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Hôpitaux -Urgences : encore un plan pour la cour des miracles

Hôpitaux -Urgences : encore un plan pour la cour des miracles

 

 Encore un plan supplémentaire envisagée par la ministre de la santé, un plan sans doute cosmétique  comme les précédents. Régulièrement la crise des urgences réapparaît dans les médias. Une crise indiscutable si l’on se fie aux délais d’attente des patients. Mais une crise à plusieurs facettes. Une crise de l’organisation du système sanitaire, aussi une crise de société et une crise du fonctionnement de l’État.

La  fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois elles  mettent même la vie des patients en danger. Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment par l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zones rurales. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup, les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies pathologies, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre eux choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour. La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi on  manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenue une véritable cour des miracles : des victimes de brutalité, des ivrognes, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi. En effet, ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu une sorte d’usine sans cohérence de gestion où les difficultés du personnel soignant cachent trop souvent le manque de nombre d’autres agents.

Urgences Hôpitaux, la solution : les marabouts !

 

Ubuesque la proposition d’Olivier Véran de renvoyer les patients à pathologie simple vers les médecins de ville. Or on sait que justement c’est l’absence  de médecins généraliste ou en tout cas leur insuffisance qui fait qu’on oriente les malades vers les urgences. Du coup, on pourrait aussi faire délivrer certains traitements par es pharmaciens. Visiblement le député d’en marche cherche des solutions… surtout financières pour améliorer l’équilibre des budgets des hôpitaux. On pouraiat lui suggérer d’encourager le développement de la profession de marabout, un métier insuffisamment développé en France. Des marabouts, de guérisseurs, des envoûteurs enfin toute une série de nouvelles professions par médicale dont les prestations en plus e sont pas remboursées par la sécurité sociale. En outre les effets seraient immédiats tandis qu’il faut uen douzaine d’années pour former un médecin.   Concernant une expérimentation qui permettrait aux pharmaciens de délivrer des médicaments à prescription obligatoire, Agnès Buzyn cite « certaines pathologies – infections urinaires, orgelet, angine, etc. », « où le diagnostic est facile », et où « on peut imaginer que les médecins et les pharmaciens se mettent d’accord localement sur une forme de délégation de compétence ». Du coup les médecins pourraient aussi vendre la lucrative parapharmacie comme les crèmes à bronzer, les produits épilants, la mousse à raser, les parfums bio  voire m^me faire e dépôt de pain dans les campagnes.

 

Des hôpitaux de proximité privés ?

Des hôpitaux de proximité privés ?

 

Il ne s’agit véritablement pour le gouvernement de créer de nouveaux établissements mais des sortes d’annexe dans les centres hospitaliers existants, annexes réservées aux médecins de ville et dont l’objectif serait de répondre aux besoins de santé locaux. Une manière en quelque sorte de tenter de désengorger des services d’urgence qui accueillent  toute la misère du monde. Toutefois cette initiative ne permettra pas de renforcer les effectifs globaux de santé qu’il s’agisse du public ou du privé. Il faudra en effet attendre la réforme du numerus clausus pour pouvoir disposer d’ici au moins 10 ans d’effectifs de médecins supplémentaires à moins, comme en ce moment,  de recourir encore davantage à des médecins étrangers. .Selon le quotidien économique les Echos, “le gouvernement ne souhaite pas créer de nouveaux établissements” mais “préfère reconvertir les hôpitaux de proximité, qui bataillent pour leur survie”. “Des unités dédiées aux besoins locaux pourraient aussi être ouvertes au sein d’hôpitaux plus grands, dans des CHU (centres hospitaliers universitaires)”, note le journal. Le rapprochement de la médecine de ville et de l’hôpital figurait en première ligne des pistes de réforme avancées aussi bien par les experts du Comité Action publique 2022 (CAP 22) chargés d’identifier des pistes d’économies que par le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie.

Le retour des petits hôpitaux ?

Le retour des petits hôpitaux ?

 

 

Un rapport qui va totalement à l’encontre de la concentration hospitalière de ces dernières décennies. Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie propose le retour des petits hôpitaux de proximité pour compléter l’offre de soins des généralistes. Il en faudrait 500 à 600, soit 5 à 6 par département en moyenne. Une sorte de maison de santés plus conséquentes, plus équipées organisant les synergies entre public et privé. Bref ce qui existait il y a quelques dizaines d’années. Le malade continuera d’aller d’abord chez le médecin généraliste, mais si des soins plus importants sont nécessaires, il pourra aller dans un hôpital de proximité, où travailleront côte à côte des médecins urgentistes, des radiologues, des biologistes et aussi des médecins de ville, pour gérer les petites urgences comme les entorses. Les femmes enceintes, les patients atteints de maladie chronique et les personnes âgées seront également suivis dans ces « établissements de santé communautaires », selon le terme employé dans le rapport. C’est un scénario « de rupture » car il va à l’encontre de la tendance actuelle qui est de fermer les petites structures… Il faudrait même 550 à 600 hôpitaux de ce type. Ensuite, à un troisième niveau, si le patient a besoin de soins plus pointus ou plus lourds, il sera admis dans un service hospitalier spécialisé, comme cela existe aujourd’hui dans les CHU. Le but est de décharger les urgences et les hôpitaux qui sont devenues de véritables usines ingérables ;  

 

Grève dans les hôpitaux de Paris : grève non justifiée et non suivie

Grève dans les hôpitaux de Paris : grève non justifiée et non suivie

 

La mobilisation dans les hôpitaux de Paris pour protester contre l’évolution du temps de travail a fait flop. La mobilisation a été insignifiante et pour cause il y a longtemps que dans la plupart des hôpitaux de province cette réforme a été réalisée. Une nécessité car la réduction du temps de travail initiale avait créé une pagaille totale dans le fonctionnement hospitalier. D’où l’impérative nécessité d’adapter les effectifs en fonction des niveaux d’activité et de la nature des services. En effet si on peut déplorer un manque d’effectif criant dans certains secteurs, c’est loin d’être le cas dans tous. En outre certains établissements hospitaliers de grande dimension exigent une gestion plus pointue car dans les conditions actuelles ces établissements sont devenus d’énormes  organisations ingérables. Plusieurs dizaines d’agents de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont une nouvelle fois manifesté mardi devant le siège de l’institution contre la réforme du temps de travail, à l’appel d’une intersyndicale. L’Usap-CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC et l’Unsa avaient appelé les agents des 39 hôpitaux à se rassembler à 10h ce matin.«Nous espérons toujours que cette réforme ne passe pas. Si c’est le cas ce sera dramatique pour nos conditions de travail», peste Fanny Rigaud, jeune aide-soignante à l’hôpital Saint-Louis, venue manifester bruyamment sa colère sous les fenêtres du siège de l’AP-HP dans le 4e arrondissement. Les agents étaient aussi appelés à cesser le travail alors que les premières mesures, comme la suppression des journées extraréglementaires (Fête des mères…) doivent entrer en vigueur dans quelques jours. Selon la direction de l’AP-HP, la mobilisation était à la mi-journée de 1,18%. «Hirsch vole les repos des héros» proclamait une bannière tendue devant l’établissement où se tenait un CHSCT central (Comité d’hygiène et de sécurité) au cours duquel le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch, doit présenter pour avis les nouveaux ajustements de sa réorganisation du temps de travail. La réforme qui vise les 75.000 agents (hors médecins) de l’institution repose sur une modification des temps de travail et des suppressions de RTT. Elle prévoit le passage de 7h36 de travail à auxquelles sont soumis actuellement 50% des agents, à 7h30, synonyme de 15 RTT au lieu de 18. Le texte prévoit également la suppression au 1er septembre du régime horaire en 7h50 (16% des agents) pour le remplacer par celui en 7h36 avec un passage 20 à 18 RTT. Selon un audit, la direction de l’AP-HP a évalué à 48,4 millions d’euros brut les économies générées par la réforme entre 2016 et 2019, et à 41,1 millions les gains réalisés en termes de remplacement (intérim, remplacement, heures supplémentaires). Mais cet audit a mis en exergue une désorganisation des services liée à un absentéisme «préoccupant» et une «surcharge de travail». Martin Hirsch doit annoncer la mise en place d’ici l’été d’un plan de lutte contre ce phénomène. La direction fait valoir en outre que l’intégration de la pause repas dans le temps de travail pouvait être considérée «implicitement» comme une «compensation» aux dépassements horaires.

 

Hôpitaux: fermeture de certains services d’urgence ?

Hôpitaux:  fermeture de certains  services d’urgence ?

 

 

C’est ce que propose un rapport qui a été remis au ministère de la santé. Il s’agit de services d’urgence dont on estime que la fréquentation est insuffisante. Cela affectera surtout des zones à dominante rurale. Précisément des zones qui se caractérisent déjà par un certain désert médical dans beaucoup de cas il faudra se résoudre à appeler le SAMU et à rapatrier les malades sur le chef-lieu de département. Les services d’urgence supprimaient seraient transformés en centres de soins non programmés, en clair pratiquement en maison de santé classique sans rendez-vous mais sans urgentiste. Pour la plupart des patients, le service des urgences rime avec saturation. Pourtant, certains d’entre eux sont en sous-activité. Sur 650 services d’urgences en France, 67 reçoivent moins de 10.000 personnes par an, soit 1,1 patient par heure révèle Le Figaro ce lundi 31 août. Une situation telle, qu’un rapport remis à la ministre de la Santé préconise de les transformer en « centre de soins non programmés » indique le quotidien. Le docteur Jean-Yves Grall, directeur de l’agence régionale de santé (ARS) du Nord Pas-de-Calais et auteur du rapport estime qu’il faut « éviter la présence inutile de médecins (urgentistes) lors de période de faible activité ou sur des structures à faible activité globale ». Un comble, alors que cet été, une demi-douzaine de services d’urgence ou de Smur (service mobile d’urgences et de réanimation), parmi lesquels celui de Valognes dans la Manche, de Firminy dans la Loire ou encore de Mantes-la Jolie dans les Yvelines, ont du fermer temporairement pour cause de manque de personnel. « Selon les cas, certains petits services d’urgence à faible activité (inférieur à 8.000 ou 10.000 passages par an) pourraient évoluer et être transformés en centres de soins non programmés « , autrement dit des centres de « consultations médicales sans urgentiste et sans rendez-vous »,  détaille le journal.

Hôpitaux: les meilleurs de France

Hôpitaux: les meilleurs  de France

Les CHU de Lille (1er) et Toulouse (2e) arrivent à nouveau en tête de la 18e édition du palmarès des 50 meilleurs hôpitaux publics étudiés pour la qualité de leurs spécialités médicales ou chirurgicales, publié aujourd’hui dans le Point qui introduit cette année la prise en charge de la boulimie et de l’anorexie. Depuis plusieurs années déjà, ces deux établissements caracolent en tête du tableau complété par un palmarès des 50 meilleures cliniques privées. Suivent le CHU de Bordeaux (3e), les hôpitaux universitaires de Strasbourg (4e), l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (5e qui remonte), les CHU de Montpellier (6e), de Tours (7e), de Nantes (8e) Rennes (9e) et de Nancy (10e en hausse).  Le Centre hospitalier universitaire de La Réunion fait pour la première fois son entrée dans ce palmarès à la 43e place. Pour figurer au classement final de ce palmarès indépendant, un établissement doit fournir un service médical et chirurgical complet. Les établissements spécialisés en sont donc écartés, mais apparaissent dans les classements spécifiques (cancers, maladies infantiles…). Côté cliniques, le centre hospitalier privé Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine) remporte encore la palme suivi de l’hôpital privé Jean-Mermoz de Lyon dans ce classement où n’apparaît aucun établissement de Paris intramuros. Les classements thématiques couvrent comme l’an dernier un large éventail de soins. Le magazine qui avait établi l’an dernier un premier classement des établissements recevant des personnes souffrant de troubles mentaux – avec l’hôpital Sainte-Anne (Paris) en tête des 50 meilleurs hôpitaux pour le traitement des dépressions et de la schizophrénie-, l’enrichit d’un volet sur les troubles de conduites alimentaires dont 600.000 jeunes souffriraient en France. Dans un article d’accompagnement, François Malye et Jérôme Vincent, à l’origine du palmarès et co-auteurs du dossier, avec Catherine Lagrange, relèvent la longue «attente pour accéder à des consultations pouvant atteindre plusieurs mois», alors que «trop de patients meurent dans leur coin», selon le Dr Sophie Criquillion (Sainte-Anne, Paris). (AFP)

Grève des enseignants et des personnels des hôpitaux de Paris

Grève des enseignants et des personnels des  hôpitaux de Paris

Nouvelle protestation contre la réforme des collèges de la part des enseignants. Une réforme qui recueille une opposition d’une  majorité d’enseignants et de Français. En cause surtout l’ alignement par le bas des programmes puisque notamment 20% des horaires seront consacrées à des matières anecdotiques au détriment des matières fondamentales. Ce qui mécaniquement va encore accroitre les inégalités entre établissements.  Et des travaux interdisciplinaires à plusieurs enseignants très contestés ou pourrait être enseignées plusieurs matières. Dune certaine manière le triomphe du pédagogisme sur les partisans d’un enseignement plus académique sur les matières de base.  Les enseignants sont donc  invités à une journée d’action nationale contre la réforme du collège à l’appel d’une intersyndicale Snes-FSU, Snep, FO, CGT et Sud. Du coté du Snes-FSU, le principal syndicat des enseignants du second degré, pas de pronostics fermes non plus, mais l’on s’attend à une mobilisation moins importante que lors de la première journée d’action du 19 mai, qui avait été suivie par 27 % des enseignants des collèges publics selon le ministère, le double selon le Snes-FSU. « Mais il y aura des poches de mobilisation importantes », prédit Camille Buquet du Snes. La page Facebook du syndicat relaye d’ailleurs les lieux de rassemblement dans les grandes villes. A Paris, le cortège partira à 13h30 de Port-Royal. Ce qui laisse présager des embouteillages en pagaille. Il y aura aussi uen nouvelle protestation des  agents de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) contre la reforme des 35 heures.. Si les soignants et les administratifs seront en première ligne dans le mouvement de contestation, certains cadres hospitaliers les rejoindront. En revanche, les patients devraient être peu impactés par le mouvement. « Nous assurerons la continuité des soins. Et seules les consultations et les interventions non urgentes ont été reportées à une date ultérieure », explique un porte-paroles de Sud.

 

Hôpitaux de Paris grève contre la remise en cause des 35 heures

Hôpitaux de Paris grève contre la remise en cause des 35 heures

En faiat c’est une remise en cause des 35 heures qui ne dit pas son nom. Il s’agirait avec la réforme de faire le même travail avec 30 minutes de présence en moins.  La question est donc elle de la remise en cause des 35 heures impossibles à tenir et qui ont désorganisé l’hôpital (et d’une façon plus générale plombé la compétitivité de l’économie et l’emploi). Pour l’hôpital, en plus on compte la pause déjeuner dans le temps de travail ! kafkaïen * ! D’autant que sur le principe le gouvernement ne veut pas revenir sur les 35 heures pas plus que Sarkozy qui ne veut pas non plus les supprimer (- mais se limiter à la défiscalisation des heures supplémentaires.  Actuellement, plus de 60% des agents travaillent 7h36 (38 heures/semaine) ou 7h50 (39h10) par jour, avec un nombre de RTT allant de 18 à 20 jours par an, auxquels s’ajoutent des journées propres à l’AP-HP. Problème : en raison du manque de personnel, les journées non prises s’accumulent sur les compte épargne temps. Un stock évalué à 74,7 millions d’euros fin 2014, rappelle la direction. La réduction des plages horaires journalières à 7h30, voire 7h00, atténuerait ces frais, en diminuant, ou supprimant les RTT. Martin Hirsch a d’ores et déjà exclu la « généralisation » de la journée de 7 heures.  Réduire les plages horaires sans embauche serait « socialement injuste pour des agents dévoués et en première ligne au quotidien auprès des patients » et dont les salaires sont gelés depuis 2010, estime Rose May Rousseau. « Faire en 7h ce qui se fait en 7h36, se traduirait par une productivité plus intense, moins de repos », et nuirait à la « sécurité des patients », s’indigne-t-elle. Les syndicats craignent en outre de perdre d’autres droits, comme la comptabilisation de la pause déjeuner de 30 minutes dans le temps de travail effectif. « En substance, le message qui est adressé (aux agents) est ‘vous bénéficiez de trop de congés et de trop d’avantages’ », juge Force ouvrière Santé dans un courrier adressé cette semaine à Marisol Touraine. Mardi, la ministre de la Santé n’a pas suivi la Fédération hospitalière de France, qui réclame un soutien ferme à l’initiative de Martin Hirsch et un débat national sur la question des 35 heures. Elle a martelé que le gouvernement était attaché aux 35 heures, « à l’hôpital comme ailleurs », prévenant que la « réussite » du projet dépendrait de la qualité du « dialogue social ».

 

* Les périodes de la journée réputées n’être pas du temps de travail effectif  dans le privé (en général sauf accords particuliers)

  1. Les temps de pauses et de restauration
  2. Les temps de trajet domicile- travail
  3. Les temps d’astreinte
  4. Les temps de douche
  5. Les temps d’habillage et de déshabillage
  6. Les opérations de pointage

 

Hôpitaux : implosion sociale ?

Hôpitaux :  implosion sociale ?

 

C’est une  note confidentielle qui décrit la situation dramatique dans laquelle se trouvent nombre d’hôpitaux submergés notamment du faiat de l’épidémie de grippe. Dans nombre de services  d’urgence , il faut attendre des heures parfois 12 heures avant d’être pris en charge. En cause l’afflux exceptionnel de malades, aussi l’insuffisance de lits dans les services. Du coup nombre de malades voient leur opération décalée dans le temps. La crise es particulièrement sensible dans les services d’urgence devenu le réceptacle de tous les pathologies même aussi de toute la misère du monde. Une situation qui ne s’arrange pas avec l’insuffisance de généralistes la nuit et les week-ends. Conclusion on rabat tout sur les urgences ( et les autres services ensuite quand il y a de la place). De toute évidence une réorganisation des services d’urgence s’imposerait pour la sécurité des malades mais aussi pour les conséquences financières. Car à l’hôpital nombre de malades subissent uen série d’examens très coûteux qui ne seraient pas forcément indiqués ( et nécessaires) si les soins étaient prodigués par un généraliste. Une note confidentielle du 5 mars dernier du service central du renseignement territorial du ministère de l’Intérieur dresse l’état des lieux des services des urgences dans les hôpitaux français, révèle Le Parisien. A diffusion « restreinte », la note aurait été adressée au président de la République, au premier ministre, au ministre de l’Intérieur et à la ministre de la Santé. « Les hôpitaux sont confrontés à la saturation du service des urgences », constate la note, au point que « selon les syndicats, ce secteur semble au bord de l’implosion », cite Le Parisien. « Compte tenu de la fragilité économique des établissements hospitaliers et des annonces de restrictions budgétaires, quelques mouvements de protestation pourraient pendre corps », prévient le document. Interrogée sur ce sujet, la ministre de la santé Marisol Touraine a expliqué avoir identifié « des situations de crise localement . « Nous les suivons de près avec les agences régionales de santé », a-t-elle précisé.

Coupes financières dans le budget des hôpitaux

Coupes financières dans le budget des hôpitaux

De coupes à prévoir dans les hôpitaux notamment sur la masse salariale. Il faut dire qu’i y a de la marge surtout dans les services logistiques et les services administratifs là où directeurs et sous  directeurs sont parfois plus nombreux que les chirurgiens. Les tarifs hospitaliers, normalement publiés le 1er mars, n’ont jours pas été officialisés, ce dimanche. Or ils représentent une part importante du budget des hôpitaux. En effet, de ces tarifs dépendent le montant des remboursements par l’Assurance maladie des actes effectués par les établissements hospitaliers. L’arrêté, normalement rédigé par les services de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, se fait désirer. Un report inhabituel, alors même que les tensions enflent dans le monde de la santé. Hôpitaux publics et privés craignent en effet que ce retard soit le signe que le ministère s’apprête à adopter une politique de rigueur plus stricte dans le milieu hospitalier. La réduction des budgets des hôpitaux deviendraient ainsi un des moyens d’obtenir les économies supplémentaires réclamées par Bruxelles à la France.  Outre ces tarifs, le ministère préparerait des coupes douloureuses dans le budget des hôpitaux, selon la presse. Challenges détaillait ainsi vendredi soir ses prévisions d’économies, dont une large partie porte sur la masse salariale. Selon le site de l’hebdomadaire, le « gouvernement dispose pourtant du plan détaillé des 10 milliards d’économies sur les dépenses de santé annoncé il y a presqu’un an ». Le gouvernement miserait ainsi su la mutualisation des achats des hôpitaux et la baisse des tarifs des fournisseurs pour dégager des économies. Mais aussi sur la baisse des prix des médicaments et des dispositifs médicaux les plus coûteux, sur les synergies entre hôpitaux voisins et le développement de la chirurgie « ambulatoire », sans nuit passée à l’hôpital.

 

Hôpitaux publics : plus chers que les cliniques

Hôpitaux publics : plus chers que les cliniques

Selon une enquête publiée ce 16 janvier par 60 millions de consommateurs, les médecins libéraux (en secteur 2) qui opèrent en hôpital public (2000 médecins) peuvent facturer une intervention jusqu’à 4 fois plus cher que leurs confrères en clinique.  C’est notamment le cas pour l’ablation de la prostate. Alors que le tarif de base de la sécu est de 777,20 euros, les chirurgiens des hôpitaux publics facturent en moyenne 1.028 euros de plus lorsqu’ils opèrent des patients dans le cadre de leur activité libérale. Or dans une clinique, le dépassement moyen s’élève à 252 euros.  Même pour un acte aussi fréquent que l’opération de la cataracte, la moyenne atteint 561,70 euros pour les hôpitaux publics, soit 290 euros de plus que le tarif de base servant au calcul du remboursement de la sécurité sociale. Or dans le privé, le dépassement moyen se limite à 212 euros.   »Ces chiffres ne constituent que des moyennes. Les montants facturés aux patients peuvent atteindre des sommes bien plus élevées » prévient 66millions d’impatients. Dans certains cas, le dépassement d’honoraire peut atteindre 10 fois le plafond fixé par la sécurité sociale. Au total, les praticiens hospitaliers ont facturé 68,7 millions d’euros de dépassements d’honoraires dans le cadre de leur activité libérale en 2013, en légèrement augmentation par rapport à l’année passée. En moyenne, un praticien hospitalier en secteur 2, s’offre ainsi un complément de revenus de 33.000 euros par an. Mais l’on note de grandes disparités en fonction des disciplines. Les ophtalmologues sont les champions, puisque leur activité libérale leur a permis d’augmenter leurs revenus de 54.872 euros. Au bout du classement viennent les gastro-entérologues, avec seulement 15.217 euros perçus en dépassements d’honoraires.  Des chiffres qui montrent que les tentatives de régulations pour lutter contre les abus, menées par la Caisse d’assurance maladie et les commissions d’activité libérale installées aux seins des hôpitaux, n’ont pas pleinement réussi leur mission. « Aucune réponse n’a été apportée par les pouvoirs publics à ces pratiques » a réagit Christian Saout, secrétaire général du collectif représentant les associations de patines (CISS), dans le Parisien. Et de regretter que la solution la plus simple pour mettre fin à cette surenchère des tarifs, qui consiste à faire payer les patients à la caisse de l’hôpital, ne soit toujours pas appliquée.

(1) L’étude prend en compte les chiffres obtenus auprès de la Caisse nationale d’Assurance maladie, couplées à celles disponibles sur le site de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH)

Hôpitaux : une gestion à la « marseillaise »

Hôpitaux : une gestion à la « marseillaise »

 

A Marseille rien ne se passe comme ailleurs y compris dans les hôpitaux à la gestion calamiteuse. Gestion « archaïque », « système clientéliste », finances « inquiétantes », « privilèges » accordés au syndicat majoritaire : l’Igas a publié mardi 28 octobre un rapport accablant sur la situation de l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille, l’AP-HM. « L’inertie qui a caractérisé l’établissement pendant des années et la prégnance du poids politique et d’organisations syndicales fortes sont des freins réels à la restauration d’un fonctionnement normal de l’établissement », résument les auteurs. « La bonne distance entre la mairie et les instances de l’AP-HM n’est toujours pas trouvée », constate le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, commandé en mars 2013 par Marisol Touraine. « Il doit être mis un terme au système clientéliste qui a longtemps prévalu », intime l’Igas, qui développe : « Un grand nombre de recrutements de personnels non qualifiés est intervenu pendant de nombreuses années sur recommandations d’élus. Un certain nombre de ces agents, qui se considèrent ‘protégés’ posent des problèmes en raison de leur comportement irrespectueux voire menaçant vis-à-vis des cadres de proximité. » L’Igas cible également les « privilèges » accordés au syndicat majoritaire Force ouvrière : « Il convient de mettre fin à la situation réservée à une organisation syndicale (…) fût-elle majoritaire, et de la considérer comme les autres, sans privilège d’information et en évitant de lui laisser son rôle traditionnel de ‘conseil’ en recrutement. » Par ailleurs, l’Igas juge « inquiétante » la situation financière de l’AP-HM, « très fortement endettée » à cause notamment « d’une politique d’investissement ambitieuse et coûteuse ». La dette de l’AP-HM a atteint un milliard d’euros fin 2012 et « l’objectif de retour à l’équilibre est toujours repoussé », déplore l’Igas. Le rapport est aussi cinglant concernant l’organisation de l’établissement. « Des activités sont gérées de manière archaïque », assène l’Igas, qui cite notamment la gestion « sous forme papier » des archives « sans cohérence entre les différents sites » de l’AP-HM.

 

Hôpitaux : les RTT plafonnés à 15 jours par an ?

Hôpitaux : les RTT plafonnés à 15 jours par an ?

Il est clair que les 35 heures ont crée la pagaille dans de nombreux secteurs et en particulier dans les hôpitaux ou la «  production », elle ne peut subir d’arrêt. L’hôpital public veut don assouplir les 35 heures. C’est la proposition que compte faire Frédéric Valletoux, le président Fédération hospitalière de France (FHF), devant les députés ce jeudi 18 septembre au matin, selon Le Parisien. Frédéric Valletoux s’explique: « Une étude que nous avons menée auprès de 151 hôpitaux publics montre que les 35 heures sont devenues un carcan qui a déstabilisé l’hôpital, car les moyens n’ont pas suivi », Et d’ajouter: « Aujourd’hui, on commence par gérer le temps de travail des personnels et, ensuite seulement, on organise la prise en charge des patients.«  Évoquant des « situations très hétérogènes, avec un nombre de RTT qui varie de 0 à plus de 20 par an selon l’établissement », la FHF propose « de plafonner les RTT à 15 jours par an ». Selon Frédéric Valletoux, « cela permettra de dégager 640.000 journées de travail par an, soit 3.200 équivalents temps plein, soit encore 413 millions d’euros ». Cette diminution des RTT serait-elle compensée financièrement? La réponse du Président est claire : « Les hôpitaux n’en ont pas les moyens, ça doit se faire à moyens constants [...] Il faut réduire le temps de travail quotidien, d’un quart d’heure, d’une heure… au choix et réduire parallèlement le nombre de jours de compensation. »

Hirsch : du fric dans les hôpitaux avec les patients étrangers

Hirsch : du fric avec les patients étrangers Les hôpitaux sont pleins mais on trouve de quoi mobiliser un étage entier pour soigner de riches étrangers. Le patron de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) Martin Hirsch « assume » le fait de « gagner de l’argent » avec les riches patients étrangers, des soins qui pourraient rapporter selon lui 8 millions d’euros en 2014, indique-t-il dans une interview à paraître ce dimanche 18 mai dans le JDD. L’accueil récent d’un riche émir du Golfe à l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) « n’a pas été fait au détriment de malades français », assure Hirsch en rappelant que les patients étrangers paient « 30% plus cher que le tarif de la Sécurité sociale ». Neuf chambres du 7e étage de l’hôpital avaient été réservées et aménagées pour l’homme d’affaires du 8 au 14 mai. « J’assume ce côté ‘Robin des bois’ : à un moment où nous avons besoin de tous les moyens pour soigner les plus modestes (…) gagner de l’argent sur ces patients qui en ont les moyens, cela ne me choque pas », déclare-t-il au Journal du dimanche. Mais « nous avons décidé de ne pas dépasser un taux de 1% (de malades étrangers accueillis) pour éviter de créer des interférences avec notre mission première de service public », poursuit le directeur général de l’AP-HP. « Renoncer à ces riches patients serait contre-productif », ajoute-t-il en précisant que sur les quatre premiers mois de l’année, 1.000 riches patients étrangers ont été accueillis, « ce qui représente 0,4% de nos patients » et a permis « de dégager une marge de 2,5 millions d’euros». On peut tabler sur environ 8 millions d’euros de gains Martin Hirsch. Le patron de l’Assistance publique pense atteindre « 3.000 patients à la fin de l’année, un peu plus que les années précédentes ». « On peut tabler sur environ 8 millions d’euros de gains. De quoi réduire de 15% notre déficit qui s’élève à 59,9 millions d’euros en 2013″, dit-il. Les patients étrangers peuvent aussi s’avérer mauvais payeurs. Selon le JDD, ils ont laissé à l’AP-HP une ardoise de 90 millions d’euros en 2012. Seulement une petite partie des créances ont pu être récupérées, concède Martin Hirsch, qui souhaite davantage faire payer en amont les malades. « Nous obtenons le paiement en avance dans 60% des cas en moyenne, avec de grandes disparités selon les établissements de l’AP-HP. Nous devons tendre vers 100% », estime-t-il.

Santé: la Cour des comptes critique la restructuration des hôpitaux

Santé: la Cour des comptes critique la restructuration des hôpitaux

 

Cette fois, la Cour a analysé trois cas: la rénovation du centre hospitalier de Perpignan, le regroupement de l’offre hospitalière de la vallée de la Tarentaise et l’implantation d’un plateau technique unique dans le nord-Deux-Sèvres.  Elle a noté la « longue gestation » (entre 10 et 20 ans) de ces projets et les « atermoiements », « compte tenu des intérêts politiques sous-jacents ».   »Les hésitations et les retards pris dans la conduite des projets ont conduit à des surcoûts et à des difficultés de financement qui risquent de peser longtemps sur l’équilibre budgétaire des établissements sans que l’offre de soins ait été améliorée », estiment les sages de la rue Cambon.  La Cour fait un bilan très sévère de ces trois projets.  Reconstruit sur son ancien site, sans possibilité d’extension (sauf à racheter de nouveaux terrains), le centre hospitalier de Perpignan manque d’un étage dédié aux circuits logistiques.  Cette lacune est un « véritable contresens au regard des normes modernes d’hospitalisation et de lutte contre les infections nosocomiales », selon le rapport.  Dans la Tarentaise, la fusion des hôpitaux d’Albertville et de Moutiers a fait l’objet de plusieurs plans de financements, le dernier étant suspendu depuis octobre 2012 dans l’attente de nouvelles études sur l’offre de soins sur le territoire concerné.  Le centre hospitalier Nord-Deux-Sèvres, redimensionné par l’Agence régionale de santé (ARS), et soutenu par le Conseil régional de Poitou-Charentes, attend lui approbation ministérielle.  La Cour « estime qu’il est encore temps de reconsidérer ces deux derniers projets, toujours en gestation, pour en dégager tous les gains d’efficience possibles » et replacer leur activité « dans le cadre d’une approche cohérente et globale de l’offre de soins locale ».  Plus généralement, l’institution prône une « démarche rigoureuse et cohérente » pour les restructurations hospitalières, et l’adoption d’une « stratégie nationale ».  Dans sa réponse, le ministère du Budget a approuvé cette recommandation, mais celui de la Santé a nuancé, soulignant que les besoins sont trop divers selon les territoires pour qu’il soit « envisageable de fixer un objectif national de recomposition de l’offre de soins ».

 

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Grèves dans les hôpitaux

Grèves dans les hôpitaux

Ils sont 15.000. 15.000 à travailler 90 heures par semaine, de jour, de nuit, le week-end quand il le faut, à sauver des vies, le tout pour à peine plus d’un Smic mensuel. Eux, ce sont les internes en médecine, des étudiants ayant déjà fait six années d’études et qui, pour compléter leur formation, travaillent dans les hôpitaux. Lundi, ils prévoient de faire grève afin d’obtenir une amélioration de leurs conditions de travail. Antoine, interne en chirurgie, raconte au micro d’Europe 1 la galère des journées à rallonge : « ça arrive de travailler deux nuits d’affilée. Un lendemain de garde, ont peut enchaîner sur une journée complète au bloc opératoire, on rentre chez soi à 22 heures, et on est rappelé en pleine nuit ». »On travaille en moyenne entre 80 et 90 heures par semaine. Mais ça ne descend jamais au-dessous de 70 heures », souligne-t-il.  Quant aux journées de récupération, pourtant obligatoires après 24 heures de garde successive, Antoine regrette qu’elles ne soient pas mieux respectées. « Ça peut mener à des situations dramatiques. C’est arrivés à certains collègues d’oublier de represcrire un traitement vital pour le malade… » Autre sujet de colère pour les internes : un projet de loi du gouvernement, qui pourrait les obliger à s’installer dans des déserts médicaux à la fin de leurs études. « C’est une mesure profondément injuste », s’insurge Antoine. « A l’âge de trente ans, après douze années d’études, je pense qu’on a le droit de décider de fonder une famille ou de s’installer là où on a envie. D’autant qu’il y a déjà un concours à la fin des études, qui nous autorise -ou pas- à nous installer dans certaines régions. » Pour obtenir gain de cause, Antoine envisage donc de descendre dans la rue lundi midi, et même, fait extrêmement rare, de recommencer toute la semaine si besoin est. Comme lui, plus de 5.000 internes sont d’ailleurs attendus.

 

Ils sont 15.000. 15.000 à travailler 90 heures par semaine, de jour, de nuit, le week-end quand il le faut, à sauver des vies, le tout pour à peine plus d’un Smic mensuel. Eux, ce sont les internes en médecine, des étudiants ayant déjà fait six années d’études et qui, pour compléter leur formation, travaillent dans les hôpitaux. Lundi, ils prévoient de faire grève afin d’obtenir une amélioration de leurs conditions de travail. Antoine, interne en chirurgie, raconte au micro d’Europe 1 la galère des journées à rallonge : « ça arrive de travailler deux nuits d’affilée. Un lendemain de garde, ont peut enchaîner sur une journée complète au bloc opératoire, on rentre chez soi à 22 heures, et on est rappelé en pleine nuit ». »On travaille en moyenne entre 80 et 90 heures par semaine. Mais ça ne descend jamais au-dessous de 70 heures », souligne-t-il.  Quant aux journées de récupération, pourtant obligatoires après 24 heures de garde successive, Antoine regrette qu’elles ne soient pas mieux respectées. « Ça peut mener à des situations dramatiques. C’est arrivés à certains collègues d’oublier de represcrire un traitement vital pour le malade… » Autre sujet de colère pour les internes : un projet de loi du gouvernement, qui pourrait les obliger à s’installer dans des déserts médicaux à la fin de leurs études. « C’est une mesure profondément injuste », s’insurge Antoine. « A l’âge de trente ans, après douze années d’études, je pense qu’on a le droit de décider de fonder une famille ou de s’installer là où on a envie. D’autant qu’il y a déjà un concours à la fin des études, qui nous autorise -ou pas- à nous installer dans certaines régions. » Pour obtenir gain de cause, Antoine envisage donc de descendre dans la rue lundi midi, et même, fait extrêmement rare, de recommencer toute la semaine si besoin est. Comme lui, plus de 5.000 internes sont d’ailleurs attendus.

 




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