Archive pour le Tag 'hué'

Macron hué et insulté au Puy-en-Velay, pourquoi ?

Macron hué et insulté au Puy-en-Velay, pourquoi ?

 

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il été conspué et hué à sa sortie de la préfecture du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, mardi 4 décembre. C’est évidemment une réaction de mécontentements dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Il faut dire que Macon fait tout pour se faire détester avec ses discours interminables, flous,  prétentieux voire méprisants. Non seulement Macron est difficilement compréhensible  avec ses discours à prétention philosophico- économique (qui plaisent tellement aux « élites » !) mais il n’est même plus écouté par les couches populaires notamment les gilets jaunes ; Son emphase mondaine, sa posture professorale et surtout son arrogance  quasi monarchique ne passent plus. Au delà des aspects quantitatifs qui alimentent le mouvement des gilets jaunes,  c’est le mépris des classes dirigeantes qu’incarne Macron qui est rejeté.  La déception vis-à-vis de Macron est d’autant plus importante que certains espéraient un véritable changement chez celui qui incarnait de fait le dégagisme et la rupture avec l’ancienne classe politique. Ceci étant, on doit relativiser la victoire de Macron,  élu comme souvent par effraction, davantage par rejet de François Hollande que par adhésion au projet macroniste On objectera que cette ambiguïté a déjà existé lors d’autres consultations présidentielles. Les élus à la magistrature suprême  se croient  investis pour mettre en œuvre un programme alors qu’ils ne sont réellement soutenus que par 20 à 25 % des électeurs. Macron, lui, a obtenu 24 %. Aujourd’hui c’est le retour à ce score puisqu’autour de 75 % des Français qui rejettent sa politique. L’atout premier de Macron,  c’était sa jeunesse, son culot et surtout le sentiment d’être sorti de nulle part. De s’être  affranchi des partis et autres groupes de pressions. Macron donnait l’impression de n’être ni à gauche ni à droite, bref ailleurs. On sait maintenant que cette élection n’a été permise que par le soutien des milieux financiers avec la médiation de Pierre Juillet, ancien secrétaire général de l’Élysée, d’Alain Minc conseiller des plus grands groupes ou encore de Jacques Attali, lui aussi conseiller des princes. Macron a rapidement oublié qu’il avait été ministre d’un gouvernement socialiste pour mettre en place dès son élection une politique de droite, se hâtant  de distribuer les cadeaux fiscaux aux plus nantis et maintenant à la recherche de ressources pour boucher les trous. Malheureusement la fiscalité a tué le pouvoir d’achat et la croissance. Contrairement aux idées reçues, Macron n’a pas de compétences (ni de formation) en matière économique et il est évident qu’il manifeste une certaine distance voire une condescendance avec le champ social. Bref, Macron est un incompétent dangereux doublé d’un personnage arrogant et prétentieux que l’opinion publique ne supporte plus. Le macronisme est une escroquerie intellectuelle, ce n’est que le retour de la vielle droite avec sa horde de courtisans incapables, qui se contentent d’ânonner obséquieusement la parole jupitérienne de Macron. «  J’assume,…. on ne lâche rien, ….on  maintient les réformes, ….on applique le programme. »  Autant de formules creuses qui cachent mal le vide idéologique et l’absence de connaissances des réalités. Le macronisme est une imposture et constitue sans doute aujourd’hui la plus grande menace pour le pays. Du point de vue économique, social mais aussi sociétal.

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Cela devient une habitude dans les meetings de Fillon : on siffle même les leaders des Républicains. Une bien curieuse manière de rassembler les troupes du parti. Après NKM  qui a été sifflée lors  d’un précédent meeting, c’est Estrosi qui a été la tête de Turc des Républicains les plus sectaires que réunit Fillon. Un Fillon largement responsable de ces divisions puisqu’il a décidé de ce recentrer sur la partie la plus droitière des républicains ignorants aussi bien les sarkozystes que les Juppéistes. Fillon pour préserver l’unité du parti voire pour étendre son audience aurait dû affirmer son autorité pour immédiatement mettre fin à ses sifflets. La preuve que Fillon élu surprise de la primaire de la droite ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour mobiliser les différentes sensibilités de son parti. Pire qu’il encourage les divisions. Estrosi  a seulement eu droit de la part de Fillon une main sur l’épaule qui pouvait prêter à bien des interprétations. Comme au parti socialiste si Fillon n’est pas qualifié pour le second tour, les oppositions pourraient bien faire éclater le parti des Républicains. La lutte contre le Front national, dont Christian Estrosi est l’un des garants après sa victoire contre Marion Maréchal-Le Pen aux élections régionales de 2015, est pourtant censée réunir Les Républicains. Qu’importe, les sifflets ont repris de plus belle, couvrant son discours à plusieurs reprises par des « Fillon, Fillon ». Il est toutefois difficile de dire si c’est la personne de Christian Estrosi qui était sifflée ou les Le Pen et les déclarations sur le Vélodrome d’Hiver.  Christian Estrosi, réconforté par François Fillon qui lui a posé sa main sur l’épaule pour calmer les militants, a tweeté dans la foulée : « Nous ne gagnerons le 7 mai que si nous sommes rassemblés. » Les militants fillonistes ne lui ont sans doute pas pardonné ses demandes répétées de retrait de la candidature de François Fillon qu’il avait formulées avec Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, les jours précédant la mise en examen du candidat de la droite. Ils n’ont probablement pas, non plus, digéré voir Christian Estrosi poser aux côtés d’Emmanuel Macron à l’hôtel de région de Marseille le 1er avril. La veille, l’ancien maire de Nice avait déjà subi la fronde de certains fillonistes à Toulon.

 

Salon de l’agriculture : Hollande hué renvoie la balle à Sarkozy

Salon de l’agriculture : Hollande hué renvoie la balle à Sarkozy

 

 

Très chahuté pendant sa visite au salon de l’agriculture François Hollande fort habilement renvoie la balle à Nicolas Sarkozy dont la loi de modernisation et de l’économie adoptée lors du précédent quinquennat a favorisé les distributeurs par rapport aux producteurs  « Cette loi de 2008, il faut la revoir », a-t-il dit, en précisant que l’occasion serait peut-être le projet de loi dit « Sapin 2″ de lutte contre la corruption et la transparence de la vie économique qui doit être présenté fin mars.   Le président de la République a donc fait part de son désir  de réviser la loi de modernisation de l’économie ou LME, adoptée en 2008 sous le mandat de Nicolas Sarkozy et qui encadre les négociations entre distributeurs et fournisseurs  »Il y a des pressions qu’il faut exercer ici en France sur la grande distribution, a déclaré François Hollande. Une loi a été votée il y a quelques années. Elle doit être revue ».  Adoptée en août 2008, au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la LME instaure la liberté de négociation des prix entre les centrales d’achat des grandes surfaces et leurs fournisseurs. L’idée sous-jacente à l’époque étant d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs, en favorisant des baisses de tarifs. Les exploitants agricoles n’ont donc de cesse de dénoncer une « course aux prix toujours plus bas » et d’appeler les pouvoirs publics à rééquilibrer les relations en leur faveur. D’autant que les éleveurs sont confrontés à une hausse de leurs charges en raison des prix alors élevés des céréales qui renchérissent considérablement le coût de l’alimentation de leur bétail. Ils cherchent à répercuter auprès des industriels et de la grande distribution la hausse de leurs coûts de production. Mais ceux-ci refusent de prendre en compte ces hausses, au nom de la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs.

Hollande hué aux 24 Heures du Mans

Hollande hué aux 24 Heures du Mans

Hollande à nouveau sifflé, cette fois lors des 24 heures du Mans, une réaction à l’égard de sa politique évidemment mais aussi  à l’égard de l’affaire Valls qui témoigne de la totale déconnexion du gouvernement par rapport aux réalités économiques et sociales. . L’ arrivée de Hollande  sur les lieux a été accompagnée de huées et sifflets de la part d’une partie de la foule. « Monsieur François Hollande est avec nous aujourd’hui! », a annoncé le speaker au micro lors de l’arrivée du Président samedi. Sa voix a ensuite été recouverte pendant de longues secondes par des huées et des sifflets émanant des gradins. Le tour de piste, déjà prévu sans casque pour le Président, a ensuite été annulé – officiellement, parce que le déjeuner avait pris trop de retard. Ce qui ne l’a cependant pas empêché de donner le départ des 24 Heures comme prévu. 

11 novembre : Hollande encore hué

11 novembre : Hollande encore hué

 

Si la presse n’approuve pas les huées dont a été victime Hollande, elle le rende globalement responsable. « Hollande privé d’armistice » (Libération), « Le président des sifflets » (20 minutes), « ça craque de partout » (L’Opinion), « La fronde se généralise » (Le Figaro), « La pression monte sur Hollande » (Les Echos). Les titres des quotidiens ne vont pas raviver le moral d’un exécutif en pleine tourmente. Les éditorialistes condamnent certes sans ambages les huées contre le chef de l’Etat pendant les cérémonies du 11 novembre. « Une bêtise antipatriotique », pour Michel Urvoy d’Ouest France, commise par des manifestants qui « ont sali la République » selon Yann Marec (Midi libre). Dans L’Humanité, Michel Guilloux fustige même les « nouveaux factieux ». Mais ces incidents participent d’un climat inquiétant où « chaque jour qui passe voit l’ouverture d’un nouveau front de la protestation », constate Philippe Marcacci dans L’Est républicain. Dans cette « France au bord de l’explosion sociale », pour Le Midi libre, « nul n’est capable de prédire l’issue de ce qui apparaît comme autrement plus grave qu’un chahut passager, qu’une manifestation de mauvaise humeur », estime Yves Thréard dans Le Figaro. Mais « n’importe qui peut, en revanche, désigner le responsable de cette sale ambiance », ajoute l’éditorialiste du quotidien conservateur.   »On peut, comme François Hollande, prétendre tenir le cap, mais il deviendra vite impossible de faire comme si rien de tout cela n’avait d’importance », renchérit Nicolas Beytout dans L’Opinion.  Les critiques fusent contre le chef de l’Etat de toutes parts, et bien au-delà de la seule presse de droite.   »Elu pour apaiser une société électrisée par le sarkozysme, il l’inquiète par un optimisme décalé et une absence apparente d’autorité », analyse Bruno Dive dans Sud-Ouest.   »C’est un cercle pervers dans lequel s’est enfermé le pouvoir : la peur d’être impopulaire – alors même qu’il l’est déjà, selon tous les sondages – freine dangereusement l’action politique et autorise tous les débordements », ajoute Jean-Claude Soulery dans La Dépêche du Midi.   »Il serait donc temps, si c’est encore possible, que François Hollande montre qu’il occupe le costume présidentiel pour lequel on vient de témoigner aussi peu de considération », insiste Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain.  Dans Le Journal de la Haute-Marne, Patrice Chabanet fixe les termes de l’alternative : « soit François Hollande est sûr de ses choix et il les assume pleinement. Soit il s’est trompé et il assume tout aussi simplement un changement politique majeur, comme l’avait fait Mitterrand. Faute de quoi, la déstabilisation du pays ne pourra que prospérer ».




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