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L’euro toujours plus haut

L’euro toujours plus haut

 

Suis notamment au statu quo pour concernant la politique monétaire européenne, l’euro continue sa montée pour tutoyer ses niveaux les plus hauts. Une hausse qui peut paraître handicaper les exportations mais qui mécaniquement redonne du pouvoir d’achat. La baisse de compétitivité des exportations est toutefois à relativiser compte tenu de la diminution du prix des entrant tant dans l’industrie que dans l’agriculture. L’euro valait 1,1642 dollar contre 1,1631 dollar jeudi vers 21H00 GMT. Jeudi, il a franchi le seuil de 1,16 dollar pour monter jusqu’à 1,1658 dollar, son niveau le plus élevé depuis fin août 2015, La monnaie européenne montait légèrement face à la devise nippone, à 130,20 yens pour un euro contre 130,13 yens la veille. Le billet vert se stabilisait face à la devise japonaise, à 111,84 yens pour un dollar contre 111,88 yens jeudi soir. Jeudi, comme attendu, la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas fait bouger d’un pouce sa politique monétaire qui abreuve les marchés d’argent peu cher, appelant à attendre patiemment une véritable accélération de l’inflation avant d’envisager un changement de cap. L’institution monétaire de Francfort a maintenu à zéro son principal taux directeur et à -0,4% son taux de dépôt au jour le jour à -0,4%. Ces taux sont à leurs plus bas niveaux historiques depuis mars 2016. « Nous devons être persévérants, patients et prudents », a martelé Mario Draghi, le président de l’institution, lors d’une conférence de presse. Mais Mario Draghi a aussi précisé que les discussions sur le retrait de certaines mesures de soutien à l’économie de la zone euro « devraient avoir lieu à l’automne », ce qui soutenait l’euro. S’il est resté vague sur la date du début de ces discussions, de nombreux opérateurs restent tout de même persuadés que l’institution annoncera dès septembre ses projets de resserrement monétaire. De son côté, le dollar restait toujours sous pression après la publication d’informations sur le fait que « l’enquête menée par Robert Mueller (procureur spécial) sur l’ingérence des Russes dans l’élection américaine allait être étendue dans une large mesure aux transactions financières impliquant les entreprises de Trump », a expliqué David de Garis, directeur du département économique à la National Australia Bank. Par ailleurs, le yen restait toujours sous pression après la décision de la Banque du Japon (BoJ) d’abaisser encore ses prévisions d’inflation, éloignant de ce fait la perspective d’un resserrement monétaire. Vers 06H00 GMT, la livre britannique se stabilisait face à l’euro, à 89,66 pence pour un euro. Jeudi elle a atteint 89,77 pence, son niveau le plus faible depuis début novembre 2016.

 

Le plan câble très haut débit remis en cause ?

Le plan câble haut débit remis en cause ?

 

En apparence la décision de Macron  de réaliser une couverture totale de la population en haut débit en 2020 au lieu de 2022 paraît une bonne nouvelle. Pour autant, ce pourrait être une remise en cause du plan câble. En effet Macron à évoqué un amalgame entre haut débit qui peut être assuré par satellite et très haut débit qui sera couvert par le plan câble. Le plan câble qui se révèle de plus en plus coûteux et qui de toute façon ne pourra atteindre tous les usagers des télécoms. Il est évident que ces nouvelles modalités de couverture sont certainement plus compatibles avec les possibilités techniques et financières. Par ailleurs les évolutions technologiques risquent peut-être de rendre caduque le très coûteux plan câble par ailleurs essentiellement rentable dans les zones très denses. Notons que cette évolution est aussi sans doute plus compatible avec les possibilités des collectivités locales d’autant qu’elles sont déjà lourdement endettées.  Emmanuel Macron n’a pas seulement avancé sa date butoir de deux ans. Pour atteindre son objectif, il parle désormais d’accès «haut débit et très haut débit». Des lignes inférieures à 30 mégabits par seconde pourraient seconder la couverture en très haut débit dans certaines zones. Le président de la République a ainsi appelé à «envisager les complémentarités technologiques» entre la fibre optique, le mobile et en particulier l’Internet mobile ou le satellite, jugeant «impossible de tenir la promesse de tirer de la fibre dans tous les logements de la République». «Cette promesse est intenable technologiquement et financièrement», a-t-il insisté. Or, la France est quasi intégralement couverte aujourd’hui par le haut débit ADSL, avec près de 30 millions de lignes cuivre. Les 2 millions de foyers restant peuvent passer par des offres satellitaires. On peut donc considérer que cette partie de la promesse fixée par Emmanuel Macron est quasi tenue, si l’Internet mobile vient en renfort. À l’inverse, il n’y a que 16 millions de logements éligibles à de l’Internet très haut débit, de plus de 30 mégabits. Dont 12 millions qui peuvent bénéficier d’une vitesse de téléchargement de plus de 100 mégabits par seconde. Le chantier était déjà colossal pour aboutir à 100% de la population couverte en 2022, tel qu’envisagé jusqu’alors, en particulier dans les villes de tailles moyennes et dans les zones rurales. Il nécessiterait 15 à 16 milliards d’euros d’investissement, soit environ 5 milliards d’euros par an durant d’ici à la fin 2020, c’est-à-dire pas loin de ce que l’ensemble des opérateurs investissent tous les ans. Un chiffre par ailleurs très largement sous-évalué en effet le montant de l’investissement pourrait en réalité atteindre facilement le double

Dollar : encore trop haut

Dollar : encore trop haut

 

 

 

 

L’euro encore en hausse  valait 1,1467 dollar samedi  et devrait encore se renforcer d’après l’indice Big Mac.  En cause, une meilleure santé économique européenne et surtout un bon équilibre de la balance commerciale surtout grâce à l’Allemagne (300 milliards d’excédents annuels pour l’Allemagne et malheureusement 50 milliards de déficits pour la France). En cause aussi les perspectives de resserrement monétaire de la part de la BCE.  De son côté, David Madden, analyste chez CMC Markets, attribuait le regain de vigueur de l’euro « à des données robustes sur l’industrie italienne ». (Mais les indicateurs se redressent aussi dans d’autres pays).  La production industrielle en Italie a augmenté de 0,7% en mai sur un mois, après une baisse de 0,5% en avril, a indiqué mardi l’Institut national des statistiques (Istat). « Dans l’ensemble, avec le basculement des attentes sur la BCE, nous prévoyons à moyen et long terme une hausse de l’euro et une faiblesse du dollar », a estimé Eric Viloria.  Ce que confirme  Le fameux indice Big Mac calculé par le très sérieux hebdomadaire britannique The Economist constitue le moyen le plus sûr de savoir si une monnaie est surévaluée ou sous-valorisée par rapport au dollar. La dernière livraison de cet indice montre que le billet vert est aujourd’hui surévalué par rapport à presque toutes les grandes devises mondiales, exception faite du franc suisse, ainsi que des couronnes norvégienne et danoise. Cet indicateur est basé sur l’idée que, sur le long terme, les niveaux des échanges de devises devraient s’ajuster de sorte que le prix d’un panier constitué des mêmes marchandises tende vers la même valeur. The Economist retient, depuis trente et un ans, le Big Mac, le fameux sandwich, considéré comme le produit universel par excellence. Un Big Mac coûte actuellement 5,30 dollars aux États-Unis mais juste 380 yens (3,36 dollars) au Japon. Le Yen japonais est ainsi, selon cette logique, sous-estimée de 37 % par rapport au dollar. Un Big Mac coûte 3,19 livres en Grande-Bretagne et 3,91 euros dans la zone euro. Cela implique que ces deux monnaies sont sous-évaluées respectivement de 22 et 16 %. . Si l’on se fie à cet indicateur, la baisse du dollar qui se fait sentir depuis le début de l’année n’est pas terminée. La perte de confiance dans la capacité de Donald Trump à faire passer ses réformes économiques aux États-Unis devrait continuer de faire des ravages. L’indice Big Mac suggère en effet que le billet vert pourrait encore baisser de 16 % par rapport à l’euro.

L’euro au plus haut d’un an

L’euro au  plus haut d’un an

 

La perspective d’une remontée des taux fait encore progresser l’euro qui se retrouve au plus haut depuis un an. Avec la hausse des obligataires mécaniquement le marché des actions s’inscrit à la baisse. La hausse de l’euro constitue une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle car c’est le signe que la légère reprise en Europe peut autoriser une hausse des taux sans casser la croissance. M. Draghi s’était montré optimiste mardi quant aux perspectives économiques de la zone euro et avait notamment déclaré que les risques de déflation s’étaient dissipés et que des forces de relance de la hausse des prix à la consommation étaient en place. En clair que la politique monétaire de la BCE pourrait devenir moins accommodante notamment sur les taux.   Une bonne nouvelle aussi pour des importations dont le coût sera moins cher. À l’inverse un plus haut taux de la monnaie européenne renchérit le prix des exportations. Un phénomène toutefois à relativiser car nombre d’intrants dans la production des exportations va aussi bénéficier de la baisse des autres monnaies.  Les anticipations concernant une normalisation prochaine des politiques monétaires des banques centrales en Europe ont donc de nouveau bénéficié au secteur bancaire et ont stimulé le mouvement de vente sur le marché obligataire. Le rendement des emprunts d’Etats allemands a avancé à plus de 0,45%, alors qu’il évoluait autour de 0,24% en début de semaine. Le papier à 10 ans français a grimpé à plus de 0,80%. Ces anticipations de resserrement monétaire, nourries par des récents commentaires du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, et du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, ont fait grimper l’euro à un plus haut de plus d’un an. La devise unique cote à 1,1422 dollar, après un pic à 1,1434. Le chef économiste de la Banque d’Angleterre, Andy Haldane, a estimé jeudi que la banque centrale devait songer « sérieusement » à augmenter les taux pour contenir l’inflation, tout en se disant satisfait de leur niveau actuel. Cette déclaration a permis à la livre sterling de dépasser brièvement le seuil de 1,30 dollar pour la première fois en cinq semaines. Parallèlement, le dollar est tombé à un plus bas de neuf mois face à un panier de devises de référence.

 

L’euro au plus haut de l’année

L’euro au plus haut de l’année

Une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne nouvelle car le prix des importations va baisser et doper le pouvoir d’achat, bien davantage que les augmentations de salaires. Un mauvaise nouvelle car les exports vont être pénalisés mais en partie seulement avec la baisse des coûts des intrants importés. Une conséquence des incertitudes de la politique économique du président américain et de la reprise en Europe. L’euro montait à son plus haut de l’année face à un dollar plombé par des chiffres sur l’emploi aux États-Unis jugés dans l’ensemble décevants. Vers 23 heures, un euro valait 1,1283 dollar, contre 1,1211 dollar jeudi à la même heure. C’est un sommet depuis la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine début novembre. « Le dollar a vraiment été touché par les chiffres décevants de l’emploi avec moins de créations d’emploi qu’attendu au mois de mai », a commenté Omer Esiner de Commonwealth Foreign Exchange. L’économie américaine a créé 138.000 emplois en mai alors que les analystes en attendaient 185.000. Seul point positif, le taux de chômage a un peu reculé pour tomber à 4,3%, son plus faible niveau depuis 2001.

Très haut débit : une facture de 35 milliards pas de 20 ! (cour des comptes)

Très haut débit : une facture de 35 milliards pas de 20 !  (cour des comptes)

Encore un projet dément poussé surtout par les lobbies des travaux publics, les opérateurs télécoms et les élus locaux en mal d’affichage. Le très haut débit constitue certes uen avancée technologique considérable mais il ne couvrira que les zones très denses où les opérateurs pourront faire du chiffre. Pour le reste du territoire, il faudra attendre. Notons que certains ne disposent pas de connexion internet et-ou  une couverture très partielle du mobile. Du coup, il conviendrait sans doute d’équiper prioritairement les zones peu denses avec des technologies performantes mais moins coûteuses par exemple à partir de la technologie 5g (mais qui suppose aussi la couverture des territoires concernés). la 5G fait suite à la 4G, à l’heure actuelle encore à ses balbutiements. Elle équivaut à la cinquième génération du standard de la téléphonie mobile au niveau mondial, et sa mise en place n’est pas prévue avant de nombreuses années. Cette nouvelle génération permettra d’atteindre l’ultra haut débit via son forfait mobile 5G : il ne s’agira donc plus de HD (haute définition) mais de UHD (ultra haute définition). Les consommateurs pourront ainsi regarder des films en streaming très haute définition sans la moindre difficulté, même en 3D. Le débit théorique de 1,056 Gbps (contre 75 Mbps pour la 4G) est évoqué. 1 Gbps équivalent à 1024 Mbps, c’est donc un réseau théoriquement 14 fois plus rapide que la 4G actuellement en cours de développement et déjà réputée très rapide   Le raccordement de tous les frais au câble haut débit paraît uen folie à la cour des comptes. La Cour des comptes considère que les évaluations faites par l’exécutif pour raccorder la totalité des Français ne sont pas du tout réalistes. Ce n’est pas 20 milliards d’euros que le plan coûtera à la nation mais 34,9 milliards, soit 75 % de plus. Le plan France Très Haut Débit, lancé en 2013 par le gouvernement de François Hollande, fixe à 2022 l’échéance pour atteindre le seuil des 100 % de foyers en très haut débit. L’essentiel (80 %) devra être couvert en fibre optique, tandis que le reste sera composé d’autres technologies (DSL sur cuivre, câble coaxial). Pourquoi une telle différence ? Le gouvernement n’aurait pas inclus dans son addition le coût du raccordement final de l’abonné. Or, estiment les magistrats de la Cour des comptes, celui-ci va coûter 4,5 milliards d’euros dans les zones d’initiatives privées, ce qui porte la note à 24,5 milliards. Et à cette somme, il faut ajouter le coût du raccordement et du déploiement dans les réseaux d’initiatives publiques. « L’absence de cofinancement privé pour la construction des réseaux d’initiative publique nécessite un concours des collectivités territoriales d’environ 6,5 milliards d’euros jusqu’en 2022, très supérieur aux prévisions. Une impasse de financement de 12 milliards d’euros des réseaux d’initiative publique est à prévoir au-delà de cette échéance », écrit la Cour dans un communiqué. Or, « au-delà de 2022, il resterait à déployer et à raccorder près de 7 millions de prises optiques » prévient la juridiction financière et le secteur privé ne risque pas d’être d’une grande aide. En conséquence, ce sont surtout les territoires et l’État qui devront mettre la main à la poche. On serait donc très loin de l’évaluation initiale de 20 milliards d’euros pour le plan France Très Haut Débit. Aux dépenses supplémentaires que la Cour des comptes prévoit, il faut aussi ajouter un retard dans la mise en place des réseaux télécoms de demain. « La France accuse un retard important dans le déploiement du très haut débit en raison de ses caractéristiques géographiques et d’une moindre réutilisation des infrastructures existantes », regrette l’institution de Didier Migaud.  Si « l’objectif intermédiaire de couverture de 50 % du territoire en très haut débit dès 2017 sera atteint », celui concernant la « couverture à 100 % des logements en très haut débit fixe à horizon 2022 et à 80 % en fibre optique paraît compromise », écrit la Cour. Seule solution, d’après elle, pour tenir les objectifs du plan : en revoir l’ambition et les contours. Les magistrats financiers « recommandent à cet égard de revoir les objectifs du Plan France très haut débit, en particulier en augmentant l’objectif de recours aux technologies alternatives à fibre optique jusqu’à l’abonné, parmi lesquelles figurent aux termes de votre rapport la montée en débit, les réseaux hertziens terrestres et satellitaires ». Bref, pour du très haut débit, il n’y a pas forcément besoin de fibre, suggèrent-ils. Enfin, si le très haut débit permet d’atteindre des débits de 30 mégabits par seconde (selon les seuils fixés par la Commission européenne), la Cour estime que tout le monde n’a en réalité pas besoin d’une telle vitesse pour profiter de la très grande majorité de ce qu’a à offrir Internet. Pour le grand public, une connexion à 10 Mbit/s est déjà plus que satisfaisante. « Seul un développement significatif d’usages grand public fortement consommateurs de bande passante justifierait un déploiement rapide et généralisé du très haut débit pour tous. En effet, l’atteinte d’un bon haut débit pour tous (de l’ordre de 10 mégabits par seconde) permet de satisfaire l’essentiel des besoins des particuliers compte tenu du manque de visibilité actuelle sur les futures applications ».

Pas de baisse des déficits (Haut conseil des finances publiques)

Pas  de baisse des déficits (Haut conseil des finances publiques)

 

Rhétoriques de gribouille de la part de Michel sapin qui conteste les compétences du  Haut conseil des finances publiques (HCFP) sceptique sur les objectifs de baisse des déficits du gouvernement et doute de la capacité de la France à ramener son déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain. Au conseil pourtant nommé par le gouvernement selon les dispositions de l’article 11 de la loi organique n° 2012-1403 du 17 décembre 2012 relative à la programmation et à la gouvernance des finances publiques et de l’article 1er du décret n° 2013-144 du 18 février 2013 relatif à la constitution initiale du Haut Conseil des finances publiques. Un conseil forcément moins compétent que l’énarque Michel sapin, le fameux promoteur du concept de l’inversion de la courbe du chômage. Liste des membres du Haut conseil des finances publiques (pas vraiment des gauchistes incultes en comptabilité publique) :
1° Magistrats de la Cour des comptes en activité à la cour, désignés par son premier président :
M. Raoul BRIET, président de chambre.
Mme Martine LATARE, conseillère-maître.
M. François ECALLE, conseiller-maître.
Mme Catherine DEMIER, conseillère-maître ;
2° Membres nommés, respectivement, par le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, les présidents des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat :
M. Jean PISANI-FERRY, professeur d’économie, nommé par le président de l’Assemblée nationale.
M. Michel AGLIETTA, ancien administrateur de l’INSEE, professeur d’économie, nommé par le président du Sénat.
Mme Marguerite BÉRARD-ANDRIEU, inspectrice des finances, directrice générale adjointe d’un groupe bancaire, nommée par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Mme Mathilde LEMOINE, directrice de département d’une banque, nommée par le président de la commission des finances du Sénat ;
3° Membre nommé par le président du Conseil économique, social et environnemental :
M. Philippe DESSERTINE, professeur d’économie.
Le mandat des membres prend effet le jour de l’installation du Haut Conseil.
Siège également au Haut Conseil, en qualité de membre de droit, le directeur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques.
Le Haut Conseil des finances publiques est présidé par le premier président de la Cour des comptes.

Le scénario macroéconomique retenu pour l’élaboration du dernier projet de loi de finances du quinquennat, présenté la semaine dernière, s’articule toujours sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% en 2017 et prévoit un déficit public ramené de 3,3% du PIB cette année à 2,7% l’an prochain.  Réponse à peine polie de Michel sapin « le Haut Conseil, peut-être est-ce dans sa nature, a été le plus souvent démenti par les faits. »

La demande mondiale d’or au plus haut

La demande mondiale d’or au plus haut

La demande d’or continu de progresser atteignant même des records. En cause,  les incertitudes concernant l’économie mondiale voir les craintes sur le système financier. S’ajoutent à cela la quasi-absence de rémunération pour les obligations et des risques sur le marché des actions. Dans son dernier rapport, le Fonds monétaire international a une fois de plus revu à la baisse ses prévisions de croissance. Le taux de croissance mondiale sera à peine supérieur à 3 % cette année et l’an prochain. Quant aux emprunts d’État des pays développés, leurs taux vont rester durablement très bas. Un tiers de la dette de ces pays affiche même des taux négatifs. En achetant des obligations souveraines, les investisseurs ne gagnent donc pas, mais perdent de l’argent. À cela s’ajoute la chute des cours des matières premières.  Tous ces éléments renforcent l’intérêt des investisseurs pour l’or qui a le mérite de générer un revenu fixe. En plus, la politique monétaire expansionniste conduite par la Banque centrale européenne ne fait que diminuer la confiance des investisseurs dans l’argent papier en faveur du métal jaune.  La demande mondiale d’or a continué à progresser au deuxième trimestre 2016, enregistrant ainsi un premier semestre quasi record, grâce à l’intérêt toujours élevé manifesté par les investisseurs financiers occidentaux, selon un rapport du Conseil mondial de l’or (CMO) publié aujourd’hui. D’avril à juin 2016, la demande mondiale de métal jaune est en effet ressortie à 1050 tonnes, contre 910 tonnes au deuxième trimestre 2015, a indiqué le CMO (conseil mondial de l’heure), une fédération qui réunit les grands producteurs d’or de la planète. Comme au premier trimestre, cette progression est essentiellement imputable à un bond de la demande d’or en tant qu’investissement, qui a été multipliée par presque 2,5 au deuxième trimestre par rapport à la même période l’an passé, à 448 tonnes contre 186 tonnes.  Sur l’ensemble du premier semestre, la demande mondiale d’or a atteint 2335 tonnes, s’établissant ainsi non loin du record de 2371,5 tonnes enregistré au premier semestre 2013, a précisé le CMO.

  • (avec AFP)

Arabie saoudite : Plus fort, plus haut, plus débile, une tour de 1 km de haut

Arabie saoudite : Plus fort, plus haut, plus débile, une tour de 1 km de haut

 

 

 

Il faudra attendre une catastrophe pour que cesse cette course idiote et dangereuse de la plus haute tour du monde. La bêtise étant sans limite, la hauteur de la tour  «Kingdom Tower», la tour de Jeddah, formée de 170 étages, devrait atteindre plus de 1000 mètres de hauteur, dépassant la Burj Khalifa à Dubaï (828 mètres), classée actuellement la plus haute du monde Alors que l’Empire State Building avait conservé le titre 41 ans et la Willis Tower de Chicago 24 ans, le règne de la Burj Khalifa ne devrait durer que huit ans, si les travaux de la Kingdom Tower s’achèvent comme prévu en 2018.  Le budget consacré à l’édification de cette Babel moderne a été chiffré à 1,4 milliard de dollars. SelonSaudi Gazette, la tour, vaste de 530.000 mètres carrés mais très effilée en son sommet, devrait engloutir pas moins d’un demi million de mètres cubes de béton et 80.000 tonnes de métal. Originalité de la construction, le 157e étage (sur environ 210) sera équipé d’un promontoire-terrasse de 30 mètres de diamètre), desservi par des ascenseurs qui monteront et descendront au ryhtme de 10 mètres par seconde. A déconseiller aux personnes souffrant de vertige.Financée par Kingdom holding company, une holding détenue par le prince saoudien milionnaire Alwaleed, la tour devrait prendre place dans un projet urbain plus vaste, la Kingdom City à Djeddah, dont le coût avoisinera les 20 milliards de dollars et dont l’objectif est de créer un centre commercial et touristique à l’entrée des villes saintes que sont Médine et la Mecque

Macron : toujours haut fonctionnaire !

Macron : toujours haut fonctionnaire !

C’est France Info qui le révèle Macron qui a critiqué le statut de fonctionnaire appartient toujours à la haute fonction publique et bénéficie de ce statut. C’est l’une de ses nombreuses contradictions des plus hauts responsables politiques, qui ne cessent  de critiquer la chape administrative, le poids de l’État et les vertus du libéralisme économique alors qu’eux-mêmes  même relève du statut de fonctionnaire. D’une certaine manière ce sont assez souvent les néo converti au libéralisme économique qui sont les plus virulents pour critiquer l’étatisme alors qu’ils en sont les produits et continuent  de bénéficier du statut de la fonction publique ;  certes Macron a exercé des fonctions dans le privé mais il s’est vite dépêché de demander sa réintégration comme haut fonctionnaire des qu’il exerçait des fonctions politiques. À tout le moins on devrait exiger des responsables politiques qu’ils abandonnent ce statut protecteur des lors  qu’ils assument des responsabilités publiques. Une telle évolution permettrait sans doute de modifier assez fondamentalement la sociologie des élus, une sociologie composée en majorité de fonctionnaire qui n’ont aucun rapport approximatif avec les réalités économiques et sociales. Macron lui a sans doute une expérience du privé mais s’il devrait choisir son statut comme le réclame d’ailleurs justement Bruno Lemaire. Dimanche, Bruno Le Maire, député Les Républicains de l’Eure, a demandé au ministre de l’Economie de faire comme lui en démissionnant de la haute fonction publique. Mais ce n’est pas aussi simple que cela.  Abandonner ce statut de haut fonctionnaire coûterait en effet une belle petite somme d’argent à Emmanuel Macron : près de 250.000€. Il faut savoir que les hauts fonctionnaires formés à l’ENA, comme le ministre de l’Economie, doivent passer dix ans de leur carrière au sein de la fonction publique. Sinon, ils ont l’obligation de rembourser les frais de scolarité. Ces dix ans, le ministre ne les a pas faits, contrairement à Bruno Le Maire, qui a démissionné en 2012. Emmanuel Macron a d’abord passé quatre ans à l’Inspection générale des finances, avant de devenir banquier d’affaires chez Rothschild. Il était alors en disponibilité mais il a repris son statut de fonctionnaire en 2012 en devenant secrétaire général de l’Elysée.  Il est ensuite entré à Bercy en 2014 et a dû se mettre en mobilité. Sa carrière de haut fonctionnaire a donc duré au total six ans. Emmanuel Macron pourra la poursuivre après son passage au ministère. Lui qui a adressé plusieurs piques aux fonctionnaires ces dernières semaines se retrouve donc… piégé.

Exil fiscal : de plus en plus nombreux aussi dans le haut des couches moyennes

Exil fiscal : de plus en plus nombreux aussi dans le haut des couches moyennes

L’exil fiscal concernait jusqu’à maintenant  essentiellement les hauts revenus.   .mais Thomas Carbonnier, avocat au cabinet Equity Avocats constate dans une interview au Figaro que cet exil fiscal concerne de plus en plus le haut des couches moyennes.  Des expatriations souvent fictives (bien que certaines soient bien réelles notamment lors  des départs à la retraite) qui concernent des rentiers,  des patrons,  des artistes, des journalistes, des animateurs de télé, des sportifs ou encore des retraités. Beaucoup qui appartiennent à la jet-set et qui côtoient régulièrement les plus hauts responsables politiques du pays. Dans la réalité beaucoup de ces expatriés fictifs passent la plus grande partie de leur temps en France. Les expatriations de ces contribuables à hauts revenus ont augmenté de 40% entre 2012 et 2013, contre 6% par an en moyenne pour l’ensemble des Français, note le quotidien économique. Les expatriations des contribuables aux revenus annuels supérieurs à 300.000 euros, se sont elles établies à 659 contre 451 en 2012, soit une hausse de 46%. Quant aux contribuables redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), 714 d’entre eux ont quitté la France en 2013 contre 620 en 2012, une augmentation de 15% d’une année sur l’autre. Bercy n’était pas en mesure de commenter ces chiffres. Le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, avait annoncé en novembre 2013 qu’un rapport annuel serait inclus à partir de 2015 en annexe de la loi de finances, et détaillerait le «nombre de contribuables (en distinguant ceux soumis à l’ISF) soumis à l’impôt sur le revenu qui quittent le territoire national, ainsi que le nombre de ceux qui reviennent en France».
Thomas Carbonnier. - Comme le phénomène de l’exil fiscal n’est pas récent, nous sommes dans une situation où la plupart des grandes fortunes, ou de leurs héritiers, qui souhaitaient partir ont déjà quitté la France. Ceux qui restaient jusque-là sont donc plutôt dans la «très haute classe moyenne». Or cette population ressent de plus en plus un sentiment de ras-le-bol et se plaint d’une certaine morosité ambiante et de la multiplication de signaux négatifs (au premier rang desquels on retrouve la hausse de la fiscalité et des cotisations sociales) couplées au sentiment de bénéficier de moins de services en retour. Beaucoup rêvent en fait de partir depuis longtemps. Mais ces populations subissent malgré tout des freins importants au départ (carrière professionnelle, vie de famille…) Ils restent cependant en attente, se préparant au cas où l’occasion se présente. Et ils la saisissent lorsque le contexte leur devient favorable, typiquement lors du départ à la retraite par exemple.

A partir de combien peut-on estimer qu’une expatriation pour des raisons fiscales est réellement «rentable»?

C’est une question complexe, car cela ne dépend pas forcément du montant des revenus mais plutôt de leur nature. Par exemple, la Belgique a une fiscalité très intéressante pour le patrimoine, mais plutôt défavorable en ce qui concerne les revenus du travail. Donc, indépendamment de ce que vous gagnez, il vaut mieux rester en France si vous êtes salarié. Bien sûr, quand un ménage gagne 500.000 euros par an et qu’il se retrouve prélevé, en cumulant les impôts sur les revenus, les prélèvements sociaux et l’ISF, autour de 70%, l’intérêt financier d’un départ ne fait aucun doute. Mais, concrètement, il peut y avoir un gain réel dès 100.000 euros de revenus annuel pour un ménage.

Les chiffres publiés par Les Échos datent de 2013. Est-il envisageable que la tendance n’ait plus été la même en 2014?

Nous ne pouvons pas répondre avec certitude à cette question puisque Bercy ne dévoile pas les chiffres des départs de contribuables français. Mais de mon point de vue et de ce que j’ai pu observer, il n’y a aucune raison de penser que la tendance ne se soit pas poursuivie l’année dernière.

Si le seuil à partir duquel il devient intéressant de songer à l’exil fiscal devient «accessible», peut-on craindre une contagion d’un phénomène qui ne représente encore que 0,3% des assujettis à l’ISF?

Si on reste dans les proportions actuelles de pression fiscale, ce n’est pas certain. Il existe en effet des raisons extra-financières fortes qui empêchent de penser au départ, je le constate moi-même. Par exemple, le Royaume-Uni est intéressant fiscalement certes, mais le cadre de vie n’y est pas forcément attractif. Et la barrière de la langue existe toujours: tout le monde ne parle pas anglais, même chez les gens qui gagnent 100.000 euros par an. Sans même parler de l’éloignement familial. Mais vu l’état du ras-le-bol actuel, si les taux d’imposition continuaient d’augmenter, ces barrières pourraient être levées et il existe un risque de contagion de l’exil fiscal dans le haut de la classe moyenne.

Quel signal pourrait envoyer la France pour inverser la tendance, sachant que ses finances publiques lui empêchent de toute façon une baisse d’impôt significative?

Si on regarde le passé, Nicolas Sarkozy avait essayé d’envoyer un signal en mettant en place le bouclier fiscal, empêchant qu’un contribuable soit ponctionné au-delà d’un seuil jugé abusif. Mais ce dispositif avait suscité la méfiance des contribuables expatriés qui craignaient qu’il ne soit pas durable. Et d’ailleurs ils ont finalement eu raison puisque le dispositif a ensuite été abandonné ! Ce genre de recul sous la pression politique contribue à un sentiment de défiance chez les exilés fiscaux que l’on ne peut pas résoudre à court terme. Je pense qu’il n’y a donc plus vraiment de solution dans le domaine fiscal pour inverser la tendance. A défaut d’agir sur l’impôt, un bon signal serait de baisser massivement les cotisations patronales pour attirer au moins les entrepreneurs encore en activité et les pousser à se réinstaller en France.

Confiance des ménages :le moral au plus haut !!

Confiance des ménages :le moral au plus haut !!

 

C’est le titre de grands médias qui participe à la campagne « Tout va bien madame la marquise » ; en fait le moral des ménages a gagné un point en avril  à 94 et se situe toujours  en dessous de sa moyenne le longue durée (100).. Les fortes craintes sur le chômage n’ont pas inversé la courbe, selon une enquête de l’Insee publiée ce mardi 28 avril.  : les craintes des ménages concernant le chômage augmentent de 15 points en avril, par rapport à mars, qui avait connu une baisse équivalente. Le chômage a atteint un nouveau record en mars, avec 3,51 millions de demandeurs d’emploi sans activité en métropole, selon des chiffres publiés lundi. Parmi les points saillants expliquant la hausse générale de la confiance, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée s’améliore (+2 points) et celle sur leur situation financière personnelle future se maintient (+1 point). Les ménages sont plus nombreux en avril à considérer comme opportun de faire des achats importants (+2 points). « Le solde correspondant a gagné 16 points depuis septembre 2014″, a précisé l’Insee, rappelant qu’il se situait en outre au-dessus de sa moyenne depuis 1987, à son plus haut niveau depuis octobre 2007. Autre indicateur en hausse : la capacité d’épargne. En avril, les Français ont de plus en plus confiance dans leur capacité d’épargne future (+3 points), plus haut niveau depuis janvier 2001 pour cet indicateur. La capacité d’épargne actuelle reste stable (+1 point).  L’opinion des ménages sur le niveau de vie passé et futur en France reste stable, avec des soldes restant néanmoins nettement inférieurs à leur moyenne de longue période.

 

Vive la crise : croissance au plus bas, mais bourse au plus haut

Vive la crise : croissance au plus bas, mais bourse au plus haut

 

C’est le paradoxe le plus étonnant du contexte actuel, la croissance est atone, le chômage au sommet mais la bourse tutoie le ciel. Finalement tout va bien et les médias même économiques ont fait l’impasse sur les indicateurs  très inquiétants concernant la croissance de novembre. Pourquoi simplement par les valeurs boursières se portent au mieux, que les dividendes versée aux actionnaires vont atteindre des sommets en 2014. Par contre les investissements sont en panne et les charrettes de licenciements succèdent aux charrettes. Pourtant nous sommes peut -être à la veille d’un nouveau choc mondial en tout cas d’une  dépression forte de la croissance. En cause évidemment la confusion ente la santé de la sphère financière et celle de l’économie réelle. Il a suffi pour rassurer les marchés que la Chine annonce des baisses d’intérêt et que Draghi permettent encore davantage de liquidités pour la cote se redresse en France mais aussi ailleurs. Pourquoi parce simplement ces politiques plus accommandantes permettent de davantage spéculer ; elles ne servent pas l’investissement, la consommation, elles encouragent les cotations à optimisme. Cela jusqu’au moment où un krach interviendra (bulle immobilière, bulle obligataire ou remontée brutale de taux d’intérêt pas exemple). Puisque la bourse va bien, vive la crise. D’ailleurs les charrettes de licenciements sont généralement très appréciées. Certes c’est souvent de la productivité en plus, donc de la compétitivité et des profits supplémentaires. Donc des marges et des dividendes.  Les actionnaires du monde entier devraient recevoir 133 milliards de dollars de plus en 2014 qu’en 2013. C’est ce qui ressort de l’étude trimestrielle publiée par Henderson Global Investors. 2014 sera donc une année record avec 1.190 milliards de dollars de bénéfices redistribués par 1.200 entreprises cotées. Cela représente une progression de 9,6 %, soit la meilleure année depuis 2011  Pourtant la conjoncture de l’économie réelle est mauvaise. La croissance se tasse aux Etats Unis.,  en Chine, l’indice PMI HSBC/Markit du secteur manufacturier a enregistré une croissance nulle en novembre à 50,0 contre 50,4 en octobre, selon une enquête menée auprès des directeurs d’achat. En zone euro, les indices « flash » des directeurs d’achat de Markit montrent que la croissance de l’activité en novembre a baissé à 51,4 contre 52,1 en octobre, soit un recul encore plus marqué que les prévisions les plus pessimistes.  Mais tout va bien, vive la crise !

Budget 2015 : pas crédible pour le Haut conseil des finances

Budget 2015 : pas crédible pour le Haut conseil des finances

 

D’après le Haut conseil des Finances publiques le budget 2015 est trop optimiste notamment   la prévision d’une croissance de 1% sur laquelle le gouvernement a fondé ses calculs. Elle suppose en effet un redémarrage rapide et durable de l’activité que n’annoncent pas les derniers indicateurs conjoncturels. En outre, le scénario du gouvernement présente (…) plusieurs fragilités touchant au dynamisme de l’environnement international et de la demande intérieure », a estimé le Haut conseil. Organe indépendant du gouvernement, le Haut conseil est une sorte de juge de paix de la crédibilité budgétaire. Il a été créé afin de répondre aux exigences européennes. Soulignant malgré tout un « effort sur la dépense réel depuis 2011″, il juge qu’en l’état, « l’objectif d’une croissance de la dépense publique limitée à 1,1%, prévu pour 2015, risque de ne pas être atteint ». S’agissant du scénario à moyen terme du gouvernement, le Haut conseil s’est montré tout aussi sceptique. Les prévisions du gouvernement concernant la croissance pour 2016-17 sont fondées sur des « hypothèses trop favorables sur l’environnement international et sur l’investissement ». Le Haut Conseil reconnaît finalement que le scénario macroéconomique du gouvernement est « plus réaliste que celui présenté en avril dans le programme de stabilité » budgétaire.

 

Budget 2015: haut risque économique et politique

Budget 2015: haut risque économique et politique

Un budget très périlleux car la croissance ne sera pas au rendez-vous et les recettes fiscales prévues en baisse. D’où la nécessité soit augmenter la fiscalité (nationale mais auusi locale par contrecoup), soit de ne pas tenir les objectifs de réduction de déficit ( ce qui est auusi vraisemblable). Sas doute un cocktail des deux qui fera des mécontents mais sans résultats tangibles sur l’activité et le chômage ;  Ce budget sera  le plus périlleux à mettre en place depuis l’arrivée de François Hollande à l’Elysée. D’abord parce que l’objectif est démesurément ambitieux. Le rythme de réduction des déficits publics, c’est 0,7 point de PIB en 2013, 0,5 point en 2014. Là, selon les prévisions de Bercy, ce sera 0,8% point de PIB en 2015, voire 1 point de PIB si l’on en croit la Cour des Comptes. D’autant plus ambitieux que les vents économiques sont défavorables. Aucune reprise ne se dessine pour l’instant. Il est donc très peu probable que la croissance atteigne les 1,5% attendus par Bercy l’an prochain.  Budget périlleux aussi car le climat politique sera sans doute électrique. Comme il n’y a pas de croissance, il faudra faire plus d’efforts que les 21 milliards de réduction des dépenses prévu en 2015. Et Il faudra donc encore faire des choix qui risquent fort de déplaire aux frondeurs du PS, à moins que la France préfère se mettre Bruxelles à dos. Et surtout, il faudra craindre aussi la colère des Français. Parce que les effets de réformes favorables aux entreprises lancées par le gouvernement ne produiront pas d’effets avant deux à trois ans au mieux, parce que le chômage va rester élevé, et parce que la pression fiscale risque de continuer à augmenter pour certaines catégories déjà bien mises à contribution, notamment pour les classes moyennes, malgré la promesse du gouvernement de faire porter l’effort de baisse des déficits sur la réduction des dépenses. Un seul exemple : 4 milliards de baisses des dotations aux collectivités locales va entraîner autant de hausse des impôts locaux. Donc encore une fois, les Français auront l’impression que les dirigeants politiques ne tiennent pas leurs promesses…

 

Gaza : manifestations à haut risque autorisées

Gaza : manifestations à haut risque autorisées

 

Difficile de comprendre la position du gouvernement qui un jour autorise une manifestation pro-Gaza un autre jour l’interdit ; En fait Hollande marche sur des œufs. D’abord il s’est un peu trop exposé en affichant son soutien à Israël, du coup il veut rectifier le tir en affirmant qu’il veut mettre fin aux souffrances des palestiniens de Gaza. Comme souvent Hollande n’a pas de position claire. Les risques de dérapages sont sérieux avec le cocktail explosif d’islamistes radicaux, de gauchistes  et de voyous des banlieues présents lors de ses manifestations. Quoi qu’elles en disent les organisations, sont incapables d’encadrer des manifestations auusi dangereuses. Il y a donc à parier que ce sera la police qui fera le ménage après la dislocation des défiles avec les débordements habituels. D’abord, mercredi, les associations de défense des droits de l’Homme devraient de nouveau se rassembler : un cortège partira à 18h30 de la place de la République, à Paris, pour se diriger vers l’Opéra Garnier. Ce rendez-vous, qui se revendique pacifiste, s’était déjà tenu dans le calme aux Invalides la semaine dernière. La préfecture de police de Paris a décidé de l’autoriser. Mais le tracé a été modifié : au lieu d’emprunter l’axe entre la place de la République et la place de l’Opéra (centre de Paris), les manifestants marcheront entre la place Denfert-Rochereau (au sud) et les Invalides. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a expliqué cet apparent revirement lundi au JT de France 2 :  »Lorsque les manifestations présentent un risque de trouble à l’ordre public, elles seront interdites. Lorsqu’il y a la possibilité de négocier avec les organisateurs un trajet et des conditions de déroulement qui garantissent l’intervention des forces de l’ordre dans de bonnes conditions, elles seront autorisées. » Concernant le nouvel appel à manifester diffusé lundi par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), la préfecture de police de Paris devrait toutefois agir en amont. Le NPA associé à des collectifs pro-palestiniens est à l’origine du défilé qui s’est déroulé samedi, dans le quartier de Barbès. Malgré une interdiction prononcée par les autorités, les manifestants s’étaient tout de même rendus au lieu de rendez-vous, provoquant des affrontements musclés avec les forces de l’ordre. Le NPA veut donc réitérer l’expérience samedi prochain, mais cette fois, place de la République, au cœur de la capitale. Selon Youssef Boussoumah, l’un des porte-parole des manifestants, la déclaration devait être déposée auprès de la préfecture de police avant la fin de la journée. « Le cas de figure est le même : on ira manifester » même si le rassemblement est interdit, a assuré au Parisien Alain Pojolat, membre du NPA et lui aussi porte-parole. Le même jour, à deux kilomètres de la place de la République, Dieudonné a aussi donné rendez-vous pour une « conférence sur la Palestine » à son théâtre parisien de la Main d’Or. En Province, certains organisateurs des manifestations qui ont eu lieu pendant le week-end ont d’ores et déjà annoncé des nouveaux rassemblements. Comme à Lille, où les manifestants demandent la suspension du jumelage de la ville avec Safed, une commune située tout au nord d’Israël. Nice, Marseille, Lyon et Montpellier pourraient également être concernées.

 

Moral des ménages : au plus haut….en Allemagne

Moral des ménages : au plus haut….en Allemagne

 

Le moral des ménages allemands reste à un niveau sans précédent depuis janvier 2007, alors que l’on aborde le mois de juin, signe que les consommateurs d’outre-Rhin ne s’inquiètent pas des retombées potentielles de la crise ukrainienne sur l’économie allemande, selon l’enquête mensuelle du cabinet d’études GfK. Son indice de confiance, censé mesurer les perspectives de la consommation le mois prochain, se maintient à 8,5 pour le quatrième mois consécutif, comme l’anticipaient les économistes interrogés par Reuters.

Euro : au plus haut…comme le chômage

Euro : au plus haut…comme le chômage

Curieuse cette politique de l’Europe qui soutient l’Euro mais pas l’économie ; Au contraire plus le chômage augmente, plus l’Euro monte (les bourses également !). Pas étonnant que l’euro scepticisme progresse car l’ absence de compétitivité de l’Europe (du fait notamment de ce taux de change) va se dégrader encore la situation économique et sociale. La décision de la BCE de ne rien faire  a été immédiatement suivie par les marchés. Alors que le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a décidé de maintenir ses principaux taux, l’euro est monté ce jeudi 8 mai à son plus haut niveau depuis fin octobre 2011, à 1,3993 dollars. Lors de sa réunion mensuelle de politique monétaire délocalisée à Bruxelles, la BCE a laissé son principal taux directeur inchangé au niveau historiquement bas de 0,25%. Cette décision était largement attendue par les analystes après le léger rebond de l’inflation en avril et alors que les derniers indicateurs publiés confirment la poursuite de la reprise économique en zone euro. L’adoption de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire aurait eu pour effet de peser sur la valeur de l’euro. En l’absence de telles mesures, l’euro est monté, vers 14H40 françaises, à 1,3993 dollars, son niveau le plus élevé depuis le 31 octobre 2011, date à laquelle la monnaie unique évoluait au-dessus des 1,40 dollars. Le président de la BCE a indiqué pendant la conférence de presse suivant la décision de politique monétaire que le niveau de l’euro représentait une « inquiétude sérieuse » pour l’objectif de stabilité des prix de la banque centrale. L’appréciation de l’euro alimente notamment les pressions déflationnistes en zone euro en rendant les produits importés, comme l’énergie, moins coûteux. De plus, l’euro fort pèse sur « les profits des entreprises basées en Europe » et rend « la zone euro moins compétitive face aux autres grandes économies, ce qui pourrait mettre en danger la reprise économique de la zone euro si l’euro se renforçait encore pour une période prolongée », a expliqué Markus Huber, analyste chez Peregrine & Black.

 

Plus fort, plus haut, plus débile : une tour de 1 km de haut

Plus fort, plus haut, plus débile : une tour de 1 km de haut

 

 

 

Evidemment il faudra attendre une catastrophe pour que cesse cette course idiote et dangereuse de la plus haute tour du monde. La bêtise étant sans limite, la hauteur des tours non plus. Les travaux de construction de la Kingdom Tower, qui devrait détrôner l’immeuble Burj Khalifa de son titre de tour la plus haute du monde, débuteront ce dimanche à Djeddah au bord de la mer rouge, en Arabie saoudite. Haute de 1000 mètres exactement, la Kingdom Tower dépassera de 173 mètres sa rivale des Emirats arabes unis, construite en 2010 et conçue par le même cabinet d’architecte, Adrian Smith + Gordon Gill Architecture. Alors que l’Empire State Building avait conservé le titre 41 ans et la Willis Tower de Chicago 24 ans, le règne de la Burj Khalifa ne devrait durer que huit ans, si les travaux de la Kingdom Tower s’achèvent comme prévu en 2018.  Le budget initial consacré à l’édification de cette Babel moderne a été chiffré à 1,2 milliard de dollars, soit 868 millions d’euros. Selon Saudi Gazette, la tour, vaste de 530.000 mètres carrés mais très effilée en son sommet, devrait engloutir pas moins d’un demi million de mètres cubes de béton et 80.000 tonnes de métal. Originalité de la construction, le 157e étage (sur environ 210) sera équipé d’un promontoire-terrasse de 30 mètres de diamètre (cf. photo ci-dessous), desservi par des ascenseurs qui monteront et descendront au ryhtme de 10 mètres par seconde. A déconseiller aux personnes souffrant de vertige.Financée par Kingdom holding company, une holding détenue par le prince saoudien milionnaire Alwaleed, la tour devrait prendre place dans un projet urbain plus vaste, la Kingdom City à Djeddah, dont le coût avoisinera les 20 milliards de dollars et dont l’objectif est de créer un centre commercial et touristique à l’entrée des villes saintes que sont Médine et la Mecque.  Depuis l’achèvement des Petronas Towers (452 mètres) de Kuala Lumpur en 1998, c’est en Asie que se battent les records du monde de hauteur. Un projet de building 838 mètres, la «Sky city» est dans les cartons en Chine, et l’Inde s’apprête à construire la deuxième tour la plus haute du monde. Un mauvais présage? Selon l’«indice gratte-ciel», élaboré en 1999, il existe une corrélation entre la construction des plus grands immeubles du monde et une crise financière imminente.  Un élément rassurant, dans ce contexte: les hauteurs affichées sont parfois trompeuses, comme le souligne un rapport récent du Council on Tall Buildings and Urban Habitat. Sur les 828 mètres de la Burj Khalifa, 244 mètres sont ainsi inutilisables, ce qui ramène en fait la tour la plus haute du monde… à une modeste 11e place.

Haut Conseil des finances : le plan d’économies va peser sur la croissance

Haut Conseil des finances : le plan d’économies va peser sur la croissance

Pas vraiment enthousiaste à l’égard des prévisions gouvernementales  le nouveau «  machin » de Hollande  : le haut conseil des fiances publiques qui a quand même jugé  que la prévision de croissance du gouvernement, soit 1% en 2014 était « réaliste », et que sa projection de 1,7% pour 2015 n’était pas « hors d’atteinte ». Cet organe indépendant chargé d’évaluer les trajectoires budgétaires a toutefois mis un bémol, écrivant dans son avis que « les mesures d’économies » de 50 milliards d’euros annoncées « pourraient peser davantage que prévu par le gouvernement sur la croissance à court terme ». « Il existe un risque que les effets positifs sur l’emploi et les salaires de la politique d’offre n’atténuent pas les effets négatifs sur l’activité de la consolidation budgétaire », estime le Haut conseil, présidé par le premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud.  L’ajustement structurel prévu par le gouvernement d’ici à 2015 est de 0,8 point, puis de 0,5 jusqu’en 2017, précise l’organisme, rappelant qu’il portera « sur les dépenses publiques dont la croissance en volume serait ramenée à 0,1% par an sur la période 2014-2017, après 0,8% sur la période 2011-13″. En ajoutant la perspective de baisser les prélèvements obligatoires d’ »un montant cumulé de 1 point de PIB », soit une vingtaine de milliards, après 2015, le Haut conseil relève que « ce scénario suppose un enchaînement favorable où l’effet de la confiance restaurée permettrait » de jouer sur les baisses de prélèvements, l’emploi, le pouvoir d’achat et l’investissement des entreprises.  Or, prévient-il, « les effets d’entraînement de la politique de l’offre pourraient survenir avec retard », d’autant plus que « les mesures d’économies sont concentrées sur le début de la période 2015-2017″.

 

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