Archive pour le Tag 'impasse»'

Brexit : l’impasse pour arrêter les pendules

Brexit : l’impasse pour arrêter les pendules

 

La mise en demeure de La Première ministre britannique vis-à-vis de l’union européenne témoigne de la fébrilité britannique sur le sujet aussi de la position politique très fragile de Teresa May. La première ministre britannique demande donc à l’Europe de revoir sa position après son refus du plan élaboré par Londres. En l’état des discussions, on voit mal quel compromis pourrait sortir du chapeau. Les divergences essentielles concernant les échanges futurs n’ayant pas évolué. Du coup, il est possible qu’on arrête les pendules ou d’abord trouver un texte qui acte le divorce entre l’union économique et la Grande-Bretagne. Ensuite il faudra aussi se donner du temps pour définir les nouvelles relations d’autant que chaque Parlement de l’union des pays de l’union européenne devra procéder à un vote. Procédure particulièrement lourde dont le résultat n’est pas gagné d’avance. Il faudra sans doute consentir en attendant cet accord une période de transition  Pour la presse britannique, le plan de Chequers, qui porte le nom de la villégiature des Premiers ministres britanniques, où il a été approuvé par le gouvernement de Theresa May, est tout bonnement enterré. “Votre Brexit est cassé”, titre ainsi le Daily Mirror. Pour The Guardian et The Times, la Première ministre a été humiliée à Salzbourg tandis que le Sun fustige “ces sales rats européens”, “ces racailles européennes” qui ont pris Theresa May en “embuscade”. Tusk a prévenu jeudi que le prochain conseil européen, prévu le 18 octobre à Bruxelles, serait un “moment de vérité”. Si cette étape est franchie avec succès, Bruxelles et Londres formaliseront leur accord pour un sommet extraordinaire un mois plus tard, a-t-il précisé. Mais Theresa May devra au préalable obtenir l’appui d’un Parti conservateur très divisé, lors du congrès annuel qui se tient du 30 septembre au 3 octobre.

Air France : une impasse grave pour la compagnie

Air France : une impasse grave pour la compagnie

 

 

Le PDG a perdu son pari et va partir après le vote des salariés d’Air France. De toute manière uen mauvis pari car lors d’un referendum on ne réponde pas toujours à la question. C’est autant un nom aux propositions de la direction qu’un non aux méthodes de négociation. Pour preuve le SNPL se dit prêt maintenant à mettre de l’eau dans sin vin. Cela met la compagnie dans une situation très grave, ce que reconnait la CFDT qui s’inquiète pour l’avenir de la société et son avenir. La grève a déjà couté ce que couterait à peu près les revendications demandées, le mal est donc déjà fait d’autant que la compagnie Air France qui certes s’est un peu redresse est peu compétitive en regard de se concurrents. De quoi aussi ternir le climat social global en France marqué précisément par une grande insuffisance de la concertation. Jean-Marc Janaillac, PDG d’Air France-KLM et président d’Air France, a annoncé vendredi sa démission à la suite du rejet par les salariés du projet d’accord salarial à Air France, replongeant le groupe dans la crise.

Consultés par vote électronique depuis le 26 avril, 46.771 salariés d’Air France ont voté à 55,44% contre les propositions de la direction, déjà rejetées par l’intersyndicale qui mène vendredi son 13e jour de grève depuis le début de l’année. La compagnie a annoncé dans la foulée qu’elle retirait cet accord qui proposait à ses salariés 2% d’augmentation des salaires en 2018 puis une hausse de 5% sur les trois années suivantes alors que l’intersyndicale regroupant dix organisations réclamait une hausse de 5,1% dès 2018. L’intersyndicale a toutefois maintenu son préavis de grève pour lundi 7 et mardi 8 mai, ont indiqué à Reuters plusieurs représentants syndicaux. “On nous a refusé le dialogue, c’est cela qui fait aujourd’hui le départ de Monsieur Janaillac”, a estimé pour sa part Grégoire Aplincourt, président du Syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), sur BFMTV. La CFDT – un des principaux syndicats d’Air France – qui avait accepté le projet d’accord, a fait savoir qu’elle ne le signerait pas, pour tenir compte du résultat de la consultation. “Cela augure d’une période trouble pour notre compagnie et d’une grave crise de gouvernance dont Air France n’a pas les moyens, eu égard à l’environnement économique et concurrentiel dans lequel évolue Air France”, précise le syndicat dans un communiqué. Le groupe employait 83.522 personnes au 31 décembre, dont 7.746 pilotes. L’intersyndicale regroupe FO, le SNPNC, la CGT, l’UNSA, le Spaf, le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), Alter, Sud, la CFTC et le SNGAF.

Loi Travail : la protestation dans l’impasse

Loi Travail : la protestation dans l’impasse

Difficile de se faire une idée exacte de la mobilisation qui s’est exprimée mercredi et jeudi. Si le nombre de grévistes paraît effectivement relativement faible, par contre  des manifestations encore nombreuses se sont déroulées. L’écart entre les chiffres de la CGT et de la police est très importants (400 000 manifestants pour la CGT en France et autour de 100 000 pour la police). Un niveau toutefois encore significatif bien que peu représentatif de l’ensemble des salariés. Les syndicats opposés à la réforme du code de travail ont cependant décidé deux autres journées de protestation reste à savoir si la multiplication de cette forme de mobilisation ne risque pas d’éroder un mouvement qui tente qui a tendance par ailleurs à s’affaiblir ;  peut-être aussi un moyen pour la CGT et FO de réguler par la fatigue une protestation surtout soutenue par les gauchistes. Une méthode classique pour finir les grèves et les protestations.  Notons  aussi que la multiplication des violences par les casseurs porte aussi atteinte à la crédibilité d’un mouvement déjà relativement faible. Ces différents éléments ne semblent toutefois pas entamer la détermination des syndicats à poursuivre la lutte pour le retrait de la loi.  Gauche  Pour les sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL) qui devaient se retrouver jeudi soir pour décider de la suite du mouvement, « le match n’est pas fini ». La CGT affirme que 400.000 personnes ont manifesté jeudi en France, soit le double de mardi dernier, et le ministère de l’Intérieur en a dénombré 129.000, contre 68.000 mardi. La CGT a jugé le Premier ministre « irresponsable » de « parier sur le pourrissement d’un mouvement », en l’accusant « d’entretenir un climat anxiogène ». Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, a répondu à Manuel Valls qu’il « n’y aurait plus de manifestations, ni de violences » dans le pays s’il acceptait de retirer les dispositions « les plus dangereuses » du projet. (Avec Reuters)

Loi santé : le gouvernement dans l’impasse ( la Presse)

Loi santé : le  gouvernement dans l’impasse ( la Presse)

Après le fiasco politique  de la loi Macron, ce pourraiat être celui de la loi santé. Un nouveau discrédit pour le gouvernement et surtout pour la psychorigide Marisol Touraine dont la tonalité mielleuse de l’ENA ne parvient pas à cacher le dogmatisme viscéral. La ministre s’est complètement embourbée dans ce dossier. Impressionnée par la mobilisation des médecins contre le projet de loi santé, notant la fermeté de la ministre Marisol Touraine, la presse de ce lundi évoque un « malaise profond » et s’inquiète d’un conflit dans l’impasse.  »Démonstration de force des médecins à Paris » (Le Figaro), « forte mobilisation des professionnels » (Les Echos), « Touraine ferme face aux médecins » (Le Parisien). La manifestation, qui a réuni ce dimanche entre 19.000 et 50.000 blouses blanches dans la capitale, est largement relatée ce lundi. La leçon tirée dans L’Opinion par Luc de Barochez est qu’ »aucune réforme ne pourra se faire contre les professionnels concernés, puisque ce sont eux qui seront chargés de l’appliquer ».  »En fuyant le dialogue, Marisol Touraine s’est discréditée », ajoute l’éditorialiste du titre libéral qui appelle les députés à « remettre la concertation et l’écoute au premier plan ». « La communauté médicale, sous pression depuis des années, espérait être associée au dialogue. Encore faut-il vouloir dialoguer », nuance cependant La Montagne/Centre France, sous la plume de Bernard Stephan. Alors que le rejet du tiers payant généralisé cristallise l’opposition des médecins, le secrétaire général de la CFDT prend dans Les Echos la défense du projet de loi. « Le tiers payant est une avancée. Les médecins doivent arrêter de faire croire qu’ils n’en veulent pas pour le bien-être de leurs patients », assène Laurent Berger.   »Dans l’ensemble, la démarche des professionnels de santé est soutenue par les électeurs de l’opposition. Alors qu’elle est majoritairement critiquée par ceux de la majorité, écolos compris », constate Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain. « On peut donc parier que les aménagements promis par Marisol Touraine se feront à la marge. Car son texte constitue l’un des rares éléments fédérateurs dans son camp. » Analyse partagée par Laurent Bodin dans L’Alsace : « Le projet de loi Santé, en effet, fait l’unanimité à gauche (…) C’est désormais si rare que c’en devient un événement politique ! Mais cela ne suffira pas à sortir de l’impasse. »  »Le gouvernement sans les toubibs n’y arrivera pas. Et vice-versa. Chacun tient l’autre par la barbichette, et si l’on peut être inquiet, c’est de ce petit jeu destructeur plus que de la capacité du pays à trouver une solution », s’alarme Didier Rose des Dernières Nouvelles d’Alsace. Pour Pierre Cavret de Ouest France, « la France paie là des décennies d’errance, d’erreurs politiques et de collages de rustines successifs ». Au-delà de la mobilisation contre le projet de loi santé, Sud Ouest décrit « un malaise plus profond ».  »Il ne faudrait pas que chez les généralistes, qui sont le premier niveau du fameux ‘parcours de santé’, la crainte des lourdeurs administratives décourage pour de bon les vocations », avertit Christophe Lucet dans le quotidien de Bordeaux. Les manifestants, rencontrés par Mathilde Golla pour Le Figaro, ne disent pas autre chose : « ‘J’étais généraliste’, indique une pancarte brandie par Agnès, installée à Lyon ».

 

Goodyear Amiens-Nord: occupation et impasse

Goodyear Amiens-Nord: occupation et impasse

 

 

 

Les deux cadres séquestrés chez Goodyear ont été libérés mais l’usine est désormais occupée ; D’une certaine manière c’est l’impasse car on ne sait plus si les syndicats veulent seulement négocier la prime de départ  (la direction proposerait 20.000 à 40.000 euros par salarié, là où la CGT réclame 80.000 à 180.000 euros.) ou la reprise partielle de l’usine. Coté ministère c’est pour le moins l’embarras. Tout de suite après la libération des cadres,  la CGT a annoncé l’occupation de l’usine comme nouveau moyen de pression sur la direction.   »On va négocier l’usine contre notre prime » de départ, a-t-il lancé, lors d’un point-presse improvisé.   »S’ils veulent récupérer les pneus, cela passe par une négociation », a renchéri Mickaël Mallet, délégué CGT.   »C’est un moyen de pression, on ne va pas détruire l’usine, on n’est pas des voyous », a-t-il ajouté.  La CGT, ultra-majoritaire à Amiens-Nord, a sans succès multiplié ces derniers mois les procédures judiciaires pour faire annuler la fermeture de l’usine et les 1.173 suppressions de postes qu’elle risque d’entraîner.  Les salariés ont séquestré les deux dirigeants, espérant renégocier le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de la direction, avec l’application d’une version « améliorée » d’un plan de départs volontaires (PDV) abandonné en 2012.   »Notre but n’était pas de les garder une semaine, mais d’avoir un accord avec la préfecture, l’Etat et la direction de Goodyear pour qu’il y ait une réunion », selon Mickaël Mallet.   »Il y avait beaucoup de questions sur la question des propositions de reclassement », a relaté le directeur de production, interrogé par BFMTV, après sa sortie de l’usine. « Certaines fois, nous n’étions pas forcément très rassurés, mais pour autant, il n’y a pas eu de comportement qui a porté atteinte à notre intégrité physique », a-t-il ajouté.  Selon le délégué CGT Franck Jurek, la direction France de Goodyear a appelé le syndicat mardi soir pour amorcer un processus de discussion.   »Ils nous ont dit qu’on avait bien traité nos dirigeants et qu’il n’y a pas eu de débordements grâce à nous. Ils n’ont pas dit qu’on allait repartir à la table des négociations, mais ils nous ont dit qu’ils seraient susceptibles de nous revoir bientôt pour échanger », a-t-il expliqué.  La direction de GDTF (Goodyear-Dunlop Tires France) avait averti dans la matinée qu’elle ne participerait « à aucune réunion avec les représentants des salariés tant que deux de ses dirigeants seront séquestrés ».  Mardi soir, le groupe a fait part dans un communiqué de son « grand soulagement » mais souligné que la « préoccupation de sécurité reste entière », l’usine restant selon lui « occupée par une minorité de salariés ».  Début novembre, la direction de Goodyear avait clos la procédure d’information des représentants du personnel de l’usine en vue de sa fermeture, annoncée le 31 janvier 2013.  Les salariés craignent désormais de recevoir leurs lettres de licenciement.  Le PDG de Titan International, Maurice Taylor, s’est indigné de la séquestration des deux cadres, un acte qu’il a qualifié de « kidnapping ». Le 1er novembre, le turbulent patron du fabricant américain de pneus agricoles s’était dit prêt à reprendre l’usine d’Amiens-Nord « avec zéro employé », pour redémarrer sur de nouvelles bases.   »Nous condamnons fermement ces comportements », a réagi pour sa part le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, lors d’une question au gouvernement posée à l’Assemblée nationale, peu avant la libération des deux cadres.   »Je rappelle qu’en septembre 2012 il y a eu une proposition de plan de départs volontaires avec des indemnités généreuses et la reprise par Titan de 530 salariés. La CGT à l’époque avait refusé et aujourd’hui nous sommes dans l’impasse. Cette offre est toujours sur la table », a-t-il affirmé.  M. Taylor « a redit qu’il attendait l’apaisement, mais qu’il était toujours en situation de reprendre le site de Goodyear Amiens Nord », a-t-on indiqué mardi soir dans l’entourage de M. Montebourg.

«Hollande dans une impasse» (Gérard Grunberg)

 «Hollande dans une impasse» (Gérard Grunberg) 

Politologue au Centre d’études européennes de Sciences Po, spécialiste de la gauche, Gérard Grunberg analyse dans les Echos  la situation de François Hollande avant le marathon des vœux. Il ne croit «pas du tout» à la remise à plat de la fiscalité annoncée par Jean-Marc Ayrault.

 Que peut faire François Hollande pour espérer rétablir la confiance ?

 La manière dont François Hollande s’est positionné et dont il a gouverné depuis un an et demi fait que sa marge de manœuvre est aujourd’hui très étroite. Il a beaucoup basé sa stratégie sur une amélioration de la situation économique et de l’emploi, s’appliquant à ne « pas désespérer Billancourt ». Je crois que ça a été une erreur car les Français sont tout à fait conscients de la gravité de la situation. Certes, il n’est pas possible de savoir comment l’opinion aurait réagi à un discours à la fois plus véridique et volontariste, mais il est clair que le propos relativement lénifiant du président ne l’a pas rassuré. Pour la simple raison que les Français ne voient pas d’amélioration. François Hollande est donc dans une impasse. Sa politique réformiste des petits pas manque d’efficacité même si elle va dans la bonne direction. Confronté à cette impasse, la seule option possible serait pour lui un changement de gouvernement mais cette option n’a d’intérêt que s’il s’accompagne d’un véritable tournant politique. Et de toutes manières, il est maintenant trop tard pour opérer un tel changement avant les élections du printemps prochain.

 Le chef de l’Etat doit-il corriger son propre comportement ?

Je ne vois pas François Hollande changer profondément son comportement. Qui le pourrait d’ailleurs après une longue carrière politique ? S’il veut opérer un véritable changement, celui-ci ne peut donc provenir que d’un changement de Premier ministre, et à condition de le laisser s’imposer à la tête du gouvernement, chose toujours délicate sous la Ve République puisqu’elle implique que le président se mette en retrait. Dans cette option, c’est probablement Manuel Valls qui constituerait le meilleur choix. De toutes manières, la dégradation de l’image du président et les perspectives économiques et sociales rendent peu probable qu’il puisse regagner la confiance des Français sans bouger. Certes, les institutions de la Ve République et l’existence d’une majorité favorable à l’Assemblée lui évitent d’agir dans l’urgence. Mais le fait que son comportement ne corresponde pas suffisamment aux yeux des Français à l’image qu’ils se font d’un président de la République est néanmoins un facteur de fragilité réel.

 La ligne est-elle suffisamment assumée ?

François Hollande a à plusieurs reprises exposé sa ligne politique, notamment la baisse des déficits et la reconquête de la compétitivité des entreprises pour faire baisser le chômage. Mais il ne l’a pas assumée assez clairement et, surtout, l’application hésitante de cette ligne a pu faire douter de la volonté politique qui la sous-tendait. En particulier, son discours critique sur les institutions européennes a pu paraître parfois en contradiction avec ces objectifs qui sont pourtant ceux de Bruxelles. Dans la mesure, en outre, où une partie de la gauche, et en particulier au Parti socialiste, est en désaccord profond avec sa politique de l’offre, François Hollande ne pourra pas longtemps paraître la défendre sans tenter de l’imposer réellement à ses troupes. Le fait de ne pas assumer clairement sa politique afin de ne pas inquiéter l’opinion est de toutes manières inefficace dans la mesure où elle accroît plus qu’elle ne diminue les inquiétudes de celle-ci. Il risque alors de perdre sur les deux tableaux. Enfin, les tensions qui sont apparues récemment entre le président et son Premier ministre ne peuvent qu’attiser les interrogations sur la ligne politique et la volonté des acteurs. Mais aussi sur le leadership du président.

 Comment expliquer, alors, que François Hollande soit si tranché en dehors des frontières et si peu au dedans ?

Que soit sur le Mali ou la Centrafrique – je mets de côté l’affaire syrienne, plus compliquée -, je crois d’abord qu’il n’avait pas le choix et qu’il a bien fait d’intervenir. Sauf à se désintéresser totalement de l’Afrique, l’urgence était là. Certes, le risque est réel de l’enlisement et des pertes et l’on doit regretter que l’Europe n’existe pas dans ce domaine ce qui, à terme, créera un dilemme de plus en plus grand pour notre pays. Mais il est possible également que le président, se sentant plus libre d’agir dans ce domaine, compense ici par des décisions rapides et tranchées l’attitude plus prudent qui est la sienne en politique intérieure. Au dedans, le président n’a pas voulu prendre de tels risques car il sait son parti très divisé sur les questions économiques …. les ministres tirent parfois à hue et à dia. Manque d’autorité ou conception propre du maniement des hommes, toujours est-il que, de ce fait, François Hollande semble ainsi hésiter à trancher quand cela paraît nécessaire, préférant laisser les crises se résoudre d’elles-mêmes.

 Comme quand il dirigeait le PS ?

Oui. Pendant ces dix ans, le Parti socialiste n’a pas choisi clairement une ligne politique et lorsque François Hollande a tenté d’imposer un choix clair, en matière européenne, son parti l’a suivi mais pas la gauche lors du référendum de 2005. Depuis, il semble avoir renoncé à imposer une ligne politique au Parti socialiste. Pourtant, l’attachement historique de ce parti à la « synthèse » a atteint aujourd’hui ses limites. La France est en crise et le PS n’a pas de ligne claire pour tenter de l’en sortir.

 Croyez-vous dans la mise à plat de la fiscalité ?

Pas du tout. Cela a permis à Jean-Marc Ayrault de se relancer et de sortir, d’ailleurs efficacement, de la fronde fiscale aiguë qui menaçait de s’étendre. Mais le Premier ministre est trop intelligent, trop politique, pour ignorer que cela ne peut déboucher sur une véritable remise à plat à court terme. Personne n’a jamais remis à plat l’ensemble de la fiscalité sauf lors des Etats généraux de 1789 et ça s’est mal terminé !

 A vous entendre, François Hollande a déjà perdu la présidentielle de 2017.

C’est le plus probable mais il faut toujours compter sur ses adversaires ! L’UMP est en très mauvaise forme et la crise de leadership est loin d’être réglée. Le Front national constitue une menace réelle aux élections législatives. En outre, les Français ne semblent pas penser aujourd’hui que la droite ferait beaucoup mieux que la gauche. Et l’évolution de la crise économique est encore incertaine. François Hollande a fait preuve tout au long de sa carrière politique d’une réelle habileté politique. A tout prendre, il préférerait voire la droite plutôt que la gauche se casser en deux ! D’où son possible choix de ne rien changer et de voir venir.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol