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Société-Tragédie de Calais : La honte pour Paris et Londres

Société-Tragédie de Calais : La honte pour Paris et Londres

En 20 ans près de 300 migrants seraient morts sur le littoral. La dernière tragédie qui a fait 27 noyés devrait interpeller Paris et Londres qui se renvoient honteusement la responsabilité. Un papier du Monde évoque l’impérative nécessité d’une cogestion de cette question dramatique.

 

 

Ils étaient Kurdes en majorité, d’Irak ou d’Iran, et rêvaient de vivre en Angleterre. Leur voyage s’est achevé de manière dramatique lorsque, mercredi 24 novembre, un bateau de pêche a découvert une quinzaine de corps flottant au large de Calais. Au moins vingt-sept personnes, dont sept femmes, sont mortes noyées dans la Manche.

Cette phrase, qui résume le plus grave des naufrages de migrants survenus entre la France et le Royaume-Uni, n’aurait jamais dû être écrite. Insupportable, cette tragédie fait honte à ces deux pays. Elle traduit la faillite de leur politique de gestion de la frontière. Mais le désastre est aussi européen, puisque la Manche, depuis le Brexit, constitue une frontière extérieure de l’Union européenne (UE).


Depuis 1999, plus de 300 migrants sont morts sur le littoral, selon les associations humanitaires. Cela fait plus de vingt ans que la Manche est une plaie ouverte au cœur du continent européen. Des migrants sont morts écrasés par des trains ou asphyxiés dans des camions en tentant de traverser via le tunnel. Depuis 2018 et le bouclage des accès, ils s’embarquent sur de frêles bateaux gonflables et meurent parfois noyés, victimes du cynisme de passeurs mais aussi de l’irresponsabilité de Paris et de Londres.

Rhétorique vaniteuse

Sous le choc du drame de mercredi, le premier ministre britannique, Boris Johnson, a accusé la France de « ne pas faire assez » d’efforts pour empêcher les migrants d’atteindre ses côtes. « La France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière », a proclamé le président Emmanuel Macron. Comme tous leurs prédécesseurs, ils rivalisent de fermeté dans la lutte contre les gangs de passeurs et la protection de la frontière.

Après la tragédie de mercredi, il serait temps d’admettre la vanité de cette rhétorique. Si les traversées désespérées se multiplient, si les passeurs prolifèrent, c’est qu’il n’existe pratiquement aucune voie légale d’immigration au Royaume-Uni. C’est surtout que les extravagants accords du Touquet signés par Nicolas Sarkozy en 2003 font de la France la gardienne de la frontière du Royaume-Uni. Et que ces accords permettent en réalité à ce pays, l’un des fondateurs de la convention de Genève sur l’asile de 1951, de refouler massivement les demandeurs d’asile.

La question fondamentale n’est pas celle des passeurs mais, désormais, celle du partage des demandeurs d’asile entre l’Union européenne – la France en particulier – et le Royaume-Uni. Emmanuel Macron, qui menaçait de dénoncer les accords du Touquet quand il était ministre, doit actionner ce levier afin d’amener les Britanniques à une négociation sur ce sujet. Des critères et des modalités d’examen des demandes d’asile à la frontière doivent être définis en commun. L’UE, dont la France assurera la présidence tournante à partir de janvier 2022, doit appuyer ces avancées si elle veut sortir d’une situation aberrante où des migrants, à Calais, sont empêchés de quitter son sol.

Le statu quo n’est plus une option, ni pour Londres, ni pour Paris, ni pour Bruxelles. Ces corps flottant dans l’eau glacée de la Manche, au cœur de l’une des régions les plus riches du monde et d’un continent à l’histoire trop pleine de tragédies d’exils forcés et de déportations, font horreur. Dans un monde aux frontières de plus en plus disputées, comment les deux pays alliés et amis que sont le Royaume-Uni et la France pourraient-ils continuer de donner le spectacle affligeant de leur mortelle querelle de voisinage ?

Tragédie de Calais : La honte pour Paris et Londres

Tragédie de Calais : La honte pour Paris et Londres

En 20 ans près de 300 migrants seraient morts sur le littoral. La dernière tragédie qui a fait 27 noyés devrait interpeller Paris et Londres qui se renvoient honteusement la responsabilité. Un papier du Monde évoque l’impérative nécessité d’une cogestion de cette question dramatique.

 

 

Ils étaient Kurdes en majorité, d’Irak ou d’Iran, et rêvaient de vivre en Angleterre. Leur voyage s’est achevé de manière dramatique lorsque, mercredi 24 novembre, un bateau de pêche a découvert une quinzaine de corps flottant au large de Calais. Au moins vingt-sept personnes, dont sept femmes, sont mortes noyées dans la Manche.

Cette phrase, qui résume le plus grave des naufrages de migrants survenus entre la France et le Royaume-Uni, n’aurait jamais dû être écrite. Insupportable, cette tragédie fait honte à ces deux pays. Elle traduit la faillite de leur politique de gestion de la frontière. Mais le désastre est aussi européen, puisque la Manche, depuis le Brexit, constitue une frontière extérieure de l’Union européenne (UE).


Depuis 1999, plus de 300 migrants sont morts sur le littoral, selon les associations humanitaires. Cela fait plus de vingt ans que la Manche est une plaie ouverte au cœur du continent européen. Des migrants sont morts écrasés par des trains ou asphyxiés dans des camions en tentant de traverser via le tunnel. Depuis 2018 et le bouclage des accès, ils s’embarquent sur de frêles bateaux gonflables et meurent parfois noyés, victimes du cynisme de passeurs mais aussi de l’irresponsabilité de Paris et de Londres.

Rhétorique vaniteuse

Sous le choc du drame de mercredi, le premier ministre britannique, Boris Johnson, a accusé la France de « ne pas faire assez » d’efforts pour empêcher les migrants d’atteindre ses côtes. « La France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière », a proclamé le président Emmanuel Macron. Comme tous leurs prédécesseurs, ils rivalisent de fermeté dans la lutte contre les gangs de passeurs et la protection de la frontière.

Après la tragédie de mercredi, il serait temps d’admettre la vanité de cette rhétorique. Si les traversées désespérées se multiplient, si les passeurs prolifèrent, c’est qu’il n’existe pratiquement aucune voie légale d’immigration au Royaume-Uni. C’est surtout que les extravagants accords du Touquet signés par Nicolas Sarkozy en 2003 font de la France la gardienne de la frontière du Royaume-Uni. Et que ces accords permettent en réalité à ce pays, l’un des fondateurs de la convention de Genève sur l’asile de 1951, de refouler massivement les demandeurs d’asile.

La question fondamentale n’est pas celle des passeurs mais, désormais, celle du partage des demandeurs d’asile entre l’Union européenne – la France en particulier – et le Royaume-Uni. Emmanuel Macron, qui menaçait de dénoncer les accords du Touquet quand il était ministre, doit actionner ce levier afin d’amener les Britanniques à une négociation sur ce sujet. Des critères et des modalités d’examen des demandes d’asile à la frontière doivent être définis en commun. L’UE, dont la France assurera la présidence tournante à partir de janvier 2022, doit appuyer ces avancées si elle veut sortir d’une situation aberrante où des migrants, à Calais, sont empêchés de quitter son sol.

Le statu quo n’est plus une option, ni pour Londres, ni pour Paris, ni pour Bruxelles. Ces corps flottant dans l’eau glacée de la Manche, au cœur de l’une des régions les plus riches du monde et d’un continent à l’histoire trop pleine de tragédies d’exils forcés et de déportations, font horreur. Dans un monde aux frontières de plus en plus disputées, comment les deux pays alliés et amis que sont le Royaume-Uni et la France pourraient-ils continuer de donner le spectacle affligeant de leur mortelle querelle de voisinage ?

Covid: la honte dans la répartition mondiale du vaccin

Covid: la honte dans la répartition mondiale du vaccin

 

En sapant les efforts de coopération internationale dans la lutte contre la pandémie, les pays riches empêchent un retour rapide de la croissance mondiale, estime Kevin Watkins, dirigeant de Save the Children au Royaume-Uni, dans une chronique pour « Le Monde ».

 

Pendant la famine irlandaise, dans les années 1840, alors que plus d’un million de citoyens sont morts, de grandes quantités de nourriture ont été exportées d’Irlande vers la Grande-Bretagne. Pour le gouvernement conservateur de Londres, la défense des intérêts commerciaux, les préceptes du laisser-faire économique et l’indifférence politique envers les souffrances irlandaises l’emportaient sur toute obligation d’empêcher la famine de masse en intervenant sur les marchés. 

La réponse internationale à la pandémie de Covid-19 présente une ressemblance déconcertante avec la réponse britannique à la famine irlandaise. Bien que la science et l’industrie nous aient donné les moyens d’immuniser le monde, les pays riches utilisent les lois du marché pour accaparer les doses au détriment des pays pauvres.

Ainsi, dans le cadre d’un contrat avec le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson, l’Union européenne (UE) a importé des millions de doses d’une entreprise d’Afrique du Sud – un pays où seulement 14 % de la population est vaccinée et où le variant Delta alimente une augmentation des cas. Pourtant, les efforts visant à détourner les exportations de vaccins d’Europe vers l’Afrique du Sud et ses voisins se sont heurtés à une démonstration de diplomatie de la canonnière, l’UE menaçant de prendre des mesures en vertu d’une clause du contrat interdisant les restrictions à l’exportation.

C’est cet écart d’équité qui tue. Nous savons que la vaccination offre une protection efficace contre les décès et les hospitalisations liés au Covid-19. Comme l’a rappelé le président américain, Joe Biden, il s’agit d’une « pandémie de non-vaccinés ». Il en est de même à l’échelle mondiale. Néanmoins, les Etats-Unis, et d’autres pays riches, se préparent maintenant à fournir des rappels de vaccin à des populations confrontées à des risques sanitaires marginaux, détournant l’approvisionnement des pays où l’accès aux vaccins est une question de vie ou de mort.

 La distribution actuelle des vaccins n’est pas seulement éthiquement indéfendable. Elle est aussi épidémiologiquement myope et économiquement ruineuse. Laisser de larges pans du monde non vaccinés augmente le risque d’émergence de mutations virales résistantes aux vaccins, prolongeant efficacement la pandémie et mettant en danger les personnes partout dans le monde. Pendant ce temps, l’extension des vaccinations stimulerait la reprise économique – ajoutant 9 000 milliards de dollars [7 700 milliards d’euros] à la production mondiale d’ici à 2025, selon une estimation du Fonds monétaire international – et aiderait à prévenir des revers majeurs dans la pauvreté, la santé et l’éducation.

Afghanistan : la honte

Afghanistan : la honte

Si nous savons ce que veulent les talibans, les demandeurs d’asile ou les réfugiés le savent encore mieux, qui tremblent pour leurs proches, se désespère Sophie Durieux-Paillard, médecin hospitalier en Suisse et travaillant auprès de migrants. (Le Monde, extrait)

 

 

 

Tribune.
 « Impuissants, démunis… » Les termes utilisés par nos internes pour qualifier ce qu’ils ressentent face à leurs patients afghans, lors de notre dernière réunion d’équipe, sont inhabituels pour des médecins pratiquant dans un grand centre hospitalier suisse. Ils travaillent dans une unité ambulatoire un peu particulière de cet hôpital genevois : notre patientèle est composée de demandeurs d’asile et de réfugiés. Nous sommes pourtant habitués à entendre les histoires de vie chaotiques, et surtout traumatiques, des patients que nous suivons. Exposés à des violences, voire à la torture dans leurs pays d’origine, ils ont été rackettés par des passeurs, maltraités par des gardes-frontières durant leur parcours migratoire. La procédure d’asile est longue, complexe et son aboutissement leur paraît parfois injuste. Malgré cela, leur force morale, leur capacité à se relever après les épreuves, en un mot leur résilience, sont impressionnantes. Nous nous efforçons de la soutenir durant nos consultations. 

Mais, en ce mois d’août, que dire aux Afghans ? Qu’avec un taux de protection accordée de 84 % (secrétariat d’Etat aux migrations, SEM), la Suisse est plus généreuse envers eux que la patrie des droits de l’homme, qui selon le dernier rapport (2020) de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) accorde le statut de réfugié à 64,6 % des demandeurs afghans.

Mais, qu’ils soient réfugiés ou qu’ils bénéficient d’une protection subsidiaire, nos patients ont des proches restés « au pays », notamment des femmes, des mères et des sœurs puisque ce sont surtout les hommes qui entreprennent le périlleux parcours migratoire. Et pendant que mes collègues et moi-même suivons l’avancée des talibans sur les cartes (celle du Monde du 13 août se passe de commentaires), nos patients, eux, la vivent quasiment en direct, sur les réseaux sociaux.

 

L’un d’eux m’a expliqué avoir entendu l’explosion du 3 août à Kaboul, alors qu’il appelait sa sœur sur WhatsApp, et avoir cru qu’elle en était l’une des victimes. Le père d’un autre, seul protecteur de son épouse et de ses enfants, a été assassiné début juillet par les talibans qui ont pris la ville d’Islam Qala, à la frontière iranienne. Ainsi, sa femme, sa fille et son fils (10 et 7 ans) se retrouvent seuls dans cette ville, alors que la propagande talibane diffuse des messages glaçants. 

Celui-ci, qui circule sur une chaîne YouTube, annonce, selon la traduction d’une de nos interprètes, que « par conséquent, afin d’éliminer les racines de l’ignorance et de l’irréligion ainsi que les problèmes sociaux de la jeunesse de ces provinces (…), les responsables de l’Emirat islamique ordonnent à tous les habitants de ces provinces, en particulier les seigneurs des tribus (…) et les mollahs des mosquées, de soumettre la liste des jeunes filles de plus de 15 ans et des veuves de moins de 45 ans à la Commission culturelle des moudjahidines de l’Emirat islamique. Si Dieu le veut, ces sœurs seront mariées à des moudjahidines et seront transférées dans des écoles islamiques dans le but de suivre des cours islamiques purs et d’accepter le cher islam… ».

Afghanistan : la honte

Afghanistan : la honte

Si nous savons ce que veulent les talibans, les demandeurs d’asile ou les réfugiés le savent encore mieux, qui tremblent pour leurs proches, se désespère Sophie Durieux-Paillard, médecin hospitalier en Suisse et travaillant auprès de migrants. (Le Monde, extrait)

 

 

 

Tribune.
 « Impuissants, démunis… » Les termes utilisés par nos internes pour qualifier ce qu’ils ressentent face à leurs patients afghans, lors de notre dernière réunion d’équipe, sont inhabituels pour des médecins pratiquant dans un grand centre hospitalier suisse. Ils travaillent dans une unité ambulatoire un peu particulière de cet hôpital genevois : notre patientèle est composée de demandeurs d’asile et de réfugiés. Nous sommes pourtant habitués à entendre les histoires de vie chaotiques, et surtout traumatiques, des patients que nous suivons. Exposés à des violences, voire à la torture dans leurs pays d’origine, ils ont été rackettés par des passeurs, maltraités par des gardes-frontières durant leur parcours migratoire. La procédure d’asile est longue, complexe et son aboutissement leur paraît parfois injuste. Malgré cela, leur force morale, leur capacité à se relever après les épreuves, en un mot leur résilience, sont impressionnantes. Nous nous efforçons de la soutenir durant nos consultations.

Mais, en ce mois d’août, que dire aux Afghans ? Qu’avec un taux de protection accordée de 84 % (secrétariat d’Etat aux migrations, SEM), la Suisse est plus généreuse envers eux que la patrie des droits de l’homme, qui selon le dernier rapport (2020) de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) accorde le statut de réfugié à 64,6 % des demandeurs afghans.

Mais, qu’ils soient réfugiés ou qu’ils bénéficient d’une protection subsidiaire, nos patients ont des proches restés « au pays », notamment des femmes, des mères et des sœurs puisque ce sont surtout les hommes qui entreprennent le périlleux parcours migratoire. Et pendant que mes collègues et moi-même suivons l’avancée des talibans sur les cartes (celle du Monde du 13 août se passe de commentaires), nos patients, eux, la vivent quasiment en direct, sur les réseaux sociaux.

 

L’un d’eux m’a expliqué avoir entendu l’explosion du 3 août à Kaboul, alors qu’il appelait sa sœur sur WhatsApp, et avoir cru qu’elle en était l’une des victimes. Le père d’un autre, seul protecteur de son épouse et de ses enfants, a été assassiné début juillet par les talibans qui ont pris la ville d’Islam Qala, à la frontière iranienne. Ainsi, sa femme, sa fille et son fils (10 et 7 ans) se retrouvent seuls dans cette ville, alors que la propagande talibane diffuse des messages glaçants.

Celui-ci, qui circule sur une chaîne YouTube, annonce, selon la traduction d’une de nos interprètes, que « par conséquent, afin d’éliminer les racines de l’ignorance et de l’irréligion ainsi que les problèmes sociaux de la jeunesse de ces provinces (…), les responsables de l’Emirat islamique ordonnent à tous les habitants de ces provinces, en particulier les seigneurs des tribus (…) et les mollahs des mosquées, de soumettre la liste des jeunes filles de plus de 15 ans et des veuves de moins de 45 ans à la Commission culturelle des moudjahidines de l’Emirat islamique. Si Dieu le veut, ces sœurs seront mariées à des moudjahidines et seront transférées dans des écoles islamiques dans le but de suivre des cours islamiques purs et d’accepter le cher islam… ».

Affaire Yuriy: la honte du journalisme !

Affaire Yuriy: la honte du journalisme !

Plusieurs médias dont BFM sont allés fouiller dans les poubelles de la mère du jeune adolescent tabassé et laissé pour mort par une bande de voyous. Ce journalisme dit d’investigation met en avant le fait que la mère du garçon connaîtrait des problèmes de relations avec des personnes d’origine ukrainienne chargées du nettoyage. Ces derniers faits sont sans doute vrais mais on voit difficilement quel est le rapport entre ce scandale d’une violence intolérable et des infractions qui pourraient être commises par la mère de l’intéressé. Cette information constitue une véritable honte pour le journalisme y compris pour les agences de presse qui reprennent cette information

. La problématique posée est celle de la violence qui se répand entre les bandes sur fond de drogue. Des jeunes de 13 à 15 ans pouvant être massacrés  au nom de la maîtrise d’un territoire par une bande rivale. Il est évident d’une part que la mère de l’intéressé n’est évidemment pas responsable en quoi que ce soit de l’attentat dont a été victime de son fils. Une manière peut-être pour une certaine presse de détourner l’attention et en quelque sorte de relativiser cette violence dont l’objet était de donner la mort à un enfant.

La presse en général glisse actuellement vers la pente dangereuse d’une sorte de populisme du caniveau espérant ainsi faire remonter un taux de lecture ou d’écoute de manière pitoyable. Heureusement, les journaux prennent la précaution oratoire qui consiste à indiquer que les affaires ne sont pas liées ! Pourquoi alors évoquer la situation d’une mère qui a failli perdre son fils.

Certes l’intéressé est peut-être impliqué dans une affaire de drogue mais cela ne change strictement rien à l’éthique qui consiste à ne pas noircir par calcul politique de bas étage des proches qui n’ont strictement rien à voir avec l’affaire. C’est un peu comme si pour critiquer ces journalistes indélicats et qui font honte à l’éthique journalistique, on allait fouiller dans leurs familles pour conforter la justesse des critiques qui leur sont adressés.

Cambodge : le procès de la honte

Cambodge : le procès de la honte

 

Plus de 100 personnes vont être traduits en justice au motif qu’ils se sont opposés au pouvoir en place. Un vrai procès de la honte qui bafoue tous les droits internationaux dans un pays déjà meurtri par la misère, la dictature et le Corona virus

 

Le régime de Hun Sen, au pouvoir depuis 23 ans a dissous le Parti du sauvetage national du Cambodge en 2017 et  tente par tous les moyens de diviser l’opposition, très populaire parmi la jeune génération. A l’intérieur du pays, ses sympathisants sont ciblés par une répression féroce. Ses membres les plus en vue, exilés, sont maintenus à distance et semblent même avoir été bannis des pays voisins.

Le procès de Phnom Penh, organisé en deux phases, devrait donc s’ouvrir sans ses principaux accusés. Mais tous ceux qui comparaîtront ne sont pas pour autant des anonymes et la figure de Theary Seng, une avocate américano-cambodgienne, pourrait se révéler embarrassante pour le gouvernement. Cette militante des droits de l’homme, ancienne partie civile dans le procès contre les ex-dirigeants khmers rouges, a refusé de s’exiler. Aujourd’hui, elle semble déterminée à démontrer l’iniquité de la procédure qui la vise : « Ce n’est pas un vrai procès, mais une mise en scène politique dans laquelle des acteurs jouent des rôles de juges et de procureurs, avec un scénario déjà écrit », déclare-t-elle.

Le CNRP a été interdit et son chef Kem Sokha arrêté avant une élection en 2018, permettant au Parti populaire cambodgien du Premier ministre Hun Sen de remporter tous les sièges parlementaires, suscitant l’inquiétude internationale.Le directeur régional d’Amnesty International pour l’Asie-Pacifique, Yamini Mishra, a déclaré dans un communiqué: «Ces procès de masse sont un affront aux normes internationales d’équité des procès, aux engagements du Cambodge en matière de droits humains et à l’état de droit.»

Réseaux sociaux : l’interdiction de Trump était nécessaire mais pose la question de la régulation d’après Twitter

La semaine dernière, Twitter, basé à San Francisco, a supprimé le compte de Trump, qui comptait 88 millions d’abonnés, invoquant le risque de nouvelles violences après la prise du Capitole par des partisans du président.

«Le fait de devoir prendre ces mesures fragmente la conversation publique», a déclaré Dorsey sur Twitter ici .  »Ils nous divisent. Ils limitent le potentiel de clarification, de rédemption et d’apprentissage. Et crée un précédent qui me semble dangereux: le pouvoir qu’un individu ou une entreprise a sur une partie de la conversation publique mondiale. »

Dans son fil Twitter, Dorsey a déclaré que même s’il n’était pas fier de l’interdiction, «les dommages hors ligne résultant d’un discours en ligne sont manifestement réels, et ce qui motive notre politique et notre application avant tout.»

Même ainsi, a-t-il ajouté, «Bien qu’il y ait des exceptions claires et évidentes, je pense qu’une interdiction est un échec de notre part pour promouvoir une conversation saine.»

A à long terme, le précédent «sera destructeur pour le noble objectif et les idéaux de l’Internet ouvert», a-t-il déclaré.

Envahissement du Capitole par les troupes de TRUMP : « UNE HONTE » (BUSH, OBAMA ET CARTER)

Envahissement du Capitole par les troupes de TRUMP : « UNE HONTE, (BUSH, OBAMA ET CARTER)

Trois démocrates et un républicain, Bill Clinton, George W. Bush, Barack Obama et Jimmy Carter se sont tour à tour exprimés pour condamner l’intrusion violente du Capitole à Washington par des partisans de Donald Trump, alors que les parlementaires étaient en train de certifier la victoire de Joe Biden lors de la présidentielle de novembre. Des heurts qui ont coûté la vie à au moins une personne, une femme.

Les trois derniers prédécesseurs de l’actuel président américain, qui se sont succédé à la Maison Blanche de 1993 à 2017, n’ont pas eu de mots assez durs pour qualifier les événements de ce mercredi, tout en pointant directement du doigt la responsabilité de celui qui doit quitter le pouvoir dans quelques jours, bien qu’il refuse de reconnaître sa défaite.

Barack Obama a pour sa part affirmé que « l’histoire se souviendra des violences aujourd’hui au Capitole, encouragées par un président qui a menti sans relâche sur l’issue d’une élection, comme d’un moment de déshonneur et de honte pour notre pays ».

Vaccination : « La France est la honte, la risée du monde entier»

Vaccination : « La France est la honte, la risée du monde entier»

 «C’est irresponsable aujourd’hui de continuer à décider, à organiser et à manager la France de cette manière-là», a sévèrement jugé Jean Rottner, lundi, sur le plateau du «Talk Le Figaro». Qualifiant la stratégie vaccinale du gouvernement de «scandale d’État» le président de la région Grand Est a aussi souligné que cette stratégie a déjà fait les preuves de son échec avec les masques et les tests. «Aujourd’hui on hésite et on change d’avis tous les deux jours sur la stratégie de vaccination», fustige-t-il.

Alors que les critiques fusent face aux lenteurs de la campagne française de vaccination contre le Covid-19, le gouvernement devrait passer à la vitesse supérieure en simplifiant les procédures. Soulagé par cette décision, «pourquoi est-ce qu’on ne l’a pas fait au départ, pourquoi ne pas avoir réfléchi ensemble?», déplore l’ancien maire de Mulhouse. Il rappelle à cette occasion qu’en novembre dernier, il avait adressé au ministre de la Santé une lettre d’offre de services de tous les élus locaux pour «travailler ensemble».

«Le déclassement de la France est dans cette technostructure qui vient nous paralyser», assure Jean Rottner, «détruit» dit-il de voir la France dans les dernières places de la vaccination mondiale. «On est la honte, on est la risée du monde entier», lâche l’élu.

Diesel-tabac : la «honte pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

Diesel-tabac : la  «honte  pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

«Wauquiez, c’est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ce n’est pas la France du XXIe siècle que nous voulons». Rapportée dans le JDD de la semaine dernière, l’attaque de Benjamin Griveaux contre le président des Républicains passe mal. Après que les cadres de LR ont dénoncé à l’unisson le «mépris» du porte-parole du gouvernement, l’indignation s’est invitée dimanche dans les rangs de la majorité avec l’intervention du président du MoDem, François Bayrou. «Cette phrase m’a fait mal, d’une certaine manière, elle m’a fait honte», a déploré l’éphémère ministre de la Justice d’Emmanuel Macron dimanche dans l’émission Questions politiques sur France Inter en partenariat avec Le Monde. «Parler de la France, comme parler du peuple, comme des gens qui seraient réduits à cloper ou à rouler au diesel, comme si c’était une infamie de rouler au diesel…», s’est-il étonné. «J’ai trouvé (dans) cette phrase le contraire de ce que nous avons voulu bâtir avec le président de la République», a regretté celui qui est souvent perçu comme un des poids lourds de la majorité présidentielle. «L’élection d’Emmanuel Macron s’est faite précisément sur l’idée qu’on allait rompre avec cette manière de couper le pays en deux, avec les gentils chics d’un côté et les désagréables pas chics de l’autre. Il est temps que s’expriment dans la majorité tous ceux qui refusent cette rupture», a souhaité François Bayrou.

Audiovisuel public : la honte de la république ( Macron)

Audiovisuel public : la honte de la république ( Macron)

Emmanuel macro aurait  déclaré que l’audiovisuel public constituait  la honte de la république. Il faut donc s’attendre à un sérieux coup de balai des structures médiatiques de l’État. La problématique est simple, les coûts de fonctionnement absorbent l’essentiel des recettes et nuisent à la qualité des programmes. Quand on a payé le coût  des structures, du personnel notamment,  il ne reste plus de marge financière pour l’innovation ,  création et m^me la diffusion. Il faut donc s’attendre à une sérieuse remise en cause de l’organisation actuelle. On pourrait notamment regrouper France Télévisions et Radio France en nettoyant nombre de canaux qui font double emploi et n’apportent  pas réellement de plus-value informative et où culturelle. Par ailleurs les sources de l’informationse sont  considérablement développée à la télévision mais surtout sur Internet et on ne voit pas très bien ce qu’apporte de plus les médias nationalisés. De ce point de vue France info a peut-être anticipé la future réforme en regroupant les forces de sa radio avec sa version télévisée. Restera aussi à faire le ménage dans les relations entre le service public et les sociétés de production. Des sociétés de production dont nombre sont détenues  d’ailleurs par des animateur,s ce qui leur permet de multiplier par 10 20 ou 50 leurs revenus Selon l’Express, le chef de l’État se serait livré lundi soir, devant les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, à un violent réquisitoire contre les entreprises de ce secteur. Mauvaise gestion, gaspillage, programmes et contenus médiocres, relations incestueuses entre l’audiovisuel et ses partenaires tels que les animateurs ou les producteurs… rien, ou presque n’a visiblement été épargné. Le président de la République aurait même affirmé que l’audiovisuel public était «la honte de la République», rapporte l’hebdomadaire. Des paroles d’une rare violence, prononcées devant les seuls députés de la majorité LREM/MoDem puisque les élus de l’opposition ne sont jamais conviés à ces rendez-vous officieux à l’Élysée. «Il a tenu un discours privé dans le cadre d’une réunion privée. Les propos du président de la République ont été déformés. Il s’agit d’une interprétation et d’une déformation plus qu’autre chose», a tenté de déminer un membre LREM de la direction de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. A l’Élysée, on «dément complètement la phrase prêtée au Président de la République». «J’étais juste en face d’Emmanuel Macron, au premier rang, à 60 cm de lui… Et je n’ai pas entendu ces mots», renchérit Claire O’Petit, députée LREM de l’Eure. Mais l’élue confirme néanmoins que le Président «a dressé un constat négatif de la situation sur pas mal de choses. Il a dit qu’il n’était pas favorable à la situation actuelle. Il y a de sa part une volonté certaine d’améliorer ce service public qui en a bien besoin. Alors oui, il a été virulent, et il a eu raison de l’être». Quand bien même Emmanuel Macron n’aurait pas qualifié stricto sensu l’audiovisuel public de «honte de la République», le ton est néanmoins donné. Oui, le Président compte bien s’atteler à l’épineux dossier de l’audiovisuel public. Et non, il ne faut pas s’attendre à ce que cette réflexion débouche sur de simples «mesurettes».

Rémunération des conférences des anciens présidents : une honte démocratique

Rémunération des conférences des anciens présidents : une honte démocratique

Des anciens présidents qui se font rémunérer à chaque conférence entre 100 000 et 400 1000 $ : un véritable scandale démocratique. Cela démontre à l’évidence les liens qu’entretiennent ces anciens dirigeants avec l’argent. Pourtant ces anciens présidents ne sont pas sans ressources. En général, on leur a même attribué de confortables retraites voir même une logistique coûteuse et cela durant toute leur vie. Même François Hollande qui avait dénoncé ce procédé tombe dans le piège de la cupidité. En effet,  lui aussi touche de l’ordre  100 000 € par conférence. Il avait pourtant promis de refuser d’être payé. Pour s’excuser il affirme que cette rémunération est reversée à sa fondation. Reste à savoir si ce n’est pas pour des motifs fiscaux ! Le pire de cette affaire c’est que souvent la présence d’un ancien chef d’État lors d’une conférence n’apporte pas réellement de plus-value. On se sert d’un nom, d’une fonction pour attirer les gogos souvent très fortunés contents de se pavaner avec une ancienne vedette politique . On peut comprendre qu’à la limite le conférencier soit indemnisé pour ses frais de déplacement mais cette rémunaration  est particulièrement honteuse et même minable

Mélenchon « devrait avoir honte  » (Mailly)

Mélenchon « devrait avoir honte  » (Mailly)  

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Mailly, patron de FO dénonce l’hypocrisie de Mélenchon qui impute à la division syndicale la responsabilité de l’échec de la mobilisation contre la réforme du code de travail. Cela alors que Mélenchon a largement contribué  par sa tentative de mainmise sur le mouvement syndical à tuer toute contestation.   »Jean-Luc Mélenchon devrait avoir honte de son comportement », a répliqué Jean-Claude Mailly au micro de RTL, mardi 28 novembre. « La France insoumise, c’est un OPNI, un objet politique non identifié. On ne sait pas si c’est un mouvement, un parti politique. Il fonctionne un peu comme La République En Marche d’ailleurs, on est adhérent sans (payer de) cotisations. Il peut dire ce qu’il veut, on continue. »  Pour le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Luc Mélenchon « est déçu ». « Il avait annoncé un million de personnes sur les Champs-Élysées, qu’il y allait avoir une déferlante le 23 septembre, il n’y en a pas eu. Qu’il y ait eu des tactiques ou stratégies syndicales différentes, oui, mais ce n’est pas la première fois. » Et le leader syndical d’exprimer tout de même sa satisfaction sur un des sujets de fond : « On a fait bouger les choses », se félicite-t-il. Sans discussion, « la branche (professionnelle) n’existerait plus aujourd’hui. » Globalement les Français condamnent d’ailleurs les outrances et l’irresponsabilité de Mélenchon.   Selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour  Franceinfo Mélenchon plonge.  Avec 36 % de bonnes opinions, le député des Bouches-du-Rhône chute de six points par rapport à septembre. L’ancien candidat à l’élection présidentielle est désormais rejeté par une majorité de jeunes (53 %), d’ouvriers (54 %) et de Français aux revenus les plus modestes (61 %)», détaille le sondeur. Ces catégories sont pourtant celles qui ont le plus voté Mélenchon en avril dernier.  S’il conserve une bonne base de popularité chez les sympathisants de la gauche du PS (82 %), le parlementaire est mal perçu par les socialistes (54 % ont une mauvaise image de lui). La raison de ce creux se trouve évidemment dans son incapacité à fédérer autour de lui un front social contre l’exécutif. 79 % des Français jugent que sa mobilisation contre les réformes du gouvernement a été «un échec ». Un avis partagé par 54 % des sympathisants de la gauche radicale et 77 % des sympathisants socialistes. Confortant une critique déjà exprimée par les syndicats, Jean-Luc Mélenchon est perçu comme «jouant trop perso » par 68 % des Français, soit cinq points de plus qu’en septembre, au moment de sa grande marche «contre le coup d’État social ». Il n’est jugé «compétent » que par 43 % des Français (- 3 points) et «sympathique » par 40 % (- 4). Le lien avec les Français semble altéré : 48 % le trouvent «proche des gens ». C’est… huit points de moins que lors de la précédente enquête. Les différentes controverses autour des personnalités de La France insoumise (Raquel GarridoAlexis CorbièreDanielle Simonnet…) ont, elles aussi, eu un impact négatif : 58 % des Français estiment qu’elles sont particulièrement choquantes

2017 : Le Pen, une candidature qui fait honte à la France

2017 : Le Pen,  une candidature qui fait honte à la France

 

Si l’on en croit la presse étrangère, la candidature  de Marine Le Pen constitue une véritable honte pour la France. En cause,  ses valeurs,  ses orientations économiques et sa  personnalité. Concernant sa personnalité, Marine Le Pen  est un pur produit du système, héritière d’un parti et de la richesse de son père. En outre, impliquée dans de nombreuses affaires y compris d’enrichissement personnel et de détournement de fonds publics.  L’intéressée n’a pratiquement jamais travaillé et se révèle complètement incompétente en matière économique, elle n’entretient que des relations approximatives avec les réalités sociales (qu’elle observait sans doute du château paternel de  Montretout). Cette candidature fait honte à la France du fait de l’incongruité des propos de l’intéressé, de sa grossièreté et de sa vulgarité. Dernière citation en date « : le vieux réflexe républicain tout pourri » « contrairement à son père,  Marine Le Pen semble peu cultivée et sa rhétorique est plus proche de celle utilisée dans un bistrot que dans les cercles philosophiques.  Les valeurs sur lesquelles elles se font sont à la fois obsolètes et scandaleuses, c’est le repli généralisé sur une France  étriquée, le rejet de tout ce qui est étranger,  le racisme et la haine. Le pire, c’est sans doute son programme économique complètement invraisemblable qui propose d’ignorer la dette, le retour au franc,  la sortie de l’union européenne. Autant de propositions qui témoignent de son ignorance totale de la complexité des processus de production et d’échange. Une espèce de programme poujadiste qui renvoie aux années 50, un cocktail d’étatisme, de corporatisme et de nationalisme qui ne peut conduire qu’à la ruine du pays voire à  au conflit avec les pays voisins et même à la guerre. Toutes les guerres ont commencé sur les fondements du nationalisme. Vu de l’étranger cette candidature est une sorte d’ovni politique. Que 20 30 % des Français fassent confiance à une telle caricature politique affectent gravement la crédibilité du pays et notamment sa lucidité et sa capacité à se réformer réellement.  

 

Le Pen : une candidature qui fait honte à la France

Le Pen : une candidature qui fait honte à la France

 

La candidature l de Marine Le Pen constitue une véritable honte pour la France. En cause,  ses valeurs,  ses orientations économiques et sa  personnalité. Concernant sa personnalité, Marine Le Pen  est un pur produit du système, héritière d’un parti et de la richesse de son père. En outre, impliquée dans de nombreuses affaires y compris d’enrichissement personnel et de détournement de fonds publics.  L’intéressée n’a pratiquement jamais travaillé et se révèle complètement incompétente en matière économique, elle n’entretient que des relations approximatives avec les réalités sociales (qu’elle observait sans doute du château paternel de  Montretout). Cette candidature fait honte à la France du fait de l’incongruité des propos de l’intéressé, de sa grossièreté et de sa vulgarité. Dernière citation en date « : le vieux réflexe républicain tout pourri «  contrairement à son père Marine Le Pen semble peu cultivée et sa rhétorique est plus proche de celle utilisée dans un bistrot que dans les cercles philosophiques.  Les valeurs sur lesquelles elles se font sont à la fois obsolètes et scandaleuses, c’est le repli généralisé sur une France  étriquée, le rejet de tout ce qui est étranger,  le racisme et la haine. Le pire, c’est sans doute son programme économique complètement invraisemblable qui propose d’ignorer la dette, le retour au franc,  la sortie de l’union européenne. Autant de propositions qui témoignent de son ignorance totale de la complexité des processus de production et d’échange. Une espèce de programme poujadiste qui renvoie aux années 50, un cocktail d’étatisme, de corporatisme et de nationalisme qui ne peut conduire qu’à la ruine du pays voire à  au conflit avec les pays voisins et même à la guerre. Toutes les guerres ont commencé sur les fondements du nationalisme. Vu de l’étranger cette candidature est une sorte d’ovni politique. Que 20 30 % des Français fassent confiance à une telle caricature politique affectent gravement la crédibilité du pays et notamment sa lucidité et sa capacité à se réformer réellement.  

 

Naturalisation de 28 tirailleurs sénégalais : la honte !

Naturalisation de 28 tirailleurs sénégalais : la honte !

Près de 50 000 africains ont été tués leur de la première guerre mondiale et lors  de la période 39 45. Par la suite certain furent engagés sur le terrain de l’Indochine ou de l’Algérie. Ces Africains qui se sont battus pour le drapeau français n’ont eu droit qu’à très peu de reconnaissance. L’heure des premières grandes guerres beaucoup ont été incorporés de force. Nombreux ont été les morts,  les blessés ou les invalides pourtant en 1960 le parlement français a adopté un dispositif du blocage des tensions. Ce n’est qu’en 2007 que le Parlement français a acceptés de revaloriser ses pensions. La plupart de ces bénéficiaires était mort et beaucoup des combattants était dans l’incapacité de présenter des dossiers administratifs pour prétendre à obtenir ces compensations. Sans doute pour faire semblant de s’excuser François Hollande a autorisé la naturalisation de 28 anciens tirailleurs sénégalais ayant combattu dans les rangs de l’armée française. Mais parmi eux évidemment personne ayant combattu pendant les deux grandes guerres. François Hollande présidera samedi à l’Elysée une cérémonie de naturalisation de 28 anciens tirailleurs sénégalais ayant combattu dans les rangs de l’armée française. Âgés de plus de 80 ans pour la plupart, ces hommes issus de l’Afrique subsaharienne ont combattu pour la France dans différentes opérations militaires jusqu’en 1960 dans le cadre de la Guerre d’Algérie, mais aussi, pour quelques-uns d’entre eux, en Indochine, au Maroc et en Tunisie. Une réparation à minima car le courage des Africains au cours des deux grandes guerres a été exemplaire. L’heure de la guerre de 14 18 10 en même été parfois utilisé comme de la chair à canon. On objectera à juste titre que certains combattants français n’ont guère aussi été reconnus comme par exemple les réfractaires maquisards en 39 40 qui ont rejoint la résistance. On leur avait promit monts et merveilles et ils ont fini avec une médaille ! Pour les Africains, la situation est encore plus scandaleuse d’autant encore une fois beaucoup ont été incorporés de force. La décision de François Hollande est vraiment une manifestation de reconnaissance à minima pour qulesqes uns « Ce sera l’occasion de rappeler ce qu’a été la contribution de l’Afrique à la libération de l’Europe, et de rendre hommage à ces hommes valeureux qui ont risqué leur vie pour la France », a pourtant précisé l’Elysée. En décembre dernier, François Hollande s’était engagé auprès de son homologue sénégalais Macky Sall, en visite d’Etat à Paris, à ce que les dossiers de naturalisation des tirailleurs vivant en France et qui en font la demande soient examinés « avec rapidité et bienveillance ». Quelques dizaines de personnes sont aujourd’hui concernées. les dizaines de milliers duatres sont morts.

« Vel d’Hiv » la honte du révisionnisme de Marine Le Pen

« Vel d’Hiv » la honte du révisionnisme  de Marine Le Pen

 

Pour gagner encore quelque voix de français rabougri, aigris et racistes, Marine Le Pen n’a pas hésité à reprendre les thèmes révisionnistes de son père pour ignorer la responsabilité de la France concernant la rafle des juifs en 1942. Marine Le Pen milite pour la réécriture d’un roman français démagogique et indigne.  Le recentrage ces derniers jours sur  des thèses de l’extrême droite classique dévoile enfin la vraie nature du front national. La France n’est pas responsable de la rafle du « Vel d’Hiv », au cours de laquelle plus de 13.000 juifs furent arrêtés les 16 et 17 juillet 1942, a en effet estimé dimanche la candidate du Front national à l’élection présidentielle, Marine Le Pen. « Je pense que la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv », a dit la dirigeante du parti d’extrême-droite, dans l’émission « Le Grand Jury » (RTL-Le Figaro-LCI). « Je pense que de manière générale, plus généralement d’ailleurs, s’il y a des responsables, c’est ceux qui étaient au pouvoir à l’époque, ce n’est pas la France, ce n’est pas la France. » « La France a été malmenée dans les esprits depuis des années », a-t-elle poursuivi. « En réalité, on a appris à nos enfants qu’ils avaient toutes les raisons de la critiquer, de n’en voir que peut-être les aspects historiques les plus sombres, donc, je veux qu’ils soient à nouveau fiers d’être Français. » Dans un communiqué publié peu après l’émission, l’Union des étudiants juifs de France (Uejf) a dénoncé les propos « révisionnistes » de Marine Le Pen qui s’inscrivent selon elle « dans la lignée révisionniste du Front National ». L’Uejf appelle « les citoyens français à se mobiliser pour faire barrage à Marine Le Pen et l’empêcher de salir à nouveau l’honneur de la France » à l’occasion de l’élection présidentielle. La responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs, longtemps passée sous silence dans la France de l’après-guerre, a été reconnue en 1995 par le président Jacques Chirac qui rompait alors avec la position de ses prédécesseurs. En 2012, deux mois après son arrivée à l’Elysée, François Hollande a pour sa part qualifié la rafle du Vélodrome d’hiver de « crime commis en France par la France ». Plusieurs dirigeants du Front national ont remis en cause ces dernières années la responsabilité de l’Etat français dans la déportation de Juifs, à l’image du fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen, qui en 2010 a jugé scandaleux de rendre responsable le maréchal Pétain de la « persécution » des Juifs.

Morale politique : « Ils n’ont même pas honte » (Alain Garrigou )

Morale politique : « Ils n’ont même pas honte » (Alain Garrigou )

Le politologue Alain Garrigou , Dans une tribune au « Monde », estime que la volonté  de gagner est telle chez les hommes politiques qu’elle annihile toute considération  morale, autorise tous les mensonges, parjures et reniements, sans remise en cause.  Il fut un temps où l’honneur se lavait à coups de duel. L’ univers professionnel de la politique n’a que faire de l’honneur aristocratique. Sa valeur n’est pas la gloire mais la résilience, avoir le cuir dur, comme s’en vanta François Fillon. Et pas cet honneur des dominés qu’est la honte. Défaut de honte, comment appeler cette immunité psychologique comme on parlerait de désensibilisation en médecine ? Pas de mot, semble-t-il, en français. Pas d’antonyme. Soumission versus insoumission, obéissance versus désobéissance, etc., mais honte ? En cherchant un peu, on s’approcherait avec impudeur, indécence. Mais il y a la décence et la pudeur. Certes, éhonté semble faire l’affaire. On peut alors parler de mensonges éhontés. Mais pas de substantif. L’absence de honte est donc assez mystérieuse pour ne pas être exactement nommée. Ils ne sont pas faits du même bois, entend-on de la part de certains citoyens parlant des politiques. Tout est permis A partir de là, tout est permis, depuis les mensonges répétés mais aussi les reniements les plus visibles. Le parjure en est la figure maîtresse. On promet, on s’engage pour se démentir aussitôt si l’intérêt le commande. François Fillon en aura laissé un bel exemple en maintenant sa candidature après avoir annoncé qu’il se retirerait s’il était mis en examen, après avoir en outre invoqué les mânes du général de Gaulle que nul n’imaginerait avoir été mis en examen. Contre les adversaires de sa propre «  famille  ». Il n’est pas un exemple isolé. Quand un autre ancien premier ministre, Valls, participe à l’élection primaire PS, est battu, soutient son vainqueur comme c’est la règle, avant de raviser et de se rallier à un autre candidat. Un parjure, en somme.

 

Affaires Fillon-Le Pen : une honte pour la France

Affaires Fillon-Le Pen : une honte pour la France

La presse étrangère notamment condamne avec une grande sévérité la tonalité de la campagne électorale française surtout affectée par les affaires de Fillon et Le Pen. Elle estime que dans la plupart des pays ces candidats auraient été immédiatement disqualifiés et auraient dû retirer leur candidature. On critique surtout la ligne de défense des intéressés qui consistent à récuser la justice et à réclamer une trêve judiciaire. Il est clair que les candidats déclarés, en tout cas les principaux, sont nécessairement sous les feux de la rampe médiatique et qu’il est donc normal qu’on s’intéresse à leur profil, à leur situation et à leur relation avec l’argent. Cet audit public est évidemment nécessaire avant les élections sinon la France risque d’être dotée d’un président dont la crédibilité sera fortement affectée au plan international ;  la presse étrangère s’étonne d’une manière générale de la clémence dont bénéficie le personnel politique français en matière de dérive politico- financière. À l’étranger,  nombre de responsables, notamment dans les pays du Nord, ont dû démissionner pour des motifs beaucoup moins importants.  Pour Le Pen les journaux étrangers titrent le plus souvent : » la haine et les affaires ». En annonçant à la fois sa prochaine mise en examen et le maintien de sa candidature, François Fillon “a choisi de tout risquer, juge Le Temps : son avenir bien sûr, mais aussi celui de sa famille politique et, quelque part, celui de la cohésion républicaine dans une France où les juges et les médias sont désormais devenus des cibles pour les prétendants à la fonction suprême”. À l’instar du journal suisse, les médias étrangers se montrent plus préoccupés par la situation politique française que surpris par cette série d’annonces du candidat des Républicains. “Cette campagne présidentielle française de toutes les péripéties est, plus que jamais, celle de tous les dangers”, assure ainsi Le Temps.  En Allemagne, le Spiegel Online titre cet après-midi “Fillon formellement accusé” et écrit que, “même si les observateurs avaient déjà prédit une démission de François Fillon, celui-ci veut évidemment poursuivre la campagne malgré le scandale autour de l’emploi présumé fictif de sa femme”. Très vite après les premières accusations, Fillon a opté pour l’attaque frontale. Il s’engage maintenant à aller jusqu’au bout, bien qu’il ait promis de retirer sa candidature en cas de mise en examen. Il est visiblement revenu sur cette promesse. Reste à voir si, ce faisant, il sert l’intérêt de sa famille, de son parti, et le sien propre. La prise de risque est énorme”. “François Fillon a-t-il abattu sa dernière carte ?” s’interroge The Guardian, qui ajoute : “En refusant de se retirer et en accusant l’État français de tentative d’ ‘assassinat’ politique pas seulement contre lui, mais aussi contre le processus démocratique lui-même, Fillon a joué son dernier atout”. Cinq semaines après les premières révélations du Canard enchaîné, “faire campagne sur le terrain est devenu extrêmement difficile pour le candidat, qui semble s’être retranché dans un bunker”, écrit le quotidien.  Cet épisode intervient à la pire des périodes pour François Fillon, estime pour sa part The Daily Telegraph, “dans une semaine au cours de laquelle M. Fillon était supposé relancer sa campagne chancelante, avec pour point culminant la révélation de son programme samedi, convaincu que ses ennuis judiciaires étaient derrière lui”. Et le journal italien La Repubblica de confirmer : Sa campagne est en train de devenir un cauchemar, avec des protestations et des mouvements de contestation à chacun de ses meetings et à chacune de ses sorties publiques.”  Pour Il Foglio, en Italie, “plus que tout, on en a la confirmation aujourd’hui, François Fillon est véritablement thatchérien, y compris dans son obstination à vouloir demeurer le candidat de la droite française, animé par la conviction de se trouver du bon côté”. Le quotidien néerlandais De Volkskrant insiste, à sa manière, sur le caractère sans précédent de cette affaire politique : “Si Fillon est élu, il bénéficiera de l’immunité pendant la durée de sa présidence. Mais pas Penelope. Ce qui pourrait donner lieu à une situation bien curieuse : Fillon à l’Élysée, Penelope devant le juge.” Le même raisonnement pouvant être fait pour Marine Le Pen avec sa future immunité de parlementaire français. 

Trump signe le décret du mur de la honte avec le Mexique

Trump signe le décret du mur de la honte avec le Mexique

 

Sous les regards des caméras comme d’habitude,  a signé Donald Trump à signé le décret autorisant la construction du mur entre eux les États-Unis et le Mexique. Le mur de la honte en quelque sorte symbole de la  la  glorification d’un passé mythifié et la peur des blancs de perdre leur pouvoir que dénonçait dans la Tribune  Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice. Pour l’instant il s’agit d’un symbole pour répondre aux nous aspirations populistes des soutiens du nouveau président des États-Unis. Il faudra en effet des années pour construire cet ouvrage dont le financement n’est pas assuré. Il faudrait d’abord que le congrès décide de ce financement ensuite trouver le moyen juridique pour le faire payer aux Mexique qui refuse évidemment la facture. Pour Rokhaya Diallo le président américain falsifie le passé et hypothèque l’avenir. « Make America great again !  Rendre à l’Amérique sa grandeur, c’est sur cette phrase que s’est achevé le discours d’investiture du désormais Président Donald Trump. Un propos qui se trouvait au cœur de la campagne présidentielle du candidat républicain. Cette idée selon laquelle les Etats-Unis auraient par le passé offert à leurs habitants une gloire qui n’est plus, est pourtant fondée sur l’omission de faits historiques. Car l’histoire des Etats-Unis est celle d’assujettissements successifs. Le pays s’est fondé et développé en éradiquant une grande partie de la population amérindienne puis en exploitant des centaines de milliers d’Africains réduits à l’esclavage. Ces oppressions se sont traduites dans des mécanismes de domination qui même après leur disparition des textes législatifs ont persisté dans des pratiques sociales et structurelles discriminatoires. C’est ce qui a favorisé l’affirmation sociale, économique et politique d’une élite et de classes moyennes issues des minorités autrefois privées de visibilité et de légitimité nationale. Ainsi les populations blanches qui ont régné sur le pays pendant des siècles du fait de dispositions légales injustes, voient leur position dominante décliner depuis plusieurs décennies. La rhétorique passéiste de Donald Trump puise dans le ressentiment d’une partie de cette population qui vit comme une injustice le fait de voir le pouvoir migrer dans les mains de groupes qui ne l’avaient jamais eu jusqu’alors ». Accessoirement se pose de nombreuses questions juridiques et de financement De très nombreuses questions restent posées sur le calendrier, le financement et l’efficacité de ce projet très controversé, évoqué dès le 16 juin 2015, jour de l’annonce sa candidature, par le magnat de l’immobilier (« Je vais construire un grand mur, personne ne construit les murs mieux que moi »). « Une nation sans frontières n’est pas une nation », a-t-il lancé mercredi lors d’une cérémonie en présence du nouveau ministre de la Sécurité intérieure, l’ancien général John Kelly. « A partir d’aujourd’hui, les Etats-Unis reprennent le contrôle de leurs frontières », a-t-il ajouté, promettant que les lois sur l’immigration seraient désormais appliquées avec force. « Le fantasme du président Trump de sceller la frontière avec un mur est alimenté par un parti pris racial et ethnique qui déshonore la tradition américaine de protection des migrants vulnérables », a réagi l’Aclu, principale association américaine de défense des libertés individuelles. Le président du Mexique a assuré qu’il ne paierait pas ? « Il est obligé de dire cela », a-t-il répondu. « Mais moi je vous le dis: il y aura un paiement, même si le montage sera peut-être compliqué »« Il est évident que nous avons quelques divergences avec le prochain gouvernement des Etats-Unis, comme au sujet du mur que, bien entendu, le Mexique ne paiera pas », avait affirmé début janvier son homologue mexicain. Quant à l’ancien président mexicain Vicente Fox, il s’en est pris avec virulence au porte-parole de la Maison Blanche: « Sean Spicer, je l’ai dit à @realDonaldTrump et je vous le dis maintenant: le Mexique ne paiera pas pour ce putain de mur. #Putaindemur », a-t-il grondé en anglais sur Twitter.

(Avec le Monde)

 

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