Archive pour le Tag 'hypothétique'

Une prime exceptionnelle…. Très hypothétique ?

Une prime exceptionnelle…. Très hypothétique ?

 

La prime exceptionnelle risque de demeurer effectivement hypothétique pour la grande majorité des Français En effet le grand patronat ne s’oppose pas à cette prime, il demeure cependant relativement sceptique quant à la possibilité de la généraliser. De ce point de vue, la confédération des petites et moyennes entreprises est encore plus nette : pas d’opposition, mais pas d’automaticité,  ni de montant. Cela signifie que cette prime pourra varier de zéro à 1000 €. En fait, seules quelques grandes entreprises vont systématiser cette prime. La France compte environ 25 millions de salariés, plus de 5 millions relèvent du secteur public. Dans le privé la moitié des salariés travaille dans les grandes entreprises l’autre moitié dans les PME, PMI, ETI.  On peut penser que seulement 5 millions bénéficieront de la fameuse prime de 1000 €. Les autres ne toucheront beaucoup moins voire rien du tout. Notons que Macron n’a strictement rien annoncé pour ses propres salariés de l’État !  Le problème c’est que l’économie française comporte un très fort u tissu de petites et moyennes entreprises qui ne pourront pas verser cette prime pour des questions de rentabilité, de trésorerie et aussi de faisabilité technique en si peu de temps. Par ailleurs Macon se dédouane à bon compte en proposant une prime qui ne relève pas de sa responsabilité, ni du financement de l’État. Un peu la même logique que pour la taxe d’habitation qu’il a supprimée alors que cette fiscalité relève de la responsabilité des collectivités locales. On pourrait objecter en ce qui concerne l’augmentation de 100 € (en fait la prime d’activité) c’est l’État qui en assurera la charge. Encore une erreur car la caisse d’allocations familiales sera le financeur. Mais derrière le vrai financeur, c’est la dette et plus tard le contribuable. «Malheureusement beaucoup d’entreprises ne seront pas en mesure de verser une prime, quand bien même elle serait nette de taxe ou nette d’impôts» regrette François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME),

Etats-Unis-Corée du nord : un accord très hypothétique

Etats-Unis-Corée du nord : un accord très hypothétique

Come habitude Trump en fait des tonnes à propos de sa rencontre surprise avec le dictateur coréen. Il l’affirme même que cet accord est en préparation. En réalité,  on en est loin en effet l’objectif de la Corée-du-Nord c’est d’obtenir une reconnaissance internationale et donc la levée de toutes les sanctions. Pour les États-Unis l’objectif est d’obtenir l’anéantissement de tout l’arsenal nucléaire coréen. Pour l’instant, les positions sont évidemment trop éloignées et il faudra des mois et des mois pour parvenir à un accord car on voit mal la Corée du Nord accepter  de supprimer son parapluie nucléaire. , la Maison blanche a d’ailleurs déjà  mis un certain bémol, déclarant que Donald Trump ne rencontrerait Kim Jong-un que s’il constatait des mesures “concrètes” de la part de Pyongyang. “Le président ne participera pas à la rencontre s’il n’y a pas de mesures concrètes, d’actes concrets de la part de la Corée du Nord(…)”, a dit la porte-parole de la Maison blanche, Sarah Sanders, lors d’un point de presse. Un sommet entre les deux hommes marquerait un tournant majeur sur la scène internationale après des mois de tensions liées aux programmes nucléaire et balistiques nord-coréens et d’escalade verbale entre Trump et Kim. A la Maison blanche, la prudence reste cependant de mise, la Corée du Nord n’ayant pas par le passé honoré des engagements pris sur la scène internationale. Des spécialistes de la Corée du Nord soulignent pour leur part que Trump prend un risque en acceptant le principe de ce sommet, que le régime de Pyongyang réclame depuis au moins vingt ans pour asseoir sa légitimité internationale.

STX. 70% des Français pour une nationalisation hypothétique !

STX. 70% des Français pour une nationalisation hypothétique !

Macron a réussi un joli coup en menaçant de nationaliser STX. D’abord il fait pression sur l’Italie pour une répartition du capital qui préserve les intérêts français en outre il fait plaisir aux Français qui, comme beaucoup d’élus,  n’ont qu’une connaissance approximative de l’économie. (Dans une enquête d’Allianz concernant 19 pays européens, les Français arrivent en dernière position en matière de connaissances économiques et financières). . Les Français donc approuvent massivement la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire. Selon le sondage IFOP paru pour le JDD, 70% d’entre eux considèrent qu’il s’agit d’une bonne décision « car les chantiers de Saint-Nazaire sont une entreprise stratégique pour le pays et emploient de nombreux salariés ». A contrario, 27% qui pensent le contraire « car cette nationalisation est un mauvais signal envoyé à la fois aux investisseurs étrangers et à nos partenaires européens ». A l’image du consensus politique qui a suivi l’annonce de la prise de contrôle de STX par l’Etat, les Français applaudissent donc, toutes tendances politiques confondues. Seuls les sympathisants du FN sont partagés, qui n’approuvent qu’à 52%. « Avec STX, on est à la fois sur un attribut de puissance ou de grandeur nationale, comme Airbus ou les TGV, qui suscite une fierté nationale dans un pays blessé et inquiet du processus de désindustrialisation », analyse Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP. Par ailleurs, l’opération présente un intérêt politique pour Emmanuel Macron, qui rééquilibre quelque peu « un contexte politique où un certain nombre de mesures et décisions apportent de l’eau au moulin de ceux qui expliquent que Macron administre une potion libérale », selon Jérôme Fourquet. Pourtant il ne faut guère compter sur le développement du phénomène de la part du gouvernement. Première raison,  les nationalisations opérées par la gauche n’ont pas été un réel succès, cette même gauche a même été contrainte de défaire  ce qu’elle avait entrepris. En cause, souvent le management. Dans les entreprises nationales ce sont souvent les castes des grandes écoles notamment passées par les cabinets ministériels qui s’approprient le pouvoir. Pour ce qui concerne, l’industrie ce sont souvent les ingénieurs des mines qui mettent la main sur les postes les plus importants. Ces ingénieurs sont souvent brillants techniquement mais de piètres gestionnaires. Il porte une lourde responsabilité dans le déclin industriel  de la France. On pourrait aussi citer les X ponts qui aussi mètrent la main sur des entreprises liées notamment aux transports ou encore les énarques qui se déploient  dans toutes les entreprises sans compétence particulière ni du point de vue technique, ni du point de vue de la gestion. Ce système de castes n’existe guère qu’en France à la différence de ce qui se passe par exemple en Allemagne, au Japon,  en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. Seconde raison qui explique que les nationalisations ne pourront se répandre : le fait que l’État n’a plus d’argent. Un détail pour ceux qui pensent qu’on peut emprunter sans rembourser (Mélenchon et les insoumis en particulier). . Pour STX,  la menace de nationalisation n’est pas trop coûteuse, seulement 80 millions qui s’expliquent par la faible rentabilité de l’activité. Ce serait un autre enjeu financier s’il s’agissait de financer la reprise de la sidérurgie, de l’industrie chimique ou pharmaceutique notamment. Dernier élément, la menace de nationalisation de STX est tactique pour Macron à un double point de vue. Elle vise d’abord à faire pression sur l’Italie pour que ce pays accepte une autre répartition du capital avec possibilité pour la France d’un réel pouvoir de blocage. En outre cela donne l’occasion à Macron  qui a surtout pris jusque-là des mesures de nature libérale de se gauchiser un peu et  d’espérer en retour une remontée de confiance chez les sélecteurs de gauche. Pour Macron,  l’État n’a pas besoin nécessairement d’une nationalisation pour jouer son rôle de stratège  et encourager le développement de l’économie.  L’exemple de STX ne permet pas de tirer des conclusions hâtives. D’autant qu’il faut s’attendre à des menaces de rétorsion de l’Italie.

 

* Enquête IFOP réalisée par téléphone du 28 au 29 juillet 2017, auprès d’un échantillon de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage, niveau de diplôme) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

STX : une nationalisation hypothétique

STX : une nationalisation hypothétique

Pour peser sur le repreneur italien afin qu’il accepte une meilleure répartition du capital ; la France menace de nationaliser l’entreprise.  Certes STX est une entreprise en bonne santé financière bien que sa rentabilité soit faible (ce qui explique le prix d’acquisition limitée à 80 millions). En outre le carnet de commandes est bien rempli et l’entreprise possède un savoir-faire technique indiscutable au plan international. Pour autant les Italiens ne sont pas sans arguments car actuellement la France se montre très offensive pour multiplier les acquisitions dans tous les domaines en Italie, de l’agroalimentaire aux infrastructures en passant par les lunettes, le luxe, la finance ou les télécommunications. Pour beaucoup, il s’agit d’entreprises considérées comme des fleurons du Made in Italy. Ces dix dernières années, les entreprises françaises ont déboursé environ 50 milliards d’euros pour acquérir des sociétés italiennes, selon KPMG. Régulièrement l’offensive des Français est vivement critiquée par les milieux économiques et la presse du pays. Tour d’horizon des récentes opérations d’envergure. Premier actionnaire de Telecom Italia avec 23,94 % de son capital, Vivendi détient depuis mai dernier les deux tiers des sièges au conseil d’administration de l’opérateur. En janvier dernier Essilor, géant mondial des verres, et Luxottica, celui des montures (propriétaire de Ray Ban) ont annoncé leur intention de se marier. Le nouvel ensemble pèsera 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires et environ 15% du marché mondial de l’optique. Coté à Paris, le futur Essilor Luxxottica y aura aussi son siège. Ce qui a plongé l’Italie dans le doute. Le patron de Luxottica, Leonardo Del Vecchio, a d’ailleurs dû intervenir pour rassurer ses salariés: sa holding sera «à long terme l’actionnaire principal du nouveau groupe et si lui-même venait à se retirer avant trois ans, des clauses contractuelles prévoient que son poste de PDG «revienne à un homme de Luxottica». Amundi, le géant français de la gestion d’actifs, filiale du Crédit agricole, a mis la main sur Pioneer Investments, filiale de la banque italienne UniCredit. Annoncé en décembre, ce rachat, pour plus de 3,5 milliards d’euros doit permettre au groupe français de se hisser au huitième rang mondial du secteur, avec un total d’environ 1300 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Le secteur bancaire est aussi actif. BNP Paribas a racheté BNL en 2006 et, l’année suivante, Cariparma devenait une filiale du Crédit agricole. L’influence française est aussi présente dans le monde des assurances: en 2007, AXA a repris MPS Assicurazioni Vita. Par ailleurs, le Français Philippe Donnet a pris la tête l’an dernier de Generali après avoir dirigé depuis 2013 les activités italiennes du premier assureur transalpin. Et Jean-Paul Mustier, ancien dirigeant de la Société générale, a pris les rênes d’Unicredit. Les sociétés de luxe ne sont pas en reste. En 2011, LVHM a déboursé 4,3 milliards d’euros pour finaliser l’acquisition de Bulgari, maison fondée en 1884 et basée à Rome. Le groupe de luxe détient aussi notamment les marques Fendi, Berluti, Acqua di Parma, Bulgari et Emilio Pucci. Quand au groupe Kering, il détient Gucci, Bottega Veneta et Balenciaga. En 2011, Lactalis a pris le contrôle de l’italien Parmalat (ayant alors un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros et 14.000 salariés) pour 3,4 milliards d’euros. Cette opération a propulsé le français au rang de numéro un mondial du lait et du fromage, devant Danone et Nestlé. L’hiver dernier le géant laitier a lancé une OPA sur les 12% du capital de Parmalat qu’il ne détenait pas encore. Il n’est cependant pas parvenu à atteindre les 90% de sa filiale italienne et n’a pas pu la retirer de la Bourse. . Quatre ans après, le groupe français a décidé de passer à l’offensive en Italie. Edison représente 15,6 % du chiffre d’affaires d’EDF (11,3 milliards d’euros en 2015) et 7,6 % de son résultat brut d’exploitation (1,3 milliard d’Ebitda). En parallèle, Engie anciennement GDF Suez, s’est emparé de nombreuses entreprises locales. L’Italie possède donc des arguments sérieux pour contester la position protectionniste de la France. Au final tout cela devrait se terminer par un compromis permettant quand même d’assurer une position de blocage de la France dans le capital de STX.

EDF : une augmentation de capital très hypothétique

EDF : une augmentation de capital très hypothétique

Une opération qui devrait être réalisée au cours du premier trimestre après avoir été reculée « en raison de conditions de marché favorable » . La question est de savoir si effectivement ces conditions se sont aujourd’hui améliorées. On vise une augmentation de capital de 4 milliards dont l’essentiel risque d’être assuré à hauteur de 3 milliards par l’État. De toute manière cette augmentation de capital sera bien insuffisante pour faire face à la situation financière catastrophique de l’électricien.  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  Du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. La situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ». En clair EDF attend une recapitalisation rapide de l’Etat qui tarde (3  milliards) et un appui d’investisseurs pour l’instant très dubitatifs sur la rentabilité de l’entreprise.  Le groupe a toutefois précisé mercredi que l’opération serait réalisée d’ici à la fin du premier trimestre 2017, si les conditions de marché le permettent. « Elle n’a pas pour l’instant été réalisée parce que nous n’avions pas un contexte permettant de la réaliser », a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un Comité stratégique de filière nucléaire présidé par le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue. « Pour qu’une augmentation de capital fonctionne bien, il faut qu’un certain nombre de feux soient au vert (…), que nous ayons rempli une certain nombre de conditions. Pour l’instant ces conditions n’ont pas été remplies », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

 

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

 

 

L’INSEE a décrété que le pouvoir d’achat en rythme annuel pourrait augmenter de 1,7 % au premier semestre. L’institut du gouvernement se fonde sur une augmentation des salaires modestes de 0,5 % mais surtout sur la baisse de l’inflation ;  une mesure de l’inflation tout à fait discutable car l’indice des prix à la consommation est biaisé par la modification de la structure de consommation des ménages. Des ménages qui voient leurs dépenses contraintes augmenter bien davantage que les dépenses ajustables. Certes certains prix de produits baissent mais ils sont moins consommés que précédemment contrairement aux produits et prestations dont l’achat est contraint. À partir de sept analyses biaisées l’INSEE considère que la consommation va repartir comme la croissance. Et de pronostiquer en même temps l’inversion du chômage. Une aversion très modeste portant sur un seul de 10 000 emplois pour un semestre, une prévision très les aléatoire mais qui s’inscrit dans la posture de volontarisme du gouvernement vis-à-vis de l’environnement économique. Pas forcément la même vision que certains grands organismes économiques internationaux qui  prévoient une croissance de  1,1 à 1,2 %.  L’INSEE estime que le bon début d’année que devrait connaître l’économie française s’explique en grande partie par la hausse du pouvoir d’achat. « Alors que les salaires progressent nettement et que l’emploi accélère graduellement, le pouvoir d’achat des ménages est d’autant plus dynamique », résume Vladimir Passeron, le chef du département conjoncture de l’Insee.  L’institut estime ainsi que le pouvoir d’achat des ménages en France va progresser de 0,8% sur les six premiers de 2016. Et la dynamique, en rythme annuel, est on ne peut plus encourageante: à fin juin 2016, elle serait de 1,7% par rapport à la même période de 2015, soit plus que l’an passé (+1,4%). Ce qui, a priori, est réjouissant. En effet, en 2015, le pouvoir d’achat avait déjà bondi de 1,7% sa plus forte hausse depuis 2007. Cette année 2016 a donc de bonnes chances d’être encore meilleure. D’autant que « l’acquis de pouvoir d’achat » pour 2016 serait déjà de 1,2% au premier semestre, selon l’Insee. Pour faire simple, cela veut dire que même s’il stagne au deuxième semestre, le pouvoir d’achat augmenterait quand même de 1,2% en 2016.Qu’est ce qui explique ces bons chiffres? Tout un ensemble de choses. D’abord l’inflation restera encore quasi-nulle au premier semestre notamment à cause de la chute des prix du pétrole. « La baisse des matières premières va continuer de se diffuser », indique ainsi Dorian Roucher, chef de la division synthèse conjoncturelle à l’Insee. Ensuite, les salaires vont continuer d’augmenter. L’Insee retient une hausse de 0,5% sur les six premiers mois de 2016. Pas transcendant. Sauf que dans le même temps, l’emploi va retrouver des couleurs. Dans la continuité de l’excellente année 2015 (82.000 emplois marchands créés) 37.000 postes vont encore être créées dans le privé sur les six premiers mois. Et au final le chômage baisserait. En France métropolitaine, il descendrait sous les 10%, à 9,9% à fin juin 2016 (contre 10% en décembre). Mécaniquement, les personnes ne pointant plus à Pôle Emploi vont voir leurs revenus augmenter.  Par ailleurs, les prestations sociales (RSA, allocations familiales) vont rester dynamiques (+0,8% de hausse et un acquis de +0,5%). Enfin les revenus fonciers (les loyers que touchent les propriétaires immobiliers par exemple) vont continuer leur progression: +0,2% au premier trimestre et +0,7% au deuxième. Avec la faiblesse des taux due à la politique monétaire hyper active de la BCE, « il y a eu des vagues de renégociation des crédits immobiliers qui ont profité aux ménages emprunteurs et qui vont se poursuivre en 2016″, souligne Dorian Roucher. Tout ceci fait que les revenus des ménages vont progresser plus fortement que les impôts et cotisations qu’ils paient. Autant de raisons qui vont doper le pouvoir d’achat. Une bonne nouvelle donc pour les ménages mais aussi pour la conjoncture. En effet, « le dynamisme du pouvoir d’achat va porter l’ensemble des composantes de la consommation », note Dorian Roucher. Et justement, la consommation des ménages va « rebondir nettement » souligne l’Insee, après avoir été pénalisée par les attentats en fin d’année. Bref l’INSSE a mis des lunettes roses.

Mory Ducros: reclassement hypothétique, pourquoi ?

Mory Ducros: reclassement hypothétique, pourquoi ?

Il est évident que le plan de reprise de Mory Ducros va constituer la plus grande casse sociale de ces dernières  années car il sera impossible de reclasser environ 5000 employés (salariés de Mory et sous-traitants) ; En cause la surcapacité structurelle qui existe depuis de nombreuses ânées dans la messagerie, par ailleurs la conjoncture particulièrement déprimée ajoute à la gravité de cette situation. L’ensemble du secteur routier est en crise grave avec des marges complètement dégradées, une demande en recul, de défaillances record,  et en plus avec une concurrence débridée de la main d’œuvre des nouveaux entrants de l’Europe. Ici ou là, certains chahuteurs notamment pourront se reclasser mais ce sera une petite minorité.  Aucune entreprise ne sera en capacité d’absorber un tel choc. Les  syndicats CFDT et FO ont donc exprimé jeudi leurs doutes sur les capacités des professionnels du transport à embaucher, comme le souhaite le gouvernement, les nombreux salariés de Mory Ducros qui resteraient sur la touche dans le plan de reprise pressenti. « Il est hors de question de faire des promesses aux salariés de Mory Ducros qui seront intenables », écrit FO-Transports et logistique dans un communiqué tandis que la CFDT-Transports affirme que le secteur « ne peut absorber » le « cataclysme social » à venir. Pour l’heure, l’actionnaire principal de Mory Ducros propose de reprendre 1.900 salariés sur 5.000. Une offre soutenue par le gouvernement, qui promet un prêt de 17,5 millions d’euros si Arcole Industries « améliore » son plan, et s’active en parallèle à mobiliser les entreprises du secteur pour qu’elles embauchent les futurs ex-Mory Ducros. Selon les syndicats, l’entreprise en redressement pourrait rendre des clients au marché du transport pour un montant équivalent à 300 millions d’euros, moyennant un engagement de ses concurrents d’embaucher les salariés licenciés. Une nouvelle réunion est prévue lundi entre les ministères impliqués et les trois fédérations patronales pour préciser leurs engagements. Selon la CFDT, « tous les acteurs de la profession savent pertinemment qu’aucune entreprise, ni aucun groupe ne peut à ce jour absorber ce volume avec ses effectifs actuels ». « Comment obliger des entreprises à embaucher alors qu’elles ont elles-mêmes des difficultés à remplir leurs camions », souligne également FO. Pour autant, la CFDT juge « important » que « la profession toute entière prenne ses responsabilités et mette en place les moyens nécessaires pour que les salariés (…) ne soient pas les laissés pour compte de ce cataclysme social dans le Transport Routier de Marchandises ». « Chaque emploi créé par ce flux de transport doit l’être pour un salarié Mory-Ducros », demande le syndicat, qui souhaite voir que « la bourse de l’emploi » créée lors de la faillite de Sernam « renaisse de ses cendres ». Selon FO, le gouvernement espère que 1.000 salariés seront repris par la profession et 1.000 autres par des entreprises publiques. Le syndicat demande au gouvernement d’être « plus précis quand au nombre d’emplois proposés par les entreprises publiques » et les possibilités de dérogations pour des congés de fin d’activité, le dispositif de pré-retraite du secteur

 

Chypre : le sauvetage est encore hypothétique

Chypre : le sauvetage est encore hypothétique

 

Chypre affirme pouvoir lever 6 milliards pour le plan de sauvetage de l’île et éviter un effondrement financier, prélude à une sortie de la zone euro, a assuré vendredi le parti au pouvoir à Nicosie. Le numéro deux du Rassemblement démocrate, Averof Neophytou, a pris acte de l’échec des discussions entre Nicosie et la Russie, qui dispose d’importants capitaux dans les banques chypriotes mais a rejeté le déblocage d’une nouvelle aide de cinq milliards d’euros. « Il y a un optimisme prudent sur le fait que nous puissions, au cours des prochaines heures, aboutir à une plateforme afin que le Parlement puisse approuver des mesures détaillées compatibles avec l’approche, le cadre et les objectifs convenus lors du dernier Eurogroupe », a-t-il assuré. Averof Neophytou n’a rien dit sur les tractations en cours, mais le ministre des Finances, Michael Sarris, a déclaré que l’hypothèse d’une taxe sur les dépôts bancaires, rejetée mardi par le Parlement chypriote, restait d’actualité. « Je crois que c’est clairement sur la table, c’est quelque chose qui doit être débattu pour voir si une taxe sur les dépôts, sous quelque forme que ce soit (…) pourrait contribuer à finaliser le plan », a-t-il dit à la presse à son retour de Moscou. « Nous sommes en train de discuter de différents chiffres et il faut regarder quelles sont les sources possibles ». Selon un responsable du parti au pouvoir, un projet de taxe de plus de 10% sur les dépôts bancaires dépassant 100.000 euros est en discussion. Dans l’intervalle, le Parlement chypriote a adopté vendredi soir des lois créant un « fonds de solidarité » rassemblant des actifs publics en vue d’une émission obligataire d’urgence et donnant au gouvernement

 




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