Archive pour le Tag 'Hollande'

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CETA : en discussion entre Hollande et Trudeau


CETA : en discussion entre Hollande et Trudeau

 

Trudeau viendra notamment plaider la cause du Ceta au près d’un Hollande qui de toute façon ne peut plus guère peser sur la décision. L’avenir du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada ainsi que la situation en Syrie seront abordés lors du déjeuner de travail entre François Hollande et Justin Trudeau dimanche à Arras (Pas-de-Calais), a-t-on appris jeudi dans l’entourage du président français. Plusieurs candidats à l’élection présidentielle française des 23 avril et 7 mai veulent remettre en cause ce traité controversé, qui doit faire disparaître les tarifs douaniers sur près de 99% des marchandises entre les deux partenaires. C’est le cas de la présidente du Front national, Marine Le Pen, du candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et du socialiste Benoît Hamon. Le candidat d’en Marche, Emmanuel Macron, y est favorable, tout comme celui de la droite et du centre, François Fillon, avec quelques réserves. Le Parlement européen a ratifié l’accord du CETA le 15 février. Les parlements nationaux doivent se prononcer à leur tour sur cet accord afin qu’il soit définitivement ratifié. Ce CETA constitue un curieux objet juridique ;  ce traité de libre échange, le Ceta,  signé par  Le Canada et l’Union européenne dimanche à Bruxelles le traité CETA de libre-échange, destiné à dynamiser le commerce et l’emploi. Un traité qui est signé par le Canada mais par le parlement européens et les Etats. . En attendant le traité sera en grande partie applicable sauf sur certains points comme les tribunaux arbitraux. Notons aussi que la commission européenne détient tout pouvoir pour négocier le contenu d’accord qui peut même être négocié dans plus dans le plus grand secret comme par exemple celui concernant les échanges entre l’union économique et les États-Unis appelés TT IP ou TAFTA.  Comme dans tout traité il y aura  des bénéficiaires aussi des victimes. On pourra surtout exporter davantage d’automobiles allemandes aussi de fromages français alors qu’à l’inverse le Canada pourra exporter davantage ses productions agricoles.  Le CETA va faire disparaître les tarifs douaniers sur près de 99% des marchandises. Les bénéficiaires en seront, par exemple, les constructeurs automobiles et l’industrie textile de l’UE, sur les produits desquels les droits de douane canadiens peuvent se monter à 18% jusqu’à présent. Le Canada, de son côté, bénéficiera à l’exportation de quotas plus importants pour ce qui est du porc, du bœuf et du blé vers les marchés de l’UE. L’UE pourra exporter vers le Canada plus du double du volume actuel autorisé de fromages de « haute qualité ». Les sociétés de services pourront aussi tirer parti du CETA et les entreprises de l’UE seront autorisées à répondre à des appels d’offres pour des contrats publics au niveau des provinces et des municipalités du Canada, ce qui sera une première. Le CETA fait figure de tremplin vers un accord plus large entre l’UE et les Etats-Unis, appelé TTIP (traité de libre-échange transatlantique), que contestent vivement nombre de syndicats et d’organisations écologistes ou politiques en Europe. La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a estimé samedi que le TTIP n’était pas mort et dit que les négociations se poursuivraient avec la future administration américaine issue de la présidentielle du 8 novembre. Les partisans du CETA font valoir que cet accord va faire bondir de 20% le commerce entre le Canada et l’UE et doper l’économie européenne de l’ordre de 12 milliards d’euros par an, et l’économie canadienne de 12 milliards de dollars

« Emmanuel Hollande » (Fillon) ou le degré zéro de la politique

« Emmanuel Hollande » (Fillon) ou le degré zéro de la politique

 

C’est la panique chez Fillon, du coup l’invective fait office d’argumentaire. « Faut-il choisir entre Emmanuel Hollande ou François Macron »  déclare Fillon acculé dans les sondages et dont la qualification pour le deuxième tour paraît de plus en plus hypothétique même dans son camp. La campagne de l’ancien premier ministre qui panique de plus en plus devient de plus en plus hystérique et ridicule aussi. François Fillon va lancer dans les jours à venir une virulente charge contre Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux. Selon les informations du Parisien, « une opération spéciale » est même prévue. »Ce week-end, les Républicains lancent une opération spéciale sur les réseaux sociaux, avec affiches et hashtags aux noms pour le moins évocateurs : #MacronGirouette, #MacronLHéritier ou #Macronitude », écrit le journal.
 Ce qui explique la distance de plus en plus évidente de certains responsables des républicains vis-à-vis de Fillon.  Les ex-soutiens de Nicolas Sarkozy, qui s’étaient unanimement ralliés à François Fillon, observent des attitudes contrastées à trois semaines du premier tour de la présidentielle, de la perplexité au soutien zélé au candidat de la droite. Partisans de l’ancien président durant la primaire de novembre, Luc Chatel, Eric Woerth et François Baroin sont devenus des pièces essentielles du dispositif « filloniste », au point d’apparaître comme des ministres en puissance. Mais d’autres ont cessé de participer à la campagne du candidat, qu’ils ne jugent pas à même de représenter au mieux la droite en raison des ennuis judiciaires, liés aux emplois de membres de sa famille, qui le fragilisent depuis deux mois. Sarkozyste historique et pilier des Républicains dans le Sud-Est, Christian Estrosi a pour sa part reçu samedi Emmanuel Macron dans son bureau du Conseil régional à Marseille, sans dire clairement s’il fallait interpréter ce geste comme une manifestation de défiance à l’égard du vainqueur de la primaire. « Nous sommes responsables, soucieux de l’intérêt général de la France », a déclaré Christian Estrosi à la presse lors de cette rencontre, qu’avait sollicitée Emmanuel Macron, actuellement favori des sondages. Le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-D’azur, à qui certains militants de droite tiennent rigueur d’avoir plaidé un temps pour un désistement de François Fillon, a été sifflé lors d’un meeting du candidat, vendredi, à Toulon. L’ »accueil républicain » réservé samedi tranche avec l’attitude de François Fillon et de ses fidèles à l’égard du candidat d’En marche !, considéré comme une cible prioritaire. « C’est saugrenu », a déploré dimanche Eric Woerth, sur BFMTV, à propos du rendez-vous Estrosi-Macron. « Ça crée des troubles chez les électeurs et je ne suis pas sûr que, à trois semaines d’une élection déjà compliquée (…), ce soit une bonne idée. » Comme Luc Chatel et François Baroin, Eric Woerth fait partie des dirigeants des Républicains qui n’ont jamais douté en public du bien-fondé de la candidature de François Fillon, tombé à la troisième place dans les sondages. Certains « sarkozystes » restés fidèles ont reçu il y a trois semaines une récompense sous la forme d’une promotion au sein de l’équipe de campagne, à l’image de Luc Chatel, devenu porte-parole, et de François Baroin, perçu comme un possible futur Premier ministre en cas de victoire. Tous n’ont pas obtenu le même avancement, comme Laurent Wauquiez, qui n’hésite pas à le faire savoir. « Il est vrai que François Fillon avait indiqué il y a quelques semaines qu’il souhaitait que j’apporte une nouvel élan à la tête de notre parti dans cette campagne. Cette parole n’a pas été tenue », a-t-il dit au Journal du dimanche. L’ancien président des Républicains, à qui Nicolas Sarkozy avait confié les clefs le temps de la primaire, critique par ailleurs certaines orientations de la campagne, à commencer par la mise en exergue de la théorie d’un complot orchestré par le pouvoir et la justice contre le chef de file de la droite. « Je considère que ce serait une erreur de nous engluer dans ces affaires qui écoeurent les Français. Ce qui nous fera gagner, ce n’est pas la thèse du complot, c’est la force de nos convictions et de nos valeurs », juge-t-il dans le JDD. Il dit cependant souhaiter la victoire de François Fillon, qu’il estime « encore possible ». Au sein de la droite, un responsable s’est pour l’instant gardé de s’exprimer publiquement: Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l’Etat a reçu à plusieurs reprises François Fillon à huis clos, dans ses bureaux parisiens, mais n’a jamais pris la parole dans les médias depuis le début des révélations sur les affaires pour soutenir son ex-Premier ministre.

 

Cabinet noir : Hollande dément Fillon

Cabinet noir : Hollande dément Fillon

 

Acculé dans les sondages et vraisemblablement d’ores et déjà condamné lors du premier tour des présidentielles, Fillon a sorti la grosse artillerie en accusant Hollande de faire remonter les écoutes judiciaires jusqu’à l’Élysée. Certes,  il serait sans doute naïf de considérer que l’Élysée de cherche pas à peser sur la campagne en soutenant des candidats qui lui sont proches. De là à penser que l’Élysée est directement branché sur les écoutes judiciaires des affaires de Fillon il y a un pas que n’hésite pas à franchir l’ancien premier ministre de Sarkozy. Bien entendu comme tous les présidents de la république, Hollande n’hésite pas à utiliser politiquement les investigations de la police, à les instrumentaliser. Mais c’est autre chose que d’écouter le contenu des procédures judiciaires et d’y intervenir directement. Pour résumer, Fillon reprend la même argumentation que Marine Le Pen, c’est-à-dire la contestation de l’État de droit pour les responsables politiques en cause. François Hollande a donc  condamné jeudi « avec la plus grande fermeté » les « allégations mensongères » de François Fillon, accusé par ses dires de provoquer un « trouble insupportable » dans la campagne présidentielle. La même Sur France 2, le candidat de la droite à l’élection présidentielle d’avril-mai a accusé le chef de l’Etat d’être derrière les fuites ayant alimenté les affaires le concernant sur lesquelles enquête la justice. « Le Président de la République condamne avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon ce soir sur France 2″, a fait savoir l’entourage de François Hollande. « Depuis 2012, et c’est un fait établi, l’exécutif n’est jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire et a toujours respecté strictement l’indépendance de la magistrature », ajoute-t-on dans un communiqué. François Fillon a réclamé une « enquête » sur le contenu d’un livre écrit par deux journalistes du Canard enchaîné qui, a-t-il dit pour en avoir lu des extraits, « explique comment François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l’intéressent à son bureau, ce qui est une illégalité totale ». Ce à quoi l’Elysée réplique : « Sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, parce qu’elles touchent à l’intégrité et à l’exemplarité, le président de la République n’en a été informé que par la presse. » « Le seul scandale ne concerne pas l’Etat, mais une personne qui aura à en répondre devant la justice », ajoute l’Elysée. Pour le président, « les propos de M. Fillon, qui s’ajoutent aux révélations des dernières semaines, n’ont donc aucun fondement et provoquent un trouble insupportable à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et responsabilité ».

Primaire gauche-Hollande : entre égocentrisme et mépris

Primaire gauche-Hollande : entre égocentrisme et mépris

 

On ne peut qu’être surpris de l’attitude de François Hollande qui a snobé la primaire de la gauche ou plus exactement du parti socialiste. Un parti socialiste dont il a été secrétaire pendant 12 ans et qui lui a permis grâce notamment aux primaires d’accéder à la magistrature suprême. Certes on sait pourquoi François Hollande a renoncé. En raison de ses échecs aussi au fait que Valls l’a poussé dehors. Il y a cependant de quoi être étonné de la part celui qui a vécu de la politique toute sa vie grâce au parti socialiste, qui en a même été le chef pendant longtemps et qui  décide d’ignorer la primaire en cours. Une attitude qui témoigne bien de la psychologie de nombre de responsables socialistes qui considèrent le parti comme un outil pour la promotion politique personnelle. Cela rend comte de la personnalité  de l’intéressé dans l’égocentrisme domine  tout autre caractère. Rappelons-nous par exemple comment il avait congédié Trierweiller (pas un cadeau il est vrai),  par tweet ! Un comportement égocentrique qui met son propre personnage bien au-dessus de toute considération d’intérêt général. Un véritable mépris pour son ancien parti dont il est pourtant aussi responsable du déclin. Hollande ne veut pas se prononcer ni pour le frondeur Hamon qui a pourri sa majorité parlementaire, ni pour Valls qui lui a imposé son renoncement. À la limite, on pourrait sinon admettre au moins comprendre l’attitude de François Hollande. Encore faudrait-il qu’il s’explique sur les raisons de son nom choix. Il aura sans doute l’occasion de s’exprimer mais il n’aura jamais l’humilité et la lucidité de mettre en cause sa propre responsabilité dans le délitement du parti socialiste auquel pourtant il doit tout.

Hollande veut négocier vite le Brexit!

Hollande veut négocier vite le brexit!

 

Sans doute en mal existentiel,  François Hollande a dit mardi à Theresa May qu’il souhaitait que les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne commencent « le plus rapidement possible». On voit mal comment Hollande pourrait jouer un rôle dans le processus de négociation. En effet, ces négociations ne pourront débuter  au plus tôt qu’en avril et vont durer au moins deux ans. De toute manière, François Hollande de ne dispose plus de la moindre crédibilité démocratique pour engager la France dans une direction ou une autre. Il faudra bien entendu attendre les élections présidentielles françaises pour que commence réellement la mission sur le processus de désengagement de la Grande-Bretagne. Il faudra surtout attendre que la nouvelle les sélections allemandes. Autant dire que la négociation ne débutera pas avant l’été 2017. L’autre raison qui fait douter d’un rôle possible de Hollande,  c’est le flou complet des orientations de la grande Bretagne. Une Grande-Bretagne qui affirme d’une part qu’elle a choisi le brexit dur c’est-à-dire pour résumer qu’elle confirme qu’elle veut quitter l’union européenne mais rester en même temps dans le marché unique. En clair, qu’elle veut le beurre et l’argent du beurre. Tous les médias importants ont repris naïvement et paresseusement la déclaration de la première ministre britannique qui a déclaré vouloir adopter une proposition d’une orientation « claire et nette » de brexit dur. En réalité, il s’agit d’un brexit flou. On ne peut en effet demander l’absence de droits de douane et l’accès aux marchés financiers européens sans contrainte et en même temps refuser toutes les autres obligations et solidarités européennes. On connaît la position de François Hollande qui voudrait précipiter la sortie totale de la Grande Bretagne, cela afin de renverser le rapport de force interne à l’Europe. Mais l’Allemagne est sur une toute autre position, elle souhaite en effet ménager ses intérêts économiques et pour cela laisser la porte ouverte à des accommodements avec la Grande-Bretagne concernant les échanges commerciaux voire financiers. François Hollande voudrait donc couper l’herbe sous le pied à l’Allemagne. C’est oublier qu’en réalité le leadership de l’Europe est assuré par l’Allemagne et que François Hollande lui-même n’a jamais été en capacité de contester Merkel notamment sur les contraintes budgétaires et sur la relance de la croissance. Les prudents technocrates de Bruxelles connaissent évidemment la réalité des rapports de force et ils attendront les élections françaises et allemandes pour commencer à se déterminer. Cela d’autant plus que les exigences britanniques risquent d’entrainer des négociations particulièrement longues, sans doute de 3 à 5 ans.

Europe : « Pas de leçon à recevoir de Trump » ( Hollande)

Europe : « Pas de leçon à recevoir de Trump » ( Hollande)

 

 

François Hollande a recadré Trump  après les propos très critiques du nouveau président américain concernant l’union européenne. Un président des États-Unis qui avaient souligné le manque d’implication de certains membres dans la politique de défense de l’OTAN. Un reproche qui  n’est pas totalement faux dans la mesure où l’Europe n’a encore pas pris en main sa propre défense. Mais Trump avait aussi en quelque sorte encouragée l’éclatement de l’union européenne en se félicitant du brexit et en souhaitant que d’autres pays quittent l’union. Par ailleurs Trump avait mis en cause la politique d’immigration de Merkel « l’Europe n’a pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu’elle a à faire », a déclaré Hollande lors de la remise de la Légion d’honneur à l’ambassadrice américaine à Paris, Jane Hartley. Donald Trump a vivement critiqué la politique européenne dans une interview au Bild allemand et au Times britannique dans laquelle il qualifie l’Otan d’ »obsolète » et juge que la politique d’accueil des migrants en Allemagne a été une « erreur catastrophique ». Les relations entre l’Europe et les États Unis « ont toujours été fondées sur des principes et des valeurs » qui s’appellent « le respect, le soutien mutuel en cas de péril, mais aussi l’attachement à la démocratie et la dignité de l’être humain », lui a répondu le président français.François Hollande a également contredit le président élu américain sur l’Otan en estimant que l’Alliance atlantique « ne sera obsolète que lorsque les menaces le seront devenues elles aussi ». « Nous avons aussi à faire comprendre que nous sommes attachés à nos alliances, et que nous sommes aussi capables d’être autonomes sur le plan stratégique, en pleine complémentarité avec l’Otan », a-t-il ajouté. La chancelière allemande Angela Merkel avait auparavant déclaré que l’Europe avait son destin entre « ses propres mains » en réponse à Donald Trump, qui a notamment prédit que des pays européens suivraient l’exemple du Brexit. John Kerry n’a pas hésité à désapprouver les propos de Donald Trump sur la politique migratoire de la chancelière allemande. A rebours du président élu, le secrétaire d’Etat américain a jugé « extrêmement courageuse » la politique d’accueil des migrants et des réfugiés sur le sol allemand mise en oeuvre par Angela Merkel. Ceci étend s’il faut reconnaître que l’imprévisible Trump n’a pas fait dans la dentelle diplomatique, il n’en reste pas moins que sa critique de l’union européenne en particulier en matière de défense n’est pas incomplètement infondée. D’une certaine façon Trump  pourrait cependant rendre service à l’union européenne qui devra nécessairement réagir face aux menaces que laisse planer Trump sur les relations commerciales entre l’Europe et les États-Unis,  aussi en prévision des discussions d’après brexit .

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Sans doute pour volontairement prendre sa distance avec la primaire de la gauche, François Hollande a décidé de ne pas regarder le débat télévisé. À la place, il s’est rendu au spectacle de Michel Drucker au théâtre des Bouffes parisiens qui s’intitulent « seul avec vous ». Un titre qui résume peut-être la situation de la gauche, celle de François Hollande et le rapport entre les deux. Ce n’est sans doute pas un hasard si Hollande a choisi le jour du débat des primaires pour se rendre à un spectacle théâtral. Depuis le début des primaires, on a observé le peu d’intérêt voir l’indifférence que manifeste le président de la république à l’égard de la compétition de ses successeurs.  François Hollande voudrait dire qu’il considère ces primaires comme anecdotiques qu’il ne s’y prendrait pas autrement. De fait, même si parfois certains débats peuvent paraître intéressants il n’en reste pas moins que l’enjeu politique est assez secondaire puisqu’il ne s’agit pas de concourir sérieusement pour une qualification au second tour des présidentielles mais de préparer le futur congrès du parti socialiste. En outre, on voit mal pour qui pourrait se prononcer François Hollande. Sans doute pas pour le gauchiste Benoît Hamon  et Arnaud Montebourg qui ont tellement critiqué le chef de l’État. Pas davantage pour Manuel Valls qui a imposé le renoncement à François Hollande. Un François Hollande qui retrouve donc la solitude politique mais un peu comme le parti socialiste dont le candidat finira sans doute en quatrième ou cinquième position aux présidentielles. La présence de François Hollande spectacle de Michel Drucker n’est donc pas neutre : le président est certes seul mais eux  aussi. Pour bien enfoncer le clou de son indifférence Hollande a fait savoir qu’il serait également absent pour le dernier débat en visite officielle en Colombie. Une manière supplémentaire de prendre sa distance avec le PS.

 

Température : Hollande remonte … à 20° !

Température : Hollande remonte … à 20° !

 

Alors que la météo annonce une vague de froid pour les jours et semaines à venir François Hollande lui constate une remontée dans son thermomètre de popularité. Il atteint désormais 20 % de satisfaits, c’est mieux qu’il y a quelques semaines quand avant son renoncement il se situait en dessous de la barre des 10 %. Mais c’est moins que son nouveau Premier ministre qui se situe à 50 %. Un petit état de grâce en quelque sorte qui permettra de mieux soigner sa sortie. Une remontée qui d’ailleurs lui faiat regretter d’avoir renoncé peut-être un peu vite sous la pression de Valls. Du coup faute de candidatures François Hollande s’interroge sérieusement sur le soutien qu’il pourrait apporter à des candidats de la primaire socialiste. Il pourrait bien ne soutenir personne voir même comme Ségolène Royal apportait son appui à Emmanuel Macron. Pour le deuxième mois d’affilée, dans le baromètre IFOP/JDD (le plus ancien des baromètres de popularité), le chef de l’État remonte dans l’estime des Français. Avec 20% de satisfaits (+1), il reste le Président le moins populaire de la Vème République mais retrouve un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis un an. D’évidence, il enregistre un effet positif depuis sa décision de ne pas se représenter. « On ne peut pas parler d’un véritable mouvement mais il bénéficie d’une certaine décrispation », analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Cet effet se mesure particulièrement chez les sympathisants socialistes, auprès desquels François Hollande est redevenu majoritaire depuis décembre (54% de satisfaits), mais il ne bénéficie d’aucune mansuétude parmi les électeurs de la droite (96% de mécontents), du FN (91%) et du Front de gauche (81%). Au-delà des chiffres, ce léger revirement de l’opinion se retrouve dans les jugements exprimés par les sondés. « On se remet à entendre des appréciations positives, confie Frédéric Dabi. La renonciation de François Hollande est présentée comme une preuve de courage et de lucidité de sa part. » C’est aussi la possibilité offerte au chef de l’État de prendre des décisions en toute liberté, sans pression électorale – la grâce accordée à Jacqueline Sauvage semble avoir été appréciée par les Français? certains soulignent en outre que le chômage s’est mis à baisser et lui en font crédit. Par contraste, Bernard Cazeneuve reste un Premier ministre populaire et convaincant (50% de satisfaits, -1 point). Les jugements favorables à son égard sont largement majoritaires au PS (81%) et presque majoritaires à droite (47%). Un état de grâce en quelque sorte, mais qui sera forcément de courte durée. En déplacement au Mali François Hollande n’a pas craint de faire part de sa nostalgie voire d’ouvrir une petite fenêtre sur les perspectives d’un retour en politique. Depuis son discours du 1er décembre dans lequel il avait annoncé qu’il n’était pas candidat à sa réélection, François Hollande s’est rendu en Corrèze le 7 janvier. La Corrèze, « c’est trente-cinq ans de ma vie », avait rappelé non sans nostalgie celui qui y a débuté sa carrière électorale par une défaite face à Jacques Chirac aux législatives de 1981. Les soutiens corréziens du chef de l’Etat ont pu, avait-il estimé, ressentir de la « tristesse » après sa décision de ne pas briguer un second mandat à l’Elysée, mais aussi « une forme d’adhésion vers une certaine conception de la politique ». Mais comme le rapporte Le Monde, François Hollande s’est aussi agacé que la presse parle de tournées d’adieu à chacune de ses sorties. Vendredi en marge d’une visite à Gao dans le nord du Mali, il a ainsi déclaré : « On n’arrête pas de dire cela… mais non, pas du tout… », avant de lâcher une phrase énigmatique : « Dans la vie, il ne faut jamais dire jamais! »

« Hollande va probablement soutenir Macron » (Villemot)

« Hollande va probablement soutenir Macron » (Villemot)

 

L’hypothèse d’un soutien de Hollande à Macron constitue uen hypothèse possible. Ce qu’affirme en tout cas un proche de Hollande dans le JDD « La plupart des socialistes, pour l’heure, se sentent contraints par une discipline de parti. Mais à la fin de primaire, beaucoup rejoindront Emmanuel Macron. Pour l’heure, le Président pointe le doigt sur les dangers des programmes de Fillon et de Le Pen, et ne soutient personne dans cette primaire. Il se prononcera fin février ou début mars. Mais François Hollande va probablement soutenir Macron. On ne peut pas dire que l’appareil du PS l’ait aidé… Par ailleurs, je ne vois pas quel autre candidat il pourrait soutenir » » Il  semble donc se confirmer que François Hollande prend de plus en plus de distance avec la primaire du parti socialiste. On notera d’ailleurs que les choix de soutien des différents ministres sont assez contradictoires. Le plus symbolique est peut-être celui de Ségolène Royal qui n’a pas caché sa préférence pour Macron. Une préférence alimentée par des divergences sur le fond comme sur les formes avec Valls. On connaît par ailleurs les liens politiques qui unissent Ségolène royale et François Hollande. Il est vraisemblable que François Hollande n’indiquera son choix  que tardivement.  Le partisan de la synthèse pourrait bien le moment venu apporter son soutien à Emmanuel Macron si ce dernier paraît en situation de se qualifier pour le second tour de la présidentielle et si le score prévisible du parti socialiste- comme c’est probable- est  catastrophique. L’hémorragie des socialistes vers Macron pourrait s’accélérer avec la perspective d’une déroute aux élections législatives. Nombre de candidats députés voudront à leur sauver leur peau. D’après le Figaro Certains proches du chef de l’État pensent qu’il mobilisera les socialistes derrière la candidature d’Emmanuel Macron après la primaire à gauche. «Si le résultat de la primaire de la gauche se révèle une catastrophe pour le Parti socialiste et si la candidature Macron continue de progresser, beaucoup de socialistes s’y rallieront et François Hollande soutiendra le rassemblement derrière lui», a confié, vendredi, un hollandais du premier cercle, proche de Démocratie 2012. Cette hypothèse serait largement partagée au sein du think tank présidé par Jean-Marie Cambacérès, qui avait soutenu la campagne Hollande en 2012 et qui choisit aujourd’hui de se tenir à distance de la primaire, adoptant le même positionnement que le chef de l’Etat. «Valls essaye de dire que le président le soutient mais, évidemment, ce n’est pas vrai», critique un membre de l’association qui juge également «dangereuses» les déclarations de Manuels Valls essayant de se dédouaner sur l’application du 49.3. «Il donne l’impression de manquer de courage», estime-t-on. Parmi les partisans de François Hollande on observe ce que tout le monde peut constater à savoir la baisse de François Fillon, le plafond de verre du Front National qui ouvre la perspective d’une qualification de Macron pour le second tour des présidentielles. Dernier élément qui pourrait favoriser le soutien de François Hollande à Macron le fait que Valls ait pratiquement contraint le président de la république à renoncer. Un choix qu’il regretterait maintenant et qu’il  pourrait faire payer à Valls en apportant son soutien à Macron.

 

Présidentielle 2017 : Hidalgo flingue Hollande, Macron et Valls

Présidentielle 2017 : Hidalgo flingue Hollande, Macron et Valls

Règlement de compte à OK corral au PS avec cette sortie de la maire de Paris qui flingue sans ménagement Hollande mais aussi Valls et Macron. La maire  de Paris appréciée pourtant des bobos de la capitale représente pourtant ce courant social-démocrate dont elle fusille les représentants. Certes, ses arguments ne sont pas complètement faux mais pour autant cette prise de position est assez surprenante surtout quand en outre elle se  prononce pour Vincent Peillon dont le programme demeure encore assez transparent et embryonnaire. Vincent Peyo est certes intelligent et modéré mais il n’a guère illuminé la primaire de la gauche lors du premier débat. Il est même apparu assez terne. On se demande si Anne Hidalgo s’est prononcée en faveur d’un candidat pour les présidentielles ou  si elle n’a pas d’ores et déjà pris date pour le futur congrès du parti socialiste. Dans un entretien au Monde paru ce jeudi, elle désigne clairement qui sont, selon elle, les responsables de l’échec du quinquennat en cours : « François Hollande, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron qui a été son conseiller et l’inspirateur d’une pensée qui a très largement fracturé la gauche, et Manuel Valls. » Par leur faute, la social-démocratie serait en danger, car « il y a eu beaucoup d’amalgames et d’inculture de la part de ceux qui ont été les chefs de file de ce quinquennat. Ils nous ont conduits à un état de confusion absolue. Je leur en veux pour cela. Je suis triste face à cet énorme gâchis. Nous n’étions pas obligés de nous infliger ça. » Concernant l’ex-ministre de l’Economie et candidat du mouvement En marche !, Emmanuel Macron, Anne Hidalgo estime qu’il est « l’incarnation de la reproduction sociale des élites. » « Il porte une vision très autocentrée, jacobine, colbertiste », rappelle la maire de Paris qui a combattu l’ancien ministre de l’Economie lors des discussions parlementaires sur la loi Macron de 2015, notamment sur des dispositions entourant le travail du dimanche et le mode de détermination des zones touristiques internationales.

Hollande : intelligent mais sans courage (Aquilino Morelle)

Hollande : intelligent mais sans courage (Aquilino Morelle)

 

Deux qualificatifs pour décrire François Hollande : intelligent mis sans courage (et sans grande conviction). « La vérité est simple et cruelle : François Hollande ne voulait pas exercer le pouvoir ; il voulait seulement être président de la République », estime l’ex-conseiller, Aquilino Morelle « Ce qui m’a frappé très vite (…) c’est son incapacité à comprendre et à respecter les règles de l’exercice de l’Etat. Il est toujours resté comme extérieur à la fonction présidentielle, qu’il n’a jamais su, ou peut-être voulu, incarner. » « Toutes les qualités de l’homme, celles qui lui ont permis de conquérir le pouvoir, se sont retournées contre lui, une fois à l’Elysée », ajoute-t-il. « Son intelligence ? A force de tout comprendre, il lui est arrivé trop souvent de ne rien décider. Son habileté ? La ruse ne sert plus au pouvoir, il faut alors la force, celle de s’imposer aux autres et aux événements. Son art de ‘la synthèse’ ? Vain et illusoire quand on est aux commandes, et qu’il faut trancher. » L’ancien conseiller politique de François Hollande Aquilino Morelle étrille, dans une interview au Monde publiée samedi, le chef de l’Etat, un « faux gentil et vrai méchant » qui ne voulait pas exercer le pouvoir mais être « seulement » président de la République. Aquilino Morelle, qui soutient Arnaud Montebourg dans la course à l’élection présidentielle, profite de la parution prochaine de son livre – « L’Abdication » – pour revenir sur son expérience du pouvoir, trois ans après sa démission sur fond de soupçons de conflits d’intérêts et d’affaire de « cireur de chaussures ». François Hollande a fait dès 2012 « le choix de la résignation », estime l’énarque de 54 ans dans les colonnes du Monde. « Il n’a jamais voulu devenir ce leader d’une nouvelle Europe (…) Il a enterré tout espoir de changement en se résignant à l’austérité, en acceptant, sans véritable renégociation, le pacte budgétaire européen imposé par Merkel et signé par Sarkozy. Ce renoncement inaugural a précédé et déterminé tous les autres. »Plume de Lionel Jospin à Matignon de 1997 à 2002, Aquilino Morelle, fils d’immigrés espagnols à l’ascension sociale et politique fulgurante, fut l’auteur des discours de François Hollande durant la campagne présidentielle de 2012.Deux ans après la victoire de ce dernier, il est contraint à la démission en avril 2014 sur fond de soupçons de conflit d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique – finalement classés sans suite par la justice – et de révélations sur son train de vie – notamment sur l’entretien de ses chaussures – par Mediapart. »Ce que je regrette surtout, c’est que le président, que j’ai toujours servi loyalement, se soit abaissé à utiliser cette faute pour se débarrasser de moi », explique Aquilino Morelle au Monde. »Que pendant un an, alors qu’il avait été mis au courant de ce faux pas, il ne m’ait jamais parlé, jamais tancé. Que pendant un an, il m’ait menti, trahi méthodiquement, me souriant dans le même temps où il organisait mon éviction. »"J’ai commis une faute ? Certainement. Qui n’en commet pas ? Lui a consenti à un coup bas. François Hollande est un faux gentil et un vrai méchant », ajoute-t-il. A moins de quatre mois de l’élection présidentielle, Aquilino Morelle réaffirme son soutien à l’ex-ministre de l’Economie et candidat à la primaire de la gauche de fin janvier, Arnaud Montebourg, car, « comme des millions de Français de gauche, je suis resté fidèle à l’esprit et aux engagements du discours du Bourget ».

2017 : Hollande pour Macron ?

2017 : Hollande pour Macron ?

 

Il semble ce confirmer que François Hollande prend de plus en plus de distance avec la primaire du parti socialiste. On notera d’ailleurs que les choix de soutien des différents ministres sont assez contradictoires. Le plus symbolique est peut-être celui de Ségolène Royal qui n’a pas caché sa préférence pour Macron. Une préférence alimentée par des divergences sur le fond comme sur les formes avec Valls. On connaît par ailleurs les liens politiques qui unissent Ségolène royale et François Hollande. Il est vraisemblable que François Hollande n’indiquera son choix  que tardivement.  Le partisan de la synthèse pourrait bien le moment venu apporter son soutien à Emmanuel Macron si ce dernier paraît en situation de se qualifier pour le second tour de la présidentielle et si le score prévisible du parti socialiste- comme c’est probable- est  catastrophique. L’hémorragie des socialistes vers Macron pourrait s’accélérer avec la perspective d’une déroute aux élections législatives. Nombre de candidats députés voudront à leur sauver leur peau. D’après le Figaro Certains proches du chef de l’État pensent qu’il mobilisera les socialistes derrière la candidature d’Emmanuel Macron après la primaire à gauche. «Si le résultat de la primaire de la gauche se révèle une catastrophe pour le Parti socialiste et si la candidature Macron continue de progresser, beaucoup de socialistes s’y rallieront et François Hollande soutiendra le rassemblement derrière lui», a confié, vendredi, un hollandais du premier cercle, proche de Démocratie 2012. Cette hypothèse serait largement partagée au sein du think tank présidé par Jean-Marie Cambacérès, qui avait soutenu la campagne Hollande en 2012 et qui choisit aujourd’hui de se tenir à distance de la primaire, adoptant le même positionnement que le chef de l’Etat. «Valls essaye de dire que le président le soutient mais, évidemment, ce n’est pas vrai», critique un membre de l’association qui juge également «dangereuses» les déclarations de Manuels Valls essayant de se dédouaner sur l’application du 49.3. «Il donne l’impression de manquer de courage», estime-t-on. Parmi les partisans de François Hollande on observe ce que tout le monde peut constater à savoir la baisse de François Fillon, le plafond de verre du Front National qui ouvre la perspective d’une qualification de Macron pour le second tour des présidentielles. Dernier élément qui pourrait favoriser le soutien de François Hollande à Macron le fait que Valls ait pratiquement contraint le président de la république à renoncer. Un choix qu’il regretterait maintenant et qu’il  pourrait faire payer à Valls en apportant son soutien à Macron. 

Vœux Hollande : un discours de curé de campagne

Vœux Hollande : un discours de curé de campagne

 

 

Sur le fond comme sur la forme, François Hollande n’aura jamais réussi à enfiler le costume de président de la république. Témoin encore les derniers vœux qu’il a prononcés pour 2017. Une sorte de discours de curé de campagne ou de sous-préfet. Un manque évident de hauteur, de vision et surtout de charisme. Hollande a d’abord parlé de l’accord sur le climat avec une menace bien illusoire contre des États-Unis qui seraient tentés de ne plus l’appliquer sous la présidence de Trump. Il a ensuite adressé une série de mises en garde contre l’austérité que propose la droite, contre les dangers du nationalisme et de la xénophobie défendus par le front national. Un avertissement aussi qui sonne comme une lapalissade : le risque pour la gauche d’être est limité des le premier tour des présidentielles du fait de ses divisions. Il aurait pu ajouter surtout du fait de ses les échecs. Or sur ce point François Hollande s’est décerné un satisfecit pour sa politique économique et sociale. Politique qui ne renie pas et qu’il revendique même en observant toutefois que les résultats arrivent un peu tardivement. Reste à savoir si ces résultats sont effectivement durables et surtout significatifs. Pas sûr si l’on s’en tient aux prévisions de croissance et de chômage (pour 2017 les institutions officielles de l’État prévoient seulement 1 % de croissance pour le PIB,  une stabilisation du chômage toujours un très haut niveau, un déficit chronique des grands équilibres financiers). Une allocution qui vise en fait pour Hollande à rechercher une petite place dans l’histoire avec sa revendication de liens indéfectibles avec les Français. Une sorte d’homélie ou de prière pour qu’il reste quelque chose de ce président trop normal. Mitterrand avait prédit qu’il serait le dernier président socialiste, Hollande, lui, aura incarné cette prédiction. Non seulement il n’y aura pas de nouveau président socialiste mais le parti socialiste risque d’éclater voir de disparaître complètement pour les mêmes raisons que la SFIO,  à savoir le mélange indigeste et frauduleux de la pensée crypto marxistes et d’une gestion des affaires plus ou moins sociale libérale. Une gestion surtout marquée par l’amateurisme et les contradictions. De ce point de vue, Hollande est un pur produit de l’oligarchie du parti socialiste composée pour l’essentiel de bobos, de hauts fonctionnaires et d’arrivistes. Il suffit pour s’en persuader d’analyser la composition du gouvernement dont nombre sont soumis à l’impôt sur la fortune ne sont évidemment pas représentatifs de ces couches populaires dont il revendique le soutien. Le PS et surtout un club d’élus et de candidats potentiels, une sorte de rampe de lancement pour les énarques, diplômé de Sciences-po, d’institut d’études politiques et de secrétaires du parti qui ont transformé la fonction politique en déroulement de carrière. Pas étonnant que le décalage soit aussi grand avec les réalités socio-économiques et les couches moyennes et populaires. On objectera qu’on rencontre la même sociologie dans d’autres parties, pas vraiment une excuse pour ceux qui précisément se donnaient pour objet de représenter les moins favorisés. En conclusion, une allocution dans le droit fil des précédentes : manquant de souffle sur le fond, aussi sur la forme notamment avec cette voix onctueuse et doucereuse d’un curé de campagne fatigué et trop gras qui délivre son homélie plus par habitude que par réelle conviction. Il n’est pas certain que l’appel de François Hollande pour une petite place dans l’histoire soit très entendu tellement,  la gestion a été catastrophique pour le pays. Le seul argument qui plaide pour lui c’est sans doute la gestion tout aussi inefficace de ses prédécesseurs et peut-être celle de son successeur. Une sorte de palmarès dans la nullité.

 

Hollande béatifié comme l’Abbé Pierre (Michel sapin)

Hollande béatifié comme l’Abbé Pierre (Michel sapin)

 

Le premier fan de Hollande, l’inénarrable Michel sapin prévoit que la cote de popularité de François Hollande va monter au niveau de celle de l’Abbé Pierre pour lequel on avait même parlé de béatification. On sait que l’Abbé Pierre a longtemps été la personnalité la plus appréciée des Français. Il en va différemment de François Hollande qui a enregistré une petite remontée depuis son renoncement et qui atteint 21 % de soutien. Il est probable qu’il va encore progresser à cause précisément de son renoncement mais aussi de la médiocrité de ceux  qui prétendent lui succéder dans les rangs du PS. De la à atteindre la notoriété de l’Abbé Pierre voire la béatification, il y a un pas que Michel sapin franchit un peu trop allègrement. Michel Sapin, fidèle de François Hollande, n’est pas surpris de voir la remontée du président de la République dans les enquêtes d’opinion depuis qu’il a renoncé à briguer un nouveau mandat. Selon le ministre de l’Économie, ce n’est qu’un début : « C’est rien à côté de ce que ça va être! » Michel Sapin est persuadé que François Hollande va finir par être aussi populaire que… l’abbé Pierre. Pour l’heure, le rebond du chef de l’Etat dans ces sondages de popularité reste effectivement récent. Il s’agit d’une conséquence de son renoncement, le 1er décembre, à se représenter pour un second mandat présidentiel. Dans le baromètre mensuel du JDD réalisé par l’IFOP, François Hollande gagnait quatre points pour atteindre les 19% de personnes satisfaites (2% de très satisfaits seulement), son meilleur score de l’année. L’enquête Ipsos publiée il y a onze jours notait pour sa part une progression de cinq points, à 21% de bonnes opinions. Mais pour devenir le nouvel abbé Pierre, le chemin est encore long puisque encore 80% de personnes en moyenne restent mécontentes de François Hollande.

Comme le bac , la licence pour tous !

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  • Comme  le bac , la licence pour tous !

 

  • On se souvient que ces l’énarque Chevènement qui avaient décidé de l’objectif d’un bac pour tous ou presque. Objectif pratiquement atteint grâce en particulier à la multiplication des disciplines et en particulier de bac pro qui débouche directement sur pôle emploi. Hollande y va de sa petite démagogie en souhaitant maintenant la licence pour tous avec un objectif intermédiaire de 60 % d’ici 10 ans. Certes la montée globale et continue de la formation initiale comme permanente et incontournable pour permettre au pays de rester compétitif et en même temps pour augmenter le niveau culturel moyen. Pour autant si l’on se fie au classement mondiaux qui évalue les systèmes éducatifs la France ne cesse de reculer et se trouve en queue de peloton des pays développés voir même de certains pays en développement. En cause la dégradation des niveaux de formation. Sauf en ce qui concerne l’élite. Certain bac pro valent sans doute moins aujourd’hui que le certificat d’études primaires de 1930. Une dégradation qui concernera tout autant certaines licences, le processus est déjà largement engagé. On forme par exemple des hordes de licenciés en psychologie, en histoire voir en économie qui eux aussi hantent les bureaux de pôle emploi pour obtenir le résultat souhaité par Hollande il faudra multiplier les spécialités comme avec le bac bref des spécialités bidons qui par exemple pour certains bacheliers actuels peuvent au mieux espérer une place de caissière chez Carrefour. Demain sans doute on inventera pour les licences une spécialité de psychosociologie  des désœuvrés des quartiers ghettoïsés   qui est au mieux débouchera sur un emploi de vigile. Il serait temps de mettre un terme de cette course au diplôme universitaire et notamment de réhabiliter la filière apprentissage considérée avec une grande condescendance par nos responsables politiques, notre système éducatif aussi malheureusement par les parents. En visite pour la rentrée scolaire dans un établissement d’Orléans, François Hollande a appelé de ses vœux une réforme du lycée après celle du collège. François Hollande a défendu son bilan en matière d’éducation, jeudi lors d’une visite à Orléans à l’occasion de la rentrée scolaire, et s’est projeté dans l’avenir,   »Pour les prochaines années (…) nous devons renforcer encore un certain nombre de changements, notamment entre le collège et le lycée. Le lycée doit être maintenant la prochaine étape de nos réformes », a dit le Président, ajoutant que cela concernait aussi bien le lycée général que le lycée professionnel. « Ils doivent être eux aussi être tournés vers les enjeux d’avenir », vers « les métiers d’avenir ». « Nous devons aussi faire en sorte de mieux assurer la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur », a poursuivi le président. Inscrivant son action dans la durée, au-delà du quinquennat en cours, François Hollande a fixé comme objectif que dans dix ans « 60% d’une classe d’âge soit diplômée de la licence ». Le chef de l’Etat avait auparavant longuement défendu son bilan en matière d’éducation, en particulier les réformes controversées des rythmes scolaires et du collège. « L’école ne peut pas rester immuable », a-t-il répondu aux critiques. Il s’est réjoui des résultats en matière de lutte contre le décrochage scolaire et de la progression du numérique à l’école. « Fin 2018, tous les collèges de France (…) auront accès au numérique », a-t-il promis. Le chef de l’Etat a de nouveau assuré que sa promesse emblématique de créer 60.000 postes dans l’enseignement pendant son quinquennat serait tenue.

Bilan Hollande : une fiscalité qui a tué la croissance

  • Bilan  Hollande : une fiscalité qui a tué la croissance
  • une  politique a tué la croissance et l’emploi puisqu’il a manqué  près de 1 % au PIB (0.8% exactement)  en moyenne par an pendant le quinquennat de Hollande. .C’est à dire ce supplément d’activité qui précisément aurait permis non seulement de stabiliser le chômage par rapport à 2012 mais même de le faire reculer. En clair la politique du gouvernement a tué le potentiel de croissance qui pouvait commencer à résoudre la crise du chômage. On aurait pu ainsi avec une politique moins hasardeuse réduire le chômage d’environ 1 million par rapport au chiffre actuel. Au lieu de cela la courbe du chômage peinera  à se stabiliser  surtout si on tient compte des transferts de catégorie de pôle emploi et donc du bricolage statistique. En cause l’incompétence de responsables de la politique économique tous fonctionnaire, ancien fonctionnaires ou assimilés (Hollande, Moscovici, Sapin, Ayrault etc.) qui n’entretiennent avec l’économie réelle que des rapports approximatifs. Le rythme trop élevé de la consolidation budgétaire a en effet plombé la croissance et l’emploi en France dans les premières années du quinquennat de François Hollande mais l’inflexion vers une politique de l’offre à partir de 2014 lui permet de terminer sur une note plus positive, estime l’OFCE. Dans un bilan publié lundi, l’Observatoire français des conjonctures économiques estime que l’assainissement des finances publiques françaises aura eu un effet récessif de 0,8 point de PIB en moyenne par an entre 2012 et 2016, un niveau d’autant plus élevé que plusieurs autres pays européens étaient engagés simultanément dans des efforts similaires. L’objectif était de ramener le déficit public sous 3% du PIB (contre 5,1% fin 2011) pour stabiliser la dette de la France, avec un échéancier que la Commission européenne a accepté de repousser de deux ans jusqu’en 2017, dans le but d’éviter qu’elle n’atteigne 100% du PIB. Dans un premier temps, le gouvernement a choisi d’agir par la seule hausse des prélèvements obligatoires, une politique lancée dans les derniers mois du quinquennat de Nicolas Sarkozy.  L’impact total des mesures votées en 2012 et 2013, qui a porté le taux de prélèvements obligatoires à des niveaux record (44,8% du PIB) est estimé par l’OFCE à 52 milliards d’euros (16 milliards sur les entreprises et 32 milliards pour les ménages). Alors que François Hollande évoquait la possibilité d’une inversion de la courbe du chômage dès 2013, l’institut de conjoncture estime que l’ampleur de ce choc fiscal « n’était pas compatible avec une baisse du chômage au cours de la première moitié du quinquennat ». « Une stabilisation de la dette publique était nécessaire, mais la question c’était le rythme de réduction des déficits », a déclaré Xavier Ragot, président de l’OFCE, lors de la présentation de l’étude. « Une hausse des prélèvements obligatoires plus faible aurait maintenu l’activité économique, augmenté le PIB et l’emploi et aurait permis de stabiliser la dette sans avoir cette hausse importante du chômage à court terme », a-t-il ajouté. A partir de 2014, la mise en place d’une politique de l’offre, incarnée par le crédit d’impôt compétitivité emploi et le pacte de responsabilité, s’est accompagnée d’une nouvelle stratégie de lutte contre les déficits concentrée sur la maîtrise de la dépense. Et les baisses de charges et de fiscalité en faveur des entreprises ont permis de plus que compenser la hausse de début de quinquennat, alors que la fiscalité des ménages a continué de progresser, notamment sous la forme de la hausse de la TVA. Au total, l’OFCE estime que, sur l’ensemble du quinquennat, les nouveaux prélèvements représenteraient 28 milliards d’euros : +35 milliards pour les ménages, dont le pouvoir d’achat est aujourd’hui inférieur de 350 euros par rapport à 2012, -20 milliards pour les entreprises et +13 milliards qui ne peuvent être répartis entre ménages et entreprises. Leur atténuation, combinée aux premiers effets positifs de la politique de l’offre, a permis à la croissance française de se rapprocher des niveaux de la zone euro depuis la fin 2015, après deux années à la traîne. « Les politiques de compétitivité et de soutien aux entreprises ont des effets faibles à court terme et importants à long terme, tandis que les politiques de hausse d’impôt ont des effets importants à court terme, pour décroître progressivement », explique l’OFCE. Côté entreprises, cette politique s’est traduite par un rétablissement de leur taux de marge, qui a retrouvé cette année ses plus hauts du début des années 2000, et un redémarrage de l’investissement. En intégrant le sous-emploi, les chômeurs découragés et le temps partiel subi, ce sont près de six millions de personnes qui sont aujourd’hui fragilisées vis-à-vis de l’emploi, soit 440.000 de plus qu’au début du quinquennat, ajoute-t-il. En conclusion, il juge que « la France de 2017 devrait se retrouver dans une dynamique économique plus positive qu’en 2012, même si la fragile reprise ne doit pas occulter les difficultés persistantes du pays, en matière de commerce extérieur et de chômage ».
  • (Avec Reuters)

 

21 ministres de François Hollande ne soutiennent pas Valls

21 ministres de François Hollande ne soutiennent pas Valls

 

 

Certains ministres de François Hollande ont déclaré leur soutien à l’ancien premier ministre mais nombre s’interrogent  encore. Parmi eux il y a ceux qui sont franchement hostiles à Manuel Valls notamment Ségolène Royal qui pourrait même soutenir Emmanuel Macon. Mais il y a aussi des très proches de François Hollande qui considère que Manuel Valls a tué la candidature de l’actuel président de la république. Du coup il se pourrait qu’ils annoncent leur préférence pour Peillon qui par ailleurs a assuré qu’il défendrait le bilan de François Hollande. Enfin il y a ce qui n’ont pas encore accepté le renoncement du président de la république et qui en cas d’échec de Valls la primaire de la gauche soit très bien que François Hollande revienne sur sa décision de ne pas solliciter les suffrages des électeurs en 2017. Bref il y a du règlement de compte dans l’ère. Par, Stéphane Le Foll a préféré lui adressé un tacle et ne s’est pas prononcé sur son favori. Le porte-parole du gouvernement a déclaré que « l’enjeu n’est pas l’avenir du 49.3. Le pire des pièges serait de ne penser qu’à la primaire (…) Certains candidats ne pensent qu’au leadership du PS l’année prochaine. Ils font une erreur colossale. L’enjeu est la présidentielle de l’année prochaine». Il reste 21 ministres à convaincre. Les regardes sont braqués sur le ministre de l’Agriculture, ami de François Hollande. Le porte-parole du gouvernement est agacé de voir que des vallsistes annoncent leur ralliement par médias interposés. Son choix serait un signal fort et pourrait entraîner le soutien d’André Vallini, un autre proche du président de la République. Manuel Valls pourra-t-il compter sur le soutien de Marisol Touraine ? La ministre de la Santé avait pris ses distances avec lui, l’été dernier, sur le burkini. Aucune chance qu’elle ne se tourne vers Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon. Elle pourrait aller vers Vincent Peillon et serait la première ministre d’importance à ne pas soutenir l’ancien premier ministre. Quant à Ségolène Royal, rien n’est officiel, mais la ministre de l’Écologie n’est pas indifférente à Emmanuel Macron. En fonction des sondages et s’il se confirme que Macon est nettement en tête des candidats de gauche, il se pourrait bien que François Hollande fasse un geste en faveur de son ancien ministre des finances. On voit mal en effet François Hollande soutenir Montebourg ou à mon qui vont sans doute démolir son bilan lors de la primaire de la gauche. Le président actuel de la république pourrait ne soutenir aucun candidat de la primaire de la gauche si Valls n’en sort pas vainqueur. Il vient d’ailleurs d’adresser un signal négatif à Vincent Peillon. Le Canard Enchaîné révèle que le Président s’est déclaré « étonné » de la candidature de Vincent Peillon à la primaire de la gauche, qui se tiendra les 22 et 29 janvier 2017. Une réaction adjointe d’un commentaire acerbe, écrit le volatile, puisque François Hollande juge que « Peillon n’est pas préparé » et note une « légèreté absolue » pour le député européen, qui se réclame « de l’éthique ». La remarque de François Hollande est d’autant plus surprenante que l’ancien ministre de l’Éducation nationale fait valoir qu’il compte défendre le bilan de l’actuel locataire de l’Élysée.  »Il veut incarner le centre du Parti socialiste, mais, s’il attaque Valls, ça ne va pas être facile pour lui de défendre mon bilan », aurait déclaré le chef de l’État.

Netanyahu dit non à la conférence de Hollande

Netanyahu dit non à la conférence de Hollande

Pas sûr que la conférence que veut organiser Hollande sur le  proche Orient serve vraiment la paix.  Benjamin Netanyahu en effet  refuse de rencontrer leader palestinien si cette conférence est organisée.  La France et Hollande en particulier tiennent à cette conférence pour montrer le rôle du pays en matière de diplomatie internationale. François Hollande qui ne peut plus guère agir en politique interne veut laisser des traces à l’extérieur. Mais « Netanyahu a dit à Hollande que s’il n’y a pas de conférence internationale, il viendra rencontrer Abou Mazen (Abbas) pour des discussions directes sans conditions préalables. Israël ne participera pas à une conférence internationale qui ne contribuerait pas à la paix », disent-ils dans un communiqué. Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, avait confirmé plus tôt dans la journée que Paris s’activait pour organiser « le plus vite possible » un tel entretien, évoquant « un travail de préparation et de conviction » en cours. La dernière rencontre en public des dirigeants israélien et palestinien remonte à fin septembre lors des funérailles de l’ancien président israélien Shimon Peres. Une initiative russe lancée en septembre visant à réunir Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu à Moscou n’a pour l’heure pas abouti. A Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne, l’initiative française a été bien accueillie par le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeineh, qui a toutefois précisé ne pas encore avoir reçu d’invitation officielle de Paris. Depuis la suspension en avril 2014 des dernières négociations de paix directes entre Israël et l’Autorité palestinienne menées sous l’égide des Etats-Unis, la France s’active en coulisses pour relancer les discussions et faire aboutir la solution à deux Etats, non sans difficultés. L’activisme français irrite les autorités israéliennes qui estiment que seules des négociations bilatérales directes peuvent débloquer la situation. A l’heure où l’administration américaine est en pleine transition politique, la présence des Etats-Unis à la conférence, dont la date précise n’a pas encore été fixée, n’est pas encore actée. Si les Américains ne viennent pas à Paris, les chances que la conférence se tienne sont infimes.

Sondage popularité Hollande : un gain de 13 points depuis l’annonce de sa sortie

Sondage popularité Hollande : un gain de depuis l’annonce de sa sortie

Comme c’était prévisible après son renoncement François Hollande enregistre une forte hausse de popularité dans l’opinion. Une progression qui découle directement de son n’annonce de renonce sa candidature sa décision de non candidature mais aussi de la dignité qu’il manifestait lorsqu’il a annoncé. François Hollande gagne en effet 13 points d’approbation en un mois à 29% après sa décision de ne pas briguer un second mandat, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. De la même façon, le pourcentage de Français qui désapprouvent l’action du chef de l’Etat baisse de 83%, à 70%. S’il reste majoritairement impopulaire, François Hollande progresse fortement auprès de la gauche (+15) et singulièrement chez les sympathisants socialistes (+10). Même à droite, il décolle légèrement passant de 7 à 14% d’approbation de son action. Une aussi forte hausse de l’action du chef de l’Etat n’était intervenue qu’à deux reprises depuis le début du quinquennat : après les attentats de janvier 2015 et ceux de novembre de la même année. Le Premier ministre Manuel Valls, qui devait annoncer lundi soir sa candidature à la primaire socialiste, perd pour sa part un point depuis novembre avec 33% d’approbation, contre 34% en novembre. Ce sondage a été réalisé du 2 au 3 décembre auprès d’un échantillon de 983 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondage bilan Hollande : la loi Taubira c’est tout

Sondage bilan Hollande : la loi Taubira c’est tout

Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro, seule la loi Taubira recueille le soutien d’une majorité des Français (58%) (Aussi la création de la BPI (55%)). Il ne restera donc pas grand-chose de positif dans le bilan de François Hollande. 78% des Français jugent le bilan de François Hollande négativement. La sévérité à son égard traverse l’ensemble du corps électoral. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle de 2012 sont ainsi 81% à juger de façon négative son bilan et 94% pour ceux de Nicolas Sarkozy. Plus grave: ses propres électeurs émettent eux aussi majoritairement (51%) un jugement défavorable. «Ce résultat explique l’impasse de François Hollande face à une candidature en vue de 2017, analyse Bruno Jeanbart, directeur général d’OpinionWay. Ce sera aussi un élément important pour les candidats à la primaire. Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon ont été premier ministre ou ministres de François Hollande. Ils devront régler la question du bilan du quinquennat devant l’opinion.». De la même manière, 81% des sondés interrogés par OpinionWay estiment que Hollande n’a pas été fidèle à ses promesses de campagne. Là aussi, ses électeurs du premier tour sont majoritaires (57%) à ne pas juger leur candidat fidèle. Et pour expliquer ce jugement, les Français imputent ce non-respect des promesses au fait qu’elles étaient «non réalisables» pour 40% d’entre eux, que le candidat Hollande «n’avait pas l’intention de les tenir» (38%) et 21% seulement parce que «la situation économique l’en a empêché». «Ce résultat peut être vu comme une alerte aux différents candidats de la gauche, prévient Bruno Jeanbart. Les Français, comme l’a montré la primaire de la droite, sont très attentifs à la faisabilité des programmes.». Dans le détail, seule la lutte contre le terrorisme recueille l’approbation de 50% des Français. L’environnement (48%), la sécurité (41%), l’immigration (21%), la lutte contre le chômage (16%) ou le pouvoir d’achat (13%) sont en revanche loin de faire l’unanimité. Plus ennuyeux pour Hollande qui en a tiré les conséquences, certains domaines où la gauche est censée être la plus crédible comme la protection sociale, la justice ou l’éducation sont jugés très négativement. Finalement, la mesure qui réunit une large majorité large de Français (58%) est la loi Taubira sur le mariage pour tous

 

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