Archive pour le Tag 'impôts'

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Sondage baisse des impôts: personne n’y croit

Sondage baisse des impôts: personne n’y croit

 

La baisse des impôts promise par le gouvernement, on n’y croit guère, 67% des Français sont plus que sceptiques. Ils ont sans doute raison car si des réductions sont possibles pour les plus défavorisés concernant l’impôt sur le revenu, d’autres impôts vont augmenter, par exemple sur le carburant, il y a aussi l’effet amplifié de la TVA sur certaines dépenses contraintes. Enfin la hausse de la fiscalité locale du fait de la diminution de la dotation de l’Etat.  Selon le sondage Yougov du mois d’octobre réalisé pour Le HuffPost et ITélé (réalisé avant la présentation du Budget), seulement 24% des personnes interrogées jugent crédible « la promesse du gouvernement de baisser l’impôt sur le revenu ». Deux tiers des personnes interrogées (67%) estiment que la promesse n’est pas crédible.  Il n’y a guère que les sympathisants du Parti socialiste et d’EELV pour encore faire confiance au gouvernement. Et encore, il ne s’agit que d’une courte majorité, à savoir 52%. Dans le reste de la classe politique, la défiance est maximale, à un niveau proche de la popularité du chef de l’Etat. Ils ne sont que 12% des sympathisants UMP et 11% des proches du FN à croire en la parole gouvernementale sur la question fiscale. A l’inverse, 85% des proches de l’UMP et 83% des sympathisants frontistes jugent la promesse pas crédible. Le gouvernement a tout de même une (petite) raison de ce réjouir de ce baromètre. A défaut de trouver les décisions réalisables, l’opinion semble en avoir compris le sens. Une majorité (41%) de personnes interrogées (toutes proximités partisanes confondues) pense que « si cette politique fiscale est menée à son terme, elle favoriserait davantage les ménages les moins aisés ». Ce sont les centristes (64%) qui sont le plus convaincus de cette phrase devant les sympathisants du Front de gauche (51%) et les proches de l’UMP (49%). Les sympathisants PS et EELV ne sont que 42% à penser cela mais ils sont aussi les plus nombreux (18%) à estimer qu’une telle politique fiscal bénéficierait surtout aux classes moyennes. Pour savoir si l’opinion a raison de douter, il faudra attendre encore quelques mois. Ce n’est qu’à réception des avis d’imposition que l’on saura si les impôts des Français ont réellement baisser.

 

Impôts suppression 1e tranche d’impôt : des perdants

Impôts suppression 1e tranche d’impôt : des perdants

C’était à prévoir, il y aura des perdants même si 9 millions devraient en bénéficier sur 36 millions de foyers fiscaux. La suppression de la 1ère tranche de l’impôt sur le revenu fera un peu plus de 20.000 perdants (chiffre cependant approximatif tant qu’on ne connait pas les détails du budget 2015 et son vote).  On connaîtra tous les détails de la mesure lors de la présentation du Budget 2015 mercredi prochain. Mais Bercy a déjà fait le compte. Contrairement à ce qu’avait dit Manuel Valls, il y aura bien des perdants. Un peu plus de 20.000 contribuables vont voir leur impôt augmenter à cause de cette mesure. Peut-on y voir une entorse à la promesse présidentielle de ne pas alourdir la pression fiscale? On est plus dans le symbole. Même au sein de l’opposition, on estime qu’il n’y a rien de choquant. La mesure est plutôt bien calibrée admet un spécialiste budgétaire de l’UMP, qui souligne en plus que les hausses d’impôts des quelques milliers de contribuables devraient être très limitées. Un ténor de la majorité désamorce déjà toute polémique: 20.000, c’est l’épaisseur du trait, dit-il. Comparé aux 36 millions de foyers fiscaux, et comparé aussi aux 9 millions de contribuables qui vont au contraire bénéficier de la mesure. Alors bien sûr, la mesure est complexe. Ce qui risque de susciter des critiques. Mais à droite comme à gauche, les experts budgétaires considèrent que Bercy a réussi à trouver une solution qui tient la route.

Centre des impôts incendié à Morlaix : la colère fiscale et sociale

Centre des impôts incendié à Morlaix : la colère fiscale et sociale

On ne peut évidemment approuver l’incendie du centre des impôts de Morlaix par les agriculteurs mais cet acte témoigne du ralbol de certaines professions. C’est le cas de l’agriculture dont la compétitivité est plombée par la fiscalité et par l’importation de produits des pays à bas coûts de production (viandes, légumes fruits notamment).sans parler des pressions qu’exercent la grande distribution sur les prix ou encore de la réduction des dépense de ménages en matière d’alimentation. Une colère qui pourrait bien contaminer d’autres secteurs même si les formes d’action sont différentes. Ce sont quelque 140 tracteurs qui ont convergé vers Morlaix dans la nuit de vendredi à samedi. Des agriculteurs en colère qui ont incendié le bâtiment des impôts et celui de la mutualité sociale agricole. Ils s’en sont ensuite pris à un pont. Une colère « inadmissible » mais finalement « logique » estime sur France Info Agnès Le Brun, maire UMP de Morlaix : « Les agriculteurs sont accablés par les charges sociales, les impôts, les dettes, accablés par le fait que ce que vous achetez sept euros le kilo dans un supermarché,  on le leur paye sept centimes à la production. » Les producteurs bretons sont ainsi confrontés à de grosses difficultés de trésorerie accentuées par l’embargo imposé par la Russie début août. Des restrictions sur les importations de produits alimentaires en réaction aux sanctions européennes dans le cadre de la crise ukrainienne. Un embargo qui a un effet domino puisque les gros exportateurs vers la Russie, à la recherche de nouveaux débouchés, viendront concurrencer la production française sur son propre marché tirant encore plus les prix vers le bas. Mais les légumiers protestent aussi contre « un ras-le-bol fiscal et social« , explique Thierry Mérette, président de la FDSEA du Finistère. Les agriculteurs « n’en peuvent plus, ils ont le sentiment d’être abandonnés« . Selon lui : « Les représentants de l’État m’ont appelé vers 1 heure du matin… C’est qu’ils commencent à comprendre qu’il y a un vrai désarroi. Je leur ai dit que ce n’était que le début et que s’ils ne nous écoutaient pas, cela pourrait être bien autre chose. »   « Vous avez, par rapport à vous concurrents directs, 30% de charges en plus« , dénonce Jean-François Jacob président du SICA, la société d’intérêt collectif agricole de Saint-Pol-de-Léon, premier groupement français des producteurs de légumes. Il pointe également les surcoûts dus à la superposition des couches administratives : « Quand dans la semaine, le groupement que je préside reçoit un chèque de 353 euros 70 à partager entre 1500 adhérents, donc 23 centimes par adhérents, on ferait mieux de rien nous envoyer. » Son groupement a décidé de renvoyer ce chèque à Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie « pour qu’il vienne nous rencontrer ».

 

Baisse des impôts pour 6 ou 9 millions des Français

 

 

Baisse des impôts pour 6 ou 9 millions des Français

Visiblement la baisse des impôts annoncées pour 2015 d’une part par Valls, d’autre part par par Hollande relève un peu de l’improvisation. En effet cette baisse concernerait entre 6 et 9 millions de contribuables selon les deux déclarations. L’annonce de Hollande tranche avec une phrase prononcée par Manuel Valls mercredi dernier sur France Inter : « L’impôt sera allégé pour six millions de ménages, soit un tiers des contribuables effectivement imposés« . Qui dit vrai ? L’an dernier, d’après les chiffres de la direction générale des finances publiques, 19,2 millions de Français étaient effectivement imposables. Le tiers représente donc plus de 6,4 millions de foyers fiscaux. Manuel Valls oublie donc environ 500 milles foyers fiscaux quand François Hollande en rajoute 2,5 millions.  En réalité, si on supprime la première tranche à 5,5 %, ce sont tous les foyers fiscaux imposables qui en profiteront. Les 10 millions de foyers fiscaux non imposables ne sont pas concernés (tranche à 0 %). Mais tous les autres (ceux qui sont au-dessus de 6 011 € par part) sont concernés, soit 27 millions de foyers fiscaux en tout ! C’est bien plus que les 6 millions de ménages évoqués…  Parce que cet impôt est progressif : il n’y a pas de « saut » d’une tranche à l’autre, contrairement à une croyance répandue. Prenons un contribuable gagnant un revenu annuel net imposable de 15 000 €. Il n’est pas imposé à 14 % sur tout son revenu, mais uniquement sur la partie qui dépasse 11 991 € (deuxième tranche), et il est imposé à 5,5 % sur la partie comprise entre 6 011 € et 11 991 €. Tous les contribuables au-dessus de la tranche à 5.5 % sont donc concernés par une éventuelle suppression, jusqu’aux tranches supérieures  Conclusion, c’est le flou car la réforme ne se contentera pas de supprimer la seule première tranche et c’est le barème entier qui sera sans doute réaménagé.

Thévenoud, encore un ministre en délicatesse avec les impôts

Thévenoud, encore un ministre en délicatesse avec les impôts

 

On se demande vraiment où Hollande va chercher ministres. Cette fois c’est Thévenoud qui a dû «  oublier »  de payer  et de déclarer ses impôts pendant plusieurs années. Après Cahuzac, Thévenoud visiblement en mettait à gauche ! Évidemment ce n’est que la face visible de l’iceberg car la plupart des ministres sont en fait des bourgeois  qui n’ont guère de scrupules vis-à-vis de règles républicaines et à légard de la probité. Il est vrai que les impôts, c’est comme la justice, c’est pour les couches moyennes pauvres, les « sans-dents ?. Pas pour les grande fortunes et les oligarques. Ironie du sort, Thévenoud a fait partie de la commission qui a enquêté sur Cahuzac, il était aussi vice président de la commison sur la fraude fiscale. Un vrai spécialiste ! Thévenoud, c’est le portrait type de la classe politique française, sorti de l’institut d’études politiques (classe préparatoire  de l’ENA), il est conseiller technique de Fabius puis sollicite un mandat. En faiat il n’a jamais travaillé ailleurs que dans la politique.  Il aura été 9 jours ministre comme  secrétaire d’Etat au Commerce extérieur (copinage avec Fabius !), et  a dû démissionner pour raisons fiscales. Il égale le record de durée dans un gouvernement de Léon Schwartzenberg.  « Faites repentance fiscale parce que le compte à rebours va s’enclencher« . C’est Thomas Thévenoud qui avait lancé ce vibrant appel en octobre 2013, juste avant l’entrée en vigueur d’une loi renforçant la lutte contre la fraude fiscale.  Quelques mois plus tôt, en juillet 2013, il avait aussi appartenu à la commission d’enquête sur d’enquête sur Jérôme Cahuzac. Et lui-même tombe pour des raisons fiscales, des « retards de déclaration et de paiement à l’égard de l’administration fiscale », qui « sont, à ce jour, intégralement régularisés avec l’ensemble des  pénalités qui s’y référent, conformément à la loi » a-t-il précisé dans un communiqué à l’AFP. Il assurait aussi n’avoir « jamais fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire ou fiscale». Une version que contredit Mediapart. Le site d’informations affirme qu’une procédure avait été lancée à son encontre. L’Elysée de son côté avait d’abord annoncé accepter la démission de Thomas Thévenoud pour raisons personnelles. Avant que Matignon ne parle d’une situation découverte après sa nomination. Quoi qu’il en soit l’exécutif a semble-t-il voulu faire vite dans cette affaire pour éviter d’en rappeler d’autres. Trop tard !

Une annonce de réductions d’impôts, pour sauver le gouvernement ?

Une annonce de   réductions dimpôts,  pour sauver le gouvernement ?

 

C’est évidemment la déprime avec la cascade de très mauvais indicateurs économiques qui en fait condamne le gouvernement ; 85% des Français ne croient plus dans la capacité gouvernementale à relancer la croissance et à diminuer le chômage. Du coup Hollande et son équipe sont tétanisés et ils vont recourir aux bonnes vielles méthodes consistant à annoncer des réductions d’impôts pour le début 2015 après les avoir augmenter depuis 2012. Entre « le changement c’est maintenant » de Hollande et le « on ne change rien de Valls », les marges incertitudes sont grandes. En bref, c’est le slalom permanent pour des responsables complètement dépassés. Le gouvernement a fait adopter le mois dernier une ristourne d’impôt sur le revenu de 350 euros pour les ménages modestes, qui s’appliquera dès cette année. Ce geste, ainsi que la baisse qui sera présentée prochainement, constitue le pendant des allégements accordés aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. Alors que, pour ces dernières, les prélèvements vont baisser de 41 milliards d’euros à l’horizon 2017, la majorité a demandé un rééquilibrage en faveur des ménages. Le Pacte de stabilité transmis à Bruxelles fin avril prévoit ainsi une enveloppe de 5 milliards d’euros de baisses de prélèvements pour les ménages, comprenant à la fois une baisse de cotisations sociales pour les bas salaires (censurée au début du mois d’août par le Conseil constitutionnel), une première baisse d’impôts en 2014 (votée), et un nouveau geste fiscal à partir de 2015.  La question est encore ouverte. La baisse programmée pour 2015 devait initialement s’élever à 2 milliards d’euros. Mais la censure des sages concernant l’allégement de cotisations salariales, qui représentait 2,5 milliards d’euros, a rebattu les cartes.  L’exécutif s’est engagé à le remplacer par une mesure «  de même ampleur pour parvenir au même but ». Il pourrait donc faire d’une pierre deux coups et annoncer une seule mesure fiscale à 4,5 milliards d’euros. Ou choisir de dissocier les deux chantiers. « Cette question n’est pas arbitrée », indique-t-on au sein du gouvernement.  C’est l’une des difficultés. La baisse de cotisations censurée par le Conseil constitutionnel devait bénéficier aux salariés dès le début de l’année prochaine, et l’exécutif a promis de préserver ce calendrier. Or, une éventuelle baisse d’impôt sur le revenu aura nécessairement un effet retard, puisque l’impôt est payé en septembre. Il cherche donc une mesure qui puisse se traduire par une augmentation du pouvoir d’achat dès janvier prochain.  L’exécutif souhaite à la fois toucher les foyers modestes - d’où de nombreux scénarios autour de la prime pour l’emploi (PPE) et du RSA activité -, mais surtout les salariés modestes. Il veut en outre une mesure pour les classes moyennes, qui bénéficieraient davantage d’une baisse d’impôts. A ce stade, de nombreuses options restent à l’étude : revalorisation de la prime pour l’emploi, rapprochement avec le RSA activité, substitution de la PPE en ristourne de CSG, création d’un crédit d’impôt sur le revenu pour les classes moyennes… Avec un bémol toutefois : «  La mesure idéale doit permettre de diminuer un prélèvement obligatoire et non pas d’augmenter une dépense », explique-t-on au sein du gouvernement.

 

Croissance : « L’économie asphyxiée par les impôts », (Laurent Wauquiez)

Croissance : « L’économie asphyxiée par les impôts », (Laurent Wauquiez)

 

 

Le député UMP considère que les mauvais résultats du deuxième trimestre 2014 sont imputables aux mauvais choix de l’exécutif. La croissance française a été nulle au second trimestre 2014. « Ce chiffre résume deux ans d’action économique du gouvernement, qui accumule les échecs, sur les déficits, l’emploi et la croissance, critique Laurent Wauquiez. Il faut que le gouvernement arrête de raconter n’importe quoi. Il y a un déni et un mauvais diagnostic ». Le député UMP reproche à l’exécutif de rejeter la responsabilité des mauvais résultats économiques sur Bruxelles. « C’est à Paris qu’il faut changer les choses, affirme-t-il. L’économie française a été asphyxiée par les impôts et le travail ne paye pas assez (…) On n’a fait aucun effort pour moderniser l’économie ni faciliter la vie des entreprises ».

 

Impôts : les demandes de délais de paiement en augmentation

Impôts : les demandes de délais de paiement en augmentation

 

Ils avaient déjà progressé mais on s’attend à un nouveau bond en 2014 avec les hausses que vont subir 80% des Français. Le nombre de demandes de délai de paiement d’impôts est en effet en hausse constante. Il a progressé de 20% entre 2011 et 2013. Les agents du fisc s’attendent à un nouveau pic cet automne. Selon Les Echos, les premiers avis d’imposition sur les revenus 2013 arrivent actuellement dans les boîtes aux lettres. Les Français vont savoir à quoi s’en tenir après la récente hausse des impôts. D’ailleurs, le plafond du quotient familial est ramené à 1.500 euros cette année. D’après un rapport de la Direction générale des finances publiques, les demandes de délai de paiement d’impôts ont progressé de 20% entre 2011 et 2013. Cet automne, les syndicats de Bercy prévoient une nouvelle hausse, car les foyers sont confrontés à des difficultés liées à la crise.

Impôts : 80% des français vont payer plus

 

Impôts : 80% des français vont payer plus

 

350 à 700 euros de ristourne pour 3.3 millions de français pour mieux faire passer les augmentations que vont subir 80% des autres français. Et tout cela pour rien ou à peu près puisque les déficits ne diminuent pas, la croissance est en berne et le chômage toujours en croissance ; Bref une politique de gribouille. Les avis d’imposition arrivent   chez les contribuables, et ce jusqu’au 5 septembre. Les 37 millions de foyers fiscaux français vont donc savoir s’ils vont payer plus ou moins que l’an dernier. Or, pour beaucoup, la surprise risque d’être… mauvaise. Pour 3,7 millions de contribuables, pas de problème. Ils vont bénéficier de la ristourne de 350 euros (700 euros pour un couple) annoncée par Manuel Valls au printemps. Ce sont ceux gagnant l’équivalent d’1,1 Smic par mois. Jusqu’à 1,13 Smic, le crédit d’impôt sera dégressif. Sur ces 3,7 millions de contribuables, 1,9 million ne paiera plus d’IR du tout grâce à cette ristourne.  Ces contribuables devraient par ailleurs bénéficier en 2015 de la pérennisation de cette baisse ainsi que d’une nouvelle mesure destinée à compenser le rejet par le Conseil constitutionnel de la baisse des cotisations salariales prévues par le Pacte de responsabilité.  Mais ces générosités ne concernent finalement que 10% des contribuables. Pour les autres, la note 2014 devrait être plus salée qu’en 2013. Gilles Carrez, le président UMP de la Commission des finances de l’Assemblée, estime que 12 à 15,5 millions de contribuables sur 19 millions qui paient l’IR vont voir leur impôt sur le revenu augmenter dans les jours qui viennent. D’ailleurs, le gouvernement attend 3,5 milliards d’euros de recettes d’IR en plus en 2014. Il faut bien que quelqu’un paie ! A cela plusieurs explications. D’abord, les revenus ont un peu augmenté en 2013, accroissant d’autant les revenus imposables. Et ce, même si le barème de l’IR a bien été indexé sur l’inflation.  Malheureusement, les réformes fiscales votées les années précédentes vont contribuer à alourdir la note. Il s’agit du plafonnement de l’avantage lié au quotient familial (1.500 euros par part au lieu de 2.000), la fiscalisation de la part patronale des mutuelles complémentaires santé, ainsi que le plafonnement à 10.000 euros des niches fiscales. Sans parler de la fiscalisation de la majoration de pension de 10% pour les retraités ayant eu trois enfants.  François Hollande et Manuel Valls ont à plusieurs reprises annoncé des baisses d’impôts pour les classes moyennes. Il y a urgence politique à ce qu’ils les précisent après l’arrivée de ces avis d’imposition.

Baisse des impôts en 2015 : Qui ? Combien ?

Baisse des impôts en 2015 : Qui ? Combien ?

 

Hollande reste comme d’habitude dans le flou le plus intégral en ayant annoncé le 14 juillet des baisse dimpôts pour 2015 ; En fait c’est une annonce pour répondre à la grogne montante des couches moyennes ; Combien seront touchés, Hollande annonce de centaines de milliers, 200 000, 500 00, 900 000 ? De toute manière c’est insuffisant pour alléger la fiscalité sur l’ensemble de l’assiette des couches moyennes. Deuxième entourloupe, le montant de cette réduction fiscale ; Sans doute moins que les augmentations de 2013 et 2014. Juste une sorte d’inversion de courbe en quelque sorte !   »2014-2015, il y aura un effort supplémentaire pour les catégories moyennes (…) On fera en sorte qu’il y ait plusieurs centaines de milliers de Français qui payent moins d’impôts », a déclaré le chef de l’État ce 14 juillet, lors d’une interview télévisée. Comment et dans quelles proportions ces impôts vont-ils être baissés ? Combien de Français seront concernés ? Ces questions restent en suspens, François Hollande n’ayant livré aucun détail.  Une hypothèse probable serait que le gouvernement ait recours, dans la loi de finances 2015, à un relèvement de la décote.  « Il y avait eu un relèvement de la décote (pour l’année 2014, ndlr) qui avait bénéficié à 7 millions de contribuables et parmi eux 135.000 étaient devenus non-imposables, donc on peut imaginer que c’est ce genre de mécanisme qui sera porté », explique Vincent Drezet, du syndicat unifié des impôts. Mais ce geste en faveur des classes moyennes ne devrait pas concerner des niveaux de salaire très supérieurs au Smic : « 1,1 ou 1,2 SMIC grand maximum », estime Vincent Drezet. Cela reste une hypothèse. La seule certitude à ce stade, ce sont les modalités du coup de pouce fiscal à l’adresse des ménages modestes, qui va s’appliquer à l’impôt 2013.  En bénéficieront 3,7 millions de personnes dont le revenu tourne autour de 1.600 euros brut par mois maximum et qui sont rentrées dans l’impôt à cause d’un gel du barème.  Leurs impôts baisseront de 350 euros pour une personne seule, de 700 euros pour un couple.

Impôts : baisse pour les couches moyennes…. en 2015 ! (Valls)

Impôts : baisse pour les couches moyennes…. en 2015 ! (Valls)

 

Ce sera en 2015 (ou à la St Glinglin)  annonce Valls. On se  demande alors pourquoi les avoir augmenté en 2013 et 2014. Ou alors c’est pour afficher une diminution en 2015. Pour « les classes moyennes en 2015″ : « la loi de finances pour 2015 organisera ainsi une baisse de l’impôt sur le revenu des classes moyennes », a indiqué le Premier ministre. « Ce qui soutiendra le pouvoir d’achat et la croissance », a-t-il ajouté, rappelant « le mouvement de baisse » des prélèvements ayant touché cette année « 3,7 millions de foyers jusqu’à 700 euros ». Enfin, Manuel Valls a cédé à l’une des revendications des syndicats: le contrôle plus strict des aides aux entreprises. « Les missions du comité de suivi du CICE seront donc élargies, afin de réaliser un suivi global de l’utilisation des aides aux entreprises. Animé par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, il permettra aux partenaires sociaux, mais aussi aux pouvoirs publics et aux parlementaires de disposer d’un outil d’évaluation pérenne de l’usage des aides, et de leur efficacité. » Manuel Valls n’avait pas spécialement l’air abattu, ce mardi 8 juillet, après la prise de distance de différents syndicats. En clôturant la troisième conférence sociale du quinquennat, le Premier ministre a commencé par rappeler ce qu’avait déjà dit François Hollande…la veille. A savoir la liste des réformes issues du dialogue social: « la loi sur l’emploi« , « le rapport Gallois« , ou encore « la réforme de la formation professionnelle ».  Puis le chef du gouvernement s’en est indirectement pris aux syndicats frondeurs, dont l’absence est, selon lui, « un geste de défiance et de distance. A l’égard du gouvernement, sans doute, du patronat, sûrement ». « Je regrette cette attitude », a déploré Manuel Valls, « elle ne fait pas avancer les choses ». Un « refus prolongé » du dialogue social serait ainsi, selon lui, « une posture incompréhensible ». Le Medef a lui aussi eu droit à sa petite pique lorsque le locataire de Matignon a fustigé les participants qui avaient « agité la menace de ne pas venir ».

 

Baisse dimpôts pour les ménages et les entreprises….en Espagne

Baisse dimpôts pour les ménages et les entreprises….en Espagne

 

Changement de stratégie en Espagne qui ne veut plus appliquer l’austérité voulue par Bruxelles. Et qui  lance sa «baisse d’impôts pour tous». Ménages (baisse de 12,5 % en moyenne de l’impôt sur le revenu d’ici à 2016) et sociétés (baisse du taux de 5 points) sont concernés par l’allégement fiscal. Après avoir exécuté sans trembler l’austérité imposée par Bruxelles et les marchés financiers, après avoir augmenté tous les impôts et rogné sur toutes les dépenses, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy fait machine arrière. «Le moment est venu de baisser les impôts pour tous», a dit le ministre des Finances, Cristobal Montoro, lors de la conférence de presse à l’issue du Conseil des ministres de ce vendredi. Cette réforme fiscale se fera en deux étapes: une première diminution en 2015, complétée par une seconde en 2016. Elle permettra au Parti populaire (PP) d’afficher des baisses d’impôts supérieures aux augmentations décidées depuis l’arrivée de Rajoy au gouvernement, en novembre 2011. Un cadeau à des contribuables jusque-là très sollicités. Les Espagnols verront la différence sur leur feuille d’impôts quelques mois avant les élections régionales et municipales de mai 2015, puis les élections générales prévues à l’automne 2015. Toutes les tranches de l’impôt sur le revenu sont concernées, mais la diminution sera plus forte pour les revenus les plus faibles. La tranche la plus basse (jusqu’à 12.450 euros annuels) sera inférieure de cinq points à son niveau de 2011 (19 % contre 24 %) et de 5,75 points par rapport à 2014. La tranche la plus haute (à partir de 60.000 euros) retrouvera en 2016 son niveau de 2011 (45 %), soit sept points de moins qu’actuellement. Selon les calculs du gouvernement, pour les contribuables déclarant des revenus annuels de moins de 24.000 euros, soit près des trois quarts d’entre eux, la baisse moyenne entre 2014 et 2016 sera de 23,5 %. Quant à l’impôt sur les sociétés, il passera de 30 % en 2014 à 28 % en 2015 puis 25 % en 2016. Les PME bénéficieront de réductions supérieures ou anticipées. Le gouvernement reprend ainsi les préconisations qu’un groupe d’experts lui avait remises en mars dernier. Il élude en revanche l’idée d’une nouvelle hausse, ciblée, de la TVA, qu’avait proposée le groupe de sages. La Commission européenne, pourtant, insiste sur cette augmentation. Le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, s’est montré contrarié que Madrid «n’ait pas consulté à fond» Bruxelles avant d’annoncer sa réforme. «La Commission peut bien chanter, Madrid ne prendra plus aucune mesure d’austérité avant les élections», prédit un interlocuteur habituel du gouvernement. L’Espagne doit pourtant faire passer son déficit de 6,6 % du PIB en 2013 à 5,8 % en 2014 puis 4,2 % en 2015. En avril dernier, l’agence Moody’s avait estimé que Madrid respecterait son objectif en 2014 mais devrait faire de nouveaux sacrifices, comme une hausse de TVA, pour atteindre celui de 2015.

Impôts en Europe : ça augmente encore

Impôts en Europe : ça augmente encore

 

 

Près de 40% ( 45% en France en 2012 mais 47% en 2013) de la richesse confisquée par la fiscalité : la raison essentielle de la crise en Europe La fiscalité s’est alourdie en Europe en 2012, tout particulièrement en France. En atteste le rapport annuel d’Eurostat sur les impôts dans  l’Union européenne paru ce 16 juin.  Eurostat définit comme recettes fiscales le montant total des impôts et celui des cotisations sociales, en clair les fameux prélèvements obligatoires (PO). Voici en chiffres les principales évolutions notées par l’institut.  En pourcentage du PIB, les recettes fiscales et sociales ont augmenté d’un point, à 40,4% en 2012 contre 39,5%, en 2011. Elles ont légèrement moins augmenté pour l’ensemble de l’Union européenne, passant de 38,8% du PIB en 2011 à 39,4% en 2012.  L’Hexagone est l’un des pays où les prélèvements ont le plus augmenté en un an. La charge y est passée de 43,7% à 45% du PIB.   Le niveau des prélèvements varie fortement d’un pays à l’autre. En Lituanie, les recettes fiscales et sociales représentent 27,2% du PIB. C’est plus de 20 points de moins qu’au Danemark, ou elles pèsent 48,1% du PIB.  Le Danemark est donc celui où la charge est la plus élevée d’Europe. La Belgique est deuxième, avec une charge fiscale et sociale de 45,4% du PIB, et la France troisième, avec 45%. Suivent la Suède (44,2%), la Finlande (44,1%) et l’Italie (44%).  La taxation sur le travail rapporte généralement la majeure partie des recettes fiscales. On la retrouve en proportion particulièrement élevée en Suède (58,6% du total des recettes), aux Pays-Bas (57,5%), en Autriche (57,4%) et en Allemagne (56,6%).  Dans quelques pays, ce sont les taxes sur la consommation qui ont été la principale source de recettes en 2012. En Bulgarie (53,3%) et en Croatie (49,1%). A l’autre bout du spectre figurent la Belgique (23,7%), la France et l’Italie (24,7% chacune).  Les impôts sur le capital représentent la plus faible proportion de recettes dans tous les pays européens. C’est encore le cas en 2012. Ils n’excèdent 25% des recettes totales que dans quatre pays: le Luxembourg (27,5%), le Royaume-Uni (27,4%), Malte (26,6%) et Chypre (26,1%). En France, le pourcentage était de 23,6%.

 

Valls : baisses d’impôts des classes moyennes quand les français seront morts

Valls : baisses d’impôts des baisses dimpôts des classes moyennes quand les français seront morts

 

 

Valls est comme Hollande : dans le potage. Il promet des baisses d’impôt pour les classes moyennes mais seulement quand la dépense publique aura diminué. Ce net pas pour demain puisque malgré la politique d’austérité le déficit ne fait que s’aggraver ; Pas vraiment un cercle vertueux plutôt le chat qui courre après sa queue.  Après le récent geste fiscal en direction des foyers modestes, Manuel Valls veut faire baisser les impôts des classes moyennes, mais une fois la dépense publique réduite. C’est ce qu’il a affirmé devant le Conseil national du PS, ce samedi 14 juin.  « Il nous faudra explorer d’autres chemins, sans tabou. Je pense à la baisse de la fiscalité des ménages et notamment des classes moyennes. Car je l’ai dit, les impôts sont trop lourds. Mais nous ne pourrons nous engager dans cette voie que si nous avons réduit la dépense publique« , a-t-il dit. Mais sans donner de date précise… S’exprimant à quelques jours de l’examen des projets de loi mettant en musique les mesures du pacte de responsabilité, il a lancé en direction des socialistes: le choix de la politique de l’offre, « je l’assume » et « je n’ai qu’une certitude: prendre un autre chemin nous conduirait à l’échec. C’est pourquoi je suis très déterminé à quelques jours des votes importants que nous avons au Parlement. C’est notre crédibilité qui est en jeu ». Face à la grogne de la gauche du PS, il a ajouté: « la radicalité en interne ou dans la société mène à une impasse. C’est le réformisme qui est en jeu. Tenir dans la durée. Nous avons encore trois ans pour nous. Trois ans pour réussir et pour continuer à gouverner. Autour du président de la République, autour de François Hollande ».  Pour lui, les socialistes doivent avoir « l’obsession » d’ »en finir avec la gauche du ‘un petit tour et puis s’en va’ ».

 

Impôts : les classes moyennes vont trinquer d’après Gilles Carrez

Impôts : Les classes moyennes vont trinquer d’après Gilles Carrez »

Le gouvernement de Manuel Valls présente mercredi en Conseil des ministres une loi de finances rectificative censée mettre en œuvre le nouveau cap politique : la baisse de la pression fiscale. Principale mesure de ce texte, la création d’une réduction d’impôt forfaitaire de 350 € pour un célibataire (700 € pour un couple) gagnant moins d’environ 1 232 € par mois.  Selon Bercy, ce dispositif devrait alléger l’impôt sur le revenu 2013 de 3 millions de foyers. Parmi eux, 1,8 million devraient même en être totalement dispensés.
Reste que les autres contribuables verront, eux, leur facture fortement augmenter. C’est ce que démontre aujourd’hui le député UMP Gilles Carrez, en dévoilant une étude intitulée « Rétablir la vérité sur l’impôt sur le revenu ». Le président de la commission des Finances déposera un amendement pour aménager la mesure Valls.  Il s’en explique dans une interview au «Parisien-Aujourd’hui»

Le Parisien : Que reprochez-vous à la réduction d’impôt proposée
par Manuel Valls ?

Gilles Carrez, président UMP de la commission des finances à l’Assemblée nationale : «Les hausses d’impôts sur le revenu déjà votées pour 2014 se montent à 4,5 Mds€. Le gouvernement souhaite atténuer la douloureuse de 1 Md€. Cette mesure va dans le bon sens, mais elle est beaucoup trop ciblée. Je m’inquiète de l’hyper concentration des augmentations d’impôt sur les classes moyennes : les 3,5 Mds€ de hausse restants vont être principalement payés par une douzaine de millions de foyers fiscaux qui déclarent entre 20 000 € et environ 50 000 €. Ces particuliers vont ainsi voir leur imposition s’alourdir de 200 à 300 € cette année. Ce n’est pas rien. II vaudrait donc mieux limiter la réduction d’impôt à 150 € et en faire profiter un plus grand nombre, à savoir tous les contribuables dont le revenu imposable ne dépasserait pas 40 000 €. Ce serait un effort de 1,8 Md€.»

 

Baisse d’impôts de Valls : pour qui ? et quand ?

Baisse d’impôts de Valls : Pour qui ? et quand ?

Les nouvelles baisses dimpôts annoncées lundi par Valls ne sont pas pour 2014 mais 2015. Pour Qui ? sans doute pour les coches moyennes mais restera l’ampleur à déterminer. Sur ce point on ne connait déjà pas le détail les mesures annoncées il y a 10 jours, encore moins celles promise lundi. Désavoué dans l’isoloir, l’exécutif agite donc de nouveau la promesse des allègements fiscaux. Manuel Valls a prôné lundi 26 mai « de nouvelles baisses de l’impôt sur le revenu » dans le cadre de la loi de finances 2015. Une annonce effectuée dans la foulée de la nouvelle claque reçue par le Parti socialiste aux européennes, qui fait écho à l’engagement pris dix jours auparavant de baisser les impôts à hauteur d’un milliard d’euros. A priori, cette nouvelle baisse devrait être inscrite dans le projet de loi finances 2015 qui sera discuté à l’automne. Elle s’appliquera à la feuille d’impôt que les contribuables recevront à l’été 2015. Pour Manuel Valls, le niveau d’imposition est devenu « insupportable » en France. Ces diminutions répétées s’inscrivent dans une stratégie qui va de pair avec la baisse des dépenses publiques. Il entend poursuivre les deux à la fois. Le Premier ministre a réaffirmé ce lundi sur RTL que la fiscalité pesait lourdement sur les classes populaires et les classes moyennes. Or, les dernières mesures annoncées, qui prennent effet cet automne, vont concerner 3 millions de foyers au total, jusqu’à 3.600 euros par mois pour un couple avec deux enfants. Sachant que le revenu médian (1.675 euros) se situe bien en deçà de cette somme, toute la difficulté résidera donc dans la réponse à cette question : jusqu’à quel niveau de revenu le gouvernement va-t-il pouvoir aller ? Les réflexions sont en cours, mais il est trop tôt pour répondre à cette question, dit-on à Bercy.

Valls: « pour de nouvelles baisses d’impôts », enfin ?

Valls: « pour  de nouvelles baisses d’impôts », enfin ?

Valls a peut-être compris la nature et l’ampleur du tsunami électoral en affirmant qu’il fallait des baisses  d’impôts, bref faire le contraire de ce qui a été faiat jusque là par Hollande notamment pour les coches moyennes. S’exprimant ce lundi avant de participer à une réunion de crise à l’Elysée, le Premier ministre a affirmé qu’il voulait poursuivre la baisse des impôts.  Manuel Valls a affirmé, ce lundi matin sur RTL, qu’il y faut de nouvelles baisses d’impôt au delà de celle qu’il a déjà annoncées pour 3 millions de ménages modestes voici quelques jours. Ces baisses devraient concerner en priorité l’impôt sur le revenu, a ajouté le Premier ministre.  Certaines de ces baisses devraient être intégrées au projet de budget 2015 qui sera examiné cet automne. Mais le chef du gouvernement n’a pas donné davantage de précision sur l’importance de ces baisses. Il a tout de même cité les classes moyennes comme bénéficiaires.  Manuel Valls s’exprimait juste avant de rejoindre le chef de l’Etat pour une réunion de crise après les résultats désastreux pour l’exécutif des Européennes. Le chef du gouvernement a estimé que les hausses d’impôts depuis six ans ont contribué à alimenter le mécontentement des électeurs.

 

Sondage- Réduction dimpôts ; les Français ne croient pas Valls

Sondage- Réduction dimpôts ; les Français ne croient pas Valls

 

 

Les formules très alambiquées de Valls sur les futurs  bénéficiaires des réductions d’impôts ne rassurent pas les français ; D’autant qu’il s’agit d’une grosse ficelle avant les européennes et que les vraies mesures ne sont pas encore connues. Seulement 40% des Français pensent que le gouvernement tiendra ses engagements en matière de réduction de la fiscalité, selon un sondage* IFOP à paraître dans Dimanche Ouest-France réalisé pour partie avant les nouvelles mesures annoncées vendredi par le premier ministre Manuel Valls. Selon ce sondage « 40% (des sondés) pensent que le gouvernement tiendra cet engagement » de réduction fiscale mais avec une grande disparité, à la fois selon les sympathies politiques ou le niveau de revenu. Chez les sympathisants socialistes, le niveau de crédibilité accordé à la parole gouvernementale est de 81%. Il est de 67% chez les sympathisants EELV, 51% au Front de Gauche, mais seulement de 24% chez les sympathisants de l’UMP et 18% chez ceux du FN. Si cette crédibilité « est très légèrement majoritaire parmi les plus hauts revenus (51% parmi les ménages gagnant plus de 4.000 euros par mois) », ce sont les foyers aux revenus plus modestes qui doutent davantage. Ils ne sont ainsi que 36% à y croire dans les foyers gagnant entre 1.200 et 2.000 euros, « et 38% pour ceux dont le foyer gagne entre 2.000 et 3.000 euros, soit précisément la tranche des personnes gagnant entre 1,2 et 1,3 fois le Smic ciblée par le premier ministre », relève l’institut de sondage. »Ainsi, cette annonce peine à convaincre les principaux concernés et pourrait alimenter le discours +anti-assistanat+ dans les tranches de revenus moyennes et supérieures qui constateraient que le gouvernement, après les avoir fortement mis à contribution, décide de faire un geste en direction d’une autre catégorie de la population », commente l’IFOP. Le scepticisme le plus important est atteint chez les jeunes de 18 à 24 ans qui sont seulement 27% à faire confiance au gouvernement pour tenir ses engagements, contre 48% des plus de 65 ans. L’IFOP relève cependant « une crédibilité nettement plus importante de la parole gouvernementale sur la question fiscale qu’à l’été 2012″ où 84% des personnes interrogées ne croyaient pas aux annonces fiscales du gouvernement Ayrault.

 

Ségolène Royal : « le gouvernement baisse enfin les impôts ! »

Ségolène Royal : « le gouvernement baisse enfin les impôts ! »

 

Ségolène Royal ne souhaite pas couler avec Hollande et se démarque. Après ses critiques au gouvernement de la semaine écoulée, elle récidive en déclarant qu’il est enfin temps de diminuer les impôts. . Elle s’est montré donc ce samedi satisfaite que le gouvernement baisse « enfin » les impôts, faisant œuvre une fois de plus de son franc-parler. C’est pourtant cette franchise qui l’a mise en mauvaise posture cette semaine, où elle a offert son premier « couac » au gouvernement Valls. La semaine avait plutôt bien démarré pour Ségolène Royal, portée par un sondage plutôt clément. Dimanche, dans le baromètre Opinion-Way du mois de mai, elle était dans le top 5 des ministres les plus populaires, avec 45% de taux de satisfaction. C’est bien moins que Laurent Fabius (56%) et Najat Vallaud-Belkacem (54%°), mais c’est bien mieux qu’Arnaud Montebourg (35%) et Michel Sapin (29%). Mardi, premier accroc pour Ségolène Royal. On apprend que la ministre, qui a plaidé pour la « remise à plat de l’écotaxe », est contredite par les députés dans leur rapport sur la question. Ils jugent « désastreux » les effets d’un éventuel abandon de l’écotaxe et taillent en brèche sa proposition de taxer uniquement les routiers étrangers. Cela n’empêchera pas la ministre de l’Écologie de continuer à se montrer sceptique sur le maintien de la mesure, dans une interview à Paris Match à paraître le jeudi. Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll devra alors la rappeler à l’ordre, au nom de la cohésion gouvernementale.

Un milliard d’euros d’impôts en moins pour acheter les votes aux européennes

Un milliard d’euros d’impôts en moins pour acheter les votes aux européennes

 

 

Après avoir augmenté les impôts directs et indirects, Valls vient de lâcher 1 milliard sur l’impôt sur les revenus. Une manœuvre évidemment démagogique (mais non négligeable pour les revenus modestes) mais qui vient trop tard pour empêcher la déroute du PS aux européennes et menacer la légitimité du gouvernement. Manuel Valls a annoncé vendredi un milliard d’euros de pouvoir d’achat supplémentaire pour les ménages français modestes sous la forme d’une réduction d’impôt sur le revenu (IR) qui profitera à 3,2 millions d’entre eux dès cette année. Son financement ne remettra pas en cause les équilibres du budget 2014 et proviendra « majoritairement » des recettes de la lutte contre la fraude fiscale, qui sont supérieures aux prévisions, a-t-on indiqué au ministère des Finances. « La mesure va bénéficier à plus de trois millions de ménages. Elle va faire sortir de l’impôt sur le revenu 1,8 million de ménages », a dit le Premier ministre sur Europe 1. « C’est un milliard d’impôt en moins, un milliard d’euros de pouvoir d’achat en plus pour les Français, notamment les plus modestes. » La réduction d’impôt et le nombre de ses bénéficiaires vont bien plus loin que ce que Manuel Valls avait lui-même annoncé dimanche, en évoquant une revalorisation du bas du barème de l’impôt sur le revenu qui profiterait à 650.000 ménages. A moins de dix jours d’élections européennes qui se présentent mal pour le Parti socialiste au pouvoir, le gouvernement a pris connaissance entre-temps des très médiocres chiffres de l’économie française, qui a connu une croissance nulle au premier trimestre du fait notamment d’un recul de la consommation des ménages.   »Il faut sortir de cette logique de l’impôt (…) qui empêche les ménages de consommer et qui empêche notre économie de retrouver la compétitivité », a dit le chef du gouvernement.

 

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