Archive pour le Tag 'hausses'

Inflation : la moitié des hausses suspectes dénonce Michel-Edouard Leclerc

Inflation : la moitié des hausses suspectes dénonce Michel-Edouard Leclerc

Encore un bon coup médiatique pour Michel-Edouard Leclerc, président des centres E.Leclerc qui dénonce à juste titre les hausses suspectes qui concerneraient la moitié des produits. De fait nombre d’acteurs économiques opère des rétentions volontaires pour réduire l’offre  non seulement dans l’alimentaire mais aussi pour d’autres biens y compris industriels.« La moitié des hausses de prix sont suspectes », a estimé le patron du groupe Leclerc sur BFM. 

Michel-Edouard Leclerc aimerait y voir clair, du moins l’affiche-t-il. « J’aimerais bien que les députés (…) ouvrent une commission d’enquête sur les origines de l’inflation, sur ce qu’il se passe sur le front des prix, depuis les transports jusqu’aux consommateurs », a-t-il plaidé sur BFM TV-RMC, jeudi 30 juin. Et pour cause, selon lui, « la moitié des hausses [de prix] demandées ne sont pas transparentes, mais sont suspectes ». En juin, sur un an, l’inflation a augmenté de 5,8 %, d’après l’Insee

« L’Ukraine a bon dos », a néanmoins estimé Michel-Edouard Leclerc, jeudi. Et le patron de prendre un exemple saillant : « Quand vous avez des fabricants de produits à base de cacao qui vous invoquent l’Ukraine pour une augmentation de 15 % de tarifs sur la confiserie, sur les barres chocolatées – je parle de Nestlé, je parle de Mars – faut quand même pas déconner ! On est sur l’autre continent ! »

Habitué aux coups médiatiques, profitant de sa forte popularité auprès des Français et de son aura, le patron des magasins Leclerc cherche à dévoiler, dit-il, une « partie de poker menteur » grâce aux parlementaires. « Cela nous aiderait beaucoup d’avoir cette obligation de transparence », a-t-il ajouté. Le cas de l’huile de tournesol est également mis en exergue par Michel-Edouard Leclerc, sans livrer le détail du commanditaire : « On nous dit : ‘On va te livrer mais il faut augmenter de 34 % le prix d’acquisition de cette huile. Et dans ces conditions, on asséchera tes concurrents et on te donnera 130 % de ta demande’. »

 

Inflation : la Banque de France pour des hausses d’intérêt !

 

 

Inflation : la Banque de France pour des hausses d’intérêt !

 

Curieusement la Banque de France tient le discours des financiers orthodoxes de Berlin. Par conviction sans doute, pour servir les intérêts des banquiers tout autant et pour plaire à la Banque centrale européenne.

Une posture qui n’est pas complètement incohérente mais qui ne boucle pas avec la problématique économique, sociale et environnementale. Ou e saucissonnage de l’analyse des experts. Dans cette analyse on voit mal apparaître la problématique de la croissance.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, n’a pas hésité, mardi soir, à évoquer les sujets qui fâchent. Invité à s’exprimer devant le Haut Conseil des finances publiques, organisme indépendant chargé de veiller à la cohérence des prévisions macroéconomiques du gouvernement, il a insisté sur la nécessité pour le futur exécutif d’adapter le train de dépenses du pays afin de se préparer à des hausses de taux d’intérêt, potentiellement très coûteuses.

Les investisseurs anticipent déjà cette remontée. Sur les marchés secondaires de la dette, les obligations souveraines hexagonales à dix ans s’échangent à environ 1,6%, alors qu’elles étaient à 0% au début de l’année, renchérissant d’autant le prix auquel l’État français s’endette.

 

Les observateurs tablent sur une décision de la Banque centrale européenne (BCE) de rehausser ses taux directeurs afin de lutter contre l’inflation, dès cet été, dans le sillage de la Réserve fédérale. Une échéance clairement assumée par Le gouverneur de la banque de France plus proche des Allemands que des Français.

Carburant : de nouvelles hausses à attendre du fait de la guerre en Ukraine

 

 

Carburant : de nouvelles hausses à attendre du fait du pétrole russe

Suite aux sanctions envisagé par l’union Européenne vis-à-vis du pétrole russe, il faut s’attendre à de nouvelles augmentations significatives du carburant d’après Olivier Gantois, président de l’Ufip Énergies et Mobilités, ex-Union française des industries pétrolières.

 

 

La Russie, plus gros exportateur au monde de pétrole, produit quelque 11 millions de barils par jour de brut, dont un peu plus de 5 millions sont exportés. Mais le pays exporte aussi 1,5 million de barils par jour de gazole, dont l’Europe et notamment la France .

La Russie représente ainsi 10 à 12% des importations françaises de pétrole brut et 20 à 25% des importations de gazole en France, selon l’Ufip.

L’Hexagone peut toutefois très bien se fournir ailleurs. « Il existe déjà en temps normal des alternatives qui sont essentiellement pour le pétrole brut le Moyen-Orient et l’Amérique du nord », a expliqué Olivier Gantois. Pour le gazole, s’ajoute à ces deux régions « l’Inde, qui est un gros producteur ».

 

Le président de l’Ufip prédit « un jeu de vases communicants dans lequel le pétrole russe exporté va être détourné vers des pays qui n’ont pas décidé d’embargo, notamment la Chine, l’Inde, la plupart des pays africains, les pays d’Amérique du sud… ce qui libérera des barils non russes achetés normalement par ces pays ».

 

Toutefois, cela aura un prix. « Le schéma d’approvisionnement actuel est un schéma optimisé, dans lequel on fait venir en France les barils qui sont les plus intéressants économiquement. Dès lors qu’on s’écarte de ce schéma, on peut partir sur le principe que ça va coûter plus cher », a mis en garde Olivier Gantois. En clair on pourrait s’orienter vers des hausses pouvant conduire jusqu’à des prix de deux euros le litre de carburant

 

BCE : Trois hausses de taux en 2022

BCE : Trois hausses de taux en 2022

Avec une inflation galopante sur une tendance de 7,5 %, il est clair que la Banque Centrale Européenne ne pouvait rester sur ses positions d’immobilisme à matière de taux d’intérêt même si elle doit tenir compte évidemment du ralentissement mondial lié en particulier à la crise en Ukraine mais aussi à celle de la Chine

La présidente de la Banque centrale  européenne (BCE) Christine Lagarde a évoqué une « forte probabilité » que l’institution de Francfort relève ses taux directeurs d’ici à la fin de l’année si l’inflation reste élevée, la banque centrale européenne pourrait relever ses taux dès juillet, selon l’agence de presse Reuters .

« Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) sont disposés à mettre fin le plus tôt possible à son programme de rachats d’actifs et à relever dès juillet ses taux d’intérêts », écrit ce dimanche Reuters.

Si les banques centrales dans le monde comme la Fed et la Banque centrale d’Angleterre, ont largement commencé à relever leurs taux directeurs, afin d’essayer de ralentir l’inflation qui a été exacerbée par la guerre en Ukraine, la BCE s’y est jusqu’ici refusée et est sous pression pour elle aussi amorcer le mouvement. La BCE veut toutefois avoir, au préalable, mis fin à son programme d’achat net de dettes, qui avait soutenu l’économie pendant la crise provoquée par le Covid-19.

L’échéance de ce programme a été fixée au troisième trimestre, et Christine Lagarde a précisé vendredi qu’il y avait de « fortes chances » pour que cela soit fait « tôt » au troisième trimestre.

La BCE a racheté pour près de 5.000 milliards d’euros de dette publique et privée depuis 2014 dans le cadre de sa stratégie d’ »assouplissement quantitatif » visant à soutenir le crédit mais aussi à relancer l’inflation, qui a très longtemps été inférieure à son objectif de 2% par an. Mais la donne a changé ces derniers mois puisque l’envolée des prix de l’énergie et de nombreuses matières premières a porté l’inflation dans la zone euro à 7,5%, un niveau sans précédent dans l’histoire de la monnaie unique.

La BCE a mis du temps à admettre que cette poussée inflationniste n’était pas simplement temporaire mais elle doit désormais répondre aux craintes d’un ancrage prolongé de l’inflation, exprimées y compris par certains membres du Conseil.

Certains membres du Conseil des gouverneurs reprochent à la BCE de sous-estimer le niveau de l’inflation et jugent que les nouvelles projections sont un pas vers un retour à la réalité.

 

Inflation : des hausses partout

Inflation : des hausses partout

 

Des hausses sur les produits industriels mais aussi sur les produits alimentaires. Ainsi l’indice des produits alimentaires de la FAO (suit les cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base) qui a progressé de 17% en un an pour atteindre un pic historique battant le précédent plus haut établi en février 2011.

 

L’indice du LME (6 métaux non-ferreux) a progressé de 38%. De même pour acheminer tous ses produits, le fret maritime s’est trouvé lui-même en sous-capacité. Ainsi, l‘indice Baltic Dry a progressé de 38% depuis un an.

. Avec des marchés déjà en tension, le conflit russo-ukrainien est venu amplifier fin février le phénomène, notamment pour le pétrole, le gaz naturel, le nickel, le titane, le palladium, le blé, l’aluminium.

Or cette hausse des prix se propage à l’ensemble de l’économie. Par exemple, non seulement le blé est devenu cher, mais l’énergie utilisée par les minoteries pour le transformer en farine, le transport pour la livrer, et l’électricité pour faire tourner le pétrin du boulanger, ajoutent à chaque étape une majoration des coûts. Et c’est sur le prix final du pain que ses hausses se répercutent, ce qui va peser, en ant que dépense contrainte, sur les ménages les plus modestes.

Aussi, l’inflation, au sens d’une hausse généralisée des prix, va progresser mois après mois. Aux Etats-Unis, en février, elle a atteint un nouveau record historique à 7,9% sur un an, dans la zone euro, 5,8.

Prix Carburants: hausses record et c’est pas fini

Prix Carburants: hausses record et c’est pas fini

Des hausses records du carburant et c’est pas fini car le prix du pétrole flambe encore. On enregistre en effet un Record historique pour les carburants dont  les prix sont repartis.  Le gazole s’est vendu la semaine précédente à 1,6214 euro le litre en moyenne, au plus haut, selon les chiffres hebdomadaires du ministère de la Transition écologique arrêtés le vendredi. Le prix avait atteint 1,5583 euro le litre la semaine s’arrêtant le 7 janvier, un montant équivalent au précédent record datant du 15 octobre. Le précédent pic des prix avait eu lieu en 2018, un peu plus d’un mois avant le début du mouvement des «gilets jaunes»: le litre s’échangeait alors pour 1,5331 euro le 12 octobre. Par ailleurs, le sans-plomb 1995-E10, l’essence la plus répandue, s’est vendu à 1,6821 euro, soit une hausse de plus de 2 centimes par rapport au précédent record établi la semaine précédente.

En hausse constante ces dernières semaines, les prix ont dépassé depuis octobre le précédent record, remontant à août 2013 (1,5691 euro le litre). Au cours de la même période, le litre de sans-plomb 95 s’est vendu en moyenne à 1,7069 euro, taxes comprises, contre 1,6823 euro le litre la semaine précédente. La troisième moyenne la plus haute remonte à 2012, à 1,6664 euro le litre. Le sans-plomb 98 a aussi atteint un record, à 1,7674 euro le litre.

Prix Carburants: hausses record

Prix Carburants: hausses record

Record historique pour les carburants dans les prix sont re partis Le gazole s’est vendu la semaine précédente à 1,6214 euro le litre en moyenne, au plus haut, selon les chiffres hebdomadaires du ministère de la Transition écologique arrêtés le vendredi. Le prix avait atteint 1,5583 euro le litre la semaine s’arrêtant le 7 janvier, un montant équivalent au précédent record datant du 15 octobre. Le précédent pic des prix avait eu lieu en 2018, un peu plus d’un mois avant le début du mouvement des «gilets jaunes»: le litre s’échangeait alors pour 1,5331 euro le 12 octobre. Par ailleurs, le sans-plomb 1995-E10, l’essence la plus répandue, s’est vendu à 1,6821 euro, soit une hausse de plus de 2 centimes par rapport au précédent record établi la semaine précédente.

En hausse constante ces dernières semaines, les prix ont dépassé depuis octobre le précédent record, remontant à août 2013 (1,5691 euro le litre). Au cours de la même période, le litre de sans-plomb 95 s’est vendu en moyenne à 1,7069 euro, taxes comprises, contre 1,6823 euro le litre la semaine précédente. La troisième moyenne la plus haute remonte à 2012, à 1,6664 euro le litre. Le sans-plomb 98 a aussi atteint un record, à 1,7674 euro le litre.

Prêts aux entreprises (PGE) : des délais rallongés pour le remboursement

Prêts aux entreprises (PGE) : des délais rallongés pour le remboursement

le gouvernement s’apprête à rallonger encore les délais de remboursement des prêts aux entreprises. Une mesure qui s’ajoute à la prolongation d’autres visant à faire face aux conséquences de la pandémie sur certaines activités. Le  ministre de l’Économie Bruno Le Maire a détaillé les nouvelles modalités pour les prêts garantis par l’État dans un entretien accordé à RTL ce mardi.

A partir du mois de mars, les entreprises auront désormais la possibilité de décaler le premier remboursement de ce prêt contracté au début de la crise et d’étaler leurs paiements sur dix ans, a annoncé le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, mardi 4 janvier.

Ces deux nouvelles mesures s’adressent aux « quelques milliers d’entreprises (…) qui voient arriver l’échéance du printemps prochain en se disant : Je ne vais pas arriver à rembourser »a expliqué le ministre au micro de RTL.Selon lui, « 25 à 30 000 » très petites entreprises, souvent des commerçants, artisans ou restaurateurs, sont ainsi concernées. « Nous allons les aider, a assuré Bruno Le Maire. Le prêt garanti par l’Etat, qui a sauvé des dizaines de milliers d’entreprises, ne doit pas les couler au moment de leur remboursement. »

La Confédération des petites et moyennes entreprises, qui réclamait « depuis plus d’un an » l’allongement de la durée de remboursement, s’est dite « soulagée », alors qu’un certain nombre d’entrepreneurs appréhendaient les échéances de remboursement du PGE, « qui viennent se cumuler avec les remboursements de reports de charges sociales et fiscales ».

« Il est néanmoins important que cette faculté soit ouverte à toutes les entreprises, indépendamment de leur taille ou de leur secteur d’activité »a déclaré l’organisation dans un communiqué.

Quelque 697 000 entreprises ont contracté un PGE depuis mars 2020, pour un encours total de 143 milliards d’euros. Selon la Fédération bancaire française, la situation est « rassurante pour la plupart des entreprises y ayant souscrit : la moitié a déjà commencé à rembourser depuis l’été 2021, sans difficulté ».

Par ailleurs, le dispositif d’avances remboursables et de prêts bonifiés à destination des PME et entreprises de taille intermédiaire en difficulté qui n’ont pu obtenir de PGE ou ont un PGE insuffisant, a lui été prorogé de six mois, jusqu’au 30 juin 2022, selon un décret publié le 31 décembre au Journal officiel.

Finances-Taux de la FED-États-Unis : trois hausses en 2022

Finances-Taux de la FED-États-Unis   : trois hausses en 2022

 

La Fed comme d’ailleurs les autres banques centrales doit jouer les équilibristes pour d’une part lutter contre l’inflation mais en même temps ne pas casser une croissance qui pourrait être fragilisée par la montée de la crise sanitaire. Jamais depuis 40 ans, l’inflation n’a été aussi forte aux États-Unis. Sur un an elle atteint de l’art de 7 % ( Pour 5 % en Europe). Au départ pour dissimuler les conséquences de cette hausse des prix, on a considéré que l’inflation était temporaire. Jérôme Powel lui-même le président de la Fed a admis que cette inflation aurait un caractère beaucoup plus permanent que prévu. Comme on ne veut pas casser la dynamique économique la Fed va donc d’une part confirmer la cessation de ses rachats d’actifs à partir du printemps. Ensuite au cours de l’année à trois reprises on va remonter les taux d’intérêt d’un quart de point. Un relèvement modeste mais qui se fonde sur une inflation peut-être sous-estimée prévue autour de 2,6 en 2022. Du coup on peut d’ores et déjà prévoir que les autres banques centrales vont suivre la Fed en espérant évidemment que la boucle prix salaires ne fera pas dériver encore davantage l’inflation. 

« L’économie n’a plus besoin d’un soutien accru de la politique monétaire », a déclaré le président de la Fed, Jerome Powell, lors d’une conférence de presse après la réunion du Federal Open Market Committee (FOMC). « De mon point de vue, nous progressons rapidement vers le plein emploi. »

Le scénario esquissé par la banque centrale correspond de fait à l’atterrissage en douceur qu’elle s’efforce de favoriser, avec, au cours des prochaines années, un reflux progressif de l’inflation dans une économie en croissance régulière et le maintien d’un chômage bas.

 

Le communiqué n’évoque plus le caractère « temporaire » de l’inflation mais constate au contraire que la hausse des prix a dépassé son objectif de 2% depuis « un certain temps ».

 

LA NORMALISATION ENGAGÉE

En prélude à la remontée des taux, la Fed va réduire ses achats de bons du Trésor et de prêts immobiliers titrisés (MBS) deux fois plus vite qu’aujourd’hui, ce qui aboutira à un arrêt total dès mars de ces achats, qui représentaient encore avant l’automne 120 milliards de dollars par mois.

Wall Street a amplifié sa hausse après ces annonces et la conférence de presse de Jerome Powell: à quelques minutes de la clôture des marchés, l’indice Standard & Poor’s 500 gagnait plus de 1,2%.

Au même moment, le dollar cédait du terrain face aux autres grandes devises et le rendements des emprunts d’Etat à deux ans, le plus sensible aux anticipations d’évolution des taux d’intérêt, était pratiquement inchangé à 0,665%.

L’évolution des marchés à terme montre par ailleurs que les traders anticipent désormais une première hausse de taux en mai et deux autres d’ici la fin 2022.

« La Fed est ‘faucon’ mais pas plus qu’anticipé », a commenté Gregory Daco, économiste en chef Etats-Unis d’Oxford Economics. « Elle donne l’impression de vraiment donner la priorité à l’inflation et de se mettre en position de pouvoir relever les taux dans les mois à venir. »

Le communiqué et les nouvelles prévisions de la Fed confirment que la banque centrale est désormais pleinement engagée dans la normalisation de sa politique monétaire après les mesures exceptionnelles mises en oeuvre depuis mars 2020 pour soutenir l’économie face à l’impact de la crise sanitaire.

Si le taux de chômage aux Etats-Unis a continué de baisser en novembre pour revenir à 4,2%, au plus bas depuis février 2020, l’inflation s’est encore accélérée pour atteindre 6,8% en rythme annuel, son rythme le plus élevé depuis 1982.

Malgré l’incertitude créée par l’irruption du variant Omicron du coronavirus, la Fed prévoit une croissance économique de 4,0% l’année prochaine, soit 0,2 point de pourcentage de plus que prévu en septembre.

 

Fed–États-Unis :trois hausses de taux en 2022

 Fed–États-Unis : trois hausses de taux en 2022

La Fed comme d’ailleurs les autres banques centrales doit jouer les équilibristes pour d’une part lutter contre l’inflation mais en même temps ne pas casser une croissance qui pourrait être fragilisée par la montée de la crise sanitaire. Jamais depuis 40 ans, l’inflation n’a été aussi forte aux États-Unis. Sur un an elle atteint de l’art de 7 % ( Pour 5 % en Europe). Au départ pour dissimuler les conséquences de cette hausse des prix, on a considéré que l’inflation était temporaire. Jérôme Powel lui-même le président de la Fed a admis que cette inflation aurait un caractère beaucoup plus permanent que prévu. Comme on ne veut pas casser la dynamique économique la Fed va donc d’une part confirmer la cessation de ses rachats d’actifs à partir du printemps. Ensuite au cours de l’année à trois reprises on va remonter les taux d’intérêt d’un quart de point. Un relèvement modeste mais qui se fonde sur une inflation peut-être sous-estimée prévue autour de 2,6 en 2022. Du coup on peut d’ores et déjà prévoir que les autres banques centrales vont suivre la Fed en espérant évidemment que la boucle prix salaires ne fera pas dériver encore davantage l’inflation. 

« L’économie n’a plus besoin d’un soutien accru de la politique monétaire », a déclaré le président de la Fed, Jerome Powell, lors d’une conférence de presse après la réunion du Federal Open Market Committee (FOMC). « De mon point de vue, nous progressons rapidement vers le plein emploi. »

Le scénario esquissé par la banque centrale correspond de fait à l’atterrissage en douceur qu’elle s’efforce de favoriser, avec, au cours des prochaines années, un reflux progressif de l’inflation dans une économie en croissance régulière et le maintien d’un chômage bas.

 

Le communiqué n’évoque plus le caractère « temporaire » de l’inflation mais constate au contraire que la hausse des prix a dépassé son objectif de 2% depuis « un certain temps ».

 

LA NORMALISATION ENGAGÉE

En prélude à la remontée des taux, la Fed va réduire ses achats de bons du Trésor et de prêts immobiliers titrisés (MBS) deux fois plus vite qu’aujourd’hui, ce qui aboutira à un arrêt total dès mars de ces achats, qui représentaient encore avant l’automne 120 milliards de dollars par mois.

Wall Street a amplifié sa hausse après ces annonces et la conférence de presse de Jerome Powell: à quelques minutes de la clôture des marchés, l’indice Standard & Poor’s 500 gagnait plus de 1,2%.

Au même moment, le dollar cédait du terrain face aux autres grandes devises et le rendements des emprunts d’Etat à deux ans, le plus sensible aux anticipations d’évolution des taux d’intérêt, était pratiquement inchangé à 0,665%.

L’évolution des marchés à terme montre par ailleurs que les traders anticipent désormais une première hausse de taux en mai et deux autres d’ici la fin 2022.

« La Fed est ‘faucon’ mais pas plus qu’anticipé », a commenté Gregory Daco, économiste en chef Etats-Unis d’Oxford Economics. « Elle donne l’impression de vraiment donner la priorité à l’inflation et de se mettre en position de pouvoir relever les taux dans les mois à venir. »

Le communiqué et les nouvelles prévisions de la Fed confirment que la banque centrale est désormais pleinement engagée dans la normalisation de sa politique monétaire après les mesures exceptionnelles mises en oeuvre depuis mars 2020 pour soutenir l’économie face à l’impact de la crise sanitaire.

Si le taux de chômage aux Etats-Unis a continué de baisser en novembre pour revenir à 4,2%, au plus bas depuis février 2020, l’inflation s’est encore accélérée pour atteindre 6,8% en rythme annuel, son rythme le plus élevé depuis 1982.

Malgré l’incertitude créée par l’irruption du variant Omicron du coronavirus, la Fed prévoit une croissance économique de 4,0% l’année prochaine, soit 0,2 point de pourcentage de plus que prévu en septembre.

 

 

Social- Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

Social- Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

On ne peut pas dire que Jean Castex se soit beaucoup engagé en matière de progression du pouvoir d’achat. Face à la hausse notamment de certains services et de l’énergie, le premier ministre a seulement promis une progression des salaires de 1,5 à 2 %. Jusqu’à maintenant l’inflation est précisément sur un an sur une pente de 2 %. La fourchette promise par Jean Castex est d’ores et déjà inférieur à l’inflation prévisible d’autant que cette inflation devrait monter sous l’effet de l’augmentation du prix des matières premières et de l’énergie, sans parler des dysfonctionnements logistiques.
Il faut aussi notez que l’indicateur INSEE qui mesure la hausse des prix a été largement déformé par la crise sanitaire et qu’il n’est plus représentatif de ce que dépensent les ménages.( Juste un exemple dépense de logement ne sont pas prises en compte)?
Jean Castex a annoncé,nauusi  jeudi l’instauration d’un « bouclier tarifaire » en France pour préserver les ménages de la flambée des prix de l’énergie, qui se traduira par un blocage des prix du gaz et de l’électricité jusqu’au printemps.En gros jusqu’aux élections présidentielles!
 Cependant prix du gaz va augmenter comme prévu vendredi mais il n’évoluera plus ensuite jusqu’à une chute des cours mondiaux attendue en mars ou avril. La hausse des prix de l’électricité prévue en février sera pour sa part empêchée par une baisse de taxe qui sera intégrée dans le projet de loi de finances. Enfin, Jean Castex table pour 2021 sur une hausse du pouvoir d’achat des Français comprise entre 1,5 et 2%. 

 

Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

On ne peut pas dire que Jean Castex se soit beaucoup engagé en matière de progression du pouvoir d’achat. Face à la hausse notamment de certains services et de l’énergie, le premier ministre a seulement promis une progression des salaires de 1,5 à 2 %. A jusqu’à maintenant l’inflation est précisément sur un an sur une pente de 2 %. La fourchette promise par Jean Castex est d’ores et déjà inférieur à l’inflation prévisible d’autant que cette inflation devrait monter sous l’effet de l’augmentation du prix des matières premières et de l’énergie, sans parler des dysfonctionnements logistiques.
Il faut aussi notez que l’indicateur INSEE qui mesure la hausse des prix a été largement déformé par la crise sanitaire et qu’il n’est plus représentatif de ce que dépensent les ménages.( Juste un exemple dépense de logement ne sont pas prises en compte)?
Jean Castex a annoncé,nauusi  jeudi l’instauration d’un « bouclier tarifaire » en France pour préserver les ménages de la flambée des prix de l’énergie, qui se traduira par un blocage des prix du gaz et de l’électricité jusqu’au printemps.En gros jusqu’aux élections présidentielles!
 Cependant prix du gaz va augmenter comme prévu vendredi mais il n’évoluera plus ensuite jusqu’à une chute des cours mondiaux attendue en mars ou avril. La hausse des prix de l’électricité prévue en février sera pour sa part empêchée par une baisse de taxe qui sera intégrée dans le projet de loi de finances. Enfin, Jean Castex table pour 2021 sur une hausse du pouvoir d’achat des Français comprise entre 1,5 et 2%.

 

Tarifs du gaz: Des hausses inadmissibles

 Tarifs du gaz: Des hausses inadmissibles

Selon François Carlier, délégué général de l’ association de consommateurs, , « c’est un problème de coordination européenne ». Un problème à résoudre sur « le long terme » estime-t-il. En attendant, à court terme, « l’État pourrait faire un geste fiscal ». ( France Info, extrait)

 

Les tarifs réglementés du gaz vont à nouveau augmenter à partir du 1er octobre, à hauteur de 12,6%, a annoncé lundi 27 septembre la Commission de régulation de l’énergie. Ils avaient déjà bondi de près de 9% en septembre, près de 10% en juillet. « C’est un vrai problème de coordination européenne« , explique François Carlier, délégué général de la CLCV, une association de consommateurs. « On nous a plus ou moins imposé en France la libéralisation du secteur de l’énergie mais la vraie régulation de ces marchés n’a pas suivi, tant pour le gaz que pour l’électricité. » Il appelle, comme le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, à « revoir l’organisation de ces marchés. »

franceinfo : Comprenez-vous cette nouvelle hausse annoncée par la Commission de régulation de l’énergie ou bien cela commence-t-il à faire trop ?

François Carlier : Jusqu’à cet été, c’était pour le gaz un rattrapage des fortes baisses qu’il y a eu en 2020, un rattrapage avec le redémarrage de l’économie et de la vie d’une certaine manière. Donc ça pouvait se comprendre, ça s’équilibrait. Là on va bien au-delà. C’est vrai un souci de ces marchés de gros, de gaz mais aussi d’électricité, qui quand même dysfonctionnent quelque peu. Il y a des variations tout à fait extrêmes. À partir du moment où l’on a fait la libéralisation du secteur de l’énergie, ce n’est pas pour avoir des marchés qui fonctionnent comme ça.

On voit que c’est quand même un vrai problème de coordination européenne. Ailleurs, dans d’autres pays d’Europe, ils ont considéré qu’il allait y avoir la transition énergétique et qu’il y aura moins de gaz, et donc qu’il n’y avait pas forcément besoin de renforcer les capacités de stockage et les stocks. Or, on nous a plus ou moins imposé en France la libéralisation du secteur de l’énergie.

Quel type de geste fiscal le gouvernement devrait-il mettre en place ?

L’État pourrait faire un geste fiscal sur le taux de la TVA. S’il prend un taux moindre de TVA, je pense qu’il doit s’en sortir à peu près et ça permettrait d’amortir une partie de la hausse. Donc une baisse temporaire de la TVA serait, à court terme, le seul vrai gros geste qui pourrait être fait et qui me paraît à peu près bien. On n’a jamais vu ça en France. Pour l’instant, on n’a jamais joué sur la fiscalité du gaz et de l’électricité. Mais là, c’est vrai qu’on est dans une situation qui est assez extrême. Il ne s’agit pas à long terme de faire porter sur le budget de l’État la flambée des marchés de l’énergie, je pense que ce ne serait vraiment pas une bonne politique. Je pense qu’il faut revoir ce système de libéralisation. Mais à court terme, pour le pouvoir d’achat, là c’est la seule arme qui existe et qui tient juridiquement.

Le chèque énergie ne suffit pas ?

Non, ça ne suffit pas. C’est un geste bienvenu qui amortit la hausse. Pas toute la hausse mais celle pour les ménages à revenus très modestes, ce qui est essentiel. Maintenant, c’est à peine 15% des Français. Et la crise des « gilets jaunes » en 2018 avait bien montré que la flambée des prix de l’énergie touche toutes les classes populaires et moyennes. Et donc après, il y a un enjeu global de pouvoir d’achat.

Sait-on combien de ménages sont concernés par cette hausse ?

Oui, à peu près 5-6 millions de ménages sont concernés. Mais comme de toute façon il va y avoir une grande augmentation du prix de l’électricité, probablement en janvier, et que l’électricité n’a jamais baissé donc ce n’est pas un rattrapage, il y a globalement une forte croissance de la facture d’énergie pour tous les ménages, même ceux qui ne sont pas au gaz, qui va se situer souvent entre 200 et 300 euros à l’année, parfois plus, et donc qui va réduire le confort budgétaire des gens.

Hausses comparées du Bitcoin et des métaux précieux : deux logiques

Hausses comparées du Bitcoin et des métaux précieux : deux  logiques

 

 

Didier Julienne spécialiste des problématiques industrielles et géopolitiques explique dans la Tribune les logiques différentes des hausses comparées du bit coin et des métaux précieux. .

Les investisseurs en rhodium, or et Bitcoin sont catalogués de mondialistes, c’est-à-dire les fameux « gens de n’importe où » (les « anywhere » de David Goodhart) tirant profit de la globalisation. Inversement, les locaux, « le peuple de quelque part » (les « somewhere » du même David Goodhart), souhaiteraient défendre et préserver la souveraineté des monnaies classiques.

Si le marché du Bitcoin valorise plus de 700 milliards d’euros, l’or plus de 220 milliards d’euros, l’argent métal 25 milliards d’euros, le platine et le palladium réunis 22 milliards d’euros, le rhodium culmine à 16 milliards d’euros. C’est un micro-marché qui ne devrait pas être le terrain de jeu des investisseurs, tant il est fruste et industriel. Sa production, comme celle du platine et du palladium, était entravée en 2020 par deux phénomènes. D’une part, la pandémie qui a freiné le travail des mines, d’autre part, l’arrêt temporaire de la raffinerie du leader mondial sud-africain.

L’un dans l’autre, l’offre minière baissait de 30 %. Simultanément, la consommation se réduisait à cause de la Covid-19, mais que de 15 %. Un déficit se creusait.

En conséquence, depuis 2019, les prix ont été multipliés par 10, ce qui n’a rien d’extraordinaire. Ce métal reste prisonnier de sa mono-consommation, les pots catalytiques des automobiles à essence et diesel. Or, depuis 40 ans, celle-ci connaît chaque décennie une crise rythmée par des réglementations anti-polluantes plus strictes qui imposent davantage de rhodium par voiture.

Toutefois, la spéculation est freinée en 2021. D’une part, l’usine d’affinage du leader mondial reprend du service et produira plus de rhodium. D’autre part, contrairement aux infox de la fake-news des « métaux rares », les voitures 100 % électriques, dont le succès ne cesse de grandir, ne consomment pas de rhodium puisqu’elles ne sont pas équipées de pots catalytiques.

L’intérêt de l’or est aussi dans sa valeur intrinsèque industrielle et, côté investissement, le métal jaune n’est la dette de personne. Répéter cette phrase lentement et réfléchir longuement . Par les temps actuels, cela ne fait pas de mal.

La clarté de la situation de marché de ces deux métaux précieux tranche avec celle du Bitcoin. La querelle qui entoure ce dernier n’est pas une controverse à propos de son intermédiation gratuite alors que celle des monnaies classiques serait coûteuse  ; elle n’est pas celle des souverainetés monétaires, d’une indépendance qu’il offrirait vis-à-vis des autorités financières, de sa valeur intrinsèque, d’une protection qu’il donne contre l’inflation ou bien des risques financiers extrêmes  ; elle n’est pas une brouille autour de l’empreinte carbone de l’électricité utilisée pour fabriquer les crypto monnaies en comparaison de celle utilisée pour le papier monnaie ou les cartes de crédit ; elle n’oppose pas la taille infinie des marchés financiers, elle qui garantit profondeur et liquidité des échanges alors que la taille de marché du Bitcoin est finie à 21 millions d’unités, dont 18,6 millions ont déjà été émises, mais environ 25 % volées ou perdues à la suite de mots de passe ou de matériels informatiques égarés .

Cette querelle n’est donc pas non plus celle d’une hausse de sa demande, alors que sa production est figée et que les quantités réellement échangées sont faibles, car un nombre restreint de grandes mains — investisseurs institutionnels, Tesla, Microstrategy ou le fondateur de Bitcoin — concentrent de fortes positions longues ; elle n’est pas plus celle d’une vertigineuse hausse de son cours liée à un effet de mode alors que rien n’empêche d’émettre d’autres crypto monnaies avec les mêmes algorithmes, les mêmes usages et les mêmes règles  ; elle n’est donc pas celle de l’illiquidité du marché du Bitcoin qui prohibe son usage dans les paiements de consommation courante, comme l’indique le nombre quasi nul des transactions sur le réseau Visa qui pourtant accepte la crypto monnaie  ; elle n’est pas celle du risque de contrepartie lié au blanchiment ou à la non-traçabilité du cyber racket qui demande à l’hôpital de Dax le paiement d’une rançon en Bitcoin pour cesser son ignoble attaque informatique  ; elle n’est enfin pas celle de la grande volatilité du Bitcoin qui est habituellement la caractéristique de marchés fragiles.

Le problème est plus profond, c’est celui de l’amour : les investisseurs dans le Bitcoin sont de grands amoureux de la technique.

Ils aiment les nouvelles technologies. Pour eux, qui sont à la fois technophiles et investisseurs, le Bitcoin est la marque d’un culte, d’une croyance, d’une foi, il les rend heureux, et la hausse de la valeur de leur Graal démontre qu’ils sont plus puissants et plus nombreux que par le passé. La religion a gagné des fidèles. Leur cheminement est une sorte de continuation de la longue marche scientifique de l’humanité : de l’âge de pierre, du fer, de la vapeur, de l’électricité solaire, éolienne, nucléaire, de l’hydrogène et demain d’une monnaie numérique sans attache.

La querelle du Bitcoin n’est donc qu’une opposition frontale entre la Tech et l’économie. Les économistes qui ne peuvent mettre la passion, les sentiments ou l’amour en équation voient dans ces crypto monnaies un mauvais outil, une mauvaise croyance qu’ils couvrent de tous les péchés financiers rencontrés dans le passé, et ils n’ont pas tort, car enfin, à quoi le Bitcoin est-il utile ?

À rien jusqu’à récemment, puisque Tesla vient juste d’accepter la crypto monnaie pour payer ses voitures. Elles coûtent entre un et trois Bitcoins… et la marque rendra la monnaie en crypto monnaie. L’or ou le rhodium mais également l’argent métal, le platine ou le palladium ne sont pas des moyens de paiement acceptés. Le pétrole non plus, cela serait un comble.

Métaux précieux et Bitcoin n’ont donc rien de commun. Les premiers sont tangibles le second est un culte. C’était une erreur de les attacher ensemble aux « gens de n’importe où ».

Il me semble d’ailleurs que les investisseurs en or, rhodium, platine ou palladium sont plutôt les adeptes d’une troisième voie, « des gens de nulle part » dont la principale focale est la gestion du temps long, tandis que les « bitcoinniens » sont des « anywhere », mais des « gens de n’importe où » particuliers.

En effet, ils envisagent que les crypto monnaies s’imposeront dans leurs prochaines quêtes scientifiques, notamment dans la conquête spatiale devenue une affaire privée qui catalysera tout le meilleur de la Tech, y compris une crypto monnaie à usage non terrestre. Là, dans l’espace, « ces gens de n’importe où » seront éloignés des souverainetés monétaires terriennes, des marchés, des valeurs intrinsèques, de l’inflation… et le Bitcoin, ou son successeur, y trouverait toutes les justifications et les qualités que notre époque lui refuse.

Est-ce la seule explication rationnelle de l’existence des crypto monnaies libres, c’est dire détachées d’enseignes telles que Facebook ou Amazon ? Un outil créé sur Terre, mais pour une autre forme de civilisation. Inutile dans le moment présent, « les gens de n’importe où » lui font subir une phase de test pour une utilisation future. Elle se déroule ici et maintenant en parallèle de l’existence des monnaies souveraines prisées par « le peuple de quelque part » et engendre l’incompréhension de leurs économistes. C’est bien normal, cette monnaie n’est destinée ni à leurs modèles ni à l’économie réelle puisque c’est une expérience pour un ailleurs, voire pour une autre planète, peut-être Mars.

C’est pourquoi le vrai enjeu du Bitcoin n’est pas de servir à l’achat de voitures, mais juste de savoir si l’on croit à la conquête de Mars, et si l’on veut en être, ou pas.

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. Il est aussi auteur sur LaTribune.fr.

«Pas de hausses d’impôts» ! la promesse de coiffeur de Bruno Lemaire

 «Pas  de hausses d’impôts» !  la promesse de coiffeur de Bruno Lemaire

 

 

Encore davantage que l’autre pays, la France va se heurter un mur de dettes ingérables. Pour l’instant autour de 200 milliards ,chiffre sans doute sous-estimé puisque la dette représentait  autour de 100 % du produit intérieur brut en 2019 mais qu’elle va passer à 120 % du produit intérieur brut fin 2020. Une différence de 250 milliards !

 

Une dette évidemment qui ne pourra être amortie en quelques années y compris avec des augmentations d’impôts. On objectera que les taux d’intérêt sont presque nuls et qu’emprunter aujourd’hui ne fait pas flamber les charges financières. Le problème c’est qu’il faudra bien rembourser un jour le capital et que l’inflation et les taux d’intérêt ne seront sans doute pas les mêmes qu’aujourd’hui. Un tel volume de dettes ne pourra être remboursé que sur une période de 20 à 30 ans et il risque  de se passer pas mal de choses dans le paysage financier notamment un envol de l’inflation, des taux d’intérêt et des dévaluations de fait. Les promesses de Bruno Lemaire, ministre de l’économie ressemble donc à celle d’un coiffeur.

 

Au Parisien, Bruno Le Maire a précisé les chiffres des aides économiques. «Les aides de l’État, comme le chômage partiel, les exonérations de charges et le fonds de solidarité représentent 86 milliards d’euros de dépenses. Les prêts garantis par l’État s’élèvent à 130 milliards d’euros. Ce soutien à l’économie tricolore est le plus important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais ces dépenses sont des investissements sur le capital humain et matériel de notre pays et lui permettront de repartir très rapidement.», a-t-il déclaré.

«Non, nous ne reviendrons pas sur les baisses d’impôts décidées depuis 2017. Le président de la République est très clair sur ce point. Nous n’augmenterons pas les impôts. Les propositions ont fleuri ces dernières semaines, mais nous les avons toutes refusées.», a ajouté le ministre de l’Économie.

Pour le ministre de la Santé, «L’ensemble des soins Covid, la vaccination demain, etc. creusent le déficit de la Sécurité sociale à près de 50 milliards d’euros en 2020. Je suis aussi le ministre de la Sécurité sociale, très attaché à un équilibre de nos comptes sociaux. Il n’y aura pas de hausses d’impôts, mais il va falloir identifier d’autres solutions.»

 

Le ministre de l’Économie se veut optimiste. «L’État remboursera sa dette d’abord grâce au retour de la croissance, ensuite par une maîtrise de nos dépenses de fonctionnement et, enfin, par des réformes structurelles comme celle des retraites, qui doit être la priorité absolue. C’est une conviction forte.»

 

Royaume-Uni : fortes hausses d’impôts ?

Royaume-Uni : fortes hausses d’impôts ?

 

Le Royaume-Uni enregistré une chute record de son économie de 20 % au second trimestre et a dû pour tenter d’en limiter les effets soutenir massivement son économie. Ce qui a fait progresser de manière substantielle la dette La dette publique du Royaume-Uni a dépassé 2.000 milliards de livres, alimentée notamment les aides au maintien de l’emploi, des réductions d’impôts pour les particuliers et les entreprises ainsi que des subventions pour faire revenir la population dans les restaurants.

Le gouvernement avait déjà dit que certains impôts devraient augmenter à moyen terme. Mais il fait face à des pressions pour continuer à soutenir les entreprises lorsque le dispositif de chômage partiel, dans le cadre duquel l’Etat prend à sa charge 80% des salaires, cessera en octobre.

Les augmentations d’impôts envisagées vont d’une forte hausse de l’impôt sur les sociétés – aujourd’hui nettement inférieur à la moyenne internationale – à une réduction des mesures d’incitation à des retraites complémentaires et à une hausse de la taxation sur les plus-values.

L’impôt sur les sociétés pourrait passer de 19% à 24% ce qui permettrait de dégager 12 milliards de livres l’an prochain, puis 17 milliards à l’horizon 2023-2024.

Coronavirus monde :fortes hausses, plus de 13 millions

Coronavirus monde :fortes hausses, plus de 13 millions

Avec 568.500 décès en plus de six mois, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a prévenu qu’il n’y aurait pas de “retour à la normale” dans un avenir proche, surtout si les règles sanitaires de prévention ne sont pas respectées.

“Permettez-moi d’être franc. Trop de pays vont dans la mauvaise direction (…) Si les principes de base ne sont pas respectés, la pandémie ne pourra qu’empirer encore et encore”, a-t-il dit lundi.

Le nombre de contaminations au coronavirus est trois fois supérieur à celui des cas de grippe recensés chaque année, selon l’OMS.

La première infection due au coronavirus a été signalée début janvier par les autorités chinoises et il a fallu trois mois pour atteindre un million de cas, mais il a suffi de cinq jours seulement pour passer de 12 à 13 millions.

Le premier décès imputé au coronavirus a été signalé le 10 janvier à Wuhan, dans la province chinoise du Hubei, berceau de l’épidémie qui s’est ensuite propagée en l’Europe puis en Amérique.

Les cas reportés aux Etats-Unis et en Amérique Latine représentent aujourd’hui plus de la moitié des infections et des décès dans le monde.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens recensés aux Etats-Unis a atteint le 10 juillet 69.070, un record mondial.

L’Etat de Floride a fait état de 28.000 nouveaux cas sur les deux derniers jours, mais n’a pas pour l’instant annoncé de nouvelles mesures de restrictions et le parc Disney World à Orlando reste ouvert.

A contrario, le gouverneur de l’Etat de Californie, Gavin Newsom, a annoncé lundi la fermeture des bars et l’interdiction des repas pris à l’intérieur des restaurants dans tout l’Etat, ainsi que la fermeture des églises, des salles de sport et des salons de coiffure dans les comtés les plus touchés par la résurgence du virus.

Dans les deux plus grands districts scolaires de l’Etat, Los Angeles et San Diego, les cours seront accessibles uniquement en ligne pour la rentrée des classes prévue dans quelques semaines.

Le nombre de personnes hospitalisées du COVID-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus, a bondi de 28% sur les deux dernières semaines, avec une hausse de 20% pour les hospitalisations en service de réanimation, a indiqué Gavin Newsom.

Les infections au coronavirus augmentent dans environ 40 États américains, selon une analyse de Reuters des deux dernières semaines par rapport aux deux semaines précédentes.

Dans d’autres endroits, comme à Melbourne en Australie ou Leicester en Angleterre, de nouvelles mesures de restrictions ont été mises en place. A Hong Kong, en dépit d’un faible nombre de cas, on se prépare à renforcer à nouveau les mesures de distanciation sociale.

Au Brésil, pays le plus touché après les Etats-Unis, 1,86 million de personnes ont été contaminées par le coronavirus, dont le président Jair Bolsonaro, et plus de 72.000 personnes sont décédées.

L’Inde, troisième pays le plus touché, recense en moyenne 23.000 cas par jour depuis début juillet.

Dans les pays où les capacités de tests de dépistage sont limitées, le nombre de nouveaux cas ne reflète qu’une petite partie du total des infections. Selon les experts, les données officielles sous-estiment probablement à la fois le nombre de contaminations et de décès.

Assurance : hausses de tarifs à prévoir

Assurance : hausses de tarifs à prévoir

Une baisse de la rentabilité des assurances liées à une diminution de la rentrée des primes aussi certaines indemnisations ( quand les contrats le prévoient ) devraient conduire à terme à une augmentation du coût des assurances dès 2021 « 

 

« Au total, les résultats du secteur de l’assurance seront cette année fortement affectés mais il est difficile d’apprécier aujourd’hui dans quelle proportion sachant que tous les effets de cette crise sur la sinistralité comme sur l’activité n’apparaîtront que progressivement au cours des prochains mois », a encore souligné M. Delas, représentant de la profession.

par la couverture des pertes d’exploitation sans dommages, notamment dans des secteurs particulièrement touchés tels que la restauration.

« De nombreux clients qui croyaient de bonne foi qu’ils étaient couverts par le contrat qu’ils avaient souscrit ont découvert que ce n’était peut-être pas le cas. [...] Lorsque la rédaction du contrat ne permet pas de conclure avec certitude à une absence de garantie, seul le juge peut trancher et lever le doute. L’ACPR n’a en effet pas autorité pour dire le droit en matière de contrat », a affirmé M. Delas.

Autre conséquence de la crise, les ratios de solvabilité des assureurs se sont dégradés, de l’ordre de 20 à 30 points au 31 mars dernier. Mais de façon générale, le secteur est suffisamment solide et bien capitalisé pour faire face à tous ses engagements et résister même dans les scénarios les plus défavorables.

 

En 2019, la collecte nette en assurance-vie s’est stabilisée à un niveau élevé, tandis qu’en assurance non vie, l’activité s’est développée à un bon rythme avec des primes qui progressent de près de 4%. La sinistralité s’est par contre légèrement dégradée, a fait savoir M. Delas.

 

Pétrole : fortes hausses en perspective

Pétrole : fortes hausses en  perspective

 

 

Les cours du pétrole s’envolaient mercredi en Asie après l’annonce par Donald Trump du retrait des États-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran et le rétablissement des sanctions contre Téhéran. Vers 5 heures GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en juin, gagnait 1,56 dollar à 70,62 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en juillet, prenait 1,81 dollar à 76,66 dollars.

, certains analystes évoquant la possibilité d’un baril à 80 dollars. La hausse est alimentée également par la crise au Venezuela, l’accord Opep/Russie sur la limitation de la production, une demande mondiale qui a le vent en poupe et des données sur une baisse de la production américaine.

 

Carburants: fortes hausses des prix

 

 carburants: fortes hausses  des prix

 
 

Après la hausse des taxes sur le gazole et l’essence qui entrait en vigueur au 1er janvier, les prix des carburants ont bondi la semaine dernière. Les prix des carburants vendus dans les stations-service françaises ont bondi la semaine dernière, marquée par la hausse de certaines taxes, le gazole progressant de plus de 10 centimes, selon des chiffres officiels publiés lundi. Le gazole, carburant le plus vendu en France avec environ 80% des volumes, valait en moyenne 1,3935 euro le litre, soit 10,69 centimes de plus que la semaine précédente, selon des données publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Le litre d’essence sans plomb 95 (SP95) s’affichait à 1,4682 euro en moyenne, soit 6,03 centime de plus que la semaine précédente. Celui du sans plomb contenant jusqu’à 10% d’éthanol (SP95-E10) a pris 6,40 centime à 1,4510 euro. Enfin, le sans plomb 98 a progressé de 6,29 centime à 1,5395 euro.La nouvelle année a été marquée par un alourdissement de la fiscalité sur les carburants, de 7,6 centimes par litre sur le gazole et de 3,84 centimes sur les essences. La Contribution Climat Energie (« taxe carbone ») a été relevée tandis que la TICPE (taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques) du gazole a augmenté car le gouvernement entend aligner sa fiscalité sur celle de l’essence d’ici à 2021. Les prix hors taxe des différents carburants ont aussi augmenté la semaine dernière, alors que les cours du pétrole ont poursuivi leur hausse récemment. Les prix des carburants varient notamment en fonction des cours du pétrole, du taux de change euro-dollar, du niveau des stocks de produits pétroliers, de l’évolution des taxes et de celle de la demande.

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