Archive pour le Tag 'Hamon'

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Interdire l’emploi d’un parent au parlement (Hamon, Valls)

Interdire l’emploi d’un parent au parlement (Hamon, Valls)

 

Les duettistes de la primaire de gauche sont au moins d’accord sur un point : il faut interdire l’emploi d’un parent au parlement. On ne peut en effet leur donner tort. Cette  possibilité au demeurant légale est éthiquement très condamnable. Dommage seulement que pour ce problème comme pour bien d’autres, Hamon et  Valls découvrent la nécessité des réformes. Environ 25 % des députés ont en effet choisi un conseiller parlementaire parmi leurs familles et les députés socialistes ne font pas exception. Hamon et  Valls font maintenant de la politique depuis une trentaine d’années, ils n’ont d’ailleurs fait que cela. Ce sont des professionnels. Il aura fallu l’affaire Fillon pour qu’ils découvrent la nécessité d’interdire la pratique de recrutement familial à l’assemblée. Une sorte de vocation tardive à l’éthique. Il en va de cette question de beaucoup d’autres. Il aura fallu cette primaire pour que les candidats tutoient de manière d’ailleurs assez superficielle les enjeux actuels très complexes en matière d’économie ou de société. 25 ans pour faire un apprentissage aussi relatif, c’est un peu long. Évidemment ces deux apparatchiks eux-mêmes députés  sont d’une certaine manière complices des avantages officiels ou officieux dans bénéficient nombre de parlementaires dont le nombre (et le train de vie) est essentiellement destiné à récompenser les baronnies qui font vivre les systèmes politiques français. La France est ainsi un des rares pays à connaître des responsables qui font une aussi longue carrière politique : 10 ans, 20,30 40 ans et même davantage. Normal que faute de renouvellement-donc de démocratie- se développe à la longue des pratiques borderline.   Manuel Valls et Benoît Hamon, candidats à la primaire de la gauche pour l’élection présidentielle, se sont donc tardivement prononcés mercredi pour l’interdiction de l’emploi de parents par des parlementaires. Les deux hommes ont été interrogés à ce sujet après l’ouverture par le Parquet financier d’une enquête sur des emplois présumés fictifs de l’épouse de François Fillon, candidat de la droite à l’élection présidentielle. Manuel Valls et Benoît Hamon se sont prononcés pour l’interdiction de cette pratique, assez courante en France. « Cette décision s’impose. Dès qu’il s’agit de deniers publics il faut être particulièrement clair mais il ne s’agit pas non plus de jeter l’opprobre sur tout le monde », a dit Manuel Valls lors du dernier débat de la primaire, sur TF1, France 2 et France Inter. Benoît Hamon est allé dans le même sens, estimant qu’en la matière, « il ne faut pas

Hamon-Valls : duel de perdants

Hamon-Valls : duel de perdants

 

Les socialistes ont désormais le choix avec Hamon : soit la défaite catastrophique, soit la défaite un peu moins catastrophique avec Valls. Les récents sondages montrent en effet que Benoît Hamon obtiendrait 7 % des voix au premier tour des présidentielles et Manuel Valls 9 %. C’est donc un duel de perdants qui s’offre à la gauche dimanche prochain. Ce constat est bien compris d’ailleurs les électeurs qui ont voté à la primaire. Ils n’ont pas voté pour le plus présidentiable mais pour celui situé le plus à gauche. Un sondage Elabe  montre d’ailleurs que 70 % des électeurs on a choisi le terrain des valeurs, 30 % se déterminant sur le candidat le plus présidentiable. En clair, c’est la victoire des frondeurs au parti socialiste qui se vengent des gestionnaires du gouvernement. Mais une victoire à la Pyrrhus puisque le parti socialiste sera marginalisé aux présidentielles ne parvenant qu’à un cinquième rang pathétique. Loin derrière François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuelle Macron et Mélenchon. Du coup la stratégie des Manuel Valls apparaît bien vaine quand il déclare « Un choix très clair se présente désormais à nous et à vous mes chers compatriotes, le choix entre la défaite assurée et la victoire possible », a-t-il ajouté en poursuivant ses attaques. « Le choix entre des promesses irréalisables et infinançables et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays », une critique de l’idée de revenu universel portée par Benoît Hamon. Personne ne peut croire une seconde aux chances de Manuel Valls pour se qualifier au second tour des présidentielles. Benoît Hamon non plus puisqu’il se contente de répondre à cette attaque de manière énigmatique sur France 2 : « Ça, c’est de la veille politique, je ne crois pas qu’on s’en sortira comme cela ». De toute façon c’est résultat ont assez peu d’importance car il faudra composer désormais avec une recomposition de la gauche tellement les positions des uns et des autres au sein du parti socialiste sont incohérentes et irréconciliables Selon des résultats partiels portant sur la moitié des votants, Benoît Hamon a recueilli 36% des voix et Manuel Valls 31%, a annoncé la Haute autorité chargée d’organiser le scrutin. Avec 17,7% des voix, Arnaud Montebourg est donc éliminé, tout comme Vincent Peillon (6,8%), l’écologiste François de Rugy (3,8%), la radicale de gauche Sylvia Pinel (2%), et Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate, 1%). Dès que sa défaite a été claire, Arnaud Montebourg, lui aussi représentant de l’aile gauche du PS, s’est rallié à Benoît Hamon, qui est ainsi théoriquement majoritaire. « Nous avons combattu ensemble dans le gouvernement les politiques social-libérales aujourd’hui désavouées par les électeurs de la primaire », a expliqué l’ancien ministre du Redressement productif, dont le ralliement à François Hollande avait été décisif à la primaire de 2011.

Primaire : Benoit Hamon, le dernier des poètes du PS

Primaire: : Benoit Hamon le dernier des poètes du PS

 

Benoît Hamon est sans doute l’un des derniers poètes du parti socialiste. Celui qui s’est fait le chantre de la souffrance au travail, de sa disparition et de son remplacement par le revenu universel parle d’autant mieux d’économie et de travail que sa connaissance du sujet est évasive. En fait le poète est un oligarque qui n’a jamais travaillé en dehors de la politique et dont il a fait son métier (comme Valls d’ailleurs). Après une licence d’histoire, il est aussitôt entré en politique comme on entre en religion pour ne pas en ressortir et pour tenter de coiffer la mitre d’évêque et aujourd’hui la tiare papale. Proche de Rocard au début, il s’est progressivement gauchisé pour devenir ensuite un crypto marxiste altermondialiste teinté de vert. Évidemment, il n’a jamais  eu l’occasion de fréquenter de près ou de loin le monde de la production (comme  beaucoup d’autres). ,  ce qui ne l’empêche nullement de théoriser sur sa disparition proche. En réalité il est bien incapable d’analyser les mutations technologiques des modes de production et de distribution qui effectivement seront affectées par la numérisation mais remplacés par d’autres emplois. Hamon comme beaucoup d’autres oublient que la moitié des produits et services qui existeront dans 30 ans sont aujourd’hui inconnus et que nécessairement les conditions de production et les modes de consommation vont évoluer. Sa proposition de revenu universel relève de l’exercice poétique et témoigne de l’incompétence et de la paresse. Elle témoigne surtout de son simplisme. La première question qui ne se pose est de savoir qui va payer. ? Les robots dit son inspiratrice une parlementaire européenne socialiste belge qui vient de faire un rapport surréaliste sur la question. Surréaliste parce qu’en outre elle propose d’instaurer une responsabilité civile des robots eux-mêmes ! Évidemment le coût de ce fameux revenu universel est minimisé alors que selon les hypothèses il s’agit de 300 à 700 milliards par an. Un chiffre que relativise Hamon. : « C’est seulement 15 % du PIB ». Comme si le PIB pouvait être distribué. Il confond sans doute le PIB avec le budget de l’État car c’est évidemment l’État qui paierait ce revenu. Reste que Benoît Hamon a trouvé un truc pour se distinguer des autres. D’ailleurs, il affirme comme pour se défendre mais ce n’est pas pour demain. C’est une proposition à très long terme. Bref pas de quoi répondre pour les 10 ou 15 ans qui viennent à la question centrale du chômage. Dernière observation, des usines pratiquement entièrement robotisées seront d’autant plus faciles à délocaliser pour éviter des fiscalités trop fortes. Se pose alors  la question des ressources pour financer cette solution miracle qui vise à supprimer le travail pour supprimer en même temps le chômage. Pas vraiment de la poésie, peut-être de l’humour et de l’humour noir. Mais Benoît Hamon persiste, ce qui lui a permis d’apparaitre comme le plus à gauche et de se placer en favori pour la primaire.   »J’assume, je suis convaincu que la révolution numérique va avoir comme impact la raréfaction du travail. Ces algorithmes, ces robots, ces machines se déploient dans tous les secteurs », a plaidé l’ancien ministre de l’Education de François Hollande. « Face à cette révolution numérique, je défends aujourd’hui le revenu universel d’existence. Je ne crois plus du tout aux petites solutions de court terme. A mes yeux, le revenu universel d’existence sera le nouveau pilier de la protection sociale. « A pleine charge, il représentera 15% du PIB. Cela n’a rien d’irréalisable. C’est un choix que nous voulons faire ou pas », a-t-il affirmé au cours de sa campagne. Sans doute pas pour concourir aux présidentielles mais pour prendre la tête de ce qui restera du PS !

Sondage : Hamon et Valls écrasés à la présidentielle

Sondage : Hamon et Valls écrasés à la présidentielle

 

Finalement, la primaire du PS apparaîtra rapidement anecdotique sitôt que les projecteurs de la télévision se seront éteints, c’est-à-dire dès dimanche soir.  En effet,  dans le sondage le plus récent d’Ipsos Benoît Hamon (comme Manuel Valls) n’obtiendrait qu’un score inférieur à 10 % soit moins que Mélenchon et même pas la moitié du score d’Emanuel Macron. Par parenthèse,  on peut s’interroger sur le temps consacré par la télévision à un parti qui fait moins de 10 % de l’électorat. Peu ont  relevé cette différence de traitement par rapport à d’autres candidats mais il faudra bien procéder à un rééquilibrage des temps de présence sur le petit écran. Le verdict est en effet sans appel : Le candidat socialiste quel qu’il soit, Benoît Hamon ou Manuel Valls, serait nettement distancé au 1er tour de l’élection présidentielle, toujours dominé par Marine Le Pen, selon un sondage Ipsos Sopra steria diffusé dimanche. Dans l’hypothèse d’une candidature de Manuel Valls, l’ex-Premier ministre recueillerait 9% (-1) d’intentions de vote, loin derrière la présidente du Front national (27%, +2), François Fillon (25%, +1), mais aussi Emmanuel Macron (18%, -1), en légère baisse, et Jean-Luc Mélenchon (15%, stable). Si Benoît Hamon, l’autre finaliste de la primaire organisée par le PS, l’a Finalement emporté le 29 janvier, il se classerait également en cinquième position au 1er tour de la présidentielle, avec 8% (+1) d’intentions de vote, selon cette enquête pour France2. L’ex-ministre serait devancé par Marine Le Pen (27%, +1), François Fillon (26%, +1), Emmanuel Macron (20%, -1) et Jean-Luc Mélenchon (13%, -1).
Enquête réalisée en ligne le 20 janvier auprès de 1443 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 992 « certaines d’aller voter » à la présidentielle, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur 0,8 à 2,7 points.

Le revenu universel de Hamon : un jour…peut-être

Le revenu universel de Hamon : un jour…peut-être

 

visiblement le fameux revenu pour tous n’est pas prêt d’être universel si l’on tient compte de l’évolution des positions de Benoît Hamon sur le sujet. Au départ, t il était question d’un montant de 750 € voire 1000 € pour tous les Français mais progressivement ce revenu s’est réduit comme une peau de chagrin pour se transformer en un RSA amélioré accordé aussi aux jeunes.  Un  montant à terme d’un revenu universel à «750 euros» mais qui serait au départ de 600 €. Bref on patauge sérieusement dans la semoule. En cause évidemment l’enjeu financier qui varie selon les hypothèses de 100 milliards à 700 milliards. Du coup Benoît amont à amendé  à plusieurs reprises ses propositions dans ce domaine mercredi. «Je mettrai en place un revenu universel d’existence pour éradiquer la grande précarité et contribuer à définir un nouveau rapport au travail et au temps libre pour les Français (…) A terme, il atteindra la somme de 750 euros», pouvait-on lire dans le programme de Benoît Hamon, figurant sur son site, et plus précisément dans la rubrique «#protection sociale». Le Figaro a même publié, jeudi 12 janvier, jour du premier débat, un comparateur de programmes des candidats dans lequel il a réutilisé cette citation, qui paraissait encore sur le site du candidat. Mais, depuis, Benoît Hamon avait changé d’avis: «Je mettrai en place un revenu universel d’existence pour éradiquer la grande précarité et contribuer à définir un nouveau rapport au travail. Pour la première étape, dès 2018, le RSA sera augmenté de 10% à hauteur de 600 euros et versé automatiquement à tous les ayant-droits. La même année, un revenu d’existence sera versé à tous les jeunes de 18 à 25 ans quel que soit leur niveau de ressources. Une grande conférence citoyenne sera ensuite lancée. Elle permettra de fixer le périmètre du revenu universel (montant, financement, articulation avec les autres allocations sociales, calendrier de mise en œuvre)». En bref, le candidat à la primaire ne donnait plus de détail sur le montant qui sera versé à terme, mais «une grande conférence citoyenne» pour le déterminer. Ce mercredi, interrogé sur ce changement de ligne sur France inter, Benoît Hamon se défendait: «D’abord je conteste cela, j’ai toujours dit (…) que l’objectif qui était celui d’un revenu universel, c’était un objectif de 750 euros pour toutes les personnes, mais qu’il était parfaitement irréalisable. Imaginez que, du jour au lendemain, en 2018, elle puisse être mise en œuvre… Si on écoute ce que j’ai dit, ce que j’ai écrit, je n’ai jamais dit que du jour au lendemain cette mesure pourrait être mise en œuvre». Pour sortir de son brouillard financier Benoît amont propose une conférence citoyenne  pour définir le périmètre du revenu universel d’existence, ce qu’il couvre comme allocations existantes et ce qu’il ne couvre pas et pour  construire le financement qui sera pour partie l’impôt sur le revenu». Mais du coup son revenu universel serait une sorte de substitution aux allocations existantes. Une proposition évidemment à la fois utopique mais aussi dangereuse pour les plus défavorisés qui ne seront jamais en capacité de gérer cette somme pour prévenir les risques liés à la retraite, à la maladie et au chômage notamment. Sans parler de la suppression du concept de solidarité car les risques encourus par chaque individu ne sont évidemment pas les mêmes.

 

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Décidément Benoît Hamon est sans conteste le champion des martingales pour plaire à son camp. Ainsi après le revenu universel, la légalisation du cannabis, il propose tout simplement que les Allemands payent la date de la France. Il ne le dit pas en ces termes mais il propose de mutualiser les dettes souveraines de l’union européenne, ce qui revient exactement au même point  “La question centrale dans l’Union européenne est de savoir de quelle manière nous sommes les uns et les autres cautions mutuelles de nos dettes nationales respectives. Débat extrêmement difficile à avoir avec l’Allemagne”, a déclaré l’ex-ministre de l’Éducation nationale. Et de mélanger la dette financière et la dette environnementale. Justement une confusion totale que redoute l’Allemagne. Finalement une solution franco française qui plaît nécessairement puisqu’on propose que le fardeau de la dette (2200 milliards d’euros qui représentent 33 000 € par habitant) soit transféré pour l’essentiel sur l’Allemagne. Une telle proposition est de nature à renforcer le sentiment des Allemands sur l’irresponsabilité totale des Français et constitue aussi un risque d’éclatement de l’union européenne. La question est évidemment plus complexe que veut bien expliquer Benoît Hamon ; en outre, la priorité est sans doute de faire converger les politiques économiques et en particulier de relancer l’investissement et derrière la croissance. Ultérieurement il sera nécessaire de se mettre d’accord sur une convergence budgétaire réaliste mais respectée. Après cette intégration économique, budgétaire on pourra parler de mutualisation des nouvelles dettes mais certainement pas des anciennes. Ou alors la France revendique le statut de la Grèce. Il faudra d’autres propositions que celle de Benoît Hamon pour convaincre du sérieux et de la détermination de la France à se moderniser. Cela autrement qu’avec des martingales  illusoires.

2017-Primaire à gauche: Hamon et Montebourg vainqueurs ?

2017-Primaire à gauche: Hamon et Montebourg vainqueurs ?

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, deux vainqueurs de ce deuxième débat de la primaire de gauche. Arnaud Montebourg l’aurait emporté pour l’ensemble des téléspectateurs (29 %) et  Benoît qui, lui,  serait en tête chez les sympathisants de gauche. En fait, trois candidats se tiennent dans un mouchoir de poche : Valls, Montebourg et Benoît Hamon et rien n’est encore joué Valls semble  en effet légèrement en retrait cependant il apparaît comme le plus présidentiable. De toute manière, il convient de prendre ce sondage avec une certaine prudence dans la mesure où les marges d’erreur se situent dans une fourchette de un à quatre points. La seule certitude c’est que Vincent Peillon ne parvient pas à rendre crédible sa candidature. Après Montebourg (29 %), Manuel Valls (26 %) recueille un point de plus que Benoît Hamon (25 %). Pour l’ensemble des téléspectateurs. Mais chez les sympathisants de gauche, c’est l’ancien ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, qui est en tête avec 30% de téléspectateurs. D’après urs de gauche séduits. Il est devant Manuel Valls, 28%, et Arnaud Montebourg, 24%. Vincent Peillon se place en quatrième position, avec 7%, suivi de François de Rugy (4%), Jean-Luc Bennahmias (4%), et Sylvia Pinel (1%).Les téléspectateurs ont également été interrogés à la fin du débat sur les qualités nécessaires pour être président de la République. Ils estiment, à 37%, que Manuel Valls les possède, contre 35% avant le débat. Il devance Arnaud Montebourg (30%) et Benoît Hamon (18%). 33% des téléspectateurs pensent, avant et après le débat, que Benoît Hamon incarne celui qui défend le mieux les valeurs de la gauche. Arnaud Montebourg, recueille 31% des voix avant le débat, contre 28%  à la fin de l’intervention des sept candidats. Manuel Valls enregistre quant à lui 18% des votes après le débat.

Revenu universel : Benoit Hamon le dernier des poètes du PS

Revenu universel : Benoit Hamon le dernier des poètes du PS

 

Benoît Hamon est sans doute l’un des derniers poètes du parti socialiste. Celui qui s’est fait le chantre de la souffrance au travail, de sa disparition et de son remplacement par le revenu universel parle d’autant mieux d’économie et de travail que sa connaissance du sujet est évasive. En fait le poète est un oligarque qui n’a jamais travaillé en dehors de la politique et dont il a fait son métier. Après une licence d’histoire, il est aussitôt entré en politique comme on entre en religion pour ne pas en ressortir et pour tenter de coiffer la mitre d’évêque et aujourd’hui la tiare papale. Proche de Rocard au début, il s’est progressivement gauchisé pour devenir ensuite un crypto marxiste teinté de vert. Évidemment, il n’a jamais comme beaucoup d’autres oligarques du PS eu l’occasion de fréquenter de près ou de loin le monde de la production ;  ce qui ne l’empêche nullement de théoriser sur sa disparition proche. En réalité il est bien incapable d’analyser les mutations technologiques des modes de production et de distribution qui effectivement seront affectées par la numérisation mais relacés par d’autres emplois. Hamon comme beaucoup d’autres oublient que la moitié des produits et services qui existeront dans 30 ans sont aujourd’hui inconnus et que nécessairement les conditions de production et les modes de consommation vont évoluer. Sa proposition de revenu universel relève de l’exercice poétique et témoigne de l’incompétence et de la paresse. Elle Témoigne surtout de son simplisme. La première question qui ne se pose est de savoir qui va payer. ? Les robots dit son inspiratrice une parlementaire européenne socialiste qui vient de faire un rapport surréaliste sur la question. Surréaliste parce qu’en outre elle propose d’instaurer une responsabilité civile des robots eux-mêmes ! Évidemment le coût de ce fameux revenu universel est minimisé alors que selon les hypothèses il s’agit de 300 à 700 milliards par an. Un chiffre que relativise Hamon. : « C’est seulement 15 % du PIB ». Comme si le PIB pouvait être distribué. Il confond sans doute le PIB avec le budget de l’État car c’est évidemment l’État qui paierait ce revenu. Reste que Benoît Hamon a trouvé un truc pour se distinguer des autres. D’ailleurs, il affirme comme pour se défendre mais ce n’est pas pour demain. C’est une proposition à très long terme. Bref pas de quoi répondre pour les 10 ou 15 ans qui viennent à la question centrale du chômage. Dernière observation, des usines pratiquement entièrement robotisées seront d’autant plus faciles à délocaliser pour éviter des fiscalités trop fortes. Se pose alors  la question des ressources pour financer cette solution miracle qui vise à supprimer le travail pour supprimer en même temps le chômage. Pas vraiment de la poésie, peut-être de l’humour et de l’humour noir. Mais Benoît Hamon persiste et dit « assumer » pleinement son projet de revenu universel d’existence et l’a longuement expliqué vendredi lors d’un meeting à Marseille, au lendemain du premier débat télévisé des candidats à la primaire de la gauche, alors que certains sondages le donnent en tête du premier tour. »J’assume, je suis convaincu que la révolution numérique va avoir comme impact la raréfaction du travail. Ces algorithmes, ces robots, ces machines se déploient dans tous les secteurs », a plaidé l’ancien ministre de l’Education de François Hollande. « Face à cette révolution numérique, je défends aujourd’hui le revenu universel d’existence. Je ne crois plus du tout aux petites solutions de court terme. A mes yeux, le revenu universel d’existence sera le nouveau pilier de la protection sociale. « A pleine charge, il représentera 15% du PIB. Cela n’a rien d’irréalisable. C’est un choix que nous voulons faire ou pas », a-t-il poursuivi dans un discours de plus d’une heure prononcé devant 600 personnes réunies dans une salle habituellement dédiée aux concerts situé sur le cours Julien, le quartier alternatif de Marseille. Avec à mon l’existence du travail seraient posées mais s’il est élu candidat du PS c’est plus vraisemblablement l’existence des socialistes qui sera en cause Selon un sondage Harris Interactive effectué après le débat télévisé et publié vendredi par Atlantico, 27% des Français certains d’aller voter souhaitent sa victoire alors que 23% se prononcent pour Manuel Valls et autant pour Arnaud Montebourg.

Le revenu universel de Hamon : une utopie suicidaire

Le revenu universel de Hamon : une utopie suicidaire

Hamon le champion du revenu universel a réaffirmé son orientation lors du débat des primaire : «La proposition de revenu universel n’est pas seulement [destinée aux] millions de pauvres et de chômeurs mais à l’ensemble de la société. C’est une aide à l’entrepreneuriat, aux jeunes»,  Alors que la valeur travail est sans doute au coeur  de la détérioration de la compétitivité de certains pays occidentaux en particulier en France, la solution avancée serait d’attribuer un revenu universel ou revenu de base à tous ; Un revenu qui varierait de 500 à 1000 € par mois ce qui représenterait selon les hypothèses de 300 à 700 milliards par an. Une véritable folie économique mais aussi une immense duperie sur le plan social car ce revenu universel se substituerait alors  à toutes les deux autres prestations sociales (Chômage, maladie, retraite). Les plus défavorisés seraient alors  victimes car pour la plupart incapable de gérer de manière prévisionnelle les risques précédemment assurés par la solidarité nationale du système actuel. En gros notons que cette proposition est surtout soutenue par le courant gauchiste mais curieusement aussi par le courant ultralibéral qui, lui, ne serait pas fâché de casser tout le système de protection sociale. Le Figaro revient justement sur cette proposition de revenu de base un peu surréaliste et qui doit surprendre nombre de travailleurs de pays en développement. Le principe est très simple: chaque citoyen bénéficie d’une allocation, quels que soient ses revenus, son statut professionnel ou sa situation de famille. Cette prime remplace les autres aides sociales. Selon le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB), association créée en 2013 pour promouvoir et informer sur le revenu de base, il s’agit d’un «droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement». Les promoteurs de différents modèles, comme Lionel Stoléru et Martin Hirsch, militent de longue date pour qu’un réel filet de sécurité soit mis en place dans la société. Plus récemment, Gaspard Koenig, le directeur du think-tank libéral Génération Libre, a fait entendre sa voix pour défendre ce revenu qui «assure une autonomie aux individus lui permettant d’effectuer librement des choix de vie». Les défenseurs d’un tel dispositif n’ont pas tous les mêmes arguments. Certains ont une approche libérale du sujet: le revenu de base aurait surtout pour but de réduire le rôle de l’État-providence et libérer l’individu ; il garantit le minimum et le marché prend le relais. La seconde vision témoigne d’une approche influencée par le marxisme: le revenu de base libère l’individu du travail et le rend libre de ses choix d’activités (travail salarié à temps plein ou partiel, entrepreneuriat, travail bénévole, engagement social ou politique…).  Les opposants au système ne manquent pas non plus d’arguments. Le Secours catholique craint, par exemple, qu’un revenu de base se fasse davantage au détriment des populations les plus fragiles. Selon lui, «c’est un système qui ne favorise pas l’inclusion sociale ; ce n’est pas un rempart contre la pauvreté». De fait, la mise en place d’un tel dispositif bouleversera les équilibres aujourd’hui établis. Ce qui ferait inévitablement des gagnants et des perdants. Si le revenu de base défini est bas, les personnes en situation de grande pauvreté vont souffrir, car elles toucheront moins qu’avec l’ancien système d’allocations. S’il est moyennement élevé, à peu près au niveau du RSA (535 euros pour une personne seule sans enfant) et alors que les enfants sont comptabilisés comme bénéficiaires, il avantage les familles monoparentales et les plus aisées. S’il est élevé, en se rapprochant des 1000 euros, cela voudra dire que la protection sociale dans sa forme actuelle aura été totalement supprimée ; et cela pénalisera ceux qui n’auront pas les moyens de s’offrir une assurance-chômage, retraite ou maladie. Dans un autre registre, certains dénoncent un encouragement au laxisme qui foulerait aux pieds la valeur travail. «C’est un vieux rêve, un peu marxiste, plein de bons sentiments irréfutables, mais sans réflexion économique», avait déclaré le directeur du Centre international d’études monétaires et bancaires à Genève, Charles Wyplosz, après le refus des Suisses. Pour lui, si le lien entre la rémunération et le travail était coupé, «les gens en fer(aie)nt moins».

Transmission d’entreprises : la loi Hamon censurée

Transmission d’entreprises : la loi Hamon censurée

 

 

Sympathique et pavée  de bonnes intentions- comme l’enfer-  la loi Hamon mais coupée du réel. L’obligation d’informer les salariés avant la vente d’une  entreprise a été annulée par le conseil constitutionnel. En cause le risque évident de créer la panique chez les clients, les fournisseurs et les banques. Bref une vision surréaliste de l’économie de la part d’un apparatchik du PS qui n’a jamais travaillé. Le Conseil constitutionnel a donc censuré une disposition de la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire qui prévoyait l’annulation d’une cession d’entreprise si les salariés n’avaient pas été informés de cette vente au préalable.  La loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire dite « loi Hamon » prévoit en effet d’obliger toute entreprise de moins de 250 salariés d’informer chacun d’entre eux avant toute cession pour leur permettre de proposer une offre de reprise. En cas de non-respect de cette obligation d’information, la justice pouvait être saisie par un salarié et ordonner l’annulation de la vente de l’entreprise.  L’entreprise Holding Désile a donc soulevé une question prioritaire de constitutionnalité. La société estimait que l’obligation d’information des salariés en cas de vente de l’entreprise portait une atteinte excessive à la liberté d’entreprendre et au droit de propriété.  Elle considérait enfin que la possible annulation d’une vente d’entreprise ne respectait pas le principe de proportionnalité de la peine. Sur l’obligation d’informer les salariés, le Conseil constitutionnel a déclaré que la disposition était légale puisque le législateur avait poursuivi un objectif d’intérêt général en permettant par tous les moyens la reprise d’une entreprise et la poursuite de son activité.  En revanche, la possibilité d’annuler une vente d’entreprise si tous les salariés n’en sont pas informés a été jugée comme une atteinte disproportionnée à la liberté d’entreprendre. L’obligation d’information doit uniquement permettre aux salariés de présenter une offre de reprise, sans que celle-ci s’impose au cédant. Cette disposition de la loi Hamon venait compléter la loi du 29 mars 2014 dite « loi Florange » visant à lutter contre la désindustrialisation en facilitant la reprise de sites rentables.

 

Le cynisme à la tête du PS (Hamon)

Le  cynisme à la tête du PS (Hamon)

Pour Benoît Hamon, face à la montée, d’élection en élection, du Front national, qui est selon lui « aux portes du pouvoir », il ne sera pas possible de « continuer avec les mêmes habiletés, les mêmes personnes, les mêmes combinaisons. » De ce point de une la motion de Cambadélis lui semble très cynique car très ambigüe.par ailleurs  l’ancien ministre a par ailleurs dit s’être « trompé » sur Manuel Valls et sa capacité à infléchir la politique économique du gouvernement, lors de la formation de sa première équipe en avril 2014. « J’ai cru que le pragmatisme qui est le sien l’amènerait à regarder les yeux dans les yeux ce qu’étaient les conséquences en termes de chômage, d’inégalités, d’une politique économique, qui, non seulement fabrique de la désespérance sociale (…) mais en plus fabrique du désenchantement démocratique. »   »J’ai parié sur sa capacité à regarder les choses en face et je me suis trompé », a ajouté Benoît Hamon.  Benoît Hamon, qui a quitté le gouvernement en même temps qu’Arnaud Montebourg sur des désaccords économiques avec le Premier ministre, Manuel Valls, fin août 2014, est signataire de la motion des « frondeurs » du PS (motion « B ») concurrente de celle du premier secrétaire du Parti. Jean-Christophe Cambadélis a notamment rallié la maire de Lille, Martine Aubry, et ses amis, ce qui devrait en principe lui permettre de garder la direction du Parti socialiste. « Je n’anticiperais pas sur ce résultat », a cependant déclaré à France Culture Benoît Hamon. Il a estimé qu’il ne fallait pas écarter l’hypothèse que les militants socialistes, appelés à se prononcer jeudi sur les quatre motions en lice, se rebellent « à l’égard de la situation et d’une forme de cynisme ».

Hollande ne sera pas au second tour en 2017 ( Benoît Hamon)

Hollande ne sera pas au second tour en 2017 ( Benoît Hamon)

 

Dans uen interview à Paris Match Hamon faiat le bilan de la gauche et estime que Hoolnde ne pourra pas être au second de 2017.

 

Paris Match. Quel bilan tirez-vous de la première année du gouvernement de Manuel Valls?
Benoît Hamon. D’abord il y a ce qui va bien : l’éducation, le tiers payant généralisé, la baisse de l’impôt sur le revenu pour les Français modestes, la réforme Taubira. Mais sur le reste je tiens à le dire : la transgression permanente n’est pas une politique. On n’attend pas de la gauche qu’elle favorise les licenciements, qu’elle favorise la rémunération des actionnaires et qu’elle persévère dans une politique économique qui manifestement ne marche pas au regard des chiffres de la pauvreté et du chômage. Cela désarçonne nos électeurs qui constatent amèrement le fossé entre nos promesses de campagnes et la politique que l’on mène.

La politique menée n’est-elle donc pas de gauche?
Parfois, les Français se demandent pourquoi la gauche singe la droite, la droite parle comme l’extrême-droite et l’extrême-droite défend la retraite à 60 ans. C’est comme si vous étiez devant votre vieux téléviseur, en train d’essayer de régler la mire et que tout était flou. Quand on invite les jeunes à devenir milliardaires, quand on dit qu’il faut mieux contrôler les chômeurs parce qu’ils profitent -alors même que les vrais profiteurs continuent à se gaver par l’évasion fiscale ou les réductions d’impôts !- et que c’est un ministre de gauche qui le dit, c’est que les choses ne sont plus à leur place. Certaines mesures tournent ouvertement le dos à nos valeurs et à notre histoire. Si la politique économique du gouvernement échoue, sur certains aspects ce ne sera pas l’échec de la gauche. Cela n’invalide en rien les solutions de la gauche puisqu’elles n’auront pas été tentées dans un certain nombre de domaines.

Le problème aurait donc pour nom Emmanuel Macron !
Non. Mais je demande de la clarté. Que chaque chose revienne à sa place. Pas par nostalgie, par honnêteté. L’honnêteté, ce n’est pas pour la gauche d’emprunter aux axiomes de l’adversaire au prétexte d’être moderne. Il faut oser une politique de gauche, faire preuve d’audace, débloquer la société et ne pas se laisser intimider par les puissants lobbys qui défendent leurs seuls intérêts particuliers. Le face-à-face perdu avec les sociétés d’autoroute en a donné un nouvel exemple. Faire de la réduction déficit public en période difficile aggrave le problème. On nous rétorque qu’on laisserait pour les générations à naître une charge beaucoup plus lourde. Mais quelles sont les conséquences de la politique de ceux qui disent ça? 28% des jeunes de 18 à 25 ans ont voté FN au premier tour des départementales quand 15% seulement votaient socialiste. Voilà la réalité. Avant de donner des leçons sur ceux qui ne sont pas encore nés, regardez ceux qui vont faire des enfants. Ils sont aujourd’hui tellement désenchantés par le débat politique qu’ils choisissent le FN comme premier vote. Je m’intéresse à ceux qui vont naître mais aussi à la jeunesse française, à ses capacités à espérer. Je ne crois pas que le rêve que nous ayons vocation à faire partager à la jeunesse française, c’est de devenir milliardaires. La gauche, c’est le camp des milliards d’individus qui enrichissent les milliardaires, pas l’inverse. Ce n’est simplement pas du tout notre modèle !

Pourtant, avec ses annonces sur l’investissement le gouvernement a infléchi sa ligne.
Elles vont dans le bon sens. Mais ce sont 2,5 milliards sur 5 ans de soutien à l’investissement direct rapporté aux 41 milliards du pacte de responsabilité qui, pour l’essentiel, est une politique de l’offre ! Il ne faut pas s’entêter à ne soutenir que l’offre. Il faut une vraie politique en faveur du pouvoir d’achat. Rétablir la demi-part des veuves, c’est 2 milliards d’euros, mettre en place une CSG progressive qui permette aux retraités de retrouver du pouvoir d’achat, c’est quelques milliards d’euros. Pour les financer, nous proposons un redéploiement des fonds attribués au pacte de responsabilité.

Si la ligne ne change pas, voteriez-vous Francois Hollande en 2017?
Président sortant face à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, je voterai évidemment pour lui. Mais la question est : peut-il être au second tour si ce quinquennat ne laisse pas une empreinte sociale forte? Dans l’état actuel de désespérance de nos électeurs, je ne le crois pas.

Etes-vous favorable à une primaire à gauche?
La droite en organise une parce qu’elle considère que la gauche a été à l’avant-garde en ouvrant la désignation de son candidat aux électeurs de son camp. Ce serait dommage d’abdiquer une telle conquête !

Vous présentez une motion «Vive la gauche» avec les «frondeurs». Pourquoi?
J’espère que le congrès du Parti socialiste ne signera pas un nouveau chèque en blanc au gouvernement dans une sorte de congrès pour rien. Quiconque tant soit peu clairvoyant reconnaitra que la politique économique de l’exécutif centrée sur l’aide à la reconstitution par les entreprises de leurs marges, le soutien à leur compétitivité, a échoué et qu’il faut en changer. Si le congrès socialiste nous fait confiance, le président de la République nous écoutera.

Sinon, quel avenir pour la fronde?
Aucun socialiste ne fronde de gaîté de cœur. La division ne vient pas de nous, mais des provocations faites quand on demande à des députés de gauche de voter des mesures contraires à leurs valeurs. Je le dis pour l’avenir : si le gouvernement veut étendre les contrats de chantier, modifier le contrat de travail, je m’y opposerai !

Regrettez-vous le ralliement de Martine Aubry à la motion défendue par le premier secrétaire du Parti socialiste et soutenue par Manuel Valls?
C’est toujours mieux quand les gens qui pensent la même chose se retrouvent sur les mêmes textes. Aux yeux des Français, c’est aussi plus compréhensible. Mais elle a fait un autre choix, je le respecte, on fera sans elle.

Que reprochez-vous à cette motion?
Son manque de clarté. Son flou. Elle met d’accord des gens pas d’accord. La situation du pays appelle davantage que l’habileté à rédiger un texte qui permet de mettre les désaccords en sourdine pour que le pouvoir soit conservé dans les mêmes mains. Il manque une voix forte et respectée pour défendre le point de vue de nos électeurs.

Cession d’entreprises : Fin de la loi Hamon ( Macron)

Cession d’entreprises : Fin de  la loi Hamon ( Macron)

La fameuse loi Hamon qui contraignait d’informer les salariés lors d’une  cession de l’entreprise risque de finir au panier . cette contrainte à priori sympathique aurait complètement déstabilisé les entreprises vis-à-vis des clients, des fournisseurs et des banques. Autrement elle aurait joué contre l’emploi. Emmanuel Macron semble avoir trouvé le moyen de régler leur compte aux articles 19 et 20 de cette  loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire, qui irritent tant l’ensemble du patronat: l’obligation d’informer de tout projet de cession les salariés d’une entreprise de moins de 250 personnes, deux mois avant. Avec le risque, en cas de non-respect, de voir la vente tout simplement annulée par le tribunal si les syndicats de l’entreprise portent plainte. Le ministre de l’Économie devrait donc profiter de l’examen de sa loi croissance et activité en première lecture au Sénat en avril, voire plus probablement en seconde lecture à l’Assemblée en juin, pour revenir par amendement sur les deux articles en question. «Il n’est pas question de les supprimer mais juste de les corriger», confirme, dans un langage très diplomatique, un proche d’Emmanuel Macron. Inutile en effet de désavouer le vote des députés socialistes qui, en juillet 2014, avaient apporté leur soutien à cette mesure pourtant déjà très décriée. «Il ne faut pas humilier le Parlement», précise-t-on à l’Élysée où l’on cherche depuis neuf mois le moyen de sortir de la loi Hamon.

 

Le PS c’est la SFIO ( Hamon)

le PS c’est la  SFIO ( Hamon)

De  ce point de vue Hamon a raison de comparer le PS à la SFIO. Un PS, comme la SFIO,  écartelé entre des marxistes et des libéraux.  La SFIO qui pratiquait le double langage ( discours de droite, politique de droite) et qui en est mort. Le PS « veut concilier des pratiques à droite avec des discours à gauche », estime le frondeur Benoît Hamon, ex-ministre qui compare le parti à son défunt ancêtre, la SFIO.  Il tape sur son propre parti, sur son chef et sur le gouvernement auquel il a appartenu il n’y a pas si longtemps. Les nouvelles déclarations de Benoît Hamon, dans un entretien à Mediapart, montrent que le chemin de l’union sera long et tortueux à gauche. L’ancien ministre de l’Education compare d’abord le PS à son ancêtre, la SFIO. Le PS est fragile et il ressemble beaucoup à la défunte SFIO quand il veut concilier des pratiques à droite avec des discours à gauche.  Il se montre ensuite caustique sur l’action gouvernementale: « Ça me paraît difficile de pouvoir rester longtemps dans le récit de l’épopée du socialisme triomphant, et de faire passer dans le même temps une remise en cause des seuils sociaux, la facilitation des licenciements, la fin des CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), permettre davantage de privatisations, défiscaliser la possibilité d’actions gratuites sans donner de coup de pouce au Smic ». Hamon n’épargne pas non plus Jean-Christophe Cambadélistrop effacé à son goût. Dans la perspective du congrès du PS à Poitiers, en juin, Benoît Hamon considère qu’il appartient à Jean-Christophe Cambadélis d’ »organiser le rassemblement et la victoire, mais aussi peser sur le cours des politiques. Comme avant lui, Lionel Jospin sous les gouvernements Mauroy puis Fabius, et François Hollande sous le gouvernement Jospin avaient pesé ». Mais ses mots les plus durs sont pour Manuel Valls et son entourage. Selon lui, le premier secrétaire  »gère les initiatives d’un gouvernement qui doit lui-même le désarçonner autant que moi… Il doit quand même composer avec les proches du Premier ministre qui lui demandent d’exclure un tiers du PS… Je vois bien la difficulté de la tâche ».

 

Cession d’entreprises : la loi Hamon entre en vigueur

Cession d’entreprises : la loi Hamon entre en vigueur

 

La loi Hamon sur les cessions d’entreprises va entrer en vigueur, elle contraint les entreprises à informer le personnel en cas de projet de cession. Une belle intention « démocratique et participative » mais contreproductive. En effet dès lors que les salariés seront informés la situation de l’entreprise sera fragilisée chez les fournisseurs, les clients, les banques. Du coup la cession risque d’être compromise voire même  l’existence de la société. En fait une belle intention mais coupée des réalités de l’économie.  Le texte a donc été publié jeudi 29 octobre au Journal Officiel pour une entrée en vigueur ce samedi 1er novembre. Malgré les ultimes combats du patronat, l’information des salariés en cas de cession de leur entreprise, prévue par la loi Hamon de juillet dernier sur l’économie sociale et solidaire, va donc devenir une réalité. Les cessions concernées par le décret sont celles intervenues après le 31 octobre, ou qui n’ont pas encore fait l’objet d’une entrée en négociation exclusive.  Les cessions à un conjoint ou un parent ou enfant, ou bien intervenant dans le cadre d’une succession, ne sont pas concernées.  Le dispositif d’information des salariés s’impose aux entreprises qui n’ont pas l’obligation de mettre en place un comité d’entreprise, et à celles qui ont cette obligation mais qui ont moins de 250 salariés et réalisent un chiffre d’affaires n’excédant pas 50 millions d’euros Le ministère de l’Economie vient de publier sur son site un guide pratique à destination des salariés et des chefs d’entreprise.  Par ailleurs, une mission parlementaire évaluera début 2005 « les conditions concrètes de mise en œuvre de ce droit à l’information », dixit Bercy.

Hamon doit quitter le PS (Le Foll)

 

Hamon doit quitter le PS (Le Foll)

 

Ce n’est pas la panique mais ça y ressemble. Sur RMC ce matin, Le Foll invite Hamon à quitter le PS pour s’être abstenu lors du premier vote sur le budget. Si Le Foll voulait être cohérente, il devrait aussi demandé à tous les frondeurs- y compris Martine Aubry- de quitter aussi le parti socialiste. Certes Hamon a fait partie du gouvernement mais s’il l’a quitté c’est précisément en raison de son opposition à l’austérité voulue par Hollande.  Pour Benoît Hamon, ancien ministre PS, la politique de l’exécutif « menace la République » et mène vers un « immense désastre démocratique ». Pour Stéphane Le Foll, « arriver au moment où nous en sommes et dire des choses comme ça, je ne peux pas l’accepter, et je ne comprends pas. Rien n’est facile aujourd’hui, mais de se laisser comme ça dériver avec des formules pareilles, dans ces moments-là où il y a un besoin de cohérence! » Qu’est-ce qui serait cohérent? « Que Benoît Hamon quitte le Parti socialiste, si c’est ça », répond Stéphane Le Foll. « Qu’il soit cohérent! S’il dit que c’est un problème démocratique qui en train de se poser, franchement, il a été deux ans et demi au gouvernement! Il va trop loin. Il y a une limite qui a été franchie ». La majorité s’érode, 39 députés socialistes frondeurs n’ont pas voté le Budget 2015. Pour Stéphane Le Foll, « depuis le départ, ils se sont mis en marge, ils sont systématiquement contre ce qui est voté. Qu’ils en tirent les conséquences. Sur chaque texte on a eu à chaque fois les mêmes. Rien de plus. Et on avancera ». Oui ma la question c’est avec quelle majorité !

Dissidence Montebourg, Hamon : Valls coincé

Dissidence Montebourg, Hamon : Valls coincé

 

Pour l’entourage de Valls (sans doute quelques jeunes énarques encore  boutonneux) ils ont franchi la ligne jaune ; On promet que Valls va réagir. Un obstacle cependant, si Valls et Hollande devait prendre la sanction suprême, le carton rouge, il en subirait sans doute immédiatement les conséquences en matière de popularité. Or précisément cette popularité s’écroule, depuis longtemps pour Hollande et depuis peu pour Valls. Or Montebourg et Hamon même s’ils ne sont pas les meilleurs ministres du monde et loin s’en  faut, pour autant peuvent incarner ce ralbol de l’austérité imposé par Merkel, l’Europe et suivie bêtement par un Hollande complètement incompétent et au surplus désinvolte. Il parait donc vraisemblable que Hollande pour ce franchissement de ligne préférera le carton jaune au  carton rouge qui le fâcherait un peu plus avec le Français et y compris ses amis  socialistes.  Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ne seront sans doute pas punis   »pour avoir émis  des critiques contre les choix budgétaires du gouvernement et en fustigeant la politique austéritaire » de l’Allemagne. S’ils le sont, cela pourra se retourner contre Valls et Hollande car la critique étaitt fondée.  Le ministre de l’Economie et le ministre de l’Education ont en effet accentué ces 48 dernières heures la pression sur le couple exécutif, dont la popularité est au plus bas, pour l’inciter à « infléchir » sa politique économique et devenir le « moteur alternatif » de l’Europe, à l’heure où François Hollande s’apprête à faire une série d’annonces. Réunis à l’occasion de la fête de la Rose à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), les deux représentants de l’aile gauche du PS au sein du gouvernement ont prononcé un plaidoyer offensif en faveur d’une réorientation économique, tout en assurant rester loyal au chef de l’Etat. « La promesse de remettre en marche l’économie, de retrouver le chemin de la croissance, d’obtenir le plein emploi, elle n’a pas fonctionné, l’honnêteté oblige à le constater et à le dire », a déclaré Arnaud Montebourg devant un parterre de militants et d’élus.   »Le rôle du ministre de l’Economie, de tout responsable public, de tout homme d’Etat, est d’affronter la vérité même cruelle sans l’atténuer, sans la noircir, et de proposer des solutions alternatives », a-t-il ajouté sous les applaudissements. Contacté par Reuters, l’Elysée n’a pas souhaité faire de commentaires. L’entourage de Manuel Valls a estimé pour sa part que les deux ministres avaient franchi une « ligne jaune » avec leurs déclarations sur la politique économique et « sur le partenaire européen qu’est l’Allemagne qui sont extrêmement dures ». « Considérant que la ligne jaune a été franchie, le Premier ministre a décidé d’agir », a-t-on indiqué, sans donner plus de précisions.

Après Montebourg, Hamon lâche Hollande et Valls

Après Montebourg, Hamon lâche Hollande et Valls

 

Hamon lâche Hollande et Valls en pleine déroute de popularité et de résultats. Il rejoint – avec des nuances dialectiques, Montebourg et les frondeurs du PS. Le bateau coule, il est temps de se préparer à quitter le navire et  gouvernement se fissure. Le ministre de l’Education nationale Benoît Hamon affirme dimanche 24 août, dans Le Parisien que son collègue de l’Economie Arnaud Montebourg et lui ne sont « pas loin des frondeurs » du PS, qui contestent la politique économique de François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls. La veille, Arnaud Montebourg critiquait dans Le Monde la politique de rigueur, « la réduction dogmatique des déficits » et suggérait d’« intensifier les baisses d’impôts concernant les classes moyennes et populaires ». « La relance de la demande est la condition de la réussite de la politique de l’offre qui a été faite depuis deux ans. On ne peut rien vendre aux Français s’ils n’ont pas des revenus suffisants », ajoute à cela Benoît Hamon, qui incarne comme son collègue l’aile gauche du PS, dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.  Concernant les parlementaires socialistes frondeurs, très critiques vis-à-vis du gouvernement, Benoît Hamon déclare qu’« Arnaud et moi ne sommes pas loin des frondeurs, mais notre problème n’est pas d’en prendre la tête. Notre volonté est d’être au service d’un rassemblement de la gauche et de peser au sein du gouvernement », insiste-t-il.

 

Bac 2014 :  » pas bradé à 88% », (Hamon)

Bac 2014 :  » pas bradé à 88% », (Hamon)

 

 

Chaque année ou presque, surtout quand les gouvernements sont en recherche de popularité, le Bac bat des records de réussite. Cette année près de 88%. Certains se sont encore étonnés de ce nouveau record (d’autant que les enquêtes internationales montrent une nette dégradation générale de l’enseignement en France). Benoît Hamon est revenu sur les résultats du bac vendredi 11 juillet. Le ministre de l’Éducation s’est félicité des bons résultats et a rejeté les critiques, qui affirment que le diplôme aurait été donné. « Le niveau s’améliore », s’est félicité Benoît Hamon vendredi au sujet des taux de réussite au baccalauréat. « Personne ne le donne », s’est défendu le ministre de l’Éducation, assurant qu’il « n’y a pas d’objectif de faire un point de plus [de réussite] chaque année. » Pour Benoît Hamon, « on ne peut pas dire que le bac a été bradé». Le ministre en a profité pour rappeler son combat contre les inégalités sociales. « Les déterminismes sociaux pèsent beaucoup sur votre destin scolaire », a-t-il estimé. Or selon lui, « il existe des phénomènes d’autocensure », notamment chez « les jeunes issus des milieux défavorisés », alors que  »personne n’a le monopole de l’ambition ». Conséquence : le gouvernement va  »réformer les programmes, revoir les modes d’évaluation et d’orientation », a annoncé Benoît Hamon.

 

L’ex-Spanghero en dépôt de bilan : merci Hamon !

L’ex-Spanghero en dépôt de bilan : merci Hamon !

 

La société La Lauragaise, l’ex-société Spanghero de Castelnaudary n’aura pas réussi à surmonter le discrédit dont elle fait l’objet de la part de Hamon, l’ancien ministre de la consommation. Si le PS est inefficace pour développer l’emploi il est par contre compétent pour les fermer. La société, va demander donc son placement en redressement judiciaire. Il s’agit de « sauver l’entreprise et ses 100 emplois » avec un repreneur, a annoncé mardi son patron Laurent Spanghero. L’ancien rugbyman Laurent Spanghero a expliqué que sa société connaissait de grosses difficultés de trésorerie à cause du refus des banques d’accompagner le redressement de la société de plats cuisinés. « Je vais demander au tribunal de commerce de Carcassonne l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire avec continuation de l’activité parce que j’ai du mal à convaincre la Banque publique d’investissement (BPI) et les autres banques qu’il faut qu’elles révisent leurs positions », a-t-il dit au téléphone. Laurent Spanghero a souligné que la demande de redressement (communément appelée le dépôt de bilan) qu’il va déposer vise à une poursuite de l’activité avec un ou des repreneurs. Il a indiqué avoir « trouvé deux candidats à la reprise, des Français, des partenaires solides, mais qui mettent des conditions pour un problème de crédit-bail ». La reprise de la société avait fait l’objet d’un financement par une opération de crédit-bail calculée à partir d’un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros, a précisé Laurent Spanghero. « Mais aujourd’hui on réalise un chiffre d’affaires bien inférieur et ce loyer est insupportable pour l’entreprise actuelle », a-t-il dit. « On demande un plan de continuité pour permettre aux repreneurs potentiels de faire valoir leurs propositions. L’aventure est difficile mais je continue à garder l’espoir qu’on sauvera l’entreprise et ses 100 emplois », a-t-il dit. Laurent Spanghero avait repris en juillet 2013 l’entreprise qu’il avait lui-même créée en 1970.

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