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Comment prévenir les incendies de forêt ?

Comment prévenir les incendies de forêt ?

L’été 2022 a été marqué par un nombre élevé d’incendies de grande ampleur. Des territoires d’ordinaire peu concernés comme la Bretagne, l’Allemagne ou la République Tchèque sont touchés. En Gironde, 20.000 hectares de surface forestière ont été détruits dans deux feux hors normes qui ont duré plus d’une semaine malgré des moyens de lutte importants. La menace grandit, sous l’influence du changement climatique. Comment faire face ? Par Amélie Castro et Philippe Riou-Nivert (Centre national de la propriété forestière) dans la Tribune.

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Les massifs forestiers les plus exposés sont situés sur les sols les plus sensibles à la sécheresse. La région méditerranéenne, mais aussi le sud-ouest et l’ouest de la France sont concernés et le reste du pays n’est plus à l’abri. En Gironde, qui n’est pas un département associé à un risque d’incendie élevé, bien qu’il détienne le record annuel de départs de feux, la capacité naturelle des sols sableux à retenir l’eau est faible. La végétation du sous-bois (fougères, graminées, bruyères…) se dessèche rapidement et devient très combustible. À la moindre étincelle, elle s’enflamme. Le feu peut se communiquer aux arbres qui la surplombent et se transforme vite en incendie s’il y a du vent. Le relief et le manque d’accès compliquent la situation.

Il est indispensable de comprendre ces mécanismes pour définir une stratégie de prévention alors que les sécheresses s’annoncent plus fréquentes. Cette action du quotidien, peu visible, s’organise durant l’hiver et le printemps et s’inscrit dans le temps long.

Face au risque de feu, les forestiers évaluent la vulnérabilité de leurs forêts. Les résineux, notamment les pins, sont souvent mis en cause. Est-ce si simple que ça ? Certes, les arbres qui poussent dans des conditions sèches présentent plus souvent un risque de départ de feu. Pour autant, ils ne brûlent pas spontanément et ont même développé des mécanismes d’adaptation. C’est le cas du pin maritime, une essence forestière présente naturellement dans le sud et le sud-ouest de l’Europe. Ses caractéristiques (écorce épaisse…) lui assurent une certaine résistance aux feux de faible intensité.

Pour survivre et pousser, les essences doivent être adaptées au terroir. Dans les Landes de Gascogne, il faut qu’elles tolèrent à la fois la forte acidité naturelle des sols, l’excès d’eau en hiver et la sécheresse en été. Très peu d’essences supportent de telles contraintes. Après des décennies, les travaux de la recherche sont formels : il a été pour l’instant impossible de trouver des essences de substitution au pin maritime.

En forêt, la végétation est présente du sol à la cime des arbres et de parcelle à parcelle : les feuilles sèches au sol, les herbacées, les arbustes et les différents arbres. Dans les conditions climatiques de l’été 2022, un sous-bois dense ne peut pas maintenir la fraîcheur et l’humidité, deux conditions qui abaissent le risque incendie. Le sous-bois devient une masse combustible qui peut transformer un incendie en un véritable brasier. Il faut donc entretenir les forêts.

Pour ce faire, différentes techniques peuvent être mobilisées, en fonction du contexte. Les débroussaillements, les éclaircies et les élagages régulièrement pratiqués permettent de maîtriser le sous-bois, d’espacer nettement les cimes de la végétation au sol, en rompant l’homogénéité du massif forestier. Pour être efficaces, elles doivent atteindre une surface critique, ce qui suppose souvent l’association de propriétaires voisins. La question de leur coût et de leur prise en charge se pose. Les activités sylvopastorales en région méditerranéenne ont pu historiquement contribuer à entretenir les espaces forestiers. La forêt cultivée et entretenue dans les Landes de Gascogne est aussi une réponse de longue date, mise en place après les grands incendies des années 1940 qui virent aussi naître les premières assurances mutuelles.

Souvent présenté comme un moyen de limiter la vulnérabilité des forêts, le mélange des essences ne donne pourtant aucune certitude concernant un effet significatif sur la vulnérabilité au feu (le chêne vert est aussi inflammable que le pin). Cependant, les autres bénéfices, notamment écologiques, des mélanges sont nombreux et il est donc intéressant de les favoriser au sein du peuplement, en mosaïque ou en lisière, à condition de continuer à maîtriser la végétation. Par contre, la futaie irrégulière avec ses différents étages de végétation assure la continuité verticale et rend la forêt plus vulnérable en cas de risque élevé.

Accès pour les pompiers, pare-feu, points d’eau bien répartis et tours de guet font partie des équipements de prévention essentiels. Classé à haut risque depuis 1945, le territoire des Landes de Gascogne fait l’objet de travaux continus depuis plus de 70 ans. L’organisation de la Défense des Forêts Contre I’Incendie est spécifique et collective, animée par un réseau de sylviculteurs bénévoles dans leur majorité. Les Services Départementaux d’Incendie et de Secours et de la Sécurité Civile se sont appuyés sur les équipements de la DFCI. Même si le réseau n’a pas suffi pour contenir les feux attisés par la sécheresse et le vent, il a permis d’éviter les victimes et la plupart des dégâts aux habitations. Car les enjeux humains, notamment dans le Bassin d’Arcachon, sont bien plus importants qu’en 1945 et la protection des zones d’habitation a demandé des efforts considérables avec, sans doute, des arbitrages sur la répartition des moyens disponibles.

La question du risque de feux de forêt se pose à l’échelle du territoire. Plus de 90 % des départs de feu sont d’origine humaine et la densité de la population est un paramètre essentiel pour la sécurité des personnes et des biens mais aussi des forêts.

L’intensité des actions de débroussaillement doit être adaptée au risque de mise à feu. Il est plus fort le long des zones urbanisées et des infrastructures de transport routier ou ferroviaire. Les opérations doivent donc y être renforcées, jusqu’à créer des ruptures de combustible. Elles sont sous la responsabilité de différents acteurs : forestiers mais aussi communes, départements, gestionnaires d’infrastructures et résidents.

L’aménagement du territoire est un instrument de prévention à part entière. Les documents d’urbanisme doivent à ce titre intégrer le risque par des mesures spécifiques. Les obligations légales de débroussaillement permettent de limiter la vulnérabilité des interfaces entre forêt et habitations et servent à protéger la forêt mais aussi les maisons. Ces mesures d’autoprotection doivent être connues et intégrées par les résidents des zones à risques ; elles nécessitent de nombreuses actions d’information et de formation. Le partenariat entre les collectivités locales, les services de secours et les forestiers, privés et publics, est un élément clé pour la protection des territoires, à mener sur le long terme.

Il convient toutefois de rappeler que tirer des conclusions trop hâtives sur ces incendies, sur les essences ou sur les sylvicultures pratiquées négligerait le vrai sujet : l’accélération du changement climatique.

 

 

Société- Violences, rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

Société- Violences, rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

 

Selon BFM depuis le début de l’été, 25 individus ont été arrêtés en France car suspectés d’être pyromanes, à l’origine d’incendies en série. Contrairement à l’incendiaire, qui a un mobile lorsqu’il déclenche volontairement un feu, le pyromane répond uniquement à ses pulsions. Parmi ces 25 interpellations, quatre individus ont déjà reçu une condamnation et six ont été placés en détention provisoire.

Il est clair aussi que la large médiatisation de ces catastrophes participe aussi à la diffusion de cette criminalité. Il en est de même aussi les rodéos des petits drogués dans les quartiers. Là aussi, il y a contagion dans toute la France et des moyens complètement inadaptés face à ces débordements avec parfois aussi des conséquences criminelles.

On assiste aussi à une vague d’attaques de commissariats par des bandes de trafiquants de drogue mécontents  évidemment que la police perturbe leur petit commerce.

Bref , dans certains secteurs de la société ,  le pays aux abrutis et aux délinquants. Il est clair que de tels actes ne seraient pas tolérés dans les pays à régime autoritaire ; les délinquants souvent punis avant même de passer en justice. Mais les démocraties ont les faiblesses de leurs vertus. La régulation des délits et autres crimes y est complexe en raison des droits fondamentaux. Aussi du faite de la mollesse d’un pouvoir politique toujours attentif pour ne pas vexer certaine population même marginale .Plus généralement on constate un affaiblissement du rôle de l’État voir même une disparition

Les peines à cet égard prononcé contre les auteurs de ces délits – quand ils sont identifiés – sont en général insignifiantes et ne permettent pas de dissuader. Finalement, une sorte de prime à la bêtise et à la violence qui renforce le camp des abrutis.

On objectera sans doute que ces comportements marginaux sont heureusement  assez minoritaires, ils sont cependant suffisants pour pourrir la vie du reste de la population.

 

Violences, rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

Violences, rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

 

Selon BFM depuis le début de l’été, 25 individus ont été arrêtés en France car suspectés d’être pyromanes, à l’origine d’incendies en série. Contrairement à l’incendiaire, qui a un mobile lorsqu’il déclenche volontairement un feu, le pyromane répond uniquement à ses pulsions. Parmi ces 25 interpellations, quatre individus ont déjà reçu une condamnation et six ont été placés en détention provisoire.

Il est clair aussi que la large médiatisation de ces catastrophes participe aussi à la diffusion de cette criminalité. Il en est de même aussi les rodéos des petits drogués dans les quartiers. Là aussi, il y a contagion dans toute la France et des moyens complètement inadaptés face à ces débordements avec parfois aussi des conséquences criminelles.

On assiste aussi à une vague d’attaques de commissariats par des bandes de trafiquants de drogue mécontents  évidemment que la police perturbe leur petit commerce.

Bref , dans certains secteurs de la société ,  le pays aux abrutis et aux délinquants. Il est clair que de tels actes ne seraient pas tolérés dans les pays à régime autoritaire ; les délinquants souvent punis avant même de passer en justice. Mais les démocraties ont les faiblesses de leurs vertus. La régulation des délits et autres crimes y est complexe en raison des droits fondamentaux. Aussi du faite de la mollesse d’un pouvoir politique toujours attentif pour ne pas vexer certaine population même marginale .Plus généralement on constate un affaiblissement du rôle de l’État voir même une disparition

Les peines à cet égard prononcé contre les auteurs de ces délits – quand ils sont identifiés – sont en général insignifiantes et ne permettent pas de dissuader. Finalement, une sorte de prime à la bêtise et à la violence qui renforce le camp des abrutis.

On objectera sans doute que ces comportements marginaux sont heureusement  assez minoritaires, ils sont cependant suffisants pour pourrir la vie du reste de la population.

 

Rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

Rodéos, incendies, incivilités : le temps des abrutis

 

Selon BFM depuis le début de l’été, 25 individus ont été arrêtés en France car suspectés d’être pyromanes, à l’origine d’incendies en série. Contrairement à l’incendiaire, qui a un mobile lorsqu’il déclenche volontairement un feu, le pyromane répond uniquement à ses pulsions. Parmi ces 25 interpellations, quatre individus ont déjà reçu une condamnation et six ont été placés en détention provisoire.

Il est clair aussi que la large médiatisation de ces catastrophes participe aussi à la diffusion de cette criminalité. Il en est de même aussi les rodéos des petits drogués dans les quartiers. Là aussi, il y a contagion dans toute la France et des moyens complètement inadaptés face à ces débordements avec parfois aussi des conséquences criminelles.

On assiste aussi à une vague d’attaques de commissariats par des bandes de trafiquants de drogue mécontents  évidemment que la police perturbe leur petit commerce.

Bref , dans certains secteurs de la société ,  le pays aux abrutis et aux délinquants. Il est clair que de tels actes ne seraient pas tolérés dans les pays à régime autoritaire ; les délinquants souvent punis avant même de passer en justice. Mais les démocraties ont les faiblesses de leurs vertus. La régulation des délits et autres crimes y est complexe en raison des droits fondamentaux. Aussi du faite de la mollesse d’un pouvoir politique toujours attentif pour ne pas vexer certaine population même marginale .Plus généralement on constate un affaiblissement du rôle de l’État voir même une disparition

Les peines à cet égard prononcé contre les auteurs de ces délits – quand ils sont identifiés – sont en général insignifiantes et ne permettent pas de dissuader. Finalement, une sorte de prime à la bêtise et à la violence qui renforce le camp des abrutis.

On objectera sans doute que ces comportements marginaux sont heureusement  assez minoritaires, ils sont cependant suffisants pour pourrir la vie du reste de la population.

 

Landes : Des plantations industrielles trop sensibles aux incendies

 Landes : Des plantations industrielles  trop sensibles aux incendies 

Touchée par les incendies de cet été, la forêt des Landes n’est pas une vraie forêt mais une « usine » du XIXe siècle vouée à la monoculture du pin maritime, souligne l’écrivain et éditeur Hugues Jallon, dans une tribune au « Monde », estimant qu’il y a « autre chose à imaginer » que de replanter à l’identique.

 

Tribune. 

 

Enfant, quand j’allais à la mer en traversant la forêt des Landes dans la voiture familiale, je trouvais ce paysage bizarre : des arbres tous identiques avec leurs troncs droits comme des « I » et parfaitement alignés comme les tombes d’un cimetière militaire. J’ignorais tout de l’histoire et de la réalité présente de ce décor.

Plus tard, j’ai appris assez facilement (par Wikipédia et d’autres petites sources faciles d’accès) que cette forêt avait été plusieurs fois dévastée dans les années 1950 et qu’à la suite de cela, on avait décidé de replanter « en ligne » les pins en prévoyant de larges coupe-feu pour éviter la propagation des incendies.

J’ai appris aussi que cette immense forêt artificielle était assez récente, elle datait du Second Empire. C’est une loi de 1857 qui a autorisé la plantation massive de pins dans ce « désert », comme l’appelait Napoléon III. Un « type » nommé Jules Chambrelent (1817-1893) avait poussé pour assainir cette zone humide et ouvrir la voie à la prospérité de ses habitants en créant ex nihilo une filière d’exploitation du bois fondée sur la monoculture du pin maritime.

En fait, j’ai appris que la forêt des Landes dont certaines parties brûlent aujourd’hui n’était pas une forêt, mais une « usine ». Pas une seule et unique usinemais plusieurs usines aux mains de propriétaires petits et grands – en fait, surtout des grands : 75 % de la superficie appartient à moins de 20 % des propriétaires et l’Etat n’en possède qu’environ 10 %. On raconte que, dans ces familles de propriétaires, il y a une tradition : lorsqu’un enfant naît, on lui attribue une parcelle où on plante des pins (bien alignés, bien droits), ce qui lui assurera un bon petit capital à sa majorité.

Incendies: L’urbanisation anarchique aussi responsable

Incendies: L’urbanisation anarchique aussi responsable

par Christine Bouisset, Maître de conférences en géographie, membre du laboratoire TREE – Transitions Energétiques et Environnementales, UMR 6031 CNRS, Université de Pau et des pays de l’Adour (UPPA)Si la sécheresse et la chaleur exceptionnelles que connaît la France cet été sont l’élément déclencheur des grands incendies toujours en cours dans le massif des Landes de Gascogne, le drame prend aussi sa source dans les tendances lourdes de la démographie et les lacunes de l’aménagement du territoire.

Cet épisode met en évidence les limites d’une gestion du risque principalement réactive, fondée sur la réponse rapide et massive aux départs d’incendie.

En effet, la stratégie de lutte contre les incendies de forêts repose actuellement sur deux piliers complémentaires : l’aménagement forestier et la lutte contre les feux déclarés. La doctrine en vigueur mise sur la surveillance des forêts et l’intervention la plus rapide possible des secours sur les feux naissants par des moyens terrestres et aériens. Cette stratégie est rendue possible par l’aménagement des massifs forestiers pour créer des accès, des points d’eau, etc. Dans le massif landais, le dispositif de défense contre l’incendie (DFCI) permettant ces aménagements a été mis en place à la suite des grands incendies de la décennie 1940. La DFCI est financée pour partie par les propriétaires forestiers et fonctionne largement grâce à leur participation.

Cette organisation basée sur la complémentarité forestiers – pompiers, modernisée au fil du temps, s’est avérée particulièrement efficace en éteignant très rapidement la plupart des incendies et en limitant les superficies brûlées malgré un nombre important de départs de feu. Mais ce système, bien adapté au contexte d’un massif forestier exploité de façon intensive et d’une région rurale peu densément peuplée, se trouve aujourd’hui mis en échec par le changement climatique et l’urbanisatio

 

L’augmentation des températures et la plus grande fréquence des épisodes caniculaires sont sans conteste à l’origine d’une aggravation du risque d’incendie. Moins médiatisées mais tout aussi importantes, l’urbanisation et l’attractivité de la région depuis une cinquantaine d’années (notamment du littoral et de la Gironde), contribuent elles aussi à une aggravation graduelle du risque. D’abord en générant davantage d’activités sources d’incendies dans ou à proximité des forêts : barbecues mal éteints, feux de chantiers de BTP, mégots jetés en bord de route… Rappelons que près de 95 % des causes sont humaines et qu’en France, 80 % des incendies se déclenchent à moins de 50 mètres des habitations.

Dans le même temps, l’urbanisation dans les zones à risque signifie aussi mécaniquement l’augmentation des victimes et des dégâts potentiels, surtout lorsque cette urbanisation se fait sous forme de prolifération anarchique au contact de la forêt : en Nouvelle Aquitaine un habitant sur deux vit dans une zone peu dense et, selon l’Insee ce sont ces zones qui connaissent la plus forte croissance démographique. L’urbanisation s’est étalée autour des bourgs, dans des hameaux isolés, le long des voies de communication et génère la multiplication des zones de contact entre habitat et forê

 

Les incendies actuels montrent à quel point cette urbanisation complique le travail des secours face à un incendie de grande ampleur. La présence de nombreux quartiers et hameaux éparpillés contraint les secours à gérer la mise en sécurité de milliers de personnes et les oblige à disperser leurs moyens pour protéger les maisons dans une logique défensive, au détriment d’une stratégie offensive permettant de maîtriser plus rapidement la progression du feu.

Pire encore, les secours ne peuvent pas toujours intervenir à temps. L’exemple de l’incendie qui, en 2018, a fait 85 morts dans la petite ville de Paradise en Californie, l’illustre de façon dramatique : l’avancée rapide du feu, démarré aux environs de 6 heures du matin, a pris la population et les autorités par surprise et n’a pas laissé le temps d’évacuer, piégeant de nombreux habitants dans leur maison ou leur voiture.

Dans ce contexte, la gestion des incendies telle que mise en place jusqu’à présent dans le massif landais, présente plusieurs défauts. Le premier est de s’attaquer principalement aux symptômes et de ne s’attaquer que marginalement à la source du problème. Pourtant la litanie des incendies de l’été en France offre une bonne vision de la diversité des causes humaines d’incendies : déséquilibré pyromane, panne d’un véhicule, braises échappées d’un camion pizza, étincelles au passage d’un train, travaux en forêt, feu d’artifice, jet de mégot, etc.

Une action plus efficace sur ces sources de départ de feu supposerait la remise en cause de certaines activités, des changements de pratiques individuels et collectifs, plus de sensibilisation, des contrôles, etc. Or dans ce domaine, l’efficacité de la lutte contre les feux déclarés constatée jusqu’à présent s’est finalement avérée contre-productive et a alimenté une forme de déni face aux alertes sur l’aggravation des risques.

Nos enquêtes auprès d’habitants et d’élus locaux dans le massif landais ont ainsi montré que beaucoup considéraient le problème des incendies comme bien maîtrisé : plus le dispositif réduisait les surfaces brûlées plus le risque était invisibilisé et moins il paraissait inquiétant.

Or, le deuxième défaut du dispositif qui rejoint le premier, est son coût croissant, non seulement pour les propriétaires forestiers mais également pour l’État et surtout les collectivités qui, au niveau national, financent les services d’incendie et de secours pour un montant supérieur à 5 milliards d’euros en 2020.

En France, la politique d’extinction absorbe les 2/3 des financements consacrés aux incendies. Mais là encore, plus le dispositif est efficace, plus son financement est difficile à justifier dans un contexte de budgets contraints : à quoi bon consacrer davantage de moyens à un problème qui occasionne peu de dégâts ?

La confiance excessive dans l’efficacité du dispositif de gestion des incendies explique aussi que les outils disponibles en matière d’aménagement du territoire sont peu ou mal mobilisés dans le massif landais. Seules 13 communes sont dotées de Plans de prévention du risque incendie de forêt (PPRIF).

Établis sur prescription du préfet, ils peuvent interdire les constructions nouvelles dans les zones les plus à risque, les subordonner au respect de certaines mesures de sécurité et même imposer des travaux de sécurisation des constructions existantes. Mais beaucoup d’acteurs du massif landais, à commencer par de nombreux maires, ont jusqu’à présent considéré l’outil comme trop contraignant car contrariant de façon excessive les projets d’urbanisation. Sans que l’État fasse preuve non plus d’une grande volonté à les voir se généraliser.

 

dans The Conversation 

 

 

 

 

De la même façon, la réglementation impose aux propriétaires de débroussailler un périmètre de 50 mètres autour de leur maison. En évitant que les bâtiments soient au contact direct de la végétation, cette mesure permet de mieux les protéger et de faciliter l’action des secours. Or malgré des campagnes de sensibilisation nombreux sont les résidents de communes forestières qui ne respectent pas pleinement ces consignes, voire les ignorent.

De leur côté, communes et services de l’État montrent souvent peu d’empressement à faire appliquer rigoureusement cette réglementation contraignante. Or cette négligence accroît la vulnérabilité des populations et

des constructions, tout en compliquant l’intervention des secours.

A l’heure du changement climatique : anticiper les risques

Les leçons tirées de ce qui se passe ailleurs dans le monde indiquent qu’il est illusoire de croire que le simple renforcement des dispositifs actuels de gestion des incendies par toujours plus de moyens d’extinction, suffira à affronter le double défi du changement climatique et de l’urbanisation.

Sans action sur les causes, sans intégration du risque dans la prise de décision en matière d’aménagement du territoire et sans prise de conscience des populations et des pouvoirs publics locaux, le coût de la lutte deviendra exorbitant et sa capacité à assurer la protection des populations et celle des forêts de plus en plus incertaine au fur et à mesure que le changement climatique s’intensifiera. Car les techniques de lutte sont largement impuissantes face aux grands incendies.

Alors que la gestion actuelle mise surtout sur la réactivité face à l’événement, il est indispensable de penser davantage dans une logique anticipatrice, à long terme.

Incendies : De nouveaux feux importants à prévoir

Incendies : De nouveaux feux importants à prévoir 

Le climat pourrait favoriser de nouveaux feux importants dans les semaines d’après Romaric Cinotti de Météo-France sur France Info.

 

 

Toutes les conditions météo sont-elles réunies pour favoriser le développement des incendies ?

Romaric Cinotti : Malheureusement oui, avec ces conditions de sécheresse bien ancrée dans le sol, avec une absence de précipitations depuis longtemps, avec cette vigilance orange canicule et donc de très forte chaleur et de très faibles humidités. Par exemple, actuellement à Bordeaux, on a une humidité de l’ordre de 10% alors qu’habituellement dans des situations sèches, on est plutôt autour de 35 à 40%. Cela pourrait s’aggraver en rajoutant un vent très fort mais même du vent faible qui changerait de direction est très problématique pour la lutte incendie. C’est pour ça que les équipes de Météo France sont pleinement mobilisées.

Gérald Darmanin a-t-il raison de prévenir qu’il y aura des feux importants ces prochaines semaines ?

J’aimerais qu’il n’ait pas raison mais, malheureusement, je ne peux pas opter pour un scénario optimiste. On est vraiment dans des conditions très chaudes et très sèches pour les prochains jours. Peut-être qu’on aura une dégradation ce week-end qui va pouvoir temporairement limiter les effets dévastateurs de ces fortes chaleurs, mais on est dans un état de sécheresse tel que la végétation ne va pas pouvoir redevenir totalement verte d’un seul coup. Donc, effectivement, la situation restera à suivre et on espère que d’autres vagues de chaleur ne vont pas se poursuivre ensuite.

Est-ce une situation que l’on a déjà connue l’été en France ?

Un tel niveau de sécheresse cumulé avec une succession de vagues de chaleur, c’est vraiment une combinaison qui rappelle l’année de grande sécheresse 1976 et aussi l’année 2003. Ce sont deux années qui sont ancrées dans les mémoires comme des années du pire, donc 2022 restera malheureusement dans les annales, en particulier sur le sujet des feux de forêt, avec déjà de trop nombreuses surfaces ravagées par les flammes.

Incendies : records à prévoir

Incendies : records à prévoir

 

Avec la sécheresse et les températures exceptionnelles, la France pourrait connaître un nouveau record en matière d’incendie cette année. D’autres facteurs explicatifs sont à prendre comme le mauvais entretien des forêts françaises y compris et surtout celle de l’État ou l’Office national des forêts se limite aujourd’hui au business du bois en délaissant le débroussaillage. Avec « 42 000 hectares » de forêts brûlées depuis le début de l’année, « on pourrait s’approcher des records de 1976 et 2003″, craint mardi 9 août sur franceinfo le commandant Alexandre Jouassard, porte-parole de la Sécurité civile. Ces années-là, les feux de forêt avaient parcouru 88 000 et 73 000 hectares en France.  »On est en avance sur les rapports du GIEC et de Météo France qui avaient plutôt projetté ce risque pour la période 2030-2050. »

 La situation cet été est-elle exceptionnelle ?

Alexandre Jouassard : Oui c’est une situation particulière avec d’abord cette précocité des feux, qui se sont enchaînés depuis le 15 juin, et avec cette globalisation des incendies sur le territoire national. Nous avons des feux en Bretagne, dans le Maine-et-Loire ou encore en ce moment en Lozère et plus seulement dans le Sud. On a eu des températures plus élevées en Bretagne qu’en Grèce, avec 41 degrés par exemple à Saint-Brieuc. On peut dire qu’on est en avance sur les rapports du GIEC et de Météo France qui avaient plutôt projetté ce risque pour la période 2030-2050.

Combien d’hectares ont été pour l’instant parcourus par les flammes cette année ?

42 000 hectares exactement pour la partie feux de forêt. C’est un bilan à mettre en perspective avec les deux étés les plus impactants pour nous, en 1976 avec 88 000 hectares atteints et 73 000 en 2003. On pourrait s’approcher des ces records à la fin de la saison des feux de forêt.

Ce risque incendie a-t-il été anticipé ?

Il y a des travaux qui ont été réalisés avec notamment la mise en place en 2019 de pélicandromes, pour le stationnement de nos avions, au nord de la Loire. Aujourd’hui, ça paraît normal lorsqu’on envoie notre Dash dans le Morbihan mais il y a quatre ans nous n’en avions pas encore à cet endroit. Concernant les sapeurs-pompiers, il y a eu un travail colossal pour former ceux qui venaient en aide dans le sud de la France et dans un deuxième temps, l’objectif était qu’ils interviennent sur leur propre territoire en Bretagne où dans le Nord-Est de la France. C’est finalement déjà le cas aujourd’hui.

En quoi le changement climatique est responsable de la situation ?

Très clairement, les données météorologiques sont les éléments qui nous amènent à être en risque très sévère feu de forêt. Les trois éléments majeurs sont le vent, le taux d’humidité dans l’air et les températures élevées. On a un cocktail explosif depuis plusieurs mois sur certaines zones. Lorsque vous en êtes à une quatrième vague de canicule comme nous allons l’avoir cette semaine, vous avez un risque exacerbé lié aux feux de forêt.

Risques incendies estivaux : nouveaux dangers mondiaux

Risques incendies estivaux :  nouveaux dangers mondiaux

Comme l’a constaté le GIEC, les températures vont continuer de progresser de manière irréversible au-delà des es objectifs fixés. Le réchauffement va malheureusement dépasser les 1,5° centigrades ou même 2°. Une tendance structurelle qui va se traduire par de plus grandes sécheresses et mécaniquement par la montée du risque incendie. L’année 2021 l’illustre déjà. Le mois de juillet a en effet été le plus chaud jamais enregistré dans le monde d’après l’agence nationale océanique et atmosphérique de l’ONU. D’immenses incendies ont affecté le Canada, les États-Unis mais aussi l’Europe y compris la France

Comme pour les autres risques environnementaux, les politiques de prévention sont à la traîne. -La visite du président de la république dans le Var qui pour toute politique relativise en considérant que la France était moins affectée que d’autres ! La question des incendies devient un enjeu majeur non seulement pour ses conséquences environnementales mais aussi pour la sécurité. On peut s’étonner qu’aucun débat n’ait été encore programmé au Parlement pour examiner ce nouveau risque et  envisager  la politique de prévention correspondante. Par parenthèse, il conviendrait sans doute de revoir le rôle et la présence des sapeurs-pompiers volontaires locaux. La concentration de ce moyen dans le seul chef-lieu de département ou presque constituant une hérésie. Mais le problème des moyens de prévention et de traitement est évidemment plus large.

 

Incendies estivaux : nouveaux dangers mondiaux

Incendies estivaux :  nouveaux dangers mondiaux

Comme l’a constaté le GIEC, les températures vont continuer de progresser de manière irréversible au-delà des es objectifs fixés. Le réchauffement va malheureusement dépasser les 1,5° centigrades ou même 2°. Une tendance structurelle qui va se traduire par de plus grandes sécheresses et mécaniquement par la montée du risque incendie. L’année 2021 l’illustre déjà. Le mois de juillet a en effet été le plus chaud jamais enregistré dans le monde d’après l’agence nationale océanique et atmosphérique de l’ONU. D’immenses incendies ont affecté le Canada, les États-Unis mais aussi l’Europe y compris la France

Comme pour les autres risques environnementaux, les politiques de prévention sont à la traîne. -La visite du président de la république dans le Var qui pour toute politique relativise en considérant que la France était moins affectée que d’autres ! La question des incendies devient un enjeu majeur non seulement pour ses conséquences environnementales mais aussi pour la sécurité. On peut s’étonner qu’aucun débat n’ait été encore programmé au Parlement pour examiner ce nouveau risque et  envisager  la politique de prévention correspondante. Par parenthèse, il conviendrait sans doute de revoir le rôle et la présence des sapeurs-pompiers volontaires locaux. La concentration de ce moyen dans le seul chef-lieu de département ou presque constituant une hérésie. Mais le problème des moyens de prévention et de traitement est évidemment plus large.

 

Incendies : dans le Var, l’Aude et le Vaucluse

Incendies : dans le Var, l’Aude et le Vaucluse

L’incendie qui s’est déclaré dans le Var a déjà parcouru 6 700 hectares, selon la préfecture mardi 17 août en fin de soirée. La moitié de la réserve naturelle de la plaine des Maures est dévastée.  C’est le plus gros feu de forêt qui frappe le département en vingt ans.

Par ailleurs des soldats du feu combattent également d’autres incendies, près de Narbonne (Aude) et à Beaumes-de-Venise (Vaucluse).

INCENDIES DE FORÊTS: une stratégie européenne commune ?

INCENDIES DE FORÊTS: une stratégie européenne commune ?

les feux concernent presque tous les pays européens -cette année, ils ravagent surtout la Grèce et l’Italie- et  l’idée d’une flotte commune prend de l’ampleur. Non seulement elle permettrait de mutualiser les forces mais aussi de lisser les prix d’achat entre les Etats-membres alors que le prix d’un Canadair se chiffre en millions d’euros et que le coût horaire du vol dépasse les 15.000 euros.

« En 2050, la moitié des surfaces boisées métropolitaines pourrait être concernée par un niveau élevé d’aléa feux de forêt. Les sécheresses seraient plus intenses, plus fréquentes et concerneraient davantage de territoires, favorisant directement les incendies et apportant une extension géographique du risque vers l’ouest et le nord de la France », rappelait récemment le ministère de l’Intérieur, lors du lancement de la campagne de prévention des incendies.

 

Incendies en Californie : des conséquences jusqu’en France

Incendies en Californie : des conséquences jusqu’en France

Des fumées « très diluées » provenant des incendies qui ravagent la Californie aux États-Unis depuis plusieurs jours ont traversé près de 9 000 kilomètres en « cinq à six jours » pour arriver dans le nord de la France, a constaté le prévisionniste de Météo France François Jobard samedi 12 septembre sur franceinfo. Ce phénomène est dû à un « courant-jet d’altitude ».

« Selon les premières modélisations, on a pu constater que ces particules de fumée qui sont rejetées en très grosse quantité au-dessus de la Californie ont pu prendre, pour certaines parties, une trajectoire vers l’est, le nord-est, traverser le nord des États-Unis puis finir par traverser l’Atlantique portées par les vents d’Ouest », décrit François Jobard. Ces particules ont poursuivi leur trajectoire « de façon très diluée » en traversant l’Atlantique pour se retrouver à partir de ce vendredi « essentiellement sur les îles britanniques, mais une partie fortement diluée a pu traverser le nord de la France, entre vendredi et ce samedi matin ».

Le prévisionniste estime que ces fumées qui « sont présentes vers six à huit kilomètres d’altitude » ont été prises dans un « courant-jet », c’est-à-dire un courant d’air rapide et confiné en altitude, de vent d’Ouest et allant vers l’Est. Ce phénomène « met en évidence les courants dans l’atmosphère », relève-t-il.

Incendies monstres en Australie: un déni de réalité climatique (Clive Hamilton)

Incendies monstres en Australie: un déni de réalité climatique (Clive Hamilton)

 

Le philosophe australien Clive Hamilton dit sa colère  face au déni des dirigeants de son pays, qui refusent d’admettre que le réchauffement climatique soit à l’origine des terribles feux de forêt ravageant l’Australie. ( Tribune du Monde)

Tribune

 

« On croirait l’apocalypse. Une catastrophe nationale est en train de se produire, qui, chaque jour, crée de nouveaux chocs. « Le ciel est en feu »« Une telle rapidité et une telle furie »« On dirait une zone de guerre ». Voilà quelques-unes des phrases employées pour saisir la violence des incendies par ceux qui les combattent.

Cela fait maintenant trois mois que le feu ravage des terres déjà grillées par la sécheresse et des arbres assoiffés par des vagues de chaleur précoces [l’été débute en décembre dans l’hémisphère Sud]. La surface de forêt rasée à ce jour est six fois supérieure à celle de la forêt amazonienne détruite pendant toute l’année 2019. Une superficie équivalente à celle de la Belgique a été réduite en cendres.

Le sud du littoral de la Nouvelle-Galles du Sud, à cette période de l’année plein à craquer de familles en vacances, est en train d’être évacué alors qu’une localité après l’autre disparaît sous les flammes. Dans l’Etat de Victoria, des milliers de personnes se sont retrouvées piégées sur une bande de terre coupée du continent par le feu et la marine a été mobilisée pour les secourir par bateau.

Le nombre d’animaux qui ont déjà péri est estimé à 1 milliard. Des colonies entières de koalas ont été réduites à néant. Des renards et des chats errants attendent aux abords des fronts de flammes que de petits mammifères et reptiles en fuite leur courent tout droit dans la gueule. »

 

 

« L’intérêt de la  5G en question » ( Hugues Ferreboeuf, Jean-Marc Jancovici, experts)

 

Deux Experts de la transition énergétique, Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici s’alarment, dans une tribune au « Monde », de l’absence de réflexion sur le boum de consommation énergétique et les risques économiques que représente le déploiement de la 5G ( sans parler de son intérêt sociétal réel NDLR).

Tribune.

 

« Cela fait maintenant quelques semaines que le processus d’attribution des fréquences nécessaires aux réseaux 5G est lancé. Comme pour beaucoup d’autres sujets « tech », ce déploiement semble aller de soi, sur la seule base de l’affirmation maintes fois entendue qu’il s’agit d’un enjeu stratégique et d’un projet industriel majeur.

Mais, ce faisant, ne sommes-nous pas en train de confondre, comme un gamin excité à la veille de Noël, ce qui est nouveau avec ce qui est utile, ce qui semble urgent avec ce qui est important ? Est-il normal, maintenant que la décarbonation est dans tous les esprits, que la mise en place de la 5G ne s’accompagne en France d’aucune évaluation mettant en balance le supplément de service rendu avec les inconvénients environnementaux additionnels – car il y en a ?

Et, alors que les effets négatifs de la « prolifération numérique » sur le bien-être personnel – notamment des enfants – et le bien vivre collectif commencent à être bien documentés, devons nous en rajouter sans même prendre le temps de savoir dans quoi nous nous lançons ? Parlons énergie, d’abord : 65 % de la consommation énergétique directe d’un opérateur mobile vient du fonctionnement des équipements fournissant la couverture radio.

Or, il y a aujourd’hui un consensus pour dire qu’un équipement 5G consomme trois fois plus qu’un équipement 4G, et qu’ajouter des équipements 5G aux sites existants (2G, 3G, 4G) conduira à doubler la consommation du site (5G Telecom Power Target Network Whitepaper, Huawei, septembre 2019). Par ailleurs, avec la 5G il faudra trois fois plus de sites qu’avec la 4G pour assurer la même couverture, conformément aux souhaits du gouvernement.

Au final, avec ce déploiement la consommation d’énergie des opérateurs mobiles serait multipliée par 2,5 à 3 dans les cinq ans à venir, ce qui est cohérent avec le constat des opérateurs chinois, qui ont déployé 80 000 sites 5G depuis un an. Cet impact n’a rien d’anecdotique puisqu’il représenterait environ 10 TWh supplémentaires, soit une augmentation de 2 % de la consommation d’électricité du pays.

A cela il faudra rajouter l’énergie nécessaire à la fabrication des éléments de réseau, et surtout à la production des milliards de terminaux et d’objets connectés que nous souhaiterons relier via ce réseau, et dont le Consumer Electronics Show 2019, qui se termine le 10 janvier, a fait à nouveau étalage. L’énergie nécessaire à la fabrication des terminaux, serveurs, et éléments de réseau représente trois fois l’énergie de fonctionnement des réseaux, hors data centers. »

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

 

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Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées recouvrent un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon. L’Agence spatiale brésilienne (INPE) dit avoir répertorié 72.843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l’année, soit une hausse de 83% par rapport à la même période l’an dernier et un record depuis qu’elle a commencé à recueillir de telles données en 2013.

La déforestation au Brésil a bondi de 67% sur un an au cours des sept premiers mois de l’année, a par ailleurs indiqué l’INPE, dont le travail est attaqué par le gouvernement de Bolsonaro. Des millions de personnes à travers le monde ont fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude sur l’avenir de la forêt amazonienne. Le principal piège à carbone au monde se trouve à 60% sur le territoire du Brésil.

Aux yeux d’experts environnementaux, les déclarations de Bolsonaro sont un “écran de fumée” destiné à masquer les mesures engagées par son gouvernement favorisant les investissements agricoles et miniers au détriment des réglementations environnementales. “La déforestation accrue et les incendies sont les conséquences de la politique anti-environnementale” de Bolsonaro, a déclaré Marcio Astrini, le coordinateur des relations publiques de Greenpeace au Brésil.

Un chercheur de l’université de Sao Paulo, spécialiste des questions climatiques, a souligné que les agriculteurs avaient recours au feu pour défricher leurs terres et attribué la multiplication des incendies au pic de déforestation illicite constaté cette année.

 

Selon l’avocat du directeur général, Me Benjamin Van Gaver, “l’ouverture de l’enquête va permettre d’offrir à Monsieur Bailey la possibilité d’apporter tous les éléments nécessaires aux autorités afin de réfuter fermement les allégations portées à son encontre”.

 

 

Incendies en Amazonie: le Brésil peut être ouvert à une aide !

Incendies en Amazonie: le Brésil peut être ouvert à une aide !

Le crime de l’incendie de l’Amazonie -car il s’agit bien d’un crime quand cela met en cause le principal poumon climatique de la planète -mériterait d’être jugé par une instance internationale ad hoc. Non seulement beaucoup de ces incendies sont provoquées pour attribuer d’immenses parcelles de forêt à l’industrie agricole de manière délibérée mais en plus lorsque les feux s’étendent de manière non contrôlée, le président brésilien joue l’attentisme et même refuse l’aide  internationale. Un des incendies d’une telle ampleur ne peuvent être maîtrisé par un seul pays. Seule une force internationale serait capable de mettre fin à cette catastrophe de nature mondiale. Pour des es questions de politique intérieure et d’ego, le président brésilien joue les gros bras et manifeste l’indépendance du pays à travers son refus de l’aide internationale notamment celles qui étaient envisagées au G7. Cependant devant la pression de l’opinion internationale, le Brésil vient de se dire «ouvert» à «une aide financière d’organisations et de pays de l’étranger» pour lutter contre les incendies en Amazonie, a annoncé mardi soir un porte-parole du gouvernement. «Le point essentiel est que cet argent, une fois entré au Brésil, n’aille pas à l’encontre de la souveraineté brésilienne et que la gestion des fonds soit sous notre responsabilité», a déclaré un porte-parole de la présidence, au lendemain d’une offre de 20 millions de dollars émanant des pays du G7.

Un peu plus tôt dans la journée, le président brésilien Jair Bolsonaro avait déclaré qu’il était prêt à discuter d’une aide du G7 pour lutter contre les incendies en Amazonie si le chef de l’État français Emmanuel Macron «retirait (ses) insultes».

«D’abord monsieur Macron doit retirer les insultes qu’il a proférées contre ma personne», a déclaré à quelques journalistes le président brésilien qui évoque les accusations du président français selon lesquelles il avait «menti» sur ses engagements environnementaux. «D’abord il m’a traité de menteur et ensuite, d’après mes informations, il a dit que notre souveraineté sur l’Amazonie était une question ouverte», a déclaré Jair Bolsonaro avant de rencontrer les neuf gouverneurs d’Etats d’Amazonie. «Avant de discuter et d’accepter quoi que ce soit de la France (…) (Emmanuel Macron) doit retirer ses paroles et à partir de là, nous pourrons parler », a déclaré le président brésilien.

Lundi soir, Brasilia a rejeté sèchement l’aide de 20 millions de dollars proposée par les pays du G7 pour combattre les incendies en Amazonie, en conseillant au président français de s’occuper «de sa maison et de ses colonies». «Nous remercions (le G7 pour son offre d’aide, ndlr), mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l’Europe», a déclaré le chef de cabinet, Onyx Lorenzoni.

Incendies Amazonie : la pluie impuissante (experts)

Incendies Amazonie : la pluie impuissante (experts)

 

La  pluie selon les prévisions météo sera impuissant éteindre les très nombreuses incendies en Amazonie ou alors pas avant  octobre. Le dispositif militaire mis en place par le président brésilien sera bien insuffisant, tout au plus permettra-t-il de limiter les départs. Il faudrait environ 20 mm tout de suite et pendant une heure ou deux, ce qui n’est pas prévu avant deux mois. Il est clair que l’incendie d’une telle ampleur ne peut être éteint par les moyens classiques d’un seul pays d’ailleurs l’incendie est  en train de contaminer aussi la Bolivie. Seule une force internationale avec les moyens adaptés entre parenthèse (Canadair ou équivalent) serait en capacité de faire face à une telle ampleur. Notons que cette force  internationale serait aussi utile avec des moyens spécialisés selon  la nature des risques  pour intervenir en cas de catastrophe naturelle (tremblement de terre, éruptions volcaniques, inondations, tempêtes, pandémies etc.) Le nombre de feux qui se sont déclarés en Amazonie brésilienne sont en hausse de 80% depuis le début de l’année, selon les données de l’institut national de la recherche spatiale du pays, l’INPE, arrêtées au 25 août.

Les incendies ne se limitent pas au Brésil: au moins 10.000 km 2 (un million d’hectares) brûlent en Bolivie, près de la frontière avec le Paraguay et le Brésil.

Le déploiement de l’armée brésilienne dépêchée en renfort pour éteindre les feux ne sera efficace que pour les petits foyers et contribuer à empêcher de nouveaux incendies, affirment les experts. Les foyers les plus importants ne pourront être éteints que par les précipitations.

Or, la saison des pluies en Amazonie ne commence que fin septembre les pluies ne deviendront vraiment importantes que dans plusieurs semaines.

En outre, souligne Maria Silva Dias, professeure de Sciences de l’atmosphère à l’université de Sao Paulo, les précipitations prévues au cours des 15 prochains jours sont concentrées dans les zones qui en ont le moins besoin.

On attend moins de précipitations dans les régions de l’Amazonie qui connaissent les plus gros incendies, insiste-t-elle.

Une hausse des précipitations est attendue dans l’extrême nord-ouest et l’ouest de l’Amazonie brésilienne, mais la partie orientale restera très sèche, selon les données de Refinitiv.

Même les zones les plus arrosées ne connaîtront que des averses isolées, soulignent les experts.

“En certains endroits, certains feux pourront être éteints”, c’est vrai, mais ce sont des points isolés”, souligne Maria Silva Dias. “Il faut qu’il pleuve plus régulièrement dans toute la région, et cela ne se produira que plus tard, vers octobre.”

Elle estime les précipitations nécessaires à au moins 20 millimètres de pluie en une à deux heures pour éteindre un feu de forêt moyen.

L’État d’Acre, dans l’ouest du Brésil, est celui qui devrait être le plus soulagé par les pluies. Le nombre d’incendies dans cet Etat situé à la frontière avec le Pérou a plus que doublé cette année par rapport à l’an dernier. Sur la seule période du 21 au 25 août, 90 incendies ont été enregistrés.

On attend 57,6 mm de pluie dans la partie occidentale de l’État au cours des 15 prochains jours et 33,5 mm dans la partie est, selon les données Refinitiv, et entre 15 et 29 mm dans l’Etat de Rondonia et dans le sud de l’Amazonas.

“Dans certaines régions, cela pourrait réduire les incendies, mais pas en général”, estime Matias Sales, météorologue pour la société brésilienne d’information climatologique Climatempo.

L’Amazonie orientale restera au sec au cours des 15 prochains jours. Peu ou pas de pluie sont attendus dans certaines parties des Etats de Mato Grosso, Para et Tocantins où les incendies sont en nette augmentation.

La saison sèche a été particulièrement sèche cette année, notamment en raison d’un front froid dans le Mato Grosso, souligne Maria Silva Dias.

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

 

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Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées recouvrent un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon. Il serait temps que les responsables politiques qui comptent dans ce monde discutent rapidement de cette question pour mettre en œuvre des moyens destinés à stopper le feu. L’Agence spatiale brésilienne (INPE) dit avoir répertorié 72.843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l’année, soit une hausse de 83% par rapport à la même période l’an dernier et un record depuis qu’elle a commencé à recueillir de telles données en 2013.

La déforestation au Brésil a bondi de 67% sur un an au cours des sept premiers mois de l’année, a par ailleurs indiqué l’INPE, dont le travail est attaqué par le gouvernement de Bolsonaro. Des millions de personnes à travers le monde ont fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude sur l’avenir de la forêt amazonienne. Le principal piège à carbone au monde se trouve à 60% sur le territoire du Brésil.

Aux yeux d’experts environnementaux, les déclarations de Bolsonaro sont un “écran de fumée” destiné à masquer les mesures engagées par son gouvernement favorisant les investissements agricoles et miniers au détriment des réglementations environnementales. “La déforestation accrue et les incendies sont les conséquences de la politique anti-environnementale” de Bolsonaro, a déclaré Marcio Astrini, le coordinateur des relations publiques de Greenpeace au Brésil.

Un chercheur de l’université de Sao Paulo, spécialiste des questions climatiques, a souligné que les agriculteurs avaient recours au feu pour défricher leurs terres et attribué la multiplication des incendies au pic de déforestation illicite constaté cette année.

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

 

 

Pour Bolsonaro , le président extrême droite du Brési,  c’est un peu comme contre Tump :  plus c’est gros, plus  ça passe. Concernant les immenses incendies qui affectent l’Amazonie il accuse maintenant les O.N.G. d’en être responsabls. La vérité c’est que cette énorme catastrophe dont les fumés couvriraient les deux tiers de la France va encore supprimer une partie du poumon mondial et les terres seront reconverties pour l’agriculture industrielle. Le président brésilien Jair Bolsonaro  accuse les O.N.G. de réagir à la suspension par Brasilia de subventions à la préservation de la forêt. « Il pourrait s’agir, oui, il pourrait, mais je ne l’affirme pas, d’actions criminelles de ces ‘ONGéistes’ pour attirer l’attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien. C’est la guerre à laquelle nous sommes confrontés», a lancé le chef de l’Etat devant des journalistes, mercredi 21 août, à la sortie de sa résidence officielle à Brasilia. C’est une attaque frontale des O.N.G. qui critique la politique industrielle de bonnes sonars au et son mépris des questions environnementales. C’est aussi une réponse au pays comme l’Allemagne ou la Norvège qui ont supprimé leur subvention à la préservation de la forêt brésilienne. C’est tout juste si le président brésilien n’accuse pas Merkel est aussi responsable de ces incendies

Les feux de forêt ont augmenté de 83% depuis le début de l’année au Brésil par rapport à l’ensemble de 2018, a annoncé mardi un institut officiel. La hausse a été particulièrement alarmante dans les Etats occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme celui du Mato Grosso (centre-ouest), avec 13 682 départs de feu, soit une hausse de 87% par rapport à toute l’année 2018.

Il est pour le moment impossible d’évaluer l’ampleur des superficies affectées par ces feux de forêt en Amazonie. Sur les réseaux sociaux circulaient des vidéos montrant des pans entiers de forêt dévorés par des rideaux de flammes. Lundi, le ciel de Sao Paulo s’est assombri sous l’effet des conditions météo et des nuages de fumée.

Jair Bolsonaro n’a apporté aucun élément pouvant étayer sa grave mise en cause des ONG, mais a expliqué que celles-ci « ressentent le manque d’argent », après la suspension des financements alloués à la préservation de la forêt amazonienne. « On a retiré l’argent aux ONG. Elles recevaient 40% des subventions venant de l’étranger. Elles ne les ont plus. On a aussi mis fin aux subventions publiques » aux ONG, a-t-il expliqué.

« Le feu, apparemment, a pris dans des lieux stratégiques », a-t-il poursuivi. « Même vous ne pourriez aller filmer dans tous les lieux où cela brûle, et envoyer (vos vidéos) à l’étranger », a-t-il dit aux journalistes. « Parce que tout indique qu’ils sont allés là-bas pour filmer des incendies. C’est ce que je ressens ». Les feux en Amazonie sont habituellement provoqués par les défrichements par brûlis utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d’élevage ou pour nettoyer des zones déjà déforestées, généralement pendant la saison sèche qui s’achève dans deux mois.

Jair Bolsonaro est la cible d’une avalanche de critiques de scientifiques, d’ONG de préservation de l’Amazonie et des populations indigènes pour son soutien au développement de l’activité économique, et notamment de l’agriculture et l’exploitation minière, dans des zones protégées. Les deux contributeurs principaux du Fonds Amazonie, la Norvège et l’Allemagne, ont récemment annoncé suspendre leurs subventions à ce fonds qui permet de financer la préservation de la forêt, en raison des positions du président brésilien.

Incendies montres en Amazonie : accidentelles ou voulues ?

Incendies montres en Amazonie : accidentelles ou voulues ?

 

 

 

Des incendies monstres affectent depuis presque deux mois la stratégique forêt amazonienne. Des incendies qui sont en hausse de plus de 80 % depuis le début de l’année. Les nuages de fumée sont tels  qu’ils occupent une surface égale aux deux tiers de la France. C’est évidemment une atteinte grave au poumon que représente l’Amazonie pour la planète. Le président ultra libéral du Brésil est critiqué pour son immobilité face à ces catastrophes. La question se pose même de savoir si certains de ces incendies ne sont pas volontaires car il est clair que la politique folle du président brésilien et de favoriser le développement de nouvelles cultures industrielles dans la forêt amazonienne. 

 

Depuis plusieurs semaines, le hashtag #PrayforAmazonia est en top tendance sur Twitter avec plus de 150.000 références. Les incendies ont débuté début juillet en Amazonie. Quelque 1000 hectares ont alors été détruits dans une réserve naturelle dans l’État de Rondonia, situé à la frontière avec la Bolivie. Cet incendie, couplé avec d’autres dans la région, a provoqué d’immenses nuages de fumées denses qui se sont répandus à travers l’État, mettant en danger la santé des personnes vivant dans cette zone. Il y a deux semaines, l’État d’Amazonas, dans le nord-ouest du pays, a déclaré l’état d’urgence en raison de l’augmentation du nombre d’incendies dans la région, a rapporté Euronews. Selon les images satellites, d’autres incendies se sont également déclarés dans l’État du Mato Grosso.

Le 13 août dernier, le chercheur de la Nasa Santiago Gasso a souligné que les incendies successifs ont créé une couche de fumée couvrant une superficie d’environ 1,2 million de km², soit près de deux fois la superficie de la France.




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