Archive pour le Tag 'Impact'

Impact de Benalla : mauvais pour l’image de Macron pour 73%

Impact de  Benalla : mauvais  pour l’image de Macron pour 73%  

 

74% des Français toujours  choqués par l’affaire Benalla, selon un sondage Elabe pour BFMTV diffusé ce mercredi.  73% des Français estiment que l’affaire Benalla a écorné l’image de Macron. . Même dans ses rangs, ils sont plus de la moitié de ses électeurs à estimer que cette affaire a eu un impact négatif sur l’image du président de la République. . A la question de savoir qui sont les responsables de l’affaire, les Français sont 58% à répondre Alexandre Benalla, mais 50% évoquent tout de même la responsabilité d’Emmanuel Macron (plusieurs réponses étaient possibles). Le sondage révèle que les 38% restants, eux, citent les collaborateurs de l’Elysée. Par rapport à fin juillet, les Français sont de plus en plus partagés sur le rôle des partis d’opposition. 53% des sondés estiment désormais que les partis d’opposition sont dans leur rôle en souhaitant obtenir des réponses sur l’affaire Benalla, contre 56% au début de l’été. A l’inverse, 47% jugent qu’ils en font trop et cherchent à exploiter l’affaire Benalla. Quant aux électeurs d’Emmanuel Macron, ils sont 70% à critiquer le comportement actuel de l’opposition, un chiffre en hausse de 10% par rapport à juillet dernier.

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(*) Sondage mené sur Internet les 18 et 19 septembre 2018, sur un échantillon représentatif de 990 personnes âgées de 18 ans et plus, composé selon la méthode des quotas. Le terrain d’enquête a débuté avant l’audition d’Alexandre Benalla mercredi 19 septembre, et s’est terminé quelques heures après la fin de l’audition.

Impact du glyphosate : l’Europe a recopié le rapport de Bayer !

Impact du glyphosate : l’Europe a recopié le rapport de Bayer !

En général,  l’agence européenne de sécurité alimentaire s’inspire largement des études des producteurs industriels pour formuler son avis mais cette fois elle est accusée d’avoir recopié 100 pages d’une étude du chimiste allemand, dans son dossier d’évaluation du produit de 2015. Selon les quotidiens The Guardian et La Stampa (respectivement britannique et italien) qui ont révélé cette curiosité, même s’il ne s’agit que d’une centaine de pages sur un document qui en fait 4 300, le «copier-coller» concerne «les parties les plus controversées, qui ont été au centre du débat ces derniers mois, notamment sur la génotoxicité, le risque cancérogène et celui de toxicité pour la reproduction», déplorent les deux quotidiens. Le rapport de l’Efsa aurait donc repris des études scientifiques sur la santé humaine, sélectionnées par Monsanto dans un ancien rapport, et aurait mis de côté deux études qui auraient été négatives pour le produit. Récemment, l’Efsa s’était défendu d’être mis en cause pour 2 articles sur plus de 700 références scientifiques. En  2015, un groupe de travail international de 17 experts de 11 pays du Circ (Centre international de recherche sur le cancer), «a classé le glyphosate comme probablement cancérogène pour l’homme», après avoir constaté des risques de lymphome non hodgkinien chez l’homme et une génotoxicité probable (c’est-à-dire des lésions chromosomiques et sur l’ADN de mammifères y compris sur des cellules humaines, selon des expériences conduites in vitro). Une précédente étude du Circ avait été plus mesurée. Lors du vote qui devra intervenir avant la fin de l’année, la France a l’intention de voter contre le renouvellement pour dix ans du glyphosate, notamment en raison du principe de précaution. Une majorité qualifiée est nécessaire pour prolonger le droit d’utilisation de l’herbicide, c’est-à-dire le vote d’au moins 16 pays représentant près des deux-tiers de la population de l’Union européenne.

Comme Trump, Poutine conteste l’impact de l’homme sur le climat

Poutine remet en cause ses propres déclarations sur le climat faites lors de la conférence de Paris ; non seulement il conteste, comme Trump,  le réchauffement climatique dû à l’activité humaine mais il s’en réjouit même ! Il remet en cause, jeudi 30 mars, la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. Au même moment, côté américain, Donald Trump promet de prendre position « d’ici fin mai » sur Paris sur le climat qu’il a vivement critiqué pendant la campagne présidentielle américaine. « Le réchauffement, il a commencé dans les années 1930, a déclaré Vladimir Poutine, lors d’un Forum sur l’Arctique à Arkhangelsk, dans le Grand nord russe. A l’époque, il n’y avait pas encore de tels facteurs anthropologiques comme les émissions (de gaz à effet de serre) mais le réchauffement avait déjà commencé ». Selon le président russe, il est « impossible » d’empêcher le réchauffement climatique qui pourrait être lié notamment selon lui « à des cycles globaux sur Terre ». « La question est de s’y adapter », a estimé Vladimir Poutine. Ces déclarations interviennent alors que la Maison Blanche a annoncé jeudi que Donald Trump prendrait position « d’ici fin mai » sur l’accord de Paris sur le climat, signé fin 2015 par plus de 190 pays, dont les Etats-Unis. Pendant la campagne électorale, Donald Trump avait promis de se retirer de cet accord et de cesser tout paiement « des contribuables américains » aux programmes de l’ONU sur le changement climatique. Vladimir Poutine, qui s’était rendu mercredi sur l’Archipel François-Joseph, dans l’Arctique russe, a fait par ailleurs l’éloge du réchauffement climatique, relevant que la fonte des glaces facilitait notamment la navigation dans cette région, ainsi que son « exploitation à des fins économiques », tout comme l’extraction des ressources naturelles.

L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

Contestation de l’impact du Co2 par le nouveau patron américain de l’environnement. « Je pense que mesurer avec précision (l’impact de) l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu’il s’agit d’un contributeur important au réchauffement climatique« , a déclaré jeudi 9 mars le nouveau patron de l’Agence américaine de l’environnement (EPA) dans une interview sur la chaîne CNBC. « Nous devons continuer d’étudier l’analyse » de l’impact du CO2, a ajouté Scott Pruitt. Pourtant, les États-Unis vivent le deuxième hiver le moins froid de leur Histoire (en tout cas depuis le début des relevés météorologiques, il y a 122 ans). Des records de douceur ont été battus dans les zones où vivent près la moitié des Américains. Ils peuvent sentir que le climat est déréglé, qu’il y a vraiment un réchauffement notable. L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche inquiète les scientifiques travaillant sur le changement climatique. Depuis des les semaines, universitaires et informaticiennes s’unissent pour sauvegarder les données contenues sur les sites web d’agences fédérales. Pour les protéger de l’administration Trump, qui pourrait vouloir les détruire. Bethany Wiggin est directrice du Penn EHLab (Penn Program in Environmental Humanities) de l’Université de Pennsylvanie. Son laboratoire est à l’origine du programme public et collaboratif #DataRefuge s’explique sur Reporterre :


Reporterre — Avec l’arrivée de l’administration Trump, en quoi les données informatiques fédérales sur le changement climatique sont-elles menacées ?

Bethany Wiggin — La première chose à comprendre, c’est que tous les matériaux disponibles sur Internet sont vulnérables par nature. Les liens hypertextes vers des études scientifiques peuvent facilement être brisés. C’est un phénomène très documenté. Cette instabilité naturelle est renforcée dans un environnement politique où les climatosceptiques s’assurent que le changement climatique est présenté comme un sujet ouvert au débat.

Scott Pruitt, qui est en train d’être auditionné au Congrès [pour diriger l’Agence états-unienne de protection de l’environnement, l’EPA], ne croit pas au changement climatique. Cet ex-procureur général de l’Oklahoma est connu pour avoir défendu les industriels gaziers et pétroliers adeptes de la fracturation hydraulique, au lieu d’avoir réglementé cette pratique qui cause des niveaux sans précédent de microtremblements de terre. Donc, nous avons toutes les chances de croire que les données contenues sur le site web de l’EPA seront encore plus vulnérables.

Mais l’EPA est juste un exemple. Il y a de multiples agences publiques et ministères dont les données sur le climat sont menacées. En décembre, l’équipe de transition de Trump voulait que le ministre sortant de l’Énergie lui fournisse une liste de noms des personnes ayant travaillé sur l’Accord de Paris. Heureusement, il a dit non et a même autorisé les membres de son ministère à utiliser les réseaux sociaux comme ils le souhaitent, sans être punis.

Nous sommes aussi très inquiets à cause des propos du futur chef de la Nasa [Agence spatiale des Etats-Unis]. Il a affirmé que la mission Terre de cette agence, qui rassemble des données sur le climat, était un exemple de science politisée. Il souhaite rediriger les fonds vers des programmes de recherche spatiale.
Qu’est-ce que le programme #Datarefuge et en quoi peut-il remédier au problème ?

#Datarefuge repose sur un principe très simple de gestion des données, qu’on appelle Lockss, Lots Of Copies Keep Stuff Safe [« de nombreuses copies conservent les affaires en sécurité »]. L’idée est de copier les documents appartenant aux agences fédérales environnementales, ou les outils éducatifs sur le climat. Et de garder si bien ces copies que les chercheurs pourront continuer à utiliser les données et à citer les documents [par exemple par des liens hypertextes dans un article]. On va donc réaliser ces copies multiples selon un protocole prédéfini et les disperser dans différents serveurs sécurisés : c’est là que la dimension de refuge prend tout son sens.
Qui participe au projet et comment s’organise-t-il ?

De nombreux libraires, archivistes et informaticiens mènent ce projet. Ils ont travaillé jour et nuit pour mettre en place un manuel de bonnes pratiques à disposition de nos bénévoles. Une bonne partie de ce protocole a été développé lors d’une série d’événements « data rescue », notamment à Philadelphie le week-end dernier. Nous avons désormais de nombreuses personnes du milieu universitaire, technologique, bibliothécaire ou encore du secteur privé qui travaillent de manière très coordonnée à affiner ces bonnes pratiques et à les diffuser auprès de nos partenaires sur d’autres événements « data rescue » aux États-Unis. C’est très bien que nous ayons accompli autant avant l’investiture de Donald Trump, mais il reste beaucoup à faire ensuite.

Par ailleurs, nous travaillons sur des projets à plus long terme, afin que les citoyens comprennent pourquoi ces données sur le climat sont si importantes. L’idée est de sensibiliser les journalistes, les politiques et les communautés locales aux questions suivantes : qui utilise ces données ? à quoi servent-elles ? Quand on parle d’inondations dans un quartier, ça n’a rien de politique, il s’agit de la santé et du bien-être des gens.

Désormais, notre mission est de documenter et de surveiller les changements sur les sites web des agences fédérales. Nous publierons un rapport après 100 jours [de pouvoir de l’équipe Trump] où nous désignerons les programmes auxquels on aura coupé les vivres et qui ne pourront plus entretenir leur page web.

 

Impact des nouvelles technologies sur l’emploi : des incertitudes surtout

Impact des nouvelles technologies sur l’emploi : des incertitudes surtout

 

 

 

Une interview toujours intéressante sur RTL sur l’impact des nouvelles technologies. Un impact contenant forcément de nombreuses incertitudes puisque en particulier 50 % des produits et services qui seront consommés d’ici une trentaine d’années sont aujourd’hui inconnu.

 

« Ce que je constate c’est que l’on entend tout et son contraire de la part des économistes », estime Gaspard Koenig, président du think-tank libéral GenerationLibre. « Il n’y a pas à avoir peur. Que l’emploi change, c’est normal, c’est l’évolution de la société. Se dire qu’il n’y aura plus d’emplois dans le futur est tout à fait erroné et fait monter une angoisse inutile« , poursuit-il. « À chaque rupture technologique il y a eu les même réactions de panique, et à chaque fois il y a eu une création très forte de nouveaux emplois que l’on ne peut pas anticiper ».

Hakim El Karoui, auteur de l’étude « Les classes moyennes face à la transformation digitale » est beaucoup plus mesuré. « On entend sur la robotisation ce qu’on entendait il y a dix ans sur la mondialisation et le libre-échange, qui devait créer de l’ouverture, des emplois et des opportunités. Dix ans après, la conclusion est complexe. La mondialisation s’est révélée formidable en Chine et plutôt catastrophique dans les pays occidentaux« . Pour lui, « la numérisation, c’est un peu la même chose. Il y a à la fois des opportunités extraordinaires mais aussi un vrai  risque pour l’emploi des classes moyennes », explique-t-il.

Mais quels emplois seraient menacés ? Dans l’étude qu’il a menée, Hakim El Karoui estime, après avoir décomposé 702 emplois, que 40% d’entre eux seraient potentiellement automatisables. « Dans les usines surtout, mais aussi dans le domaine de la médecine, où un nouveau logiciel se révèle plus performant que les docteurs pour diagnostiquer 90% des cancers du poumon ». Selon le spécialiste, le journalisme est également concerné, puisqu’il existe des machines capables d’écrire des articles pour raconter un match de football ou encore une élection.  Pour Gaspard Koenig, « c’est un progrès qu’il n’y ait plus de caissières au supermarché. De même que dans le domaine de la santé, les médecins s’occuperont de moins en moins de tâches administratives qui entourent le rapport au patient pour devenir un véritable accompagnateur ».
En conclusion pour Hakim El Karoui, « il ne faut pas avoir peur de la transformation mais il faut essayer pour une fois d’anticiper de deux manières : d’abord concernant les métiers qui vont disparaître, il faut former ceux qui seront verront leur emploi changer dans 5 ans. Mais il faut également anticiper pour les systèmes de formation initiale, c’est-à-dire dans les universités et les grandes écoles. Aujourd’hui, elles forment à des emplois qui n’existeront plus quand les jeunes sortiront sur le marché du travail ».

Débat toujours intéressant mais qui n’apporte pas vraiment d’éclairage nouveau sur la problématique dont il faut bien reconnaître la complexité. Ceci étend dans l’histoire des révolutions techniques majeures sont déjà venu bousculer les processus de production et les emplois entraînant de grandes mutations en matière de qualification.

 

Impact robotisation sur l’emploi

Impact robotisation sur l’emploi

 

Dans un article paru sur France info,  François Lenglet s’interroge sur l’impact des robots sur nos emplois. Qu’il s’agisse de l’industrie ou des services, les robots sont amenés à avoir une place de plus en plus importante. L’intelligence artificielle est aussi en plein essor, portée par les projets de grands groupes comme Facebook. Faut-il s’inquiéter de cette évolution ? Comment repenser notre rapport aux machines, dans notre vie professionnelle comme personnelle ? Entretien croisé entre le philosophe Michel Serres, membre de l’Académie française, et l’essayiste Hakim El Karoui, consultant chez Roland Berger, qui a piloté une étude remarquée sur les impacts de l’automatisation.

 

François Lenglet : Michel Serres, vous êtes un philosophe français éminent. Etes-vous un « robot-optimiste » ? Comment envisagez-vous notre cohabitation, nos interactions futures avec les robots ?

 

Michel Serres : Tout dépend de ce que vous appelez un robot. Si, pour vous, il s’agit d’une machine qui se trouve dans une usine, au sein d’une chaîne, il s’agit d’une machine comme une autre. Ce que je trouve terrifiant, ce sont des robots que l’on rencontrerait dans la rue, qui auraient une forme humaine et que nous ne saurions pas reconnaître. Cela me rendrait mal à l’aise de rencontrer ces « gens », ces robots dans la rue. Est-ce possible ? Je ne le sais pas.

 

Et vous, Hakim El Karoui, êtes-vous optimiste face à l’émergence de ces « machines humanoïdes » ?

Hakim El Karoui : Cela dépend de quel point de vue vous vous placez. En termes d’innovation, des produits et des services nouveaux apparaissent, et cela peut être formidable pour la société. Nous allons pouvoir nous libérer de certaines tâches qui étaient très désagréables. En termes d’impact sur l’organisation de notre société, nous avons des raisons d’être un peu plus inquiets. Les personnes très qualifiées vont pouvoir fabriquer et utiliser des robots. D’autres, beaucoup moins qualifiées, sauront les entretenir ou travailler dans le domaine des services à la personne. Mais la classe moyenne, elle, s’inquiète : les domaines dans lesquels elle travaille sont en passe d’être automatisés.

 

Michel Serres : Oui, cela se voit déjà avec les ordinateurs. Vous voyez des personnes très qualifiées, très spécialisées dans ces ordinateurs, et des personnes qui n’arrivent pas vraiment à s’y adapter. C’était déjà une réalité pour le livre : il y a un décalage entre celui qui s’adapte à la nouveauté, à la nouvelle technologie, et celui qui ne s’adapte pas.

 

Hakim El Karoui, vous avez réalisé une étude pour Roland Berger qui prédit la disparition de trois millions d’emplois en France d’ici à 2025. A terme, 40% des emplois français seraient menacés par l’automatisation…

Hakim El Karoui : Oui, ce chiffre représente environ la moitié des emplois qui seront, à terme, automatisés. Bientôt, vous ne verrez plus d’hommes dans les usines, ou seulement quelques-uns qui vérifieront le travail des robots. Ce qui est nouveau, c’est que vous verrez des robots sur des chantiers de construction, ou que certains métiers intellectuels seront effectués par des logiciels. Car le robot, cela peut aussi être un logiciel qui automatise les tâches. Si vous prenez l’exemple des comptables ou des journalistes, aujourd’hui, certains logiciels font déjà leur travail. Les professions intellectuelles pourront, elles aussi, être remplacées par des machines. Mais de nouveaux métiers vont aussi voir le jour. Gérer des immenses bases de données, par exemple, faire du community management ou être chasseur de drones. Des emplois apparaissent et d’autres disparaissent, c’est normal. Nous allons voir une accélération des destructions. Sera-t-on capable d’accélérer les créations ?  

 

S’oriente-t-on vers une société où le travail se fait plus rare ?

Hakim El Karoui : Un certain type de travail deviendra plus rare – le travail moyennement qualifié. Il y aura toujours des emplois dans les services à la personne, dans les domaines où la relation humaine est très importante. Nous aurons toujours besoin de métiers très intellectuels, produisant une forte valeur ajoutée. Mais que se passe-t-il entre ces deux types de métiers ? Là, de vraies questions se posent. Ce qui s’est passé avec la mondialisation pour les cols bleus pourrait se produire pour les cols blancs. Nous avons mis en concurrence les ouvriers français et occidentaux avec les ouvriers assez qualifiés des pays émergents. Le travail est parti. Il risque de se passer la même chose pour les cols blancs : le travail ne partira plus vers les pays émergents, mais vers les robots.

Certains économistes, envisageant un avenir largement automatisé, estiment qu’il faudra mettre en place un revenu universel afin de subvenir aux besoins des victimes de la mécanisation. Hakim El Karoui, cela vous paraît-il être une évolution probable et souhaitable ?

Hakim El Karoui : Ce n’est ni vraiment probable, ni vraiment souhaitable. Cela fonctionnerait si les nouveaux emplois permettaient la création de beaucoup de richesse, une richesse qui pourrait ensuite être redistribuée. La révolution technologique que l’on connaît aujourd’hui ne crée pas énormément de richesse. Ou plutôt, elle en crée beaucoup, mais celle-ci revient à un très petit nombre de personnes. Cela implique une mauvaise redistribution, qui rend la possibilité d’un revenu universel peu crédible. Et en termes sociaux, personne ne peut croire qu’une société où les gens ne travaillent pas soit une bonne nouvelle, et que nous ayons envie d’aller dans cette direction.

 

Depuis plusieurs mois, des scientifiques alertent sur le fait que les machines vont devenir de plus en plus puissantes, au point de nous dominer et de nous contrôler. Parmi ces voix, on compte celle du grand scientifique britannique Stephen Hawking. Cette peur des machines, de l’intelligence artificielle, a-t-elle toujours existé ?

Michel Serres : Cela dépend de ce que l’on entend par intelligence artificielle. L’invention de l’écriture a créé une intelligence « objectivée », dans le manuscrit, dans le livre et dans l’imprimé. Il y avait déjà là un dépassement de l’homme. Vous n’avez pas lu l’ensemble de la Bibliothèque nationale de France, moi non plus ! Nous sommes déjà dépassés. La mémoire de votre ordinateur est bien plus importante que la vôtre. Ce dépassement de l’intelligence artificielle est connu depuis toujours. Nous assistons à une accélération de ce dépassement, mais ce n’est pas une nouveauté. Je ne souhaite pas être bêtement optimiste, mais la technophobie me fait parfois rire. Nous sommes, de fait, liés à de nombreuses technologies. La technologie nous dépasse presque toujours, mais elle nous aide aussi. Si l’humanité doit disparaître, je pense que cela sera pour d’autres raisons que l’intelligence artificielle.

 

Hakim El Karoui, il existe déjà, à Hong Kong, un robot siégeant au conseil d’administration d’une société. Il est sollicité par les hommes pour ses conseils et son analyse. Peut-on imaginer qu’une entreprise soit un jour dirigée par un robot ?

Hakim El Karoui : On peut l’imaginer. Dans le cas de Hong Kong, il s’agit en fait d’un logiciel. Ce dernier traite une infinité de données : il dispose de tellement de cas de figures possibles dans sa base de données qu’il est capable de prendre des décisions. Cela existe aussi en médecine. Le robot Watson est aujourd’hui un meilleur prescripteur que les médecins les plus compétents, simplement parce qu’il dispose de millions de cas possibles et qu’il est capable de les analyser. Mais il manque de la sensibilité dans tout cela. Tout devient rationnel. Et dans le monde économique comme dans la vie, tout n’est pas rationnel. Peut-être verrons-nous un jour un robot chef d’entreprise, mais ce ne sera probablement pas le meilleur. Un très bon chef d’entreprise doit se fier à son instinct, il doit réagir aux évolutions de la société et du marché, avoir de la créativité.

 

Michel Serres : Dans ces cas-là, nous tombons dans une rationalisation totale où le format est roi. Or l’invention et l’innovation, c’est sortir du format. Le travail du chef d’entreprise, c’est d’inventer l’avenir, d’une certaine manière. L’intelligence n’est jamais dans le format. Ce qui fait l’avenir, c’est justement l’imprévisible, l’inattendu. Le robot, lui, ne fera toujours que du format.

Brexit: pas impact sur le Tafta (Cécilia Malmström) …..Gonflée la commissaire européenne

Brexit: pas  impact sur le  Tafta  (Cécilia Malmström) …..Gonflée la commissaire européenne

 

 

 

On comprend mieux pourquoi certaines populations deviennent europhobes avec par exemple cette dernière déclaration de la commissaire européenne au Commerce surtout chargé de la négociation du Tafta ( traitées d’échanges avec les Etats-Unis. En effet la commissaire européenne considère que le brexit ne peut avoir d’influence sur la négociation du Tafta  et que l’union européenne doit continuer à négocier dans les mêmes conditions. Alors que  sur cet accord les positions européennes sont très divergentes avec notamment Angela Merkel qui souhaiterait signer le plus vite possible dans l’intérêt économique de son industrie, inversement la France est plus que réticente.  Valls a même affirmé récemment qu’en l’état il était impossible de signer cet accord.par ailleurs  l’Allemagne comptait s’appuyer sur la posture très libérale de la Grande-Bretagne pour faire avaler leTAFTA  à l’union européenne. Comment une commissaire peut-elle décider elle-même qu’il n’y a rien à changer dans cet étrange négociation par ailleurs très secrète réservée aux technocrates et aux multinationales pour l’essentiel. La commissaire européenne au Commerce, Cécilia Malmström, adonc  assuré jeudi que le Brexit ne changeait rien aux négociations du traité de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis (TTIP/TAFTA) et souligné que la France en a approuvé la continuation. « Nous sommes déterminés à poursuivre ces négociations. Elles sont importantes pour l’Europe, pour notre économie, pour nos emplois, pour nos entrepreneurs, pour nos consommateurs, et ça a beaucoup de sens de le faire même à 27″, a affirmé la commissaire sur France Info.

 

Plan emploi : aucun impact pour les petits patrons et moral en baisse

Plan emploi : aucun impact pour les petits patrons et moral en baisse

 

Les petits patrons ne croient pas à la réussite du plan emploi, ils sont par ailleurs assez pessimistes  sur les perspectives d’activité. Deux mesures cependant leur paraissent efficaces pour favoriser l’emploi à savoir :  la baisse de la fiscalité et la réforme de l’apprentissage. Seuls 20% des 1.002 dirigeants d’entreprise de moins de 20 salariés interrogés dans le cadre du « baromètre des TPE » Fiducial-IFOP estiment que ce plan permettra une relance de l’emploi avant la prochaine élection présidentielle, alors que le président de la République a conditionné une éventuelle candidature en 2017 à une inflexion du chômage d’ici là. La majorité d’entre eux (60%) estiment que ces mesures n’auront aucun impact. Dans le détail, seuls le développement de l’apprentissage et le remplacement du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) par une baisse de cotisations sont jugés efficaces par une majorité d’entrepreneurs, avec respectivement 62% et 54% d’avis positifs. Ils sont en revanche peu nombreux à s’attendre à ce que les autres mesures annoncées portent leurs fruits en termes de lutte contre le chômage, qu’il s’agisse de la prime à l’embauche de 2.000 euros pour les salaires compris entre un et 1,3 smic (22%), du plan massif de formation de 500.000 chômeurs (37%) ou du plafonnement des indemnités prud’homales (43%). Ce sondage met également en évidence une nouvelle dégradation du moral des petits patrons. Ils ne sont que 20% à se déclarer optimistes pour le climat général des affaires en France (soit un recul de neuf points en six mois) et 44% à éprouver un tel sentiment pour leur propre activité (en baisse de sept points en six mois). Cette inquiétude est confirmée dans une autre enquête réalisée par OpinionWay pour CCI France auprès de 605 dirigeants de TPE et PME, dont seuls 52% se disent confiants sur les perspectives de leur entreprise pour les douze mois à venir. Il s’agit d’un plus bas d’un an, relèvent les auteurs de cette « grande consultation des entrepreneurs » réalisée par téléphone du 8 au 23 février. L’enquête Fiducial-Ifop, également effectuée par téléphone, a porté sur un échantillon de 1.002 dirigeants de TPE de moins de 20 salariés (hors micro-entrepreneurs, ex-auto-entrepreneurs) interrogés du 28 janvier au 15 février.

 

((Avec Reuters)

Un impact des attentats sur la croissance (INSEE)

Un impact des attentats sur la croissance (INSEE)

La croissance de la France ne fera déjà pas des miracles en 2015 puisqu’on prévoit une augmentation de l’activité de 1 %. En outre les attentats vont peser sur le dernier trimestre voir au-delà ;  on attendait en effet pour ce dernier trimestre 0,4 % de croissance pour le Pib on devra se contenter de 0, 2 % L’impact des attentats du 13 novembre sur l’économie française devrait être limité et temporaire, estime l’Insee, qui a revu en baisse ses prévisions pour le quatrième trimestre mais se montre confiant dans sa capacité à renouer ensuite avec un rythme de croissance cependant très modérée. Dans une note de conjoncture publiée jeudi, l’institut ne table plus que sur une hausse de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) du dernier trimestre 2015, contre 0,4% auparavant.  Cette inflexion ne serait que passagère, le PIB repartant sur un rythme de progression de 0,4% par trimestre sur les six premiers mois de 2016. Avec le +0,3% enregistré au troisième trimestre, la croissance de l’ensemble de 2015 se situerait à 1,1%, soit le niveau le plus élevé depuis 2011 et juste au-dessus du scénario du gouvernement (1,0%) comme le prévoyait déjà l’Insee. « C’est le scénario qui nous semble le plus probable », a déclaré Vladimir Passeron, chef du département conjoncture de l’Insee, « la consommation des ménages et la croissance française plieraient en fin d’année mais feraient preuve de résistance ». Se fondant sur les réactions à des situations similaires dans le passé, l’Insee estime que l’impact des attentats de Paris et Saint-Denis se fera sentir sur la consommation de services marchands, en premier lieu l’hébergement-restauration et dans une moindre mesure les transports et les loisirs. Il se traduirait par une consommation des services en baisse de 0,3%, soit l’équivalent de -0,1 point de PIB au 4e trimestre.

Attentats : un impact économique limité ? (Banque de France)

Attentats : un impact économique limité ? (Banque de France)

C’est sans doute au doigt mouillé que la Banque de France considère que l’impact des attentats sera limité sur le plan économique. La vérité c’est que personne sans doute n’en sait rien. Il faudra prendre en compte la forte diminution de la fréquentation dans les hôtels et les restaurants, la baisse aussi du tourisme en général. Sans parler de l’attentisme probable des ménages comme des investisseurs. Dans ses prévisions pluriannuelles publiées vendredi, l’institution monétaire française a maintenu inchangée sa prévision globale de croissance pour 2015 à 1,2%. Dans une note interne réalisée une semaine après les attentats, la direction du Trésor avait déjà évalué l’impact potentiel des attaques du 13 novembre à 0,1 point de croissance au quatrième trimestre, soit l’équivalent de 500 millions d’euros. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture réalisée par la BdF, en novembre « l’activité dans les services augmente à un rythme plus modéré que les mois précédents ». La production industrielle de son côté « progresse plus lentement que le mois précédent ». « Les livraisons croissent légèrement » et « les carnets de commandes sont assez bien garnis » mais « les prix s’érodent légèrement », note la BdF. En décembre, la production industrielle est attendue « en faible hausse ». L’activité du bâtiment quant à elle « progresse très légèrement, notamment le second œuvre » en novembre. Elle « devrait être à nouveau en faible progression en décembre ».

L’impact du CICE confus

L’impact du CICE confus

Un rapport officiel tente vainement de faire le bilan du ses lycées. En fait un bilan confus notamment pour des raisons méthodologiques. En effet il faudrait disposer d’une période de référence 100 le six et au même moment, ce qui est évidemment impossible du coup il est bien difficile de savoir si le dispositif a favorisé les Salaires, l’emploi, l’investissement, la rentabilité ou la compétitivité. De toute manière ce type de mesure globalement concourt à l’amélioration de la compétitivité ce qui par ricochet soutient aussi l’emploi. Pas forcément la création d’emplois dans la période mais au moins le soutien tout ce qu’on peut mesurer avec certitude c’est le nombre d’entreprises qui ont émargé ce dispositif Le crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE) instauré en janvier 2013 pour les entreprises tourne désormais pratiquement à plein régime mais son impact sur l’emploi, notamment, est encore difficile à mesurer, estime son comité de suivi. Selon un projet de rapport obtenu par Reuters et qui sera rendu public mardi, le dispositif est maintenant largement connu des entreprises françaises, après une phase d’apprentissage en 2013 et 2014, et le taux de « non recours » est marginal. Ses auteurs relèvent cependant une « incertitude récurrente » des dirigeants d’entreprises quant à la pérennité du dispositif. « L’annonce par le président de la République de la conversion du CICE en allègements de cotisation en 2017 (…) a pu participer à ce sentiment d’instabilité », soulignent-ils.  Ce crédit d’impôt conçu comme un moyen d’abaisser le coût du travail porte sur la masse salariale des entreprises en dessous de 2,5 fois le montant annuel du smic. Son taux, uniforme, est passé de 4% en 2013 à 6% en 2014 en France métropolitaine et à 9% cette année dans les entreprises localisées outre-mer. Lors de sa conception, le gouvernement évaluait à environ 20 milliards d’euros par an les sommes rendues à plus d’un million d’entreprises, une fois achevée sa montée en puissance. Selon le comité de suivi, cette créance fiscale atteindra 18,2 milliards d’euros en 2015 au titre des salaires versés en 2014 (elle était déjà de 14,2 milliards au 31 juillet) contre 11,2 milliards pour les salaires versées en 2013.  Cela reste inférieur de 1,8 milliard d’euros à la prévision initiale mais les auteurs du rapport n’en relèvent pas moins « une accélération du rythme d’enregistrement des déclarations (…) et une amélioration du taux de recours au CICE ». Les entreprises ont le choix entre une restitution immédiate du crédit d’impôt, une déduction de cette créance des acomptes et du solde de leur impôt ou un report sur les années suivantes. En 2015, 830.000 entreprises ont déjà consommé 7,7 milliards d’euros du CICE au titre des salaires de 2014, par restitution ou imputation sur l’impôt sur les sociétés. Le comité prévoit un montant total consommé de 12,5 milliards d’euros en 2015. Si l’information des entreprises ne paraît plus un frein, la perception de la nature du CICE reste encore très différente selon les entreprises, relèvent les auteurs. Ainsi, « certaines l’interprètent comme une mesure en faveur de l’emploi », quand d’autres y voient un dispositif favorisant l’investissement. Sur 118 directeurs des ressources humaines sondés, 71 mettent en avant l’investissement dans l’utilisation du CICE, 32 la formation, 30 le maintien ou la création d’emplois, 16 la politique salariale et 13 l’amélioration de la compétitivité. Selon les réponses à un questionnaire de l’Insee, les entreprises des services et de l’industrie disaient en juillet utiliser en moyenne 52% du CICE pour augmenter leur résultat d’exploitation afin, pour près des deux tiers d’entre elles, d’accroître leurs dépenses d’investissement.  Mais la perception de l’impact du CICE varie beaucoup en fonction du secteur d’activité. Ainsi, selon la même enquête de l’Insee, 54% des entreprises des services jugent que ce dispositif aura un effet sur leur niveau d’emploi d’ici fin 2015, contre seulement 35% de celles de l’industrie. Pour les auteurs du rapport, il est cependant encore trop tôt pour évaluer l’impact du CICE sur les salaires, l’emploi, l’investissement et la compétitivité.

Attentats : impact économique négatif

Attentats : impact économique négatif

 

 

Les attentats ne sont pas conséquences économiques. Il y a la baisse peut-être conjoncturelle des soldes mais plus inquiétant encore le tassement touristique.  Les attentats des 7, 8 et 9 janvier ont eu un impact important sur la fréquentation touristique de la capitale. Alors que le début janvier, mois traditionnellement le plus calme, avait démarré sous de bons auspices avec une progression de la fréquentation hôtelière de 5 à 10 points, la chute s’est amorcée dès le vendredi 9 janvier, jour du massacre contre l’épicerie cacher de la porte de Vincennes, indique une étude de MKG Hospitality, cabinet d’analyse touristique.  La clientèle française a, elle aussi, évité de venir à Paris dans la foulée des attentats. Mais elle semble y revenir plus facilement, indépendamment de la contestation anti-Charlie à travers le monde. Selon Weekendesk, leader de la réservation en ligne de week-ends dont la clientèle est très majoritairement hexagonale, les séjours à Paris pour le prochain week-end (celui du 24 et 25 janvier) sont revenus à un niveau de réservation habituelle.  Du coté des soldes, c’est la morosité, avec une fréquentation et des chiffres d’affaires en repli chez une majorité de commerçants, les Français ayant eu moins d’entrain à consommer à la suite des attentats de janvier.  A l’issue des 5 premières semaines de soldes, la fréquentation est en baisse de 5 points au niveau national et de 6 en Ile de France, selon Toluna. Au total, 78,6% des Français ont cette année fait les soldes, contre 83,7% en 2014, note Philippe Guilbert, directeur général de l’institut de sondages. Et pour ceux qui ont tout de même participé à l’évènement, l’envie de consommer n’était pas franchement là : le budget moyen s’est inscrit en forte baisse (-11%), à 204,39 euros. Résultat : la perte de revenus pour les commerçants, tous secteurs confondus, est globalement d’environ 16%, estime Toluna. Dans les jours qui ont suivi, les baisses de chiffre d’affaires ont été de l’ordre de -50% pour tout le monde. Pendant une semaine, le commerce s’est littéralement arrêté », a noté Bernard Morvan, président de la FNH. Un rattrapage partiel a été observé ensuite, à la faveur d’une deuxième démarque anticipée et d’une météo plus fraîche, incitant à acheter manteaux et pulls. Mais cela n’aura pas suffit, notent la majorité des commerçants textile.  » Mais outre l’effet des attentats, les soldes ne suscitent de toute façon plus le même engouement qu’il y a quelques années, les Français étant désormais habitués à profiter de promotions toute l’année. Dans le textile, un achat sur quatre se fait désormais à prix réduits à la faveur de périodes de promotions ou de ventes privées. Enfin le sentiment d’insécurité renforce le climat général d’attentisme chez les consommateurs.

Plan d’économies : impact négatif sur la croissance

Plan d’économies : impact  négatif sur la croissance

 

Le plan d’économies aura un fort impact sur une croissance déjà bien molle. Finalement une mauvaise opération car moins de croissance, c’est moins dimpôts qui rentrent  et autant de déficits en plus, sans parler de l’emploi. Car 250.000 emplois menacés selon la rapporteure du Budget . Le plan d’économies de 50 milliards d’euros proposé par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative  »pourrait entraîner la suppression de 250.000 emplois à l’horizon 2017″, selon la rapporteure générale du Budget citée ce lundi par Les Echos.  Ce plan d’économies « aurait un impact négatif sur la croissance de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017, et pourrait entraîner la suppression de 250.000 emplois à l’horizon 2017″, écrit la députée Valérie Rabault dans un rapport cité par le quotidien économique. Valérie Rabault, qui s’était rendue le 12 juin au ministère des Finances pour obtenir des documents qu’elle réclamait depuis des semaines, tempère toutefois ces prévisions en estimant qu’ »une partie de cet impact sera neutralisée par l’adoption concomitante de mesures fortes en faveur de la réduction des charges des entreprises et du pouvoir d’achat des ménages dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité ». Le gain de croissance escompté serait de 0,6 point avec 190.000 créations d’emplois d’ici 2017, indique le document de la rapporteure du Budget. D’autre part, l’impact du plan d’économies doit être apprécié « au regard de l’importance des risques financiers auxquels s’exposerait notre pays en l’absence de rétablissement des comptes publics », ajoute-t-elle, appelant à trouver le bon équilibre entre relance de la croissance et plan d’économies, afin de « garantir que les effets récessifs seront suffisamment compensés pour ne pas hypothéquer la reprise ». Alors que le projet de budget rectificatif est examiné par les députés à partir de ce lundi et qu’un vent de fronde secoue les parlementaires PS contre les économies envisagées, le Premier ministre Manuel Valls a appelé dimanche sa majorité à la « loyauté ».

Sondage Impact pacte de responsabilité sur l’emploi : seulement 16% des DRH y croient

Sondage Impact pacte de responsabilité sur l’emploi : seulement 16% des DRH y croient

Le baromètre « Défis RH 2014″ publié ce mardi 20 mai a été réalisé par ANDRH-Inergie pour Entreprise & Carrières. Selon ce sondage, les directeurs de ressources humaines (DRH) ne croient pas à l’effet du pacte de responsabilité sur les emplois. Ils sont 37% à penser que la baisse des charges du pacte de responsabilité présenté par le gouvernement ne va engendrer à court terme « aucun changement significatif ». Le pacte de responsabilité comprend les 20 milliards du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et 10 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales sur les salaires compris entre le Smic et 3,5 fois le Smic. Le gouvernement en attend jusqu’à 500.000 emplois créés à l’horizon 2017. 16% des DRH croient à cette hypothèse.  Un quart d’entre eux estime que la baisse des charges pourrait « produire à court terme » des investissements, un autre quart croit en une politique de rémunération plus attractive, et 24% y voient une augmentation des marges. Un an après la promulgation de la loi sur la sécurisation de l’emploi, ils ne sont plus que 19% à penser que cette réforme répond à l’objectif de flexibiliser l’emploi, contre 54% en avril 2013. La loi sur la sécurisation de l’emploi promulguée en juin 2013 accorde plus de flexibilité aux entreprises (accords de maintien dans l’emploi, mobilité interne, refonte des procédures de licenciement) et crée de nouveaux droits pour les salariés (droits rechargeables au chômage, compte individuel formation, encadrement des temps partiels). L’enquête révèle aussi que 23% des DRH considèrent que cette loi permet de sécuriser le parcours professionnel des salariés. Ils étaient 44% l’année dernière. Seuls 17% estiment que la loi de sécurisation de l’emploi peut leur permettre de « maintenir des emplois malgré des difficultés conjoncturelles ». Ils sont un peu mois d’un quart (23%) à considérer que cette loi favorise la mobilité interne.

 

Sondage Sarkozy : impact négatif des affaires

 

Sondage Sarkozy : impact négatif des affaires

 

Une très forte proportion de Français, selon une enquête IFOP/JDD, considèrent que ces affaires (notamment enregistrements clandestins de Patrick Buisson) ont un impact négatif sur son image. Les sympathisants de gauche sont sans surprise les plus sévères mais un tiers de ceux de droite sont sensibles (45% à l’UDI et 20% à l’UMP). Voilà qui tombe mal pour l’ex de l’Elysée qui multiplie les signaux en direction des modérés. Autre enseignement de ce sondage, l’effet ricochet des affaires. Les Français ne font pas de tri entre les affaires de gauche et celles de droite. 57% d’entre eux estiment que c’est l’ensemble du personnel politique qui est touché par le souffle des scandales. Seule bonne nouvelle pour les partis : les Français assurent que ces affaires ne modifieront pas leur vote aux municipales et aux européennes. Ce sont surtout les ouvriers et employés (20%) et les jeunes (19%) qui se disent prêts à changer leur vote. Deux cibles électorales qui se déclarent dans d’autres enquêtes être tentées par l’abstention ou le vote FN.

Ukraine : Impact « grave » de la crise en Ukraine (BCE)

Ukraine : Impact « grave » de la crise en Ukraine (BCE)

Un impact grave de la crise Ukrainienne mais difficile à évaluer selon Draghi de la BCE. Pour le moment, l’impact économique des événements en Ukraine s’est fait sentir en Russie, en Ukraine et « pour certains pays limitrophes de cette zone », a dit M. Draghi, interrogé sur le sujet lors de sa conférence de presse mensuelle de politique monétaire à Francfort (ouest à l’Allemagne).   »L’impact sur l’économie russe est grave » mais il est impossible d’estimer au jour d’aujourd’hui quelles suites cela aura sur d’autres pays, par exemple par le biais du secteur énergétique, où la Russie est un acteur majeur.   »Nous n’avons pas assez d’informations pour faire une estimation à ce stade », a dit l’Italien, qui a précisé que le conseil des gouverneurs, qui s’est réuni plus tôt dans la journée, n’avait pas discuté de scénarios concernant l’Ukraine.   »Si nous examinons cela d’un point de vue purement technocratique et nous penchons sur les volumes d’échanges et les flux de capitaux, il faut dire que les interconnexions ne sont pas importantes au point de suggérer une importante contagion venant de cette région », a déclaré M. Draghi.   »Mais ce serait une manière trop limitée d’apprécier la situation », a-t-il ajouté. Le risque géopolitique qui émane des tensions très fortes entre la Russie et l’Ukraine « pourrait rapidement devenir important et générer des développements imprévisibles, avec des conséquences potentiellement immenses », selon lui.

 




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