Archive pour le Tag 'incendié'

Incendie à Rouen : « Qu’on arrête de mentir aux gens »(Michel Onfray)

Incendie à Rouen : « Qu’on arrête de mentir aux gens »(Michel Onfray)

 

Sur Europe 1, le philosophe dénonce l’attitude du gouvernement et le traitement médiatique suite à l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen.

INTERVIEW

Normand de cœur (région où il a créé l’université populaire de Caen), Michel Onfray a évidemment été peiné du drame qui a touché Rouen, avec l’incendie qui a touché l’usine Lubrizol. Depuis, l’inquiétude est grande chez les habitants de la ville, qui craignent des conséquences sanitaires et environnementales désastreuses. Chez Anne Roumanoff sur Europe 1, le philosophe dénonce le traitement médiatique de l’événement et l’inaction du pouvoir politique.

« Le truc habituel du pouvoir »

« Ce qui m’a peiné, c’est surtout le traitement médiatique. Évidemment, il y a eu la mort de Chirac qui a volé un peu la vedette, mais on retrouve ce qui s’est passé avec Tchernobyl : ‘le nuage n’est pas toxique’, nous dit-on », estime Michel Onfray. L’auteur de Décadence déplore que l’attention médiatique se soit presque uniquement concentrée sur la mort de l’ancien président, et que les médias aient traité l’incendie de Rouen « comme ça en passant ».

« C’est le truc habituel du pouvoir qui nous dit qu’il ne se passe rien, qu’il faut circuler, il n’y a rien à voir », ajoute-t-il, rappelant que les sites classés Seveso représentent des  »risques industriels majeurs ».

« Quand il s’agit vraiment d’être écologiste, il n’y a plus personne »

Selon le philosophe, l’incendie de Rouen est aussi une manière de mettre en lumière un double discours politique sur l’écologie. « Qu’on arrête de mentir aux gens en disant que l’écologie est la chose la plus essentielle, quand on s’en moque complètement », fustige-t-il,  »quand il s’agit vraiment d’être écologiste, il n’y a plus personne. »

 

 

Rouen- Incendie de Lubrizol : des risques potentiels de toxicité (Frédéric Poitou, expert)

Rouen Incendie de Lubrizol : des risques potentiels de toxicité (Frédéric Poitou, expert)

Frédéric Poitou, expert judiciaire en chimie et en pollution, évoque les risques de toxicité après avoir examiné la liste des produits qui ont brulé à Rouen (Interview France info)

 

 

Franceinfo: Faut-il s’inquiéter des produits qui ont brûlé dans l’usine de Lubrizol ?

Frédéric Poitou: Globalement, il y a des sources importantes de molécules carbonées et d’hydrocarbures, beaucoup de métaux et des acides inorganiques. Et avec la température qui s’était élevée lors de l’incendie et des explosions, ce sont les conditions requises pour former des dioxines. C’est un cocktail d’un ensemble de molécules et de constituants. Ce n’est pas la peine de chercher quelle est la toxicité de chacun puisqu’on trouve des produits inflammables, explosifs, auto-inflammables. Donc si on regarde les produits un par un, on n’a pas une vue synthétique. Globalement l’ensemble des stocks de produits qui étaient listés sont de 5 000 tonnes de produits qui en combustion génèrent des dioxines.

Pour vous, la nocivité de ces produits qui ont été mélangés et ont brûlé est évidente aujourd’hui ?

Ce serait très surprenant qu’il n’y ait pas de toxicité. Les dioxines sont formées dans les phénomènes d’incinération et on les retrouve à la sortie des incinérateurs. Comment voulez-vous qu’avec une telle source de produits chimiques et de métaux en combustion pendant plusieurs jours on n’ait pas de formation de produits toxiques. Je pense que cela va être vérifié lorsqu’on va analyser les suies, les suies de dépôts et les particules fines qui ont été émises. Maintenant, toutes les substances sont retombées puisqu’elles sont accrochées aux particules fines. Donc on peut aussi imaginer qu’à la date d’aujourd’hui, l’air prélevé n’est plus vraiment nocif, mais il est nocif par exposition à tout ce qui est retombé sur les sols de la banlieue rouennaise et dans les champs agricoles. Les dioxines ont une persistance longue, plus de 12 ans.

En tant qu’expert, que pensez-vous de la gestion de cette crise ?

Je pense que la communication préfectorale a franchement été désastreuse, à commencer par ce préfet qui disait : quand n’y a pas de traces il n’y a pas de risque. Ca n’est vraiment pas sérieux. Mais après, ce sont les stratégies du gouvernement. La communication est liée aussi aux circonstances, au site et au devoir de ne pas affoler les populations. Je connais bien Rouen, c’est une ville dont il n’est pas très facile de sortir s’il y a des alertes chimiques. Il y aurait eu des embouteillages terribles sur les ponts qui traversent la Seine. Moi je pense que le préfet était un petit peu léger.

La préfecture a aussi parlé de 160 fûts qui posaient problème, dont pouvaient émaner des vapeurs de mercaptan et d’hydrogène sulfuré. Comment peut-on détruire ces fûts ?

D’abord il peut y avoir une destruction chimique et puis une destruction par incinération. Mais ces fûts-là finalement sont ceux qui sentent très mauvais, mais ce ne sont pas nécessairement les plus toxiques en réalité. Ce sont ceux qu’on utilise pour parfumer, identifier les gaz qui eux sont inodores, on rajoute quelques doses de mercaptan pour qu’on les sente donc ça sent très mauvais. L’usine Lubrizol avait déjà été affectée par ce phénomène-là il y a quelques années, mais ce n’est pas le plus toxique.

Incendie Rouen : 112 communes sinistrées

Incendie Rouen : 112 communes sinistrées

 

Alors que le préfet continue de banaliser la situation de la catastrophe de l’usine de Rouen dans le même temps un arrêté a été publié pour considérer que les exploitations agricoles de 112 communes du département étaient sinistrées. En clair, les produits agricoles et certains produits d’élevage sont  interdits à la commercialisation. Le problème, c’est qu’on ne sait pas exactement quelle est la nature des produits qui ont été brûlés et les conséquences sanitaires que cela peut entraîner non seulement sur les cultures mais aussi sur les hommes. Notons que la contamination pourrait avoir concerné d’autres territoires puisque le nuage a notamment traversé la Belgique ! En général malheureusement la contamination par de telles catastrophes ne s’arrête pas strictement aux limites géographiques définies administrativement.

 

Le lait, les œufs, le miel, les poissons d’élevages ainsi que les productions végétales et les aliments pour animaux sont concernés par cette interdiction. Les produits végétaux qui n’ont pas été récoltés avant le jeudi 26 septembre – le jour de l’incendie – ne doivent pas l’être, indique un communiqué de la préfecture. Quant aux récoltes qui ont potentiellement été exposées aux suies ou aux fumées, elles doivent être consignées.

 

« Les parcelles concernées sont les parcelles agricoles situées sur les communes (…) sur lesquelles des retombées de suies de fumées consécutives à l’incendie de l’usine Lubrizol ont été identifiées », précise le document, qui évoque « une suspicion de contamination liée à ces retombées. » La préfecture précise que « le non-respect » de ces mesures « est passible de sanctions », précise le communiqué.

 

Voici la liste 112 communes, par ordre alphabétique : Argueil, Beaubec-la-Rosière, Beaussault, Beauvoir-en-Lyons, Bierville, Bihorel, Blainville-Crevon, Bois-Guibert, Bois-Guillaume, Bois-Héroule, Boissay, Bosc-Bérenger, Bosc-Bordel, Bosc-Edeline, Bosc-Guérard-Saint-Adrien, Bosc-le-Hard, Bosc-Mesnil, Bosc-Roger-sur-Buchy, Bouelles, Bradiancourt, Brémontier-Merval, Buchy, Cailly, Catenay, Claville-Motteville, Compainville, Conteville, Cottévrard,Criquiers, Critot, Dampierre-en-Bray, Déville-lès-Rouen, Doudeauville, Elbeuf-sur-Andelle, Ernemont-sur-Buchy, Esclavelles, Esteville, Estouville-Ecalles, Flamets-Frétils, Fontaine-en-Bray, Fontaine-le-Bourg, Fontaine-sous-Préaux, Forges-les-Eaux, Fry, Gaillefontaine, Gancourt-Saint-Etienne, Grainville-sur-Ry, graval, Grumesnil, Hancourt, Handricourt, Haussez, héronchelles, Hodeng-Hodenger, Houppeville, Illois, Isneauville, La Bellière, La Chapelle-Saint-Ouen, La Ferté-Saint-Samson, La Hallotière, La Rue-Saint-Pierre, La Vieux-Rue, Le Héon, Le Mesnil-Lieubray, Le Thil-Riberpré, Longmesnil, Longuerue, Massy, Mathonville, Maucomble, Mauquenchy, Ménerval, Mésangueville, Mesnil-Maugier, Mont-Saint-Aignan, Montérolier, Mogny-la-Pommeray, Nesle-Hodeng, Neubosc, Neuville-Ferrières, Nolléval, Notre-Dame-de-Bondeville, Pierreval, Pommereux, Préaux, Quincampoix, Rébets, Rocquemont, Roncherolles-en-Bray, Ronchois, Rouen, Rouvray-Catillon, Saint-Aignan-sur-Cailly, Saint-Georges-sur-Fontaine, Saint-Germain-des-Essourts, Saint-Germain-sous-Cailly, Saint-Martin-du-Vivier, Saint-Martin-Osmonville, Saint-Michel-d’Halescourt, Saint-Saëns, Saint-Saire, Sainte-Croix-sur-Buchy, Sainte-Geneviève, Saumont-la-Poterie, Serqueux, Servaville-Salmonville, Sigy-en-Bray, Sommery, Vieux-Manoir et Yquebeuf.

Massacre de l’Amazonie: la France complice ?

Massacre de l’Amazonie: la France complice ?

C’est un peu la question sur franceinfo  de Marie-Benoît Magrini, économiste à l’INRA de Toulouse et animatrice du réseau de recherches sur les légumineuses. Lundi, Emmanuel Macron a reconnu dans son allocution télévisée sur France 2 que la France avait une « part de complicité » dans la déforestation de l’Amazonie, notamment via la culture du soja que la France importe pour l’élevage.

 Est-ce que la France contribue effectivement à la déforestation dans le monde et notamment au Brésil en important du soja ?

Marie-Benoît Magrini : Aujourd’hui la France importe trois millions de tonnes de tourteaux de soja. Les tourteaux c’est la partie sèche de la graine qui reste après avoir extrait l’huile. Le tourteau est très riche, très concentré en protéines et donc sert à alimenter les élevages, les animaux qui ont besoin de cette richesse en protéines pour se développer. On a beaucoup d’élevage en France et en Europe, et comme on produit très peu de soja, conséquemment on doit en importer. La France aujourd’hui, même s’il y a une petite progression, ne produit que 400 000 tonnes de soja, donc ça ne suffit pas à satisfaire les besoins.

D’où vient la dépendance de la France pour ces besoins en soja ?

C’est le résultat d’un long processus historique qui démarre après la Seconde Guerre mondiale. Avec les États-Unis, on s’est accordés pour qu’ils poursuivent le développement de leur culture de soja, et qu’ils exportent le soja vers l’Europe pour développer nos élevages. On était dans une situation de pénurie alimentaire et les importations de soja étaient le choix de la facilité à l’époque. Ce n’est que depuis le début des années 2000 que l’Europe cherche à développer ses cultures dont le soja. Mais le problème c’est qu’en l’espace de quelques décennies, on a créé un écart de compétitivité avec l’Amérique qui fait qu’aujourd’hui la culture de soja en Europe n’est pas aussi compétitive que la culture aux États-Unis ou au Brésil. Si on veut développer des cultures européennes et françaises pour nos élevages, il faut aussi que le consommateur soit prêt à payer un supplément de prix pour de la viande nourrie par des protéines locales.

Et si la France s’y met de façon intensive, est-ce qu’on n’aurait pas les mêmes conséquences qu’ailleurs dans le monde ? Faudrait-il couper des arbres ?

Non, aujourd’hui en France on a quand même un assolement (ndlr : l’assolement est un procédé de culture par succession et alternance sur un même terrain, pour conserver la fertilité du sol) important. L’enjeu c’est d’arriver à diversifier ces assolements. Si on ne se met à cultiver que du soja, on va avoir des problèmes de gestion des bioagresseurs et d’autres maladies possible. En France il y a d’autres plantes très riches en protéines, comme le pois, la fève, le lupin et on peut aussi se tourner vers des légumes secs. Toutes ces plantes riches en protéines n’utilisent pas d’engrais azoté donc elles permettent aussi de réduire les gaz à effet de serre, et toute diversification des cultures permet aussi de réduire l’usage des produits phytosanitaires. Il y a un double enjeu écologique d’arriver à redéployer ces cultures riches en France et en Europe, à la fois pour réduire notre dépendance aux importations de soja mais aussi pour diversifier nos assolements et avoir une agriculture plus durable.

Incendie Amazonie : « Bolsonaro menti « (Macron)

Incendie Amazonie : « Bolsonaro menti «  (Macron)

 

 

 

La guerre semble ouverte entre le président brésilien et le président français à propos de la responsabilité concernant les dramatiques incendies de l’Amazonie. On sait en effet que le président brésilien porte une lourde responsabilité dans ces incendies qui vont permettre de libérer d’immenses zones pour les reconvertir à l’industrie agricole. Le pire c’est que le président brésilien a accusé les O.N.G. d’être responsables de cette situation. Macron a réagi avec une certaine violence à cette situation en indiquant que dans ces conditions il refusait que la France ratifie le futur accord commercial Mercosur, un accord commercial entre l’union économique et le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay.-Peut-être aussi une manière pour Macron de se racheter vis-à-vis du traité CETA, lui, ratifié récemment par l’assemblée nationale. Un accord commercial avec le Canada très critiqué par le monde agricole pour les distorsions de concurrence qu’il introduit dans les désaccords commerciaux (conditions de production, conditions sanitaires, conditions environnementales). La France a accusé vendredi le président brésilien Jair Bolsonaro d’avoir “menti” à Emmanuel Macron sur ses engagements climatiques lors du sommet du G20 et annoncé “dans ces conditions” son opposition au projet de traité de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne.

“Compte tenu de l’attitude du Brésil ces dernières semaines, le président de la République ne peut que constater que le président Bolsonaro lui a menti lors du Sommet d’Osaka”, a dit une source de la présidence française à la veille de l’ouverture du sommet du G7 de Biarritz. “Les décisions et propos du Brésil ces dernières semaines montrent bien que le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité”, a-t-elle ajouté. “Dans ces conditions, la France s’oppose à l’accord Mercosur en l’état.”En juin à Osaka au Japon, les pays membres du G20 dont le Brésil fait partie, ont conclu un accord sur le climat, à l’exception des États-Unis comme lors des deux précédents sommets.

Incendie de Notre-Dame : « Une récupération politicienne indécente de Macron » (Éric Ciotti)

Incendie de Notre-Dame : « Une récupération politicienne indécente de Macron » (Éric Ciotti)

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La surexploitation politique de l’incendie de Notre-Dame par Macron est fortement critiquée par Eric Ciotti dans le JDD. Il est clair en tout cas que Macron aura consacré une bonne dizaine de jours exclusivement à cette affaire en profitant pour mettre sous le tapis des réponses aux grand débat nationale qui ne sont pas à la hauteur. Eric Ciotti.  (LR) dénonce une « récupération politicienne indécente ». (Extrait)

 

«  Que pensez-vous de la réaction et des mots d’Emmanuel Macron depuis l’incendie de Notre-Dame?
Sa réaction s’assimile à une récupération politicienne indécente. Le soir de l’incendie, le président de la République a été dans son rôle et a tenu des propos de circonstance mais dès le lendemain, on a vu pointer derrière son discours la stratégie politique. Il était normal qu’il renonce à son allocution sur les annonces liées au mouvement des Gilets jaunes le soir de l’incendie, mais la décaler de 10 jours démontre clairement qu’il veut profiter des circonstances pour, une fois de plus, gagner du temps. Les propos en off, totalement déplacés, de son entourage et de certains ministres tels que rapportés dans la presse renforcent ce sentiment de malaise. Ils sont indignes. Nous sommes face à un drame national qui a ému la nation toute entière, et on voit la cour se réjouir à haute voix et ne penser qu’aux bénéfices électoraux! Les Français ne sont pas dupes. Ils voient qu’il n’y avait aucune sincérité dans le trop plein de communication que nous avons subi cette semaine. Comme souvent, Emmanuel Macron en a trop fait.

Quand il dit vouloir reconstruire une cathédrale « plus belle encore » en cinq ans, vous n‘applaudissez pas?
Évidemment, je soutiens totalement cette ambition de reconstruction, mais lorsque j’ai entendu Brigitte Macron dire que la cathédrale allait « revivre peut-être plus haute », j’ai eu le sentiment d’une exploitation qui manquait d’une totale humilité [...]

 

 

Incendie d’une résidence du sulfureux Richard Ferrand

Incendie d’une  résidence du  sulfureux Ferrand

 

Une réaction républicaine des huit présidents de groupe de l’Assemblée nationale ont «condamné  unanimement, et avec la plus grande fermeté, les actes de violences, d’intimidations et les dégradations commises à l’encontre des représentants de la Nation». «Après l’incendie criminel du domicile du président de l’Assemblée nationale en fin de semaine dernière, une nouvelle étape a été franchie», estiment-ils.  Si l’incendie au domicile de Richard Ferrand est effectivement d’origine volontaire, il est alors totalement condamnable et s’inscrit dans la stratégie mortifère de certains leaders des gilets jaunes. S’il faut combattre Richard Ferrand, c’est  sur le plan des idées et pour l’affaire de corruption dans laquelle il est impliqué. On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor avait dénoncé la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association a donc  déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée. Elle vise à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », avait déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne  et dont la valorisation atteindrait de leur de 800 000 € aujourd’hui. Notons que pour l’instant l’affaire est toujours enterrée !

Un incendie «volontaire» chez le sulfureux Richard Ferrand

Un incendie «volontaire» chez le sulfureux Richard Ferrand

 

Si l’incendie au domicile de Richard Ferrand est effectivement d’origine volontaire, il est alors totalement condamnable et s’inscrit dans la stratégie mortifère de certains leaders des gilets jaunes. S’il faut combattre Richard Ferrand, c’est  sur le plan des idées et pour l’affaire de corruption dans laquelle il est impliqué. On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor avait dénoncé la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association a donc  déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée. Elle vise à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », avait déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne  et dont la valorisation atteindrait de leur de 800 000 € aujourd’hui. Notons que pour l’instant l’affaire est toujours enterrée !

Encore un bus incendié volontairement

 

Encore  un bus incendié volontairement

 

Comme on ne compte plus le nombre de bus dégradés, attaqués ou incendiés ;  le bus de la Courneuve brûlé volontairement ne fait que l’objet de quelques lignes dans la presse. Un acte délibéré contre un moyen de transport pris pour cible en tant que représentant de l’État. Ce qui n’empêchera pas les autorités et notamment Manuel Valls de déclarer qu’il n’y a pas de zone de non-droit en France ! Un bus de la RATP a été incendié dans une cité de Seine-Saint-Denis hier soir par au moins deux personnes qui avaient au préalable fait descendre les passagers et la conductrice, a-t-on appris de sources concordantes. Selon les premiers éléments de l’enquête, vers 21H30 dans une rue de la cité des 4.000 de La Courneuve, les auteurs, deux ou trois individus selon les sources, « sont montés dans le bus, ont menacé la conductrice et les quelques passagers qui s’y trouvaient avec un bidon d’essence, avant de les faire descendre et d’incendier le véhicule », a détaillé une source policière. Aucun blessé n’était à déplorer selon cette source, qui a ajouté que le bus était « détruit » et qu’un véhicule situé à proximité avait également pris feu.  Les individus étaient « cagoulés » selon une source proche de l’enquête. « Ils n’ont rien dit d’autre qui pourrait expliquer leur acte », a-t-elle précisé.
La situation était calme samedi vers 23H00 dans cette ville de banlieue parisienne, où « des patrouilles ont été envoyées en renfort », a indiqué la source policière. La RATP « condamne fermement cet acte et assure la conductrice de son soutien », a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’entreprise. Le moins que l’on puisse faire et dire !

Gauchisme : le siège de la CFDT à Bordeaux incendié

Gauchisme : le siège de la CFDT à Bordeaux incendié

On sait que plusieurs sièges de la CFDT y compris le siège central à Paris ont déjà été victimes de dégradations. Mais cette fois il s’agit de l’incendie du siège régional à Bordeaux. Le résultat évidemment d’une stratégie gauchiste qui radicalise les positions et favorise un climat de haine et de violence.  Une curieuse conception de la démocratie quand l’insulte et la violence prennent  le pas sur le débat normal dans un pays civilisé. Les gauchistes sont certainement déçus d’avoir perdu la partie car la répétition des mobilisations concernât la loi travail n’a conduit qu’à l’impasse et d’une certaine manière discrédite encore un peu plus les organisations irresponsables. Le siège régional de la CFDT situé à Bordeaux a en effet été incendié dans la nuit de mercredi à jeudi, rapporte 20 minutes ce jeudi. Des feux de poubelles disposés devant le bâtiment seraient responsables.  Selon le quotidien, cet incendie n’a fait aucune victime. En revanche, les dégâts matériels sont conséquents. La police judiciaire a été saisie de l’enquête. Cet incendie intervient dans un contexte bien particulier, puisque les éboueurs mènent actuellement une grève.  « Le fait que cet incendie soit volontaire ne fait aucun doute. Nous ne sommes pas vraiment surpris quand on voit ce qui s’est déjà passé ailleurs dans d’autres villes dans un climat social tendu », a indiqué à Reuters un porte-parole de la CFDT. Le siège national de la CFDT, à Paris, a ainsi été la cible d’une attaque jeudi dernier et celui de la CGT, situé à Montreuil, en banlieue parisienne, a été attaqué samedi dernier.

Centre des impôts incendié à Morlaix : la colère fiscale et sociale

Centre des impôts incendié à Morlaix : la colère fiscale et sociale

On ne peut évidemment approuver l’incendie du centre des impôts de Morlaix par les agriculteurs mais cet acte témoigne du ralbol de certaines professions. C’est le cas de l’agriculture dont la compétitivité est plombée par la fiscalité et par l’importation de produits des pays à bas coûts de production (viandes, légumes fruits notamment).sans parler des pressions qu’exercent la grande distribution sur les prix ou encore de la réduction des dépense de ménages en matière d’alimentation. Une colère qui pourrait bien contaminer d’autres secteurs même si les formes d’action sont différentes. Ce sont quelque 140 tracteurs qui ont convergé vers Morlaix dans la nuit de vendredi à samedi. Des agriculteurs en colère qui ont incendié le bâtiment des impôts et celui de la mutualité sociale agricole. Ils s’en sont ensuite pris à un pont. Une colère « inadmissible » mais finalement « logique » estime sur France Info Agnès Le Brun, maire UMP de Morlaix : « Les agriculteurs sont accablés par les charges sociales, les impôts, les dettes, accablés par le fait que ce que vous achetez sept euros le kilo dans un supermarché,  on le leur paye sept centimes à la production. » Les producteurs bretons sont ainsi confrontés à de grosses difficultés de trésorerie accentuées par l’embargo imposé par la Russie début août. Des restrictions sur les importations de produits alimentaires en réaction aux sanctions européennes dans le cadre de la crise ukrainienne. Un embargo qui a un effet domino puisque les gros exportateurs vers la Russie, à la recherche de nouveaux débouchés, viendront concurrencer la production française sur son propre marché tirant encore plus les prix vers le bas. Mais les légumiers protestent aussi contre « un ras-le-bol fiscal et social« , explique Thierry Mérette, président de la FDSEA du Finistère. Les agriculteurs « n’en peuvent plus, ils ont le sentiment d’être abandonnés« . Selon lui : « Les représentants de l’État m’ont appelé vers 1 heure du matin… C’est qu’ils commencent à comprendre qu’il y a un vrai désarroi. Je leur ai dit que ce n’était que le début et que s’ils ne nous écoutaient pas, cela pourrait être bien autre chose. »   « Vous avez, par rapport à vous concurrents directs, 30% de charges en plus« , dénonce Jean-François Jacob président du SICA, la société d’intérêt collectif agricole de Saint-Pol-de-Léon, premier groupement français des producteurs de légumes. Il pointe également les surcoûts dus à la superposition des couches administratives : « Quand dans la semaine, le groupement que je préside reçoit un chèque de 353 euros 70 à partager entre 1500 adhérents, donc 23 centimes par adhérents, on ferait mieux de rien nous envoyer. » Son groupement a décidé de renvoyer ce chèque à Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie « pour qu’il vienne nous rencontrer ».

 




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