Archive pour le Tag 'Hongrie'

Stellantis supprime déjà une usine en France et transfère en Hongrie

Stellantis supprime déjà une usine en France et transfère en Hongrie

A peine créé, le nouveau conglomérat qui regroupe Peugeot (ex PSA) et Fiat décide de fermer l’usine Stellantis (ex-PSA) à Douvrin (Pas-de-Calais) . L’usine de la production d’un moteur essence sera délocalisée en Hongrie, le site français concerne 1500 salariés.

Selon les syndicats, l’usine risque de ne plus avoir de production d’ici à 2025, avec le probable arrêt du moteur diesel en 2023 et la délocalisation annoncée fin février de la production des moteurs essence EP génération 3 vers l’usine Opel de Szentgottard, en Hongrie, en 2023. « Sans cette production-là, on sera contraint de fermer l’usine. La délocalisation sonne la fin pour nous », prédit Joël Petit (CFDT). « PSA a fait subir des accords de compétitivité, et finalement à peine Stellantis créée, la direction annonce la délocalisation » du moteur EP, s’insurge Régis Scheenaerts, de la CGT, qui n’était « pas signataire ».

« Ce qui se dessine, c’est la mort programmée de la Française de mécanique » (ancien nom de l’usine). De l’usine sort actuellement un troisième moteur, celui à essence EB, également produit dans d’autres sites du groupe. En juin, la direction doit annoncer où sera produit sa nouvelle génération. « La production d’un nouveau moteur sur ce site est indispensable si nous voulons préserver les emplois : @StellantisFR doit s’y engager ! », a tweeté le président du conseil régional Xavier Bertrand (ex-LR), candidat à sa propre succession, mais aussi à la présidentielle.

Covid Hongrie : record mondial de morts

Covid Hongrie : record mondial de morts  

 

Là Hongrie affiche sur la semaine écoulée le plus haut taux de mortalité au monde, avec 15,7 morts pour 100.000 habitants. La Hongrie se place ainsi devant la République tchèque, la Bosnie, la Slovaquie et la Bulgarie.

Le nombre de décès a bondi de plus de 40 %, comparé aux sept jours précédents. Jeudi, un nouveau record quotidien a été atteint, avec 272 décès enregistrés en seulement 24 heures. Un peu moins de 10.000 cas ont par ailleurs été recensés, dans ce pays de 9,8 millions d’habitants.

Le gouvernement mise sur sa stratégie de vaccination pour endiguer la propagation du virus. La Hongrie, seul membre de l’UE à administrer les vaccins chinois Sinopharm et russe Spoutnik V, en plus de ceux livrés par Bruxelles (Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca), fait la course en tête dans l’Union européenne, juste derrière Malte.

A ce jour, plus de 1,7 million de personnes, soit 18 % de la population, ont reçu au moins une dose. Dès que le chiffre de 2,5 millions sera atteint, les restrictions pourront être assouplies et les écoles rouvrir, au plus tôt le 12 ou 19 avril, a souligné M. Gulyas.

Budget UE: projet de compromis avec la Pologne et la Hongrie

Budget UE: projet de compromis avec la Pologne et la Hongrie

 

Un projet de compromis semble pouvoir être accepté par l’union européenne ainsi que les deux pays en cause,  la Pologne et la Hongrie. Le différend portait  sur des dispositions imposant à la Pologne et à la  Hongrie un meilleur respect de l’État de droit. Certains pays dont la France envisageait  alors de construire un plan de relance et un budget à 25 au lieu de 27. Pratiquement , cette clause de respect du droit devrait disparaître tant dans le budget que dans le plan de relance.

La Pologne et la Hongrie ont accepté une proposition de compromis de l’Allemagne sur le budget de l’Union européenne mais attendent désormais l’approbation d’autres Etats membres dont les Pays-Bas, a déclaré mercredi un haut responsable polonais à Varsovie.  En déplacement à Prague, le président polonais Andrzej Duda a évoqué pour sa part un “accord préliminaire” sur le budget de l’Union européenne et le plan de relance post-pandémie.

“ Convoqués dans l’après-midi par la présidence allemande du Conseil européen, les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’UE se sont montrés “positifs”, a rapporté un diplomate européen de haut rang. Le projet de compromis va désormais faire l’objet d’une analyse approfondie par chacun des Etats membres.

La décision définitive appartiendra ensuite aux chefs d’Etat et de gouvernement, qui se réuniront jeudi et vendredi à Bruxelles.

Plan de relance européen : sans la Pologne et la Hongrie

Plan de relance européen : sans la Pologne et la Hongrie

 

Le plan de relance européen et projet de budget pour la période 2021–2027 pourraient d’après la France être adoptés sans l’avis de la Hongrie et de la Pologne. Ces deux pays s’opposent à la majorité des autres membres de l’union européenne en raison des conditions imposées par l’Europe en matière de respect de l’État de droit.

L’Union européenne mettra en oeuvre son plan de relance à 25 si la Pologne et la Hongrie persistent à refuser de valider ce projet ainsi que le projet de budget pluriannuel, a prévenu dimanche le secrétaire d’Etat français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, dans une interview au Journal du Dimanche.

« Le budget pluriannuel commence au 1er janvier. Si la Hongrie et la Pologne se refusent toujours à valider les choses en l’état, alors il faudra en venir à une solution plus radicale qui consiste à mettre en oeuvre le plan de relance européen à 25″, a-t-il dit.

 

« C’est juridiquement lourd mais possible. Notre position est claire : on ne sacrifiera ni la relance, ni l’état de droit. »

 

Un budget européen sans l’accord de la Pologne et de là Hongrie

Un budget européen sans l’accord de la Pologne et de là Hongrie

Le concept de géographie variable pourrait bien être mis en œuvre à l’occasion du budget européen ouvrant 2021–2027. En effet l’union européenne envisage de se passer de l’avis  de la Pologne et de là Hongrie qui s’opposent  en effet aux propositions budgétaires tant qu’on continuera de leur imposer un plus grand respect de l’État de droit.

Bref l’union européenne adopte une sorte de stratégie de contournement mais qui remet quand même en cause les principes de fonctionnement de l’union. La vraie question n’est pas budgétaire, elle est de savoir si la Pologne est là Hongrie remplissent  les critères d’adhésion aux valeurs et aux règles de l’union européenne. La question pourrait aussi se poser pour d’autres pays. Au total, une sorte de remise en cause de cette Europe ingérable qui a voulu absorber des pays aux réalités politiques, sociales, environnementales complètement disparates qui par ailleurs favorisent une distorsion des conditions de concurrence tout autant que des règles démocratiques

Budapest et Varsovie, refusent la clause qui conditionne l’accès à ce fonds au respect de l’état de droit. La Hongrie et la Pologne font toutes deux l’objet de procédures d’infraction pour des atteintes à l’indépendance de la justice ou au droit d’asile.

Si la diplomatie française dit s’efforcer de convaincre les deux pays de lever leur veto, elle n’exclut pas chercher une solution pour contourner l’obstacle.

“Si ceci ne marche pas, et on n’y est pas (…) on sera obligé de trouver d’autres options. La possibilité de recourir à un accord qui ne serait pas un accord à 27, était une des options sur la table.”

Parmi les solutions sur la table, figure celle de la “coopération renforcée”, une procédure grâce à laquelle certains pays européens pourraient mettre en oeuvre eux-mêmes une politique donnée.

Projet de plan européen : comme prévu, bloqué par la Pologne et la Hongrie

Projet de plan  européen : comme prévu, bloqué par la Pologne et la Hongrie

 

 

Il était prévisible que la Pologne et la Hongrie bloquent le plan européen de relance économique subordonné pour leur pays des conditions de respect du droit. Si effectivement l’union économique à une certaine légitimité à reprocher certaines entraves démocratiques aux libertés individuelles et collectives, on comprend mal pourquoi on se saisit de ce plan d’urgence économique pour en faire le reproche aux deux Etats concernés.

La question devrait se poser plus globalement et l’union économique devrait s’interroger sur maintien de ces deux pays dans l’union et non profiter d’un plan d’urgence découlant de la crise sanitaire qui a peu de rapport avec les reproches adressés à la Pologne et à la Hongrie.

Juridiquement la condition imposée par l’union économique à propos du plan de relance est très discutable. Politiquement cela ne grandira pas la commission et l’union économique qui seront nécessairement contraints d’enlever cette conditionnalité pour rendre opérationnel un plan de soutien qui devient de plus en plus urgent eu égard au très net écroulement de l’économie en cette fin 2020.

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est accusé par l’UE et certains pays européens d’atteinte aux principes démocratiques, notamment en matière d’indépendance de la justice et de liberté de la presse. La Pologne est elle aussi visée par des critiques similaires.

Le Conseil européen a décidé au cours de l’été que les futurs versements d’argent issus du prochain budget et du plan de relance économique, qui représentent ensemble environ 1.800 milliards d’euros, seraient liés au respect des normes démocratiques inscrites dans les traités de l’UE.

Ce veto préoccupe les autorités européennes qui ne souhaitent pas retarder leurs prises de décisions alors qu’elles sont déjà confrontées à l’interminable feuilleton du Brexit et aux retombées économiques de la pandémie de coronavirus.

“Je pense qu’il faut de toute façon régler cette question au plus vite”, a déclaré Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne, lors d’une téléconférence.

“En ce qui concerne le lien entre le déblocage des fonds et le respect de l’état de droit, c’est quelque chose auquel la Commission a accordé une grande importance dans sa proposition de départ et qui a été discuté de longue date”, a-t-il ajouté.

L’Espagne, particulièrement malmenée par la crise sanitaire et à ce titre un des principaux bénéficiaires du projet de budget, a elle aussi dit son espoir d’une solution rapide.

Constitution Hongrie : «la mère est une femme, le père est un homme»

Constitution Hongrie : «la mère est une femme, le père est un homme» 

 

Là Hongrie prévoit d’amender sa constitution en indiquant concernant la question du genre : «la mère est une femme, le père est un homme» et définir le sexe comme étant uniquement celui de la naissance. «La Hongrie protège le droit des enfants à s’identifier en fonction de leur sexe», est-il écrit dans le projet de texte envoyé au parlement par la ministre de la justice Judit Varga. «L’éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle de la Hongrie et la culture chrétienne», peut-on également lire.

Depuis le mois de mai, il est déjà légalement interdit d’inscrire un changement de sexe à l’état civil dans ce pays d’Europe centrale, membre de l’Union européenne (UE), dont le premier ministre Viktor Orban, au pouvoir depuis dix ans sans interruption, promeut «l’illibéralisme». Ce nouveau projet de modification de la constitution intervient alors que Budapest s’oppose à un projet de mécanisme conditionnant le versement des fonds européens notamment au respect de la charte européenne des droits fondamentaux, qui garanti entre autres les droits des minorités sexuelles et de genre.

Plan de relance européen : bloqué par ll Hongrie

Plan de relance européen : bloqué par la Hongrie

 

Comme il fallait s’y attendre,  le plan européen n’est pas prêt d’entrer en application. Au mieux si tout se passe bien, les effets ne pourront être ressentis qu’à partir du second semestre 2021. Le calendrier pourrait encore être repoussé si un seul État manifestait son opposition. C’est notamment le cas de là Hongrie qui ne veut absolument pas que ce plan de relance soit subordonné à des questions d’Etat de droit qui la vise directement

«Bien que la Hongrie soit engagée en faveur de la coopération, à la vue des derniers développements elle ne peut pas fournir l’unanimité requise pour le paquet adopté en juillet» sur le budget européen 2021-2027, ainsi que le plan de relance post-Covid qui s’adosse à ce budget, indiquait une lettre de Viktor Orban à la commission européenne. Le Parlement européen et l’Allemagne, qui négociait au nom des Vingt-sept, se sont entendus jeudi pour que le futur budget intègre un mécanisme inédit conditionnant l’attribution de financements au respect des principes de l’État de droit (justice indépendante, liberté de la presse…).

Cet accord provisoire, qui doit encore être entériné par les États à la majorité qualifiée, a aussitôt suscité la fureur de la Pologne et de la Hongrie, toutes deux dans le collimateur de Bruxelles pour des réformes accusées de saper l’indépendance de la justice. Selon le site Mandiner.hu, Viktor Orban a estimé que «le mécanisme de sanction proposé est fondé sur des définitions légales vagues», qui créent notamment «des occasions d’abus politiques», et que «si cela reste le cas, le gouvernement hongrois n’a pas d’autres choix que de rejeter les autres éléments du paquet (budgétaire)».

Une source européenne a confirmé à l’AFP que cette missive avait bien été reçue par Charles Michel, Ursula von der Leyen, la présidence allemande de l’UE – mais également par le Portugal, qui prendra en janvier la suite de Berlin. Viktor Orban y explique «qu’il ne peut donner son accord au compromis sur la conditionnalité car cela ne correspond pas au paquet conclu en juillet», insiste cette source.

Compte tenu des enjeux économiques, il est probable que la présidence allemande actuelle va favoriser un compromis allant dans le sens des demandes de la Hongrie.

Hongrie: le poison de la censure avec le limogeage d’un rédacteur en chef

Hongrie: le poison de la censure avec le limogeage d’un rédacteur en chef

 

Sur incitation du gouvernement, le rédacteur en chef du principal site indépendant « index.hu » d’information en Hongrie a été licencié. Une confirmation supplémentaire des atteintes aux libertés par le gouvernement nationaliste du Premier ministre Viktor Orban .

Les employés d’index.hu ont qualifié ce licenciement d’”inacceptable” et de tentative manifeste de pression pour nuire à l’indépendance de leur production éditoriale.

Si le gouvernement, qui ne s’est pas exprimé sur ce cas particulier, dément toute ingérence dans les médias, ce limogeage pourrait tout de même tendre encore plus les relations entre la Hongrie et la Commission européenne.

L’exécutif de l’UE, qui accuse Budapest de fragiliser l’Etat de droit, a engagé une procédure judiciaire qui pourrait aboutir à des sanctions financières contre la Hongrie.

Dans le cadre du plan de relance de l’UE adopté mardi, les dirigeants des Vingt-Sept ont toutefois finalement renoncé à conditionner le versement d’aides financières au respect de l’Etat de droit. Ce compromis pourrait, selon des analystes politiques, enhardir Viktor Orban.

Les craintes pour l’indépendance d’Index se sont renforcées depuis que l’homme d’affaires Miklos Vaszily, jugé proche du gouvernement, a acquis cette année un contrôle important sur le financement du site internet.

Agnes Urban, directrice de l’institut de surveillance des médias Mertek, a déclaré à Reuters que le licenciement de Szabolcs Dull était un “signal inquiétant” qui renforce les craintes pour la liberté des médias en Hongrie.

Hongrie : premier gouvernement européen de dictature

Hongrie : premier gouvernement européen de dictature

Pouvoirs illimités et pour une durée illimitée pour Viktor Orban  au nom de la lutte contre le Covid-19. La Hongrie abolit indéfiniment des pans entiers du contrôle démocratique, dénoncent dans une tribune au « Monde » Philippe Dam et Bénédicte Jeannerod, d’Human Rights Watch.

Tribune.

 

 Sous prétexte de répondre à l’urgence sanitaire liée au Covid-19, le Parlement hongrois a donné, le 31 mars, son feu vert au gouvernement de Viktor Orban pour s’attribuer des pouvoirs illimités pour une durée indéterminée. Le gouvernement hongrois peut désormais suspendre toute loi existante et en appliquer d’autres par décret, sans contrôle parlementaire ni judiciaire. Les élections ont été suspendues.

La loi prévoit aussi de nouvelles sanctions pénales de cinq ans de prison pour la publication de faits dits « faux » ou « déformés », un nouveau coup porté à la liberté des médias déjà sévèrement mise à mal dans le pays. Avec cette loi, la Hongrie devient le premier pays de l’Union européenne (UE) à abolir indéfiniment des pans entiers du contrôle démocratique, en violation flagrante des principes fondateurs et des règles de l’UE.

Ces dix dernières années, le gouvernement Orban a affaibli la justice, restreint les activités de la société civile et renforcé son contrôle sur les médias sans que cela ne provoque de réactions à la hauteur de la gravité de la situation de la part des institutions européennes. Ne pas répondre vite et fort à la nouvelle dérive autoritaire du gouvernement de Viktor Orban serait, pour ces mêmes institutions, commettre la même erreur.

 

A Budapest, on crie déjà à la surréaction et les partenaires européens sont priés d’attendre de voir comment les choses évolueront avant de protester. Mais regardons les choses en face : le caractère illimité de la loi d’urgence, l’abolition de fait de tout contrôle parlementaire et les attaques contre les médias créent un cadre incompatible avec les principes démocratiques. L’Union européenne et ses Etats membres ne doivent pas attendre des décrets encore plus problématiques et liberticides pour réagir. Ne pas le faire maintenant et vigoureusement reviendrait à accepter que ce nouvel ordre autoritaire soit acceptable au sein de l’Union européenne. 

Même depuis que le Parlement européen a déclenché, en septembre 2018, la procédure de l’article 7 du traité de l’Union européenne donnant à cette dernière la possibilité de sanctionner ses membres qui ne respectent pas les valeurs de l’Union, les Etats membres ont traîné les pieds au lieu d’intensifier la pression. Le problème n’est pas la faiblesse souvent reprochée à l’article 7, mais le fait que les Etats de l’UE et la Commission européenne n’ont pas mis tout leur poids dans cette procédure.

La Commission devrait soutenir pleinement la procédure de l’article 7. Les dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, devraient mobiliser leurs partenaires sans attendre la fin de la crise sanitaire causée par le coronavirus pour la faire avancer. La prochaine étape nécessite un vote aux quatre cinquièmes au sein du Conseil européen, ce qui, moyennant une forte mobilisation, n’est pas inaccessible.

Harmonisation fiscale UE : Irlande et Hongrie contre

Harmonisation fiscale  UE : Irlande et Hongrie contre

 

 

Pour la Hongrie  comme pour l’Irlande, il n’est pas question d’envisager la moindre harmonisation fiscale notamment en direction des entreprises dans la mesure où la fiscalité constitue un élément de concurrence pour le choix des investisseurs étrangers. Pas étonnant puisque là Hongrie affiche un taux très bas sur les sociétés de 9 % pour 12,5 % concernant l’Irlande. Les taux des impôts sur les sociétés sont très différents d’un pays à l’autre, allant de 12,5% des bénéfices en Irlande à 34,4% en France, 33,3% de taux normal plus la contribution sociale pour les plus grandes entreprises, %. Le gouvernement a annoncé r une baisse de l’IS à 28%, dans un premier temps (sur 2017 et 2018) pour les petites et moyennes entreprises (PME), puis pour toutes les entreprises d’ici à 2020, d’après les chiffres compilés par l’OCDE. En moyenne, les pays européens ont diminué de plus du quart leurs taux d’IS entre 2010 et 2016: le taux moyen étant passé de plus de 32% à 23%. Parmi ceux qui ont fourni le plus d’«efforts» pour attirer les multinationales, l‘Irlande est en tête avec une diminution de presque la moitié de son taux d’IS sur la période, puis vient l’Allemagne qui avait en 2000 le taux de loin le plus élevé d’Europe, suivie de Pays de l’Est comme la Lettonie, la République tchèque et la Pologne, et le Royaume-Uni. Au Danemark, en Finlande et aux Pays-Bas, des pays où les impôts globaux sont traditionnellement élevés, les taux d’IS ont été rabotés respectivement de 31,3%, 31% et 28,6%. En France en revanche, il n’a été revu que de 8,8%. Cette tendance à la baisse de l’impôt sur les sociétés va se poursuivre ces prochaines années. Au Royaume-Uni par exemple, le Brexit a renforcé la volonté de l’exécutif, qui a évoqué de le ramener à 15% contre 17% prévu précédemment, et contre 20% aujourd’hui. La première ministre actuelle, Theresa May, menace même de le faire tomber à 10% si l’Union européenne refuse d’accepter un accord commercial post-Brexit ou interdit l’accès du marché unique aux banques basées à Londres. . La Hongrie et l’Irlande ont exprimé jeudi leur ferme opposition à toute tentative d’harmonisation fiscale et de modification de la législation sur les entreprises dans l’Union européenne, affirmant que cela nuirait à la concurrence dans le marché unique. « La fiscalité est une composante importante de la concurrence », a déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orban lors d’une conférence de presse commune avec son homologue irlandais Leo Varadkar. « Nous ne souhaitons voir aucune régulation dans l’UE qui lierait les mains de la Hongrie en matière de politique fiscale, de fiscalité des entreprises et de toute autre fiscalité », a ajouté Orban. « Nous ne pensons pas que l’harmonisation fiscale est une voie souhaitable », a-t-il poursuivi.  « En tant que gouvernements, nous partageons l’idée que nous devons avoir une concurrence entre les Etats membres en termes de politique fiscale », a dit le chef du gouvernement irlandais. « Nous partageons vraiment l’idée que les pays doivent établir leur propre taux d’imposition. A la fois pour l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu », a-t-il affirmé. En novembre, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, avait indiqué que la Commission européenne envisageait d’avoir recours à ses pouvoirs extraordinaires pour empêcher les Etats membres d’user de leur droit de veto en matière fiscale afin de surmonter la résistance de certains d’entre eux.

 

 

Hongrie référendum contre les migrants

Hongrie référendum contre les migrants

Surfant toujours sur la vague populiste le gouvernement hongrois veut organiser un référendum contre  les migrants. Évidemment on ne peut écarter d’un revers de main la problématique des flux migratoires provoqués par le conflit dans la zone syrienne ou par la pauvreté ;  pour autant,  l’attitude du gouvernement hongrois est particulièrement scandaleuse d’autant que le contingent de réfugiés décidé par l’union européenne représente 2300 personnes. En fait il s’agit pour la Hongrie  de régler des comptes avec la commission européenne et l’Europe en général. La Hongrie est en effet régulièrement accusée de ne pas respecter des règles démocratiques en vigueur dans l’union européenne. « Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocation obligatoire de citoyens non-hongrois en Hongrie sans l’approbation du parlement hongrois » : telle pourrait donc être la question qui serait posée aux électeurs hongrois à une date indéterminée selon le Premier ministre Viktor Orban.  Depuis plusieurs mois Viktor Orban répète qu’il est contre la répartition par quota des réfugiés en Europe. Comme la majorité des Hongrois. Matraqués par la communication de leur gouvernement qui a très habilement utilisé les attentats en France pour dépeindre tous les migrants comme des terroristes, les Hongrois ne veulent pas d’étrangers chez eux. A l’automne dernier, le parti du premier ministre a lancé une pétition contre ces quotas. Plus d’un million de citoyens magyars l’auraient signée, selon le gouvernement.

Migrants – Hongrie –Croatie : frontière fermée

Migrants - Hongrie –Croatie : frontière fermée

La Hongrie a fermé dans la nuit de vendredi à samedi, comme annoncé, ses principaux points de passage des migrants à sa frontière croate, dont de larges sections sont désormais bloquées par une imposante clôture de barbelés.  Trois points de passage sont concernés sur toute la longueur de la frontière entre les deux pays.   Au poste de Zakany, un passage officieux en pleine campagne, les dernières ouvertures dans la clôture de barbelés ont été hermétiquement obstruées un peu avant 01H00 (23H00 GMT) après le passage d’un dernier groupe de migrants, selon les journalistes de l’AFP. Les deux postes-frontières officiels de Beremend et Letenji restent ouverts pour les usagers présentant des papiers en règle mais empêchent les passages de migrants non munis de visas.  »La frontière verte a été fermée, vous pouvez toujours franchir la frontière légalement et demander l’asile », a déclaré Zoltan Kovacs, un porte-parole du gouvernement hongrois joint par l’AFP.  Budapest avait annoncé dans l’après-midi son intention de fermer dans la nuit sa clôture anti-migrants tout juste achevée, comme le pays l’avait fait il y a un mois à sa frontière avec la Serbie. Quelque 1.500 hommes, femmes, enfants, et une personne âgée portée en fauteuil roulant par des proches, ont franchi en silence à Zakany, les pieds dans la boue, le passage vers la Hongrie, pays qu’ils ne feront que traverser pour rallier l’Europe occidentale.  Tous étaient arrivés, moins d’une heure avant la fermeture de la frontière, dans une gare voisine, étape de leur long périple depuis la Turquie à travers les Balkans, et la plupart disaient ignorer qu’ils faisaient partie du dernier groupe à franchir cet accès.  Derrière eux, les forces de l’ordre ont déroulé les ultimes pans de clôture barbelée complétant cette section de la clôture. En pratique, la clôture à la frontière croato-hongroise concerne principalement deux sections de 38 et 78 km. La plus grande partie du tracé frontalier, long de quelque 350 km, est en effet matérialisée par la Drave, une rivière dont de larges parties sont jugées infranchissables. La Croatie est le pays par lequel transite le flux de réfugiés depuis la fermeture de la frontière serbo-hongroise par Budapest le 15 septembre. Zagreb a réagi à l’annonce de la fermeture de la frontière avec la Hongrie en annonçant qu’il allait rediriger les migrants arrivant sur son territoire vers la Slovénie, en coordination avec les autorités de ce petit pays de l’UE. Deux ou trois points de passage spécialement dédiés entre Croatie et Slovénie devraient voir arriver leur premiers migrants samedi, acheminés en transport spécial puisque les trains réguliers entre les deux pays ont été suspendus pour canaliser le flux des migrants et réfugiés.

Taxe sur le Net contestée… en Hongrie (et en France ?)

Taxe sur le Net contestée…  en Hongrie et (et en France ?)
On le sait la France envisage de créer une taxe sur tous les objets connectés à internet (on vient d’échapper à une taxe sir l’encre !), on devrait pourtant tenir compte de la réaction violente des Hongrois auxquels on veut infliger la même punition. Plus de 10.000 Hongrois ont manifesté dimanche à Budapest pour exiger le retrait On projet du gouvernement du Premier ministre Viktor Orban de taxer l’utilisation d’internet, une mesure destinée à renflouer les caisses de l’Etat que ses détracteurs considèrent comme antidémocratique. « Si la taxe n’est pas retirée dans les 48 heures, nous reviendrons », a déclaré à la foule l’un des organisateurs, Balazs Gulyas.  Rassemblée devant le ministère de l’Economie, la foule a brandi des pancartes avec les inscriptions: « Wifi libre!, internet libre!, Hongrie libre! ». Le projet de taxe annoncé mardi dernier par le ministre de l’Economie prévoit un prélèvement de 150 forints (0,50 euro) par gigaoctet transféré. Le ministre a affirmé que cette taxe était nécessaire pour combler les trous dans le budget 2015 de la Hongrie, l’un des pays membres de l’Union européenne les plus endettés. Il a également affirmé que cette taxe était juste car elle compensait le basculement des consommateurs vers internet au détriment des lignes de téléphone traditionnelles. Les organisateurs ont déclaré que selon eux cette taxe visait en réalité à restreindre les critiques contre le gouvernement de M. Orban – souvent accusé d’autoritarisme – qui s’expriment principalement dans les medias en ligne. Les détracteurs de cette taxe craignent aussi ses effets négatifs pour les petits entrepreneurs et l’accès à l’information et à l’éducation dans les régions pauvres. « C’est une idée rétrograde, quand la majorité des pays s’efforcent de faciliter l’accès de la population à internet », a déclaré à l’AFP Judit Nagy-Korsa, 55 ans. Le projet de taxe a été critiqué à Bruxelles: Neelie Kroes, la commissaire européenne responsable des nouvelles technologies, a estimé, dans un tweet, que cette taxe était « une honte pour les utilisateurs et une honte pour le gouvernement hongrois ».

 

Hongrie : pas d’aide financière de l’UE et du FMI

Hongrie : pas d’aide financière de l’UE et du FMI

 

L’espoir de la Hongrie de se voir attribuer une aide de l’Union européenne (l’UE) et du Fonds monétaire international (FMI) après un an d’âpres négociations pourrait bien s’être tout bonnement évanoui vendredi, Budapest annonçant une série de mesures budgétaires allant à l’encontre des recommandations faites par le FMI et l’UE. Le gouvernement du Premier ministre hongrois Viktor Oban a ainsi décidé qu’une lourde taxe bancaire, l’un des points les plus épineux de la politique budgétaire hongroise, deviendrait permanente. Il a également annoncé de nouvelles hausses d’impôts sur les entreprises du secteur de l’énergie et des services aux collectivités. La taxe appliquée à ces entreprises s’élèvera désormais à 50% à partir de l’année prochaine. La Hongrie, Etat le plus endetté d’Europe centrale, est actuellement en récession économique. Le gouvernement estime que ces mesures rapporteront 90 milliards de forints (316 millions d’euros) aux caisses de l’Etat, permettant ainsi de réduire le déficit budgétaire à 2,7% du produit intérieur brut hongrois en 2013, contre 2,9% prévu par Bruxelles. La Commission européenne, qui prévoit une croissance de seulement 0,3% pour la Hongrie en 2013, avait averti Budapest que des taxes « disproportionnées » pourraient affecter la croissance. Le mois dernier, le gouvernement avait déjà annoncé qu’il renonçait à réduire de moitié la taxe bancaire en 2013, comme prévu initialement. « Le fait de multiplier les amendements sur le budget renforce le manque de clarté politique que le FMI juge pourtant crucial », estime Peter Attard Montalto, analyste chez Nomura à Londres. Les relations entre Budapest et Bruxelles sont depuis longtemps houleuses, la Hongrie cherchant à écarter un plan d’austérité drastique pour réduire son déficit. »Demain, nous fêterons le premier anniversaire du début des négociations entre la Hongrie et le FMI. Malheureusement, nous sommes désormais encore plus loin de voir un accord aboutir qu’en 2011″, commentent des analystes de Capital Economics dans une note. Budapest doit refinancer environ 5,6 milliards d’euros de titres de dette et rembourser 4,5 milliards d’euros FMI l’année prochaine, dont près de la moitié au premier trimestre, selon les calculs Reuters effectués à partir des données de l’agence de la dette AKK.

Le FMI critique la Hongrie ….et l’Europe.

Le FMI critique la Hongrie ….et l’Europe.

 

Pour le FMI l’austérité, oui mais en cohérence avec des mesures structurelle et la relance de la croissance. Une critique adressée à la Hongrie mais aussi en fait à l’ensemble de l’Europe. Le FMI est en effet de plus en plus inquiet sur les effets néfastes de la rigueur sur la croissance en zone euro ; le FMI craint une contamination à l’échelle mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) a critiqué samedi le plan de rigueur annoncé la semaine dernière par la Hongrie et a précisé qu’aucune date n’était fixée pour reprendre les négociations entamées en juillet, en vue d’un nouveau prêt. « Aucune date n’est encore fixée pour le retour de la mission de négociation à Budapest », a déclaré à Reuters Iryna Ivaschenko, représentante du FMI en Hongrie.Le gouvernement du Premier ministre Viktor Orban, à la tête du pays le plus endetté d’Europe de l’Est, affirme depuis le début du mois que Budapest est proche d’un accord avec ses créanciers internationaux pour une ligne de crédit qui pourrait atteindre 12 à 15 milliards d’euros.La représentante du FMI a confirmé le désaccord de l’institution avec un plan de rigueur, annoncé il y a dix jours par Budapest, qui comprend des augmentations d’impôts de 367 milliards de forints (1,3 milliard d’euros) pour 2013. « L’ajustement budgétaire doit se concentrer sur une consolidation plus équilibrée (…) Il doit aider à réduire le déficit budgétaire de façon soutenable et, de concert avec des réformes structurelles, engendrer une hausse de la croissance », a expliqué Iryna Ivaschenko. « Plusieurs mesures annoncées la semaine dernière ne correspondent pas à ces objectifs », a-t-elle affirmé. Le FMI et l’Union européenne (UE) ont déjà versé un renflouement de 20 milliards d’euros à la Hongrie en 2008. Le gouvernement hongrois a, par ailleurs, annoncé samedi qu’il prendrait en charge les dettes de 1.956 municipalités, d’une valeur totale de 612,1 milliards de forints (2,17 milliards d’euros).

 

 




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