Archive pour le Tag 'haut'

Très haut débit par satellite pour les zones isolées

Très haut débit par satellite pour les zones isolées

 

Exit sans doute le câble promis pour toute la France y compris les zones isolées. Ces dernières pourraient être desservies par satellite (en plus de la 5G) suite à un accord entre Eutelsat, Orange et Thales.  Mais les usagers devraient s’équiper notamment en parabole dont le cout ne sera pas négligeable même s’il sera aidé.  Cet accord « confirme le rôle incontournable du satellite dans l’essor des services très haut débit a indiqué, le directeur général d’Eutelsat, Rodolphe Belmer. Complément indispensable des réseaux de télécommunications terrestres, le très haut débit par satellite représente, pour Eutelsat, un vecteur de croissance crucial à compter de 2020″. « La mise en orbite de ce satellite permettra de proposer en 2021 une offre d’internet fixe très haut débit pour les habitations les plus isolées de notre territoire », a confirmé la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Delphine Gény-Stephann. Ainsi, l’Etat va accompagner les Français qui ne disposent d’aucune solution de très haut débit filaire via la création, dès 2019, d’un guichet « cohésion numérique » doté de 100 millions d’euros et destiné notamment à financer les équipements nécessaires à la réception du très haut débit par satellite (paraboles et technologies hertziennes). Ce projet va contribuer à l’atteinte des objectifs définis par Emmanuel Macron : l’accès au très haut débit fixe pour tous les Français en 2022.

 

Câble: Non au très haut débit en ville et au petit débit pour les champs (Sénat)

Câble: Non au très haut débit en ville et au petit débit pour les champs (Sénat)

Les sénateurs ont mis  du temps à comprendre les enjeux du câble qui visent surtout à équiper les zones urbaines et les centres villes. En cause,  le coût pharamineux et les dérives financière.  Autour de 150 millions par département mais déjà le double prévu et sans doute 500  millions pour raccorder y compris les zones éloignées. Du coup come l’avait déjà laissé entendre <Macron, le très haut débit pourrait être réservé à la ville et aux centres et le petit débit aux zones rurales isolées qui devront se contenter de la technologie 4G ou 4G ou de l’ADSL actuel. Les sénateurs ont donc adopté très largement mardi en première lecture une proposition de loi LR destinée à sécuriser les investissements dans les réseaux de communication à très haut débit afin d’accélérer le déploiement de la fibre optique. Ce texte pour être définitif devra être adopté dans les mêmes termes à l’Assemblée nationale. « L’objectif est d’accélérer le déploiement de la fibre optique sur tout le territoire », a plaidé son auteur Patrick Chaize  (LR), soulignant que « l’accès de tous au très haut débit est une condition de la cohésion nationale et de la mobilité sociale »« On ne peut accepter la fibre pour les villes et des technologies dégradées pour les champs », a-t-il lancé. La première partie du texte formalise la répartition et le calendrier du déploiement et renforce les pouvoirs de contrôle de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). La seconde partie incite aux investissements dans la fibre en prévoyant l’extinction progressive du cuivre et son remplacement par la fibre. Par la voix de Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, le gouvernement a émis des « réserves «sur « l’opportunité d’adopter cette proposition de loi, même s’il soutient sans équivoque ses objectifs »« Son calendrier est inadapté: attendons l’achèvement de la discussion sur le code des télécommunications », a-t-il dit.

Niveau SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

Niveau  SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

 

Le gouvernement a décidé  d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Ces  économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

 

Croissance zone euro : une croissance au plus haut depuis 12 ans

Croissance zone euro : une croissance au plus haut depuis 12 ans

Selon les dernières données du cabinet d’études Markit publiées ce lundi, l’activité affiche son rythme le plus soutenu depuis près de 12 ans notamment en France  »tandis que l’emploi traverse actuellement sa meilleure phase de croissance depuis la fin de l’année 2000″. Et les derniers résultats sont même supérieurs aux premières prévisions. Selon le chef économiste de Markit, Chris Williamson. A  58,8 en janvier, l’indice PMI Composite final pour la zone euro dépasse son estimation flash, déjà élevée, et signale la plus forte expansion économique de la région depuis juin 2006. » La zone euro a affiché l’une des plus fortes croissances des grandes économies l’an dernier et les indicateurs avancées suggèrent que la dynamique se prolongera au moins quelques mois, une bonne nouvelle pour la Banque centrale européenne (BCE) qui cherche à sortir peu à peu de sa politique ultra-accommodante. D’après la dernière publication de Markit, la production manufacturière a connu un léger repli en janvier. Elle conserve néanmoins un taux d’expansion proche du niveau record atteint en décembre dernier. Du côté des services, le moral des chefs d’entreprises est au beau fixe. Si le rythme de croissance des services est inférieur à celui de la production manufacturière, le taux enregistré en janvier se redresse pour atteindre son plus haut niveau depuis août 2007.   »L’indice PMI Final IHS Markit de l’activité de services de l’Eurozone s’établit à 58.0 et atteint son plus haut niveau depuis près de 10 ans et demi ». L’autre bonne nouvelle est que cette croissance s’harmonise au niveau de l’union monétaire comme l’avait relevé pour la Tribune il y a quelques semaines l’économiste de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Christophe Blot : « C’est une croissance qui se généralise et s’harmonise dans un contexte international favorable, et une reprise du commerce mondial. [...] Et si l’Allemagne demeure le principal moteur de la croissance, c’est bien l’ensemble des pays qui contribue à l’accélération de cette reprise. » Ce constat est également exprimé par Markit qui souligne que « la croissance économique affiche en outre un rythme soutenu dans l’ensemble des pays couverts par l’enquête »Les experts du cabinet soulignent néanmoins que la France prend la tête du classement des pays par indice PMI en janvier, « le taux d’expansion restant stable par rapport à décembre dans l’Hexagone et proche de son pic de près de 6 ans et demi atteint en novembre ». Les entreprises interrogées par Markit attribuent notamment cette tendance à la forte demande des clients et à une hausse des investissements, ainsi qu’à la faiblesse actuelle des taux d’intérêt.

 

Industrie : la confiance au plus haut depuis 17 ans

Industrie : la confiance au plus haut depuis 17 ans

 

 

. C’est évidemment une bonne nouvelle même s’il convient de la relativiser par le fait que la part de l’industrie dans le PIB  ne représente plus que 12 ,5% par rapport à 16,5% en 2000 et 25% un peu avant 80.  Selon un communiqué du cabinet Markit publié ce mardi 2 janvier,   la confiance des entreprises industrielles se renforce et atteint son plus haut niveau depuis juillet 2012, date du début de la collecte des données pour cet indicateur. Les répondants à l’enquête du cabinet Markit ont également expliqué qu’ils avaient bâti leurs perspectives de croissance pour 2018 sur une hausse des investissements. Cette confiance repose sur des éléments objectifs comme le carnet de commandes, les achats, les investissements mais aussi sur des éléments plus subjectifs comme l’idée que la France est engagée à nouveau dans la voie d’une croissance assez dynamique. Un sentiment par ailleurs partagé par les ménages dans les enquêtes d’opinion. L’industrie a ainsi conclu l’année 2017 « sur des bases solides », avec une production et les effectifs des fabricants « affichant leurs plus fortes croissances depuis le milieu de l’année 2000, soutenues par la plus forte expansion du volume des nouvelles commandes depuis sept ans ». « L’expansion du secteur repose sur une demande robuste sur le marché intérieur et sur les marchés à l’export, une tendance contribuant aux plus fortes croissances de la production et de l’emploi enregistrées » depuis le début des années 2000, a souligné Alex Gill, économiste chez IHS Markit. L’indice calculé par Markit a ainsi mis en avant « la plus forte croissance de l’emploi depuis plus de 17 ans en décembre », le volume du travail en attente ayant continué d’augmenter pour cette fin d’année. L’augmentation du volume des ventes a ainsi entraîné une nouvelle hausse marquée de la production. En parallèle d’un raffermissement de la demande, les fabricants français ont augmenté leur activité d’achats en décembre dernier, le taux de croissance du volume des achats atteignant en outre son plus haut niveau depuis avril 2011. Cette tendance créant des tensions sur les chaînes de distribution, les répondants signalent le plus fort allongement des délais de livraison de leurs fournisseurs depuis mars 2011.  Du côté de l’emploi, si la France comptait 2,8 millions de salariés dans l’industrie manufacturière (soit 11,1% de l’emploi salarié total) à la fin du second trimestre 2017, toutes les régions, sauf l’Occitanie et la Corse, ont connu des destructions d’emplois entre 2010 et 2016. Et ce déclin de l’emploi industriel a lieu alors que pour la première fois depuis 2009,  les ouvertures de sites industriels ont été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de l’année 2017, d’après les derniers chiffres du cabinet Trendéo.

Etats-Unis: production pétrolière au plus haut

Etats-Unis:  production pétrolière au plus haut

La production de pétrole brut aux Etats-Unis a augmenté de 167.000 barils par jour (bpj) en octobre, à 9,64 millions de bpj, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) publiées vendredi, son plus haut niveau de production mensuelle en plus de 46 ans. Les chiffres de production de septembre ont été révisés en baisse de 11.000 bpj à 9,47 millions de bpj, a précisé l’EIA dans son rapport mensuel sur le production. S’il n’est pas révisé le mois prochain, le chiffre d’octobre serait un record mensuel depuis le mois de mai 1971. La hausse de la production est motivée par le rebond des cours du pétrole, qui se poursuit en cette fin d’année avec le brut léger américain qui se traite au niveau de 60 dollars le baril, au plus haut depuis la mi-2015. La production américaine est en hausse de près de 16% depuis la mi-2016 mais elle reste en-deçà du niveau de 10 millions de bpj que beaucoup d’analystes prédisaient pour la fin d’année et qui n’est dépassé que par l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, et la Russie, premier producteur. Ce seuil pourrait toutefois être atteint dans les prochaines semaines, limitant les efforts des autres producteurs pour réduire l’offre mondiale.  »L’impact du pétrole de schiste américain commence à frayer en terrain inconnu », ont écrit ce mois-ci les analystes de RBC Capital Markets dans une note, en ajoutant que cela avait « redessiné la carte mondiale des flux de pétrole. »

SMIC : trop haut ou trop bas ?

SMIC : trop haut ou trop bas ?

La question du bon niveau du SMIC fait  depuis longtemps débat en France. Il y a ceux qui considèrent que ce niveau représente une charge insupportable pour les entreprises, inversement ceux qui estiment que le montant du SMIC ne permet pas de satisfaire de façon convenable les dépenses des salariés ;  d’une certaine manière ces deux points de vue ne sont pas totalement contradictoires. En effet pour une entreprise embaucher une personne supplémentaire au SMIC représente une charge de l’ordre de 2000 € une charge qu’il faut évidemment amortir par une rentabilité. Du coup compte tenu des incertitudes de cette rentabilité, on voit se développer les contrats davantage précaires comme le recours à l’intérim, les temps partiels et les CDD. Pour amortir une charge salariale de 2000 € il faudra générer un chiffre d’affaires d’un minimum de 6000 € en moyenne (avec beaucoup de dispersion selon la nature des activités, la structure et le niveau des coûts). Un challenge qui n’est pas gagné d’avance. Mais il est vrai qu’un salarié qui gagne un peu plus de 1100 € en net se situe tout près du seuil de pauvreté et qu’il est très difficile de vivre dans un ménage avec ce seul  salaire. Le gouvernement vient de décider d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Dans un rapport remis la semaine dernière, des économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

SMIC : trop haut ou manque de productivité ?

 SMIC : trop haut ou manque de productivité ?

 

Le gouvernement vient de décider d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Dans un rapport remis la semaine dernière, des économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

Moral des industriels au plus haut depuis 2007

 

L’indice du climat des affaires, calculé chaque mois par l’Insee en interrogeant près de 10.000 entreprises, a gagné 1 point en août, à 109 points. Sa progression est largement tirée par l’embellie que connaît l’industrie. En effet, la confiance des industriels s’est établie à 111 points, alors que la moyenne de long terme de cet indice est à 100. En un mois, elle a fait un bond de 3 points et se situe désormais à son plus haut niveau depuis décembre 2007. Cette hausse annonce un bon chiffre de croissance au troisième trimestre. Les économistes, y compris ceux de la Banque de France et de l’Insee, tablent sur croissance qui pourrait approcher 2%.

 

L’euro : encore plus haut

L’euro : encore plus haut

L’euro encore plus haut à 1,1846 dollar,, record depuis 2015.  La bataille sur le bon niveau de l’euro  va sans doute recommencer entre d’une part les partisans d’une monnaie plus faible actuellement et au contraire ceux qui considèrent une monnaie forte comme surtout un atout. Globalement, le FMI estime  que l’euro est encore sous-évalué de 10 %. Cette appréciation se fonde sur la moyenne des fondamentaux des composantes de la zone euro. En cause, le redressement économique européen et une balance commerciale équilibrée. Évidemment pays par pays l’appréciation est différente.  Le Fonds monétaire a ainsi calculé que l’euro est en réalité sous-évalué d’environ 18% pour l’Allemagne et qu’il est au contraire surévalué de 6,8% pour la France. Ces chiffres figurent dans l’étude annuelle du FMI intitulée «External Sector Report».  Pour estimer qu’une monnaie d’un pays est «surévaluée» ou au contraire «sous-évaluée» par rapport à ses propres performances économiques et à ses besoins, le FMI se réfère principalement aux excédents ou aux déficits extérieurs de chaque économie nationales, ce qui englobe les échanges commerciaux de marchandises et de services. Mais ce n’est pas le seul critère. Le niveau des coûts salariaux notamment, ainsi que la démographie sont également pris en compte. Pour la France la question est de savoir si un euro fort est un handicape. La réponse n’est pas simple. Si effectivement en l’état actuel de la compétitivité française un euro fort constitue un handicap en particulier pour les exportations, à l’inverse au niveau de la monnaie européenne réduit la facture des importations et donne  du pouvoir d’achat au français. En outre si un haut  niveau de l’euro peut paraître pénaliser  les exportations il convient aussi de tenir compte que les intrants des produits exportés de l’étranger bénéficient du différentiel de taux. Mécaniquement il faut retenir qu’un a niveau de l’euro procure de faire augmentation  du pouvoir d’achat pour les ménages et les épargnants, cela permet aussi un contrôle de l’inflation. L’Allemagne, elle,  se réjouit de la hausse de l’Euro, pourtant c’est un pays exportateur avec environ 300 milliards d’excédents par an pour un déficit de 50 milliards pour la France. Une France qui en général déplore un euro fort et pense que sa compétitivité est handicapée. Cette insuffisance de compétitivité est sans doute ailleurs, dans le manque de productivité,, dans les niveaux des coûts sociaux (de la fiscalité en général) aussi dans l’excès de la réglementation. Et certains de regretter le bon vieux  temps avec une inflation galopante et des dévaluations du franc, politique  pourtant particulièrement anti redistributive.

 

 

Télécoms : du très haut débit ou au débit dans les zones rurales

Télécoms : du très haut débit ou au débit dans les zones rurales

Finalement on commence à prendre conscience de l’énorme coût que représenterait la généralisation du très haut débit via le câble dans les zones peu denses et notamment en milieu rural. En réalité le câble n’atteindra que le centre des petites agglomérations. Or nombre de zones ne bénéficient que d’une couverture Internet de très mauvaise qualité voir d’aucune couverture. Dès lors il est sans doute plus raisonnable de prévoir pour ces zones non ou mal desservies par l’AD L une couverture par d’autres technologies comme la 4 G ou la 5g  moins coûteux. Théoriquement le plan câble doit coûter 25 milliards mais en réalité il faudrait compter de à trois fois plus pour couvrir toute la France. Cette semaine, Emmanuel Macron a affirmé qu’il conservait le calendrier du Plan France Très haut débit, qui vise à apporter un Internet fixe ultra-rapide à tous les Français d’ici à la fin 2022. Mais face à la grogne de nombreux Français, qui doivent aujourd’hui se débrouiller dans les campagnes avec un ADSL de mauvaise qualité, le président de la République a fixé un objectif intermédiaire en 2020. Concrètement, à cette date, tous les foyers devront, a minima, disposer d’un « très bon débit ». C’est-à-dire d’une connexion dont le débit est compris entre 3 et 8 mégabits par seconde. D’après Antoine Darodes, le patron de l’Agence du numérique, « près de 5 millions de foyers » sont concernés par cet objectif intermédiaire. Pour y arriver, le gouvernement souhaite, en plus du déploiement de la fibre optique sur tout le territoire, mobiliser d’autres technologies. Parmi elles, il y a notamment la 4G : dans certains cas, celle-ci permet en effet d’offrir une connexion Internet fixe bien supérieure à l’ADSL.

L’euro toujours plus haut

L’euro toujours plus haut

 

Suis notamment au statu quo pour concernant la politique monétaire européenne, l’euro continue sa montée pour tutoyer ses niveaux les plus hauts. Une hausse qui peut paraître handicaper les exportations mais qui mécaniquement redonne du pouvoir d’achat. La baisse de compétitivité des exportations est toutefois à relativiser compte tenu de la diminution du prix des entrant tant dans l’industrie que dans l’agriculture. L’euro valait 1,1642 dollar contre 1,1631 dollar jeudi vers 21H00 GMT. Jeudi, il a franchi le seuil de 1,16 dollar pour monter jusqu’à 1,1658 dollar, son niveau le plus élevé depuis fin août 2015, La monnaie européenne montait légèrement face à la devise nippone, à 130,20 yens pour un euro contre 130,13 yens la veille. Le billet vert se stabilisait face à la devise japonaise, à 111,84 yens pour un dollar contre 111,88 yens jeudi soir. Jeudi, comme attendu, la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas fait bouger d’un pouce sa politique monétaire qui abreuve les marchés d’argent peu cher, appelant à attendre patiemment une véritable accélération de l’inflation avant d’envisager un changement de cap. L’institution monétaire de Francfort a maintenu à zéro son principal taux directeur et à -0,4% son taux de dépôt au jour le jour à -0,4%. Ces taux sont à leurs plus bas niveaux historiques depuis mars 2016. « Nous devons être persévérants, patients et prudents », a martelé Mario Draghi, le président de l’institution, lors d’une conférence de presse. Mais Mario Draghi a aussi précisé que les discussions sur le retrait de certaines mesures de soutien à l’économie de la zone euro « devraient avoir lieu à l’automne », ce qui soutenait l’euro. S’il est resté vague sur la date du début de ces discussions, de nombreux opérateurs restent tout de même persuadés que l’institution annoncera dès septembre ses projets de resserrement monétaire. De son côté, le dollar restait toujours sous pression après la publication d’informations sur le fait que « l’enquête menée par Robert Mueller (procureur spécial) sur l’ingérence des Russes dans l’élection américaine allait être étendue dans une large mesure aux transactions financières impliquant les entreprises de Trump », a expliqué David de Garis, directeur du département économique à la National Australia Bank. Par ailleurs, le yen restait toujours sous pression après la décision de la Banque du Japon (BoJ) d’abaisser encore ses prévisions d’inflation, éloignant de ce fait la perspective d’un resserrement monétaire. Vers 06H00 GMT, la livre britannique se stabilisait face à l’euro, à 89,66 pence pour un euro. Jeudi elle a atteint 89,77 pence, son niveau le plus faible depuis début novembre 2016.

 

Le plan câble très haut débit remis en cause ?

Le plan câble haut débit remis en cause ?

 

En apparence la décision de Macron  de réaliser une couverture totale de la population en haut débit en 2020 au lieu de 2022 paraît une bonne nouvelle. Pour autant, ce pourrait être une remise en cause du plan câble. En effet Macron à évoqué un amalgame entre haut débit qui peut être assuré par satellite et très haut débit qui sera couvert par le plan câble. Le plan câble qui se révèle de plus en plus coûteux et qui de toute façon ne pourra atteindre tous les usagers des télécoms. Il est évident que ces nouvelles modalités de couverture sont certainement plus compatibles avec les possibilités techniques et financières. Par ailleurs les évolutions technologiques risquent peut-être de rendre caduque le très coûteux plan câble par ailleurs essentiellement rentable dans les zones très denses. Notons que cette évolution est aussi sans doute plus compatible avec les possibilités des collectivités locales d’autant qu’elles sont déjà lourdement endettées.  Emmanuel Macron n’a pas seulement avancé sa date butoir de deux ans. Pour atteindre son objectif, il parle désormais d’accès «haut débit et très haut débit». Des lignes inférieures à 30 mégabits par seconde pourraient seconder la couverture en très haut débit dans certaines zones. Le président de la République a ainsi appelé à «envisager les complémentarités technologiques» entre la fibre optique, le mobile et en particulier l’Internet mobile ou le satellite, jugeant «impossible de tenir la promesse de tirer de la fibre dans tous les logements de la République». «Cette promesse est intenable technologiquement et financièrement», a-t-il insisté. Or, la France est quasi intégralement couverte aujourd’hui par le haut débit ADSL, avec près de 30 millions de lignes cuivre. Les 2 millions de foyers restant peuvent passer par des offres satellitaires. On peut donc considérer que cette partie de la promesse fixée par Emmanuel Macron est quasi tenue, si l’Internet mobile vient en renfort. À l’inverse, il n’y a que 16 millions de logements éligibles à de l’Internet très haut débit, de plus de 30 mégabits. Dont 12 millions qui peuvent bénéficier d’une vitesse de téléchargement de plus de 100 mégabits par seconde. Le chantier était déjà colossal pour aboutir à 100% de la population couverte en 2022, tel qu’envisagé jusqu’alors, en particulier dans les villes de tailles moyennes et dans les zones rurales. Il nécessiterait 15 à 16 milliards d’euros d’investissement, soit environ 5 milliards d’euros par an durant d’ici à la fin 2020, c’est-à-dire pas loin de ce que l’ensemble des opérateurs investissent tous les ans. Un chiffre par ailleurs très largement sous-évalué en effet le montant de l’investissement pourrait en réalité atteindre facilement le double

Dollar : encore trop haut

Dollar : encore trop haut

 

 

 

 

L’euro encore en hausse  valait 1,1467 dollar samedi  et devrait encore se renforcer d’après l’indice Big Mac.  En cause, une meilleure santé économique européenne et surtout un bon équilibre de la balance commerciale surtout grâce à l’Allemagne (300 milliards d’excédents annuels pour l’Allemagne et malheureusement 50 milliards de déficits pour la France). En cause aussi les perspectives de resserrement monétaire de la part de la BCE.  De son côté, David Madden, analyste chez CMC Markets, attribuait le regain de vigueur de l’euro « à des données robustes sur l’industrie italienne ». (Mais les indicateurs se redressent aussi dans d’autres pays).  La production industrielle en Italie a augmenté de 0,7% en mai sur un mois, après une baisse de 0,5% en avril, a indiqué mardi l’Institut national des statistiques (Istat). « Dans l’ensemble, avec le basculement des attentes sur la BCE, nous prévoyons à moyen et long terme une hausse de l’euro et une faiblesse du dollar », a estimé Eric Viloria.  Ce que confirme  Le fameux indice Big Mac calculé par le très sérieux hebdomadaire britannique The Economist constitue le moyen le plus sûr de savoir si une monnaie est surévaluée ou sous-valorisée par rapport au dollar. La dernière livraison de cet indice montre que le billet vert est aujourd’hui surévalué par rapport à presque toutes les grandes devises mondiales, exception faite du franc suisse, ainsi que des couronnes norvégienne et danoise. Cet indicateur est basé sur l’idée que, sur le long terme, les niveaux des échanges de devises devraient s’ajuster de sorte que le prix d’un panier constitué des mêmes marchandises tende vers la même valeur. The Economist retient, depuis trente et un ans, le Big Mac, le fameux sandwich, considéré comme le produit universel par excellence. Un Big Mac coûte actuellement 5,30 dollars aux États-Unis mais juste 380 yens (3,36 dollars) au Japon. Le Yen japonais est ainsi, selon cette logique, sous-estimée de 37 % par rapport au dollar. Un Big Mac coûte 3,19 livres en Grande-Bretagne et 3,91 euros dans la zone euro. Cela implique que ces deux monnaies sont sous-évaluées respectivement de 22 et 16 %. . Si l’on se fie à cet indicateur, la baisse du dollar qui se fait sentir depuis le début de l’année n’est pas terminée. La perte de confiance dans la capacité de Donald Trump à faire passer ses réformes économiques aux États-Unis devrait continuer de faire des ravages. L’indice Big Mac suggère en effet que le billet vert pourrait encore baisser de 16 % par rapport à l’euro.

L’euro au plus haut d’un an

L’euro au  plus haut d’un an

 

La perspective d’une remontée des taux fait encore progresser l’euro qui se retrouve au plus haut depuis un an. Avec la hausse des obligataires mécaniquement le marché des actions s’inscrit à la baisse. La hausse de l’euro constitue une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle car c’est le signe que la légère reprise en Europe peut autoriser une hausse des taux sans casser la croissance. M. Draghi s’était montré optimiste mardi quant aux perspectives économiques de la zone euro et avait notamment déclaré que les risques de déflation s’étaient dissipés et que des forces de relance de la hausse des prix à la consommation étaient en place. En clair que la politique monétaire de la BCE pourrait devenir moins accommodante notamment sur les taux.   Une bonne nouvelle aussi pour des importations dont le coût sera moins cher. À l’inverse un plus haut taux de la monnaie européenne renchérit le prix des exportations. Un phénomène toutefois à relativiser car nombre d’intrants dans la production des exportations va aussi bénéficier de la baisse des autres monnaies.  Les anticipations concernant une normalisation prochaine des politiques monétaires des banques centrales en Europe ont donc de nouveau bénéficié au secteur bancaire et ont stimulé le mouvement de vente sur le marché obligataire. Le rendement des emprunts d’Etats allemands a avancé à plus de 0,45%, alors qu’il évoluait autour de 0,24% en début de semaine. Le papier à 10 ans français a grimpé à plus de 0,80%. Ces anticipations de resserrement monétaire, nourries par des récents commentaires du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, et du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, ont fait grimper l’euro à un plus haut de plus d’un an. La devise unique cote à 1,1422 dollar, après un pic à 1,1434. Le chef économiste de la Banque d’Angleterre, Andy Haldane, a estimé jeudi que la banque centrale devait songer « sérieusement » à augmenter les taux pour contenir l’inflation, tout en se disant satisfait de leur niveau actuel. Cette déclaration a permis à la livre sterling de dépasser brièvement le seuil de 1,30 dollar pour la première fois en cinq semaines. Parallèlement, le dollar est tombé à un plus bas de neuf mois face à un panier de devises de référence.

 

L’euro au plus haut de l’année

L’euro au plus haut de l’année

Une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne nouvelle car le prix des importations va baisser et doper le pouvoir d’achat, bien davantage que les augmentations de salaires. Un mauvaise nouvelle car les exports vont être pénalisés mais en partie seulement avec la baisse des coûts des intrants importés. Une conséquence des incertitudes de la politique économique du président américain et de la reprise en Europe. L’euro montait à son plus haut de l’année face à un dollar plombé par des chiffres sur l’emploi aux États-Unis jugés dans l’ensemble décevants. Vers 23 heures, un euro valait 1,1283 dollar, contre 1,1211 dollar jeudi à la même heure. C’est un sommet depuis la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine début novembre. « Le dollar a vraiment été touché par les chiffres décevants de l’emploi avec moins de créations d’emploi qu’attendu au mois de mai », a commenté Omer Esiner de Commonwealth Foreign Exchange. L’économie américaine a créé 138.000 emplois en mai alors que les analystes en attendaient 185.000. Seul point positif, le taux de chômage a un peu reculé pour tomber à 4,3%, son plus faible niveau depuis 2001.

Très haut débit : une facture de 35 milliards pas de 20 ! (cour des comptes)

Très haut débit : une facture de 35 milliards pas de 20 !  (cour des comptes)

Encore un projet dément poussé surtout par les lobbies des travaux publics, les opérateurs télécoms et les élus locaux en mal d’affichage. Le très haut débit constitue certes uen avancée technologique considérable mais il ne couvrira que les zones très denses où les opérateurs pourront faire du chiffre. Pour le reste du territoire, il faudra attendre. Notons que certains ne disposent pas de connexion internet et-ou  une couverture très partielle du mobile. Du coup, il conviendrait sans doute d’équiper prioritairement les zones peu denses avec des technologies performantes mais moins coûteuses par exemple à partir de la technologie 5g (mais qui suppose aussi la couverture des territoires concernés). la 5G fait suite à la 4G, à l’heure actuelle encore à ses balbutiements. Elle équivaut à la cinquième génération du standard de la téléphonie mobile au niveau mondial, et sa mise en place n’est pas prévue avant de nombreuses années. Cette nouvelle génération permettra d’atteindre l’ultra haut débit via son forfait mobile 5G : il ne s’agira donc plus de HD (haute définition) mais de UHD (ultra haute définition). Les consommateurs pourront ainsi regarder des films en streaming très haute définition sans la moindre difficulté, même en 3D. Le débit théorique de 1,056 Gbps (contre 75 Mbps pour la 4G) est évoqué. 1 Gbps équivalent à 1024 Mbps, c’est donc un réseau théoriquement 14 fois plus rapide que la 4G actuellement en cours de développement et déjà réputée très rapide   Le raccordement de tous les frais au câble haut débit paraît uen folie à la cour des comptes. La Cour des comptes considère que les évaluations faites par l’exécutif pour raccorder la totalité des Français ne sont pas du tout réalistes. Ce n’est pas 20 milliards d’euros que le plan coûtera à la nation mais 34,9 milliards, soit 75 % de plus. Le plan France Très Haut Débit, lancé en 2013 par le gouvernement de François Hollande, fixe à 2022 l’échéance pour atteindre le seuil des 100 % de foyers en très haut débit. L’essentiel (80 %) devra être couvert en fibre optique, tandis que le reste sera composé d’autres technologies (DSL sur cuivre, câble coaxial). Pourquoi une telle différence ? Le gouvernement n’aurait pas inclus dans son addition le coût du raccordement final de l’abonné. Or, estiment les magistrats de la Cour des comptes, celui-ci va coûter 4,5 milliards d’euros dans les zones d’initiatives privées, ce qui porte la note à 24,5 milliards. Et à cette somme, il faut ajouter le coût du raccordement et du déploiement dans les réseaux d’initiatives publiques. « L’absence de cofinancement privé pour la construction des réseaux d’initiative publique nécessite un concours des collectivités territoriales d’environ 6,5 milliards d’euros jusqu’en 2022, très supérieur aux prévisions. Une impasse de financement de 12 milliards d’euros des réseaux d’initiative publique est à prévoir au-delà de cette échéance », écrit la Cour dans un communiqué. Or, « au-delà de 2022, il resterait à déployer et à raccorder près de 7 millions de prises optiques » prévient la juridiction financière et le secteur privé ne risque pas d’être d’une grande aide. En conséquence, ce sont surtout les territoires et l’État qui devront mettre la main à la poche. On serait donc très loin de l’évaluation initiale de 20 milliards d’euros pour le plan France Très Haut Débit. Aux dépenses supplémentaires que la Cour des comptes prévoit, il faut aussi ajouter un retard dans la mise en place des réseaux télécoms de demain. « La France accuse un retard important dans le déploiement du très haut débit en raison de ses caractéristiques géographiques et d’une moindre réutilisation des infrastructures existantes », regrette l’institution de Didier Migaud.  Si « l’objectif intermédiaire de couverture de 50 % du territoire en très haut débit dès 2017 sera atteint », celui concernant la « couverture à 100 % des logements en très haut débit fixe à horizon 2022 et à 80 % en fibre optique paraît compromise », écrit la Cour. Seule solution, d’après elle, pour tenir les objectifs du plan : en revoir l’ambition et les contours. Les magistrats financiers « recommandent à cet égard de revoir les objectifs du Plan France très haut débit, en particulier en augmentant l’objectif de recours aux technologies alternatives à fibre optique jusqu’à l’abonné, parmi lesquelles figurent aux termes de votre rapport la montée en débit, les réseaux hertziens terrestres et satellitaires ». Bref, pour du très haut débit, il n’y a pas forcément besoin de fibre, suggèrent-ils. Enfin, si le très haut débit permet d’atteindre des débits de 30 mégabits par seconde (selon les seuils fixés par la Commission européenne), la Cour estime que tout le monde n’a en réalité pas besoin d’une telle vitesse pour profiter de la très grande majorité de ce qu’a à offrir Internet. Pour le grand public, une connexion à 10 Mbit/s est déjà plus que satisfaisante. « Seul un développement significatif d’usages grand public fortement consommateurs de bande passante justifierait un déploiement rapide et généralisé du très haut débit pour tous. En effet, l’atteinte d’un bon haut débit pour tous (de l’ordre de 10 mégabits par seconde) permet de satisfaire l’essentiel des besoins des particuliers compte tenu du manque de visibilité actuelle sur les futures applications ».

Pas de baisse des déficits (Haut conseil des finances publiques)

Pas  de baisse des déficits (Haut conseil des finances publiques)

 

Rhétoriques de gribouille de la part de Michel sapin qui conteste les compétences du  Haut conseil des finances publiques (HCFP) sceptique sur les objectifs de baisse des déficits du gouvernement et doute de la capacité de la France à ramener son déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain. Au conseil pourtant nommé par le gouvernement selon les dispositions de l’article 11 de la loi organique n° 2012-1403 du 17 décembre 2012 relative à la programmation et à la gouvernance des finances publiques et de l’article 1er du décret n° 2013-144 du 18 février 2013 relatif à la constitution initiale du Haut Conseil des finances publiques. Un conseil forcément moins compétent que l’énarque Michel sapin, le fameux promoteur du concept de l’inversion de la courbe du chômage. Liste des membres du Haut conseil des finances publiques (pas vraiment des gauchistes incultes en comptabilité publique) :
1° Magistrats de la Cour des comptes en activité à la cour, désignés par son premier président :
M. Raoul BRIET, président de chambre.
Mme Martine LATARE, conseillère-maître.
M. François ECALLE, conseiller-maître.
Mme Catherine DEMIER, conseillère-maître ;
2° Membres nommés, respectivement, par le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, les présidents des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat :
M. Jean PISANI-FERRY, professeur d’économie, nommé par le président de l’Assemblée nationale.
M. Michel AGLIETTA, ancien administrateur de l’INSEE, professeur d’économie, nommé par le président du Sénat.
Mme Marguerite BÉRARD-ANDRIEU, inspectrice des finances, directrice générale adjointe d’un groupe bancaire, nommée par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Mme Mathilde LEMOINE, directrice de département d’une banque, nommée par le président de la commission des finances du Sénat ;
3° Membre nommé par le président du Conseil économique, social et environnemental :
M. Philippe DESSERTINE, professeur d’économie.
Le mandat des membres prend effet le jour de l’installation du Haut Conseil.
Siège également au Haut Conseil, en qualité de membre de droit, le directeur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques.
Le Haut Conseil des finances publiques est présidé par le premier président de la Cour des comptes.

Le scénario macroéconomique retenu pour l’élaboration du dernier projet de loi de finances du quinquennat, présenté la semaine dernière, s’articule toujours sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% en 2017 et prévoit un déficit public ramené de 3,3% du PIB cette année à 2,7% l’an prochain.  Réponse à peine polie de Michel sapin « le Haut Conseil, peut-être est-ce dans sa nature, a été le plus souvent démenti par les faits. »

La demande mondiale d’or au plus haut

La demande mondiale d’or au plus haut

La demande d’or continu de progresser atteignant même des records. En cause,  les incertitudes concernant l’économie mondiale voir les craintes sur le système financier. S’ajoutent à cela la quasi-absence de rémunération pour les obligations et des risques sur le marché des actions. Dans son dernier rapport, le Fonds monétaire international a une fois de plus revu à la baisse ses prévisions de croissance. Le taux de croissance mondiale sera à peine supérieur à 3 % cette année et l’an prochain. Quant aux emprunts d’État des pays développés, leurs taux vont rester durablement très bas. Un tiers de la dette de ces pays affiche même des taux négatifs. En achetant des obligations souveraines, les investisseurs ne gagnent donc pas, mais perdent de l’argent. À cela s’ajoute la chute des cours des matières premières.  Tous ces éléments renforcent l’intérêt des investisseurs pour l’or qui a le mérite de générer un revenu fixe. En plus, la politique monétaire expansionniste conduite par la Banque centrale européenne ne fait que diminuer la confiance des investisseurs dans l’argent papier en faveur du métal jaune.  La demande mondiale d’or a continué à progresser au deuxième trimestre 2016, enregistrant ainsi un premier semestre quasi record, grâce à l’intérêt toujours élevé manifesté par les investisseurs financiers occidentaux, selon un rapport du Conseil mondial de l’or (CMO) publié aujourd’hui. D’avril à juin 2016, la demande mondiale de métal jaune est en effet ressortie à 1050 tonnes, contre 910 tonnes au deuxième trimestre 2015, a indiqué le CMO (conseil mondial de l’heure), une fédération qui réunit les grands producteurs d’or de la planète. Comme au premier trimestre, cette progression est essentiellement imputable à un bond de la demande d’or en tant qu’investissement, qui a été multipliée par presque 2,5 au deuxième trimestre par rapport à la même période l’an passé, à 448 tonnes contre 186 tonnes.  Sur l’ensemble du premier semestre, la demande mondiale d’or a atteint 2335 tonnes, s’établissant ainsi non loin du record de 2371,5 tonnes enregistré au premier semestre 2013, a précisé le CMO.

  • (avec AFP)

Arabie saoudite : Plus fort, plus haut, plus débile, une tour de 1 km de haut

Arabie saoudite : Plus fort, plus haut, plus débile, une tour de 1 km de haut

 

 

 

Il faudra attendre une catastrophe pour que cesse cette course idiote et dangereuse de la plus haute tour du monde. La bêtise étant sans limite, la hauteur de la tour  «Kingdom Tower», la tour de Jeddah, formée de 170 étages, devrait atteindre plus de 1000 mètres de hauteur, dépassant la Burj Khalifa à Dubaï (828 mètres), classée actuellement la plus haute du monde Alors que l’Empire State Building avait conservé le titre 41 ans et la Willis Tower de Chicago 24 ans, le règne de la Burj Khalifa ne devrait durer que huit ans, si les travaux de la Kingdom Tower s’achèvent comme prévu en 2018.  Le budget consacré à l’édification de cette Babel moderne a été chiffré à 1,4 milliard de dollars. SelonSaudi Gazette, la tour, vaste de 530.000 mètres carrés mais très effilée en son sommet, devrait engloutir pas moins d’un demi million de mètres cubes de béton et 80.000 tonnes de métal. Originalité de la construction, le 157e étage (sur environ 210) sera équipé d’un promontoire-terrasse de 30 mètres de diamètre), desservi par des ascenseurs qui monteront et descendront au ryhtme de 10 mètres par seconde. A déconseiller aux personnes souffrant de vertige.Financée par Kingdom holding company, une holding détenue par le prince saoudien milionnaire Alwaleed, la tour devrait prendre place dans un projet urbain plus vaste, la Kingdom City à Djeddah, dont le coût avoisinera les 20 milliards de dollars et dont l’objectif est de créer un centre commercial et touristique à l’entrée des villes saintes que sont Médine et la Mecque

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