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La SNCF : l’hydrogène d’ici 2035, si la société existe encore !

La SNCF : l’hydrogène d’ici 2035, si la société existe encore !

 

 

 

Jamais sans doute un patron de la SNCF n’aura été aussi bavard dans les médias. Guillaume Pepy a toujours quelque chose à annoncer, c’est le champion de la communication mais pas forcément de la gestion. Pour preuve,  l’état lamentable de l’entreprise où il occupe des fonctions de direction depuis maintenant une vingtaine d’années. Pour l’ancien énarque,  le faire savoir et plus important que le savoir-faire. Une tendance générale à la SNCF au nombre d’énarques ont pris la place de nombreux d’ingénieurs x-mines. Certes ces derniers n’étaient pas toujours de grands experts en matière de gestion mais techniquement il savait au moins de quoi il parlait. Avec l’ENA,  c’est la double punition : incompétence technique et incompétence en matière de management et de gestion. Pepy des trains à l’hydrogène sur les lignes secondaires ou transversales qui auront disparu d’ici 20 ans. Faut-il aussi rappeler à la direction de la SNCF qu’elle fait aussi circuler des trains diesels sur les lignes électrifiés cela au nom d’économies. Des économies qui se font sur une sur une théorie économique complètement obsolète qui consiste à se priver d’activité selon une théorie vieille de plus de 50 ans qui conduit progressivement au réseau noyau qui ne desservira que les grandes villes. Pourtant le patron de la SNCF annonce la mise en service de train à propulsion hydrogène d’ici 2030 au lieu de 2050. La question qu’il faut se poser c’est de savoir si c’est train à hydrogène seront encore nécessaires pour se substituer au diesel sur le réseau secondaire «  Il faut qu’on arrive à sortir du diesel ferroviaire non pas en 2050 comme ça a été prévu mais en 2030-2035  », a déclaré le directeur général de la SNCF. Si la majorité du trafic du groupe ferroviaire transite aujourd’hui par des voies électrifiées, les locomotives diesel représentent encore environ 20 % du parc de la société. «  Chaque jour, 25 % des trains qui circulent sont à traction diesel  », a précisé le dirigeant. Des trains qui le plus souvent desservent des lignes aujourd’hui très menacées. Il faudrait aussi parler des questions techniques car la filière hydrogène est encore loin d’être opérationnelle. Il faudra sans doute encore 30 ou 40 ans d’après les experts pour la maîtriser complètement. En outre,  le bilan énergétique et écologique est loin d’être évident en raison précisément des conditions de production de l’hydrogène. Dernière question, accessoire sans doute, qui va payer car la question de l’endettement de la SNCF est loin d’avoir été traitée entièrement. En l’état actuel des résultats de la SNCF, le financement sera exclusivement l’emprunt !

Venezuela: inflation de 1.000.000 % d’ici fin 2018

Venezuela: inflation de 1.000.000 % d’ici fin 2018

Situation économique et politique de plus en plus explosive  avec la dévalorisation totale de la monnaie. L’inflation au Venezuela devrait en effet accélérer de 1.000.000 % d’ici la fin de l’année et le Produit intérieur brut (PIB) du pays, en crise financière et humanitaire, devrait se contracter de 18% en 2018, selon des prévisions du FMI publiées lundi. « Nous projetons une poussée de l’inflation de 1.000.000% d’ici la fin 2018, ce qui signifie que le Venezuela est dans une situation similaire à celle de l’Allemagne en 1923 ou celle du Zimbabwe à la fin des années 2000″, a commenté dans un blog Alejandro Werner, un des responsables du Fonds monétaire international.

Glysophate interdit en France d’ici 3 ans ? Pas sûr

Glysophate interdit en France d’ici 3 ans ? Pas sûr

La plupart des médias ont pris pour argent comptant l’intention de la France d’interdire le glysophate  dans les trois ans alors que  l’union européenne autorise encore l’utilisation de l’herbicide pour encore cinq ans. Pourquoi ce raidissement de la France, simplement parce qu’il fallait donner l’impression que Nicolas Hulot n’avale pas toutes les couleuvres.  La réalité c’est que Macron  ne se mouille pas beaucoup avec la respective de ce délai de trois ans assorti d’une condition à savoir trouver des alternatives d’ici la. Autant dire que faute d’alternative la France rejoindra discrètement les nations qui ont voté pour un délai de cinq ans. La bataille des délais est en fait  faite très politique.  L’Allemagne qui s’était abstenue précédemment sur ce dossier a cette fois  approuvé la proposition de cinq ans de la commission européenne. Deux raisons à cela l’Allemagne tient comme d’habitude ses intérêts économiques et en la circonstance elle soutient bayer  qui a racheté Monsanto le fabricant de l’herbicide en cause (commercialisé sous la marque RoundUp). Au passage Merkel en profite pour mettre les écolos allemands en difficulté dans la perspective notamment d’éventuelles nouvelles élections si les sociaux démocrates ne se décident pas à refaire un gouvernement d’union. Côté français Macron essaye de sauver la mise à Nicolas Hulot qui jusqu’à maintenant a perdu la quasi-totalité des arbitrages mettant en cause la problématique environnementale. D’une certaine manière, c’est un peu comme avec les éoliennes et le nucléaire. Contrairement aux engagements du plan de mix énergétique le nucléaire ne sera pas réduit en France ; sa production d’électricité ne sera pas ramenée de 75 % à 50 % d’ici 2025. De toute façon une proposition complètement irréaliste. Mais pour donner le change Hulot sera autorisé à développer les moulins à vent appelé éolienne pour tenter de donner l’illusion que le gouvernement favorise les énergies alternatives. Or on sait que les éoliennes produisent à peine 4 % de l’électricité et qu’on contraint EDF à racheter cette électricité deux à trois fois son prix. Pour l’interdiction de l’herbicide contesté dans les trois ans,  la décision apparaît en effet aussi très ambigüe si l’on se fie la déclaration officielle de Macron “J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glysophate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans”, a écrit le président français sur Twitter. De toute manière il est vraisemblable que Nicolas Hulot aura quitté le gouvernement d’ici là et que l’interdiction pourra être décalée dans le temps de manière discrète

Hulot : départ d’ici un an ?

Hulot : départ d’ici un an ?

 

Visiblement Nicolas Hulot s’interroge sur son utilité. Après avoir indiqué qu’il pourrait prendre une décision vers la fin de l’année concernant la construction ou non de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, le ministre de l’écologie semble se donner un nouveau délai d’un an pour voir s‘il est “utile” dans le gouvernement, où il dit “avancer” tout en apprenant à “gérer la complexité”. Il est évident que Nicolas Hulot découvre qu’il est nécessaire d’articuler les problématiques écologiques avec les dimensions économiques, sociales, sociétales voire politiques. Toute réflexion environnementale déconnectée d’un contexte plus large se révèle en effet illusoire. Il en est ainsi par exemple sur le nucléaire ;  plus personne ne croit à la possibilité de ramener la part du nucléaire à 50 % d’ici 20205. Il est maintenant évident qu’on ne fermera pas les 17  réacteurs  pour atteindre 50% du mix électrique français. Plus personne ne croit depuis un moment déjà à la faisabilité de cet objectif d’ici à 2025,  de ce point de vue,  les énergies alternatives pour utiles  qu’elles soient ne pourront pas dans le meilleur des cas prendre une part de plus de 20 %. En outre certaines énergies comme les éoliennes constituent des gadgets voir de véritables escroqueries financières. La vérité c’est que Nicolas Hulot ne sert à peu près à rien sauf à Manuel Macon pour lequel il constitue une sorte d’affichage. Pour preuve Nicolas Hulot a été battu sur à peu près tous les arbitrages ; récemment il a dû avaler encore le CETA, accord commercial entre l’union économique et le Canada et la nouvelle autorisation du  glyphosate. “Je suis là pour être utile. Je sais aussi que je ne peux pas faire de miracle du jour au lendemain. Nous sommes dans une période de phasage incontournable, qui ne va pas sans quelques ajustements”, déclare-t-il dans un entretien publié samedi dans Le Monde. “Je n’avance pas sur un chemin de pétales de roses, mais j’avance”, déclare aussi Nicolas Hulot, qui fixe comme “première ligne rouge (…) l’instant où je me renierai». Au début du mois, Nicolas Hulot avait dit qu‘il se poserait la question de son maintien au gouvernement à la fin de l‘année, date de la publication d‘un rapport sur le projet d‘aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), auquel il est hostile. Dans Le Monde, le ministre déclare se donner “un an” pour faire avancer les dossiers qui lui ont été confiés.

Glyphosate : interdit …… d’ici un certain temps !

Glyphosate : interdit …… d’ici un certain temps !

Trois ans, cinq ans, dix ans  ou à la saint-glinglin, le délai accordé pour l’interdiction du glysophate (commercialisé par Monsanto sous le nom de Roundup). La. Le ministre de l’agriculture en France milite pour un délai de sept ans. La  Commission européenne soutenue en particulier par l’Allemagne souhaiterait bien un renouvellement de 10 ans.  Visiblement personne n’est vraiment d’accord ni en Europe ni au sein même du gouvernement. Le ministre de la culture parle de sept ans Pour permettre à l’agriculture française de trouver un produit de remplacement moins polluant et moins dangereux pour la santé. Enfin Nicolas Hulot parle un jour de trois ans un autre d’un délai se situant dans la mandature présidentielle. Les 54 députés dans marche qui ont signé une tribune dans le journal Le Monde demandent quant à eux  l’interdiction du produit le plus vite possible. Un débat largement confus sur son de bidonnage d’expertise par Monsanto et par les agences européennes en effet des  documents indiquent que Monsanto aurait fait appel à des « auteurs fantômes », des scientifiques qui ont prêté leur nom pour la publication d’articles en réalité écrits par des membres de l’entreprise. Celle-ci aurait également fait pression pour que des journaux scientifiques retirent des articles réellement indépendants et contraires à ses intérêts. Trois enquêtes qui auraient fait l’objet de cette pratique du « ghost-writing » ont été utilisées dans l’évaluation du glyphosate par les agences européennes. L’EFSA et l’ECHA, agences européennes ont cependant minimisé l’impact de ces révélations, assurant que les documents en question n’ont eu que peu d’influence sur le résultat et qu’elles étaient « parvenues à leur conclusion indépendante sur la base des données originelles, et non de l’interprétation de quelqu’un d’autre ». En juin, les agences ont donc indiqué que « même si les allégations de ‘ghost-writing’ était avérées, cela n’aurait pas d’impact sur l’évaluation globale de l’UE et ses conclusions sur le glyphosate ». Le 4 octobre, deux des plaignants de l’affaire Monsanto en cours outre-Atlantique et leurs avocats se sont rendus à Bruxelles pour encourager le non-renouvèlement de l’autorisation de vente du glyphosate en Europe. L’herbicide, considéré comme « probablement cancérigène » par le CIRC, le centre onusien de recherche sur le cancer, a en effet été évalué et jugé sûr par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Dans une étude commanditée en 1999 par l’entreprise, le Dr James Parry informait Monsanto du caractère génotoxique du glyphosate et recommandait des études plus poussées sur les effets des « formules » au glyphosate, c’est-à-dire le RoundUp. Une substance est dite génotoxique quand elle est capable de perturber l’ADN des cellules et de causer des mutations, qui sont notamment à l’origine de cancers. L’étude de James Parry n’a jamais été rendue publique et ses recommandations ont été ignorées : « Nous ne ferons simplement pas les études proposées par Parry », écrivait William Heydens, toxicologue chez Monsanto, après réception de l’étude. Dans le RoundUp, des substances chimiques (les surfactants) sont ajoutées pour accroître la capacité de pénétration dans la plante du glyphosate. Ces produits ont un profil génotoxique encore plus élevé. La réglementation européenne sur les pesticides prévoit que l’EFSA et l’ECHA n’analysent que la substance active présente dans le pesticide, pas la formule complète de celui-ci, dont l’évaluation revient aux États membres. La France et les Pays-Bas ont ainsi interdit partiellement le RoundUp en 2015, mais le glyphosate est présent dans de nombreux autres produits encore sur le marché. La licence du glyphosate expire cette année et les États membres de l’UE voteront probablement lors d’une réunion en novembre suite au débat des 5 et 6 octobre qui n’a débouché sur aucune conclusion. Le commissaire à la sécurité alimentaire et à la santé, Vytenis Andriukaitis a annoncé qu’il n’y aurait pas de réautorisation sans majorité qualifiée des États membres. Paris a déjà déclaré qu’elle voterait contre le renouvellement de la licence.

 

Réchauffement climatique : Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

Réchauffement climatique : Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

 

Ce qui ressort d’une étude menée par le CREFACS en collaboration avec Météo-France. Interview de Beatrice Colin qui a participé à la recherche (parue dans le Monde).

La France a connu plusieurs épisodes de canicule cet été, ce qui est inédit depuis la création des plans de vigilance. Vont-ils s’amplifier au cours du siècle ?

Les projections climatiques au cours du XXIe siècle montrent que les activités humaines sont responsables d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en Europe. Selon l’ensemble des travaux de recherche rassemblés dans le dernier rapport du GIEC nous pouvons conclure que les canicules estivales devraient s’amplifier dans le futur si le niveau des émissions mondiales de gaz à effet de serre continue d’augmenter au rythme actuel. De plus, nos récents travaux ont montré que le nombre de records de chaleur battus chaque été sur le territoire européen a déjà augmenté dans les dernières décennies et devrait fortement augmenter au cours du XXIe siècle.

A partir de quand ces pics de chaleur deviendraient réguliers ?

Comme en témoignent les observations, les canicules estivales sont déjà de plus en plus fréquentes avec pour conséquence des étés de plus en plus chauds. En effet, selon Météo France, les trois étés les plus chauds jamais enregistrés depuis 1901 sont celui de 2003, avec 2 épisodes caniculaires, puis celui de 2015 avec 3 épisodes caniculaires et enfin celui de 2006 avec une importante canicule en juillet. L’été 2017 devrait aussi se faire remarquer parmi les étés record en termes de chaleur.

 

On a remarqué cette année que le phénomène caniculaire a débuté en juin et s’est poursuivi tard dans l’été. Est-ce que ce serait récurrent à l’avenir ?

Une saison caniculaire plus longue pourrait effectivement être une des conséquences du réchauffement climatique, mais la confiance autour de ces résultats est moins importante que celle autour d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en été au cours du XXIe siècle.

Dans notre étude nous montrons cependant que sous le scénario étudié, il serait possible, à la fin du XXIe siècle, de vivre une canicule au moins aussi intense que celle que nous avons vécu en 2003 en termes d’anomalies de température journalière maximale, mais dans un climat futur relativement plus chaud (entre 5 °C et 6 °C en moyenne dans les dernières décennies du XXIe siècle) et plus sec.

 

Si rien ne change et rien n’est fait, la France dépassera le seuil des 50 °C régulièrement.

Il est important de rappeler ici que les températures supérieures à 50 °C indiquées dans notre étude sont les températures maximales en été d’ici 2100. Nous n’avons pas étudié la fréquence des événements caniculaires menant à des températures journalières maximales supérieures à 50 °C. Autrement dit, dans une région particulière, des températures supérieures à ce seuil pourraient être établies de manière régulière lors de canicules futures alors que pour une autre région une seule canicule au cours de plusieurs décennies pourrait suffire à atteindre ce même seuil des 50 °C d’ici 2100.

Selon Météo France, le record actuel de température maximale enregistré en été est de 44,1 °C dans le Gard, à Conqueyrac, ainsi qu’à Saint-Christol-lès-Alès. Ainsi, si à ce record de plus de 44 °C nous ajoutons un réchauffement moyen des températures estivales de l’ordre de 5 à 6 °C d’ici à la fin du siècle, selon le scénario le plus pessimiste, alors des températures maximales supérieures à 50 °C en été ne semblent pas irréalistes. Mais si on s’intéresse au scénario qui a été voté lors des accords de Paris, alors le réchauffement des températures estivales moyennes serait de 2 °C en France, limitant ainsi l’ampleur des températures extrêmes.

 

Mais selon vos projections, il y aura des différences entre les régions. Pourquoi le bassin méditerranéen, l’endroit connu pour être le plus chaud à l’année, verrait ses températures maximales augmenter moins que celles de l’Est ou du Nord ?

Dans notre étude nous étudions principalement les résultats d’un seul modèle de climat régional (le modèle Aladin développé au CNRM, Centre national de recherches météorologiques), même si nous prenons le soin de comparer les températures extrêmes futures à un large ensemble de modèles climatiques globaux provenant de la communauté internationale. Dans cette simulation une canicule future en particulier a fortement influencé la carte des anomalies de température journalière maximale ajoutées aux records observés d’ici à la fin du siècle.

Cette canicule est centrée sur le Nord-Est de la France, qui présente de fortes anomalies négatives du contenu en eau des sols cette année-là. Nous montrons que les températures maximales pendant la canicule sont influencées par le contenu en eau des sols avant la canicule, ce qui explique ainsi des anomalies de températures particulièrement importantes dans ces régions Est et Nord. Bien sûr l’effet modérateur de la mer pourrait aussi jouer un rôle clé pour le futur du climat méditerranéen. Mais il faut aussi noter que même si nous montrons des anomalies de température relativement plus faibles sur le pourtour méditerranéen, les températures extrêmes futures restent importantes, supérieures à 50 °C, car les records actuels y sont actuellement supérieurs.

Quels pourraient être les conséquences ?

La gestion de l’eau risque d’être un enjeu pour le futur à l’échelle du pays. Les projections, selon ce même scénario pessimiste, montrent un assèchement des sols et des débits en été au cours du XXIe siècle, ce qui est en partie expliqué par une diminution des précipitations en été. La ressource en eau pourrait ainsi être fortement diminuée.

C’est le scénario du pire. Mais si les émissions de gaz à effet de serre étaient réduites, les pics atteindraient quel niveau ?

Il est effectivement important de rappeler que nous avons étudié des projections selon le scénario le plus pessimiste envisagé par le GIEC, le scénario du « laisser-faire ». Dans cette étude nous n’avons pas envisagé d’autres scénarios pour lesquels les futures températures estivales les plus intenses restent donc à être déterminées. Le scénario étudié considère un niveau des émissions globales de gaz à effet de serre qui continuerait d’augmenter au rythme actuel au cours du XXIe siècle. Les décisions politiques et les mesures appliquées dans les prochaines décennies restent déterminantes pour le climat de la deuxième moitié du XXIe siècle.

Les voitures diesel et essence : fin d’ici 2040 en Grande-Bretagne

Les voitures diesel et essence : fin  d’ici 2040 en Grande-Bretagne

 

Après la France qui a annoncé l’interdiction à partir de 2030, c’est la Grande-Bretagne qui envisage la fin des voitures diesel mais aussi essence à partir de 2040. Décision à mettre en perspective avec la stratégie de certains constructeurs surtout de Toyota qui a décidé d’implanter une usine de voitures uniquement électriques en Chine dès 2018. Le Royaume-Uni figure en effet parmi les cinq pays mis en garde en février par la Commission européenne pour la qualité de leur air, avec la France et l’Allemagne. Selon des chiffres officiels, la pollution de l’air tue plus de 40.000 personnes par an dans le pays et provoque une épidémie de maladies respiratoires, en particulier chez les jeunes enfants. Face à ce constat et saisie par une organisation de défense de l’environnement, la Haute Cour de Londres avait intimé l’an dernier au gouvernement de revoir sa copie concernant les objectifs à atteindre. Une première version du plan avait été publiée en mai, rédigée conjointement par le ministère de l’Environnement et le ministère des Transports. Il proposait de développer les « zones air propre », à l’entrée desquelles les véhicules ne respectant pas certains standards anti-pollution seraient taxés. Cette première version proposait également d’équiper les bus et poids lourds de nouvelles générations de pots catalytiques, et les taxis de moteurs fonctionnant au gaz de pétrole liquéfié (GPL). Les subventions à l’achat de véhicules électriques seraient étendues, et un programme ciblé de primes à la casse serait mis en place. Le maire de Londres Sadiq Khan a aussi décidé de prendre le taureau par les cornes et a annoncé en avril la création d’une zone à ultra basse émission (Ulez) à partir de 2019, après l’introduction d’une nouvelle taxe de 10 livres (11,7 euros) imposée à partir d’octobre aux voitures datant d’avant 2006 pour circuler dans le centre de Londres. Il a aussi annoncé le retrait progressif des bus et taxis roulant au diesel – carburant qui émet trois fois

Fermeture « peut-être » de 17 réacteurs d’ici 2025 (Hulot)

Fermeture « peut-être »  de 17 réacteurs d’ici 2025 (Hulot)

 

Très critiqué après la présentation de son plan climat Nicolas Hulot, le ministre de l’écologie tente de se rattraper en indiquant qu’il pourrait peut-être fermer jusqu’à directeur 17 réacteurs nucléaire. En fait, il s’agit d’un calcul de coin de table car c’est le nombre nécessaire pour atteindre une réduction de la production d’électricité par voie nucléaire à 50 % alors qu’aujourd’hui les centrales en produisent  75 %. Sans doute s’agit-il davantage d’un vœu, voir d’une posture politique car on voit mal comment la France pourrait se passer d’ici seulement huit ans de 17 réacteurs. 17 réacteurs dont par ailleurs le coup de démantèlement est considérable. On parle de 500 millions par réacteurs mais le montant pourrait atteindre 1 milliard. Il faudrait investir par ailleurs des sommes considérables dans les énergies alternatives pas moins par exemple de 40 à 50 milliards dans les seules éoliennes pourront doubler la capacité alors qu’aujourd’hui leur production n’atteint que 3,9 % du total. Notons aussi que la production de certaines énergies est aléatoire comme celle dépendant du vent et du soleil et qu’il faudra donc pour lisser la production d’électricité  construire des centrales thermiques ou hydrauliques. Parallèlement il faudra engager le grand carénage permettant de prolonger d’une vingtaine d’années une grande partie du parc nucléaire soit une somme minimum de 50 milliards (100 milliards pour la Cour des Comptes). On se demande évidemment où la France trouvera les moyens financiers pour réaliser de telles mutations sachant que la situation d’EDF est catastrophique sur le plan financier avec en particulier un endettement de plus de 40 milliards, le coût de l’enfouissement des déchets nucléaires (25 à 50 milliards), et la remise à niveau d’Areva. Au total EDF aura besoin d’une cinquantaine de milliards dans les 10 ans et Hulot propose d’investir autant dans les énergies renouvelables. Même avec une augmentation du prix de l’électricité le pari est intenable surtout avec la situation catastrophique des comptes publics qui se traduisent notamment par une dette d’environ 2000 milliards 33 000euros par Français), d’un coût de plus de 40 milliards par an en remboursement des intérêts et alors que le gouvernement s’est engagé à ne pas augmenter la fiscalité et même globalement à la réduire. Dernière hypothèque sur les intentions de Nicolas Hulot : ce n’est pas le ministre de l’écologie qui décide même s’il est amené à donner son avis. En dernier ressort le décideur c’est Bercy. On peut supposer aussi que Nicolas Hulot bousculé par les réseaux sociaux non seulement sur ses orientations climat très théoriques mais aussi sur les sulfureux bénéfices qu’il tire  de son action de militant écologiste non seulement pour sa fondation mais aussi pour lui-même tente ainsi de rétablir sa crédibilité par une opération de communication.  Certes d’ici 2021, la consommation électrique française va baisser de 8 térawatts-heure (8.000.000 KWh). , Mais cela ne suffira pas. En plus que le développement d’énergies alternatives. D’après François-Marie Bréon, chercheur au laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement interrogé par l’AFP. L’éolien et le solaire « sont des énergies fatales – qui arrivent quand les conditions météorologiques sont favorables – donc on est obligé d’avoir autre chose » en complément, pour prendre le relais, détaille-t-il. Face aux risques d’approvisionnement énergétique, la France serait amenée, selon cet expert, à utiliser des centrales thermiques au gaz, émettrices de CO2.

Alignement du prix gasoil sur l’essence d’ici 2022

Alignement du prix gasoil  sur  l’essence d’ici 2022

Les deux tiers du par automobiles français sera concerné par l’alignement du prix du gasoil sur l’essence d’ici 2022. On peut donc prévoir une grande mutation de ce parc. D’ores et déjà les ventes de voitures neuves à  essence dépassent celles des moteurs des voitures à moteur diesel. Sur le marché de l’occasion les prix des voitures diesel devraient accuser une très nette baisse. Cette augmentation du gasoil sera progressive comme l’a annoncé Édouard Philippe lors de son allocution devant l’assemblée nationale. L’alignement devrait être réalisé d’ici la fin de la mandature.  Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, avait déjà  exprimé son souhait d’agir « assez rapidement » pour aligner la fiscalité du diesel, actuellement plus avantageuse, sur celle de l’essence, regrettant qu’une partie des Français aient été « incités pendant des années (…) à acheter des véhicules polluants ». En février, au Fonds mondial pour la nature (WWF), le candidat Emmanuel Macron avait déclaré : « durant le quinquennat, je fais la convergence totale entre le diesel et l’essence, donc chaque année j’augmente un peu la fiscalité sur le diesel (…) pour qu’elle rejoigne en fin de quinquennat celle sur l’essence ».  Les véhicules équipés de moteur diesel sont aussi critiqués notamment en raison des particules fines qu’ils émettent. Ces particules microscopiques, également produites par le chauffage domestique et l’industrie, pénètrent profondément dans le système respiratoire et provoquent, surtout chez les personnes fragiles, des affections respiratoires (bronchiolites, rhino-pharyngites, asthme, etc.) et une surmortalité chez les personnes souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires. L’agence Santé publique France estime que la pollution aux particules entraîne 48.000 morts prématurées par an dans le pays, soit 9 % de l’ensemble des décès.

 

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

 

Le paradoxe et l’outrance discréditent  un peu plus un Mélenchon qui ne se remet pas de sa défaire aux présidentielles, défaite au demeurant honorable. Cependant l’audience de Mélenchon ne cesse de s’effriter depuis. En cause la reprise de sa rhétorique  de fureur et de bruit, sa radicalité et son agressivité. Aussi sa lamentable décision de ne pas se déclarer nettement contre le FN. L’égo a pris le pas sur les valeurs républicaines. Du coup, il tente de se rattraper avec des propos qui touchent au ridicule en comparant la France à la Russie. Lui, le communiste, qui a toujours manifesté une bienveillance coupable à l’égard des régimes de dictature comme Cuba ou  le Venezuela.   « Ici c’est la France, pas la Russie », a donc déclaré vendredi Jean-Luc Mélenchon, qui s’inquiète de la probable hégémonie de La République en Marche à l’Assemblée nationale « avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie ». Le chef de file de La France insoumise affronte dimanche au second tour des élections législatives la candidate LREM dans la IVe circonscription des Bouches-du-Rhône. Il a recueilli 34,3% des voix au premier tour contre 22,7% à son adversaire. Selon une enquête Opinionway publiée jeudi, le parti d’Emmanuel Macron serait en passe de remporter 440 à 470 à l’Assemblée, qui en compte 577. « Si une Assemblée ça doit être une armée qui a le doigt sur la couture du pantalon, ce n’est la peine de faire une assemblée, on appelle ça une dictature », a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1. L’ancien ministre de Lionel Jospin estime que conférer les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron est à la fois malsain et risqué. « Cet homme va finir réellement par croire qu’il marche sur les eaux. La situation, de ce point de vue, n’est pas saine. Ici c’est la France, pas la Russie », a-t-il lancé. L’hebdomadaire britannique The Economist consacre la Une de son nouveau numéro au président français que l’on voit, souriant, main dans la poche, marcher sur l’eau avec ce titre : « Le sauveur de l’Europe? » « On va se retrouver avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon en appelant les abstentionnistes du premier tour – plus d’un électeur sur deux – à se mobiliser dimanche. « Le risque est considérable: l’ordre public social va être dévasté par la remise en cause de tout le Code du travail ; l’ordre des libertés publiques va être dévasté par l’introduction de l’état d’urgence dans la loi ordinaire; un homme tout seul qui s’autoproclame jupitérien et un concert de louanges médiatiques qui est absolument ahurissant », détaille-t-il. Jean-Luc Mélenchon espère pouvoir former un groupe à l’Assemblée (quinze députés minimum) qui soit « articulé avec le mouvement social ». « Si vous croyez que les travailleurs de ce pays et les salariés d’une manière générale vont se laisser tondre simplement parce que tous les hebdomadaires du pays publient la photo souriante du jeune prince, vous rêvez », a-t-il dit. « Le dégagisme est à l’oeuvre (…) et vous verrez que ce sera le tour de M. Macron bientôt quand les gens vont s’apercevoir qu’ils ont fichu dehors Les Républicains et le PS. Ce n’est pas pour manger un potage qui contient les deux à la fois », a ajouté Jean-Luc Mélenchon. Bref du Georges Marchais avec 40 ans de retard, du populisme d’autant plus inadmissible que l’homme ne manque pas de culture.

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

 

 

La robotisation serait susceptible de remplacer l’homme d’ici une cinquantaine d’années d’après une  récente étude, dirigée par Katja Grace du Future of Humanity Institute à Oxford. Près 350 experts de l’intelligence artificielle (IA) ont été interrogés sur le temps qu’il faudrait, selon eux, aux machines pour maîtriser des postes et des tâches actuellement attribués à des humains. Selon leurs estimations, les intelligences artificielles pourront surpasser les humains dans certains domaines dès la prochaine décennie.  Les traducteurs de langues doivent ainsi se tenir prêts pour 2024, les conducteurs de camion pour 2027. Les journalistes et chercheurs peuvent aussi enclencher le compte à rebours: la pleine capacité artificielle à écrire un essai de qualité est prévue pour 2026. Les vendeurs tiendront pour leur part jusqu’à 2030. Tous domaines confondus, il faudra selon les chercheurs se préparer pour 2061, où les intelligences artificielles ont une chance sur deux de pouvoir surpasser les humains pour à peu près n’importe quelle tâche. Reste à savoir quel crédit on peut apporter à ce type d’étude d’organismes de recherche dont l’objet est de travailler sur l’intelligence artificielle et qui cherche à montrer l’importance de leur domaine pour obtenir des crédits publics et des parts de marché. D’autres études aux méthodologies tout aussi discutables montrent que ce sont 10 % des emplois qui pourraient  être impactés d’ici 10 à 20 ans. La vérité c’est qu’on ne sait pas quelles seront les conséquences du développement de l’intelligence artificielle. Un seul exemple l’étude indique que les conducteurs de camions pourraient disparaître à partir de 2027 mais encore faudrait-il tenir compte des autres emplois logistiques qui se sont largement développés du fait de la complexification de la gestion des flux. (Sans parler des difficultés que représente le camion sans chauffeur, comme la voiture d’ailleurs).  Une étude donc intéressante mais sans doute très approximative et qui néglige les emplois actuels ou nouveaux à fort contenu humain.

 

 

Le papy boom d’ici à 2070

 

Le papy boom d’ici à 2070

 

Le ratio du nombre d’actifs par rapport au nombre d’inactifs de 60 ans ou plus s’établirait à 1,4 à l’horizon 2070. À titre de comparaison, ce ratio s’établissait à 2,2 en 1995. Dans ces conditions on voit mal comment pourraient être assurés l’équilibre des conditions actuelles des retraites. En un demi-siècle, l’Insee prévoit que la population active passera de 29,4 à 32,1 millions. En revanche, le taux d’activité globale des Français devrait baisser de 4,6 points, en raison du vieillissement de la population. La population active française continuerait d’augmenter jusqu’en 2070 mais de manière nettement moins soutenue par rapport aux dernières décennies, constate une étude de l’Insee, publiée mardi 9 mai. Ces observations seraient une conséquence directe du vieillissement de la population en âge de travailler. Dans sa projection, l’institut français de la statistique et des études économiques estime que la population active -l’ensemble des personnes de 15 ans ou plus susceptibles de contribuer à la production nationale- gagnerait 2,5 millions d’actifs sur l’ensemble de la période 2015-2070. À titre de comparaison, la population active s’est accrue de plus de 7,2 millions d’actifs sur la période 1975 et 2015. Ce ralentissement du nombre de personnes en âge de travailler provient du vieillissement de la population. La hausse du nombre de personnes de 70 ans ou plus contribue à la baisse du taux d’activité des 15 ans ou plus. Pour autant, le taux d’activité des personnes de 15 à 64 ans devrait, selon les prévisions, s’accroître. Ainsi, il n’y aurait plus que 1,4 actif pour chaque inactif de 60 ans ou plus en 2070, contre 1,9 en 2015. Le taux d’activité des femmes de 60 à 64 ans, autour de 29% en 2015, continuerait d’augmenter jusqu’au début des années 2070. Il se stabiliserait autour de 60%. Le taux d’activité des hommes de 60 à 64 ans progresserait de manière régulière entre 2015 et 2070. Il passerait de 30% jusqu’à un niveau proche de 70%. Ce scénario est construit dans l’hypothèse que la législation des retraites reste inchangée d’ici 2070.

Température : scénario catastrophe d’ici 2040

Température : scénario catastrophe d’ici  2040

 

+3.6 degré d’ici 2040, c’est le scénario catastrophe de l’agence internationale de l’énergie avec pour conséquence notamment la montée des mers. En cause, surtout le gaspillage d’énergie polluante notamment en Chine où la réduction de la pollution ne sera pas effective avant 2030. En 2040, le cocktail énergétique mondial sera composé à parts égales de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergies vertes ou peu carbonées, selon l’AIE. Et pour chacune de ces énergies, « les ressources ne constituent pas une contrainte » durant ces 25 ans, écrivent les experts de l’Agence, qui dépend de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pas de choc pétrolier ni gazier à prévoir, donc, notamment grâce à l’essor du pétrole et du gaz de schistes. Du fait en partie de cette ressource relativement abondante, mais aussi des 2 milliards d’humains supplémentaires attendus sur terre, la consommation mondiale d’énergie va encore s’accroître de 37 % d’ici à 2040. Une hausse cohérente avec les dernières prévisions d’ExxonMobil (+35 %). En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer à grimper, et la température sur terre va augmenter en moyenne de 3,6 degrés. Un scénario catastrophique. La hausse des températures envisagée est en effet bien supérieure à l’objectif international de limiter le réchauffement mondial à 2 degrés. Ce seuil franchi, les événements climatiques extrêmes risquent de se multiplier, et le niveau de la mer menace de s’élever dangereusement. « Cet objectif de 2 degrés requiert des actions urgentes afin de ramener le système énergétique sur une voie plus sûre », écrivent les experts de l’AIE.

Disparition de la neige en France d’ici la fin du siècle ?

Disparition de la  neige en France d’ici la fin du siècle ?

 

D’ici la fin du siècle la neige pourrait disparaitre en France.  Dans les plaines, elle  se fait de plus en plus rare mais même en montagne,  elle risque d’être menacée dans nombre de stations.  Si les grandes stations se trouvent à une altitude suffisante pour espérer avoir de la neige pendant la saison par contre  nombre de petites et moyennes stations situées à moins de 1500 m pourrait voir leur enneigement très réduit voire même disparaître en dessous de 1200 m d’ici la fin du siècle. Une Nouvelle étude scientifique confirme qu’il va neiger de moins en moins en raison du réchauffement climatique. « Si nous ne faisons rien, on peut s’attendre à avoir à peu près 70% d’enneigement en moins à la fin du siècle », a expliqué lundi 20 février, sur franceinfo, Mathias Bavay, chercheur, scientifique au sein de l’institut WSL, qui a réalisé l’étude. Cela signifierait que  »la saison de ski sur neige naturelle commencerait beaucoup plus tard, et finirait beaucoup plus tôt », anticipe-t-il.

 

: Peut-on sauver les stations de ski ?

Mathias Bavay : Si nous ne faisons rien, on peut s’attendre à avoir à peu près 70% d’enneigement en moins à la fin du siècle. Une telle réduction signifie un recours plus grand à la neige artificielle. Un quart des stations sont en-dessous de 1 200 mètres. Ces stations-là n’auraient sans doute plus d’enneigement permanent pendant l’hiver.

Que va entraîner ce déneigement ?

Cela aura un impact sur le tourisme hivernal pour toutes ces stations qui n’auraient plus d’enneigement correct. La saison de ski sur neige naturelle commencerait beaucoup plus tard, et finirait beaucoup plus tôt. Cela aura aussi des conséquences sur l’écologie. Il y aura des répercussions au niveau du lit des rivières et donc sur l’irrigation et la production électrique. En début de saison, la neige pourrait être remplacée par de la pluie.

Est-il trop tard ?

Aujourd’hui, on a un réchauffement, au niveau global, qui est d’un degré, mais il y a une amplification dans les régions alpines. Cela veut dire que dans les Alpes, le réchauffement est de 1,8 degré. Un réchauffement global de deux degrés serait équivalent à quatre degrés dans les Alpes. Ces deux degrés sont les objectifs qui ont été discutés à la COP 15 et je ne sais pas si on peut les tenir.

Migrants : 93 milliards d’euros d’ici à 2020 pour l’Allemagne

Migrants : 93 milliards d’euros d’ici à 2020 pour l’Allemagne

 

Le gouvernement allemand prévoit de dépenser quelque 93,6 milliards d’euros d’ici la fin 2020 pour l’accueil des demandeurs d’asile, rapporte samedi l’hebdomadaire Der Spiegel, citant un document émanant du ministère fédéral des Finances en vue de négociations avec les seize Länder. Les calculs du ministère comprennent le coût lié à l’hébergement et l’intégration des réfugiés ainsi que celui de mesures visant à s’attaquer aux racines de l’exode de milliers de migrants et réfugiés des régions frappées par la guerre ou la pauvreté. L’Allemagne a accueilli l’an dernier plus d’un million de réfugiés, principalement en provenance de Syrie et d’autres zones de conflit. Le nombre d’arrivées s’est réduit cette année, en partie grâce à un accord passé en mars entre l’Union européenne et Ankara, qui prévoit le renvoi vers la Turquie des migrants arrivant dans les îles grecques. Le gouvernement allemand prévoit l’arrivée de 600.000 migrants cette année, de 400.000 migrants en 2017 et de 300.000 migrants dans chacune des années suivantes, montre le document du ministère. Il s’attend à ce que 55% des réfugiés régularisés trouvent un emploi après cinq ans. Un porte-parole du ministère des Finances n’a pas souhaité commenter ces chiffres, soulignant que les discussions étaient en cours entre Berlin et les Länder. Une nouvelle réunion est programmée le 31 mai pour débattre de la répartition des coûts entre autorités fédérales et régionales. Le gouvernement fédéral et les Länder sont en désaccord sur le coût de la crise des réfugiés et sur la part que Berlin devrait financer. Les Länder se plaignent de ne pouvoir faire face à l’afflux de réfugiés. Selon Der Spiegel, ils s’attendent à payer 21 milliards d’euros cette année, et jusqu’à 30 milliards d’euros d’ici 2020. Le coût annuel de la gestion de la crise migratoire s’élèverait à 20,4 milliards d’euros en 2020, contre 16,1 milliards cette année, ajoute le document.

(Avec Reuters)

 

Banques : suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans

Banques : suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans

Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

Mise en place de l’étiquetage de l’origine des viandes « d’ici l’été ?

Mise en place de l’étiquetage de l’origine des viandes « d’ici l’été ?

Le ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement était au micro de BFM TV/RMC ce matin. L’occasion pour lui de revenir sur plusieurs sujets d’actualité.

  • Origine des viandes

Stéphane le Foll s’est félicité d’avoir obtenu l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait : « Oui je l’ai obtenu. Maintenant on espère voir sa mise en place d’ici l’été. Mais cela prendra du temps car il va falloir réétiqueter une partie des produits déjà sortis d’usine [...] mais l’objectif est de mettre en place le décret le plus vite possible. »

  • Point d’indice des fonctionnaires

Sur ce sujet, le porte-parole du gouvernement est resté discret. Il a assuré que le geste sera « significatif » avant d’ajouter qu’ »il est normal de faire un geste vis-à-vis des fonctionnaires qui n’ont pas vu le point d’indice augmenter depuis 2010. »

  • Notre-Dame-des-Landes

Stéphane le Foll a reconnu que Jean-Vincent Placé, qui appelle a voter contre le projet, « a une position claire ». Pour sa part, le ministre de l’Agriculture affirme « être pour cet aéroport tout en ayant conscience des enjeux écologiques ».

(le Figaro)

Banque : suppression de la moitié des emplois d’ici 10 ans ?

Banque : suppression de la moitié des emplois d’ici 10 ans ?

 

 

Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques.

Loi Macron : + 0,3% de croissance d’ici cinq ans (OCDE) !!! Pifométrique !

Loi Macron : + 0,3% de croissance d’ici  cinq ans (OCDE) !!! Pifométrique !

 

 

 

La loi Macron un pourrait donc créer 0,3 % de croissance supplémentaire parents d’ici cinq ans d’après l’OCDE. Une évaluation évidemment discutable et sans doute très approximatives comme la plupart de ces exercices de quantification des les effets d’une politique. A priori ce chiffre de 0,3 % paraient d’ailleurs un peu excessif content de tenu de la trajectoire de croissance de la France qui ne devrait pas dépasser 1,5 % pour les cinq années à venir d’après l’OCDE elle-même. Il s’agit en faite d’une évaluation moins scientifique que pédagogique qui vise à encourager la France dans la voie de la libéralisation et de la simplification. En faite c’est une manière de donner une légitimité économique aux prochaines réformes dites Macron de qui porteront sur le droit du travail et le numérique. Cinq groupes de mesures quantifiables de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques devraient générer 0,3% de croissance supplémentaire en France à un horizon de cinq ans, estime l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). L’OCDE estime cet impact à 0,4% de croissance à un horizon de dix ans, si elles sont résolument mises en œuvre, selon un document d’évaluation remis vendredi au ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Ces résultats, souligne l’OCDE, s’ajoutent à ceux d’autres réformes entreprises depuis 2012 et dont l’impact a été estimé en octobre à 0,3 point de croissance par an sur cinq ans et près de 0,4 point sur dix ans.   »On parle ici d’un ensemble de mesures qui pourrait ajouter 4% de PIB » au total, a dit le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, ajoutant attendre davantage, notamment de la réforme du code du travail ou de la loi « Macron 2″ qui portera sur l’économie numérique. L’OCDE dit avoir quantifié l’effet de cinq blocs de mesures : réforme des professions réglementées (0,1% à cinq ans et 0,18% à dix ans) et ouverture des commerces le dimanche et en soirée (0,08% et 0,13%) devraient apporter le plus. Ont aussi été mesurés l’impact de la libéralisation du transport en autocars (0,05% et 0,07%), la simplification des plans de sauvegarde de l’emploi (0,02% et 0,05%) et la réforme du permis de conduire (0,01%). L’OCDE dit n’avoir pu quantifier l’impact d’autres mesures telles que celles visant à renforcer la concurrence dans le commerce de détail, à réformer les prud’hommes ou à stimuler l’épargne salariale et l’actionnariat salarié. « Cette évaluation ne prend pas en compte les complémentarités possibles entre différentes mesures de la loi et avec d’autres réformes qui ont été introduites simultanément (…) même si l’expérience des pays de l’OCDE ayant introduit des changements de politiques sur plusieurs front à la fois suggère qu’elles peuvent être importantes », souligne l’OCDE. En bref des estimations très pifométriques !

La moitié des villes et des départements en faillite d’ici 2017

La moitié des villes et des départements en faillite d’ici 2017

Doucement mais sûrement on va vers la faillite des collectivités locales, en cause des coûts de fonctionnement incontrôlés aussi des dépenses sociales qui dérapent. Si les collectivités avaient le statut d’une entreprise, elles devraient déposer leur bilan en raison de dettes abyssales. En cause, surtout la dérive à la fois des frais de fonctionnement (notamment dus à des embauches inconsidérées) et à des investissements excessifs (dont beaucoup inutiles et couteux). Jusqu’à la moitié des villes de plus de 10.000 habitants et des départements pourraient se trouver en difficulté d’ici à 2017 si rien n’est fait pour corriger une dérive de leurs finances qui sera accentuée par la baisse des dotations de l’Etat, estime un rapport du Sénat publié mercredi. Le gouvernement a décidé de faire contribuer les collectivités locales pour 11,5 milliards d’euros, sous la forme d’une baisse des dotations de l’Etat, à l’effort de 50 milliards sur les dépenses publiques programmé sur la période 2015-2017. Ces dotations ont déjà diminué de 1,5 milliard d’euros en 2014. Le rapport souligne que, avant même ces annonces, la trajectoire des finances des collectivités locales se dégradait depuis plusieurs années, avec des dépenses de fonctionnement en hausse de près de 3% depuis 2011 pendant que la progression des recettes était comprise entre 1,5% et 2% l’an. En parallèle, la dynamique des investissements locaux a repris après un ralentissement en 2010, avec pour conséquence que le recours à l’emprunt a connu une progression continue, l’épargne brute des collectivités diminuant de 5% par an. Résultat, entre 10% et 15% des communes de plus de 10.000 habitants et des départements affichaient en 2013 « un encours de dette représentant plus de quinze années d’épargne brute », ce qui signifie qu’elles étaient techniquement en situation d’insolvabilité, souligne le rapport. Il prédit que la proportion pourrait atteindre entre un tiers et la moitié à l’horizon 2017 si rien n’est fait, en tenant compte de la baisse des dotations de l’Etat. Pour y remédier, les auteurs du rapport estiment que le retour d’une évolution des dépenses de fonctionnement au rythme de l’inflation, une option évoquée par le gouvernement, sera insuffisante car il ne permettrait pas notamment un retour au statu quo pour la capacité de désendettement. Dès lors, ils soulignent que la question d’une baisse de l’investissement des collectivités se pose, d’autant plus que c’est un levier plus facilement mobilisable à court terme que les dépenses de fonctionnement. Le rapport retient pour cela l’hypothèse d’une baisse de 30% des investissements locaux par rapport à 2013 qui, combinée avec des dépenses de fonctionnement calées sur l’inflation, permettra « tout juste » de compenser la baisse des dotations de l’Etat.

 

 

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