Archive pour le Tag 'illimité'

Fin des forfaits « internet et mobile illimité » ?

Fin des forfaits « internet et mobile illimité » ?

Tandis que leConseil National du Numérique propose la fin des forfaits mobiles et Internet Frans Imbert Vier, PDG d’UBCOM*, préconise plutôt de travailler à la compression du coût carbone du numérique plutôt que d’en limiter l’accès.

 

« Le rapport du Conseil National du Numérique (CNNum) « Numérique et Environnement » publié en juillet formule des dizaines de propositions pour concilier les deux. Parmi elles, figure la fin des forfaits internet illimité des box internet et des mobiles. A la suite de sa publication, une polémique s’en est suivie poussant le CNNum à publier un communiqué de presse laconique dans lequel il rappelle que ce n’était qu’une suggestion. Cela révèle le décalage de l’institution avec la réalité du terrain, mais surtout l’absence de vision sur l’enjeu numérique et l’internet en général.

Proposer de limiter un forfait à l’usage engendre automatiquement une discrimination sociale en affaiblissant l’accès aux contenus de qualité aux classes modestes. Si le numérique génère une aussi grande empreinte carbone que l’aéronautique, la bonne proposition est de consommer local comme cela fut suggéré avec le train pour les vols de moins d’une heure. Consommer local en numérique, c’est consommer une solution européenne et au mieux française en incitant les opérateurs à déployer la 5G sur des technologies européennes et non chinoises, déployer des réseaux sociaux d’entreprises françaises comme Whaler, distribuer des firewalls suédois, consommer des clouds français, utiliser la visioconférence française Tixeo, exploiter Nexidis pour supplanter Microsoft, etc. Là, cette démarche écologique et sociale profite au bien commun, à l’économie, à notre indépendance numérique tout en réduisant de facto l’empreinte carbone.

À l’heure où la souveraineté numérique s’impose comme une évidence politique et économique, le CNNum aurait dû se pencher sur l’optimisation de la consommation des technologies européennes. Consommer une visioconférence sur Zoom qui exploite un flux transcontinental Europe/USA/Asie/Europe n’est pas très écologique quand l’offre française exploite un flux qui reste… en France !

La pénalisation de l’usage d’internet censé être universel et accessible à tous sans limitation, inscrirait la France dans la même politique que celle validée par le président Trump quand il a aboli la neutralité du Net. Depuis, un citoyen américain, en fonction de son abonnement et donc du prix n’obtient plus la même richesse de réponses sur une question posée à Google qu’un abonné exploitant l’opérateur qui aura le mieux négocié son forfait et son contenu.

Cette proposition de limitation des forfaits internet reste socialement inégale, dangereuse, car elle inciterait les opérateurs à filtrer les contenus et les usages. Ainsi la liberté d’expression et de savoir en serait altérée. Et ceci constitue l’un de nos droits les plus fondamentaux, celui de l’égalité des chances que la crise du Covid-19 aura déjà très violemment entamée.

Enfin, avec l’arrivée de la 5G, cette démarche serait contre-productive pour tous. Les opérateurs y perdraient des consommateurs potentiels sur certaines catégories de nouveaux contenus générés par la 5G. Les consommateurs limiteront leurs usages au détriment du marché publicitaire qui reste la première source de revenus des acteurs numériques.

L’égalité des chances, la compétitivité française et la contribution de la nation à réduire son empreinte carbone au travers du numérique passent aussi par offrir des solutions d’optimisations de la consommation et la compression du coût carbone de l’usage. Il faudrait donc demander à Google, Microsoft et Amazon d’afficher un indicateur individuel qui indiquerait que le film que l’on vient de voir ou la visio conférence que l’on vient de finir aura produit tant de grammes (ou tonnes) de CO2 ! C’est en sensibilisant et en expliquant qu’on optimise les usages et qu’on régule la consommation au bénéfice de l’écologie. Internet doit rester gratuit. Il ne l’est déjà plus. Inciter le marché à valoriser l’usage serait un pas en arrière de plus.

*UBCOM est une start-up suisse spécialisée dans la protection du secret des affaires et la souveraineté des données.

Japon : achat de dettes illimité (BoJ)

Japon : achat de dettes illimité (BoJ)

La Banque du Japon va faire le contraire de la politique de resserrement monétaire engagé aux États-Unis et prévisible en Europe ; elle souhaite ainsi peser sur le niveau des taux pour ne pas handicaper son économie. L’objectif est aussi de faire baisser la devise japonaise par rapport aux autres monnaies. Avant cette annonce, le rendement des emprunts d’Etat japonais à 10 ans avait atteint 0,105%, son plus haut niveau depuis début février, et nettement au-dessus de l’objectif de 0% fixé par la BoJ. Cette hausse s’inscrit dans la tendance observée sur les rendements des dettes américaine, allemande et d’autres pays européens depuis une semaine et demie. Elle est alimentée par les craintes des investisseurs de voir les banques centrales réduire leurs mesures de soutien à l’activité.  Dans le cadre d’une opération ponctuelle, la BoJ a proposé d’acheter un montant illimité d’obligations d’Etat (JGB) à dix ans à un rendement de 0,110%. Elle a aussi augmenté de 50 milliards de yens à 500 milliards de yens ses achats par adjudication de titres de cinq à dix ans. « La BoJ a montré sa détermination à garder le rendement à dix ans aux alentours de 0% et à ne pas le laisser dépasser 0,10% », a déclaré Koichi Sugisaki, stratégiste chez Morgan Stanley MUFG Securities. Après l’annonce de la BoJ, le rendement à dix ans est tombé à 0,085% tandis que le yen a chuté à 113,835 dollars, son plus bas niveau depuis un mois et demi.

 

 

Cash illimité : l’Association française des usagers des banques pour

Cash illimité : l’Association française des usagers des banques pour

 

La limitation du paiement en espèces à partir du 1er septembre s’ajouter aux restrictions des banques. Il s’agit d’une restriction réglementaire qui interdit les permanents en espèces supérieures à 1000 €. D’une certaine manière nombre de banques avaient déjà anticipé avec des restrictions ou de limitation des retraits en espèces. Du coup cette mesure va encore renforcer les trésoreries des banques qui jouent avec les dépôts notamment pour spéculer sur les marchés financiers c’est aussi une manière artificielle de renforcer les fonds propres des banques. On peut comprendre le souci des pouvoirs publics de vérifier la régularité fiscale de certaines opérations commerciales mais on comprend mal alors pourquoi certains commerçants peuvent refuser le paiement par carte ou chèque. De toute manière le déposant devrait pouvoir disposer librement des sommes qui figurent sur son compte. « Inadmissible », estime donc  Serge Maitre, président de l’Association française des usagers des banques. Ceux qui apprécient de pouvoir payer leurs achats en espèces vont devoir s’y faire.  Comme l’avait annoncé dès mars, le ministre des Finances, Michel Sapin, à partir du 1er septembre, au-delà de 1.000 euros, ils n’auront plus le choix: il leur faudra sortir leur carte de crédit ou leur chéquier. Jusqu’alors, les consommateurs pouvaient payer en cash jusqu’à 3.000 euros.  Michel Sapin avait expliqué au printemps que cette mesure visait à « faire reculer le cash et l’anonymat dans l’économie française »: « Nous avons besoin de pouvoir tracer les opérations suspectes très en amont » avait-il ajouté. L’annonce avait été entérinée le 27 juin, avec la publication d’un décret au JO. Mais, il aura fallu attendre la fin des vacances et l’imminence de l’entrée en vigueur de l’interdit pour que Serge Maitre, président de l’Association française des usagers des banques, s’en émeuve. « Pourquoi 1.000 et pas 500 demain? », s’est-il interrogé sur BFM Business. « C’est une mesure qui porte atteinte à une liberté fondamentale, celle de disposer librement de son argent ». Et il prend pour exemple l’Allemagne ou le Royaume-Uni où il n’y a pas de limite d’argent lors d’un paiement en espèces, « et ils ne sont pas plus fraudeurs que chez nous ».  Mais ce qui irrite le plus Serge Maitre, c’est que cela « augmente la prégnance de l’industrie bancaire sur les citoyens, et ça c’est inadmissible ».

 




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