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Hôpitaux : Pour un filtre avant les urgences

Hôpitaux : Pour un filtre avant les urgences

 

 

Un collectif pluridisciplinaire propose de s’appuyer sur l’approche innovante des Permanences d’accès aux soins de santé (PASS) afin d’accompagner le changement de paradigme nécessaire à la survie du système de santé.

Pour parler plus simplement on a supprimé la plupart des accès locaux aux soins du coup tous les malades ou supposés tels  sont déversés aux urgences qui n’en peuvent plus . NDLR

Après une crise sanitaire historique et bouleversante, à l’heure où 20 % des lits d’hospitalisation sont fermés par manque de personnel, où des services des urgences sont contraints de fermer et où deux tiers des étudiants en médecine et des internes rapportent des signes d’épuisement professionnel, il est urgent de repenser le modèle du système de santé.

En effet, le soin ne peut être réduit à des approches techniques, technologiques ou technocratiques. Dans une quête de sens, il est urgent de remettre l’humain au cœur du soin, en renouant avec l’idée que nous sommes fondamentalement des corps porteurs d’intentionnalité et de sens. L’humain au cœur du soin, c’est considérer l’individu dans son unité, ses failles mais aussi dans toutes ses capacités, en particulier d’inventivité et de capacité à entrer en lien, avec des critères de santé singuliers.

Ce changement de paradigme pourrait s’appuyer sur l’approche innovante des permanences d’accès aux soins de santé (PASS), l’expertise du groupe Facteurs humains en santé (FHS) et l’approche concrète du soin centrée sur l’humain d’un nouveau collectif, L’Humain au cœur du soin, dont la conférence inaugurale a lieu ce mardi 14 juin à l’hôpital Saint-Louis (AP-HP).

En permettant l’accès aux soins pour les personnes démunies, les PASS proposent une approche globale dépassant des clivages structurels, sanitaire-social, somatique-psychique, préventif-curatif et ville-hôpital en particulier. Il en existe environ 400 en France, situées le plus souvent dans des hôpitaux.

Réunissant des professionnels de champs variés dans une même unité de lieu, ce modèle bouscule les approches hospitalo et techno-centrées. Les PASS constituent ainsi de véritables observatoires des problématiques du système de santé, un système cloisonné et aux procédures souvent trop rigides, empêchant la prise en charge adaptée des situations imprévues et complexes.

Le groupe Facteurs humains en santé développe depuis plusieurs années une réflexion sur les risques attribuables à l’humain en santé : biais cognitifs, organisation défaillante… Il propose des stratégies permettant de limiter leur incidence et leurs conséquences, en privilégiant une place pour l’humain dans la restructuration des organisations, la sécurité psychologique, le partage des décisions. Ce groupe intègre des professionnels de santé, mais aussi des professionnels issus d’horizons variés, et notamment dans des contextes à risque comme dans l’aéronautique, le nucléaire, ou encore la haute montagne, où a déjà été expérimenté l’allégement du poids administratif pour permettre une décision proche du terrain.

Santé-Hopitaux: L’urgence des Urgences

  • Santé-Hopitaux: L’urgence des Urgences
  • Des unités engorgées et une « gestion déshumanisée » des ressources humaines ont pour conséquence la désertion des personnels hospitaliers, alerte, dans une tribune au « Monde », Frédéric Adnet, chef de service des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny. 

    L’hôpital public va mal, les services d’urgences vont très mal. Symptôme et conséquence d’une crise hospitalière profonde, accélérée par la pandémie de la Covid-19, les urgences sont au bord de la rupture. Par manque de personnels hospitaliers, un service sur cinq est en danger de fermeture cet été.

    Il y aura donc des morts… Toutes les études scientifiques le démontrent, l’engorgement aux urgences est un facteur associé à une surmortalité indue. Les urgences sont pourtant la vitrine et la porte d’entrée de l’hôpital. Le départ massif de soignants et de médecins a déstabilisé nos établissements, avec des fermetures de lits et de services, ce qui rend inévitable le goulet d’étranglement que constituent nos urgences.

    Ce désamour profond, viscéral des personnels de l’hôpital résulte d’une gestion déshumanisée des ressources humaines, transformant l’administration de nos hôpitaux en management entrepreneurial, dont la seule boussole reste la rentabilité. Critère absurde, puisque nos recettes aggravent le déficit de l’Assurance-maladie, et donc les comptes de la nation, en s’appuyant sur la fameuse tarification à l’activité (T2A), aux effets mortifères. On arrive clairement au bout d’un cycle, appelant une réforme structurelle de fond, maintes fois annoncée par nos différents ministres, mais jamais réalisée ni même initiée.

    Comment passer l’été sans trop de « casse » ? Avec les vacances de nos personnels hospitaliers, la situation va s’aggraver. Afin de limiter les dégâts, il faut donc, en urgence, se remettre en configuration de crise, exactement comme pour la crise due au Covid-19. Les agences régionales de santé et les directions hospitalières doivent réactiver nos fameuses cellules de crise, en instaurant des organisations de « bed management » (gestion de lits), par le recensement journalier, à l’échelle départementale, de tous les lits disponibles et l’information en temps réel des établissements en crise. Oui, ce « dispatching » pourrait être efficace, mais ne nous y trompons pas, affronter cette nouvelle crise imposera d’autres sacrifices pour un personnel en souffrance et épuisé. Le recours à de nouvelles déprogrammations pour libérer des lits redevient ainsi une option envisageable.

    Comment en est-on arrivé là ? Dans mon service, je demande toujours aux infirmiers, aides-soignants, cadres de santé les raisons de leur départ. Deux types d’arguments : d’abord, le manque d’attractivité « factuel » de l’institution ; ensuite, le sentiment d’un manque de reconnaissance humaine. Manque d’attractivité : les difficultés de logement à cause de loyers hors-sol déconnectés des revenus de nos soignants, d’où des trajets plus longs et plus chers. Il faut prendre ce problème à bras-le-corps en réservant, en contractualisant avec les mairies, des logements abordables pour nos soignants.

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Hopitaux: L’urgence des urgences

  • Hopitaux: L’urgence des urgencesDes unités engorgées et une « gestion déshumanisée » des ressources humaines ont pour conséquence la désertion des personnels hospitaliers, alerte, dans une tribune au « Monde », Frédéric Adnet, chef de service des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny.

     

    L’hôpital public va mal, les services d’urgences vont très mal. Symptôme et conséquence d’une crise hospitalière profonde, accélérée par la pandémie de la Covid-19, les urgences sont au bord de la rupture. Par manque de personnels hospitaliers, un service sur cinq est en danger de fermeture cet été.

    Il y aura donc des morts… Toutes les études scientifiques le démontrent, l’engorgement aux urgences est un facteur associé à une surmortalité indue. Les urgences sont pourtant la vitrine et la porte d’entrée de l’hôpital. Le départ massif de soignants et de médecins a déstabilisé nos établissements, avec des fermetures de lits et de services, ce qui rend inévitable le goulet d’étranglement que constituent nos urgences.

    Ce désamour profond, viscéral des personnels de l’hôpital résulte d’une gestion déshumanisée des ressources humaines, transformant l’administration de nos hôpitaux en management entrepreneurial, dont la seule boussole reste la rentabilité. Critère absurde, puisque nos recettes aggravent le déficit de l’Assurance-maladie, et donc les comptes de la nation, en s’appuyant sur la fameuse tarification à l’activité (T2A), aux effets mortifères. On arrive clairement au bout d’un cycle, appelant une réforme structurelle de fond, maintes fois annoncée par nos différents ministres, mais jamais réalisée ni même initiée.

    Comment passer l’été sans trop de « casse » ? Avec les vacances de nos personnels hospitaliers, la situation va s’aggraver. Afin de limiter les dégâts, il faut donc, en urgence, se remettre en configuration de crise, exactement comme pour la crise due au Covid-19. Les agences régionales de santé et les directions hospitalières doivent réactiver nos fameuses cellules de crise, en instaurant des organisations de « bed management » (gestion de lits), par le recensement journalier, à l’échelle départementale, de tous les lits disponibles et l’information en temps réel des établissements en crise. Oui, ce « dispatching » pourrait être efficace, mais ne nous y trompons pas, affronter cette nouvelle crise imposera d’autres sacrifices pour un personnel en souffrance et épuisé. Le recours à de nouvelles déprogrammations pour libérer des lits redevient ainsi une option envisageable.

    Comment en est-on arrivé là ? Dans mon service, je demande toujours aux infirmiers, aides-soignants, cadres de santé les raisons de leur départ. Deux types d’arguments : d’abord, le manque d’attractivité « factuel » de l’institution ; ensuite, le sentiment d’un manque de reconnaissance humaine. Manque d’attractivité : les difficultés de logement à cause de loyers hors-sol déconnectés des revenus de nos soignants, d’où des trajets plus longs et plus chers. Il faut prendre ce problème à bras-le-corps en réservant, en contractualisant avec les mairies, des logements abordables pour nos soignants.


Venezuela: Une coupure de courant fait plus de 200 morts dans les hôpitaux

Venezuela: Une coupure de courant fait plus de 200 morts dans les hôpitaux 

Du fait d’une gestion calamiteuse de la santé, le Venezuela a enregistré plus de 200 morts faute de courant.(Le Figaro)

 

 

Des médecins des principaux hôpitaux du pays ont participé à l’enquête qui a été lancée en 2014 pour comprendre les carences du système de santé publique, en proie aux pénuries de médicaments, de fournitures, des coupures d’eau et d’électricité. Les responsables de l’enquête, regroupés au sein de l’ONG Médicos por la Salud (Médecins pour la Santé) ont commencé à recenser les décès pouvant être attribués aux coupures de courant après le blackout de 2019 qui avait duré quatre jours.

Certains «patients sont morts parce qu’ils avaient besoin d’une ventilation artificielle ou devaient subir une intervention chirurgicale d’urgence et ne pouvaient pas être transférés à l’intérieur de l’hôpital parce qu’il n’y avait pas d’ascenseur», selon le rapport. L’augmentation du nombre de décès en 2021 pourrait être liée à la pandémie de Covid-19, selon l’étude. «Comme il s’agit d’une maladie avec atteinte respiratoire, les patients les plus sévères ont eu besoin d’une ventilation artificielle constante pendant de nombreux jours. La fluctuation de l’énergie a évidemment des conséquences dans ces cas-là.»

Le Venezuela connaît des coupures d’électricité constantes depuis plus de dix ans. Le pouvoir du président Nicolas Maduro les attribue généralement à des actes de sabotage ainsi qu’aux sanctions internationales destinées à l’évincer du pouvoir. Toutefois, les experts s’accordent à dire que la crise énergétique dans les hôpitaux est le résultat d’années de mauvaise gestion et de manque d’investissement.

Hôpitaux : Pour un haut niveau d’ambition

Hôpitaux : Pour un haut niveau d’ambition 

 

Le rôle essentiel de ces établissements de santé doit être conforté, plaident les présidents des trois conférences hospitalo-universitaires dans une tribune au « Monde ». Ils suggèrent plusieurs pistes aux aspirants à l’Elysée.

 

Tribune.

 

La crise sanitaire n’a pas entraîné l’implosion de notre système de santé, mais elle emporte légitimement une crise de sens pour bon nombre d’hospitaliers. En deux ans, le rapport à l’hôpital a radicalement changé, passant des applaudissements aux violences, de la mobilisation générale à la fatigue collective. Si la crise a exacerbé les tensions, leur origine est plus ancienne et s’alimente à d’autres sources, notamment à celle d’un « hôpital bashing » déprimant pour les professionnels et délétère pour les usagers. Dans cette période, il faut rappeler à l’hôpital et aux hospitaliers, sans misérabilisme ou héroïsation mais avec constance et détermination, la reconnaissance qu’ils méritent.

Si les professionnels sont encore et toujours présents pour gérer la crise, c’est grâce aux personnes, quelles que soient leurs fonctions, qui, au nom de l’action publique, placent l’intérêt général devant leurs ambitions et leur confort. En dépit du fait que cette force de résilience et d’adaptation des professionnels soit de nouveau fortement mise à l’épreuve par une crise sanitaire qui bouleverse de nombreux fondamentaux, les programmes des candidats à l’élection présidentielle ne semblent pas s’emparer suffisamment des spécificités de l’hôpital, épine dorsale de notre système de santé. Or construire aujourd’hui la réponse aux besoins de santé des prochaines générations est impératif et impose de s’extraire, le temps d’une réflexion, d’un quotidien complexe et difficile mais que nous devons surmonter.

L’élection présidentielle offre un temps fort pour les débats sociétaux majeurs, dont la santé fait partie au premier chef. Les Conférences des présidents de commission médicale d’établissement, des directeurs généraux et des doyens des facultés de médecine, portant la parole des établissements de première ligne que sont les centres hospitaliers universitaires (CHU), ont voulu contribuer au débat pour un hôpital solidaire et accessible, innovant et écologique, soutenable et sécurisant, répondant aux enjeux de la période. Pour les trois conférences hospitalo-universitaires, être soignant, c’est bien « refuser de subir et décider d’agir », selon l’expression de Claire Fourcade, médecin en soins palliatifs, dans une tribune publiée le 4 janvier dans Le Monde. Elles en appellent à un véritable projet présidentiel en matière de santé afin de conserver un haut niveau d’ambition pour les CHU.

Penser l’organisation du système de santéAu sein de l’hospitalisation publique, les CHU assurent un rôle particulier auprès des populations. Les trois conférences formulent, pour les CHU, huit propositions à l’attention des candidats à l’élection présidentielle. Celles-ci ont pour ambition de repositionner chaque acteur du système de santé à sa juste place ; de permettre à la recherche dans les CHU, aux côtés de l’université, de contribuer à inventer les thérapies de demain ; de recruter davantage de médecins et de soignants ; de faire évoluer la mission des CHU sur les territoires pour qu’ils demeurent une réponse de premier rang en matière de recherche, de soins et d’enseignement.

 

Agrégation Droit: Pour l’enseignement mais aussi la recherche

Agrégation Droit: Pour l’enseignement mais aussi la recherche

 

La leçon en vingt-quatre heures, épreuve du concours d’agrégation de droit défendue par certains juristes et qu’un projet d’arrêté gouvernemental veut supprimer, renforce les inégalités et méconnaît la juste place du droit, affirme, dans une tribune au « Monde », le professeur de droit public Antoine Corre-Basset.

 

Tribune

 

Les unités de formation et de recherche (UFR) de droit et de gestion sont-elles tombées bien bas, si leur éclat ne tient qu’à la persistance, comme ces étoiles déjà mortes mais qu’on voit encore, de la leçon de vingt-quatre heures ! On s’excuserait presque de porter sur la place publique un débat récurrent parmi les juristes (dont certains, et même les présidents de récents jurys d’agrégation, ont déjà mis en doute la pertinence de cette épreuve) : nous ne faisons cependant que répondre, et l’argumentation avancée par Jean-François Cesaro et Pierre-Yves Gauthier dans la tribune « L’amélioration du concours d’agrégation ne passe pas par son édulcoration » (Le Monde du 17 janvier) nous paraît, bien malgré eux sans doute, plutôt de nature à remettre en cause le système même du concours d’agrégation du supérieur.

Ramassons ces arguments : la leçon en vingt-quatre heures permettrait de vérifier que les candidats possèdent les qualités qui font un bon professeur. Celui-ci devrait savoir faire ressortir les enjeux juridiques de toute notion de manière pédagogique, sélectionner et animer une équipe et, accessoirement, terminer sa journée de travail après 16 h 30. Cependant, et contrairement à ce qu’affirment MM. Cesaro et Gauthier, l’épreuve est tout à fait impropre – ou, en tout cas, pas plus propre qu’une autre – à cette tâche.

Passons sur la résistance physique, qui n’est d’ailleurs pas réservée aux professions intellectuelles évoquées par nos auteurs. L’argument est si peu spécifique qu’on ose à peine l’évoquer : faut-il donc croire que, seuls parmi leurs pairs, les étudiants en droit, avant de passer l’agrégation (donc en particulier au moment de rendre leur mémoire de M2 puis leur thèse) n’ont jamais passé de nuit blanche à travailler et qu’il faille donc vérifier à l’article de la titularisation qu’ils ont bien cette capacité ?Ou bien doit-on comprendre que l’image idéale d’un enseignant en droit est celle d’un individu si mal organisé qu’il se rend systématiquement compte la veille au soir qu’il doit préparer un cours pour le lendemain ? Et lui saura-t-on gré, donc, de livrer à ses étudiants un résumé hâtif de lectures rapides plutôt que le fruit d’une réflexion de long terme sur un champ longtemps labouré ?

C’est que le rendu de la leçon en vingt-quatre heures n’est pas digne d’un cours en amphithéâtre. Il n’est rien d’autre qu’un exercice rhétorique, comme le sont toutes les leçons d’agrégations, qu’elles soient ou non, d’ailleurs, du supérieur. On y chercherait en vain le résultat d’une recherche, alors même que ce qui fait la spécificité des universitaires est d’être à la fois enseignants et chercheurs, et enseignants parce que chercheurs.

Hôpitaux : un absentéisme jusqu’à 25 % ?

Hôpitaux : un absentéisme jusqu’à 25 % ?

 

 

C’est l’hypothèse envisagée par Martin Hirsch le directeur général de l’Assistance Publique, hôpitaux de Paris qui se fie sur ce qui s’est passé au Royaume uni. Si les formes sont plutôt «légères», «nous constatons qu’il frappe déjà un grand nombre de soignants, (…) le taux d’absentéisme augmente fortement, avec des arrêts maladie qui se multiplient et aucune équipe complète», alerte Martin Hirsch. La comparaison avec l’Angleterre, où l’épidémie a quelques jours d’avance sur la France, est frappante: «Avec Omicron, 25% de leurs soignants avaient été arrêtés. Cela n’a plus rien à voir avec la première vague», marquée par un absentéisme autour de 11%, souligne-t-il.

 

Le problème, c’est que le responsable des hôpitaux de Paris imite d’une certaine manière les politiques en commentant les statistiques et les évolutions mais en ne prévoyant rien de significatif pour y faire face.Notons qu’en Angleterre on a prévu d’ores et déjà d’installer 4000 lits supplémentaires. Une mesure qui deviendra aussi incontournable en France à condition évidemment de prévoir d’ores et déjà le renforcement nécessaire du personnel.

 

De ce point de vue il y a sans doute une grande confusion de responsabilité entre des experts médicaux qui proposent des mesures de nature politique qui ne sont pas de la responsabilité et inversement des responsables politiques qui veulent se comporter en experts médicaux mais sans prendre les mesures d’intérêt général souhaitables. Voir à cet égard l’imbroglio des différentes mesures êtes prises selon l’humeur des préfets en France.

Hôpitaux : un scénario catastrophe ?

 

 

L’institut Pasteur a élaboré un certain nombre de scénarios concernant le taux d’occupation des capitaux. Un scénario toutefois difficile à élaborer dans la mesure où des éléments d’information manquent encore vis-à-vis de la mortalité du virus omicron qui seraient finalement moins dangereux que le variants Delta et vis-à-vis de sa contagiosité, elle, beaucoup plus grande que celle du variant Delta.

 

Dans un scénario catastrophe, l’institut Pasteur prévoit jusqu’à 5000 entrées nouvelles de contaminés dans les les hôpitaux par jour. Des chiffres qu’il serait impossible de traiter en l’état actuel des moyens hospitaliers et qui signifierait que le virus est complètement hors de contrôle

Dans ce scénario catastrophe, l’institut Pasteur imagine une hausse très nette de la transmissibilité d’un variant à un autre pourrait alors nous conduire à aliter 5000 personnes tous les jours en l’absence de mesure, assure le document.

Par ailleurs, une réduction des contacts entre les individus maintiendrait ce pic aux alentours de 2500 dans le cas « où l’avantage de transmission d’Omicron est intermédiaire ou bas ».

En tout état de cause, Pasteur s’arrête donc sur la perspective suivante: « En comparant différents scénarios, nous estimons que la vague Omicron pourrait rester gérable avec des mesures d’intensité intermédiaire si la sévérité intrinsèque d’Omicron
est environ 80% plus faible que celle du variant Delta. »

Pour « gérable » qu’elle puisse être, la crise s’annonce cependant pénible et les chercheurs ne le dissimulent pas. Ainsi, ils posent que « des centaines de milliers de Français pourraient être infectés quotidiennement en janvier ». De quoi bloquer nombre d’activités y compris des activités essentielles.

Hôpitaux : de plus en plus de tensions en soins intensifs

Hôpitaux : de plus en plus de tensions en soins intensifs

 

Alors que la moyenne des contaminée ne cesse d’augmenter de manière quasi exponentielle, la saturation est proche dans les services de soins intensifs.

La pression continue de monter sur les services de soins critiques qui comptent 3.299 patients contre 3.282 samedi, avec 93 nouvelles admissions. Même poussée en termes d’hospitalisations avec 16.365 personnes actuellement hospitalisées contre 16.162 la veille, soit 506 nouvelles admissions. Le nombre de décès depuis le début de l’épidémie atteint 122.642, soit 96 de plus que la veille.

Covid : Alerte, plus de 2700 patients en réanimation dans les hôpitaux français

Covid : Alerte, plus de 2700 patients en réanimation dans les hôpitaux français

On va rapidement atteindre les 3000 patients en réanimation qui sur la tendance pourrait être proche de 4000 vers la fin d’année où le début 2022, soit la paralysie totale des hôpitaux. L’épidémie continue de s’aggraver en France, où 158 personnes sont mortes du Covid ces dernières 24 heures dans les hôpitaux français, selon les chiffres publiés par Santé publique France ce mardi. Au total, depuis le début de la pandémie, plus de 120.000 personnes sont mortes du Covid-19 en France.

63.405 nouveaux cas ont par ailleurs été détectés lors des dernières 24 heures, un record depuis avril dernier. 12.036 personnes ont été testées positives la veille et 59.019 mardi dernier. La pandémie progresse également à l’hôpital. 14.819 malades sont actuellement hospitalisés, dont 1662 depuis la veille, contre 14.527 lundi. 2792 patients étaient soignés en soins critiques ce mardi. Parmi eux, 362 sont arrivés ces dernières 24 heures.

Sur le front des vaccinations, 52.349.285 personnes ont reçu au moins une injection (soit 77,6% de la population totale) et 51.278.789 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 76,1 % de la population totale), depuis le début de la campagne vaccinale en France. 15.893.348 personnes ont également reçu une dose de rappel.

Covid France 10 décembre 2021 : hausse dans les hôpitaux

 

Encore   55339 contaminés en 24 heures  et hausse  dans les hôpitaux avec 13.629 patients actuellement hospitalisés, contre 13.363 la veille, selon les chiffres publiés par Santé publique France. 1293 personnes ont été admises à l’hôpital ce vendredi. 2498 malades sont par ailleurs soignés dans les services de soins critiques, dont 250 ces dernières 24 heures. Santé publique France dénombre également 142 morts en 24 heures.

Sur le front des vaccinations, 52.248.386 personnes ont reçu au moins une injection (soit 77,5% de la population totale) et 51.172.620 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 75,9% de la population totale), depuis le début de la campagne vaccinale en France. 13.766.535 personnes ont également reçu une dose de rappel, dont 781.329 lors des dernières 24 heures.

Hôpitaux: Le plan blanc généralisé

Hôpitaux: Le plan blanc généralisé

 

Après six régions, , «le plan blanc sera probablement national d’ici quelques jours puisque chaque région le déclenche l’une après l’autre », a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce jeudi sur France 2. Un dispositif permettant notamment de déprogrammer des opérations et de réaffecter des personnels vers les services de soins critiques. «Tous les territoires sont touchés, un malade rentre en réanimation toutes les six minutes dans notre pays. (…) Majoritairement des malades non vaccinés, ou immunodéprimés, ou avec des maladies chroniques», a-t-il expliqué.

Hopitaux: : non à la culture du chiffre

Hopitaux: : non à la culture du chiffre

 

 

Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, un collectif de 670 professeurs et médecins de toutes disciplines alerte sur la déliquescence de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Ils appellent à des mesures urgentes et profondes, permettant de restaurer la capacité des services médicaux à assurer leur mission de soin.

 

Monsieur le président de la République, l’état moral, organisationnel et budgétaire de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) est au plus bas. Les personnels sont découragés et beaucoup démissionnent, y compris certains des meilleurs responsables médicaux. D’attractif, le CHU [centre hospitalier et universitaire] francilien est devenu répulsif. Il ne remplit plus sa mission de façon satisfaisante, malgré le dévouement et la qualité scientifique de notre communauté hospitalière.

En 2019, la « nouvelle AP-HP » a été mise en place. Pour faire face à ses mauvais résultats budgétaires, la direction générale a instauré un nouveau découpage des structures intermédiaires. Les pôles, rebaptisés « départements médico-universitaires » (DMU), sont passés de 128 à 76, les groupes hospitaliers, rebaptisés « groupes hospitalo-universitaires » (GHU), de douze à six. La création de ces mastodontes ingouvernables a entraîné les effets que les plus lucides d’entre nous avaient prévus : des dysfonctionnements et un désordre supplémentaire dans une institution qui en comptait déjà beaucoup.

 

Comme anticipé, cette réorganisation, qui n’a fait que créer des strates supplémentaires inutiles, n’a pas amélioré les résultats financiers. Les prévisions budgétaires optimistes effectuées par le siège de l’AP-HP ne se sont pas réalisées. Le gouvernement a été contraint de renflouer les caisses du CHU francilien, comme il doit le faire au niveau national.

La seconde réforme de la direction de l’AP-HP a été la réduction du temps de travail quotidien des équipes soignantes, dans le but de diminuer le nombre de jours de réduction du temps de travail (RTT) et d’économiser du personnel. La conséquence en a été de raccourcir les phases de transmission entre les équipes, de perdre le sentiment d’appartenance à un service et de dégrader les conditions de travail.

Une politique de recrutement archaïque visant à retarder au maximum les embauches, ainsi que des conditions de travail de plus en plus difficiles font qu’actuellement, des centaines de postes de soignants ne sont pas pourvus. En conséquence, des lits sont fermés dans une proportion jamais vue, jusqu’à près de 20 %. Les soignants sont de plus en plus souvent contraints de refuser des soins médicaux et chirurgicaux, dont certains sont pourtant urgents et vitaux.

La bureaucratie est en perpétuelle extension. C’est un mal ancien, systémique. Il ne sera pas combattu par ceux qui le répandent. Se multipliant un peu plus chaque année, les exigences réglementaires tatillonnes, voire absurdes, ainsi que les injonctions paradoxales ruissellent des ministères vers les agences régionales de santé (ARS), puis inondent tous les recoins de l’hôpital. Les « managers » présents dans toutes les strates inutiles multiplient tracasseries, réunions, rapports sans intérêt, procédures irrationnelles, demandes abusives, commissions et sous-commissions à propos de n’importe quel sujet.

Hôpitaux : Le plan blanc

 

Hôpitaux : Le plan blanc

La saturation est proche pour les hôpitaux qui vont progressivement déclencher le plan blanc. Les Agences régionales de santé (ARS) d’Île-de-France, d’Occitanie, de Bourgogne-Franche-Comté et des Pays de la Loire ont annoncé mercredi le déclenchement du «plan blanc», permettant une déprogrammation des opérations moins prioritaires afin de libérer des lits pour les patients Covid de plus en plus nombreux.

Les conditions d’une vraie attractivité dans les hôpitaux

Les conditions d’une vraie attractivité dans les hôpitaux

 

Estimant que la situation des établissements de santé publics ne peut se dégrader davantage, plus d’une centaine de professionnels détaillent, dans une tribune au « Monde », les mesures nécessaires pour revaloriser les professions médicales et paramédicales : travail de nuit mieux payé, effectifs suffisants, formation renforcée…

 

Tribune

 

 

La pandémie de Covid-19 a montré que, lorsque l’hôpital est débordé, le pays et l’économie s’arrêtent. Malgré un léger regain de cas ces derniers jours, l’afflux massif de patients à l’hôpital semble peu probable si la bonne couverture vaccinale de la population se maintient. Mais il serait faux de penser que l’on a sauvé aussi l’hôpital. Car la crise de l’hôpital a commencé bien avant celle du Covid-19, qui n’en a été que le révélateur et n’a fait que l’amplifier.

La situation reste en effet préoccupante, car c’est désormais en temps « ordinaire » que nous n’avons plus assez de lits par manque de personnel. Tous les établissements de santé sont concernés, publics et privés, dans toutes les régions à des degrés divers, mais la situation est particulièrement critique en région parisienne.

Quels que soient les chiffres exacts et détaillés des fermetures de lits et salles de bloc, les faits sont là : longueur excessive des délais de rendez-vous, attentes prolongées sur des brancards aux urgences, interventions chirurgicales reportées, transferts de patients, y compris d’enfants, d’un hôpital à l’autre parfois loin de chez eux… Cela n’est pas acceptable.

Nous ne reviendrons pas ici sur les choix faits pour l’hôpital ces dernières décennies. Peu importe la façon dont on les juge, ils se traduisent par une grave crise de recrutement et de fidélisation des professionnels de santé. Les raisons étaient là bien avant la pandémie de Covid-19 : salaires restant sous la moyenne de ceux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et, en Ile-de-France, totalement inadaptés au coût du logement, durées épuisantes des trajets pour se rendre sur son lieu de travail (par exemple, 30 % du personnel non médical de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris [AP-HP] effectue plus de deux heures de trajet par jour), déplacement des infirmiers d’un service à l’autre, d’un horaire à l’autre, parfois à la dernière minute, sursollicitation pour faire des heures supplémentaires, rythmes excessifs pour prodiguer les soins de façon professionnelle et humaine, conformément aux attentes légitimes des patients, sentiment de perte de sens de ce pour quoi on s’est engagé dans les métiers du soin au service de son prochain. Les maux s’accumulent, durent et lassent les plus aguerris.

Nous sommes entrés dans un véritable cercle vicieux : les postes laissés vacants par ceux qui partent obligent ceux qui sont encore en place à travailler dans des conditions dégradées, mettant ainsi en cause la qualité des soins, ce qu’ils ne peuvent moralement accepter et les incite à leur tour à partir. En moyenne, une infirmière n’exerce son métier que sept ou huit ans, trois ans aux urgences. Selon une enquête récente [une large consultation menée par l’Ordre des infirmiers entre le 30 avril et le 5 mai], 40 % des infirmières et infirmiers envisageraient de quitter la profession. Dans certains territoires ou régions, les médecins ne sont pas exclus de cette spirale délétère.

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