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Allemagne : hausse des salaires

Allemagne : hausse des salaires hausses de salaires

 

 

Après la cure d’austérité, les allemands connaissent un peu d’euphorie en matière de pouvoir d’achat.Les 2,3 millions de salariés assimilés à la fonction publique, qui travaillent dans les aéroports, gares, hôpitaux ou crèches: ils vont voir leurs salaires augmenter de 3,2% rétroactivement au 1er mars 2018, puis d’environ 3,1% au 1er avril 2019 et enfin quelque 1,1% au 1er mars 2020, soit au total 7,5% de hausse étalée sur 3 ans. C’est plus que les 6% demandés par les syndicats, certes sans étalement. A la sortie des négociations à Potsdam, près de Berlin, le dirigeant du syndicat Verdi, Frank Bsirske, a jugé qu’il s’agissait du meilleur accord négocié depuis des années. Un accord obtenu après une première série de « grèves d’avertissement » la semaine dernière, un signal visiblement bien entendu par le gouvernement qui a préféré lâcher du lest, un geste d’autant plus facile que les caisses de l’Etat fédéral sont pleines. Les fonctionnaires ne sont pas les premiers à obtenir une forte revalorisation salariale. En février ce sont les salariés de l’industrie, grâce au syndicat IG Metall, qui avaient obtenu 4,3% de plus sur la fiche de paye. Après des années de rigueur et de modération salariale, c’est désormais l’heure en Allemagne de la redistribution des fruits de la croissance.

Hausse des matières premières : attention à l’inflation et aux taux

Hausse des matières premières : attention à l’inflation

 

 

La hausse des matières premières semble se confirmer ce qui témoigne de la bonne tenue de la croissance. Une crainte toutefois une remontée significative de l’inflation (et des taux d’intérêt). Ce qui mécaniquement fait aussi remonter les rendements obligataires  mais pourrait aussi alimenter les demandes de hausse de pouvoir d’achat.   Sur le marché pétrolier, le Brent a atteint 74,44 dollars le baril, un niveau sans précédent depuis novembre 2014, porté par la baisse des stocks aux Etats-Unis et par les informations de Reuters selon lesquelles l’Arabie saoudite souhaiterait voir les cours atteindre 80 voire 100 dollars. Du côté des métaux de base, les sanctions américaines contre des groupes et des hommes d’affaires russe continuent d’alimenter les craintes de tension sur l’offre mondiale: le cours de l’aluminium (+3,02%) a atteint son plus haut niveau depuis 2011, celui de l’alumine un plus haut historique. Le nickel (+3,01%) évolue quant à lui au plus haut depuis six ans et demi, soutenu par des rumeurs prêtant aux Etats-Unis la volonté de sanctionner Nornickel, deuxième producteur mondial. Quant au minerai de fer, il bondit de 6,5%. Cette tendance générale à la hausse rapide des prix des matières premières (l’aluminium a pris 30% en deux semaines, le nickel près de 20%) est évidemment de nature à alimenter les tensions inflationnistes, ce qui favorise la remontée des rendements obligataires. Celui des bons du Trésor américain à deux ans, à 2,4275%, est au plus haut depuis 2008, et son équivalent allemand a atteint, à -0,537%, son plus haut niveau depuis le 16 mars. Les rendements longs ne sont pas en reste, le dix ans allemand évoluant lui aussi sur des plus hauts d’un mois tandis que l’américain se rapproche de 2,9%.

Création d’entreprises : forte hausse en 2016

 

 

Macron lors de son interview télévisé a justifié sa politique fiscale notamment la suppression de l’ISF par la fuite des entrepreneurs concernés. Des centaines de meilleurs selon lui. Les chiffres sont bien différents ; au cours des dix dernières années ; c’est 800 par an en moyenne qui sont partis. D’autres sont revenus, des entreprisse étrangères se sont implantées et la plupart des entreprise sont créées par des Français vivant et restant en France. Au total la France a enregistré un nouveau record de création en 2016. Selon de l’Insee, ce sont ainsi 591.000 entreprises qui ont été créées en 2017, soit 7% de plus qu’en 2016. Un pic depuis 2010. Mieux, selon ses statisticiens de l’Institut, le nombre de créations d’entreprises classiques (hors microentrepreneurs) est au plus haut niveau depuis que l’Insee mesure cette dynamique. C’est-à-dire depuis 30 ans! Et, grande nouveauté, les commerces ne tiennent plus le haut du pavé : ce sont les « activités spécialisées, scientifiques et techniques », notamment les activités de conseil, qui arrivent en tête des créations.   »Dans cette activité, constate l’Insee, une création d’entreprise individuelle sur deux est le fait d’une personne de moins de 30 ans. » Globalement d’ailleurs, l’âge moyen des créateurs d’entreprises individuelles baisse : il est désormais de 36 ans contre 38 ans en 2015. A eux seuls, les moins de 30 ans représentent 37% du total et jusqu’à la moitié pour les activités de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion. « Tous types d’entreprises confondus, précise l’Insee, le secteur des transports et de l’entreposage reste celui où les créateurs sont les plus jeunes, avec une moyenne d’âge de 28 ans. » Cependant, dans cette branche, les créations dans le transport de voyageurs par taxi (y compris VTC) s’essoufflent : elles diminuent pour la première fois depuis 2009 après deux années de très forte hausse en 2015 et 2016. C’est la conséquence de la loi Thévenoud de 2014 et des barrières administratives érigées pour protéger les chauffeurs de taxi. De même, si le secteur immobilier est à nouveau dynamique, notamment grâce à l’ouverture d’agences, la construction est en léger recul. En particulier, les immatriculations de microentrepreneurs sont en chute libre. Enfin, il est à noter que l’Ile-de-France profite au premier chef de cet engouement pour l’entrepreneuriat. Ainsi, selon l’Insee, la région contribue pour près de la moitié à l’augmentation globale enregistrée l’an dernier, avec 16.300 créations, soit 10% de plus qu’en 2016. Et parmi les secteurs concernés, on trouve les activités de conseil, de poste et de courrier, mais aussi le transport et l’entreposage.

 

Etats-Unis : Hausse du déficit budgétaire

Etats-Unis : Hausse du déficit budgétaire

Une hausse du déficit, 209 milliards de dollars contre 176 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 18%, selon les chiffres annoncés par le Trésor mercredi. Pour l’année fiscale 2017 (du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017), le déficit atteint 3,5 % du PIB. Le déficit budgétaire avait  certes été aggravé, notamment par la hausse des dépenses militaires voulue par le nouveau président américain, mais si les dépenses du budget fédérales ont atteint 3,98 billions de dollars pour des recettes de 3,32 billions, c’est d’abord à cause de l’augmentation enregistrée par des postes budgétaires qui ne peuvent être changés qu’avec une réforme structurelle votée par le Congrès, et non sur décision du pouvoir exécutif : dépenses de sécurité sociale, programmes Medicare et Medicaid et remboursement des intérêts de la dette publique.   Une dette publique fédérale de 20 billions de dollars affichée qui pourrait bien être très éloignée de la réalité, car elle ne prend pas en compte d’importants engagements financiers hors-budget. Selon certains économistes, la vraie dette nationale des États-Unis serait dix fois plus élevée. Pas de quoi la réduite avec le déficit enregistré en mars.  Les recettes du Trésor ont reculé en mars de 3% pour s’établir à 211 milliards de dollars. Du côté des dépenses, elles ont grimpé de 7% à 420 milliards de dollars. Sur les six premiers mois de l’année budgétaire, qui commence le 1er octobre, le déficit atteint 600 milliards de dollars contre 527 milliards sur la même période l’année précédente. Sur l’ensemble de l’exercice 2016-2017, le déficit budgétaire des Etats-Unis avait grimpé de 13,6% à 666 milliards de dollars. Le Trésor a précisé qu’ajusté de différents éléments saisonniers et de modifications dans le calendrier des recettes et dépenses, le déficit sur le mois de mars est de 165 milliards de dollars contre 134 milliards un an plus tôt.

 

Le pétrole : hausse

Le pétrole : hausse

Le pétrole risque de connaître des mouvements de yo-yo mais dans une  tendance haussière compte tenu des perspectives de reprise économique toutefois menacées  par déclaration respectives des Etats Unis et de la Chine sur l’ouverture des marchés et les droits de douane. Après les hausses enregistrées à Londres.  ; Les cours du pétrole ont terminé en forte hausse hier sur le Nymex, les investisseurs espérant que le différend commercial entre Pékin et Washington sera aplani avant de dégénérer. Ils ont été encouragés en cela par le président chinois Xi Jinping qui s’est engagé aujourd’hui à ouvrir davantage l’économie et d’abaisser dès cette année les droits de douane sur certains produits, notamment dans l’automobile, prenant le contre-pied des mesures protectionnistes annoncées par son homologue américain Donald Trump.   Lors d’un discours au Forum pour l’Asie de Boao, très attendu dans le contexte des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, Xi Jinping a promis d’accentuer l’ouverture de l’économie chinoise et de réduire dès cette année les barrières douanières, notamment dans le secteur automobile. Le marché attend à présent les statistiques des stocks hebdomadaires de l’Institut américain du pétrole (API) ce mardi et de l’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA) le lendemain. Le contrat de mai e brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 2,09 dollars, soit 3,30%, à 65,51 dollars le baril. L’échéance de juin sur le Brent de Mer du Nord a pris 2,39 dollars (3,48%) à 71,04 dollars le baril.

Inflation en hausse mais maîtrisée

Inflation en hausse mais maîtrisée

 

L’inflation en zone euro qui tourne maintenant autour d’environ 2% sur un an ne paraît pas un danger pour l’économie.  La  BCE estime que cette inflation est encore  faible alors même que l’on assiste à une reprise rapide des économies du bloc, a dit lundi l’économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) Peter Praet. Le  retour d’une inflation modérée est synonyme d’une économie européenne en meilleure forme. Après des mois de baisse, les prix à la production, qui reflètent les prix des biens à la sortie des usines, commencent à se redresser. Cela confirme aussi que les pressions déflationnistes se dissipent enfin. “Mais la poursuite de l’expansion économique devrait contribuer à réduire encore les capacités de production inutilisées et la main-d’œuvre disponible, quelque soit leur niveau actuel », a dit la BCE.  . “Une fois que le conseil des gouverneurs aura jugé que les trois critères d’ajustement (de la politique de soutien) – convergence, confiance et résilience – sont atteints, les rachats nets d’actifs s’arrêteront, conformément à notre communication avancée », a-t-il ajouté, réaffirmant une position adoptée depuis longtemps par la banque centrale. D’ici là, un degré important de soutien monétaire reste nécessaire afin de renforcer les pressions inflationnistes sous-jacentes, a-t-il argumenté

Pétrole : prix en hausse

Pétrole : prix en hausse  

 

 

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a terminé en hausse de 1,54 dollar par rapport à la clôture de vendredi sur l’Intercontinental Exchange (ICE), à 68,65 dollars. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de mai a gagné 1,36 dollar pour clôturer à 63,42 dollars. En cause des raisons géopolitiques (Syrie notamment).  La reprise des cours de l’or noir n’efface toutefois pas les pertes de plus de 4% enregistrées sur la semaine dernière et alimentées en grande partie par les tensions commerciales entre Washington et Pékin. « Les marchés ont de bonnes raisons de s’inquiéter, car le conflit entre la Chine et les Etats-Unis pourrait être mauvais pour la croissance mondiale, et donc pour la demande de pétrole », a noté Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. La hausse continue de la production américaine de brut pèse aussi sur le marché alors que les entreprises ne cessent de forer aux Etats-Unis à en croire le dernier rapport hebdomadaire de la société Baker Hughes. Selon cette entreprise de services aux entreprises du secteur pétrolier, le nombre de puits actifs aux Etats-Unis a augmenté de 11 sur la semaine, à 808 puits. Cet indicateur est vu comme un signe avant-coureur de la production américaine, qui évolue sur ses plus hauts historiques.

 

Etats -Unis: hausse de l’emploi en mars

Etats -Unis: hausse de l’emploi en mars

Signe de la solidité de la reprise, le secteur privé aux Etats-Unis a créé 241.000 emplois en mars, un nombre supérieur aux attentes des économistes, montre l’enquête mensuelle publiée mercredi par ADP.Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 205.000 créations d’emploi.Le nombre du mois de février, lui aussi déjà supérieur aux attentes lors de sa première publication, a en outre été révisé en hausse de 11.000 à 246.00, a ajouté ADP, un spécialiste de l’externalisation de la gestion des ressources humaines qui réalise son enquête conjointement avec Moody’s Analytics. Les chiffres officiels des créations d’emploi en mars aux Etats-Unis seront publiés vendredi par le département du Travail et portent à la fois sur le secteur privé et le secteur public. Les économistes interrogés par Reuters s’attendent en moyenne à 195.000 créations de postes en mars aux Etats-Unis, après 313.000 en février. Le taux de chômage est prévu en baisse à 4,0% contre 4,1% le mois précédent.

Investissements étrangers : forte hausse

Investissements étrangers : forte hausse

 

Près de 1.300 décisions d’investissements étrangers ont été prises en France en 2017, représentant plus de 33.000 emplois. Un record selon l’agence Business France. Si les États de l’Union européenne restent prédominants, les États-Unis sont redevenus le premier pays investisseur malgré le protectionnisme revendiqué du président Trump. L’attractivité de la France s’est sérieusement renforcée en 2017. Selon le dernier rapport de Business France publié ce mardi 3 avril, le nombre d’investissements étrangers a progressé de 16% l’an dernier pour atteindre un niveau inédit en 10 ans. Une bonne nouvelle pour l’économie française qui illustre la confiance renouvelée des investisseurs étrangers et une conjoncture mondiale très favorable. S’il est réducteur d’attribuer l’ensemble de ces prises de décision à l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, l’économie tricolore a pu profiter de l’effet Brexit, de l’instabilité politique en Allemagne à la suite des élections législatives de l’automne dernier, et de la montée des populismes en Italie pour améliorer son attractivité à l’échelle européenne. L’année dernière, l’agence publique en charge de la promotion de l’attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers a enregistré 1.298 décisions d’investissement contre 1.117 en 2016, ce qui fait une moyenne de 25 décisions en moyenne par semaine. Ces décisions d’investissement ont permis la création ou le maintien de 33.489 emplois. Les emplois crées ont connu une hausse de 6% pour atteindre 26.399 emplois et les emplois maintenus, une hausse de 34% pour atteindre 7.090 emplois.

Ventes automobiles hausse en mars

Ventes automobiles hausse en mars

Selon le  Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), les ventes ont augmenté de 2.2% en mars.  En mars 2018 par rapport à mars 2017, le groupe français PSA progresse de 14,35% à 72.008 voitures neuves vendues, aidé par les bonnes ventes de DS, en hausse de 14,78%, pour un total de 2.540 véhicules commercialisés.
Depuis août 2017, l’intégration de sa filiale Opel, qui était auparavant dans le giron de General Motors, continue à favoriser le constructeur. La marque allemande a écoulé 7.363 voitures neuves. Après celle de DS, la plus forte progression des immatriculations le mois dernier revient à Dacia (groupe Renault), avec une hausse de ses ventes de 14,42%, tandis que Citroën stagne (-0,10%). Avec 63.119 unités, le groupe Renault progresse de son côté de 3,86%, grâce à sa filiale roumaine Dacia, qui affiche 13.921 ventes, là où la marque au losange ne gagne que 1,16% avec 49.171 voitures vendues.
Les groupes tricolores progressent de 9,20% sur l’ensemble du marché, dont ils détiennent 58,48%, tandis que les constructeurs étrangers baissent de 6,26% à 41,52% de parts de marché. Le mois dernier, 231.110 voitures neuves ont ainsi été vendues sur le marché français.

 

Croissance Chine : l’industrie en hausse

Croissance Chine : l’industrie en hausse

 

Signe  de la reprise internationale, le secteur manufacturier voit sa croissance augmenter plus vite que prévu en mars. E effet.  La croissance dans ce secteur a été plus forte que prévu en mars, selon l’indice PMI des directeurs d’achats, alors que l’activité a repris dans le bâtiment avec la fin de l’hiver. L’indice PMI s’est établi à 51,5 contre 50,3 en février. Les analystes avaient prévu une hausse moins forte avec un indice à 50,5, juste au-dessus de la barre des 50 qui délimite expansion 0et récession. Cela fait désormais 20 mois de suite que les conditions d’activité s’améliorent en Chine.

Intérim : hausse

Intérim : hausse

Considéré comme un indicateur avancé de la conjoncture, l’intérim progresse nettement Selon le dernier baromètre Prism’emploi publié ce 27 mars, la progression de l’intérim reste solide en février avec une hausse de 7,3% par rapport au même mois de 2017. Cette progression marque un léger ralentissement par rapport à celle de janvier (8,4%). Sur l’année, plus de 45.000 emplois supplémentaires ont été crées dans le travail temporaire, dont 10.000 en CDI intérimaires. Dans la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée le 21 mars dernier, des chiffres relativement proches (56.000 créations pour l’année 2017 dans l’intérim)  traduisent un marché du travail plutôt dynamique. « En 2017, l’emploi intérimaire a continué de nettement progresser mais un peu moins vite qu’en 2016 (+98.000). Il a augmenté vivement (26.000) au second semestre 2017, comme au premier (30.000). Particulièrement réactif aux fluctuations de l’activité, il s’est redressé plus tôt que les autres composantes de l’emploi pour dépasser en 2017 les niveaux élevés qu’il avait atteints avant la crise économique de 2008-2009. » Au mois dernier, toutes les régions ont connu une hausse de l’emploi intérimaire. Cette tendance présente néanmoins des contrastes relativement importants. Les effectifs intérimaires ont augmenté le plus fortement en Bourgogne-Franche-Comté (+16,7%) dans les Pays de la Loire (+13,6%) et en Bretagne (+10,9%). En revanche, l’lle de France (0,3%), les Hauts de France (2,8%) et l’Occitanie sont les trois régions qui ont connu les plus faibles variations à la hausse sur l’année écoulée. Parmi les secteurs économiques, l’emploi intérimaire progresse le plus fortement dans les transports (16,5%) suivis par l’industrie (7,5%), le BTP (6,5%) et les services (4,8%). A l’inverse, les effectifs baissent dans le commerce. L’industrie reste le secteur le plus demandeur en termes d’emplois temporaires, suivie des services et des transports. Selon les chiffres du ministère du Travail, 297.000 personnes intérimaires travaillaient dans le secteur tertiaire à la fin de l’année 2017, soit 1,5% de l’ensemble des salariés du secteur. « Sur un an, le nombre d’intérimaires dans le tertiaire progresse solidement (+12,5 %, soit 32.900 intérimaires de plus qu’au 4e trimestre 2016. » La durée moyenne des missions s’élève environ à 1,9 semaine. Les durées présentent néanmoins des disparités selon les secteurs. Dans la construction, les missions durent environ 3 semaines en moyenne contre 2,3 semaines dans l’industrie et 1,4 semaine dans le tertiaire. Au regard des chiffres présentés par Prism’emploi, l’emploi intérimaire se développe surtout chez les ouvriers non qualifiés (10,3%), les ouvriers qualifiés (7,3%), les employés (+5,3%) et les cadres et professions intermédiaires. Si cette dernière catégorie semble moins dynamique que les autres, elles représentent tout de même 11,5% des effectifs intérimaires par qualification. Compte tenu des enquêtes menées par l’Insee auprès des chefs d’entreprise, l’intérim devrait encore progresser au cours du premier semestre 2018 sur un rythme similaire (+20.000) à celui de l’an dernier.

 

Chine : forte hausse de la production industrielle

Chine : forte hausse de la production industrielle

Signe de la reprise mondiale mais aussi du dynamisme de la consommation et des investissements internes, la production industrielle en Chine a connu un robuste début d’année, gonflant de 7,2% sur les deux mois cumulés de janvier-février, en glissement annuel, à rebours de la stabilisation attendue, selon des chiffres gouvernementaux diffusés mercredi. Les ventes de détail, baromètre de la consommation dans la deuxième économie mondiale, ont de leur côté grimpé de 9,7% sur la même période, en légère accélération par rapport à décembre, selon le Bureau national des statistiques (BNS). Les investissements en capital fixe, reflet des dépenses dans les infrastructures, ont bondi de 7,9% sur un an en janvier-février, accélérant bien plus qu’attendu.

 

Croissance mondiale en hausse (OCDE)

Croissance mondiale en hausse (OCDE)

 

Une  croissance mondiale qui  accélère à 3,9% cette année et l’an prochain (après 3,7% en 2017), comme le FMI.  D’après l’OCDE, la reprise de l’investissement des entreprises devrait alimenter le rebond du commerce international, avec des volumes attendus en hausse de plus de 5% cette année. Autant d’éléments qui, combinés à la progression de l’emploi, contribuent à une reprise de plus en plus généralisée. Dans le détail, l’OCDE a révisé en nette hausse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis, la France et l’Allemagne. La première économie mondiale devrait enregistrer une croissance de 2,9% en 2018 et de 2,8% en 2019 (contre 2,5% et 2,1% précédemment), la contribution des retombées de la réforme fiscale étant estimée entre 0,5 et 0,75 points de pourcentage sur chacune des deux années. L’économie française, qui a affiché une croissance de 2,0% sur l’année écoulée, devrait accélérer cette année à 2,2% – un niveau inédit depuis 2007 et supérieur de 0,4 point aux précédentes prévisions – avant de ralentir à 1,9% (-0,2 point) l’an prochain. Globalement, la croissance de la zone euro s’établirait à 2,3% cette année et 2,1% l’an prochain, ce qui correspond à une révision à la hausse de 0,2 point dans les deux cas. A l’inverse de la tendance générale, le Royaume-Uni devrait voir sa croissance ralentir et rester à la traîne de la moyenne du G20, sur fond d’inquiétudes persistantes sur la définition de ses futures relations avec l’Union européenne après le Brexit. De 1,7% en 2017, sa croissance passerait à 1,3% cette année – un chiffre revu en hausse de 0,1 point – et à 1,1% en 2019, sans changement par rapport aux prévisions de novembre. L’OCDE est en revanche plus positive pour le Japon en 2018, avec une prévision de croissance revue en hausse de 0,3 point à 1,5%. Celle de 2019 n’est relevée que de 0,1 point à 1,1%. En ce qui concerne les pays émergents, l’OCDE a légèrement révisé ses anticipations pour la Chine en 2018 (+0,1 point à 6,7%) et maintenu sa prévision d’une croissance de 6,4% en 2019. Avec des prévisions revues en hausse, l’Inde passerait devant la Chine avec une croissance attendue à 7,2% cette année (+0,2 point) et à 7,5% en 2019 (+0,1 point). L’OCDE, qui se montre plus optimiste pour le Brésil (+0,3 point à 2,2% en 2018 et +0,1 point à 2,4% en 2019), est en revanche plus réservée sur la Russie, avec une prévision revue en baisse de 0,1 point, à 1,8% en 2018 et une croissance attendue à 1,5% en 2019, sans changement par rapport aux prévisions de novembre. “Nous pensons que l’économie va rester plus solide pour les deux prochaines années”, a déclaré à Reuters Alvaro Pereira, chef économiste de l’OCDE par intérim. “Nous revenons à des circonstances plus normales que celles que nous avons connues au cours des dix dernières années”, a-t-il ajouté. Mais la perspective d’un regain de protectionnisme, dans le sillage de la décision Donald Trump d’imposer de nouvelles taxes douanières sur les importations américaines d’aluminium et d’acier, constitue un risque majeur, souligne l’OCDE en invitant les pays concernés à éviter toute escalade. “Cela pourrait évidemment compromettre la reprise. Nous pensons que cela représente un risque significatif et nous espérons qu’il ne se matérialisera pas car cela pourrait être assez préjudiciable”, a dit Alvaro Pereira.

Etats-Unis: hausse de l’emploi et baisse des salaires, la martingale capitaliste

Etats-Unis: hausse de l’emploi et baisse des salaires, la martingale capitaliste

Pas sûr que la martingale capitaliste  qui combine hausse de l ‘emploi (avec évidemment hausse de l’activité. Les estimations de croissance annualisée du produit intérieur brut du trimestre de janvier à mars sont autour d’un taux de 2%. L’économie a crû de 2,5% au quatrième trimestre)  et baisse des salaires fonctionnent très longtemps surtout avec l’accroissement des inégalités aux Etats-Unis (comme ailleurs).  Nécessairement, les salaires devraient repartir à la hausse  nourrissant uen inflation qui elle même encouragera la demande d’augmentation du pouvoir d’achat. Une inflation nourrie également par la hausse des taxe d’intérêt et par les taxes Trump qui vont renchérir les importations.  L’économie américaine a créé 313.000 emplois le mois dernier, portée par des créations d’emplois dans le secteur de la construction au plus haut depuis 2007, a annoncé vendredi le département du Travail. L’augmentation des créations de postes le mois dernier a atteint son plus haut niveau depuis juillet 2016 et s’inscrit nettement au-dessus des quelque 100.000 créations d’emplois par mois nécessaires pour suivre le rythme de croissance de la population américaine en âge de travailler. Les statistiques de l’emploi pour les mois de décembre et de janvier ont été révisées pour faire état de 54.000 emplois créés en plus par rapport aux premières estimations. La rémunération horaire moyenne a augmenté de quatre cents à 26,75 dollars, soit de 0,1%, en février, après avoir progressé de 0,3% le mois précédent. La hausse annuelle des salaires ressort ainsi à 2,6% contre 2,8% en janvier. Le taux de chômage est resté inchangé à un plus bas de 17 ans de 4,1% en février. La durée de la semaine de travail moyenne a rebondi, à 34,5 heures, le mois dernier après avoir légèrement fléchi à 34,4 heures en janvier. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 200.000 créations d’emplois en février, une hausse du salaire horaire de 0,2% et un taux de chômage de 4,0%. Sachant que les responsables de la Réserve fédérale considèrent que le marché du travail est proche ou un peu au-delà du plein emploi, la modération de la croissance des salaires le mois dernier ne changera probablement rien aux attentes d’un relèvement des taux d’intérêt de la banque centrale américaine à l’issue de sa réunion des 20 et 21 mars. La lenteur de la croissance des salaires pourrait toutefois tempérer les anticipations de quatre hausses de taux cette année au lieu des trois prévues. Les investisseurs espèrent que le resserrement des conditions du marché du travail va accélérer la croissance des salaires cette année et pousser l’inflation vers l’objectif de 2% de la Fed. Les spéculations autour d’une augmentation du nombre de hausse de taux prévus par la banque centrale ont été favorisées par les propos de son président, Jerome Powell, qui a dit au Congrès la semaine dernière que “ses perspectives personnelles pour l’économie se sont renforcées depuis décembre”. Si Jerome Powell a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve de la surchauffe de l’économie, il a cependant ajouté “ce que nous ne souhaitons pas voir se produire, c’est de rater le virage”. “Le marché du travail se tend mais la croissance des salaires est modérée. De bonnes nouvelles pour tout le monde, Main Street et Wall Street”, dit Quincy Krosby, responsable de la stratégie chez Prudential Financial. Pour toute monde peut-^ter pas mais pour les actionnaires sûrement.

Guerre économique Etats-Unis-Europe : hausse des tarifs de certaines exportations américaines

Guerre économique Etats-Unis-Europe : hausse des tarifs de certaines exportations américaines

 

On s’engage sans doute dans uen guerre économique avec les Etats Unis avec l’intention de Trump d’imposer des droits de douane de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium. Une orientation qui vise la Chine mais en fait tous les pays exportateurs. L’Europe est touchée comme de nombreuses autres zones commerciales ; En réplique l’Union européenne envisage d’appliquer des tarifs douaniers de 25% sur environ 3 milliards de dollars  d’importations en provenance des Etats-Unis si Donald Trump met à exécution son projet. Une réplique mesurée car les exportations européennes d’acier et d’aluminium représentent environ 8 milliards alors que les sanctions européennes concernent un montant de 3 milliards de produits importés des Etats-Unis. Une réplique mesurée par le fait que la balance commerciale est très déséquilibrée au profit de l’Europe. Son président Jean-Claude Juncker a déclaré vendredi que l’UE n’aurait pas d’autre choix que de répondre de la même manière si les Etats-Unis instauraient effectivement ces tarifs douaniers sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance d’Europe. “Nous allons mettre des barrières douanières sur les Harley-Davidson, sur le bourbon et sur les jeans Levis”, a déclaré Jean-Claude Juncker à la télévision publique allemande. “Nous sommes bien présents et ils vont apprendre à nous connaître. Nous aimerions avoir une relation raisonnable avec les Etats-Unis mais nous ne pouvons pas nous contenter de faire l’autruche”, a-t-il ajouté.

Sondage popularité de Macron : hausse mais manipulation !

Sondage popularité de Macron : hausse mais  manipulation !  

Après avoir perdu quatre points en février, Macron en  regagnerait 3 en mars dans le sondage Elabe ; cela grâce paraît-il à l’annonce sur la SNCF. Ce que titre en tout cas les Échos et repris par de nombreux autres médias « macro regagnent… grâce à son annonce sur la SNCF » ! Le journal économique par ailleurs très pertinent dans son domaine d’activité n’hésite pas à manipuler des résultats toujours difficiles à interpréter. En clair,  nombre de médias de droite n’ont pas apprécié la baisse de Macron au cours des deux derniers mois. Notons d’ailleurs que cette baisse a été peu commentée. Comment peut-on conclure que c’est l’annonce de la réforme de la SNCF qui fait remonter Macron dans les sondages de popularité. On pourrait tout autant attribuer cette remontée aux prises de position du gouvernement sur l’agriculture et à la visite de macro au salon. Certes la réforme de la SNCF est nécessaire mais pas avec une telle précipitation et un tel flou. Mais les médias de droite saluent toutes les mesures qui peuvent humilier les syndicats (qui ne sont pas sans reproche) ou les catégories sociales considérées comme trop corpos. Y compris en interprétant des sondages sans grand scrupule. Bien sûr la France a besoin de réformes, bien sûr Macron  en raison sûre de nombreux point. Mais ce n’est pas une raison pour instrumentaliser des sondages et pour justifier le maintien inconditionnel au président de la république. Emmanuel Macron et Edouard Philippe connaissent donc un rebond dans l’opinion, selon un dernier sondage de l’institut Elabe, pour Les Echos. En un mois, ils remontent tous les deux de trois points selon ce baromètre, et retrouvent sensiblement leur niveau du début de l’année. Le sondage a été réalisé après les annonces du gouvernement sur la réforme de la SNCF.  Avec 41% des personnes interrogées qui lui font confiance « pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays », le chef de l’Etat inverse la tendance après une chute de 4 points en février. Il est notamment en hausse auprès des 35 à 49 ans (+13), des classes moyennes (+7) et populaires (+8). Une majorité de Français (52%, -4) continue toutefois à ne pas lui faire confiance, selon cette enquête pour Les Echos et Radio classique diffusée jeudi. Le Premier ministre connait la même embellie, avec 37% (+3) des Français qui lui font confiance, 51% (-3) d’un avis contraire, et retrouve son niveau de janvier. L’ensemble des baromètres mensuels des autres instituts, réalisés pour la plupart avant les annonces lundi sur la réforme de la SNCF, donnent au contraire l’exécutif quasi-systématiquement en baisse. Nicolas Hulot (40%), au centre d’une polémique sur des accusations de violences sexuelles, reste en tête des personnalités dont les Français ont une image positive, malgré une chute de 5 points en un mois. Il devance Alain Juppé (36%, -1) et Jean-Yves Le Drian (31%, +1). Bruno Le Maire perd trois points à 22% et Laurent Wauquiez trois points également à 15%.

 

Etats-Unis: secteur manufacturier en hausse ?

Etats-Unis: secteur manufacturier en hausse ?

Réalité ou biais statistique,   l’indice ISM se serait nettement redressé en février mais l’indice Markit PMI manufacturier est en légère baisse.  L’indice ISM s‘est établi à 60,8 en février, au plus haut depuis mai 2004, contre 59,1 confirmé en janvier et un consensus le donnant à 58,7. La barre des 50 sépare croissance et contraction de l‘activité. Le sous-indice des nouvelles commandes a, lui, reculé à 64,2 contre 65,4 en janvier. Celui de l‘emploi a progressé à 59,7 contre 54,2 en janvier. L‘indice ISM a fait monter le dollar et les rendements des Treasuries. Mais un autre indice PMI manufacturier publié ce même jeudi, celui de Markit, est ressorti en légère baisse, à 55,3 en version définitive, contre 55,9 en version flash et 55,5 en janvier.

SNCF : hausse du chiffre d’affaires et des résultats

SNCF : hausse du chiffre d’affaires et des résultats

 

D’une  certaine façon les publications relativement satisfaisantes de la SNCF tombent mal pour le gouvernement. Des chiffres conjoncturels qui cependant ne remettent pas en cause les déséquilibres structurels qui ont notamment nourri la dette et freiné la modernisation du réseau.  Le groupe a enregistré l‘année dernière un chiffre d‘affaires de 33,5 milliards d‘euros, en hausse de 4,2%, “grâce à une dynamique commerciale générant une forte croissance du volume de voyageurs et de marchandises transportées”, peut-on lire dans un communiqué. La marge opérationnelle s’élève à 4,6 milliards d‘euros, un chiffre en progression de 16% qui s‘explique, selon la SNCF, par le dynamisme de l‘activité et par “une discipline financière” générant plus de 830 millions d‘euros de gains de productivité. Ces performances “ne sont toutefois pas suffisantes face à la situation financière de SNCF Réseau, structurellement déséquilibrée”, souligne l‘entreprise, dont la dette nette atteint 46,6 milliards d‘euros (+1,7 milliard). L‘exécutif justifie sa future réforme du système ferroviaire par la dynamique de cette dette ainsi que par la nécessité de préparer le secteur à l‘ouverture à la concurrence, programmée dans les années à venir par les textes européens. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a levé lundi un coin de voile sur les intentions du gouvernement, qui souhaite notamment mettre fin au statut protecteur des cheminots pour les nouvelles recrues. Cette mesure alimente la colère des quatre syndicats représentatifs, qui brandissent en retour la menace d‘une grève dure. En 2017, la SNCF a transporté 14 millions de voyageurs quotidiens, avec des hausses de fréquentation à la fois pour les TGV (+10%), les lignes régionales de type TER (+4,7%), les Intercités (+3,3%) et pour ses liaisons par car OUIBUS (+48%).

Hausse progressive des taux (FED)

Hausse progressive des  taux (FED) 

 

 

Conséquence immédiate, le rendement des Treasuries à 10 ans est remonté à 2,92%, en hausse de plus de 6 points de base et le taux du 2 ans prend 4 points de base à un plus de haut de cinq jours. En Europe, le dix ans allemand avoisine la barre de 0,68%. L’écart de rendement entre les Treasuries à 10 ans et le Bund de même échéance est le plus large en plus d‘un an. “Le (Comité de politique monétaire, Fomc) continuera de rechercher l’équilibre en évitant toute surchauffe de l’économie (…) et en amenant l‘inflation à 2% de façon durable”, a indiqué le patron de la FED. “Les vents contraires que l’économie américaine avait dû supporter certaines années se sont transformés en vents favorables”, a-t-il ajouté, observant cependant que “l‘inflation reste en deçà de notre objectif à long terme de 2%; du point de vue (du Fomc), augmenter encore et progressivement le taux des Fed funds sera la meilleure façon d‘atteindre nos deux objectifs». On s‘attend généralement à ce que la Fed procède à sa première hausse des taux de l‘année lors de sa réunion du mois prochain. Elle rendra publiques à cette occasion ses nouvelles prévisions économiques et Powell donnera lui sa première conférence de presse.

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