Archive pour le Tag 'incompétent'

Revenu universel du travail : une réflexion de paresseux et d’incompétent

Revenu universel du travail : une réflexion de paresseux et d’incompétent

 

Une étude récente d’Allianz vient de démontrer que les Français sont bon derniers en Europe en matière de culture financière qu’il s’agisse de la gestion de leurs finances personnelles, de crédits ou encore d’épargne. D’une façon plus générale cette incompétence concerne l’ensemble du champ économique. Une insuffisance évidemment dramatique car elle permet de donner un écho favorable à toutes les orientations démagogiques. D’après les promoteurs du revenu universel,  le travail serait appelé à disparaître remplacé par la diffusion du numérique, des algorithmes et des robots. Du coup, le pouvoir d’achat serait assuré par le versement à tous les Français d’un revenu minimum qui varie de 600 € à 1000 € selon les propositions soit 400 à 700 milliards. Une paille ? Évidemment se pose la question du financement étudié de manière aussi superficielle que le phénomène d’évolution structurelle de la nature et de la quantité du travail. Il suffira de taxer les robots voire même de leur donner une responsabilité civile comme le propose Benoît Hamon. Bref l’irréalisme, l’utopie et la fumisterie. La plupart de ceux qui proposent ce revenu pour compenser la fin du travail n’ont évidemment jamais mis les pieds dans le monde productif, il n’en qu’une connaissance concrète approximative des réalités socio-économiques du monde de l’entreprise. C’est le cas de tous les politiques qui n’ont jamais travaillé ailleurs que dans des fonctions électives. Bref les oligarques qui ont transformé cette fonction élective en métier. Même observation aussi pour nombre d’économistes dont les avis sont d’ailleurs complètement contradictoires. Ce qui n’est guère surprenant car l’économie n’est pas une science exacte surtout dans une période caractérisée par des mutations systémiques complexes qui exigent d’articuler les problématiques économiques, financières, technologiques, sociales, environnementales et sociétales. S’il est clair que la numérisation et la robotisation vont continuer d’affecter les conditions de production et de l’emploi, il est tout aussi évident que les emplois voient vont évoluer dans leur nature. On oublie souvent de dire que la moitié des produits qui seront consommés en 2050 sont aujourd’hui inconnus. On ne connaît pas leur nature et forcément leurs conditions de production. Il faut quand même noter que les pays qui se sont le plus robotisé sont aussi ceux qui connaissent la meilleure situation d’emploi : l’Allemagne par exemple. Mais ceci est également lié aux conditions économiques et sociales générales. On oublie de la même manière de dire que si le travail actuel est délocalisable, les robots le seront encore. On voit mal pourquoi des investisseurs maintiendraient de production dans des pays qui seraient surtaxés. Les projections de la plupart des organismes de prospective sont tout à fait aléatoires et très contradictoires dans ce domaine aussi complexe. Certains prévoient la suppression de millions d’emplois. Parmi la somme d’études sur la question, l’une peut spécialement mériter de retenir l’attention. Dénommée « Penser l’emploi autrement », elle émane du Lab’Ho, un think tank du groupe Adecco. Elle a été dirigée par Tristan d’Avezac, expert des questions d’emploi et d’accompagnement des transitions. Ce rapport dresse un état des lieux très complet des transformations qui sont à l’œuvre: le développement rapide des formes particulières d’emploi (CDD, intérim) ; le regain du travail indépendant, avec le développement du statut d’auto-entrepeneur et l’essor des plateformes dites « collaboratives », style Uber ; l’émergence des statuts « hybrides », tels le portage salarial et les coopératives ; les groupements d’employeurs, etc. Il constate aussi que la révolution numérique va entrainer une « disparition des collectifs de travail traditionnels » et que le risque d’isolement des travailleurs de l’économie numérique est bien réel. A l’instar du WEF, l’étude plaide pour une rapide mutation de la formation vers des compétences « digitales et comportementales ». L’étude du cite un rapport du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) sur l’évolution de l’emploi à l’horizon 2030 qui identifie « trois grandes tendances de réallocation des emplois entre secteurs porteurs et en déclin ». Ainsi, les emplois d’utilité collective et des services à la personne connaîtraient une certaine croissance. En revanche, le déclin frapperait «l’emploi industriel fortement impacté par la concurrence internationale ». Enfin, il y aurait une stabilité des secteurs d’intermédiation et de la construction. In fine, le rapport du CAS conclut que, si le bilan en termes d’emploi est positif avec près de 1,8 million d’emplois créés, d’importants mouvements « de réallocations sectorielles auront lieu, nécessitant un système de formation adapté à la hausse des qualifications et à l’orientation davantage servicielle des métiers ». Si la problématique de la disparition du travail apparaît en France ce n’est sans doute pas par hasard, c’est lié à la capacité des pouvoirs publics à mettre en place les conditions économiques générales pour favoriser la croissance et l’emploi. Ceux qui pronostiquent la fin du travail font ainsi l’impasse sur les facteurs explicatifs du chômage en France car cela remettrait en cause trop de tabous. La fin du travail et son remplacement par le revenu universel sont donc le produit de responsable paresseux autant qu’incompétent.

Pôle emploi : incompétent sur le chômage (Cour des comptes)

Pôle emploi : incompétent sur le chômage (Cour des comptes)

Pôle emploi incompétent pour retrouver un emploi aux chômeurs. Plusieurs facteurs explicatifs. Le fait d’abord que les agents de pôle emploi ne passent pas assez de temps avec les chômeurs et que les propositions d’emplois figurent déjà sur d’autres sites. Enfin sans doute surtout parce qu’on peut comprendre qu’un fonctionnaire ait un peu de mal à bien percevoir la problématique d’un salarié du privé. L’organisme est donc de moins en moins capable de rapprocher les candidats à l’embauche et les entreprises qui continuent de recruter.  Le taux brut de retour à l’emploi des inscrits à Pôle emploi est passé de 5,3% à 3,8% entre 2008 et 2013. Celui du retour à un emploi durable - c’est-à-dire en CDI, en CDD de plus de six mois, dans la fonction publique ou par la création d’une entreprise – n’était plus que de 2,5% en 2013, contre 3% deux ans plus tôt. La part des chômeurs inscrits depuis plus d’un an est passée de 40% à près de 43%. Parallèlement, le nombre d’annonces collectées par Pôle emploi a chuté: 2,6 millions seulement en 2014, contre 3,6 en 2007. Les offres non pourvues représentent 16% du total contre 7,3% en 2008. Quant aux mises en relation entre demandeurs d’emploi et entreprises, elles débouchent de moins en moins sur des embauches.  Si la Cour des comptes « approuve pleinement » le choix de Pôle emploi de différencier depuis 2012 ses services en fonction du profil des chômeurs, elle critique l’ampleur des moyens alloués à l’accompagnement « renforcé », qui permet de suivre plus étroitement les personnes les plus éloignées de l’emploi. « Le risque est réel de voir Pôle emploi évoluer vers un appui à une petite partie des demandeurs, au détriment de sa fonction d’intermédiaire sur le marché du travail », juge le rapport. L’accompagnement renforcé « ne rassemble qu’environ 10% du total des demandeurs d’emploi (…), pointent les auteurs, mais mobilise 20% des conseillers référents. » Cette stratégie aurait des conséquences négatives sur la capacité de Pôle emploi à prospecter auprès des entreprises. Les offres collectées par l’opérateur auraient « vocation à être prioritairement mises au service des demandeurs d’emploi suivi de façon renforcée », d’où un grand nombre de contrats aidés. « Pôle emploi devient le représentant auprès des entreprises des demandeurs d’emploi les moins autonomes », estime le rapport. Pour les autres chômeurs, l’organisme se contenterait d’agréger des offres publiées ailleurs.  La Cour des comptes se montre d’autant plus critique envers l’importance donnée à l’accompagnement renforcé qu’il remplit mal, selon elle, ses objectifs. « 75% des demandeurs d’emploi [qui le suivent] n’ont bénéficié que de quatre contacts ou moins en six mois avec leur conseiller », ce qui inclut des entretiens, mais aussi de simples échanges par téléphone ou par e-mail. Si le dispositif est destiné aux personnes les plus éloignées de l’emploi, qui concentrent souvent d’autres problèmes - santé, formation, logement… -, il est celui « qui présente la plus faible proportion de demandeurs d’emploi de longue durée », au chômage depuis plus d’un an. Tout type d’accompagnement confondu, la fréquence des contacts entre les conseillers et les demandeurs d’emploi diminue d’ailleurs à mesure que la personne s’enfonce dans le chômage.   Les Sages concentrent aussi leurs critiques sur le peu de temps passé par les salariés de Pôle emploi à démarcher les entreprises. Les conseillers ne consacrent que 12% de leur travail aux employeurs et seulement 2% à la prospection et aux visites. 56% du temps sert à l’accueil des demandeurs d’emploi et 63% à l’accompagnement. Loin d’être une priorité, les relations aux entreprises seraient même devenues une « variable d’ajustement ». La Cour des comptes regrette que ces tâches ne soient pas sanctuarisées dans le planning des nouveaux embauchés, comme cela est fait pour le temps dédié à l’accompagnement. « Ces évolutions ont contribué à affaiblir le lien avec les entreprises et à fragiliser l’expertise par Pôle emploi du marché du travail », déplorent les auteurs. Depuis quelques années, l’opérateur expérimente des services dédiés aux relations avec les recruteurs dans certaines agences. Mais « il n’est pas démontré que la mise en place d’un nombre limité de conseillers spécialisés est préférable », et cette organisation « ne résout pas la question centrale de la connaissance du marché du travail par les conseillers qui s’occuperont exclusivement des demandeurs d’emploi ».  Plus largement, la Cour des comptes juge que le temps de travail des conseillers n’est pas utilisé efficacement. Trop « dispersés », ils consacrent 22% de leur temps à « des activités de gestion et de management ». 24% des agents ne sont pas directement en contact avec le public. La part attribuée à l’accompagnement des chômeurs, « qui est pourtant une priorité », est inférieure à 30%, soit 10 375 équivalents temps pleins en 2013 sur un total de 50 855. Alors que les agents dénoncent depuis plusieurs années une très forte souffrance au travail, le rapport rappelle enfin l’absentéisme élevé des salariés de Pôle emploi, avec près de 25 jours par an et par personne, contre 12 jours dans la fonction publique d’Etat et 14 jours dans la fonction publique territoriale.

(Avec l’Express)

Sondage Hollande : sympa mais incompétent en tout

Sondage  Hollande : sympa mais incompétent en tout

.

Sur 971 personnes interrogées le 2 et 3 janvier, 56% disent du président qu’il est sympathique mais seulement 37% le jugent courageux, 31% compétent et 26% capable de prendre les décisions qui s’imposent. (Selon un sondage BVA publié par Le Parisien Dimanche. Les sondés ne sont que 24% à estimer qu’il dit la vérité aux Français et qu’il sait où il va et 15% qu’il est solide et a de l’autorité. Au total, 71% des personnes interrogées disent avoir une mauvaise opinion de François Hollande contre seulement 27% d’un avis contraire. Elles sont 72% à ne pas faire confiance au chef de l’Etat pour redresser la situation de l’emploi, pourtant élevée au rang de priorité numéro un par le président lors ses voeux du 31 décembre aux Français. La même défiance est enregistrée pour la dette et les déficits publics (71%) ou les impôts (74%). Même en matière de politique étrangère, jusqu’ici secteur où François Hollande a montré le plus de détermination et d’autorité, 53% des sondés disent ne pas lui faire confiance.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol