Archive pour le Tag 'idéologique'

Le patchwork idéologique de Sandrine Rousseau

Le patchwork idéologique de Sandrine Rousseau

 

Pour schématiser, Sandrine Rousseau mélange sans complexe les facteurs explicatifs des crises que seraient le barbecue, la virilité, la viande,  le climat,les boomers,  la domination et l’exploitation. Manque encore la condamnation du capitalisme, de l’économie de marché et de l’impérialisme pour compléter cette peinture gauchiste surréaliste. En tout cas un succès médiatique des sorties anachroniques de Sandrine Rousseau même si elles sont très largement démontées et justement ridiculisées.Bref, Europe écologie les Verts  (EELV) avec Sandrine Rousseau et les maires écolos des grandes villes non pas besoin d’ennemis politiques pour se discréditer, ils s’en chargent eux-mêmes.Témoin la sortie d’un  » livre » très léger- par souci écolo ?- comme le contenu de 60 pages dont rend compte le Monde.

Un an après la primaire des écologistes qui l’a vue émerger, Sandrine Rousseau continue de tracer son sillon écoféministe. Avec les autrices Adélaïde Bon et Sandrine Roudaut, elle publie un manifeste au Seuil, Par-delà l’androcène. Soixante pages, amplement de quoi faire les délices de ses détracteurs conservateurs. De quoi renforcer, aussi, un récit de plus en plus porteur auprès d’une nouvelle génération militante.

C’est donc une histoire de l’« androcène », néologisme qui remplace l’anthropocène pour lier système patriarcal, capitalisme et dérèglement climatique. Assumer que les hommes, plus que les femmes et les classes dominées, portent la responsabilité du désastre. Le lecteur adepte d’un universalisme à l’ancienne, celui de l’homme avec un grand « H » créateur de progrès, arrêtera là sa lecture, le curieux continuera sa virée en écoféminisme.

Dans cette ère, écrivent les autrices, « une poignée d’oppresseurs, différents selon les lieux ou les époques, ont exploité et asservi la multitude pour leurs intérêts propres ». Exploitation de la nature, des femmes, des esclaves puis du prolétariat, c’est le trio qui sous-tend cette définition du capitalisme patriarcal. Un récit riche en raccourcis mais qui a l’avantage d’opposer une fin de non-recevoir claire à l’idée que la technique pourrait, à elle seule, représenter une solution au changement climatique.

Lecture de l’économiste Karl Polanyi (1886-1964) à l’appui, les autrices ne craignent pas de s’en prendre aux sacro-saintes Lumières, de tenir un discours critique des sciences : « Linné, Buffon, Lamarck ou Darwin ont théorisé et rangé la nature dans des cases. Ces recherches ont contribué à ne plus la voir comme un tout, cohérent et équilibré, mais comme une somme, un assemblement de parties. En classifiant, nous avons perdu de vue l’essentiel : les liens, les interactions, les équilibres. »

La démonstration, rapide, valorise des exemples tirés des recherches féministes. Inspiré par une lecture de l’universitaire et militante féministe Silvia Federici, le livre présente les procès contre les sorcières, à la fin du Moyen Age, comme symptôme de ce capitalisme en préparation qui aliène les terres et les femmes.

Conscientes qu’elles se mettront à dos les « boomers », les autrices opposent au « jouissons sans entraves » de Mai 68 une nouvelle « règle cardinale » : « Plus question de jouir aujourd’hui aux dépens d’autrui. » Sans jamais dire « décroissance », elles proposent de « transformer l’illusion du pouvoir d’achat en un droit à vivre dignement, à avoir accès aux biens et services fondamentaux ».

 

 

L’éolien un solide marqueur idéologique !

L’éolien  un solide marqueur idéologique ! 

 

 Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde » estime que l’éolien est devenu un solide marqueur idéologique entre la droite–contre–et la gauche–pour–

Une vision finalement très parisienne et qui se réfère au contenu des programmes mais sans doute pas au positionnement politique des Français. En effet dans les opposants à l’éolien sur le terrain on trouve autant de résidents de sensibilité de gauche que de droite et surtout une majorité sans réelle attachement politique partisan.Par ailleurs, l’analyse économique pour comparer éolien et nucléaire est complètement faussée que l’éolien et sur subventionné. Sans parler de l’immense cout de démolitions des éoliennes complètement ignoré. Le caractère intermittent est en outre passé sous silence. Bref un plaidoyer pro éolien très approximatif. NDLR

Pour la première fois sur le territoire français, un mât blanc de plus de 100 mètres de haut s’est élevé, jeudi 7 avril, au-dessus de la mer au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Une éolienne de 6 mégawatts de puissance, qui sera progressivement rejointe par 80 autres plantées à une quinzaine de kilomètres face aux ports du Croisic et du Pouliguen. Le premier champ éolien maritime français sort enfin la tête de l’eau. A terme, l’installation fournira les besoins en électricité de 700 000 habitants. Un motif de fierté pour les ingénieurs d’EDF, qui travaillent sur le projet depuis dix ans, et pour toute la profession de l’éolien.

Mardi 12 avril, le syndicat qui les représente a expliqué que l’Etat allait récupérer, ou économiser, cette année, près de 14 milliards d’euros grâce à l’énergie éolienne. L’envolée des tarifs de l’électricité conduit les exploitants à verser le trop-perçu par rapport au prix de revient de l’installation.

Cette bonne nouvelle ne convainc pas tout le monde. A tel point que ce sujet est devenu, en quelques années, un solide marqueur idéologique entre la droite (contre) et la gauche (pour). Dans son programme politique, la proposition 12 de Marine Le Pen promet d’« arrêter les projets éoliens et [de] démanteler progressivement les parcs existants ». Face à elle, Emmanuel Macron entend créer 50 nouveaux parcs éoliens en mer, comme celui de Saint-Nazaire, mais il ne parle pas du terrestre.

Pour se passer d’éolien, le Rassemblement national prévoit la construction d’une vingtaine de réacteurs EPR d’ici à 2036, dont dix en 2031. Mais cela dépasse largement les capacités techniques d’EDF, qui serait déjà content s’il parvenait à sortir un seul nouvel exemplaire en 2037.

Bien sûr, les éoliennes consomment beaucoup de béton et affectent le paysage, mais elles sont bien plus simples à construire et à installer, et produisent aujourd’hui à des coûts très compétitifs. Le dernier appel d’offres marin, à Dunkerque (Nord), a été remporté par EDF au prix de 45 euros le mégawattheure, contre un prix de marché de l’électricité qui a atteint les 230 euros au premier trimestre.

Comme le rappelle l’expert Nicolas Goldberg dans une très complète note pour Terra Nova, il n’y a aucune chance de respecter de près ou de loin les objectifs climatiques sans un développement à marche forcée des énergies renouvelables, en plus du nucléaire. C’est le message envoyé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et le Réseau de transport d’électricité dans leurs scénarios 2050. Une réalité qui finira par s’imposer. Mais le temps presse.

Wokisme-Protestation contre la dictature idéologique à Sciences-po Grenoble

Wokisme-Protestation contre la dictature idéologique à Sciences-po Grenoble

 Dans une lettre ouverte, 40 personnalités, pour la plupart issues du monde universitaire, interpellent la ministre de l’Enseignement supérieur pour lui demander d’agir face à ce qu’ils perçoivent comme une censure imposée par le courant gauchiste à Grenoble où un enseignant a été suspendu pour ses opinions.

Klaus Kinzler, enseignant à Sciences Po Grenoble, accusé d’islamophobie, s’est longtemps défendu en alertant les médias sur la dérive de son établissement et la chasse aux sorcières dont il se sentait victime. La direction vient de le suspendre au motif qu’il aurait bafoué son obligation de réserve et de discrétion.

 

Le gauchisme wokiste  triomphe à Grenoble ou celui qui avait dénoncé la dictature idéologique vient d’être suspendu de ses fonctions par la directrice de l’institut d’études politiques.

Professeur d’allemand et de civilisation allemande à l’Institut d’études politiques de Grenoble, Klaus Kinzler est accusé  d’être islamophobe dans une campagne lancée par des étudiants sur les réseaux sociaux, il a vu son nom et celui d’un de ses collègues placardés sur les murs de l’établissement avec la mention : « Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue ». Klaus Kinzler s’était expliqué dans le journal l’Opinion.

 

Vous avez été, selon vous, la cible d’une « cabale » instrumentalisée par un syndicat étudiant (l’Union syndicale) de l’IEP de Grenoble, avec le silence complice de la direction et du corps enseignant. Pourquoi les choses se sont-elles envenimées à ce point ?

Tout a commencé par des échanges de mails avec une collègue historienne en décembre 2020. Je contestais le titre d’une journée de débats dans lequel « racisme, antisémitisme et islamophobie » étaient mis sur le même plan. Cela me paraissait un scandale alors qu’existe un vrai débat sur la pertinence du terme islamophobie. La discussion s’est vite envenimée, ma collègue affirmant la « scientificité » du mot. Les ennuis ont débuté. Dès janvier, la campagne s’était déjà déchaînée sur Facebook. On nous accusait d’être « islamophobes » et on exigeait notre démission, tout en lançant des appels à témoignages anonymes contre nous. En mars dernier, mon nom, ainsi que celui d’un collègue politologue, spécialiste de l’islam en France, ont été placardés sur la façade de l’établissement. J’ai été mis sous protection policière pendant un mois.

 

Compte tenu de ses déclarations, directrice de l’IEP Sabine Saurugger a décidé par un arrêté du 14 décembre de suspendre l’enseignant de ses fonctions pour une durée de quatre mois, et fait part de son intention de «saisir le conseil de discipline dans les meilleurs délais». Le professeur, précise la directrice dans son arrêté, conservera son traitement et ses indemnités tout le long de cette suspension.

Lettre ouverte à Madame Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur

Madame la ministre,

La situation à l’IEP de Grenoble et les poursuites engagées contre notre collègue Klaus Kinzler démontrent, s’il en était besoin, que la liberté d’expression des universitaires, de même que leur liberté académique dans le cadre de leur enseignement et de leur recherche, libertés dont vous êtes la première garante, sont en péril dans notre pays.

Depuis quelques années un courant militant -et se revendiquant comme tel- cherche à imposer, dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur, en particulier dans le domaine des sciences sociales, un discours exclusif. Or c’est une chose…

 

Protestation contre la dictature idéologique à Sciences-po Grenoble

Protestation contre la dictature idéologique à Sciences-po Grenoble

 Dans une lettre ouverte, 40 personnalités, pour la plupart issues du monde universitaire, interpellent la ministre de l’Enseignement supérieur pour lui demander d’agir face à ce qu’ils perçoivent comme une censure imposée par le courant gauchiste à Grenoble où un enseignant a été suspendu pour ses opinions.

Klaus Kinzler, enseignant à Sciences Po Grenoble, accusé d’islamophobie, s’est longtemps défendu en alertant les médias sur la dérive de son établissement et la chasse aux sorcières dont il se sentait victime. La direction vient de le suspendre au motif qu’il aurait bafoué son obligation de réserve et de discrétion.

 

Le gauchisme wokiste  triomphe à Grenoble ou celui qui avait dénoncé la dictature idéologique vient d’être suspendu de ses fonctions par la directrice de l’institut d’études politiques.

Professeur d’allemand et de civilisation allemande à l’Institut d’études politiques de Grenoble, Klaus Kinzler est accusé  d’être islamophobe dans une campagne lancée par des étudiants sur les réseaux sociaux, il a vu son nom et celui d’un de ses collègues placardés sur les murs de l’établissement avec la mention : « Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue ». Klaus Kinzler s’était expliqué dans le journal l’Opinion.

 

Vous avez été, selon vous, la cible d’une « cabale » instrumentalisée par un syndicat étudiant (l’Union syndicale) de l’IEP de Grenoble, avec le silence complice de la direction et du corps enseignant. Pourquoi les choses se sont-elles envenimées à ce point ?

Tout a commencé par des échanges de mails avec une collègue historienne en décembre 2020. Je contestais le titre d’une journée de débats dans lequel « racisme, antisémitisme et islamophobie » étaient mis sur le même plan. Cela me paraissait un scandale alors qu’existe un vrai débat sur la pertinence du terme islamophobie. La discussion s’est vite envenimée, ma collègue affirmant la « scientificité » du mot. Les ennuis ont débuté. Dès janvier, la campagne s’était déjà déchaînée sur Facebook. On nous accusait d’être « islamophobes » et on exigeait notre démission, tout en lançant des appels à témoignages anonymes contre nous. En mars dernier, mon nom, ainsi que celui d’un collègue politologue, spécialiste de l’islam en France, ont été placardés sur la façade de l’établissement. J’ai été mis sous protection policière pendant un mois.

 

Compte tenu de ses déclarations, directrice de l’IEP Sabine Saurugger a décidé par un arrêté du 14 décembre de suspendre l’enseignant de ses fonctions pour une durée de quatre mois, et fait part de son intention de «saisir le conseil de discipline dans les meilleurs délais». Le professeur, précise la directrice dans son arrêté, conservera son traitement et ses indemnités tout le long de cette suspension.


Lettre ouverte à Madame Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur

Madame la ministre,

La situation à l’IEP de Grenoble et les poursuites engagées contre notre collègue Klaus Kinzler démontrent, s’il en était besoin, que la liberté d’expression des universitaires, de même que leur liberté académique dans le cadre de leur enseignement et de leur recherche, libertés dont vous êtes la première garante, sont en péril dans notre pays.

Depuis quelques années un courant militant -et se revendiquant comme tel- cherche à imposer, dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur, en particulier dans le domaine des sciences sociales, un discours exclusif. Or c’est une chose…

 

Sciences Po Grenoble: La dictature idéologique continue

Sciences Po Grenoble: La dictature idéologique continue

 

Le gauchisme wokiste  triomphe à Grenoble ou celui qui avait dénoncé la dictature idéologique vient d’être suspendu de ses fonctions par la directrice de l’institut d’études politiques.

Professeur d’allemand et de civilisation allemande à l’Institut d’études politiques de Grenoble, Klaus Kinzler est accusé  d’être islamophobe dans une campagne lancée par des étudiants sur les réseaux sociaux, il a vu son nom et celui d’un de ses collègues placardés sur les murs de l’établissement avec la mention : « Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue ». Klaus Kinzler s’était expliqué dans le journal l’Opinion.

 

Vous avez été, selon vous, la cible d’une « cabale » instrumentalisée par un syndicat étudiant (l’Union syndicale) de l’IEP de Grenoble, avec le silence complice de la direction et du corps enseignant. Pourquoi les choses se sont-elles envenimées à ce point ?

Tout a commencé par des échanges de mails avec une collègue historienne en décembre 2020. Je contestais le titre d’une journée de débats dans lequel « racisme, antisémitisme et islamophobie » étaient mis sur le même plan. Cela me paraissait un scandale alors qu’existe un vrai débat sur la pertinence du terme islamophobie. La discussion s’est vite envenimée, ma collègue affirmant la « scientificité » du mot. Les ennuis ont débuté. Dès janvier, la campagne s’était déjà déchaînée sur Facebook. On nous accusait d’être « islamophobes » et on exigeait notre démission, tout en lançant des appels à témoignages anonymes contre nous. En mars dernier, mon nom, ainsi que celui d’un collègue politologue, spécialiste de l’islam en France, ont été placardés sur la façade de l’établissement. J’ai été mis sous protection policière pendant un mois.

 

Compte tenu de ses déclarations, directrice de l’IEP Sabine Saurugger a décidé par un arrêté du 14 décembre de suspendre l’enseignant de ses fonctions pour une durée de quatre mois, et fait part de son intention de «saisir le conseil de discipline dans les meilleurs délais». Le professeur, précise la directrice dans son arrêté, conservera son traitement et ses indemnités tout le long de cette suspension.

Zemmour: Cocktail de culture, de rhétorique et mauvaise foi idéologique

Zemmour:   Cocktail de culture, de  rhétorique et mauvaise foi  idéologique

Le phénomène Zemmour constitue en quelque sorte un révélateur des faiblesses intellectuelles du monde politique actuel. Pour parler vulgairement, le personnel politique actuel est assez peu « sexy ». Ils sont nombreux à vouloir prendre le pouvoir mais bien peu disposent du charisme, de la culture et d’une vision de l’avenir. Pour preuve , à fin de cacher les insuffisances d’analyse et de perspectives, la plupart des candidats jouent aux syndicalistes en proposant des relèvements de salaire comme si c’était le rôle premier du président de la république.

Dans ce domaine,  Macron mène le bal avec sa politique du chéquier. Les autres prétendants à la magistrature suprême le suivent. On voit ainsi Hidalgo proposer le doublement des salaires des enseignants ou encore Sandrine Rousseau, la gauchiste, annoncer une sorte de salaire universel de 850 €. Chaque candidat presque tente donc de satisfaire des revendications très catégorielles faute de pouvoir proposer des orientations structurelles  crédibles.  Zemmour, lui,  s’engouffre sur le terrain sociétale pudiquement ignoré par une sociologie politique qui évidemment ne vit pas les difficultés des couches populaires.

Le succès de Zemmour tient aussi à sa personnalité. D’abord l’intéressé n’est pas sans culture quand la plupart des autres sont complètement imprégnés de l’anti culture de l’ENA : soit qu’ils en proviennent, soit qu’ils l’ imitent. Résultat une espèce de discours pseudo scientifique qui donne l’apparence du sérieux mais ne repose sur aucune pertinence ou presque. Voire à cet égard les évolutions du discours de Macron depuis 2017. Le même reproche peut être fait à nombre de responsables dont le discours évolue en fonction des sondages.

La supériorité relative de ZEMMOUR  provient aussi De l’utilisation d’une sorte de rhétorique marxiste  qui vise en permanence à démonter l’adversaire par une supériorité intellectuelle supposée. On a pu vérifier que les affirmations statistiques de Zemmour lors du débat avec Mélenchon étaient  pour le moins spécieuses. Mais Zemmour les utilise avec une telle assurance qu’il parvient à déstabiliser ses adversaires. Statistiques, citations littéraires et historiques et rhétorique  marxiste donnent ce sentiment de suffisance qui impressionne les adversaires de Zemmour d’autant qu’ils sont très faibles   eux-mêmes en matière de connaissances des réalités sociales, économiques, et sociétales.

Zemmour présente enfin la particularité d’opérer des raccourcis brutaux pour retomber sur ses pieds idéologiques. Bref une caricature d’analyse qui chute inévitablement sur les obsessions du polémiste.

 Cela d’autant plus que certains aspects qui évoquent ne sont pas sans fondement même s’ils sont instrumentalisés et  déformées.

On aura d’ailleurs noté au cours du débat Mélenchon-Zemmour, le leader de l’extrême gauche était un peu noyé dans toutes les notes qu’on lui avait lui préparées. Zemmour par contre ne disposait ni de papier ni de stylo.( Discrètement il consultait quand même les messages de son Smartphone). Le tribun Mélenchon , qui n’est pas lui-même sans culture  s’est trouvé un peu déstabilisé à plusieurs reprises par le polémiste. Pour affronter le polémiste, il faudrait d’abord que les futurs adversaires comprennent la réthoriqu  qu’ utilise Zemmour et disposent d’un socle intellectuel et politique un peu plus consistant.

La grande confusion idéologique de la gauche

La grande confusion idéologique de la gauche

Philippe Corcuff dresse le panorama de l’extrême confusion idéologique actuelle.

Le sociologue et politiste signe un méticuleux travail d’analyse dans lequel il dissèque les manquements, les incohérences et les errements de la gauche, dont la droite et plus encore l’extrême droite font leur miel.

Analyse du Livre de Philippe Corcuff dans le Monde

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Voici un livre important qui, s’exprimant de l’intérieur de ce que l’on appellera par commodité la gauche intellectuelle radicale, met méthodiquement les pieds dans (presque) tous les plats habituellement contournés par celle-ci. Au-delà de ce « camp » spécifique, toujours influent par son rôle de producteur de concepts et de discours pour tout projet politique alternatif, cet ouvrage est susceptible d’intéresser quiconque, y compris parmi les « modérés », tente de retrouver des repères dans l’actuel brouillard du « confusionnisme ».

Le mot appelle une définition. Pour l’auteur, sociologue et politiste, c’est « le nom actuel d’une désagrégation relative des repères politiques antérieurement stabilisés autour du clivage gauche-droite et du développement de passerelles discursives entre extrême droite, droite, gauche modérée et gauche radicale ».

Il ne s’agit donc pas de la figure classique des « extrêmes qui se rejoignent », mais d’un phénomène bien plus large, dont l’effet est de « générer des interférences entre des postures et des thèmes auparavant antagonistes ». Entre, par exemple, internationalisme et souverainisme, accueil des migrants et sacralisation de la frontière, universalisme et culte de l’identité, souci écologique et exaltation des racines terriennes…

Ses composantes, enchevêtrées et mouvantes, sont patiemment décortiquées : l’identitarisme, le « postfascisme » (ainsi défini parce que l’extrême droite, naguère antirépublicaine, se réclame aujourd’hui de l’héritage républicain dans sa forme autoritaire), l’extrême-droitisation (notamment de la droite classique), l’ultraconservatisme et le conspirationnisme qui gagne partout du terrain. Soumise à ces « interférences confusionnistes », la critique de la société et de ses injustices revêt alors les formes dégradées d’un hypercriticisme « antisystème » où se côtoient et se recoupent la transgression et la posture rebelle, la prétention à briser les tabous, la stigmatisation des médias, l’ivresse du simplisme et l’exploitation du ressentiment.

Peu suspect de connivence avec le macronisme, dont il envisage toutes les évolutions possibles y compris les pires, l’auteur observe néanmoins que l’effacement de la frontière symbolique avec l’extrême droite ouvre un « un abîme relativiste relevant du tragicomique » quand le terme de dictature est utilisé pour qualifier l’état politique actuel de la France. Chemin faisant, cet ouvrage apparaît comme une encyclopédie des manquements, des incohérences et des errements de la gauche, dont la droite et plus encore l’extrême droite font leur miel.

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Politique–Le vide idéologique de la majorité face à l’islamisme (Francis Chouat)

 

Politique–Le vide idéologique de la majorité  face à l’islamisme (Francis Chouat)

La  république en marche officiellement s’efforce de déminer le terrain entre ceux  qui s’opposent dans la majorité  à propos de l’Islamo-gauchisme; cela pour préserver le en même temps d’Emmanuel Macron, Le député de l’Essonne (LREM), Francis Chouat,  considère que le peuple français a besoin d’espérance. Une quête de sens qui passera par la confrontation politique, selon lui. Une condamnation sans doute aussi par avance de la stratégie d’attrape tout envisagée par le président de république pour sa campagne présidentielle de 2022.

Proche de l’ex-premier ministre Manuel Valls, Francis Chouat , député de l’Essonne apparenté à La République en marche (LREM) dénonce la mollesse et la duplicité de la majorité face aux phénomènes de l’Islam au gauchisme (interview le Figaro). Il est membre de Territoires de progrès, parti de l’aile gauche de la majorité.

Dans une tribune au Monde, des ministres et députés LREM prennent leurs distances avec la polémique sur l’«islamo-gauchisme», fustigeant un «totem conceptuel». Pourquoi avez-vous jugé ce texte «insupportable» ?

 

Francis CHOUAT. - Parce qu’il est une insulte faite aux députés qui, comme moi, ont fait preuve d’un grand esprit de responsabilité en votant la loi contre le «séparatisme» islamiste. À lire ces responsables macronistes – qui ne disent pas un mot du projet de loi -, lutter contre l’«islamo-gauchisme», avatar de l’islamisme politique, reviendrait à défendre un «totem» étranger à toute réalité, voire s’adonner à un «fétichisme des termes». Leur tribune, aux allures de bouillie intellectuelle, renvoie dos à dos ceux qui combattent l’islamisme politique et ceux qui le supportent.

La majorité sans corpus idéologique face à l’islamisme (Francis Chouat)

 

La  république en marche officiellement s’efforce de déminer le terrain entre ceux  qui s’opposent dans la majorité  à propos de l’Islamo-gauchisme; cela pour préserver le en même temps d’Emmanuel Macron, Le député de l’Essonne (LREM), Francis Chouat,  considère que le peuple français a besoin d’espérance. Une quête de sens qui passera par la confrontation politique, selon lui. Une condamnation sans doute aussi par avance de la stratégie d’attrape tout envisagée par le président de république pour sa campagne présidentielle de 2022.

Proche de l’ex-premier ministre Manuel Valls, Francis Chouat , député de l’Essonne apparenté à La République en marche (LREM) dénonce la mollesse et la duplicité de la majorité face aux phénomènes de l’Islam au gauchisme (interview le Figaro). Il est membre de Territoires de progrès, parti de l’aile gauche de la majorité.

Dans une tribune au Monde, des ministres et députés LREM prennent leurs distances avec la polémique sur l’«islamo-gauchisme», fustigeant un «totem conceptuel». Pourquoi avez-vous jugé ce texte «insupportable» ?

 

Francis CHOUAT. - Parce qu’il est une insulte faite aux députés qui, comme moi, ont fait preuve d’un grand esprit de responsabilité en votant la loi contre le «séparatisme» islamiste. À lire ces responsables macronistes – qui ne disent pas un mot du projet de loi -, lutter contre l’«islamo-gauchisme», avatar de l’islamisme politique, reviendrait à défendre un «totem» étranger à toute réalité, voire s’adonner à un «fétichisme des termes». Leur tribune, aux allures de bouillie intellectuelle, renvoie dos à dos ceux qui combattent l’islamisme politique et ceux qui le supportent.

Durcissement idéologique des États-Unis vis-à-vis de la Chine ?

Durcissement idéologique des États-Unis vis-à-vis de la Chine ?

 

Pour le spécialiste des Etats-Unis Yannick Mireur, Joe Biden pourrait jouer comme son successeur la carte de la défense du « peuple américain » contre la concurrence chinoise en y ajoutant l’argument idéologique, à condition de sortir du conformisme diplomatique (article dans le monde)

 

 

Tribune. S’il est un élément de continuité prévisible de Donald Trump à Joe Biden, c’est la question chinoise. Le ton et la méthode seront évidemment différents du mode d’action chaotique du président sortant, mais son coup de pied dans la fourmilière d’une élite dirigeante américaine trop conciliante avec le rival communiste laissera plus qu’une trace dans les relations futures entre les deux pays.

En pointant ouvertement du doigt les tricheries et le mercantilisme de la Chine communiste, tout en louant à l’occasion son chef autoritaire, Xi Jinping, Donald Trump a libéré la parole et réuni dans une hostilité nouvelle à Pékin démocrates et républicains. Résonnant jusqu’à Bruxelles, où le commissaire Josep Borrell a parlé de naïveté des Européens, son style abrasif a comme sonné l’alarme.

Hongkong, Taïwan

Tirant les leçons du dialogue qu’avait voulu structurer l’équipe de Bush Jr., la présidence Obama avait déjà pivoté vers plus de fermeté, en basculant le centre de gravité militaire américain vers le Pacifique et en y engageant un projet de traité de libre-échange, le Partenariat transpacifique, vecteur d’influence économique et normative.

Mais depuis quatre ans, la rivalité économique, spécialement autour des technologies comme la 5G, s’intensifie. La rivalité stratégique en Asie-Pacifique fait craindre des risques croissant de conflit par défaut de concertation avec les dirigeants chinois. Et comme un naturel qui reviendrait au galop, la confrontation idéologique longtemps ignorée se réinstalle, à la lumière des événements scandaleux de Hongkong, des menaces sur Taïwan, et du resserrement de la surveillance technologique de la société civile à l’occasion de la crise sanitaire.

Pour les démocrates qui prennent les rênes à Washington, l’antagonisme sino-américain sera autant une bataille industrielle et commerciale qu’un affrontement politique. Tout l’enjeu est d’en faire une confrontation maîtrisée pour éviter tout dérapage dramatique.

Fermeté

Une approche idéologique ferme contre le régime d’Etat-parti, mais ouverte au plan économique pour favoriser un commerce aussi loyal que possible à rebours du mode de concurrence chinois, serait pertinente.

Elle viserait à inciter Pékin à des réformes structurelles vers plus de supervision et de transparence de marché – par exemple en matière de propriété intellectuelle –, qui pourraient bénéficier aux opérateurs internationaux présents en Chine, tout en assouplissant les mesures tarifaires imposées sur 360 milliards de biens chinois importés.

Macronistes de gauche ! Une incompatibilité sémantique et idéologique

Macronistes de gauche ! Une incompatibilité sémantique et idéologique

 

Les soldats perdus du parti socialiste se dispersent de plus en plus dans une grande partie de l’échiquier politique, ils côtoient désormais aussi bien la droite que l’extrême gauche. La dernière initiative de reclassement a été prise par l’ancien député l’ancien député PS de la Gironde Gilles Savary qui est aujourd’hui délégué général de Territoires de Progrès dont les effectifs doivent  tenir dans une cabine téléphonique.

En fait, il se rallie à Macron lui aussi. L’ex député avait montré une certaine connaissance dans le domaine des transports avec des analyses et des propositions assez pertinentes. Par contre, sur le plan de la politique générale on constate nettement un glissement vers la droite avec notamment ses chroniques dans le journal l’Opinion. Bref, comme pour d’autres responsables socialistes, le flou du socle idéologique conduit vers toutes les issues y compris l’impasse,  surtout quand on fait de la politique son métier.

Mode du selfie : un recentrage idéologique narcissique

Mode du selfie : un recentrage idéologique narcissique

 

Les adeptes de la religion du selfie  ne peuvent prendre une photo de monuments, de paysages ou de personnages sans y apposer aussi leurs propres bobines. Souvent même cette bobine constitue le sujet central du selfie ensuite diffusé comme expression d’art nouveau sur les réseaux sociaux populistes. Une sorte de culte égocentrique pour remplacer sans doute les anciennes idéologies plus collectives et plus universelles. Bref le culte du nombril.

D’après un sondage IFOP de 2018 , on compte 40 milliards de selfies pris chaque année dans le monde et  60% des Français prennent des selfies, dont la majorité (34%) moins d’une fois par mois, et 3% tous les jours, d’après un sondage IFOP de 2018. En manque sans doute de regards sur l’extérieur, les accros du Smartphone orientent leur attention d’abord sur leur appareil et les plus hyperactifs aussi sur eux-mêmes.

À quand des vidéos, des films ou des programmes télé uniquement de selfies de celui qui regarde. Bref grâce aux technologies modernes on réinvente le miroir !

Pour Nicolas Guéguen, professeur et chercheur en psychologie, auteur de Psychologie de la séduction (Dunod), leurs raisons sont multiples: ces réfractaires aux selfies «sont des personnes plutôt solitaires pour qui le contact social n’est pas la priorité; et plutôt hyperactifs, qui n’ont ni le temps, ni l’envie, d’appuyer sur pause.» Il est aussi question de génération et de genre: «Les “digital natives” sont naturellement plus familiers de ces supports.

Le concept de progressisme de Macron : un breuvage idéologique sulfureux

Le concept de  progressisme de Macron : un breuvage idéologique sulfureux 

 

Sur les chaînes info continue, l’ancien conseiller très proche de Macron, Ismaël Émélien, est venu vendre son livre et défendre en même temps la stratégie du président de la république. Le maître mot de l’idéologie est  progressisme, un concept très vaseux qui essaye de récupérer les oripeaux des idées sociales ou marxistes d’il y a 50 ans avec l’individualisme et l’ultralibéralisme. En fait, un curieux breuvage idéologique très sulfureux et qui démontre surtout l’absence de vision et les grandes faiblesses d’analyse du macronisme. Hier sur la chaîne d’information continue, celui qui est considéré comme l’alter ego de Macron affirmait que l’analyse de la société par le président de la république était pertinente, que le cap était bon mais que les résultats étaient pratiquement nuls. Et cette absence de résultats ne semblait créer aucun doute quant à la pertinence de l’analyse pas plus que sur les perspectives. Finalement pas tellement étonnant car Ismaël Émilien, comme la plupart des proches de Macron, n’est pas vraiment un intellectuel. Le seul intellectuel toléré à l’Élysée par le chef de l’État, c’est Macron lui-même ! Or Ismaël Émilien est très représentatif de la sociologie de l’entourage de Macron composée essentiellement de responsables formés aux idées  superficielles  de Sciences-po. Une école où on traite de tout et en même temps de rien tellement l’enseignement est indigent voire surréaliste. À l’Élysée, au gouvernement, au Parlement, les enfants de Sciences-po ont noyauté le pouvoir enivrant le pays de poncifs, de contradictions et d’approximations. Le plus grand danger c’est que les adhérents de cette secte se prennent pour des intellectuels alors qu’ils ne sont que les moines serviles d’une sorte d’évangélisme politique creux, abstrait et d’une nullité confondante. Ce ne sont ni des intellectuels, ni des techniciens mais des bonimenteurs qui se font une spécialité de parler de ce qu’ils ne connaissent pas à savoir les réalités socioéconomiques voir sociétales et qu’ils encore moins capables de théoriser.  On serait évidemment intéressé par la liste des ouvrages théoriques qu’on produit ces intellos de café du commerce.

Le progressisme de Macron : un breuvage idéologique sulfureux

Le progressisme de Macron : un breuvage idéologique sulfureux 

 

Sur les chaînes info continue, l’ancien conseiller très proche de Macron Ismaël Émélien est venu vendre son livre et défendre en même temps la stratégie du président de la république. Le maître mot de l’idéologie est  progressisme, un concept très vaseux qui essaye de récupérer les oripeaux des idées sociales ou marxistes d’il y a 50 ans avec l’individualisme et l’ultralibéralisme. En fait, un curieux breuvage idéologique très sulfureux et qui démontre surtout l’absence de vision et les grandes faiblesses d’analyse du macronisme. Hier sur la chaîne d’information continue, celui qui est considéré comme l’alter ego de Macron affirmait que l’analyse de la société par le président de la république était pertinente, que le cap était bon mais que les résultats étaient pratiquement nuls. Et cette absence de résultats ne semblait créer aucun doute quant à la pertinence de l’analyse pas plus que sur les perspectives. Finalement pas tellement étonnant car Ismaël Émilien comme la plupart des proches de Macron n’est pas vraiment un intellectuel. Le seul intellectuel toléré à l’Élysée par le chef de l’État, c’est Macron lui-même ! Or Ismaël Émilien est très représentatif de la sociologie de l’entourage de Macron composée essentiellement de responsables formés aux idées  superficielles  de Sciences-po. Une école où on traite de tous et en même temps de rien tellement l’enseignement est indigent voire surréaliste. À l’Élysée, au gouvernement, au Parlement, les enfants de Sciences-po ont noyauté le pouvoir enivrant le pays de poncifs, de contradictions et d’approximations. Le plus grand danger c’est que les adhérents de cette secte se prennent pour des intellectuels alors qu’ils ne sont que les moines serviles d’une sorte d’évangélisme politique creux, abstrait et d’une nullité confondante. Ce ne sont ni des intellectuels, ni des techniciens mais des bonimenteurs qui se font une spécialité de parler de ce qu’ils ne connaissent pas à savoir les réalités socioéconomiques voir sociétales et qu’ils encore moins capable de théoriser.  On serait évidemment intéressé par la liste des ouvrages théoriques qu’on produit ses intellos de café du commerce.

 

 

Schiappa, la philosophe de télé réalité voit une «convergence idéologique» entre «la Manif pour tous et les terroristes islamistes»

Schiappa, la philosophe de télé réalité voit une «convergence idéologique» entre «la Manif pour tous et les terroristes islamistes»

 

Il est clair que Marlène Schiappa s’ennuie  dans son ministère et qu’elle cherche à faire le buzz en sortant du champ réduit de son portefeuille. Malheureusement la ministre est souvent à côté de ses baskets et se comportent en philosophes de télé réalité. En cause notamment  une formation initiale très approximative. Pour parler franc, Macron s’est aussi entouré d’idiots assez notoires. Pour preuve cette déclaration un peu surréaliste- «je souligne l’existence d’une convergence idéologique» sur l’homophobie entre la manif pour tous et les terroristes islamistes. » Certes la manif pour tous n’est pas caractérisée par des positions très progressistes sur le plan sociétal. Il en est de même aussi pour les extrémistes islamistes. Mais de là à parler de convergence, cela démontre à l’évidence l’approximation intellectuelle de l’ancienne chroniqueuse de télé qui est sans doute à la politique et à la philosophie ce que McDo est à la gastronomie.  À ses yeux, dans un contexte de recrudescence des actes antisémites (+74% en 2018) et homophobes (+4,8% en 2017), les homosexuels – comme les juifs, dit-elle – sont les «boucs émissaires» des «théories islamistes radicales». Mais aussi de l’«extrême droite», à laquelle elle assimile La Manif pour tous, mouvement né en 2012 dans l’opposition à la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. «Il y a une alliance entre les gens d’extrême droite et les islamistes, qui s’unissent de fait dans ce combat» contre les homosexuels, explique-t-elle. «Les slogans et l’agressivité de la Manif pour tous ont nourri la recrudescence de violences homophobes».

La Manif pour tous a dénoncé mercredi, dans un communiqué, un «scandaleux amalgame» qui «insulte les millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement aux droits de l’enfant et à la famille». Le mouvement «attend des excuses immédiates de Marlène Schiappa». Soutien de la Manif pour tous, le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Bruno Retailleau, a pour sa part fustigé «les raccourcis de Marlène Schiappa».

Les raccourcis de Marlène Schiappa non seulement blessent les millions de français qui ont défendu pacifiquement une conception du mariage, mais ils banalisent aussi l’idéologie violente des islamistes envers les homosexuels.

 

 

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