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Écriture inclusive ou comment tuer définitivement la langue française (Denise Bombardier)

Écriture inclusive ou comment tuer définitivement la langue française (Denise Bombardier)

Dans une  tribune du JDD, l’écrivaine québécoise  Denise Bombardier  estime que écriture inclusive est la meilleure façon d’achever la langue française.

« Au Québec, quelques irréductibles ultra-idéologisés ont débarqué dans le décor pour féminiser cette langue machiste qu’est le français. Des trolls s’excitent devant cette tâche révolutionnaire sur les réseaux sociaux et deux jeunes juristes viennent de publier une Grammaire non sexiste de la langue française (M Editeur). Ils prônent une féminisation générique en soutenant que cela permettrait aux hommes d’expérimenter la discrimination que les femmes subissent depuis des siècles. Tout en regrettant que cette féminisation n’inclue pas les personnes transgenres, ce qui nécessitera une suite à leur œuvre de salubrité publique. Pendant ce temps, une majorité de Québécois francophones estiment que le vrai combat pour l’égalité des sexes passe par des actions autrement plus concrètes. Le pragmatisme anglo-saxon correspond davantage à notre culture. Le combat pour l’écriture inclusive est la meilleure façon d’achever le français. Notre langue est suffisamment accablée par l’anglomanie galopante, en France en particulier, pour qu’on ne tente pas de résister aux tirs des fondamentalistes féministes, cette excroissance pathologique du féminisme. La langue inclusive souffre de plusieurs maux, dont le premier, et non le moindre, est qu’elle ne peut être parlée sans être ridicule, enlaidie et besogneuse. Comment l’enseigner à des enfants qui peinent à écrire des mots simples ne ressemblant pas aux formules géométriques de la novlangue? Qui veut lire un texte bourré de mots comportant des points milieux tels que les « électeur·rice·s » ou les « intellec­tuel·le·s »? Quelques Québécoises, et je suppose quelques Françaises aussi, souhaitent aller plus loin encore en changeant le genre des mots. Le vagin, réservé aux femmes, on en conviendra, devrait se dire « vagine » et le clitoris « clitorisse ». On n’arrête pas le progrès. On ne peut pas créer un genre neutre en français, mais les Québécois ont réglé depuis longtemps le problème. Peu importe ce qu’en pensait l’Académie française, le mot « écrivaine », par exemple, a été adopté en douceur. « Mais le ‘vaine’ de l’écrivaine ne vous ennuie pas? », m’a demandé un jour un intellectuel germanopratin, foulard de soie au cou. « Pas plus que le ‘vain’ de l’écrivain ne vous agace », ai-je répondu. Ce débat sur l’écriture et l’académisme de la langue est réservé au Québec à de petites chapelles. On dirait, dans notre langue, qu’il n’a rien pour nous exciter le poil des jambes. Le vrai combat demeure la protection du français face à la langue anglaise. Depuis des décennies, l’anglicisation s’est glissée insidieusement dans l’esprit des nouvelles générations. Chez les chanteurs français, en particulier, qui chantent en anglais mais pour un public français puisqu’ils n’arrivent pas à faire carrière aux Etats-Unis. Céline Dion est la seule francophone à s’être imposée sur la planète entière. Chaque génération cherche à s’émanciper de la précédente. Le féminisme, cause noble et juste, est revendiqué par ceux qui souhaitent créer le buzz, comme disent les réseaux sociaux. Déconstruire le français, le désexer pour parler dru, est la dernière nouveauté. Elle correspond à notre monde d’apparences, elle a des relents de vertu et de rectitude politique. Tous ces éléments qui nous donnent bonne conscience révèlent notre impuissance à résoudre les problèmes graves auxquels nous faisons face. En nous déchirant sur les mots plutôt qu’en renversant les inégalités entre hommes et femmes, l’on s’illusionne et se distrait. Une philosopheuse, une rectrice ou une « vagine » sont des hochets pour enfants. Ils maintiennent les femmes dans une fausse autonomie. C’est en occupant les fonctions jadis réservées aux hommes que les femmes se libèrent. Le vocabulaire suivra. »

Fin de l’écriture inclusive, ce péril mortel, pour l’administration

 

 

Fin de  l’écritureinclusive, ce péril mortel,  pour l’administration

Fin de bégaiement cérébral qui instrumentalise l’orthographe pour servir la cause féministe. Si le Premier ministre autorise la féminisation des fonctions par contre il renvoie dans le monde du gadget l’écriture inclusive pour les textes de l’administration. Édouard Philippe a donné consigne à ses ministres, dans une circulaire à paraître mercredi dans le Journal officiel, de bannir des textes administratifs, l’écriture dite «inclusive. Après la féminisation forcenée et souventt ridicule des substantifs concernant  des professions et fonctions, c’est cette fois l’écriture inclusive qui est condamnée par le Premier ministre et aussi par  l’académie française. Cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans «mes ami·e·s», pour le rendre «visible». Le «point milieu», ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme «lycéen·ne» comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin. Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s’imposer comme norme», l’Académie française a  élevé à l’unanimité une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. L’Académie française considère que devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.». Membre de l’Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié début octobre au Figaro à quel point l’écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française. «C’est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d’une sorte de bégaiement cérébral», indiquait-il.

 

Écriture inclusive : «péril mortel»

Écriture inclusive : «péril mortel»

 

 

 

Après la féminisation forcenée et souvenait ridicule des substantifs concernant  des professions et fonctions, c’est cette fois l’écriture inclusive qui est mise en cause par l’académie française. Cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans «mes ami·e·s», pour le rendre «visible». Le «point milieu», ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme «lycéen·ne» comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin. Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s’imposer comme norme», l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. L’Académie française considère que devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.». Membre de l’Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié début octobre au Figaro à quel point l’écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française. «C’est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d’une sorte de bégaiement cérébral», indiquait-il.

 

Anne Hidalgo : « La ville inclusive » un concept démentiel !

Anne Hidalgo : « La ville inclusive » un concept démentiel !

 

Anne Hidalgo développe dans une interview à la Tribune un concept complètement démentiel d’aménagement du territoire «  la ville inclusive ». En fait un plaidoyer pour une concentration urbaine de plus en plus folle qui serait compatible avec la qualité de vie mais aussi en fait avec le business et la société de consommation. Aujourd’hui, la planète a dépassé les 7 milliards d’habitants et, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, plus de 50 % de la population vit dans des villes ; en Europe, le chiffre atteint 77 %. En 2030, sur 8,3 milliards de personnes, on estime que près de 5 milliards vivront dans des zones urbaines.  Et pourtant pour la maire de Paris les villes plus de plus en plus grandes sont la solution. Contre  le Réchauffement climatique, et  les inégalités. Bref le productivisme, la société de consommation avec un coup de peinture verte socialisante  dans des espaces de plus en plus réduits .Un charabia  socialo-écolo-productiviste.

Interview :

 

On observe une convergence de tous les grands défis mondiaux dans les villes : lutter contre le changement climatique, combattre les inégalités, c’est une responsabilité commune des grandes métropoles. Qu’en dit la présidente du C40?

Au sein du C40, qui rassemble les 85 plus grandes métropoles du monde, je constate une accélération de la convergence dont vous parlez. Entre la lutte contre le dérèglement climatique et la lutte contre les inégalités, il y a un lien évident, en particulier dans les grandes villes qui concentrent à la fois les problèmes et leurs solutions. C’est une prise de conscience mondiale que j’ai observée pendant la COP21 en rassemblant à Paris 1000 maires du monde et qui s’est confirmée à Quito lors de la conférence Habitat III, qui a mis l’accent sur les enjeux d’inclusion sociale et de résilience.

Quelles en seront les grandes lignes ?

Il ne faut pas considérer chaque problème indépendamment des autres, mais au contraire faire converger les agendas. C’est un plan global qui mêle stratégie urbaine, architecturale, environnementale et sociale. Il faut que toutes ces stratégies convergent, comme cela s’est vu à Medellín, une ville qui est un vrai modèle en la matière. Medellín a réussi à résoudre son immense problème de criminalité grâce à l’innovation sociale et en désenclavant ses quartiers défavorisés. Elle témoigne du fait qu’une ville peut sortir de la violence par l’inclusion. Pour porter une telle stratégie, il faut bien sûr avoir une vision à long terme, car rien ne peut se faire à l’échelle d’une métropole sans la durée. À Paris, cela fait quinze ans qu’une majorité municipale progressiste a donné de la stabilité politique à ce territoire, pour tenir les engagements pris : mieux circuler, mieux respirer, mieux vivre ensemble, tout en assurant le développement économique.

Sur la transition énergétique, que fait Paris, ville de la COP21 ?

En tant que ville hôte de la COP21, Paris a une responsabilité particulière. Elle se doit d’être exemplaire et de donner l’impulsion. C’est ce que nous n’avons eu de cesse de faire ces douze derniers mois. Mes adjoints Célia Blauel et Ian Brossat ont lancé le plan Eco-rénovons Paris, qui a pour objectif la rénovation thermique de 1000 immeubles privés. Nous avons déployé plus de 700 bornes de recharge pour les véhicules électriques sur notre territoire et sommes passés à la deuxième étape de notre plan de restriction de circulation pour les véhicules les plus polluants.

Le Brexit est-il une occasion pour attirer plus d’investissements, hier concentrés à Londres ?

Je pense qu’il faut orienter cette ambition vers un point fort de Paris : la finance verte. Je veux que notre ville devienne la place qui va permettre l’accélération de la transition énergétique. Nous sommes déjà très bien positionnés dans ce domaine, grâce à la présence en France de toutes les grandes entreprises les plus innovantes dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des déchets ou du bâtiment.

Paris peut-elle être une ville plus attractive dans un contexte de concurrence internationale, sans exclure socialement ? À Londres par exemple, une ville très prisée des investisseurs, les habitants ont subi une très forte inflation immobilière, entre 2011 et 2015…

Sur le logement, Paris et Londres ont suivi ces dernières années des trajectoires très différentes. Les Londoniens ont effectivement subi l’aggravation de l’inflation immobilière, et beaucoup ne peuvent tout simplement plus vivre à Londres. C’est d’ailleurs en partie sur ce thème que le nouveau maire progressiste de Londres, Sadiq Khan, a été élu. Par ailleurs, l’émergence de la métropole du Grand Paris sera prépondérante pour desserrer l’étau sur le marché du logement parisien, et développer l’offre de façon plus harmonieuse sur le territoire métropolitain.

L’encadrement des loyers est aussi une mesure importante, censée redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes vivant dans la capitale…

Je crois profondément à l’encadrement des loyers. À mon sens, il faut même faire en sorte que cette mesure profite à davantage de zones tendues, et surtout qu’elle soit maintenue, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle de 2017 ! En même temps, nous ne voulons pas brider l’investissement locatif. C’est pourquoi nous avons engagé en parallèle un travail avec le secteur immobilier et les propriétaires, et mis en place un dispositif incitatif nommé « Multiloc’ », qui intéresse financièrement les agences immobilières et les propriétaires à remettre leurs logements sur le marché.

Une ville inclusive ne se caractérise pas que par sa politique de logement, même si ce secteur est celui qui pèse le plus sur le budget des ménages…

Il faut agir sur tous les leviers. En matière de politique familiale par exemple, nous devons jouer un rôle important pour inclure le plus possible. Paris est le premier département de France en matière d’offres d’accueil pour la petite enfance : 50 % des demandes sont satisfaites, contre 19 % en moyenne dans l’Hexagone. Nous nous attelons à développer un large service de gardes de jeunes enfants sur ce marché qui est très tendu, tout comme nous maintenons une politique tarifaire favorable dans les cantines scolaires. La réforme des rythmes éducatifs a aussi eu un vrai rôle en matière d’égalité des enfants et des familles. La fermeture des voies sur berge rive droite a fait beaucoup de remous. L’opposition vous accuse de vouloir fermer Paris aux voitures ?

On observe sur ce sujet un mouvement général. À Stockholm, Bruxelles, Londres, New York, Bogotá, Séoul, sur tous les continents, les grandes villes cherchent à faire baisser le trafic automobile. Quand j’entends la droite parisienne affirmer sans rire que moins il y a de voitures, plus il y a de pollution, je me demande de quel côté sont les idéologues…

Les leviers pour agir sont les mêmes partout : il faut développer les alternatives, puis pincer les entrées de villes et de centre-ville, pour les réserver aux circulations douces (bicyclettes, transports en commun propres, voies dédiées aux véhicules électriques…). Les résistances sont toujours les mêmes, mais je me réjouis de voir la majorité des Parisiens – et plus encore les Parisiennes – nous dire à quel point elle est satisfaite de ces mesures.

Sur les sujets de la pollution de l’air et du climat, nous sommes au pied du mur. Y compris à Paris. Même avec une hausse des températures limitée à 2 °C, nous n’y arriverons pas sans créer des puits de carbone et aménager les bords de Seine, cela fait partie des mesures d’adaptation de la ville.

Le fait que la Région, à travers le STIF (Syndicat des transports d’Île-de-France), qui gère les transports en commun, soit d’une autre majorité politique ne constitue-t-il pas un obstacle pour coordonner l’amélioration de l’offre de transports alternatifs, et diminuer le recours à la voiture individuelle ?

Je ne comprends pas l’attitude de la Région. Je le dis à Valérie Pécresse : arrêtons d’opposer Paris à sa banlieue. La Ville de Paris verse 383 millions d’euros au STIF chaque année, dont 100 millions d’euros de péréquation pure. Paris a financé presque seule la première ligne de tramway, alors que plus de 50 % de la fréquentation des tramways est le fait des Franciliens. Paris a été à l’initiative, avec le secteur privé mais là encore sans la Région, de dispositifs tels que Vélib’, avec des vélos bientôt électriques et étendus à l’échelle de la Métropole, ou encore d’Autolib’, qui est déjà métropolitain et s’étend à présent à plusieurs communes de grande couronne. Paris contribue à l’extension de la ligne 11 et d’Éole. Et avec le Grand Paris des transports, on va ouvrir la ville au-delà de la frontière du périphérique, pour tous les Franciliens.

La rive droite sur le plan de l’air et de l’environnement, mais aussi sur le report du trafic sur d’autres axes de circulation ?

Nous pouvons d’abord nous fonder sur les résultats de la rive gauche, piétonne depuis trois ans.  D’ici à quelques mois, je ne doute pas qu’une vision commune finira par être partagée sur la question des voies sur berge rive droite, comme ce fut le cas, finalement pour la rive gauche. Nous venons de créer un formidable corridor écologique, un grand parc naturel au milieu de la ville. La végétalisation et la création d’activités de loisirs permettront aux Parisiens de se réapproprier leur fleuve. Quoi de plus rassembleur ?

Avez-vous des projets pour développer les transports sur la Seine ?

Bien sûr ! Certes, l’expérience Vogueo conduite par le STIF n’a pas été un succès, mais on aurait dit qu’elle avait été montée pour que cela ne fonctionne pas. Avec Patrick Ollier, le président de la Métropole, nous souhaitons que cela soit relancé. Je partage avec lui beaucoup de convictions à ce sujet et il a écrit à Valérie Pécresse pour la sensibiliser. Enfin, d’ici le printemps, des Sea Bubbles [des bateaux électriques sur patin volant sur l'eau], une invention du navigateur Alain Thébault, vont faire leur apparition sur la Seine. Je suis heureuse d’avoir été l’une des premières à soutenir ce projet et d’avoir proposé que ces véhicules sans émission polluante soient expérimentés à Paris plutôt qu’ailleurs. Les Sea Bubbles sont un très bel exemple de notre capacité à imaginer et à concevoir les mobilités de demain.




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