Archive pour le Tag 'heures'

LREM : coaché pour 1500 euros les quatre heures

LREM : coaché pour 1500 euros les quatre heures

 

Quand la communication prend le pas sur le fond dans le mouvement en marche. Faute d’expérience politique, sociale ou associative les députés du parti de Macron paient très cher pour savoir parler en public notamment devant les médias. Il faut dire que la plupart ont été recrutés selon les méthodes d’une entreprise à partir de leur CV et non à partir de leur expérience militante. Du coup, la république en marche est surtout constituée de cadres, de techniciens et de technocrates. Pour masquer le vide politique, la république en marche utilise la communication pour permettre d’apprendre à se comporter, à parler, à plaire et la formation à cette communication n’est pas gratuite. Pas sûr cependant que cette formation soit suffisante pour donner une cohérence à un mouvement politique dont l’idéologie et la vision se limite au soutien sans condition à Emmanuel Macron. Laurent Fontaine, ex-animateur star de TF1, a été recruté par Emmanuel Macron pour former ses proches au délicat exercice de l’interview politique. Interrogé par le site StreetPress en février dernier, Laurent Fontaine, qui reconnaissait déjà à l’époque soutenir le mouvement En marche! Depuis sa création en avril 2016, expliquait avoir pour mission d’inculquer ses «trucs de professionnels» aux différents députés membres du collectif. « Ce jeudi, l’ancien animateur était invité sur Europe 1 où il a déclaré continuer à préparer régulièrement les députés LREM à leurs interviews télévisés ou radio. Et cela peut avoir un coût…: «  c’est environ 1500 euros la grosse séance d’environ 4 heures», a expliqué Laurent Fontaine au micro d’Europe 1. Un tarif qui semble être «bien au-dessus de la moyenne du microcosme», estime Marianne. Selon le site d’information, et à valeur de comparaison, «le centre de formation continue CFPJ, qui accueille parfois des parlementaires, facture lui aussi 1500 euros son module intitulé “Être interviewé par des journalistes”. Sauf que ce tarif comprend deux jours de formation, soit 14 heures.

35 heures obligatoires pour les fonctionnaires parisiens : une injustice !

35 heures obligatoires pour les  fonctionnaires parisiens : une injustice !

Les fonctionnaires qui travaillent pour le compte de la région vont devoir passer d’un temps de travail de 34 heures à 35 heures (les fonctionnaires de la Ville de Paris ne sont pas concernés). Une injustice est un scandale évidemment. On entend d’ici les protestations de certains syndicats qui vont dénoncer les conditions de travail inhumaines. La vérité c’est que cela ne changera sans doute pas grand-chose à la fois en termes de présence et de productivité mais c’est au moins un affichage pour faire semblant d’exiger des fonctionnaires locaux davantage d’efficacité. On  prévoit également « une baisse globale du nombre de jours et de motifs accordés pour autorisation spéciale d’absence (décès familiaux, mariage, etc.), mais élargit la notion de cercle familial », a précisé Marie-Carole Ciuntu. Selon les syndicats, cela se traduit par la « suppression de 30 jours ». Rappelant que le temps de travail actuel des agents dérogeait à une circulaire du ministère de la Fonction publique de 2017, elle a expliqué que la région avait « simplement voulu à la marge se mettre dans le droit commun de la Fonction publique ». « Nous demandons aux agents du siège de prendre leur part à la diminution des frais de fonctionnement de manière très modérée », a-t-elle aussi précisé. À gauche, le groupe Alternative écologiste et sociale a dénoncé une « démonstration de la casse du service public » et une mesure de « régression sociale », le Front de gauche « une remise en cause de toutes clauses à l’avantage des agents ».

Heures supplémentaires : à nouveau défiscalisées

Heures supplémentaires : à nouveau défiscalisées

 

Encore une mesure fiscale que le gouvernement avait mis sous le coude et qui ne figurait pas dans le discours de politique générale prononcé par le premier ministre devant l’assemblée. Pourtant cette promesse de campagne électorale sera bien tenue. En avril 2017, Emmanuel Macron avait expliqué sa position sur le sujet, en critiquant la décision de François Hollande. « L’abrogation de l’exonération de charges sociales sur les heures supplémentaires, en 2012, a porté un coup au pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires », faisait-il savoir sur son compte Twitter.  Par la voix de son ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, le gouvernement a annoncé son intention de te la mettre en œuvre « C’est cette majorité qui va faire la défiscalisation des heures supplémentaires », a répondu Gérald Darmanin à une députée LR lors de la séance de questions au gouvernement. Aucune précision n’a cependant été donnée sur un calendrier de mise en oeuvre de cette réforme. Selon une étude de l’Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE), cette exonération coûterait 3 milliards d’euros par an. Un calcul toutefois discutable car trop mécanique. En effet la défiscalisation va redonner du pouvoir d’achat, donc favoriser la consommation et la croissance avec un essai bénéfique sur les rentrées fiscales. Un rapport de l’assemblée nationale indiquée que la défiscalisation des heures supplémentaires avait  largement touché les salariés, c’est vrai, plus de neuf millions en ont déclaré, dans le privé, comme dans le public. Mais les gains réalisés sont restés modestes avec 42 euros par mois en moyenne, une moyenne établie par Bercy, sur la base de quatre heures supplémentaires par semaine. Cette moyenne cache cependant des disparités et beaucoup d’ouvriers ont perdu autour de 100 € à 150 par mois ce qui est loin d’être négligeable quand on sait que le salaire net moyen est en France  d’environ 1 730 €

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour « en Marche » à la télé !

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour en Marche à la télé !

Le parti d’Emmanuel Macron conteste la répartition du temps d’antenne entre les formations politiques en lice pour les élections législatives. LREM conteste plus particulièrement l’article 167-1 du code électoral, qui régit cette répartition et limite à 12 minutes au total le temps d’antenne des formations non représentées par des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale. C’est le cas de LREM, héritier d’En Marche !, mouvement créé par Emmanuel Macron en avril 2016 mais qui compte aujourd’hui plus d’adhérents que tout autre parti français et est crédité d’une nette avance par les sondages. La QPC, qui conteste la conformité de l’article 167-1 à la Constitution, sera examinée mardi après-midi en audience par le Conseil constitutionnel, qui rendra publique sa décision mercredi matin, a précisé à Reuters cette institution. Selon le même article, les formations politiques représentées par des groupes parlementaires bénéficient pour leur part de temps d’antenne proportionnels à leur importance dans l’Assemblée sortante. Le Parti socialiste bénéficie ainsi de deux heures de temps d’antenne, alors qu’il a été laminé par la présidentielle. Le parti Les Républicains (LR), autre perdant de cette élection, a pour sa part été crédité par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de 104 minutes, l’Union des démocrates et indépendants (UDI), alliée de LR, de 22 minutes et le Parti radical de gauche, allié du PS, de 15 minutes.

Les Français travaillent déjà 39 heures par semaine mais moins que les autres européens

Les Français travaillent déjà 39 heures par semaine mais moins que les autres européens

 

Curieusement le ministère du travail fait savoir que la durée effective de travail dépasse déjà 39 heures par semaine sans doute pour désamorcer le débat à propos des 35 heures. Reste que la France est le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

35 heures : 350 000 emplois créés mais 1 million supprimé

35 heures : 350 000 emplois créés mais 1 million supprimé

Encore un rapport (secret) qui tente de démontrer que les 35 heures ont été bénéfiques pour la création d’emplois et qui affirme que la réduction du temps de travail n’a pas affecté la compétitivité des entreprises. La direction de l’IGAS se n’a toutefois pas autorisé la sortie officielle de ce rapport considérant que l’étude ouvrait «  n’était pas assez travaillée ». Deux inspecteurs généraux des affaires sociales (Igas) ont en effet rédigé un rapport qui n’est jamais paru. Ce rapport, dont Le Monde a eu connaissance, explique que la réduction du temps de travail a pu favoriser la création d’emplois. Et que la durée légale du travail salarié à 35 heures n’a pas pénalisé l’économie française, contrairement à ce que disent ses nombreux détracteurs.  Ainsi, selon ce rapport, les lois sur les 35 heures ont permis la création de 350.000 postes entre 1998 et 2002. Par ailleurs, cette durée légale du travail n’a pas fait couler la compétitivité des entreprises. « Les politiques du temps de travail » peuvent engendrer « des pistes d’amélioration (…) qui ne doivent pas être négligées » estime ce rapport. Première observation l’inspection générale des affaires sociales n’est pas spécialement qualifiée pour évaluer l’impact de mesures économiques. La démonstration est très spécieuse en effet si effectivement autour de 350 000 emplois ont été créés relativement rapidement par contre du fait précisément de la perte de compétitivité, c’est de l’ordre de 1 million d’emplois qui ont été supprimés de 2002 à 2015. Seconde observation d’ordre méthodologique. L’étude de l’Igas fait un calcul très approximatif car il faudrait comparer avec le  nombre d’emplois créés à la même époque sans les 35 heures. Surtout il faut prendre en compte le nombre d’emplois qui ont été supprimés du fait de la perte de compétitivité de l’économie. Ce n’est sans doute pas un hasard si nous connaissons 5 millions de chômeurs aujourd’hui.  C’est la double peine pour la France, les 35 ont engendré un cout budgétaires significatif par ailleurs ils ont plombé la compétitivité sans parler de la banalisation de la culture RTT difficilement mesurable mais qui a sécrété un poison mortel dans l’économie et pour longtemps.). La Direction du budget a évalué ce coût des allègements de cotisations liés aux 35 heures  entre «11 et 13 milliards» par an depuis 2006 et à 12,8 milliards en 2013, dans le rapport parlementaire de décembre sur l’impact des 35 heures. Cette estimation est proche de celle de la Dares, qui avance pour sa part le chiffre de 12 milliards. Sur la période 2003-2013, la facture cumulée s’élève à 118,3 milliards d’euros, soit l’équivalent de près de quatre budgets annuels de la Défense… Ce calcul n’est cependant pas aisé à établir. Car les allégements Fillon (22,8 milliards en 2013) ont absorbé progressivement depuis 2003 toute une série de dispositifs, qui avaient pour objectif de réduire les charges sur les bas salaires (ristourne Juppé), puis d’accompagner le passage aux 35 heures (loi Robien en 1996, lois Aubry I et II en 1998 et 2000). À ce coût de 12,8 milliards, il faudrait ajouter celui de la défiscalisation des heures supplémentaires, mise en place par Sarkozy en 2007 et supprimée par Hollande en 2012. La logique voudrait aussi que soit pris en compte l’impact de cette loi sur les créations d’emplois, qui ont des répercussions positives pour les caisses de l’État et de la Sécu. La Direction du budget juge trop hasardeux d’effectuer le calcul. L’Insee affirme que les 35 heures ont entraîné 350.000 créations de postes entre 1997 et 2002. Parallèlement, la RTT aurait entraîné la création de 53.000 emplois entre 2002 et 2005 dans le secteur public, essentiellement à l’hôpital, pour un coût de quelque 2 milliards en 2005, selon un rapport parlementaire de 2004. À cela s’ajoute le coût des heures supplémentaires (1,4 milliard en 2012, uniquement pour la fonction publique d’État). Et des jours stockés dans les comptes épargne-temps. Au-delà des aspects budgétaires, le bilan économique est sans équivoque puisque depuis 2002 (les 35 heures ont été. Selon Michel Didier, président de l’institut Coe-Rexecode, c’est l’impact des 35 heures sur le coût salarial - la d à partir de 2000) la croissance de la France était moins fort que dans les pays comparables entraînant une très forte augmentation du chômage. La durée du travail a baissé mais pas les salaires, ce  qui explique la perte de compétitivité de la France, comme en témoigne la baisse de la part des exportations françaises dans celles de la zone euro depuis le début des années 2000.

 

État d’urgence annulée le 14 juillet à 13 heures et prolongées quelques heures plus tard !

État d’urgence annulée le 14 juillet à 13 heures et prolongées quelques heures plus tard !

 

 

Si l’affaire n’était pas aussi tragique, on pourrait sourire des propos ubuesques de François Hollande concernant l’état d’urgence. Leurs de son interview du 14 juillet vers 13 heures il a en effet déclaré que l’état d’urgence devenait inutile mais dans la nuit il en a décidé le prolongement pendant trois mois :  La date du 26 juillet devait marquer la fin de l’état d’urgence, en vigueur depuis le soir des attentats du 13 novembre. « Cet état d’urgence, j’ai considéré qu’il fallait le prolonger jusqu’au moment où nous puissions être sûrs que la loi pouvait nous donner des moyens nous permettant de prévenir la menace terroriste avec efficacité », a d’abord expliqué François Hollande. Mais maintenant que la loi sur la procédure pénale a été promulguée en juin, le chef de l’État veut « très clairement dire aux Français qu’on ne peut pas prolonger l’état d’urgence éternellement« .  »Ça n’aurait aucun sens. Cela voudrait dire que nous ne serions plus une République avec un droit qui pourrait s’appliquer en toutes circonstances ». D’une certaine manière cette déclaration témoigne à la fois de l’incompétence des pouvoirs publics et au de-là au désarroi face à la menace terroriste. Après les attentats de janvier on avait  pu noter l’inconsistance de la réplique face aux enjeux. Depuis novembre, des dispositions nouvelles ont été prises mais tout aussi insuffisantes  en tout cas pas de nature à empêcher le renouvellement de tuerie. La problématique n’est certes pas simple comment en effet concilier la démocratie avec une gestion d’une guerre terroriste. De toute évidence le concept même d’état d’urgence telle qu’il est pratiqué ne parait guère adapté à cet état de guerre que reconnaît le ministre de l’intérieur et les responsables politiques à travers les décisions prennent n’ont encore pas pris conscience de l’enjeu.  Quelques heures après l’attaque de Nice qui a fait au moins 80 morts, François Hollande s’est adressé aux Français via une allocution télévisée dans la nuit de jeudi à vendredi. Après avoir exprimé sa « solidarité » envers les victimes et leurs familles et affirmé « le caractère terroriste » de l’attaque, le chef de l’Etat a annoncé notamment la prolongation de trois mois de l’état d’urgence. Il faudra autre chose pour rendre ce concept de d’état d’urgence adaptée au niveau de risque.

Temps de travail fonctionnaires : bien en dessous des 35 heures

Temps de travail fonctionnaires : bien en  dessous des 35 heures

 

 

 

La France qui se caractérise déjà par un nombre de fonctionnaires record en Europe  se singularise aussi par des durées du travail très en dessous de la durée légale pour les intéressés. Encore ne s’agit-il que des durées théoriques car dans la pratique, la durée réelle est encore plus réduite. Sans parler évidemment de la productivité qui dans nombre de secteurs est comme les montres de Salvador Dali : très molles (Même s’il existe des exceptions comme dans certains postes dans les hôpitaux ou à la Poste. d’après un rapport officiel  remis à la ministre de la Fonction en moyenne, les fonctionnaires travaillent 1.584 heures par an, soient 23 heures de moins que la durée légale (1.607 heures) et 110 heures de moins que les salariés du privé. Principale explication à ces écarts: le travail le dimanche ou la nuit ainsi que les astreintes qui sont plus fréquentes dans la fonction publique que dans le privé et sont souvent compensés par des jours de RTT. Les infirmières de nuit dans les hôpitaux voient ainsi leur durée de travail ramenée à 32h30 par semaine et les policiers qui ont des horaires atypiques bénéficient d’un régime spécial. Mais le rapport pointe aussi les abus. Les agents administratifs des universités continuent de profiter de quelque 9 semaines de congés par an pour 1.550 heures annuelles. Les fonctionnaires du Conseil économique et social s’activent sur une base annuelle inférieure à 1.402 heures et on trouve jusqu’à 10 régimes horaires différents dans un même Ministère… Les collectivités locales sont les moins regardantes sur le temps de travail de leurs employés. Le maire d’une commune de plus de 25.000 habitants a même avoué payer ses fonctionnaires sur la base de 1.607 heures par an, alors qu’ils ne travaillent en réalité que 1.537 heures…Et encore une fois il s’agit des heures théoriques. Pas étonnant que la France détient le triste record des prélèvements obligatoires qui plombe la compétitivité et l’emploi privé.

Loi travail : les routiers exemptés pour les heures supplémentaires

 

Loi travail : les routiers exemptés pour les heures supplémentaires

 

Il est clair que le gouvernement a été contraint de reculer sur les heures supplémentaires des routiers. Une raison économique : les routiers étant susceptibles de bloquer le pays, une raison sociale : la spécificité de la rémunération des conducteurs. Les heures supplémentaires c’est un peu l’ADN du routier et un élément fondamental de sa rémunération  (avec les allocations et primes  de déplacement). La plupart des grands  routiers effectuent des heures supplémentaires compte tenu de la spécificité du métier (même si des relais sont organisé dans certaines entreprises).Si le métier de routier est relativement attractif, c’est essentiellement en raison de la rémunération : (autour de 2500  euros mensuel primes, allocation et heures sup comprises). Du coup la loi  travail remettait sérieusement en cause ce niveau de rémunération ;  mais  le dispositif relatif aux heures supplémentaires de la loi travail  ne s’appliquera donc pas aux salariés du transport routier. «Il apparaît que, dans le transport routier, le régime de durée du travail et ses conditions de rémunération reposent sur des textes spécifiques, justifie Alain Vidalies. Ce dispositif réglementaire, dérogatoire, n’est pas modifié par le projet de loi travail.» Tout en ajoutant que le gouvernement allait «expertiser s’il est nécessaire de procéder à des ajustements du décret afin d’éviter les interprétations qui pourraient donner matière à contestation». Patrick Blaise, le secrétaire général de la CFDT Transports, premier syndicat dans le secteur bien que n’ayant pas appelé à la mobilisation actuelle, a cependant demandé officiellement au premier ministre, Manuel Valls, des éclaircissements sur la notion de travail de nuit. «Selon le 4ème alinéa de l’article L3122-4 du code nouveau, chacune des heures de travail effectuée (…) entre 21 heures et le début de la période de travail de nuit est rémunérée au moins le double de la rémunération normalement due. Elle donne lieu à un repos compensateur équivalent en temps», souligne le responsable syndical dans une lettre adressée au locataire de Matignon . Même si la CGT et FO ne représentent qu’environ la moitié des salariés du transport routier, une partie de ceux de la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC participent eux aussi sur le terrain aux mobilisations. Même si, officiellement, leurs centrales n’ont pas appelé à manifester contre la loi El Khomri.

Vers une suppression des 35 heures… mais en douceur

Vers une suppression des 35 heures… mais en douceur

 

Il n’y aura pas de suppression brutale des 35 heures mais une obsolescence progressive. François Hollande avait d’abord annoncé la couleur, Valls aussi. Les entreprises pourront négocier avec les syndicats la répartition du temps de travail, son volume et la rémunération des heures supplémentaires. En clair,  les heures supplémentaires entre 35 et 39 heures pourraient pratiquement ne plus être rémunérées. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé très nettement  Au Forum économique de Davos (Suisse), Emmanuel Macron.  Devant la presse étrangère, le ministre de l’Economie a estimé ce vendredi que le projet de réforme du temps de travail, présenté lundi par le Président de la République François Hollande, signait «de facto» la fin des 35 heures.  «Si vous pouvez négocier des accords majoritaires au niveau de l’entreprise pour n’avoir presque aucune surcompensation, cela veut dire que vous pouvez créer plus de flexibilité», a argumenté Macron.  «Mais cela passe par un accord majoritaire. C’est ce que j’ai toujours défendu, même quand je n’étais pas ministre. Le point crucial n’est pas de tuer la loi, mais de prouver son efficacité et de l’adapter à l’entreprise», a ajouté le ministre qui avait déjà bousculé le totem, en août à l’université d’été du Medef. «On a répandu des idées selon lesquelles la France pourrait aller mieux en travaillant moins, c’était de fausses idées», avait-il lancé devant les patrons, provoquant des hurlements à gauche.
Lundi, en présentant son plan d’urgence pour l’emploi, François Hollande avait confirmé que la future réforme du Code du travail accorderait aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures. L’entreprise «pourra fixer le taux de majoration et le nombre des heures supplémentaires, ou moduler le temps de travail au-delà même de l’année», avait-il dit.

Remise en cause des 35 heures…. Mais sans le dire !

Remise en cause des 35 heures…. Mais sans le dire !

 

Hollande n’a pas renversé véritablement la table comme le proposait  Macron  dans le cadre du plan de relance de l’emploi ;  comme d’habitude il a préféré la stratégie à la fois molle et floue. Il en est ainsi concernant les 35 heures. D’abord pas question de toucher au dogme, la durée légale sera toujours fixée à 35 heures. Cependant dans l’intérêt de l’emploi, il sera possible d’aménager les 35 heures voire même de les supprimer. En effet dans le cadre d’accords d’entreprises, on pourra d’une part dépasser cette durée légale et surtout revoir les conditions de rémunération des heures supplémentaires. On pourrait vraisemblablement aller jusqu’à quasi  suppression de la majoration salariale des heures supplémentaires. On suppose toutefois que cette éventualité devra s’inscrire dans des procédures réglementaires voire conventionnelles à définir de telle sorte que l’incertitude demeurera sur cette question pendant encore un long moment. Il est clair que renoncer purement et simplement aux 35 heures et revenir aux 39 heures sans compensation salariale aurait été plus simple et plus lisible. Mais une telle décision aurait sans doute été de nature à réveiller la gauche de la gauche. Du coup on va permettre la remise en cause des 35 heures mais dans certaines conditions et sans trop le dire. La future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures, a annoncé François Hollande. Les accords d’entreprises pourront « fixer les modalités d’organisation du temps de travail, sans remettre en cause la durée légale, en permettant par exemple de fixer le taux de majoration ou le nombre d’heures supplémentaires, ou de moduler davantage le temps de travail au-delà même de l’année ». Il a précisé que ces accords pourraient « s’imposer au contrat de travail », quand ils sont « conclus dans l’intérêt de l’emploi ».

Aucun emploi marchand créé en 15 ans : pourquoi ? À cause des 35 heures

Aucun emploi marchand créé en 15 ans : pourquoi ?  À cause des 35 heures

 

Au cours des 15 ans écoulés la France n’a pas créé un seul emploi salarié dans le  secteur marchand. En gros le pays est scotché depuis 2000 autour de 16 millions d’emplois du secteur marchand, secteur  qui crée essentiellement  la croissance, donc l’emploi ;  en cause bien sûr l’évolution structurelle de la nature des emplois et des processus de production. La France a ainsi perdu de très nombreux emplois industriels du fait de la robotisation, de la délocalisation de certaines productions. Des pertes d’emplois qui ont été compensées par la création de postes dans les services ;  du point de vue macro économique il faut toutefois observer que la croissance moyenne n’a pas dépassé 1 % par an, ce qui correspond à peu près à l’amélioration de la productivité. Dit autrement la productivité annule  la faible croissance annuelle d’où l’impérative nécessité pour la France de dépasser ce taux de 1 % de croissance annuelle est d’atteindre le seuil de 1,5 % pour recommencer à créer un seul solde positif d’emplois. L’incapacité de la France à recréer des emplois trouve surtout  sa source dans la décision de ramener la durée du travail à 35 heures. Une mesure qui d’après la gauche aurait créé 400 000 emplois, surtout dans le public. Mais qui inversement en a supprimé de l’ordre  de 1,5 millions d’emplois dans le privé. Un calcul facile à faire puisque brutalement la productivité a été affectée d’au moins 10 % avec les 35 heures dans le privé. Certains feront objecter que cela a été l’occasion de revoir les processus de production voire d’améliorer la productivité mais de toute façon de telles évolutions se seraient produites, ce qui  a été le cas dans nombre de pays étrangers. On pourra évidemment ergoter à la marge mais les 35 heures ont constitué une véritable catastrophe économique pour le pays.   C’est la double peine pour la France, les 35 ont engendré un cout budgétaires significatif par ailleurs ils ont plombé la compétitivité sans parler de la banalisation de la culture RTT difficilement mesurable mais qui a sécrété un poison mortel dans l’économie et pour longtemps.). Du coup comte tenu  de l’évolution de la démographie le chômage s’est envolé. Il a créé des trous énormes dans tous les comptes publics :  sécurité sociale, retraite, chômage, budget de l’État et des collectivités locales ;  pour boucher les trous on n’a rien trouvé de mieux que d’augmenter la fiscalité qui a plombé encore un peu plus la compétitivité bref le cercle vicieux cercle vicieux dont on n’est pas prêt de sortir si l’on se réfère aux programmes de tous les candidats aux présidentielles pour 2017 dans la caractéristique commune et d’ignorer tout de l’économie

39 heures chez Smart à Hambach: accord des salariés mais pas des syndicats

39 heures chez Smart à Hambach: accord des salariés mais pas des syndicats

 

Pas de quoi redorer le blason des syndicats : deux des quatre syndicats de l’usine automobile Smart France à Hambach, la CFE-CGC et la CFTC, ont signé, mercredi 28 octobre, l’accord sur le retour aux 39 heures, mais celui-ci a peu de chances d’être appliqué car la CFDT et la CGT, majoritaires à eux deux, n’ont pas signé.  »Les organisations syndicales CFE-CGC et CFTC ont signé ce jour l’accord d’entreprise portant sur la négociation annuelle obligatoire (NAO) 2015-2016 intégrant le Pacte 2020 mettant ainsi un terme à la négociation », selon le communiqué de la direction qui se « félicite » de ces signatures. Mais les deux autres syndicats de l’usine, la CFDT et la CGT, qui représentent 53% des salariés, n’ayant pas signé, « l’accord est réputé comme non écrit, et donc pas applicable », a déclaré à l’AFP Didier Getrey, de la CFDT. « C’est terminé, le bébé est mort-né », a-t-il ajouté, précisant que les deux syndicats, qui se sont toujours opposés au projet, feraient valoir dès demain leur droit d’opposition. Le « pacte 2020″ prévoit notamment un retour aux 39 heures, payées 37, et une diminution des jours de RTT pour les cadres, en échange d’un maintien de l’emploi jusqu’en 2020. Smart France produit quelque 100.000 véhicules biplaces dans cette usine située aux confins de la Lorraine, de l’Alsace et de l’Allemagne. Lors d’un référendum interne – purement consultatif – le 11 septembre, 56% des 800 salariés votants s’étaient prononcés pour le « Pacte 2020″. Mais si les cadres, employés, techniciens et agents de maîtrise ont approuvé l’accord à 74%, il a été rejeté à 61% par les ouvriers. La CFTC a pour sa part expliqué qu’elle avait décidé de ratifier le « pacte 2020″ en arguant notamment que la direction avait accepté la mise en place « d’un avenant individuel pour tous » et le principe d’un retour « aux 37 heures puis aux 35 heures en fin de période (2021) », entre autres choses. « Dans la version 1 du projet, il y avait la garantie de l’emploi. Dans la version 2, que l’on nous a donnée la semaine dernière, il est inscrit une mobilité de 150 km », a balayé Didier Getrey.

 

AP-HP : remise en cause des 35 heures

AP-HP : remise en cause des 35 heures

L’invraisemblable accord sur les 35 heures l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris est remis en cause (comme dans nombre d’autres hôpitaux).  Le conflit dure depuis des mois avec des grèves et des manifestations pour protester contre la réforme des 35 heures. Martin Hirsch, patron de l’Assistance Publique, souhaite diminuer de quelques minutes par jour la quantité de travail, avec en échange moins de RTT. Ce texte est signé par un seul syndicat, la CFDT. Qu’est-ce que ça va changer ? Seuls les nouveaux embauchés basculeront dans ce nouveau régime avec 15 jours de RTT au lieu de 18. En contrepartie, ils auront des journées de travail raccourcies de six minutes. Pour le personnel en place, ce ne sera pas obligatoire. La direction fera appel aux volontaires et pour les appâter elle a prévu au choix une prime annuelle qui peut atteindre 250 euro ou davantage de week-end non-travaillés. La représentante Isabelle Chaumont-Huyet explique qu’à partir « du moment où il y aura moins d’agents qui seront en RTT, cela va faciliter les plannings. De là à dire qu’il n’y aura plus de problèmes, ce n’est pas encore gagné mais avec moins de RTT, on pourra les prendre plus facilement« .  D’autant plus que ne se rajoutera plus aux RTT proprement dite, la journée fête des mères. Supprimées aussi les journées médailles, jusqu’à 3 par an en fonction de l’ancienneté et les 2 jours de bonus attribuée par la direction que l’on appelait les forfaits protocole.

Christiane Taubira : oui aux 32 heures pour visiter les musées !

Christiane Taubira : oui aux 32 heures pour visiter les musées !

Pas étonnant que Taubira soit auusi contestée tellement elle est à coté des réalités sociales, économiques et culturelles. En fait limage même d’une grand bourgeoise qui profère des idées d’extrême gauche autant sur le plan sociétal  qu’économique. D’autant plus facilement qu’elle est à labri du besoin.  La ministre de la Justice, dont l’avenir est évoqué avant chaque remaniement, défend donc  les valeurs de gauche et même d’extrême gauche.   »Quand on arrive à faire reculer en trois ans le niveau de la pauvreté, je ne suis pas mal à l’aise par rapport à mes idéaux de justice sociale, de solidarité. Quand on met en place des mécanismes de solidarité efficaces, je ne suis pas mal à l’aise. Quand on parvient à éviter que des jeunes restent en marge de la société, je ne suis pas mal à l’aise », assure-t-elle. (Un détail toutefois on voit mal où est le recul évoqué ! NDLR)   Elle insiste en outre  sur un sujet de crispation à gauche, le travail du dimanche, rappelant que « le travail ne doit pas dévorer la vie des gens ». Et de camper sur ses positions : « Dans une situation où l’emploi ne se ferait pas rare et où le chômage serait faible, oui, je préférerais toujours une société où les gens travailleraient 32 heures et disposeraient de temps pour leur formation, se dévouer aux autres, fréquenter les musées. Je l’assume pleinement. »

Réduction du temps de travail : la CGT veut les 32 heures !

Réduction du temps de travail : la CGT veut les 32 heures !

 

Finalement la CGT rejoint les organisations d’extrême gauche politique et syndical qui réclame désormais la réduction du temps de travail à 32 deux heures. Un paradoxe évidemment quand on sait quels  ont été les dégâts négatifs des 35 heures sur l’économie mais peut-être encore davantage sur le rapport qu’entretiennent   nombre de Français à leur travail ; pour parler encore plus clair sur les conséquences de la culture RTT. Évidemment pour justifier cette  de diminution du temps de travail on s’appuie sur l’idée que les 35 heures auraient pu créer de leur de 300 000 emplois mais sans s’interroger sur le nombre d’emplois supprimés  du faite de la perte de compétitivité. Pour donner une légitimité à cette revendication irresponsable on fait aussi évidemment abstraction de l’environnement international et de la concurrence qui viendrait détruire encore davantage les emplois français. Une curieuse stratégie qui ne peut s’expliquer que pour tenter de contrer les perspectives de remise en cause des 35 heures  et pour rejoindre la fuite en avant de Sud qui menace en permanence la CGT sur sa gauche. La CGT croit aux vertus du partage du travail pour créer de l’emploi. «Selon l’Insee, les 35 heures ont permis de créer 320.000 postes directs. De 1998 à 2002, la France a connu sa plus forte période de croissance depuis les 30 Glorieuses», explique Mohammed Oussedik, chargé de la campagne 32 heures à la CGT. La centrale n’attend pas moins que la création de 2 millions de postes grâce à une application stricte des 35 heures, et 2 millions d’emplois de plus de la mise en place des 32 heures. De quoi effectivement éliminer le chômage…. si tant est que la recette fonctionne. La France se singularise par un temps de travail faible – le plus bas d’Europe après la Finlande – et un chômage élevé, démontrant que le partage rigide du travail ne fonctionne pas. Les 35 heures payées 39 ont pesé sur la compétitivité des entreprises. Ce n’est pas un hasard si la balance commerciale de la France a basculé dans le rouge en 2004, peu de temps après leur mise en place. «Si nous avions maintenu nos parts de marché d’avant les 35 heures, nous aurions aujourd’hui 150 milliards d’euros par an d’exportations en plus, et un million d’emplois supplémentaires», estime Michel Didier, président de Coe-Rexecode..

Pour une durée légale du travail à 39 heures (Juppé)

Pour une  durée légale du travail à 39 heures (Juppé)

Juppé est au moins plus clair que Sarkozy à propos des 35 heures. Il propose de les supprimer et de ramener la durée légale à 39 heures. Une position beaucoup plus nette que les circonvolutions de Sarkozy sur le sujet. Par contre Juppé comme Sarkozy (et comme le gouvernement)  sont d’accord pour que cette durée du travail et cet aménagement soit discuté au niveau de l’entreprise. Une divergence toutefois encore entre Juppé et Sarkozy à propos du rôle des syndicats. Juppé n’entend pas les shunter complètement comme le propose Sarkozy. Et pour cause puisqu’il est nécessaire d’obtenir des accords de branche négociés  afin de couvrir les petites entreprises de moins de 50 salariés qui n’ont aucun syndicat. Or ces entreprises sont les plus nombreuses. C’est une chose sans doute de dénoncer l’archaïsme de beaucoup de syndicats CFDT exceptés c’est autre chose que de les éliminer du débat social. De toute manière comme il y a toujours un grand écart entre les propos un peu excessif de Sarkozy et sa pratique, il y a fort à parier qu’il mettrait sérieusement de l’eau dans son vin une fois au pouvoir. N’a-t-il pas en effet été à ses amis avec Timo pendant longtemps alors que Thibault était le patron de la CGT. Alain Juppé était l’invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI afin de présenter et d’expliquer ses projets et ses propositions pour la France. Attendu sur le volet social après la sortie de Nicolas Sarkozy sur les 35h et les relations avec les syndicats, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac a voulu apaiser celles-ci. « Se passer des organisations syndicales ? Certainement pas », a-t-il d’emblée précisé.  « Marchons avec notre temps, la notion de travail est en train de se transformer », estime-t-il. Selon Alain Juppé « il faut donner aux entreprises la possibilité de négocier librement le temps de travail et les heures supplémentaires ».   À ce titre, le maire de Bordeaux a donné une indication claire de ce qu’il envisage de faire en cas d’accession au pouvoir. « Je propose qu’on porte la durée légale du travail de 35h à 39h en cas de non accord de l’entreprise« , a-t-il indiqué. Ainsi pas d’heures supplémentaires, et ceux qui en bénéficient déjà verront un réajustement via une réduction d’impôts. Le passage automatique serait payé 39h, a précisé Alain Juppé. « À 35h, en disant ‘négociez’, il ne se passera rien ».  Autre réforme du travail, celle des conditions de licenciement d’un salarié. Alain Juppé souhaite un contrat où l’on pourrait « fixer dès le départ, dans le contrat de travail, les conditions financières pour chaque salarié » d’une rupture de contrat. Les indemnités seraient alors calculées selon l’ancienneté. « Je pense qu’il faudra préciser dans la loi qu’une baisse du chiffre d’affaires est un motif réel pour adapter les effectifs« , a ajouté Alain Juppé.   Par ailleurs, le candidat à la primaire de la droite et du centre s’est montré optimiste quant aux conditions de la relance économique. « Je pense qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour que l’économie reparte, si nous rétablissons la confiance », a-t-il indiqué. La confiance dont il créerait les conditions.  Pour réussir son entreprise, Alain Juppé annonce qu’ »il faudra diminuer les impôts », qui ont été augmentés « dans des proportions déraisonnables ». Les impôts des entreprises seraient ainsi une priorité. « Il faudra faire évoluer le taux de l’impôt sur les sociétés dans la moyenne européenne. Nous sommes aujourd’hui très au-dessus », a-t-il annoncé.  Afin de doper encore l’activité des entreprises, Alain Juppé prévoit de réorienter l’épargne vers le financement de celles-ci en fonds propre. « Pour cela je proposerai deux mesures, la première c’est l’abrogation de l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) qui fait fuir les capitaux. Et deuxièmement une aide massive à l’actionnariat salarié », a détaillé l’invité. Ces deux mesures visent à régler une partie du problème fiscal, mais aussi « l’état d’esprit de nos entreprises ».

Les 35 heures ne créent pas d’emploi (sondage)

Les 35 heures ne créent pas d’emploi (sondage)

Selon une étude Qapa.fr 71% des Français estiment que les 35 heures ne permettront «absolument pas la création de nouveaux emplois», Et seuls 29% pensent que la mesure peut être utile pour lutter contre le chômage. Ils sont même 39% en faveur de sa suppression. Hors  d’après le gouvernement les 35 heures auraient permis de créer environ 400 000 emplois. Un chiffre tout à fait approximatif et illusoire pour plusieurs raisons. Le premier est d’ordre méthodologique ;  ces évaluations sont toujours très discutables car on ne dispose pas d’une période de référence au même moment sans les 35 heures. Seconde remarque plus fondamentale il faudrait comparer la création immédiate d’emploi des 35 heures avec la masse de suppression que cela a généré pendant des années du fait d’une perte de productivité. Sans parler de la culture RTT qui s’est diffusée chez nombre de travailleurs y comprit les cadres. D’ailleurs globalement si les sondages montrent que les Français considèrent que les 35 heures n’ont pas créé d’emploi par contre ils ne semblent  pas prêts à revenir sur cette durée du travail. Même sils considèrent que c’est à chaque entreprise de la  fixer.  D’une certaine manière la génération RTT s’est imposée. Cette  mesure, ajoutée à toutes les autres (par exemple le poids de la fiscalité) a porté  atteinte à la compétitivité et a largement plombé la croissance du pays et favorisé aussi le chômage. 63% des Français affirment passer plus de 35 heures par semaine au travail, selon cette  étude Qapa.fr. Seuls 22% assurent être vraiment aux 35 heures, et 15% déclarent faire moins d’heures. Mais si les Français travaillent davantage, l’appât du gain ne serait pas leur première motivation puisque 49% déclarent travailler plus avant tout pour pouvoir terminer leurs objectifs, précise l’étude. Ils sont tout de même presque aussi nombreux (47%) à apprécier les heures supplémentaires et leur majoration. Une petite minorité (4%) admet cependant rester plus longtemps au travail pour faire acte de présence et plaire à sa hiérarchie.  Alors à qui profitent les 35 heures? «À personne!», répondent 28% des sondés. Seuls 21% pensent qu’elles sont favorables aux salariés, et 7% aux patrons. La polémique sur la durée légale du travail profiterait même davantage aux hommes politiques pour 26%. Plus important encore, 71% des Français estiment que les 35 heures ne permettront «absolument pas la création de nouveaux emplois», note l’étude. Et seuls 29% pensent que la mesure peut être utile pour lutter contre le chômage. Ils sont même 39% en faveur de sa suppression.  L’avenir des 35 heures semble donc bien sombre. Les Français ont tout de même quelques solutions. Ils demandent à 70% une concertation entre les salariés, les patrons et l’Etat. Et une meilleure application de la mesure. Pour la grande majorité (74%), la loi ne peut s’appliquer de façon identique à tous les secteurs. Une proposition en accord avec une étude CSA publiée en septembre qui chiffre à 71% le nombre de Français favorables à ce que les entreprises puissent «fixer librement le temps de travail, par accord avec leurs salariés

Maintien des 35 heures : 52% des Français pour !! Ben voyons !

Maintien des 35 heures : 52% des Français pour !! Ben voyons !

Curieux ce sondage effectué pour libération et qui démontre que 52 2 % des Français souhaitent le maintien des 35 heures. Un sondage qui vient en contradiction avec celui effectué pour les Échos et qui montraient que 71 % des Français étaient favorables à la remise en cause. D’une certaine manière on peut se demander si ces sondages ne sont pas un peu bidonnés en fonction des philosophies économiques et sociales. Une question pourtant stratégique car la plupart des études un peu sérieuses démontre que la fixation de la durée légale à 35 heures a largement contribué à plomber la compétitivité et l’emploi en France. Un peu plus de la moitié des Français, 52%, souhaiteraient donc  rester aux 35 heures, selon un sondage Viavoice réalisé pour Libération et publié aujourd’hui.  40% des personnes interrogées ne souhaitent pas rester aux 35 heures et 8% sont sans avis. Les électeurs de gauche plébiscitent à 72%, les 35 heures. Les sympathisants de droite ne souhaitent pas, à 67%, rester aux 35 heures. D’autre part, 68% des ouvriers et employés disent vouloir +rester aux 35 heures+. Seuls 53% des cadres y sont favorables. Une autre  étude réalisée par  CSA réalisée pour Les Echos qui révèle que 71% des Français se disent favorables à ce que les entreprises puissent «fixer librement le temps de travail, par accord avec leurs salariés». En clair, près des trois quarts des sondés (1003 sondés interrogés début septembre) envisagent de renoncer aux 35 heures.  Le plus cruel pour les partisans de la réduction du temps de travail issue des «lois Aubry» de 1998et 2000, est que cette remise en cause s’exprime quelle que soit la couleur politique des sondés. Si les sympathisants de droite soutiennent sans surprise, à 83%, la possibilité d’un relâchement du temps de travail, la mesure recueille l’assentiment de 69% des sympathisants socialistes. L’idée passe même à un cheveu de recueillir la majorité (49%) chez les personnes se déclarant proches du Front de gauche. Même constat si l’on analyse les résultats en fonction de la catégorie socioprofessionnelles des personnes interrogées. 72% des employés et 73% des professions intermédiaires sont pour la remise en cause. Seuls les cadres sont un peu plus réticents, cette catégorie ayant finalement profité de la législation grâce aux «RTT» apportées par les lois Aubry. 58% d’entre eux se disent néanmoins pour une libéralisation du temps de travail.

Smart : les salariés veulent le retour aux 39 heures

Smart : les salariés veulent  le retour aux 39 heures

Un vote qui risque de bouleverser la donne sociale. En majorité les travailleurs de Smart préfèrent privilégier l’emploi au détriment de la réduction du temps de travail. Une orientation que refuse la plupart des syndicats qui d’une certaine manière sont désavoués. Ce vote risque de faire réfléchir sérieusement les syndicats dans d’autres entreprises qui risquent de s’engager dans la même voie que Smart pour améliorer la compétitivité et sauver l’emploi. Ce vote met  en tout cas en évidence le décalage qu’il peut y avoir entre des syndicats aux conceptions un peu dogmatiques et des salariés surtout préoccupés par l’emploi et le pouvoir d’achat. Certains pourront objecter que l’emploi n’est jamais totalement  garanti pendant  car tout dépendra de l’environnement économique et notamment du carnet de commandes. Mais ce qui est certain c’est que les menaces sur l’emploi seront nettement plus importantes si l’entreprise n’améliore pas des maintenant  compétitivité Les 800 salariés ont ainsi désavoué lors de ce vote indicatif trois des quatre syndicats de l’usine, qui sont opposés à cette proposition de la direction. La participation s’est élevée à plus de 93%, a dit Philippe Streyer. « Sur les 93%, 56% se sont prononcés en faveur du pacte 2020″, a-t-il ajouté. « La direction de Smart France se félicite de ces résultats. » Ce vote n’a toutefois qu’une valeur indicative, seuls les syndicats étant susceptibles de signer un accord, sous réserve que les signataires représentent au moins 30% des salariés aux élections professionnelles. La filiale du groupe allemand Daimler propose aux salariés une augmentation de 12% de la durée du travail, qui passerait de 35 à 39 heures hebdomadaires jusqu’en 2020, en échange d’une augmentation du salaire de base de 6%, soit 120 euros brut par mois, et d’une prime de 1.000 euros versée en deux fois. La direction s’engage, en contrepartie, à ne procéder à aucune suppression d’emploi durant la durée de l’accord. Un éventuel accord chez Smart concernerait inévitablement les 800 salariés des équipementiers installés sur le site. Trois syndicats sur quatre, la CGT, la CFDT et la CFTC se sont exprimés contre la proposition de la direction. Seule la CFE-CGC, le syndicat de l’encadrement, se disait prête à un sacrifice au nom de la pérennité des emplois et le personnel qui n’est pas attaché à la production a d’ailleurs voté vendredi à 74% en faveur de l’accord, contre 39% à peine pour les salariés qui sont sur les chaînes de montage. Selon la CFTC, les syndicats réfractaires à un accord ne devraient faire connaître leur position que la semaine prochaine.  Alors que Smart a lancé fin 2014 la troisième version de son véhicule urbain, conçue en partenariat avec Renault, l’entreprise invoque la nécessité d’améliorer la compétitivité pour garantir l’obtention d’un nouveau projet après 2020. Les syndicats dénoncent un « chantage à l’emploi », la direction laissant entendre, selon eux, que la production de la Smart deux places pourrait, dans le futur, partir vers l’usine Renault de Novo Mesto, en Slovénie, qui assemble la version quatre places.

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