Archive pour le Tag 'importations'

Charbon australien : reprise des importations chinoises grâce à Biden

Charbon australien : reprise des importations chinoises grâce à Biden

 

On sait que les relations économiques et politiques devenues détestables entre la Chine et l’Australie. La Chine avait d’ailleurs imposé un embargo sur les importations australiennes de charbon à titre de représailles. La Chine considérait  que l’Australie constituait l’avant-garde américaine dans la guerre engagée par les États-Unis vis-à-vis de l’empire du milieu. Mais brutalement la Chine a changé de discours vis-à-vis des États-Unis sitôt la victoire de Biden confirmée. Elle espère un changement de politique – qui n’est pourtant pas assurée –et dans ce cadre tente de normaliser sa politique diplomatique et économique avec les pays avec lesquels elle entretenait des relations très conflictuelles comme avec l’Australie.

 

Didier Julienne, Président de Commodities & Resources » (*). Explique dans la Tribune ce revirement.

 

 

Depuis octobre 2020, les bateaux chargés de charbon australien n’étaient plus autorisés à décharger leur cargaison dans les ports chinois. Sachant que les importations chinoises de charbon australien représentent environ 30 % des exportations charbonnières de Canberra, les quantités en attente de débarquement représentent un mois et demi du flux habituel entre l’Australie et la Chine. Comment comprendre une fin non confirmée d’un éventuel embargo non déclaré ?

Depuis ce blocus qui ne dit pas son nom, la production de charbon sidérurgique des mines nationales ou les importations de Mongolie restent insuffisantes par rapport à la forte production d’acier chinoise en hausse continue. En conséquence, les prix de charbon métallurgique pékinois ont augmenté d’environ 70 %.

Températures hivernales

Les importations de l’autre charbon australien, celui utilisé dans les centrales électriques, ont, elles aussi, été interdites. Mais le surcroît de consommation électrique liée aux températures hivernales amollit l’interdit, car les mines chinoises, les importations indonésiennes ou russes n’ont jamais réussi à totalement remplacer les volumes de Sydney. Les basses températures hivernales qui frappent la Chine et les Etats voisins, Corée et Japon, entraînaient une hausse des prix en fonction des pays exportateurs — Indonésie, Colombie, Australie ou Afrique du Sud — de 55 % à 100 % depuis août dernier.

Le grand gagnant de cet hiver rigoureux est le gaz naturel. Le prix de GNL asiatique a été multiplié par 15 depuis mai 2020 et par 4 depuis fin novembre. Il est donc plus que normal que le nœud autour des importations de charbon australien se desserre, que les prix se détendent et que les températures à l’intérieur des bâtiments publics du parti communiste chinois remontent. Tout comme l’éclairage nocturne, ils étaient mis à contribution pour économiser l’énergie.

Explication conspirationniste

Une autre explication, totalement conspirationniste, de cette détente pourrait s’inspirer de la série télévisée australienne « Pine Gap ». L’Australie y est prise en étau entre son allié étatsunien dont le président va-t-en guerre lui demande son appui dans un conflit contre Pékin en mer de Chine, et son premier client, la Chine, qui, en retour d’une continuation de ses importations de matières premières, lui demande sa neutralité dans ce même conflit.

 

Dans la réalité, l’interdiction du charbon australien n’ayant jamais été officialisée, sa suppression ne le sera pas non plus, et c’est sans aucun doute le hasard hivernal qui conjugue la détente autour des importations et l’arrivée de Joe Biden dans ses fonctions.

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. Il est aussi auteur sur LaTribune.fr.

Tarifs douaniers américains: Un petit geste sur les taxes des importations de France

Tarifs douaniers américains. Un petit geste sur les taxes des importations de France

 

L’administration de Trump mécontente des décisions de l’organisation mondiale du commerce (affaire Boeing–Airbus) qui avait autorisé l’augmentation de tarifs douaniers sur les importations en provenance des États-Unis avait décidé de taxes spécifiques notamment sur les produits français comme par exemple le vin .

La même administration en signe d’apaisement vient de décider l’annulation de cette taxe de rétorsion américaine.

Le bureau du représentant américain au commerce (USTR) a déclaré que les droits de douane de 25% sur les importations de produits français, qui sont évalués à environ 1,3 milliard de dollars par an et devaient entrer en vigueur mercredi, seraient suspendus indéfiniment.

Washington avait annoncé les tarifs en juillet après qu’une enquête américaine ait montré qu’une taxe française sur les services numériques (DST) avait injustement distingué des entreprises américaines telles que Google, Facebook, Apple et Amazon.

La France et d’autres pays considèrent les taxes sur les services numériques comme un moyen d’augmenter les revenus des opérations locales des grandes entreprises technologiques qui, selon eux, profitent énormément des marchés locaux tout en ne contribuant que de manière limitée aux caisses publiques.

L’USTR a déclaré que la suspension de l’action contre la France permettrait à Washington de poursuivre une réponse coordonnée dans 10 enquêtes sur des taxes similaires en Inde, en Italie, en Grande-Bretagne et dans d’autres pays. Il n’a donné aucun calendrier pour de nouvelles mesures.

Les dirigeants européens et les groupes industriels ont bien accueilli cette nouvelle, affirmant que cela donnerait plus de temps pour que les discussions sur une solution fiscale mondiale portent leurs fruits.

« Le représentant américain au commerce a décidé de suspendre les tarifs à la lumière de l’enquête en cours sur des DST similaires adoptés ou à l’étude dans dix autres juridictions », a déclaré l’agence dans un communiqué, ajoutant qu’elle n’avait pas encore déterminé d’éventuelles actions commerciales dans les autres cas. .

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que les tarifs n’auraient de toute façon pas été «légitimes» selon les règles de l’OMC et a redoublé son appel à une solution mondiale.

« Les différends commerciaux entre les États-Unis et l’Europe … ne feront que des perdants, en particulier en cette période de crise », a-t-il déclaré.

Le commissaire européen chargé du commerce, Valdis Dombrovskis, a souligné la volonté de Bruxelles de travailler sur une solution globale pour une taxation équitable du secteur.

«L’UE est prête à explorer toutes les options si les États-Unis appliquent unilatéralement ces mesures commerciales», a-t-il déclaré.

Le sursis donne au président élu Joe Biden et à sa candidate au poste de tsar du commerce, Katherine Tai, le temps de travailler avec la France et d’autres pays pour trouver une solution multilatérale, a déclaré la Coalition of Services Industries.

États-Unis : Menace de nouvelles taxes sur les importations européennes

États-Unis : Menace de nouvelles taxes sur les importations européennes

 

Alors que l’environnement économique mondial est déjà très sensible aux conflits entre la Chine et les États-Unis en matière d’échanges, le président américain a déclaré mardi vouloir imposer des taxes douanières supplémentaires sur les produits européens pour un montant de 10 milliards environ. Une annonce qui pourrait bien plomber encore un peu plus une conjoncture déjà bien molle. Comme le confirment d’ailleurs les prévisions du FMI révisées  encore à la baisse tant pour 2019 que pour 2020 Les inquiétudes sur le commerce changent de front. Alors que les Etats-Unis avaient fait état de progrès au terme d’une énième session de négociations avec la Chine, Donald Trump a déclaré mardi vouloir imposer à l’Union européenne des droits de douane sur 11 milliards de dollars (9,8 milliards d’euros) de produits. Cette annonce intervient au lendemain de la publication par le représentant au Commerce d’une liste de cibles potentielles de représailles américaines contre des aides publiques de l’UE. La Commission européenne de son côté a dit travailler à de possibles représailles concernant les subventions dont bénéficie Boeing. Ces menaces réciproques vont encore ajouter au climat d’incertitude actuelle déjà affectée par des résultats maussades comme par exemple aux Etats-Unis où  les ouvertures de postes sont tombées en février à leur plus bas niveau depuis 11 mois et les embauches ont décru selon l’enquête dite Jolts, ce qui pourrait expliquer le ralentissement marqué des créations d’emplois ce mois-là. Autre exemple le tassement des cours du pétrole. Les cours du brut sont en baisse, pénalisés par les commentaires du ministre russe de l’Energie qui a déclaré mardi ne pas avoir encore tranché en faveur ou non d’un prolongement de l’accord d’encadrement de la production de pétrole conclu avec l’OPEP. Le baril de Brent de la mer du Nord recule à 70,7 dollars et celui du brut léger américain (WTI) retombe à 64 dollars.

Importations chinoises aux Etats Unis : 200 milliards taxés dès lundi

Importations chinoises aux Etats Unis : 200 milliards taxés dès lundi

 

Ces nouveaux droits de douane seront de 10% dans un premier temps pour monter ensuite à 25% d’ici la fin de l’année.  Dans un communiqué annonçant l’instauration de ces nouveaux de droits de douane, le président américain avertit que si la Chine riposte en visant l’agriculture ou l’industrie américaine, il passera à “la phase trois” et taxera 267 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires. Le président américain avait déjà évoqué ce chiffre de 267 milliards début septembre. Depuis début juillet, les Etats-Unis ont imposé en deux étapes des droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars de produits chinois pour contraindre Pékin à modifier radicalement sa politique en matière de commerce, de transferts de technologie et de subventions aux industries de haute technologie. La Chine a riposté en taxant le même montant d’importations américaines. “Le président Trump est un homme d’affaires implacable. Il essaie de faire pression sur la Chine pour obtenir des concessions dans nos négociations. Je pense que ce genre de tactique ne marchera pas avec la Chine”, a déclaré Fang Xinghai, vice-président de l’autorité chinoise de réglementation des valeurs mobilières. Si Trump décidait de taxer toutes les exportations chinoises, l’impact négatif pour l’économie chinoise serait d’environ 0,7%, a-t-il ajouté, sans préciser s’il parlait de l’effet sur le PIB total ou sur sa croissance. L’instauration des droits de douane est en partie compensée par la baisse du yuan, qui a perdu environ 6% par rapport au dollar depuis la mi-juin. L’iPhone ne figure pas dans la “large gamme” de produits qui, avait dit Apple dans une lettre le 5 septembre dernier, seraient touchés par la nouvelle série de droits de douane sur 200 milliards de dollars. Si l’administration Trump passe à la phase 3, c’est à dire la taxation de la totalité des importations chinoises, l’iPhone, et tous les autres smartphones, devraient figurer sur la liste.

Chine: tassement croissance des exportations et importations en août

Chine: tassement croissance des exportations et importations en août

 

Preuve du tassement de la croissance mondiale, la Chine enregistre une progression moins dynamique de son commerce international même si le solde demeure largemenet positif, environ 30 milliards. La Chine a vu en effet  ses exportations comme ses importations s’essouffler fortement en août, selon des chiffres officiels publiés samedi, au moment où son économie pâtit d’une demande morose et reste suspendue à la guerre commerciale exacerbée avec les Etats-Unis. Les exportations ont gonflé de 9,8% sur un an en août, très en-deçà de leur performance de juillet (+12,2%), tandis que les importations du géant asiatique grimpaient de 20%, après un bond de quelque 27% le mois précédent, ont précisé les douanes chinoises. L’excédent commercial du pays est resté stable à 27,9 milliards de dollars, peu ou prou au même niveau qu’en juillet.

Trump veut taxer toutes les importations chinoises

Trump veut taxer toutes les importations chinoises

 

Trump annonce une éventuelle taxation de 500 milliards importations chinoises c’est à dire sur à peu près la totalité. Les importations chinoises sont en effet un peu supérieures à 500 milliards tandis que que les importations américaines en Chine représentent de l’ordre de 150 milliards. Le déficit este effectivement colossal. En cause le dynamisme de la Chines ses conditions économiques plu compétitivité mais aussi il faut bien le dire la délocalisation de nombreuses productions américaines en Chine.  Donald Trump se dit don prêt à imposer des droits de douane sur 500 milliards de dollars supplémentaires (en fait c’est la totalité) de marchandises importées de Chine par les Etats-Unis, affichant sa détermination dans le différend commercial entre les deux pays. Au début du mois, les Etats-Unis ont imposé des droits de douane sur 34 milliards d’importations en provenance de Chine. Pékin a riposté par une mesure de réciprocité. Le conseiller économique de la Maison blanche Larry Kudlow tient le président chinois Xi Jinping pour responsable de l’absence de progrès dans les négociations commerciales entre les deux pays et a averti que Donald Trump “n’allait pas lâcher” l’affaire. La Chine a vu son excédent commercial avec les Etats-Unis atteindre un niveau record au mois de juin, en raison d’une forte augmentation de ses exportations, des données qui devraient attiser les tensions déjà vives entre les deux pays.

Etats –Unis : durcissement des importations d’automobiles

Etats –Unis : durcissement des importations d’automobiles

 

 Pour freiner les importations de voitures étrangères,  les Etats Unis étudient un durcissement des normes démission polluante, ce qi vise en particulier l’Allemagne et le Japon. Trump a demandé à plusieurs organismes d’étudier les lois en vigueur de manière à assujettir les voitures étrangères à des normes d’émission plus rigoureuses. Une telle initiative aurait semble-t-il plus d’impact sur les constructeurs européens qui, globalement, importent plus de voitures à partir d’usines situées en dehors des Etats-Unis, selon des données d’Autodata. Japonais et Coréens ont construit l’an dernier dans des usines nord-américaines 70% environ des véhicules vendus aux Etats-Unis. Pour les Européens, le pourcentage n’est que de 30%. Les constructeurs étrangers ont 17 usines de montage aux Etats-Unis, dont 12 sont propriété d’entreprises asiatiques. Les véhicules importés représentaient 21% des 17,2 millions qui ont été vendus aux Etats-Unis l’an passé, suivant Autodata.

Taxes importations Etats-Unis : Trump va se tirer une balle dans le pied

Taxes importations Etats-Unis : Trump va se tirer une balle dans le pied

Contradictoire et excessif Trump fait du Trump. Une annonce tonitruante et ensuite une rectification du tir pour ne pas se tirer uen balle dans le pied. Certes on ne peut reprocher au États-Unis de faire dans le patriotisme économique d’autant plus que leur balance commerciale est très déséquilibrée non seulement vis-à-vis de la Chine évidemment mais aussi de nombreuses autres zones notamment l’Europe. MaisTrump ne fait pas dans le patriotisme économique (que pratiquent  à peu près tous les pays notamment l’Allemagne ou encore le Japon et la Chine) mais dans le nationalisme économique, c’est-à-dire le repli économique qui conduit tout droit au nationalisme politique et à la guerre. Avec les taxes qu’il propose Trump  pourrait bien se tirer une balle dans le pied. En effet aujourd’hui l’économie se caractérise par la complexification des processus de production qui consistent  à assembler des systèmes de production répartie dans différents pays. Pratiquement,  aucune production un peu sophistiquée n’est pure nationalement. Elle intègre toujours des importations. C’est vrai pour les États-Unis, comme pour la France comme pour la plupart des pays. Du coup,  les intrants vont être affectés d’une taxe nouvelle qui viendra affaiblir la compétitivité des produits finis. En clair,  cela va plomber les exportations et pouvoir d’achat aussi  bien des ménages que des entreprises. Bref,  une balle  dans le pied. Du coup il est vraisemblable qu’après avoir fait dans le nationalisme économique pour contenter ses électeurs, Trump devra accepter de nombreuses exceptions et pas seulement avec le Canada ; sinon  en retour il  subira des mesures de rétorsion qui viendront elles aussi affaiblir la compétitivité  des États-Unis. De toute évidence, Trump un peu difficulté  à comprendre la complexité de l’économie actuelle.

Gaz de schiste : interdiction des importations

Gaz de schiste : interdiction des  importations

L’interdiction des importations de gaz de schiste posent de sérieuses interrogations. Certes elle serait cohérente avec l’interdiction de l’exploitation de ce gaz en France. Pour autant il faudrait modifier la législation européenne mais aussi française ; en outre le gaz de schiste représente environ 40 % des les approvisionnements aussi bien d’EDF que de Engie (il est moins cher !). En outre il sera bien difficile de distinguer ce qui est du gaz de schiste et ce qui est du gaz conventionnel car il s’agit de la même molécule d’où la difficulté de contrôler réellement la nature des importations de gaz. Le gouvernement est plus que jamais mobilisé contre le gaz de schiste. Alors que toute exploration est interdite en France, un autre front s’ouvre contre les importations en provenance des États-Unis. Engie et EDF recevront leurs premières cargaisons, respectivement en 2018 et 2019. Dans les deux cas, la fourniture porte sur plusieurs années, et Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement et de l’Énergie, est vent debout contre ces contrats d’approvisionnement. Mardi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, elle a indiqué qu’elle allait «examiner juridiquement la façon dont nous pouvons interdire l’importation de gaz de schiste et, en tout état de cause, ces entreprises (EDF et Engie, NDLR) devront s’orienter vers d’autres marchés pour n’importer que des gaz d’origine conventionnelle». La ministre de l’Énergie est d’autant plus décidée à imposer ses vues que l’État détient 85 % d’EDF et 33 % d’Engie. «Puisque la France interdit la fracturation hydraulique pour des raisons de protection de l’environnement, j’ai interrogé ces deux entreprises sur les raisons pour lesquelles elles n’avaient pas été vigilantes», lors de la négociation de ces contrats, a indiqué Ségolène Royal. La fracturation est pour le moment la seule technologie utilisée pour l’extraction de gaz de schiste. Les défenseurs de l’environnement ne cessent de pointer les dangers qu’elle fait peser sur les nappes phréatiques. Ni EDF ni Engie n’ont réagi officiellement. Et pour cause. Leurs contrats d’approvisionnement portent sur des cargaisons constituées à 40 % de gaz de schiste dit «non conventionnel » et à 60 % de… gaz conventionnel. Si les modes d’extraction sont différents, c’est, dans les deux cas, la même molécule de méthane. Une fois les deux gaz mélangés dans un navire méthanier, il est impossible de séparer le bon grain de l’ivraie.

 

(Avec le Figaro)

 

Chine : exportations et des importations confirment le tassement mondial

Chine : exportations et des importations confirment le tassement mondial

La baisse du commerce extérieur chinois confirme le tassement mondial. Le recul des exportations caractérise la baisse de la demande, aussi de la croissance des pays importateurs. À noter cependant que cette évolution est erratique puisqu’elle avait été marquée par  une augmentation en mars. La baisse très importante des importations révèle que la demande intérieure chinoise n’a pas pris le relais des exportations pour alimenter la croissance. Globalement donc des chiffres qui vont nourrir des interrogations nouvelles sur les perspectives de la croissance mondiale. Les exportations chinoises ont reculé de 1,8% en avril par rapport à avril 2015 tandis que les importations chutaient de 10,9%, selon des données inférieures aux prévisions des économistes publiées dimanche par l’Administration générale des douanes. L’excédent commercial de l’économie chinoise ressort en avril à 45,56 milliards de dollars (39,9 milliards d’euros contre 34 milliards de dollars un an auparavant. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une quasi-stagnation des exportations (-0,1%) et sur un recul deux fois moindre des importations, à 5%. En mars, les exportations chinoises avaient bondi de 11,5% sur un an, progressant pour la première fois depuis juin 2015. Mais le mois d’avril a marqué une rechute. Du côté des importations, avril a été le 18e mois consécutif de baisse, soulignant la faiblesse de la demande intérieure en dépit d’un rebond des dépenses d’infrastructures et de la croissance record des crédits enregistrée au premier trimestre.

(Avec Reuters)

 

Chine: grosse chute des importations

Chine: grosse chute des importations

Nouvelle confirmation du très net ralentissement de la croissance chinoise et au-delà de l’activité mondiale. Pour la zone euro en particulier c’est une mauvaise nouvelle qui s’ajoute à celle de la baisse des exportations de l’Allemagne. Les importations de la Chine ont nettement chuté au mois de septembre sur un an, à près de 18%, ont annoncé ce mardi les douanes chinoises, dernier chiffre traduisant le tassement de l’activité dans la deuxième économie mondiale. En valeur, les importations sont tombées à 924 milliards de yuan (environ 128 milliards d’euros), ont indiqué les douanes dans un communiqué. La Chine a également été affectée par l’affaiblissement de la demande sur certains marchés pour ses biens manufacturés, à l’origine de la baisse de ses exportations, qui ont reculé de 1,1% à 1.300 milliards de yuan (180 milliards d’euros), de même source. Première puissance commerciale mondiale, la Chine connaît un ralentissement de sa croissance qui s’est accompagné d’une chute des prix des matières premières, à l’origine d’une onde choc dans beaucoup de pays producteurs. « Les importations de certaines matières premières ont affiché une augmentation en volume et une baisse de leurs prix », a déclaré à la presse le porte-parole des douanes chinoises, Huang Songping.  »Il reste des obstacles à la croissance du commerce extérieur chinois », a ajouté le porte-parole, soulignant toutefois que la baisse mois après mois des exportations du pays se réduisait. L’excédent commercial a quasiment doublé sur un an, à 376,2 milliards de yuan (52,3 milliards d’euros).

Baisse des importations

Baisse des importations

 

Sous l’effet de la crise les importations baissent. Le déficit du commerce extérieur de la France s’est contracté de six milliards d’euros l’an passé pour revenir à son plus bas niveau depuis 2010, sous l’effet d’une baisse des importations (-2,3%) plus forte que celle des exportations (-1,3%), selon les chiffres publiés vendredi par les douanes. A -61,2 milliards d’euros, il marque une nette amélioration par rapport à 2012 et surtout au record de -74,2 milliards enregistré en 2011. Mais il reste loin du niveau des années d’avant-crise (-42,5 milliards en 2007) et représente encore l’équivalent de trois points de PIB. Outre les problèmes de compétitivité de son économie, auquel le gouvernement a décidé de s’attaquer par le « pacte de responsabilité », la France paye le positionnement géographique de son commerce extérieur, notamment le poids qu’y représente une Europe du Sud ébranlée par la récession. Le marasme de la zone euro a également pesé sur les exportations de l’Allemagne, qui ont accusé l’an passé leur premier recul (-0,2%) depuis 2009. Mais la première économie européenne a enregistré néanmoins un excédent commercial record (198,9 milliards) à la faveur elle aussi d’une baisse plus marquée (-1,2%) de ses importations. La ministre du Commerce extérieur, Nicolas Bricq, espère que 2014 sera une année plus porteuse. « Nos zones de chalandise traditionnelles se portent mieux, c’est notamment le cas de la zone euro (47% des exportations françaises), qui renoue avec la croissance », a-t-elle dit au cours d’une conférence de presse. Elle a cité une étude du Trésor prévoyant que la demande extérieure adressée à la France devrait croître cette année de 4%, contre 2% en 2013.   Suite

 

Maraichage : taxes sur les importations de légumes ?

Maraichage : taxes sur les importations de légumes ?

 

Le  syndicat de la FNSEA, dénonce depuis plus de dix ans « les distorsions de concurrence que subissent les producteurs français, tant de la part de certains de leurs concurrents européens que de pays tiers comme le Maroc, à qui l’Union européenne ouvre déjà très -trop !- largement son marché », explique-t-il dans communiqué publié jeudi. Par exemple le coût du travail est de 6 euros par jour au Maroc, de 4 à 6 euros par heure en Allemagne quand il est de 12,50 euros par heure en France, illustre les syndicats. Il est urgent que la Commission européenne réagisse. Le syndicat Légume de France « Conséquence, la production française de légumes se réduit et est très fortement fragilisée pendant que la production allemande progresse (+30% en 15 ans) » et « il est urgent que la Commission européenne réagisse » puisque « elle vient de montrer qu’elle pouvait le faire. ». La Commission européenne a entamé mardi un bras de fer avec la Chine dans le secteur du solaire, en décidant d’imposer des taxes sur les importations de panneaux solaires chinois. Pékin a répliqué mercredi en lançant une enquête antidumping sur les vins importés de l’Union européenne et en agitant le spectre d’une guerre commerciale avec le Vieux continent.

 




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