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Inde et Pakistan : Le danger de sécheresse extrême

Inde et Pakistan : Le danger de sécheresse extrême

 

 

. La vague de chaleur actuelle n’est pas anormale par rapport aux températures usuelles. Les suivantes risquent d’être plus intenses encore, alors que les populations sont déjà vulnérables. Par Vikki Thompson, University of Bristol et Alan Thomas Kennedy-Asser, University of Bristol

 

Une vague de chaleur frappe l’Inde et le Pakistan – l’une des régions les plus densément peuplées du monde – depuis avril, obligeant plus d’un milliard de personnes à affronter des températures bien supérieures à 40 °C. Ces températures ne constituent pas encore des records historiques pour ces régions, mais la période la plus chaude de l’année reste à venir.

Alors que la canicule met déjà en danger la vie des populations, et provoque demauvaises récoltes et des pannes d’électricité, la situation pourrait s’aggraver : si l’on se base sur ce qui se passe ailleurs, l’Inde est vouée à connaître une canicule encore plus intense.

Notre équipe de climatologues s’est récemment intéressée aux vagues de chaleur les plus extrêmes dans le monde au cours des 60 dernières années, mais en prenant en considération les écarts par rapport aux températures attendues dans cette zone, plutôt que la simple température maximale. L’Inde et le Pakistan ne figurent pas dans nos résultats, publiés dans la revue Science Advances. Bien que les températures et les niveaux de stress thermique montent régulièrement à des niveaux très élevés en valeurs absolues, les vagues de chaleur en Inde et au Pakistan n’ont pas été si extrêmes jusqu’à présent si l’on compare aux normales régionales.

De fait, la région se caractérise par un historique d’extrêmes météorologiques plutôt modeste. Dans les données que nous avons examinées, nous n’avons trouvé aucune vague de chaleur en Inde ou au Pakistan s’écartant de plus de trois écarts types par rapport à la moyenne, alors que statistiquement, un tel événement serait attendu une fois tous les 30 ans environ. La vague de chaleur la plus sévère que nous ayons identifiée, en Asie du Sud-Est en 1998, s’éloignait à cinq niveaux de la moyenne. Une vague de chaleur aussi extraordinaire en Inde aujourd’hui équivaudrait à atteindre des températures de plus de 50 °C sur de larges pans du pays – de telles températures n’ont été observées qu’en points localisés jusqu’à présent.

Nos travaux suggèrent donc que l’Inde pourrait connaître des chaleurs encore plus extrêmes. Considérant que la répartition statistique des températures maximales quotidiennes est globalement la même dans le monde entier, il est probable, toujours d’un point de vue statistique, qu’une vague de chaleur record frappe l’Inde à un moment donné ; la région n’a pas encore eu l’occasion de s’adapter à de telles températures et serait donc particulièrement vulnérable.

Récoltes et santé

Bien que la vague de chaleur actuelle n’ait pas battu de records historiques, elle reste exceptionnelle. De nombreuses régions de l’Inde ont connu leur avril le plus chaud jamais enregistré. Une telle chaleur si tôt dans l’année aura des effets dévastateurs sur les cultures dans une région où beaucoup dépendent de la récolte de blé pour se nourrir et gagner leur vie. Habituellement, les chaleurs extrêmes dans cette région sont suivies de près par des moussons rafraîchissantes – mais celles-ci n’arriveront pas avant plusieurs mois.

Les cultures ne seront pas les seules à être affectées par la canicule, qui touche aussi les infrastructures, les écosystèmes et la santé humaine. Les répercussions sur la santé humaine sont complexes, car des facteurs météorologiques (chaleur et humidité) et socio-économiques (mode de vie et capacité d’adaptation) entrent en jeu. Nous savons que le stress thermique peut entraîner des problèmes de santé à long terme tels que des maladies cardiovasculaires, une insuffisance rénale, une détresse respiratoire et une insuffisance hépatique, mais nous ne pourrons pas savoir exactement combien de personnes mourront pendant cette vague de chaleur en raison d’un manque de données sanitaires de la part de l’Inde et du Pakistan.

Ce que l’avenir nous réserve

Pour envisager l’impact de la chaleur extrême au cours des prochaines décennies, nous devons nous pencher à la fois sur le changement climatique et sur la croissance démographique, car c’est la combinaison des deux qui amplifiera les impacts des canicules sur la santé humaine dans le sous-continent indien.

 

Les zones d’augmentation importante de la population au cours des 50 prochaines années (cercles rouges), coïncident toutes avec des endroits où il n’existe aucune donnée quotidienne sur la mortalité (jaune).

Dans notre nouvelle étude, nous avons cherché à comprendre comment les extrêmes devraient évoluer à l’avenir. En utilisant un vaste ensemble de simulations de modèles climatiques, nous avons obtenu beaucoup plus de données que celles disponibles en réalité. Nous avons constaté que le réchauffement climatique global sous-jacent n’affectait pas la répartition statistique des extrêmes. Dans les modèles climatiques, les extrêmes de température quotidiens augmentent de la même façon que le climat moyen. Le dernier rapport du GIEC indique que les vagues de chaleur deviendront plus intenses et plus fréquentes en Asie du Sud au cours de ce siècle. Nos résultats le confirment.

La vague de chaleur actuelle touche plus de 1,5 milliard de personnes tandis que la population du sous-continent indien devrait encore s’accroître de 30 % au cours des 50 prochaines années. Cela signifie que des centaines de millions de personnes supplémentaires naîtront dans une région amenée à connaître des vagues de chaleur plus fréquentes et plus graves. Étant donné qu’un nombre encore plus important de personnes sera affecté par des canicules encore plus intenses, les mesures de réponse au changement climatique doivent être accélérées – de toute urgence.

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Par Vikki Thompson, Senior Research Associate in Geographical Sciences, University of Bristol et Alan Thomas Kennedy-Asser, Research Associate in Climate Science, University of Bristol.

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

Climat : crise dramatique en Inde

Climat : crise dramatique en Inde

 

L’Inde et le Pakistan sont en proie à des vagues de chaleur exceptionnelles cette année, avec des pointes à 50°C par endroits, ce qui entraîne des pénuries d’eau et des coupures d’électricité. Des écoles ont également dû fermer, et les services médicaux et anti-incendies sont sur le pied de guerre.

Des températures record de 35,9°C à 37,78°C ont été relevées dans le nord-ouest et le centre de l’Inde, a précisé à des journalistes Mrutyunjay Mohapatra, directeur général du département de météorologie. Il s’agit des températures les plus élevées jamais enregistrées depuis que le département a commencé à effectuer des relevés, il y a 122 ans de cela.`

 

Une vague de chaleur record s’est abattue sur l’Inde et le Pakistan, provoquant des coupures d’électricité et des pénuries d’eau pour des millions d’habitants qui devraient subir cette fournaise de plus en plus fréquemment à l’avenir, selon des experts du changement climatique.

La température à Delhi approchait jeudi les 46 degrés Celsius. Et cette vague de chaleur extrême devrait sévir encore pendant cinq jours dans le nord-ouest et le centre de l’Inde et jusqu’à la fin de la semaine dans l’est, selon le département météorologique indien.

« C’est la première fois que je vois une telle chaleur en avril », s’est exclamé Dara Singh, 65 ans, qui tient une petite boutique de rue à Delhi depuis 1978. « Les feuilles de bétel que j’utilise pour vendre le paan (tabac à chiquer, NDLR) se gâtent plus vite que d’habitude. Habituellement, cela se produit vers le mois de mai, au pic de l’été ».

Le nord-ouest du Rajasthan indien, l’ouest du Gujarat et le sud de l’Andhra Pradesh, ont imposé des coupures de courant aux usines pour réduire leur consommation. Selon des informations presse, les principales centrales électriques sont confrontées à des pénuries de charbon.

Plusieurs régions de ce pays de 1,4 milliard d’habitants signalaient une baisse de l’approvisionnement en eau qui ne fera que s’aggraver jusqu’aux pluies annuelles de la mousson en juin et juillet.

En mars, Delhi a connu un maximum de 40,1 degrés, la plus chaude température jamais enregistrée pour ce mois depuis 1946.

Les vagues de chaleur ont tué plus de 6.500 personnes en Inde depuis 2010. Les scientifiques affirment qu’en raison du changement climatique, elles sont plus fréquentes, mais aussi plus sévères.

« Le changement climatique rend les températures élevées en Inde plus probable », a affirmé le Dr Mariam Zachariah du Grantham Institute, à l’Imperial College de Londres.

« Avant que les activités humaines n’accroissent les températures mondiales, une chaleur comme celle qui a frappé l’Inde au début du mois n’aurait été observée qu’environ une fois tous les 50 ans », a ajouté l’experte.

« Nous pouvons désormais nous attendre à des températures aussi élevées, environ une fois tous les quatre ans », prévient-elle.

Pour sa consoeur, le Dr Friederike Otto, maître de conférences en Science du Climat, au Grantham Institute, « les vagues de chaleur en Inde et ailleurs continueront de devenir plus chaudes et plus dangereuses, jusqu’à la fin des émissions nettes de gaz à effet de serre ».

« Les températures augmentent rapidement dans le pays, et augmentent beaucoup plus tôt que d’habitude », avait souligné le Premier ministre Narendra Modi mercredi, au lendemain d’un l’incendie survenu sur la montagne d’ordures de Bhalswa (haute de 60 mètres), dans le nord de Delhi.

Jeudi, selon un responsable des pompiers de la capitale, les pompiers luttaient encore contre le feu, dont l’épaisse fumée s’ajoutait à la pollution atmosphérique, espérant le maîtriser d’ici vendredi.

Trois autres incendies se sont déclarés en moins d’un mois dans la plus grande décharge de la capitale, Ghazipur, gigantesque montagne de déchets haute de 65 mètres.

La mégapole de plus de 20 millions d’habitants manque d’infrastructures modernes pour traiter les 12.000 tonnes de déchets qu’elle produit quotidiennement. Selon Pradeep Khandelwal, ex-chef du département de la gestion des déchets de Delhi, tous ces incendies sont probablement provoqués par les températures extrêmement élevées qui accélèrent la décomposition des déchets organiques.

 

Le Pakistan voisin subissait aussi jeudi cette chaleur extrême qui devrait se prolonger la semaine prochaine. Les températures devraient dépasser de 8 degrés la normale dans certaines parties du pays, pour culminer à 48 degrés dans certaines zones du Sind rural mercredi, selon la Société météorologique pakistanaise.

Les agriculteurs devront gérer judicieusement l’approvisionnement en eau, dans ce pays où l’agriculture, pilier de l’économie, emploie environ 40% de la main-d’œuvre totale.

« La santé publique et l’agriculture du pays seront confrontées à de sérieuses menaces en raison des températures extrêmes de cette année », a déclaré Sherry Rehman ministre du Changement climatique.

Le mois de mars a été le plus chaud jamais enregistré depuis 1961, selon le bureau météorologique du Pakistan.

Des coupures d’électricité en Inde et au Pakistan ont aggravé vendredi les conditions de vie de millions d’habitants, déjà accablés par cette vague de chaleur record. Des mois de mars et d’avril exceptionnellement chauds ont fait grimper la demande énergétique en Inde, et plus particulièrement au Pakistan, si bien que les centrales électriques manquent à présent de charbon pour répondre à la demande.

Plusieurs villes pakistanaises ont ainsi subi jusqu’à huit heures de coupure de courant par jour la semaine dernière, tandis que des zones rurales enregistraient des délestages la moitié de la journée.

« Il y a une crise de l’électricité et des délestages dans tout le pays », a déclaré le ministre de l’Énergie, Khurram Dastgir Khan, évoquant les pénuries et des « défaillances techniques ».

Or, les températures devraient dépasser de 8 degrés la normale saisonnière dans certaines parties du Pakistan, pour culminer à 48 degrés dans certaines zones du Sind rural mercredi, selon la Société météorologique pakistanaise.

Dans la mégalopole indienne de New Delhi, où la température a atteint 43,5°C vendredi, les autorités estiment qu’il reste « moins d’un jour de charbon » en stock dans de nombreuses centrales électriques. « La situation dans toute l’Inde est désastreuse », selon Arvind Kejriwal, ministre en chef de Delhi, qui a mis en garde contre de possibles coupures dans les hôpitaux et le métro de la capitale.

L’Inde a même annulé certains trains de voyageurs pour accélérer l’acheminement du charbon vers les centrales électriques, selon Bloomberg News. Les réserves de charbon des centrales indiennes ont en effet diminué de près de 17% depuis début avril, tombant à à peine un tiers des niveaux requis, selon la même source.

À Calcutta, dans l’est de l’Inde, après des malaises en série dans les transports en commun, de l’eau sucrée a été distribuée aux passagers.

« Sans pluie depuis plus de 57 jours, Calcutta est en proie à la plus longue période de sécheresse de ce millénaire », affirme Sanjit Bandyopadhyay du Centre météorologique régional.

À cette époque de l’année, dans les régions d’altitude de l’État de l’Himachal Pradesh, la pluie, de la grêle et même de la neige tombent normalement, mais depuis deux mois, pas une goutte d’eau et les températures battent des records. Conséquence, des centaines d’incendies ont réduit des forêts de pins en cendres, notamment autour de Dharamsala, la ville où réside le Dalaï-Lama.

« La plupart de ces incendies sont des feux de terre qui se propagent dans les forêts de pins, les plus vulnérables aux incendies », explique à l’AFP le chef des forêts de l’État, Ajay Srivastava.

« Des équipes de pompiers travaillent d’arrache-pied pour éteindre ces feux et aussi pour sauver les animaux sauvages », a-t-il ajouté, en précisant que les secours ont dû demander l’aide des riverains.

(avec l’AFP, Bloomberg et Reuters)

Grosse manifestation d’agriculteurs en Inde

Grosse manifestation d’agriculteurs en Inde

Des dizaines de milliers d’agriculteurs indiens se sont rassemblés dimanche près de la capitale indienne New Delhi, réclamant l’abrogation des nouvelles lois agricoles qui selon eux menacent les petits producteurs.

Les manifestants, rassemblés à Muzaffarnagar, dans l’Etat d’Uttar Pradesh (nord-est), étaient quelque 50.000, selon un photographe de l’AFP sur place.

Ils ont réaffirmé une nouvelle fois leur volonté de poursuivre leurs manifestations jusqu’à ce que le gouvernement révoque les nouvelles lois agricoles, appelant à une grève nationale le 27 septembre. Les réformes votées en septembre 2020 autorisent les agriculteurs à vendre leurs productions aux acheteurs de leur choix, plutôt que de se tourner exclusivement vers les marchés contrôlés par l’État qui leur assurent un prix de soutien minimal (PSM) pour certaines denrées.

Nombre de petits exploitants agricoles s’estiment désormais menacés par cette libéralisation qui, selon eux, risque de les obliger à brader leurs marchandises aux grandes entreprises pour les écouler.

Le poids du secteur agricole est considérable, assurant la subsistance de près de 70% de 1,3 milliard d’habitants, et contribuant à environ 15% du PIB.

Covid Inde: nouvelle mutation du variant Delta (indien)

Covid Inde: nouvelle mutation du variant Delta (indien)

Une nouvelle mutation du variant indien appelé aussi Delta. Il a été baptisé « Delta Plus ». Le« Delta Plus » serait encore plus contagieux, capable de mieux s’accrocher aux cellules des poumons et plus résistant à certains traitements à base d’anticorps monoclonaux.

(Article des Échos)

L’Inde a « observé sporadiquement » environ quarante cas de ce variant, répartis dans le Kerala, le Madhya Pradesh et le Maharashtra, selon un communiqué publié mercredi. Le ministre de la Santé a conseillé à ces Etats de prendre des mesures de confinement immédiates, de renforcer les tests et d’assurer un suivi de la vaccination dans les districts concernés.

Une mutation connue depuis le 11 juin

Le « Delta plus » a été mentionné pour la première fois le 11 juin dans le bulletin de l’agence sanitaire anglaise qui l’a baptisé « Delta-AY.1 ». Il s’agit d’un variant Delta, précédemment appelé variant indien, possédant une mutation codée K417N. Cette dernière est également présente sur le variant Beta, initialement identifié en Afrique du Sud et qui est moins sensible à l’immunité acquise.

Au 24 juin, ce variant Delta Plus avait été identifié dans au moins onze pays dont la France, le Royaume-Uni ou encore les Etats-Unis, selon la base de données génomique Gisaid . « Sur le fond, il possède les mêmes caractéristiques que le variant Delta, déjà considéré comme préoccupant », explique Chandrakant Lahariya, épidémiologiste. « Au regard des connaissances que nous possédons actuellement, le variant Delta Plus n’est pas plus inquiétant que le variant Delta lui-même », nuance l’expert en santé publique.

Forte contagiosité du variant Delta

Le variant Delta, extrêmement contagieux, a largement contribué à la féroce seconde vague qui a récemment balayé l’Inde. Ce variant devrait représenter 90 % des nouveaux cas de Covid dans l’Union européenne d’ici fin août selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. En Inde, le nombre de contaminations depuis le début de la pandémie a dépassé la barre des 30 millions. Et le Covid y a officiellement coûté la vie à 393.310 personnes au 25 juin, des chiffres qui seraient très largement sous-estimés.

Menace d’une troisième vague en Inde

Aujourd’hui, la pandémie reflue rapidement et les restrictions sont progressivement levées. Mais les autorités prennent très au sérieux la menace d’une troisième vague , d’autant que la campagne de vaccination a connu de nombreux ratés. Si 53,4 millions d’Indiens ont été entièrement vaccinés, cela ne représente que 4 % de la population.

Selon un sondage réalisé par Reuters auprès de quarante spécialistes de la santé, l’Inde devrait s’attendre à une nouvelle flambée épidémique d’ici le mois d’octobre. « A ce stade, nous ne possédons pas de preuve suggérant que le Delta Plus serait responsable d’une éventuelle troisième vague », a néanmoins déclaré sur une chaîne de télévision locale Anurag Agarwal, directeur de l’Institute of Genomics and Integrative Biology, membre de l’Inasog.

 

Inde : chute historique de la croissance de 7,3 %

Inde : chute historique de la croissance  de 7,3 %

L’économie indienne s’est contractée de 7,3 % au cours de l’année budgétaire 2020-2021, selon les chiffres dévoilés par le gouvernement lundi. Au cours du dernier trimestre, la croissance a néanmoins augmenté de 1,6 %.Un recul de 7,3 % au cours de l’année budgétaire achevée au 31 mars 2021,. 

« En l’état actuel des choses, l’ampleur et la vitesse de propagation de la seconde vague ont une nouvelle fois fait reculer l’économie », juge Sunil Kumar Sinha, économiste à India Ratings. L’impact s’en fera ressentir sur la demande et plus particulièrement dans les zones rurales, selon l’économiste. L’année passée, la pandémie avait déjà poussé environ 230 millions d’Indiens dans la pauvreté selon une étude de l’université Azim Premji à Bangalore.

La reprise de l’activité dépendra notamment de la capacité de l’Inde à vacciner sa population. Le géant sud-asiatique a vacciné entièrement plus de 44 millions de personnes mais cela ne représente que 3,4 % de sa population d’1,3 milliard d’habitants. 

« L’économie continuera d’avoir besoin d’un soutien budgétaire et monétaire », prévient Sunil Kumar Sinha. Un avis que partage la Fédération des chambres de commerce et d’industrie indiennes. Cette dernière a mis en garde lundi contre le pessimisme grandissant des entreprises. « Les entreprises ressentent unanimement le besoin d’un autre plan de relance, principalement tourné vers la demande », a déclaré la Fédération.

Covid: explosion de la pandémie en Inde

Covid: explosion de la pandémie en Inde

 

En l’espace de trois mois, le nombre de nouveaux cas quotidiens a été multiplié par quarante et les hôpitaux sont dépassés. Le pays est en pénurie de tout : d’ambulances, de lits, de médicaments, d’oxygène, de vaccins, de personnel médical, donnant lieu à des scènes dramatiques

Confrontés au chaos, les malades du Covid-19 et leurs proches sont souvent livrés à eux-mêmes : contraints de rejoindre les hôpitaux par leurs propres moyens, ils doivent attendre de longues heures dehors dans l’espoir d’une admission et d’un traitement ou trouver eux-mêmes des bouteilles d’oxygène pour tenir jusque-là. Beaucoup meurent en route, devant les grilles des hôpitaux ou peu après leur admission. Plongée dans la crise, la ville de New Delhi a dû se résoudre à transformer des terrains en crématoriums géants à ciel ouvert afin d’y incinérer en masse les dépouilles des victimes.

Covid en Inde : la France va envoyer un « soutien significatif en oxygène »

Covid en Inde : la France va envoyer un « soutien significatif en oxygène »

En Inde, dans  la seule journée de samedi 24 avril, près de 350.000 nouveaux cas ont été recensés, un record mondial, et 2.767 personnes sont mortes.

Le pays manque de tout : lits, oxygène, médicaments… Face à cette situation désastreuse, plusieurs pays occidentaux ont promis d’envoyer de l’aide, dont la France. L’Élysée a annoncé dimanche à l’AFP que la France allait  »apporter dans les prochains jours un soutien significatif en capacités d’oxygène« , par l’envoi de respirateurs, sans donner plus de précisions.

Cette annonce fait suite à celles de l’Allemagne, du Royaume-Uni – qui a envoyé 600 pièces d’équipement médicaux dont des centaines de concentrateurs d’oxygène et des respirateurs – et de l’Union européenne, qui a promis de fournir une « assistance » à l’Inde, via son Mécanisme européen de protection civile.

Inde : un variant “double mutant”

Inde : un variant “double mutant”

L’Inde est le deuxième pays le plus touché au monde par la Covid-19 avec près de 13,9 millions de contaminations, dépassant le Brésil. 

Ce pays de 1,3 milliard d’habitants affichait mercredi plus de 184.000 nouvelles infections en une journée, la plus forte progression depuis le début de la pandémie. L’État le plus riche, le Maharashtra, qui abrite la capitale économique Bombay, est le principal foyer de contaminations. Et la situation y est préoccupante.

En cause notamment, la progression dans cette région d’un nouveau type de variant, dit  »double mutant » (B.1.617). Détecté pour la première fois en décembre dernier, il a la particularité de détenir les propriétés de deux souches distinctes. L’une, E484Q, proche du variant sud-africain et brésilien, est connue pour sa contagiosité, la seconde, L452R, pour mieux résister aux anticorps, et potentiellement aux vaccins. 

« De telles mutations confèrent une ‘fuite immunitaire’ et une infectivité accrue », expliquait fin mars le ministère de la Santé indien dans un communiqué. « L’analyse d’échantillons du Maharashtra a révélé que par rapport à décembre 2020, il y a eu une augmentation de la fraction d’échantillons avec les mutations E484Q et L452R ». 

Droit du Travail: Apple punit son sous-traitant en Inde

Droit du Travail: Apple punit son sous-traitant en Inde

Apple a décidé de prendre des sanctions vis-à-vis d’une entreprise en Inde où les ouvriers se sont révoltés contre le non-paiement de leurs salaires. Il est clair que cette affaire ne renforce pas l’image de marque d’Apple. En effet en Inde , la moyenne le salaire et de l’ordre de 354 €, il peut parfois atteindre jusqu’à 500 € mensuels. Dans l’

usine d’iPhone de Wistron située dans l’Etat de Karnataka, près de Bangalore, les salaires n’étaient pas versés et les heures supplémentaires non comptées.

Selon les premiers résultats d’une enquête interne menée par Apple, le sous-traitant n’a pas respecté le Code de conduite des fournisseurs de l’entreprise californienne.

Il n’a pas su, notamment, mettre en place de procédures appropriées de gestion du temps de travail et de suivi des présences, ce qui a mené à des retards dans les paiements des salaires des travailleurs en octobre et en novembre.

Dans un communiqué publié samedi, Wistron a admis que certains travailleurs n’avaient pas été payés correctement.

“La police a arrêté 149 personnes suite à l’incident, selon un officier de police. La mise a sac avait fait perdre des millions de dollars au sous-traitant taïwanais.

Wistron est l’un des premiers fournisseurs internationaux de la firme à la pomme. En Inde, il produit des iPhone 7 ainsi que des iPhone SE de deuxième génération. Notons que certains iPhones peuvent être vendus 1000 € et même davantage.

iPhones : usine saccagée en Inde

iPhones : usine saccagée en Inde

 

Une usine fabriquant des iPhones a été saccagée par ses ouvriers dans le sud de l’Inde. Selon la presse locale, les ouvriers se plaignent de ne pas avoir été payés depuis quatre mois. Le prix d’un Iphone varie de 1000 à 1500 euros ! Les dégâts sont considérables puisque des vitres ont été pulvérisées, des voitures renversées et des lampes brisées. Si le gouvernement a condamné les actes de vandalisme, il assure qu’il veillera «aux droit des travailleurs».

Coronavirus Inde: 78.761 cas en 24 heures, un record mondial

Coronavirus Inde:  78.761 cas en 24 heures, un record mondial

Plus de 25 millions de cas ont été officiellement recensés au total dans le monde, dont plus de la moitié en Amérique, selon un comptage réalisé par l’AFP dimanche. Le Brésil a de son côté dépassé la barre des 120.000 décès et l’Inde a annoncé dimanche 78.761 nouveaux cas en 24 heures, un record mondial. Pendant ce temps, des anti-masques ont défilé en Europe, à Berlin, Paris ou Londres.

En France, 5.453 nouveaux cas d’infection ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, a annoncé samedi Santé Publique France, un chiffre en baisse après trois jours de progression. Cette baisse temporaire est toutefois à prendre avec précaution. Depuis le début de l’épidémie, la France a enregistré 30.602 décès, dont six au cours des dernières 24 heures, selon cet organisme.

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

 

. Parmi les mutations qui caractérise la crise mondiale figure notamment la montée en puissance des pays en développement. Un phénomène irréversible qui redistribue les cartes et devrait interroger les vieux pays développés à se repositionner stratégiquement concernant notamment la nature et le mode de production et leur système de formation. Une note de recherche, publiée mardi 26 décembre par l’institut Centre for Economics and Business Research (Cebr), montre que l’économie indienne devrait se hisser dès 2018 à la 5e place mondiale. Le pays devancera ainsi ses homologues français et britannique. A l’oeuvre depuis plusieurs années, cette progression n’est pas une surprise et s’inscrit dans une tendance plus large qui devrait aboutir à l’installation des pays asiatiques dans le classement des dix économies les plus importantes de la planète au cours des 15 années à venir. « Malgré quelques revers passagers (…), l’économie indienne est en mesure de rattraper celle de la France et celle du Royaume-Uni en 2018 et, exprimée en dollars, elle les dépassera toutes les deux pour devenir la cinquième puissance économique en dollars », prédit Douglas McWilliams, le vice-président du Cebr. Selon le même institut, les Etats-Unis devraient quant à eux être dépassés par la Chine, qui prendrait ainsi la première, place aux alentours de 2032.

Climat : ratification par l’Inde

Climat : ratification par l’Inde

L’accord de Paris aura bientôt le nombre  de ratifications nécessaires pour être validé. De ce point de vue la ratification par l’Inde constitue sans doute un pas important vers cette validation. Pourquoi parce que ce pays émergeant va constituer avec la Chine la zone la plus polluante du monde sur la tendance actuelle. En raison en particulier de la croissance de sa population, des conditions de production et de consommation.  le virage écologique sera d’ailleurs peut-être plus aisé pour ces pays émergeant dans la structure économique n’est pas aussi figé que celle de certains pays développés. Des pays développés un peu schizophrènes qui veulent en même temps continuer de produire par exemple autant d’automobiles tout en affirmant vouloir réduire les émissions polluantes d’un secteur qui empoisonne la planète. Même chose pour d’autres industries (exemple industries chimiques ou pétrolières), pour l’agriculture. Pour la ratification et surtout pour l’application de cet acteur climat il y a urgence. Selon une étude scientifique, en l’état actuel des choses, les projets des Etats pour réduire les émissions de GES sont nettement trop timorés pour atteindre les objectifs fixés dans l’accord de Paris signé lors de la COP21 en décembre dernier. L’accord de Paris assigne l’objectif de limiter la hausse des températures moyennes mondiales « bien en dessous » de 2° Celsius au-delà du niveau de l’ère préindustrielle, et de se rapprocher de l’objectif de 1,5°. « Nous avons vraiment un problème », a dit à Reuters Robert Watson, scientifique américano-britannique qui compte parmi les sept auteurs de l’étude. « Si les Etats veulent vraiment chercher à ne pas dépasser la barre des 2°, ils doivent doubler, voire tripler leurs efforts par rapport aux engagements pris à Paris », estime-t-il. Selon l’étude menée par Watson et les autres scientifiques, la barre des 2° « pourrait être atteinte d’ici 2050, même si les objectifs de Paris sont pleinement mis en oeuvre ». Comme elle l’avait fait pour le dépôt de son INDC (contribution nationale aux réductions de gaz à effet de serre en amont de la COP 21) en 2015, l’Inde a symboliquement choisi le jour anniversaire de la mort du Mahatma Ghandi pour ratifier l’Accord de Paris. En apportant sa part de 4,10% des émissions mondiales, le troisième plus gros émetteur au monde fait grimper à 51,89% le total des émissions couvertes par les pays ratificateurs. Ce seuil doit atteindre 55% pour que l’Accord (destiné à remplacer le Protocole de Kyoto à partir de 2020). Le nombre de pays ayant ratifié s’élève désormais à 62, supérieur au second plancher, qui exige un minimum de 55 pays. La ratification indienne intervient deux jours après que l’Union européenne a elle aussi ratifié l’Accord, grâce à un tour de passe-passe juridique évitant d’atteindre pour ce faire la ratification de chacun des Etats membres. A ce jour, six d’entre eux seulement (Allemagne, Autriche, France, Hongrie, Malte, Slovaquie) ont achevé leur processus de ratification. Le Portugal et la Grèce doivent le faire d’ici au 7 octobre. Les ministres de l’environnement des Vingt-Huit, convoqués en conseil extraordinaire vendredi matin, se sont en effet entendus sur une procédure de ratification accélérée, qui doit encore être validée par un vote du Parlement européen, mardi 4 octobre.

 

Le Rafale enfin vendu en Inde ?

Le Rafale enfin vendu en  Inde ?

Dassault, concurrent de Gulfstream, filiale de General Dynamics, et du canadien Bombardier, indique dans le même temps espérer conclure la vente à l’Inde de 126 avions de combat Rafale « dans les meilleurs délais ». Dassault Aviation, qui n’a jamais exporté son avion de combat depuis son lancement en 1989, est en négociation avec l’Inde depuis le début 2012. Cette commande est estimée à 15 milliards de dollars (11,1 milliards d’euros). Entre janvier et juin, le groupe a livré cinq Rafale à l’Etat français. Dans l’aviation civile, 25 avions neufs ont été livrés au premier semestre 2014, contre 29 avions un an auparavant. Sur la période, le chiffre d’affaires de Dassault Aviation a du coup reculé de 17% au premier semestre à 1,51 milliard d’euros. Son résultat opérationnel est ressorti à 113 millions d’euros contre 187 millions au premier semestre 2013. « La poursuite d’un haut niveau d’effort de recherche et développement autofinancés combinée à la baisse du chiffre d’affaires et un taux de couverture de change moins favorable expliquent, pour l’essentiel, la dégradation de la marge opérationnelle », souligne l’avionneur.  Le groupe a dans le même temps confirmé s’attendre à ce que son chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année soit inférieur à celui de 2013. Il a aussi fait savoir qu’à fin juin son carnet de commandes s’élevait à 7,6 milliards d’euros, en progression de 3% par rapport à fin 2013.

 

Toyota : émeutes sociales dans ses usines en Inde

Toyota :  émeutes sociales dans ses usines en Inde

Le premier constructeur d’automobiles mondial Toyota a annoncé lundi 17 mars la suspension de sa production de véhicules en Inde, à cause d’émeutes dans ses deux usines du sud-ouest du pays. Le groupe japonais a expliqué dans un communiqué que des employés s’étaient livrés depuis près d’un mois à « des arrêts délibérés de ligne de production, des intimidations et des menaces à l’encontre de cadres ». Les deux usines d’assemblage concernées par ces problèmes et cette suspension sont les deux seules du groupe dans ce pays : situées près de Bangalore, dans l’Etat du Karnataka (sud-ouest), elles emploient 6.400 personnes et disposent d’une capacité cumulée de production annuelle de 310.000 véhicules. La suspension des opérations a été décidée dès dimanche mais elle n’est entrée en application que ce lundi, a expliqué un porte-parole de Toyota à Tokyo, qui a précisé que personne n’avait été blessé lors de cette agitation. Il a souligné que le groupe espérait pouvoir redémarrer la production dès que les conditions le permettraient. « La direction et le syndicat (des deux usines) négocient un cahier de revendications depuis dix mois. Comme aucun accord bilatéral n’a pu être atteint, l’administration du Travail de l’Etat du Karnataka a organisé sept réunions tripartites pour tenter de trouver un accord. Ces efforts de conciliation n’ont pas abouti », a détaillé Toyota dans son communiqué.  Le constructeur a précisé que les troubles observés dans ses deux usines avaient eu lieu « à l’instigation du syndicat » des travailleurs locaux et parallèlement à ces négociations. « Dans ce contexte, l’entreprise n’a d’autre choix que de déclarer le lock-out des usines, pour garantir la sécurité de ses employés et de l’équipe de direction », a conclu Toyota.  Un autre constructeur japonais actif en Inde, Suzuki, avait vu ses opérations fortement perturbées dans ce pays il y a 20 mois à cause de troubles sociaux, autrement plus violents. Une émeute avait éclaté en juillet 2012 dans l’usine de Manesar, exploitée par la filiale du groupe nippon, Maruti Suzuki, à la suite d’un différend entre un ouvrier et un contremaître. Plusieurs centaines d’ouvriers avaient attaqué des cadres avec des barres de fer, incendié et détruit des équipements. Le directeur du personnel avait été tué et une centaine de cadres blessés, dont plusieurs grièvement. Maruti Suzuki avait ensuite annoncé le licenciement d’au moins 500 ouvriers sur les 1.500 permanents employés dans l’usine, qui avait dû rester fermée plus d’un mois.

 

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