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Comme Hitler, la démence de Poutine

Comme Hitler, la démence de Poutine

 

 

Peut-être pour ne pas offusquer inutilement le chef du Kremlin, nombre d’experts se refusent  à considérer Poutine comme dément. Pourtant tout dans son attitude démontre la folie du dictateur ; d’abord évidemment dans sa conception de la démocratie qui interdit toute liberté et condamne soit à la prison soit au cimetière. La seconde raison tout aussi fondamentale est l’échec de sa stratégie de reconquérir les territoires perdus de l’union soviétique. Si Poutine avait voulu se faire davantage d’ennemis dans les anciennes républiques socialistes, il ne s’y serait pas pris différemment.Comme Hitler, Poutine est en effet en train de détruire son propre pays pour des dizaines d’années

Poutine vient de démontrer son vrai visage et l’horreur de la terreur qu’il impose à l’Ukraine. Les anciens pays de l’Est qui se sont libérés de l’Union soviétique ne lui pardonneront jamais et inévitablement se rapprocheront de l’occident. Autre preuve de la folie de l’intéressé, son appropriation évidemment excessive des richesses du pays partagées  avec les oligarques. Une fortune qu’on évolue autour d’une vingtaine de milliards. Pourquoi autant,  certes nombre de dictateurs sont partis avec une jolie fortune avant d’être poussé dehors  mais pourquoi une telle somme qui n’a aucun sens sinon qu’à renforcer le constat du dérèglement mental de l’intéressé.

Une autre  preuve de la démence de Poutine est illustrée par l’immense palais il se fait construire près de la mer Noire. Cet ensemble très luxueux compterait en outre un vaste amphithéâtre, une enceinte de hockey sur glace, une cave de dégustation pour aller avec le vignoble et un château. Le tout sur plus de 7000 hectares, soit « 39 fois la taille de Monaco ». De nombreuses vues 3D des pièces de l’enceinte ont été réalisées par les équipes de Navalny. Le palais a été financé, selon l’opposant, par des proches du président russe, comme le patron du géant pétrolier Rosneft, Igor Setchine et l’homme d’affaires Guennadi Timtchenko. Le documentaire met en lumière de nombreux liens tissés par le président lorsqu’il était encore au KGB, détaché à Dresde (Allemagne), dès 1987. 

Enfin il y a cette peur bleue de la situation sanitaire de la Covid  qu’on peut constater lorsqu’il éloigne ses interlocuteurs d’une quinzaine de mètres de lui. Une mise en scène ridicule peut-être pour affirmer sa posture distancielle mais tout autant sa grande trouille d’être contaminé. On ne peut pas écarter l’hypothèse que Poutine déjà malade tire ses dernières cartouches pour tenter de laisser un nom dans l’histoire. Le problème c’est qu’en même temps non seulement il aura détruit ses voisins mais aussi son propre pays qui mettra des années avant de s’en remettre. À moins évidemment d’accepter de devenir rapidement une sous province de la Chine.

 

Politique: Poutine , comme Hitler ?

Politique: Poutine , comme Hitler ?

par Alain Bergounioux et Telos  ( Slate.fr)

La posture méthodique et l’offensive m

ilitaire du président russe peuvent rappeler celles du leader du Troisième Reich. Jusqu’à quel point?Tout le monde convient que Vladimir Poutine n’est pas Adolf Hitler, le premier entend rétablir l’empire russe, territorialement avec les territoires russophones, internationalement, avec ses zones d’influence, le second voulait imposer une domination totale sur l’Europe et dans le monde, avec un empire fondé sur la race, conquérant et destructeur.

Une mise en perspective peut cependant être utile. Car les points communs ne sont pas négligeables.

Le premier tient au fait que ce sont deux dictateurs. Les types d’État ne sont, évidemment, pas les mêmes, mais leur pouvoir personnel est une réalité. Les intellectuels et les politiques français qui évoquent les élections, dans la Russie d’aujourd’hui, ne manquent pas d’audace! Quand les opposants sont en prison ou empêchés de concourir, quand les médias sont étroitement contrôlés, quand les associations de la société civile sont dissoutes, quand elles contestent les affirmations du pouvoir et son histoire officielle, comme récemment l’association Mémorial, il devrait être difficile de parler de démocratie. Ou alors les mots n’ont plus de sens.

Dans le texte commun, publié par la Chine et la Russie, lors de la rencontre entre Vladimir Poutine et Xi Jingping, lors de l’inauguration des Jeux olympiques à Pékin, la revendication de la «vraie» démocratie pour leurs régimes, opposée à la fausse démocratie occidentale décadente, devrait rappeler toute la propagande sur les «démocraties populaires» dont l’histoire a montré toute la vanité.

Le second point commun tient au type de légitimité qui a nourri et nourrit ces deux dictatures, le nationalisme. Pour Hitler, il s’agissait de venger l’Allemagne de l’humiliation du Traité de Versailles, pour Vladimir Poutine, il s’agit de venger la Russie de l’humiliation de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’URSS. Cela explique le soutien que ces régimes peuvent avoir dans leurs opinions, tant que les victoires (et les gains) sont là.

Les politiques qu’ils mènent ne peuvent être que des politiques de puissance. La défaite militaire ou diplomatique n’est pas permise sous peine de voir s’effriter ou, même, s’effondrer le pouvoir des dictateurs et de leurs régimes.

Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement.

Il y a, enfin, un troisième point commun, et c’est, aujourd’hui, incontestablement, le plus évident, il concerne la méthode. Tous les deux ont clairement annoncé leurs intentions et leurs projets politiques. Ils les ont même écrits et publiés…

On pense, bien sûr, au Mein Kampf d’Adolf Hitler. Mais Vladimir Poutine a fait paraître, cet été, un long article dans lequel il expose sa vision de l’histoire de la Russie et de son destin, dans laquelle L’Ukraine ne peut que faire partie de la Mère Patrie, illustrée, encore, par son discours du 21 février, qui annonce la reconnaissance de l’indépendance des Républiques auto-proclamées du Donbass, sans préciser, d’ailleurs, leurs frontières précises. Il est difficile de prétendre ne pas savoir quels sont ses objectifs finaux!

Savoir s’ils seront atteints est autre chose. En tout cas, pour y arriver, il mêle les manœuvres militaires et les manœuvres diplomatiques, les prises de force des territoires et les promesses diplomatiques, démenties aussitôt que les rapports de force lui sont favorables.

Il est intéressant de rappeler le processus qui a eu lieu dans les années 1930. L’intention claire de Adolf Hitler était de mettre en pièces le Traité de Versailles. Et il l’a fait méthodiquement, par une rhétorique violente, accompagnée d’actes, en jouant sur les aspirations à la paix dans les opinions européennes, bien compréhensibles après la saignée de la Première Guerre mondiale. Le réarmement de l’Allemagne, en 1935, a été le premier test. Les atermoiements de la France et de l’Angleterre, principalement, l’ont convaincu qu’il pouvait aller plus loin. En février 1936, la remilitarisation de la Rhénanie a été le point tournant.

Les historiens, en effet, aujourd’hui, s’accordent à considérer que les forces militaires étaient, alors, encore en faveur des deux démocraties –c’était bien, d’ailleurs, ce que craignaient nombre de généraux allemands. Mais l’Angleterre n’a pas voulu remettre en cause sa politique d’«apaisement», et le gouvernement français a craint d’être amené à décréter une mobilisation générale comme le réclamait l’état-major en cas de conflit. Ce fut, à ce moment, que Adolf Hitler a commencé à prétendre que c’était la dernière revendication de l’Allemagne…

En mai 1936, le même schéma a joué lors de l’Anschluss, entraînant l’annexion, de fait, de l’Autriche. Le manque de réactions internationales, et la bascule de l’Italie mussolinienne de son côté, ont achevé de persuader Adolf Hitler que la réunion de tous les territoires peuplés de populations allemandes était à sa portée.

Ce fut tout le drame de la conférence de Munich, en septembre 1938 –souvent évoquée ces jours-ci. Il s’agissait de «protéger» une minorité allemande, les Sudètes, dite opprimée dans la République tchécoslovaque. Adolf Hitler a commencé par menacer d’utiliser la force pour ce faire. Un compromis, proposé par le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, venu à Berlin, le 15 septembre, a été en apparence accepté, pour être dénoncé, le jour suivant, par le Chancelier, qui avançait de nouvelles exigences pour affaiblir la défense tchécoslovaque. L’Europe s’est crue, cette fois, au bord de la guerre.

Une initiative de Mussolini a amené la conférence à quatre de Munich, le 29 septembre, sans la présence du président tchécoslovaque, Édouard Benes. Elle signa le quasi abandon de la Tchécoslovaquie et permit au chancelier allemand de redire que cela était sa «dernière revendication».

Il ne faut certes pas calquer les situations. Mais il y a des similitudes dans les méthodes qu’il ne serait pas raisonnable d’ignorer. Ce mixte d’usage de la force et de la diplomatie ne peut tromper que ceux qui n’ont pas les idées claires. Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement. C’est ce qui se joue depuis 2008, avec la crise géorgienne, depuis 2014, avec l’annexion de la Crimée et l’autonomisation des deux Républiques du Donbass.

Une autre ressemblance avec les années 1930 est l’influence d’un troisième acteur, et non des moindres, dans le face-à-face de la Russie poutinienne et des pays occidentaux, la Chine, qui est, aussi, une «puissance révisionniste», comme on le disait alors, qui a, également des humiliations à venger et qui a acquis un poids considérable dans le monde, à l’image du Japon impérial, entré dans un «axe» avec l’ Allemagne nazie et l’Italie fasciste.

En revanche, une différence, à laquelle il faut penser, tient dans les données militaires. En 1936, et même en 1938, l’armée allemande n’avait pas une supériorité sur celles de la France et de l’Angleterre. Aujourd’hui, la force de l’armée russe, reconstruite et modernisée depuis vingt ans, est patente, avec des armements perfectionnés et destructeurs, et la Russie est une grande puissance nucléaire, comme l’a marqué Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse avec Emanuel Macron.

Une guerre globale n’est pas envisageable, compte tenu de la masse de destructions prévisibles, ce qui donne un avantage à Vladimir Poutine, qui ne manque pas de souligner que l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, devra appartenir à la sphère d’influence de la Russie.

La première, et la meilleure, des réactions des Occidentaux doit être, avant tout, de prendre conscience de leurs valeurs et de leurs intérêts communs. Nous sommes dans une nouvelle période historique. Il y a, à l’évidence, une redistribution des rapports des forces à l​’échelle du monde. Mais il y a aussi un combat de valeurs pour défendre nos démocraties libérales, rejetées par la Russie et la Chine et par nombre de pays dictatoriaux et contestées, malheureusement, de l’intérieur.

Les sanctions annoncées et à venir sont nécessaires et, même si elles ne sont pas décisives, elles sont un moyen d’affirmer une unité sans laquelle nous ne serons plus, en Europe, que des «objets» pour les autres puissances. L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février le montre à l’évidence.

Guerre: Poutine , comme Hitler ?

Guerre: Poutine , comme Hitler ?

Alain Bergounioux et Telos  ( Slate.fr)

La posture méthodique et l’offensive militaire du président russe peuvent rappeler celles du leader du Troisième Reich. Jusqu’à quel point?

Tout le monde convient que Vladimir Poutine n’est pas Adolf Hitler, le premier entend rétablir l’empire russe, territorialement avec les territoires russophones, internationalement, avec ses zones d’influence, le second voulait imposer une domination totale sur l’Europe et dans le monde, avec un empire fondé sur la race, conquérant et destructeur.

Une mise en perspective peut cependant être utile. Car les points communs ne sont pas négligeables.

Le premier tient au fait que ce sont deux dictateurs. Les types d’État ne sont, évidemment, pas les mêmes, mais leur pouvoir personnel est une réalité. Les intellectuels et les politiques français qui évoquent les élections, dans la Russie d’aujourd’hui, ne manquent pas d’audace! Quand les opposants sont en prison ou empêchés de concourir, quand les médias sont étroitement contrôlés, quand les associations de la société civile sont dissoutes, quand elles contestent les affirmations du pouvoir et son histoire officielle, comme récemment l’association Mémorial, il devrait être difficile de parler de démocratie. Ou alors les mots n’ont plus de sens.

Dans le texte commun, publié par la Chine et la Russie, lors de la rencontre entre Vladimir Poutine et Xi Jingping, lors de l’inauguration des Jeux olympiques à Pékin, la revendication de la «vraie» démocratie pour leurs régimes, opposée à la fausse démocratie occidentale décadente, devrait rappeler toute la propagande sur les «démocraties populaires» dont l’histoire a montré toute la vanité.

Le second point commun tient au type de légitimité qui a nourri et nourrit ces deux dictatures, le nationalisme. Pour Hitler, il s’agissait de venger l’Allemagne de l’humiliation du Traité de Versailles, pour Vladimir Poutine, il s’agit de venger la Russie de l’humiliation de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’URSS. Cela explique le soutien que ces régimes peuvent avoir dans leurs opinions, tant que les victoires (et les gains) sont là.

Les politiques qu’ils mènent ne peuvent être que des politiques de puissance. La défaite militaire ou diplomatique n’est pas permise sous peine de voir s’effriter ou, même, s’effondrer le pouvoir des dictateurs et de leurs régimes.

Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement.

Il y a, enfin, un troisième point commun, et c’est, aujourd’hui, incontestablement, le plus évident, il concerne la méthode. Tous les deux ont clairement annoncé leurs intentions et leurs projets politiques. Ils les ont même écrits et publiés…

On pense, bien sûr, au Mein Kampf d’Adolf Hitler. Mais Vladimir Poutine a fait paraître, cet été, un long article dans lequel il expose sa vision de l’histoire de la Russie et de son destin, dans laquelle L’Ukraine ne peut que faire partie de la Mère Patrie, illustrée, encore, par son discours du 21 février, qui annonce la reconnaissance de l’indépendance des Républiques auto-proclamées du Donbass, sans préciser, d’ailleurs, leurs frontières précises. Il est difficile de prétendre ne pas savoir quels sont ses objectifs finaux!

Savoir s’ils seront atteints est autre chose. En tout cas, pour y arriver, il mêle les manœuvres militaires et les manœuvres diplomatiques, les prises de force des territoires et les promesses diplomatiques, démenties aussitôt que les rapports de force lui sont favorables.

Il est intéressant de rappeler le processus qui a eu lieu dans les années 1930. L’intention claire de Adolf Hitler était de mettre en pièces le Traité de Versailles. Et il l’a fait méthodiquement, par une rhétorique violente, accompagnée d’actes, en jouant sur les aspirations à la paix dans les opinions européennes, bien compréhensibles après la saignée de la Première Guerre mondiale. Le réarmement de l’Allemagne, en 1935, a été le premier test. Les atermoiements de la France et de l’Angleterre, principalement, l’ont convaincu qu’il pouvait aller plus loin. En février 1936, la remilitarisation de la Rhénanie a été le point tournant.

Les historiens, en effet, aujourd’hui, s’accordent à considérer que les forces militaires étaient, alors, encore en faveur des deux démocraties –c’était bien, d’ailleurs, ce que craignaient nombre de généraux allemands. Mais l’Angleterre n’a pas voulu remettre en cause sa politique d’«apaisement», et le gouvernement français a craint d’être amené à décréter une mobilisation générale comme le réclamait l’état-major en cas de conflit. Ce fut, à ce moment, que Adolf Hitler a commencé à prétendre que c’était la dernière revendication de l’Allemagne…

En mai 1936, le même schéma a joué lors de l’Anschluss, entraînant l’annexion, de fait, de l’Autriche. Le manque de réactions internationales, et la bascule de l’Italie mussolinienne de son côté, ont achevé de persuader Adolf Hitler que la réunion de tous les territoires peuplés de populations allemandes était à sa portée.

Ce fut tout le drame de la conférence de Munich, en septembre 1938 –souvent évoquée ces jours-ci. Il s’agissait de «protéger» une minorité allemande, les Sudètes, dite opprimée dans la République tchécoslovaque. Adolf Hitler a commencé par menacer d’utiliser la force pour ce faire. Un compromis, proposé par le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, venu à Berlin, le 15 septembre, a été en apparence accepté, pour être dénoncé, le jour suivant, par le Chancelier, qui avançait de nouvelles exigences pour affaiblir la défense tchécoslovaque. L’Europe s’est crue, cette fois, au bord de la guerre.

Une initiative de Mussolini a amené la conférence à quatre de Munich, le 29 septembre, sans la présence du président tchécoslovaque, Édouard Benes. Elle signa le quasi abandon de la Tchécoslovaquie et permit au chancelier allemand de redire que cela était sa «dernière revendication».

Il ne faut certes pas calquer les situations. Mais il y a des similitudes dans les méthodes qu’il ne serait pas raisonnable d’ignorer. Ce mixte d’usage de la force et de la diplomatie ne peut tromper que ceux qui n’ont pas les idées claires. Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement. C’est ce qui se joue depuis 2008, avec la crise géorgienne, depuis 2014, avec l’annexion de la Crimée et l’autonomisation des deux Républiques du Donbass.

Une autre ressemblance avec les années 1930 est l’influence d’un troisième acteur, et non des moindres, dans le face-à-face de la Russie poutinienne et des pays occidentaux, la Chine, qui est, aussi, une «puissance révisionniste», comme on le disait alors, qui a, également des humiliations à venger et qui a acquis un poids considérable dans le monde, à l’image du Japon impérial, entré dans un «axe» avec l’ Allemagne nazie et l’Italie fasciste.

En revanche, une différence, à laquelle il faut penser, tient dans les données militaires. En 1936, et même en 1938, l’armée allemande n’avait pas une supériorité sur celles de la France et de l’Angleterre. Aujourd’hui, la force de l’armée russe, reconstruite et modernisée depuis vingt ans, est patente, avec des armements perfectionnés et destructeurs, et la Russie est une grande puissance nucléaire, comme l’a marqué Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse avec Emanuel Macron.

Une guerre globale n’est pas envisageable, compte tenu de la masse de destructions prévisibles, ce qui donne un avantage à Vladimir Poutine, qui ne manque pas de souligner que l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, devra appartenir à la sphère d’influence de la Russie.

La première, et la meilleure, des réactions des Occidentaux doit être, avant tout, de prendre conscience de leurs valeurs et de leurs intérêts communs. Nous sommes dans une nouvelle période historique. Il y a, à l’évidence, une redistribution des rapports des forces à l​’échelle du monde. Mais il y a aussi un combat de valeurs pour défendre nos démocraties libérales, rejetées par la Russie et la Chine et par nombre de pays dictatoriaux et contestées, malheureusement, de l’intérieur.

Les sanctions annoncées et à venir sont nécessaires et, même si elles ne sont pas décisives, elles sont un moyen d’affirmer une unité sans laquelle nous ne serons plus, en Europe, que des «objets» pour les autres puissances. L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février le montre à l’évidence.

Poutine , comme Hitler?

Poutine , comme Hitler?

Alain Bergounioux et Telos  ( Slate.fr)

La posture méthodique et l’offensive militaire du président russe peuvent rappeler celles du leader du Troisième Reich. Jusqu’à quel point?

Tout le monde convient que Vladimir Poutine n’est pas Adolf Hitler, le premier entend rétablir l’empire russe, territorialement avec les territoires russophones, internationalement, avec ses zones d’influence, le second voulait imposer une domination totale sur l’Europe et dans le monde, avec un empire fondé sur la race, conquérant et destructeur.

Une mise en perspective peut cependant être utile. Car les points communs ne sont pas négligeables.

Le premier tient au fait que ce sont deux dictateurs. Les types d’État ne sont, évidemment, pas les mêmes, mais leur pouvoir personnel est une réalité. Les intellectuels et les politiques français qui évoquent les élections, dans la Russie d’aujourd’hui, ne manquent pas d’audace! Quand les opposants sont en prison ou empêchés de concourir, quand les médias sont étroitement contrôlés, quand les associations de la société civile sont dissoutes, quand elles contestent les affirmations du pouvoir et son histoire officielle, comme récemment l’association Mémorial, il devrait être difficile de parler de démocratie. Ou alors les mots n’ont plus de sens.

Dans le texte commun, publié par la Chine et la Russie, lors de la rencontre entre Vladimir Poutine et Xi Jingping, lors de l’inauguration des Jeux olympiques à Pékin, la revendication de la «vraie» démocratie pour leurs régimes, opposée à la fausse démocratie occidentale décadente, devrait rappeler toute la propagande sur les «démocraties populaires» dont l’histoire a montré toute la vanité.

Le second point commun tient au type de légitimité qui a nourri et nourrit ces deux dictatures, le nationalisme. Pour Hitler, il s’agissait de venger l’Allemagne de l’humiliation du Traité de Versailles, pour Vladimir Poutine, il s’agit de venger la Russie de l’humiliation de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’URSS. Cela explique le soutien que ces régimes peuvent avoir dans leurs opinions, tant que les victoires (et les gains) sont là.

Les politiques qu’ils mènent ne peuvent être que des politiques de puissance. La défaite militaire ou diplomatique n’est pas permise sous peine de voir s’effriter ou, même, s’effondrer le pouvoir des dictateurs et de leurs régimes.

Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement.

Il y a, enfin, un troisième point commun, et c’est, aujourd’hui, incontestablement, le plus évident, il concerne la méthode. Tous les deux ont clairement annoncé leurs intentions et leurs projets politiques. Ils les ont même écrits et publiés…

On pense, bien sûr, au Mein Kampf d’Adolf Hitler. Mais Vladimir Poutine a fait paraître, cet été, un long article dans lequel il expose sa vision de l’histoire de la Russie et de son destin, dans laquelle L’Ukraine ne peut que faire partie de la Mère Patrie, illustrée, encore, par son discours du 21 février, qui annonce la reconnaissance de l’indépendance des Républiques auto-proclamées du Donbass, sans préciser, d’ailleurs, leurs frontières précises. Il est difficile de prétendre ne pas savoir quels sont ses objectifs finaux!

Savoir s’ils seront atteints est autre chose. En tout cas, pour y arriver, il mêle les manœuvres militaires et les manœuvres diplomatiques, les prises de force des territoires et les promesses diplomatiques, démenties aussitôt que les rapports de force lui sont favorables.

Il est intéressant de rappeler le processus qui a eu lieu dans les années 1930. L’intention claire de Adolf Hitler était de mettre en pièces le Traité de Versailles. Et il l’a fait méthodiquement, par une rhétorique violente, accompagnée d’actes, en jouant sur les aspirations à la paix dans les opinions européennes, bien compréhensibles après la saignée de la Première Guerre mondiale. Le réarmement de l’Allemagne, en 1935, a été le premier test. Les atermoiements de la France et de l’Angleterre, principalement, l’ont convaincu qu’il pouvait aller plus loin. En février 1936, la remilitarisation de la Rhénanie a été le point tournant.

Les historiens, en effet, aujourd’hui, s’accordent à considérer que les forces militaires étaient, alors, encore en faveur des deux démocraties –c’était bien, d’ailleurs, ce que craignaient nombre de généraux allemands. Mais l’Angleterre n’a pas voulu remettre en cause sa politique d’«apaisement», et le gouvernement français a craint d’être amené à décréter une mobilisation générale comme le réclamait l’état-major en cas de conflit. Ce fut, à ce moment, que Adolf Hitler a commencé à prétendre que c’était la dernière revendication de l’Allemagne…

En mai 1936, le même schéma a joué lors de l’Anschluss, entraînant l’annexion, de fait, de l’Autriche. Le manque de réactions internationales, et la bascule de l’Italie mussolinienne de son côté, ont achevé de persuader Adolf Hitler que la réunion de tous les territoires peuplés de populations allemandes était à sa portée.

Ce fut tout le drame de la conférence de Munich, en septembre 1938 –souvent évoquée ces jours-ci. Il s’agissait de «protéger» une minorité allemande, les Sudètes, dite opprimée dans la République tchécoslovaque. Adolf Hitler a commencé par menacer d’utiliser la force pour ce faire. Un compromis, proposé par le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, venu à Berlin, le 15 septembre, a été en apparence accepté, pour être dénoncé, le jour suivant, par le Chancelier, qui avançait de nouvelles exigences pour affaiblir la défense tchécoslovaque. L’Europe s’est crue, cette fois, au bord de la guerre.

Une initiative de Mussolini a amené la conférence à quatre de Munich, le 29 septembre, sans la présence du président tchécoslovaque, Édouard Benes. Elle signa le quasi abandon de la Tchécoslovaquie et permit au chancelier allemand de redire que cela était sa «dernière revendication».

Il ne faut certes pas calquer les situations. Mais il y a des similitudes dans les méthodes qu’il ne serait pas raisonnable d’ignorer. Ce mixte d’usage de la force et de la diplomatie ne peut tromper que ceux qui n’ont pas les idées claires. Savoir ce que l’on veut, comme Vladimir Poutine, donne un avantage sur ceux qui ne le savent pas réellement. C’est ce qui se joue depuis 2008, avec la crise géorgienne, depuis 2014, avec l’annexion de la Crimée et l’autonomisation des deux Républiques du Donbass.

Une autre ressemblance avec les années 1930 est l’influence d’un troisième acteur, et non des moindres, dans le face-à-face de la Russie poutinienne et des pays occidentaux, la Chine, qui est, aussi, une «puissance révisionniste», comme on le disait alors, qui a, également des humiliations à venger et qui a acquis un poids considérable dans le monde, à l’image du Japon impérial, entré dans un «axe» avec l’ Allemagne nazie et l’Italie fasciste.

En revanche, une différence, à laquelle il faut penser, tient dans les données militaires. En 1936, et même en 1938, l’armée allemande n’avait pas une supériorité sur celles de la France et de l’Angleterre. Aujourd’hui, la force de l’armée russe, reconstruite et modernisée depuis vingt ans, est patente, avec des armements perfectionnés et destructeurs, et la Russie est une grande puissance nucléaire, comme l’a marqué Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse avec Emanuel Macron.

Une guerre globale n’est pas envisageable, compte tenu de la masse de destructions prévisibles, ce qui donne un avantage à Vladimir Poutine, qui ne manque pas de souligner que l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, devra appartenir à la sphère d’influence de la Russie.

La première, et la meilleure, des réactions des Occidentaux doit être, avant tout, de prendre conscience de leurs valeurs et de leurs intérêts communs. Nous sommes dans une nouvelle période historique. Il y a, à l’évidence, une redistribution des rapports des forces à l​’échelle du monde. Mais il y a aussi un combat de valeurs pour défendre nos démocraties libérales, rejetées par la Russie et la Chine et par nombre de pays dictatoriaux et contestées, malheureusement, de l’intérieur.

Les sanctions annoncées et à venir sont nécessaires et, même si elles ne sont pas décisives, elles sont un moyen d’affirmer une unité sans laquelle nous ne serons plus, en Europe, que des «objets» pour les autres puissances. L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février le montre à l’évidence.

Présidentielle: CHOISIR ENTRE DE GAULLE ET HITLER » ? (MICHEL ONFRAY)

 Présidentielle: CHOISIR ENTRE DE GAULLE ET HITLER » ? (MICHEL ONFRAY)

Michel Onfray a affirmé sur BFM  qu’il n’ira pas voter. Et « je ne vais pas à des élections jouées d’avance », a-t-il ajouté. « Je peux vous dire qui sera élu. Je vous parie que ce sera un cadidat maastrichtien ». « Maastrichtien », une épithète qui renvoie donc au Traité de Masstricht de 1992 qui avait entre autres inauguré le processus menant à la création de l’Euro et donc à l’union monétaire de l’Union européenne.

Comme d’habitude, le philosophe ne fait pas dans la dentelle certaines de ses analyses sont pertinentes mais d’autres « un peu » caricaturales. La faute sans doute à ses déficiences en matière de connaissances économiques qu’il a d’ailleurs lui-même reconnues. Une posture trop souvent de nature évangélique et trop peu philosophique. NDLR

« Un candidat maastrichtien, c’est-à-dire qui défend ce qu’ont défendu Mitterrand à partir de 1983, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron… », a-t-il expliqué. Analysant le paysage politique actuel, il a renvoyé les prétendants à l’Elysée dos-à-dos ou ruiné leurs espoirs éventuels: « Si c’est pas Macron, ce sera Valérie Pécresse, ce sera sûrement pas Zemmour, sûrement pas Marine Le Pen. C’est le même système qui va fonctionner. »

D’autant plus que selon lui, le second tour mettra en scène – et de manière caricaturale – un faux duel: « In fine, il y a un goulot d’étranglement et il va falloir choisir entre le général de Gaulle et Adolf Hitler, c’est comme ça que les choses nous sont présentées ».

« Là, éventuellement, on aura le choix entre le général de Gaulle et le général Giraud », a-t-il ironisé, en référence, à cet officier attentiste dans un premier temps, finalement passé dans le camp des Alliés durant la seconde guerre mondiale.

Est-ce à dire que l’essayiste verrait d’un oeil bienveillant l’une des candidatures d’extrême droite? Non: s’il s’est dit d’accord avec le constat d’Eric Zemmour au plan civilisationnel, il lui a une nouvelle fois reproché de ne pas « avoir de bras gauche » au plan social. Quant à Marine Le Pen, Michel Onfray l’a brocardée: « Marine Le Pen a cessé d’être souverainiste, si elle l’a jamais été ».

 Michel Onfray s’est ainsi revendiqué de deux traditions politiques. Une gauche « souverainiste et chevènementiste » d’abord: « Je suis du côté des souverainistes, qui disent que si on ne sort pas de cette Europe-là on n’aura pas les moyens de notre politique. »

« La souveraineté a disparu au profit de ce qui est un État européen, impérial, maastrichtien », a-t-il encore pourfendu. Et il s’est revendiqué du socialisme révolutionnaire, mais sur un mode girondin, « proudhonien », reposant sur un principe de subsidiarité.

 




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