Les gens en bas de la pyramide amateurs de petits modèles, soit la plus grosse part du marché, n’achètent plus à cause d’une économie faible ».  L’autre grande économie émergente d’Asie, la Chine, devenue premier marché automobile mondial en 2009, ne connaît pas la crise. Elle « se trouve régulièrement à court de capacité (de production) alors qu’en Inde, les constructeurs ont un excès de capacité », note Deepesh Rathore, analyste sur l’Inde au cabinet de consultants IHS Automotive.  Jusqu’en 2010/2011, le marché indien affichait des taux de croissance compris entre 20 et 30% et faisait figure d’eldorado auprès des constructeurs étrangers, venus y chercher de quoi compenser la morosité de leurs ventes, en Europe notamment.  L’américain Ford a vu ses ventes chuter de 44% en février, à 4.490 unités, tandis que celles de General Motors ont reculé de 20% à 7.106 véhicules et celles de VW de 8%.  Mais le plus durement touché reste l’indien Tata Motors, dont les ventes ont dégringolé de 70%. Quant à sa Tata Nano, présentée comme la voiture la moins chère du monde (à peine plus de 2.000 euros pour les premiers prix), elle n’a jamais remporté le succès escompté depuis son lancement en 2009, handicapé notamment des problèmes techniques qui entraînaient des feux de moteurs.  R.C. Bhargava, dirigeant de Maruti Suzuki, premier constructeur indien et détenu majoritairement par le japonais Suzuki, craint que le prochain exercice (à partir d’avril) « ne soit pas meilleur » pour le secteur.  Pour réduire les stocks, les fabricants ferment des lignes de production et les investissements pourraient se tarir si la situation ne s’améliore pas, selon les analystes.  Plus largement, l’état du marché automobile reflète celui de l’économie, entravée par la faiblesse de la demande, une inflation et des taux d’intérêt élevés, et un large déficit public.   »Les gens ne perçoivent pas les bons signaux dans cette économie (qui les pousseraient) à acheter une voiture », ajoute Deepesh Rathore.  Seul segment épargné, celui des véhicules tout-terrain de loisir (SUV), prisés des classes moyennes supérieures à la recherche d’une voiture reflétant le statut de son propriétaire et suffisamment costauds pour protéger les passagers sur les routes indiennes, très meurtrières.  Les ventes de SUV ont augmenté de 35% en février. Le français Renault, revenu en Inde il y a juste deux ans, a décuplé ses ventes en février, à 6.723 unités, grâce notamment à son Duster, vendu 14.300 USD.  Mais la difficulté du moment ne fait pas oublier que le potentiel du marché indien reste immense, rappelle Sugato Sen. Seulement 12 Indiens sur 100 possèdent une voiture, rappelle-t-il.

 

Inde: opération séduction ratée de Hollande auprès des investisseurs indiens

Inde  opération séduction ratée de Hollande auprès des investisseurs indiens

Un président  transformé en commis voyageurs ; justement ce que Hollande reprochait à Sarkozy. Notamment en 2008 quand Sarkozy essayait déjà de vendre des Rafales ( et le reste). Hollande fait la même chose pour rééquilibrer le commerce déficitaire de la France avec l’Inde ; en plus il appelle les investisseurs indiens à s’installer en France. Là, l’opération charme est plutôt ratée d’après la presse indienne ; car ce que retiennent surtout les investisseurs ce sont les complexités administratives, la fiscalité et le surcoût du travail. L’affaire Mittal a aussi beaucoup refroidi même si Mittal est aujourd’hui plus international qu’indien. Le petit arrangement de Hollande avec Mittal à Florange n’est sans doute pas étranger à cette opération de séduction. On ne peut reprocher à un président de jouer au VRP en cette période de crise mais il faudrait un peu de cohérence de la part de celui qui déclarait il y a peu que « l’ennemi c’est la finance ». Le président français François Hollande a donc lancé vendredi à Bombay une opération séduction auprès des investisseurs et des industriels indiens, « invités » à venir en France pour stimuler des échanges économiques encore frileux.   »Nous sommes tous convaincus que l’Inde a un grand avenir, nous voulons y prendre notre part » et « nous sommes prêts », a-t-il lancé sans détours au terme d’une visite d’Etat de 48 heures, rendant un « hommage tout particulier » aux « grandes familles » d’industriels indiens, la dynastie des Tata et des Ambani.  Bombay, « c’est le coeur économique de l’Inde et je le sens battre à une vitesse rapide » sur cette « terre de tous les possibles », a-t-il enchaîné devant quelque 200 chefs d’entreprises réunis à l’hôtel Taj Mahal, un palace symbole des fastes de l’Inde dans une ville constellée de bidonvilles.  En France, a assuré François Hollande dans un entretien au quotidien à grand tirage The Times of India, les investisseurs indiens trouveront « les meilleures technologies, un bon niveau d’infrastructures, une main d’oeuvre de qualité exceptionnelle et en plus, au coeur de la plus grande économie du monde: celle de l’Europe ». Le  président français, adepte d’une « diplomatie économique » même s’il refuse d’apparaître en « VRP », a discrètement rencontré vendredi à New Delhi une quinzaine de membres du Conseil franco-indien des dirigeants d’entreprise, un club très sélect qui réunit le gotha de l’économie indienne. « Vous n’avez pas une fenêtre, toute la porte (de la France) vous est ouverte », leur a-t-il lancé.  François Hollande s’est voulu aussi porteur d’un message rassurant sur la santé de l’économie européenne et française: « la crise de la zone euro est terminée, la confiance est revenue, les investisseurs sont là et la monnaie européenne, est maintenant appréciée « , a-t-il lancé à Bombay. Curieux discours qui contraste sérieusement avec la réalité.

 

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

Inde: croissance ralentie, +0.8% pour le secteur manufacturier

Inde: croissance ralentie, +0.8% pour le secteur manufacturier

 

L’Inde a affiché une croissance ralentie à 5,3% sur un an, lors du trimestre allant de juillet à septembre, en raison des très faibles performances du secteur manufacturier et des incertitudes sur l’économie mondiale, selon les chiffres officiels publiés vendredi. Ce taux de croissance, légèrement supérieur aux estimations des économistes interrogés par l’agence Dow Jones (5,2%), est moindre que le taux enregistré lors du trimestre précédent (5,5%) et identique au taux enregistré en janvier-mars, le plus bas depuis trois ans. L’économie indienne, troisième de l’Asie, pâtit de taux d’intérêt élevés, d’un ralentissement de ses exportations notamment vers l’Europe et de la réticence des investisseurs étrangers, refroidis par la corruption et la paralysie du gouvernement. Le pays avait enregistré une croissance de 6,7% il y a un an. Le secteur manufacturier a affiché les performances les plus faibles: il n’a progressé que d’un maigre 0,8%, sur un an. Les services ont augmenté de 5,5% tandis que le secteur financier et immobilier affichait un bond de 9,4%. Mais les analystes estiment que le pire est peut-être passé. Ils rappellent que le gouvernement de centre-gauche du Premier ministre, Manmohan Singh, a créé la surprise cet automne en annonçant une rafale de mesures pour libéraliser des pans entiers de l’économie, de l’aérien aux assurances en passant par la grande distribution. Tushar Poddar, économiste chez Goldman Sachs, perçoit « une amélioration des perspectives » et table sur une croissance de 7,2% en 2014, contre 5,4% en 2012.

 




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