Archive pour le Tag '«incivilités»'

SCHIAPPA : incivilités et tolérance zéro !!!

SCHIAPPA : incivilités et tolérance zéro !!!

 

 

La ministre déléguée auprès de Gérald Darmanin dont on ne sait pas trop à quoi elle sert s’est  saoulée de mots lors d’un déplacement à Deauville dans le Calvados à propos de l’insécurité. D’abord on peut évidemment discuter  du choix du terrain ,Deauville,  qui n’est sans doute pas très représentative des agglomérations tourmentées par les quartiers sensibles et ou hors de l’État de droit. On pourrait aussi discuter du concept de terrain qui se réduit  à une visite dans une préfecture ou une sous-préfecture. La sous ministre à repris à son compte le vocabulaire malheureux et même scandaleux de Macon qui qualifie d’incivilités les crimes et attentats récents contre les représentants du service public.

 

Une manière de sous-estimer les faits. Il est clair qu’on ne que nous ne sommes plus dans le domaine de l’incivilité quand il s’agit de meurtre délibéré voire organisé. Schiappa s’est engagée à donner « davantage de moyens » aux forces de l’ordre sur le terrain.

« Je suis venue leur adresser un message (…) de soutien, de reconnaissance et de remerciement pour cet engagement », a-t-elle déclaré au micro de BFMTV et RMC, en parlant des différents services de police déployés sur place.

Endossant le costume de binôme du premier flic de France, l’ex-secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes a salué des forces de l’ordre « remarquablement engagées, professionnelles, organisées », « qui protègent la population et qui protègent les familles qui viennent en vacances ».

Et l’ancienne élue socialiste de relayer l’exigence de « tolérance zéro » d’Emmanuel Macron face à la délinquance, édictée mardi lors de son interview au 20H de TF1:

« Ce n’est pas une question d’occuper le terrain, je crois que c’est une question (…) d’être présents aux côtés des forces de l’ordre. (…) Le président de la République a dit qu’il souhaitait une ‘tolérance zéro’ vis-à-vis de ces actes, le Premier ministre Jean Castex a rappelé son ambition que les ministres s’engagent très concrètement. (…) Ma présence à Deauville, elle a cette même signification. »

Incivilités ou meurtres , ou le choix sémantique lamentable de Macron

Incivilités ou meurtres , ou le choix sémantique lamentable de Macron

Incivilité, le mot utilisé par Macron à propos des meurtres récents ( une policière écrasée, un chauffeur de bus battu à mort sans parler de la tentative de meurtre d’un pompier).  Un vocable qui passe très mal au sein des forces de l’ordre après la mort de la gendarme tuée par un chauffard près d’Agen, le lynchage du chauffeur du Tram’bus de Bayonne, le pompier blessé par balle à Étampes ou encore la jeune femme démembrée après avoir été traînée sur 800 mètres par une voiture à Lyon.

Dans les rangs de la police, tout le monde est interloqué. «Le mot d’incivilité traduit une euphémisation du réel alors qu’un processus d’ensauvagement est en train de métastaser le pays, s’indigne Patrice Ribeiro, patron de Synergie officiers. Beaucoup ont été surpris, car, avec tous les communicants qui entourent le chef de l’État, on peine à croire que ce mot ait été prononcé par inadvertance. C’est incompréhensible, quand on constate que la moindre altercation finit au couteau et que les vidéos de violence saturent les réseaux sociaux.» Considérant que «le régalien a toujours été l’angle mort du macronisme», ce responsable syndical prévient: «Que le président de la République s’empare du sujet est une bonne chose, mais qu’il le fasse de manière moins décalée.»

 «En parlant d’incivilités, Emmanuel Macron fait penser aux “sauvageons” de Chevènement quand celui-ci faisait allusion aux voyous des cités, tacle Frédéric Lagache, délégué général d’Alliance-police nationale (gardiens et gradés). Ce genre de propos fait craindre que nos responsables politiques ne soient plus dans la réalité, qu’ils deviennent “hors sol” en mettant au même niveau et en banalisant les infractions, les délits et les crimes. Quand on tue un gendarme ou un policier, c’est un acte criminel qui n’a rien à voir avec un tapage nocturne, ni un tag sur les murs. Au sommet de l’État, on ne fait plus le distinguo au moment même où il s’agit de sanctuariser le principe de la prison pour ceux qui ciblent l’uniforme. C’est aux criminels d’avoir peur, sinon, c’est l’impunité et on en arrive à massacrer des chauffeurs de bus et des jeunes femmes dans la rue»

Les forces de l’ordre, où règne l’incompréhension après la remise en liberté d’au moins 7000 détenus depuis le confinement, craignent que la sémantique présidentielle envoie un bien mauvais message à des magistrats déjà taxés de «laxisme». «Nous sommes dans une période de flambée de violences où il est capital de bien nommer les choses, renchérit David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale. Les actes atroces que la France vient de connaître sont très mal vécus par la population qui ne trouve plus dans les responsables politiques des interlocuteurs qu’ils jugent à la hauteur. Une simple erreur de langage peut annuler le message fort de retour du régalien, qui vient d’intervenir avec la nomination de Gérald Darmanin, et de la remontée du ministère de l’Intérieur à la 7e place du gouvernement, à hauteur de la Justice.»

Lors de son entretien, Emmanuel Macron a promis d’être «intraitable» et affiché sa détermination en évoquant une «tolérance zéro». Las, ce discours de fermeté a trébuché sur l’emploi d’un mot fort maladroit que le chef de l’État pourrait, désormais, bannir de son vocabulaire.

Chauffeur de bus battu à mort, Pompier agressé ,: des «incivilités» pour Macron

Chauffeur de bus battu à mort, Pompier agressé ,: des  «incivilités» pour Macron

Une réaction vraiment surréaliste et même indigne de Macron à propos des crimes commis récemment, le chauffeur de bus battu à mort, cette policière écrasée, le pompier touché par balle etc. Macron s’est  contenté de dénoncer des » incivilités ». Un terme complètement inapproprié quand il s’agit de crimes. La preuve sans doute que Macron n’est pas prêt à mettre en œuvre une politique de sécurité à la hauteur des menaces actuelles. «Nous prendrons toutes les dispositions pour que la réponse judiciaire soit rapide et au rendez-vous de ces incivilités. (…) Nous ne pouvons pas accepter – et je n’accepterai pas – dans notre pays que ces incivilités deviennent une habitude», a-t-il assuré. «La sécurité, au quotidien, c’est ce qui garantit l’ordre public, l’ordre républicain, c’est-à-dire la vraie liberté», a-t-il conclu.

Dans la foulée de son intervention, plusieurs voix se sont immédiatement élevées, notamment à droite, pour dénoncer le choix des mots du président de la République. «Emmanuel Macron interrogé sur le meurtre d’un gendarme, l’agression ultra-violente d’un chauffeur de bus et des tirs contre un pompier parle par 2 fois ‘d’incivilités’. Ce laxisme lexical conduit inévitablement au laxisme judiciaire», s’est notamment indigné le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, sur son compte Twitter.

La vérité c’est que Macron veut fermer les yeux depuis toujours sur la barbarie émanant surtout des quartiers sensibles notamment de banlieues. Faut-il rappeler qu’il a enterré devant les médias le plan banlieue de Borloo, l’humiliant même en public. En fait,  Macron depuis le début de son mandat ignore totalement ces réalités sociétales qui menacent non seulement la sécurité mais aussi la république. Car il s’agit bien d’attaque contre la république quand on vise des représentants particulièrement en charge de l’intérêt général.

 

 




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