Archive pour le Tag 'Hamon'

Page 2 sur 4

La martingale de Hamon : gonfler artificiellement la croissance

La martingale de Hamon : gonfler artificiellement la croissance

 

 

 

Benoît Hamon reprend les bonnes vieilles méthodes de la plupart des gouvernements : celles qui consistent  à gonfler artificiellement les prévisions de croissance. Alors que les instituts économiques prévoient une croissance d’environ  1,6 % en 2018, Hamon, lui, annonce 2,4 %. Ce qui lui permet de ramener le chômage à 5,8 % en 2022 et de rétablir les déséquilibres financiers. Le levier essentiel de cette politique serait dû à la mise en place du revenu universel, à l’augmentation des allocations, à la baisse de l’impôt sur le revenu et à l’augmentation de la fiscalité sur les entreprises. Bref, une sorte de miracle à la française qui consiste à distribuer les richesses avant qu’elles ne soient produites. Une sorte de calcul de coin de table effectuée dans un bistrot qui suppose qu’on distribue de l’argent pour permettre aux ménages de consommer tout en alourdissant la fiscalité des entreprises. Une perspective forcément séduisante et qui économiquement n’est pas loin des propositions aussi bien de Mélenchon que du Front national. La question étant cependant de savoir où la France prend cet argent qu’elle va distribuer. Sans doute encore plus qu’aujourd’hui en empruntant. Ce qui ne semble pas une difficulté majeure chez ceux qui en même temps proposent de renégocier la dette voire de l’annuler. En dépit de ses contradictions et du simplisme du raisonnement,  Benoît Hamon voit l’économie française accélérer nettement s’il est élu président de la République et le taux de chômage reculer jusqu’à 5,8% en 2022, un niveau inconnu depuis l’accession du socialiste François Mitterrand à l’Elysée en mai 1981. Pour relancer la croissance, à 2,4% l’an prochain et 2,5% en 2019, le candidat socialiste compte sur l’injection de 35 milliards d’euros par an au bénéfice des Français qu’il effectuera dès 2018 en créant le revenu universel d’existence. Ce dernier prendra la forme de 23 milliards d’euros d’allocations et 12 milliards de baisse de l’impôt sur le revenu, a précisé l’équipe de Benoît Hamon vendredi lors d’une présentation du cadrage économique et financier du programme. Quelque 36 milliards d’euros d’autres dépenses sont prévues en année pleine à l’horizon 2022, avec une montée en charge progressive au cours du quinquennat, dont 7 milliards pour la sécurité-justice-défense, quasiment autant pour l’augmentation de 10% des minima sociaux et l’allocation « bien vieillir » et plus de 5 milliards pour les infrastructures et le logement. Benoît Hamon prévoit face à cela 26 milliards d’euros de ressources nouvelles, un montant qui s’entend également en année pleine à l’horizon 2022, dont 5 milliards de prélèvements sur les « superprofits » des banques, 11 milliards issus de la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales et 10 milliards pris sur les 40 dégagés pour les entreprises avec le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et le Pacte de responsabilité. Il compte en outre dégager 5 milliards d’euros d’économies sur le fonctionnement, notamment en centralisant les achats, et éviter 10 milliards d’euros de coûts par ses politiques de prévention, dans le domaine de la santé, l’énergie ou les discriminations par exemple. Sa trajectoire verrait le déficit public dépasser la limite européenne de 3% du produit intérieur brut en 2018 et 2019, avant de revenir à 3% en 2020 et de baisser ensuite. La dette publique reculerait de façon continue pendant le quinquennat à la faveur de l’accélération de la croissance et de l’inflation, qui atteindrait 2,5% en 2021 et 2022. En clair,  l’inflation qui serait en réalité supérieure à ces chiffres viendrait manger  l’amélioration théorique du pouvoir d’achat d’autant qu’il faudrait aussi prévoir la dévaluation de l’euro. Une autre manière de faire payer l’Allemagne à la place de la France !

Benoît Hamon : un programme de distribution de richesses avant leur production (François Lenglet)

Benoît Hamon : un programme de distribution de richesses avant leur production  (François Lenglet)

François Lenglet dans un article sur RTL souligne surtout le déséquilibre entre l’importance de la redistribution et la production de richesses chez Benoit Hamon.
« Ce qui me frappe, dans ce programme, c’est le déséquilibre entre la redistribution et la production. Je m’explique. Vous voulez redistribuer davantage, avec ce projet d’allocation universelle, avec l’augmentation des minimas, l’élargissement du droit aux allocations familiales. Du coup, vous allez prélever davantage, et en particulier sur les entreprises : la taxe sur les robots, les allègements de charges sociales diminuées, les impôts sur les super-profits « qui ne concernera que le système bancaire ». « Ce que je souhaite », explique Benoît Hamon, « c’est que là où nous constatons que l’automatisation se traduit par des destructions d’emplois, il puisse y avoir une contribution sociale prélevée sur la richesse créée par les robots. Et que cette contribution finance un fonds de retour à l’emploi pour les personnes qui auraient perdu leur emploi. C’est le strict symétrique de la proposition de Bill Gates aux États-Unis. »  Soit. Mais qu’est-ce que vous faites pour rendre les entreprises plus compétitives ? Pour faire monter en gamme l’économie française ? Pour rendre la formation professionnelle plus efficace ? Pour rendre la France plus attractive aux yeux des investisseurs étrangers ? En un mot, qu’est-ce que vous faites pour qu’il reste quelque chose à prélever ? Pour que la redistribution n’asphyxie pas la production. Et est-ce que vous ne prenez pas le risque, avec cette politique, de provoquer la fin du travail que vous croyez voir venir ?    Tout cela m’a rappelé une phrase d’un ministre de l’économie socialiste, il y a 20 ans, qui disait, pour répondre à des critiques de gauche de sa politique, « Marx a écrit Le Capital, et pas la Sécurité sociale ». Benoît Hamon a réagi à cette citation signée Dominique Strauss-Kahn. « Je suis favorable à la baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés pour les PME, TPE et entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et leurs profits. Je suis favorable à ce que 50% de la commande publique aille à nos entreprises (installés en France, ndlr) par le biais de la réservation des marchés publics. » Le candidat socialiste a par ailleurs insisté sur son « plan de création d’emplois dans des filières qui ont besoin d’être structurées : les métiers des services à la personne, les métiers du soin, la prise en charge du vieillissement, les énergies renouvelables, d’où ma proposition de mettre 100 milliards d’euros sur la table sur la rénovation urbaine et thermique. »  Il y a aujourd’hui en France 1,7 million de jeunes sans emploi ni formation en France. Cela représente presque 15% des 15-29 ans. Avec votre programme, ils auront une allocation, le super RSA, au moins ceux qui ont plus de 18 ans. Mais qu’est-ce que vous faites pour les remettre en selle, les réinsérer, au-delà de l’allocation que vous leur verser ? « Le lien entre les trois dernières années de lycée et les trois premières années de l’enseignement supérieur est un chapitre important de mon projet », répond Benoît Hamon, qui souhaite également développer l’alternance et « revaloriser l’enseignement professionnel ». « Je veux consacrer 1 milliard d’euros supplémentaires à l’enseignement supérieur et à la recherche par an. » Vous êtes très critique sur le CICE, en expliquant qu’on a « arrosé du sable ». Et je dois dire que j’ai pensé la même chose que vous. Et puis sont arrivés les chiffres de création d’emplois : 190.000 en 2016, pour le secteur marchand, avec 1% de croissance seulement. Ça n’est jamais arrivé. Cela n’est-il pas le signe que le CICE, c’est pas si bête, et qu’il pourrait être dangereux de l’interrompre.

«Vieux mâle blanc» : le vocabulaire raciste d’une proche de Hamon

«Vieux mâle blanc» : le vocabulaire raciste d’une proche de  Hamon

Retour au  vocabulaire injurieux et raciste chez les gauchistes de  Hamon lequel ne cesse d’engranger les déconvenues. Déconvenues d’abord à l’intérieur même du parti socialiste où les réformateurs ont décidé de ne pas soutenir le vainqueur de la primaire du parti socialiste. Déconvenues aussi à l’extérieur avec d’une part le refus de Mélenchon concernant une éventuelle alliance. Déconvenues enfin avec les ralliements à Macron. Dans la citadelle socialiste assiégée on utilise alors les dernières armes mêmes les plus abjectes. À juste titre le maire de Montpellier s’indigne de cette injure sexiste, raciste et discriminatoire. L’intéressé n’a pas même conscience de la portée de l’injure et déclare ne rien retirer de ses propos. Pas étonnant,  vaguement diplômée d’un institut politique sa connaissance du français paraît assez approximative et son style littéraire douteux Ainsi le maire de Montpellier a-t-il été traité de vieux mâle blanc l’ancienne responsable des jeunes socialistes membres de l’entourage de Benoît Amand. Philippe Saurel, proche d’Emmanuel Macron, attaque l’ex-patronne du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) Laura Slimani qui l’avait pris pour cible dans un tweet. Ce sont quelques mots où figurent une faute d’orthographe et une injure: «Je sais pas vous mais moi je m’en passe bien du soutien de Saurel: 1 autre vieux mal blanc libéral en moins». Son auteur, Laura Slimani, membre de l’équipe de campagne de Benoît Hamon et ex-patronne du Mouvement des jeunes socialistes, réagissait au face à face, jeudi dernier, sur France 2, entre le candidat socialiste et le maire de Montpellier, Philippe Saurel. L’élu n’est certes plus membre du PS depuis 2014 et sa candidature dissidente aux législatives, mais il continue depuis à se revendiquer socialiste, «mais pas solfériniste» (en référence au siège du PS rue de Solférino, ndlr). Et depuis janvier 2017, voilà Philippe Saurel En Marche! avec Emmanuel Macron. Le tweet de Laura Slimani illustre la crispation du Parti socialiste face à la saignée à blanc de ses troupes. En réaction, Philippe Saurel a annoncé ce mercredi vouloir porter plainte contre Laura Slimani pour «injure raciale, injure en raison du sexe, provocation à la discrimination en raison de la race et provocation à la haine en raison du sexe.» Philippe Saurel ne décolère pas face au tweet: «Vous vous rendez compte si c’était moi qui avais tenu de tels propos, lance Philippe Saurel. Mais on m’aurait jeté en prison!» Il pointe, avec dépit, le décalage des mots employés avec l’autre fonction de Laura Slimani au sein de l’équipe de Benoît Hamon, dans laquelle elle s’occupe de l’égalité hommes-femmes.

«Je répondrai bien sûr aux convocations s’il y en a, mais je ne retire rien du sens de mes propos.» a précisé Laura Slimani sur son blog.

 

Valls refuse de parrainer Hamon

Valls refuse de parrainer  Hamon

 

Le frondeur socialiste qui n’a cessé de mettre des bâtons dans les roues du gouvernement (tentant même de le renverser) et qui s’est  ainsi désolidarisé de son parti réclame à Valls la loyauté dont lui-même  n’a pas su faire preuve. le candidat socialiste Benoît Hamon s’est dit «surpris» par la décision de Manuel Valls de ne pas lui apporter son parrainage pour la présidentielle de mai prochain. Il a ensuite estimé que «sans doute» les électeurs de la primaire devaient se sentir «trahis», mais a invité «les Français de gauche» à ne pas tenir compte «de ces petits calculs». Le candidat socialiste a également rappelé qu’Alain Juppé, lui, a soutenu et parrainé François Fillon après sa défaite de la primaire de la droite, et ce malgré leurs désaccords: «C’est ce qui s’est passé à droite, et ça me coûte de faire cette comparaison-là: Alain Juppé n’a pas hésité à parrainer la candidature de François Fillon en dépit du gouffre qui les sépare.»  Benoît Hamon dispose déjà des 500 signatures nécessaires pour se présenter (1.717 parrainages le 14 mars). Mais si la décision de l’ex-premier ministre ne change rien pour lui, elle accentue encore l’impression d’incapacité du vainqueur de la primaire à rassembler les socialistes. Après une première charge dans le numéro de Paris Match paru ce mardi, Manuel Valls a continué, dans la soirée, à critiquer Benoît Hamon. Devant ses soutiens réunis à l’Assemblée nationale, il a assuré ne pas pouvoir parrainer le candidat socialiste engagé, selon lui, dans une «dérive» empreinte d’ «une forme de sectarisme». L’ex-premier ministre ne s’est toutefois pas engagé pour le candidat d’En marche!, Emmanuel Macron. «Je ne parrainerai personne et je n’ai aucune leçon de responsabilité ou de loyauté à recevoir», a lancé Manuel Valls .

Le revenu universel de Benoît Hamon réduit au RSA sous conditions

Le revenu universel de Benoît Hamon réduit au  RSA sous conditions

 

 

Le fameux revenu universel de Benoît Hamon se réduit comme peau de chagrin. Fini le grand projet de revenu universel dont le coût avait été estimé entre 300 et 700 milliards selon les hypothèses de niveau et les conditions d’attribution. L’irréaliste proposition de Benoît Hamon est remplacée par une hausse de RSA attribué aussi aux jeunes sous conditions dont le coût serait » seulement » de 35 milliards d’après le candidat socialiste. Englué dans les sondages, critiqué par tous les experts et bousculé dans son propre camp Benoît Hamon a dû revoir sérieusement sa copie. En outre l’universalité de ce revenu disparaît puisque le nouveau RSA sera dégressif. Pour faire avaler la pilule ce le RSA prendra le nom de revenu universel d’existence (RU) applicable dès le 1er janvier 2018. Le candidat socialiste a donc livré de nouvelles explications sur son projet phare, jeudi dans un entretien au Monde puis sur France 2. Son revenu sera ainsi « de 600 euros quand on a rien » puis sera dégressif jusqu’à 1,9 SMIC. Distancé dans les sondages, peu audible notamment en raison des affaires Fillon et Le Pen, Benoît Hamon tente d’apporter des précisions sur son projet de revenu universel. Le candidat socialiste a ainsi livré des détails, d’abord dans un entretien au Monde, puis dans l’Émission politique de France 2. Évoquant une mise en place « par étapes », il indique dans le Monde que le RSA prendra le nom de revenu universel et sera revalorisé à 600 euros. Puis il évoque un « scénario qui permet d’étendre le bénéfice du RUE (revenu universel d’existence, NDLR) à tous les travailleurs, quel que soit leur statut, salarié ou indépendant, dès le 1er janvier 2018. »  Sur France 2, il a ensuite précisé son propos: il s’agit d’une première étape qui permettra à  » 80% (et non pas « tous les travailleurs ») des salariés français, des travailleurs indépendants, des commerçants, artisans, de voir leur travail revalorisé par un gain net sur la feuille de paie ». Une fumeuse conférence citoyenne sociale déterminera ensuite le passage de 600 à 750 euros !

 

 

Faut-il sauver le soldat Hamon

Faut-il sauver le soldat Hamon

Plombé dans les sondages, Hamon  se présente en combattant pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. En réalité il risque d’être le fossoyeur du parti socialiste dont  l’unité ne résistera pas aux résultats des présidentielles. Le parti socialiste depuis Épinay avait réussi dans une synthèse ambiguë à réunir gauchistes et réformateurs, plus précisément marxiste et sociaux démocrates. Mais cette unité de façade va nécessairement éclater avec Hamon qui se réfère clairement à l’idéologie obsolète et ringard du socialisme révolutionnaire, bref du gauchisme. Jusque-là la synthèse molle et trouble avait permis d’entretenir l’illusion d’une vision commune. Cette fois Benoît Hamon ne recherche même pas cette synthèse ambiguë et se positionne clairement à l’extrême gauche. Malheureusement le terrain est déjà occupé par Mélenchon ;  du coup,  deux candidats doivent  se partager les dépouilles des anciens électeurs du parti socialiste. La vérité c’est que Benoît Hamon se situe clairement dans une stratégie d’opposition et non dans une perspective de gouvernement. C’est évidemment un tournant historique pour le parti socialiste renvoyé au statut d’un groupuscule gauchiste dans le poids électoral dépassera à peine 10 % et qui risque même de n’avoir plus aucun député s’il ne trouve pas d’accord avec Emmanuel Macron. On se demande bien pourquoi le Premier ministre s’est rendu au siège du candidat socialiste pour lui rappeler son devoir d’unité. Peut-être pour gagner encore un peu de temps et pour  condamner un peu plus tard définitivement et Benoît Hamon et le parti socialiste. Le soldat Hamon en dépit de ses velléités guerrières à perdu la guerre électorale.  Déterminé à « tourner la page avec des recettes qui ont échoué », Benoît Hamon s’est pourtant présenté jeudi soir en « combattant » déterminé à rassembler sa famille politique malgré les doutes et les critiques d’une partie des socialistes sur sa campagne. Dans l’Émission politique, sur France 2, le candidat à l’élection présidentielle a rappelé à ses détracteurs la « légitimité » tirée de sa victoire à la primaire organisée en janvier par le PS. »Si, à la première salve, quelques-uns se dispersent, déguerpissent, soit. Mais moi aujourd’hui ma responsabilité, elle est d’abord vis-à-vis du peuple de gauche qui m’a confié le devoir d’être au second tour de l’élection présidentielle et de l’emporter », a-t-il déclaré. Des ministres comme Patrick Kanner et des ténors du PS comme le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, ont dit ne pas « se retrouver » dans la ligne défendue par l’ancien « frondeur ». Certains, comme l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë, ont même déjà fait le choix de rejoindre l’ancien ministre Emmanuel Macron, bien mieux placé que Benoît Hamon dans les sondages d’opinion. »Je ne suis pas là pour couper les têtes, quel sens cela aurait-il ? Je veux rassembler toute ma famille, je suis un combattant. De là où je viens j’ai appris à me battre, y compris quand le vent est mauvais », a dit le candidat socialiste sur France 2, oubliant sans doute de préciser qu’il vient du parti socialiste où il est né politiquement et où il vit de la politique depuis 25 ans comme oligarque. On fait mieux comme profil de combattant pour gagner une guerre !

Pour Hamon, Macron est une chimère ! Et lui un dinosaure ?

Pour Hamon, Macron est une chimère ! Et lui un dinosaure ?

 

C’est bien connu quand l’argument est faible, on lui substitue l’invective. Ce que fait Benoît Hamon en traitant Macron de chimère. Une curieuse inversion du fardeau de la caricature car s’il existe une chimère c’est bien celle de Benoît Hamon sans doute tout surpris d’avoir triomphé aux primaires de la gauche et qui multiplie les propositions les plus surréalistes. Il y a évidemment d’abord ce fameux revenu universel d’un coût de 300 à 700 milliards selon les hypothèses et qui s’appuie sur sa prévision de suppression du travail ;  un connaisseur, lui qui n’a jamais travaillé ailleurs que dans la politique et qui entretient forcément un rapport approximatif avec les réalités économiques et sociales. Pour financer son revenu universel Benoît Hamon propose la fumeuse taxation des robots. Comme si les robots n’étaient pas davantage des localisables que les unités de production classiques avec des salariés. Dernièrement il a même suggéré la suppression de l’argent pour les PME. L’argent auquel on substituerait une monnaie fictive comptabilisant les échanges de services et de production entre entreprises. Et de citer comme exemple un artisan qui pourrait aller faire des travaux chez son expert-comptable ! Benoît Hamon  est encore jeune mais il y a déjà presque 30 ans qu’il ne vit que de la politique et de ce point de vue c’est un véritable dinosaure, un dinosaure qui se nourrit de la politique, un dinosaure parce qu’il se fonde sur une idéologie marxiste complètement obsolète qui ne subsiste que dans les groupuscules d’extrême gauche et chez les frondeurs du parti socialiste. Résultat Hamon est en train de tuer ce qui reste du parti socialiste. Aucun grand responsable socialiste  ne soutient sa campagne ; pire l’hémorragie vers Macron continue. Aujourd’hui Benoît Hamon est scotché autour de 13 % dans les intentions de vote autant dire qu’il n’a strictement aucune chance de se qualifier pour le second tour des présidentielles ; ce qui lui importe  d’ailleurs peu car ce qu’il souhaite c’est prendre la direction des dépouilles du parti socialiste. Benoît Hamon est évidemment fortement agacé par les ralliements à Macron. L’argument de Macron comme barrage au FN a été mis en avant mardi par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, pour illustrer sa tentation de choisir le fondateur d’En Marche!, comme l’ont déjà laissé entendre des ministres comme Ségolène Royal, Patrick Kanner et Stéphane Le Foll.

Sondage 2017 : Fillon bientôt derrière Hamon ?

Sondage 2017 : Fillon bientôt derrière Hamon ?

 

Sur la tendance,  Fillon pourrait passer derrière Hamon selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint. François Fillon a en effet perdu 3 points  en une semaine et se retrouve à 17 % soit un point seulement de plus que Benoît Hamon et loin derrière Marine Le Pen et Emmanuelle Macron.  A 17%, le candidat actuellement investi par le parti les Républicains n’a qu’un point d’avance sur le socialiste Benoît Hamon (16%, +2). Dans l’hypothèse d’un maintien de François Fillon, la présidente du Front national (FN) et l’ex-ministre de l’Economie feraient largement la course en tête, avec respectivement 26% (-1 point) et 25% (stable) des intentions de vote. Alain Juppé parviendrait quant à lui à se qualifier pour le second tour s’il devait remplacer le vainqueur de la primaire de novembre 2016, selon cette même étude réalisée pour LCI et Le Figaro. Dans ce cas de figure, le maire de Bordeaux recueillerait 24,5% des voix, Marine Le Pen 27% et Emmanuel Macron serait éliminé avec 20%. Ce sondage a été réalisé du 2 au 4 mars auprès d’un échantillon de 1.027 personnes inscrites sur les listes électorales.

Hamon veut supprimer l’argent !

Hamon veut supprimer l’argent !

Dernière trouvaille de Benoit Hamon en panne dans les sondages : supprimer la monnaie pour les entreprises en difficultés de trésorerie. Et d’assurer sans rire : « Par exemple, un entrepreneur en bâtiment, en panne de chantiers en hiver, à qui il manque de la trésorerie, pourra tout de même effectuer des travaux chez son expert comptable en échange de monnaie inter-entreprises. C’est un échange. Cet entrepreneur pourra recevoir du comptable (…) un service de valeur équivalente », a-t-il précisé en assurant que cela « fonctionne extrêmement bien en Suisse » où « 20% des PME » soit « 60.000″ entreprises utilisent le Wir. Deux affirmations tout a fait approximatives. D’abord parce qu’en Suisse, c’es un banque qui a créé et gère le franc Wir, sorte de monnaie virtuelle parallèle ensuite parce que ce chiffre de 60 000 entreprise est celui de la Banque Wir elle-même et ne repose sur aucune statistique sérieuse. Cette monnaie, fondée sur un échange de services, est destinée à « aider les entreprises à faire face à des crises de liquidités, à faciliter l’accès au crédit dans les périodes de baisse de cycle économique », a précisé Benoît Hamon lors d’une conférence de presse à son QG de campagne à Paris. Cette proposition de monnaie virtuelle pour favoriser l’économie solidaire pour se comprendre entre particuliers mais elle est plus difficile à admettre lorsqu’il s’agit d’échanges marchands entre sociétés ne serait-ce que pour des questions fiscales. Il semblerait que Benoît Hamon  trouve surtout ses sources d’inspiration à l’étranger ; pourquoi pas ?  Mais à condition que ces sources soit réalistes et pertinentes. Son idée de revenu universel avait été tirée d’un rapport d’une parlementaire européenne belge, rapport  par ailleurs aussitôt enterré. Pour preuve de son improvisation,  Benoît Hamon avait  prévu de verser immédiatement à tous les Français un revenu universel, ensuite il a revu ses ambitions pour limiter le montant de 1000 à 750 € mais non  pas immédiatement mais en l’étalant sur un ou deux quinquennats. Finalement sa dernière proposition consiste à créer un RSA jeune. Pour sa proposition de suppression de d’échange monétaire entre les entreprises il fait preuve de la même improvisation et l’exemple qu’il donne est particulièrement caricatural. Pas étonnant qu’avec des propositions aussi incongrues qu’utopiques Benoît Hamon soit englué dans les sondages autour de 13 %. Le vainqueur de la primaire de la gauche ne sait sans doute plus quoi inventer pour se singulariser.  Les réformateurs socialistes sont donc  de plus en plus sceptiques sur sa capacité à incarner une posture de présidentiable. Aujourd’hui la campagne de Benoit amont est complètement inaudible et menace gravement la réélection de nombreux de parlementaires du parti socialiste.

Désertification du territoire : Benoît Hamon pour

Désertification du territoire : Benoît Hamon pour

 

 

Non seulement Benoît Hamon soutient toujours l’hypothétique revenu universel et reprend la proposition de l’illusoire taxe sur les robots mais reprend les propositions de François Hollande avec un droit au service public à moins de 30 minutes. Une promesse qui n’engage pas à grand-chose sinon qu’elle risque même de favoriser encore un peu plus la désertification du territoire. Car en effet en 25 minutes on peut se retrouver à 40 ou 50 km du domicile donc souvent près du chef-lieu de département ou d’une ville importante.  cela d’autant plus que la désertification actuelle du territoire permet une circulation relativement fluide. Cette proposition de panier de service public est donc un leurre  et ne remet nullement en cause l’objectif de métropolisation du pays.  Benoît Hamon veut garantir aux Français «un panier de services minimum» pour, par exemple, offrir à tous un accès à un médecin, une école, un dispensaire, une poste ou une crèche municipale, bref, le droit à des services fondamentaux «à moins de 30 minutes» de chez lui. «Je souhaite que ce droit soit inscrit dans la loi et opposable à toute fermeture de service public quand un certain nombre de grandes entreprises publiques décident de réorganiser leur service non pas en fonction de l’intérêt des populations mais en fonction de la rentabilité qu’elles tirent ou pas de tel bureau de poste ou de tel service public». Partout dans le monde la mode est à la Métropolisation. Il  s’agit de concentrer de plus en plus de populations dans un espace proportionnellement de plus en plus réduit. Aujourd’hui Quinze agglomérations  comptent plus de 400.000 habitants, selon l’Insee qui publie ce mardil’édition 2016 des «Tableaux de l’économie française». Loin devant, Paris est l’unité urbaine la plus peuplée rassemblant, comme en 1982 d’ailleurs, note l’Insee, plus du quart de la population urbaine. Ces unités urbaines sont toutes situées sur le littoral, le long des fleuves et près des frontières, peut-on lire dans réalisée par l’Insee, qui dresse le panorama des 50 unités urbaines qui regroupent le plus grand nombre d’habitants. On observe que la répartition d’ensemble des villes qui «gagnent» ou qui «perdent» des habitants, selon les termes employés par l’Insee, se superpose à la géographie de la France en croissance (Arc Atlantique, Sud-méditerranée, vallée du Rhône, Île-de-France) et à celle de la France qui connaît des difficultés héritées de la régression des industries anciennes (Nord, Est, Centre). En réalité, la véritable explication de l’attractivité de certaines villes plus que d’autres «est à rechercher dans la dynamique de l’emploi offert dans les villes», précise l’Insee qui y oublie de préciser que la suppression des services notamment publics à largement contribué à désertifier la plus grande partie du territoire. Pour dissimuler sans doute ce  phénomène de désertification du territoire l’INSEE s’est livré à une curieuse étude qui amalgame le temps moyen pour accéder à des services aussi  différents que celui d’une gare d’une maternité ou d’une boulangerie ! En dépit de cet amalgame douteux l’étude met en évidence les disparités d’accès aux services de la vie courante. Il est clair qu’avec le dogme lié à l’hyper concentration urbaine autour des grandes métropoles et des grandes villes, le reste du territoire ne cesse de ce désertifier d’abord d’un point de vue économique avec la raréfaction des l emplois mais aussi en conséquence avec la disparition et- ou l’éloignement des services indispensables à la vie. D’une certaine manière c’est le paradoxe de nos sociétés modernes qui disposent de plus en plus de moyens de mobilité relatif aux déplacements des personnes, à la circulation des biens et de l’information  mais qui paradoxalement hyperconcentrent  les populations sur des territoires de plus en plus réduits. Ce qui constitue par ailleurs un non-sens environnemental. Aujourd’hui plus de 80 % de la population vit en zone urbaine et la moitié dans des grandes villes. Dans le même temps les territoires ruraux deviennent de véritables déserts économiques et humains. Pour accéder par exemple un hôpital il faut souvent 45 minutes à 1 heure pour les zones très éloignées. Les autres services publics ou privés se font rares. Dans nombre de petites communes ils ont même complètement disparu. L’institut a défini « un panier de la vie courante » qui regroupe à la fois des commerces (boulangeries, supermarchés, etc.), des établissements d’enseignement (écoles, collèges…), des services de soin, etc. Le temps d’accès à un service du panier déterminé par l’Insee est le temps théorique de trajet par la route vers celui qui est le plus proche. Alors que le temps d’accès au panier est la moyenne de ces temps pour l’ensemble des services du panier. En France métropolitaine, la moitié de la population vit dans 3.000 communes (sur un total de plus de 36.000) et accède à chacun des équipements du panier de la vie courante en moins de 4 minutes. En revanche, à l’autre extrémité, les 5% les plus éloignés, résidant dans 13.000 communes, parcourent un trajet d’au moins 9 minutes. Encore s’agit-il de moyenne car dans certaines communes il faut 15 à 20 minutes pour accéder au service de la vie courante. Avec Benoit Hamon, on ira jusqu’à 30 minutes soit 30 à 40 kms.

 

Sondage 2017 : recul de Fillon et Hamon

Sondage 2017 : recul de Fillon et Hamon

Le Pen à 27%, Macron 24, Fillon 19, Hamon et Mélenchon 12.5 selon le dernier sondage Elabe pour « Les Echos » et Radio classique.  Bien qu’il faille toujours prendre les sondages avec des pincettes compte de tenue des marges d’erreur possible (de 2 à 3 %) le paysage électoral en vue des élections présidentielles semble se stabiliser. La plus grande stabilité concerne Marine Le Pen en tête depuis un mois à 27 %. Une Marine Le Pen qui en dépit des affaires pour l’instant ne paraît pas affectée. À l’inverse de François Fillon qui lui passe sous la barre des 20 % et paye le prix des délits de détournement de fonds qui lui sont reprochés. Autre phénomène important celui de la baisse de Benoît Hamon qui n’a jamais réussi à incarner une posture de candidat sérieux pour la magistrature suprême. Ce qu’il faut observer c’est que les deux candidats qui sont sortis des  primaires se retrouvent dans des positions particulièrement inconfortables au point de n’être pas présents au second tour des présidentielles. De quoi s’interroger à propos des primaires qui ont surtout sélectionné des candidats incapables de réunir leur camp. Le candidat d’En Marche, qui a présenté ce jeudi son programme , n’est toujours pas en tête au premier tour, comme il rêve de l’être. Mais si l’élection se tenait ce dimanche, il serait le prochain locataire de l’Elysée. Avec 24% des voix au premier tour, Emmanuel Macron se qualifierait aisément pour le second et l’emporterait avec 62% face à Marine Le Pen. Il a progressé de 1 point en un mois. Aujourd’hui, il n’est plus le candidat qui a l’électorat le plus volatile. 53% d’entre eux se disent « sûrs de leur choix », contre 49% pour les électeurs de Benoît Hamon. « Son socle est en train de se solidifier », analyse Yves-Marie Cann, le qualifiant de « candidat attrape-tout », tant « il arrive à transcender le traditionnel clivage droite-gauche » : il récupère 43% des électeurs de François Hollande en 2012, 50% de ceux de François Bayrou et 20% de ceux de Nicolas Sarkozy. Un tiers des électeurs « CSP + » voteraient pour lui, contre 16% des ouvriers. Empêtré dans l’affaire de l’emploi présumé fictif de son épouse (il sera convoqué le 15 mars par les juges en vue d’une mise en examen ), l’ancien Premier ministre est en grande difficulté dans l’opinion. S’il ne s’effondre pas, le candidat de la droite, jadis le grandissime favori pour succéder à François Hollande, n’est crédité que de 19% des voix. Soit 1 point de moins qu’en février et 7 points de moins qu’en janvier. C’est la première fois dans notre baromètre qu’il passe sous les 20% (sans la candidature de François Bayrou, officielle depuis que le président du Modem a rallié Emmanuel Macron ). Et l’écart avec le fondateur d’En Marche est désormais significatif : 5 points de retard, contre 3 points il y a un mois. François Fillon ne rassemble que 61% des électeurs de Nicolas Sarkozy en 2012 (20% se portent sur Emmanuel Macron et 15% sur Marine Le Pen). Alors qu’il le devançait de 7 points après la primaire, le porte-drapeau du PS fait aujourd’hui jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon (en progression de 2,5 points sur un mois). « Ce qui pénalise très fortement Benoît Hamon, c’est qu’il ne récupère que 32% des électeurs de François Hollande. L’électorat socialiste est fracturé », souligne Yves-Marie Cann. Il faut toutefois noter que le score de Benoît Hamon varie énormément selon les baromètres : il est à 16 %, par exemple, dans le dernier sondage quotidien OpinionWay-ORPI pour « Les Echos » et Radio classique.

Dette : ne pas rembourser ou faire payer l’Allemagne (Hamon)

Dette : ne pas rembourser ou faire payer l’Allemagne (Hamon)

 

Pour financer ses orientations fantaisistes,  Benoît Hamon a trouvé la martingale financière pour financer ses orientations fantaisistes Benoît a trouvé la martingale financière il suffit d’abord d’emprunter, ensuite de ne pas rembourser la dette actuelle ou autre solution de la faire rembourser par l’Allemagne. Hamon propose donc soit le défaut comme en Grèce (banqueroute totale ou partielle) ou bien le transfert de dette sur l’Allemagne avec la mutualisation de l’endettement.  . Depuis 35 ans, c’est la grande glissade ;  on objectera que François Fillon en sa qualité de Premier ministre avait déclaré en 2007 être à la tête d’un État en faillite ; malheureusement quand il a quitté Matignon il a ajouté 600 milliards de plus à cet endettement. Le paradoxe c’est que la France détient le record du monde de prélèvement fiscal avec un taux de 46 % mais bien insuffisants pour couvrir cependant les dépenses qui représentent-elles 57 % du PIB. À ce rythme de détérioration du rapport entre recettes et dépenses d’ici 20 ou 30 ans, sur la tendance, la totalité de la richesse nationale pourrait être affectée aux seules dépenses publiques, bref un taux d’imposition globale de 100 % ! De toute manière cette problématique n’est pas tellement vendeur auprès des électeurs en tout cas auprès de la plus grande partie. En cause, l’incurie totale de la plupart des Français en matière de connaissances économiques et financières. Une récente étude effectuée en Europe sur ce sujet montre  que les Français occupent la dernière position en Europe. Il est clair qu’un endettement qui dépasse les 2000 milliards ne dit pas grand-chose à la plupart des citoyens (à peu près 100 % du PIB,  c’est-à-dire de la richesse nationale produite chaque année). Cela représente environ 33 000 € d’endettement par Français qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, à moins comme Hamon ou Mélenchon de décréter que la France ne remboursera pas la dette. (Ce qui n’empêche pas Mélenchon de suggérer d’emprunter 100 milliards à la BCE pour financer son programme !). Quelques chiffres pour résumer : déficit de 70 milliards d’euros en 2016. Dépenses nettes 374 milliards d’euros et recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l’État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l’État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l’Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport. 35% : C’était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l’OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d’euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu’elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards). 3,3 points de PIB: c’est l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d’intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L’écart est plus faible s’agissant des dépenses d’investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l’Allemagne, l’écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points). 63%. C’était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu’une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s’établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010. 2150 milliards d’euros (33 000 euros par habitant): c’est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d’un déficit permanent, la dette publique française n’a cessé d’augmenter. Elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d’environ 2 100 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront. Conclusion: «une réduction de l’ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l’ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l’Allemagne) serait même d’ampleur à «combler le déficit entre la France et l’Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l’équilibre structurel de ses finances publiques».A moins comme Hamon ou Mélenchon de tirer un trait sur l’endettement… comme en Grèce.

Hamon provoque la révolte des réformateurs du PS

Hamon provoque la révolte des réformateurs du PS

 

 

L’éventualité du non remboursement de la dette évoquée par Benoît Hamon est sans doute la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la contestation des réformateurs du parti socialiste. Des réformateurs qui contestent les orientations  gauchistes de Benoît Hamon et qui sont particulièrement inquiets du score de la primaire du candidat de la gauche engluée autour de 15 %. Si ce score devait se confirmer, le parti socialiste qui peut compter aujourd’hui sur environ 250 députés en perdrait les trois quarts. D’une façon générale, les réformateurs ne considèrent que le projet de Benoît Hamon et utopiste, irréaliste et dangereux. « Nous sommes extrêmement inquiets de la tournure prise par la campagne menée par Benoît Hamon et Yannick Jadot », a déclaré le député Gilles Savary au sortir d’une réunion d’une quinzaine de députés « réformateurs », mardi à l’Assemblée nationale. Elle s’est tenue en présence de lieutenants d’Emmanuel Macron comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le député Christophe Caresche, qui a rejoint le fondateur d’En Marche!  Autre converti « macroniste », le député radical de gauche Alain Tourret décrit « une dynamique en train de se faire autour de Macron dans tous les secteurs de l’opinion », en rupture avec « le programme de M. Hamon qui ce n’est pas celui d’une gauche rationnelle et raisonnable marquée par l’esprit des Lumières ». Gilles Savary décrit un moment « extrêmement compliqué ». « Il y a aujourd’hui des gens qui sont tentés tout de suite d’aller chez Macron, d’autres qui sont tentés de le faire plus tard, d’autres qui sont dans l’attentisme », a-t-il dit. Jean-Marie Le Guen a dénoncé mardi « l’impasse stratégique » dans laquelle s’est engouffré selon lui Benoît Hamon, tenant d’une ligne trop radicale à ses yeux pour séduire une majorité. « Il ne peut pas s’adresser simplement à 20% des Français qui, pour telle ou telle raison, sont sensibles à des thèmes d’une gauche radicalisée », a insisté sur RTL le secrétaire d’Etat à la Francophonie, proche de Manuel Valls. Bref ça rue sérieusement dans les brancards de la belle alliance populaire dont certains pensent de plus en plus à se rapprocher des manuels Macron.

De Rugy lâche Hamon pour Macron

De Rugy lâche Hamon pour Macron

Adieu  la charte de la Belle alliance populaire, De Rugy lâche Hamon et se prononce pour Hamon. . Pas étonnant car les positions de cette écolo modéré plutôt centriste sont assez incompatibles avec les orientations gauchistes de Benoît Hamon.  Candidat au scrutin en janvier, l’élu écologiste, éliminé au premier tour, se devait ainsi de soutenir le vainqueur, Benoît Hamon. Mais un mois plus tard, François De Rugy a fait son choix : ce sera finalement Emmanuel Macron. Après avoir rencontre l’ancien ministre de l’Economie à son QG jeudi dernier, il a annoncé son ralliement mercredi sur France Info . Avant de passer le Rubicon, François De Rugy a toutefois rencontré le co-directeur de campagne de Benoît Hamon, Mathieu Hanotin, afin, selon BFMTV, d’évoquer une place dans l’équipe de campagne. Finalement, François De Rugy rejoindre l’équipe du leader d’En Marche. Selon ses proches interrogés par BFMTV, le député de Loire-Atlantique « est surpris par le fait qu’Hamon ne s’adresse qu’à Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon ». Ses fidèles mettent également en avant son indépendance : « François De Rugy est libre et cohérent. » Dans l’entre-deux-tours de la campagne de la primaire de gauche, François De Rugy avait déjà critiqué Benoît Hamon, sans appeler pour autant à voter Manuel Valls au second tour du scrutin.  »Benoît Hamon a certes verdi son projet socialiste, mais d’un autre côté il refuse la responsabilité, avait-il déclaré sur France Info. Je ne peux pas voter pour Benoît Hamon et en même temps je vois Manuel Valls qui lui assume la responsabilité et je pourrais converger avec lui là-dessus mais il reste très en retrait sur l’écologie, sur les réformes dites de société, démocratiques et je le regrette. A ce stade, je ne suis pas en mesure de dire que je voterai pour l’un ou pour l’autre, je suis déjà en mesure de dire que je ne pourrai pas voter pour Benoît Hamon. »

Hamon- Mélenchon : je t’aime….. Moi non plus !

Hamon- Mélenchon : je t’aime….. Moi non plus !

 

C’est déjà le divorce entre Hamon  et Mélenchon alors qu’ils n’étaient même pas mariés, ni pacsés ! L’hypothèse de leur union reposait en effet sur de fausses déclarations d’amour pour sauver la gauche. Une gauche dont ils n’ont d’ailleurs que faire puisque l’essentiel est de servir leur ego et leur carrière politique. Hamon  et Mélenchon ne se situent nullement dans une problématique de gouvernance mais dans une stratégie classique de gauchisme d’opposition. Pour preuve en avançant des propositions complètement utopiques, ils sont assurés de n’être jamais élus à la magistrature suprême et évitent ainsi le péché de gouvernance reprochée aux réformistes du parti socialiste. D’une certaine manière, ils voudraient faire élire Marine L Pen qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Le spectacle de cette division est assez pathétique et montre à l’évidence que les egos dominent et de très loin l’intérêt général. On objectera qu’il en est à peu près le même chez la plupart des leaders politiques. Pour les deux, on a eu recours à la fallacieuse rhétorique de l’union de la gauche uniquement pour attirer les gogos qui se faisaient encore une illusion sur la possibilité d’un accord. La perspective d’une « alliance des gauches » entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle est donc morte à l’issue d’un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file de « La France insoumise ». Les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif vendredi au téléphone avec la promesse d’une rencontre prochaine, mais les prémices d’une rupture sont vite apparues. Dès vendredi soir, Jean-Luc Mélenchon avait provoqué le vainqueur de la primaire de « La Belle alliance » en prévenant sur BFM TV qu’il n’entendait pas s’ »accrocher à un corbillard », en l’occurrence le Parti socialiste. Puis samedi, dans un billet diffusé sur Facebook, l’ancien ministre de Lionel Jospin s’insurgeait contre le projet confié par Benoît Hamon à l’économiste Thomas Piketty d’un « Parlement de la zone euro ». « La monnaie unique comme identité et projet européen? Étrange invention technocratique! Ce projet ressort tout droit des vieux cartons du PS. On le croyait abandonner dans le siècle dernier », écrit-il notamment. « Est-ce une façon de créer un problème insurmontable entre nous en 2017? Alors autant s’épargner les simagrées unitaires actuelles! », ajoute-t-il. En déplacement samedi à Lisbonne, où le gouvernement socialiste d’Antonio Costa est soutenu par la gauche radicale et les communistes, Benoît Hamon a répliqué aux déclarations « assez brutales » du candidat d’extrême gauche. « Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n’oblige personne », a-t-il lancé devant la presse, s’estimant « le mieux placé » pour faire gagner la gauche à la présidentielle. Dimanche, au « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, l’ancien ministre de l’Education s’est efforcé d’apaiser le climat tout en marquant sa détermination, « tenace » et « têtu ». « Nous ne pouvons pas nous permettre aujourd’hui d’assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l’extrême droite. (…) Je respecte les egos, ils existent, j’en ai moi-même un. Ce que je veux, c’est rassembler les électeurs, les hommes, les femmes. Et si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences », a-t-il estimé. Jean-Luc Mélenchon, a-t-il poursuivi, pose des « conditions fortes ». « C’est vrai que si on fait du covoiturage et qu’on décide que l’on conduit, la couleur des sièges, et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement le covoiturage dans ces conditions-là. Je dois me placer au-dessus de cela. » Il avait même ajouté qu’il n’était pas prêt à monter dans un corbillard

Revenu universel de Benoît Hamon : plus de 30 % d’impôts supplémentaires !

Revenu universel de Benoît Hamon : plus de 30 % d’impôts supplémentaires !

«Je mettrai en place un revenu universel d’existence » Benoît Hamon vainqueur du premier tour de la primaire à gauche, dans son programme. Conséquence, il faudra ajouter au moins au moins 350 milliards au 1000 milliards d’impôt annuel (total des prélèvements obligatoires).

Alors que la valeur travail est sans doute au coeur  de la détérioration de la compétitivité de certains pays occidentaux en particulier en France, la solution avancée serait d’attribuer un revenu universel ou revenu de base à tous ; Un revenu qui varierait de 500 à 1000 € par mois ce qui représenterait selon les hypothèses de 300 à 700 milliards par an. Une véritable folie économique mais aussi une immense duperie sur le plan social car ce revenu universel se substituerait alors  à toutes les deux autres prestations sociales (Chômage, maladie, retraite). Les plus défavorisés seraient alors  victimes car pour la plupart incapable de gérer de manière prévisionnelle les risques précédemment assurés par la solidarité nationale du système actuel. En gros notons que cette proposition est surtout soutenue par le courant gauchiste mais curieusement aussi par le courant ultralibéral qui, lui, ne serait pas fâché de casser tout le système de protection sociale. Le Figaro revient justement sur cette proposition de revenu de base un peu surréaliste et qui doit surprendre nombre de travailleurs de pays en développement. Le principe est très simple: chaque citoyen bénéficie d’une allocation, quels que soient ses revenus, son statut professionnel ou sa situation de famille. Cette prime remplace les autres aides sociales. Selon le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB), association créée en 2013 pour promouvoir et informer sur le revenu de base, il s’agit d’un «droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement». Les promoteurs de différents modèles, comme Lionel Stoléru et Martin Hirsch, militent de longue date pour qu’un réel filet de sécurité soit mis en place dans la société. Plus récemment, Gaspard Koenig, le directeur du think-tank libéral Génération Libre, a fait entendre sa voix pour défendre ce revenu qui «assure une autonomie aux individus lui permettant d’effectuer librement des choix de vie». Les défenseurs d’un tel dispositif n’ont pas tous les mêmes arguments. Certains ont une approche libérale du sujet: le revenu de base aurait surtout pour but de réduire le rôle de l’État-providence et libérer l’individu ; il garantit le minimum et le marché prend le relais. La seconde vision témoigne d’une approche influencée par le marxisme: le revenu de base libère l’individu du travail et le rend libre de ses choix d’activités (travail salarié à temps plein ou partiel, entrepreneuriat, travail bénévole, engagement social ou politique…).  Les opposants au système ne manquent pas non plus d’arguments. Le Secours catholique craint, par exemple, qu’un revenu de base se fasse davantage au détriment des populations les plus fragiles. Selon lui, «c’est un système qui ne favorise pas l’inclusion sociale ; ce n’est pas un rempart contre la pauvreté». Dans un autre registre, certains dénoncent un encouragement au laxisme qui foulerait aux pieds la valeur travail. «C’est un vieux rêve, un peu marxiste, plein de bons sentiments irréfutables, mais sans réflexion économique», avait déclaré le directeur du Centre international d’études monétaires et bancaires à Genève, Charles Wyplosz, après le refus des Suisses. Pour lui, si le lien entre la rémunération et le travail était coupé, «les gens en fer(aie)nt moins».

 

Primaire gauche : Hamon, le vainqueur de l’illusion

Primaire gauche : Hamon, le vainqueur de l’illusion

Attitude sado masochiste ou syndrome de Stockholm le parti socialiste a choisi d’aimer la défaite. Au mieux, le vainqueur de la primaire de la gauche peut espérer finir quatrième, au pire cinquième derrière Mélenchon qui comme Hamon promet aussi la lune. De ce point de vue il est intéressant de revenir sur les cinq ou six propositions démagogiques et irresponsables qui ont permis à Amon de triompher il y a d’abord d’abord ce fameux revenu universel qui permet d’assurer un revenu de 600 à1 000 € par mois selon les hypothèses et dans le coût est  de 400 à 700 milliards par an. Il y a aussi ce pronostic et presque cette promesse de la fin du travail qui induit une perspective de civilisation du loisir. Pour ne pas effrayer le contribuable qui évidemment aurait à financer la débauche de promesses, Hamon a trouvé la fameuse martingale fiscale : ce sont les robots qui paieront. Une mesure particulièrement démagogique qui permet de faire l’impasse sur la hausse démentielle des prélèvements obligatoires comme si les robots n’étaient pas encore davantage délocalisables que le travail humain. Bien conscient de la démagogie de ces propositions France Benoît Hamon a déclaré que tout cela n’était pas pour demain,  ni même après-demain mais que l’objectif était de nourrir « un imaginaire puissant. Belle formule littéraire pour qualifier des propos de coiffeur. Du coup pour l’immédiat, Benoît Hamon a promis de nombreuses augmentations notamment de tous les minima sociaux, du SMIC aussi. Il a aussi annoncé des baisses d’impôts. Bref de quoi séduire la gauche de la gauche altermondialiste, crypto communiste et étatiste. Tout cela évidemment en s’affranchissant de toute contrainte des réalités financières et en s’asseyant sur le concept de compétitivité. Avec de telles propositions le parti socialiste prépare un avenir pour rester au moins 20 ans dans l’opposition. De quoi lui donner le temps de comprendre la complexité et l’interaction des facteurs systémiques dans les champs économiques, technologiques, sociaux, environnementaux et sociétaux.  Le triomphe de Benoît Hamon aura un goût amer quand le parti socialiste aura perdu dès 2017 les trois quarts des députés. De nombreux de pays voisins s’inquiètent  à juste titre du niveau du débat politique en France et de ses conséquences. En effet malheureusement Hamon n’est pas le seul marchand d’illusions il y en a aussi et même de plus puissants que lui a l’extrême gauche et à l’extrême droite. En cause sans doute le manque général de connaissance économique des Français.   Pas étonnant, les Français peuvent gober n’importe quelle orientation démagogique. Dernier avatar : le revenu universel. En cause l’incompétence des Français en matière de finances aussi bien en gestion des dépenses personnelles, crédit, épargne notamment trois critère pur juger la culture financière ; résultat de l’étude Allianz en Europe : les Français sont bons derniers.  Dans le détail, seuls 48% des Français ont répondu correctement aux questions liées aux mécanismes basiques de la finance (inflation, taux d’intérêt), et 9% seulement ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses lorsqu’ils ont été interrogés sur les concepts relatifs aux risques financiers. Si le risque de longévité lié à l’allongement de l’espérance de vie pose moins de problèmes (62% des personnes sondées ont su choisir le produit financier qui les protège le mieux face à ce risque), les notions de « relation risque/rendement », de « diversification du risque » ou encore de « risque de liquidité » sont bien moins maîtrisées. Ainsi, 6% des participants ont su répondre correctement aux trois scénarios inspirés de la vie réelle tandis qu’un quart d’entre eux n’ont pas été en mesure de donner une bonne réponse en choisissant le bon produit financier. Ces résultats ne sont finalement pas si surprenants. D’après un sondage IFOP réalisé pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances en septembre 2016, 85% des Français n’avaient jamais bénéficié d’enseignements d’éducation budgétaire et financière. 43% d’entre eux ont pourtant déjà ressenti au cours de leur vie le besoin de recevoir ce type d’enseignements et 78% souhaitent que l’éducation financière soit enseignée à l’école. Si la France fait figure de mauvaise élève, derrière le Portugal et l’Italie, en matière de culture financière, ce sont les Autrichiens, les Allemands et les Suisses qui s’en sortent le mieux. Prendre des décisions avisées dans ce domaine.

Les partisans de Valls ne soutiendront pas Hamon

Les partisans  de Valls ne soutiendront pas Hamon

 

 

Avant même de désigner le vainqueur de la primaire de la gauche, Valls a annoncé clairement qu’il ne ferait pas campagne pour défendre les orientations de son concurrent. Par ailleurs, l’entourage de Valls a déjà prévu le schisme qui risque de se produire au parti socialiste. Ces partisans ne soutiendront pas non plus Hamon et ne voteront pas pour lui. Certains dès dimanches soir vont annoncer leur ralliement à Macron mais beaucoup d’autres vont faire campagne pour que Benoît Hamon renonce de lui-même compte tenu de l’insignifiance de ses résultats probables au premier tour des présidentielles ; on lui pronostique en effet autour de 6 à 7 %, en tout cas nettement moins de 10 % alors que Macron flirte avec les 20 % et va sans doute les dépasser après l’écroulement probable de Fillon. Du coup, le renoncement de Benoît amont permettrait de sauver le parti socialiste grâce au ralliement à Macron. Pas sûr cependant que ce soit une excellente nouvelle pour Macron lui-même qui se présente comme  le candidat ni à droite ni à gauche. – Des députés socialistes proches de Manuel Valls préparent donc une fronde contre Benoît Hamon dès la semaine prochaine si ce dernier remporte dimanche la primaire de la gauche, ce qui pourrait faire le jeu d’Emmanuel Macron. Le député de Gironde Gilles Savary, un des chefs de file des réformateurs du PS, fait circuler un texte dont les signataires disent en substance ne pas être en mesure de faire campagne sur les propositions de l’ancien ministre de l’Education. « Nous sommes en train de préparer un texte soutenant le réformisme », a-t-il déclaré vendredi à Reuters. « Nous disons que ça sera très difficile de faire campagne pour expliquer qu’on va retirer le CICE et la loi travail, légaliser le cannabis. » « On a soutenu la politique gouvernementale. Faire une campagne en expliquant qu’on ne la soutient plus est quelque chose d’insoutenable et d’intenable devant les électeurs. » L’ancien Premier ministre Manuel Valls, donné perdant dans les sondages, est intervenu vendredi dans le même sens en expliquant qu’il ne pourrait « pas défendre » le programme de son concurrent, représentant de l’aile gauche du PS.  Selon Gilles Savary, auteur de la première version du texte, celui-ci sera finalisé mardi lors d’une réunion du pôle des réformateurs du PS convoqué à 10h00 et publié dans la foulée, s’il est approuvé, dans un grand quotidien. L’élu de Gironde estime à ce stade qu’une trentaine de députés socialistes pourraient le signer. Gilles Savary et ses amis réformateurs dénoncent un « détournement de primaire » qui aboutirait, si Benoît Hamon l’emporte dimanche, à un changement complet de ligne en faveur d’un tout autre modèle de société, sans que cela ait pu être arbitré et débattu au sein du Parti. De là à appeler à soutenir l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron, aujourd’hui en pleine ascension dans les sondages, il y a un pas qu’ils ne sont pas encore tous prêts à franchir collectivement.  Mais l’hypothèse n’est pas écartée a priori et sera vraisemblablement au cœur de la réunion de mardi. « Pour le moment, ce n’est pas arbitré. Il y a des tentations, il y a des prises de contact individuelles, il n’y a pas encore de prise de contact collective », explique Gilles Savary, qui fait aussi état de « prises de contact discrètes » avec des proches de François Hollande, dont le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, et avec Emmanuel Macron. Il estime que si Benoît Hamon remporte la primaire, comme c’est le plus probable, mais « se traîne dans les sondages à un niveau considéré comme mortel pour le PS, le PS pourrait soutenir un autre candidat, venu de l’extérieur ». « Connaissant Benoît Hamon, je pense qu’il jouera la carte du PS au maximum mais que si ça patine trop, il ne sera pas un obstacle à un ralliement à Macron, qui sera présenté comme le moyen de faire barrage à Marine Le Pen », ajoute-t-il.

Hamon: adieu à la commission européenne

Hamon: adieu à la commission européenne

Dans une interview à 20 minutes, Hamon règle son sort à la commission européenne et sans doute derrière à l’Europe en considérant que l’union européenne n’a aucune responsabilité, aucune prérogative en matière sociale. Ce qui est faux évidemment par exemple concernant l’important dossier des travailleurs détachés  ou le règlement socail européen des routiers et plus largement d’autres domaines  même si les Etats conservent la mainmise sur nombre de dispositions.  Le domaine  socail –concerne notamment l’emploi et le chômage, les conditions de travail, l’égalité hommes-femmes, la protection sociale… – relève avant tout de la compétence des États. Ceux-ci cherchent toutefois à harmoniser certains aspects de leurs législations sociales. Le législateur européen peut fixer des règles minimales que les États doivent respecter (par exemple, en matière de temps de travail). Par ailleurs, l’UE coordonne les politiques de l’emploi des États membres au sein d’une stratégie commune (la Stratégie européenne pour l’emploi. La politique sociale est progressivement devenue une composante importante du projet européen. En 1957, le traité de Rome ne comportait que peu d’articles concernant spécifiquement la politique sociale. Il a cependant créé le Fonds social européen (FSE) qui vise à lutter contre le chômage et à favoriser la formation et la reconversion professionnelles. En 1986, l’Acte unique étend les compétences communautaires à la santé et à la sécurité au travail. Les traités de Maastricht (1992) et d’Amsterdam (1997) renforcent la politique sociale européenne, la question de l’emploi devenant « d’intérêt communautaire » et nécessitant une stratégie de coordination.

Le Conseil européen de Lisbonne (mars 2000) a même fixé comme objectif le plein emploi à l’horizon 2010 et la modernisation du modèle social européen. Le traité de Lisbonne (2007) confirme les objectifs (avec la mention du « plein emploi », du « progrès social » et de la « cohésion économique, sociale et territoriale ») et dispositions déjà existants pour la politique de l’emploi et la politique sociale de l’Union. Le sommet social tripartite pour la croissance et l’emploi (qui réunit les présidences du Conseil des ministres et de la Commission ainsi que les représentants des employeurs et des travailleurs) est désormais inscrit dans le traité (art. 152 TFUE).

Les réalisations de l’UE en matière d’Europe sociale concernent quatre grands domaines :

– la libre circulation des travailleurs et la coordination des régimes de sécurité sociale : tout ressortissant de l’UE a le droit de travailler, sans discrimination, dans un autre pays membre et d’y être socialement assuré ;

– l’égalité des hommes et des femmes : de nombreuses directives ont été prises depuis 1975 pour garantir l’égalité de traitement au travail, de rémunération et de sécurité sociale. Un Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes, créé en 2006, est opérationnel depuis décembre 2009 (son siège est à Vilnius) ;

– le droit du travail : protection des droits individuels, collectifs, et garantie de la santé et de la sécurité sur le lieu de travail ;

– la lutte contre les discriminations.

 

En balayant d’un revers de main les critiques de Bruxelles (ce qui est très à la mode et parfois justifié) Hamon refait le coup d’Aubry avec les 32heures en y rajoutant le surréaliste revenu universel. Forcément ça plaît de promettre la lune.

Interview de Hamon dans 20 minutes.

Sur quoi vous basez-vous quand vous dites que le « revenu universel est majoritaire dans l’opinion » ?

La vraie question est celle-là : est-ce que l’on est d’accord ou pas sur l’évolution du travail ? J’affirme qu’il y aura un impact puissant de la révolution numérique sur l’emploi. Aux responsables politiques de penser les protections : sont-elles suffisantes vis-à-vis de la maladie, du non-emploi, du travailleur non-salarié ? Non. C’est pourquoi je pense ces protections à travers le revenu universel et le partage du travail. Et même si mon pronostic venait à être infirmé et qu’il n’y avait pas de raréfaction du travail, le travail sera quand même transformé. A cause de l’automatisation, un emploi sur deux va changer et le métier ne sera plus le même. Donc oui, je veux penser la protection sociale de demain, et le revenu universel en sera le pilier.

Que dites-vous à la Commission européenne qui est en contradiction avec votre programme sur l’emploi ?

L’Europe n’a aucune compétence sur les questions sociales. Elle se mêle de ce qui ne la regarde pas. Les recommandations de la Commission européenne en matière du droit du travail, c’est classement vertical [Il fait le geste de jeter un dossier à la poubelle]. Je n’ai absolument pas besoin qu’un technocrate bruxellois vienne m’expliquer comment on rénove le marché du travail. Je pense qu’il a été très mal réformé quand on a fait la loi El Khomri en fonction de ce que demandait Bruxelles. Après mon élection présidentielle, la Commission européenne, ce sera « merci, au revoir ».

 

Comment réagissez-vous aux accusations d’emploi fictif visant Pénélope Fillon ?

La conséquence à en tirer, c’est qu’il faut empêcher que l’on recrute un membre de sa famille. Il faut une frontière étanche entre un député et ses employés.

Pendant cet entre-deux tours, vous attendiez-vous aux attaques sur la laïcité du camp Valls ?

Je m’attendais à une offensive qui n’est pas illégitime sur le revenu universel, ou encore sur la laïcité car nous avons deux conceptions distinctes. Mais il y a eu des propos blessants. Je pense que ledébat d’hier [mercredi] a permis de rectifier la portée des propos des lieutenants de Manuel Valls. Si on avait dû s’arrêter à certains discours, on aurait basculé dans une campagne nauséabonde.

 

Le député PS Malek Boutih, soutien de Manuel Valls, dit à 20 Minutes que vous seriez « en résonance avec une frange islamo-gauchiste ». Qu’en est-il ?

C’est une volonté de faire mal, d’insulter. Il fait partie de ceux qui aujourd’hui ont une conception de la laïcité que je trouve fausse. Pour moi, la laïcité n’est pas un dogme, ce n’est pas la religion de ceux qui n’ont pas de religion. C’est l’art du vivre ensemble. On doit être implacable dans la lutte contre l’islam radical. Mais aussi accepter qu’au nom de la laïcité, une femme, quand elle décide librement de se voiler, soit protégée par la loi de [séparation entre l’Etat et l’Eglise de] 1905.

Député des Yvelines, élu de Trappes, vos détracteurs vous accusent d’accommodements avec l’islam radical…

Lesquels ? Il n’y en a pas. Ces accusations sont du poison pour mobiliser contre moi, car je serais ambigu. Il y a eu une maladresse à propos des cafés de Sevran quand j’ai dit que le sexisme n’est pas né avec l’arrivée des musulmans en France, car il y avait déjà des cafés exclusivement masculins. Cela a été pris comme une relativisation de ce que je condamne. Or je suis le seul à avoir proposé un corps de contrôle des discriminations, une sorte de police des discriminations comme il existe une police de la répression des fraudes. Mais quand vous voulez faire un procès d’intention à quelqu’un, vous n’avez pas besoin de preuves.

 

Dans votre discours à Saint-Denis le 28 août 2016, vous évoquez des « accommodements raisonnables » avec l’islam en France sur le modèle canadien. De quoi parlez-vous ?

Dans les sorties scolaires, durant lesquelles les parents sont des auxiliaires de service public, il peut y avoir des mamans voilées. Voilà un accommodement qui pour certains apparaît comme une remise en cause de la laïcité, alors qu’en fait c’est la preuve d’une République capable d’assurer un service public d’éducation. Ce qui n’est pas acceptable, c’est qu’un patient à hôpital exige un interne masculin. Ces accommodements raisonnables, nous les pratiquons déjà. La loi de 1905 dit que rien ne m’empêche de croire du moment que je ne trouble pas l’ordre public. Rien ne m’empêche de ne pas croire. C’est l’art du vivre ensemble que la loi de 1905 permet, protège, et garantit.

Ces « accommodements » devraient-ils faire l’objet d’une loi ?

Je ne veux rien ajouter à la loi. On a tout. C’est incroyable : sous la pression des anciens adversaires de la loi de 1905, l’extrême droite, certains veulent la tordre pour en faire un glaive contre l’islam.

Si vous êtes vainqueur de la primaire PS, votre programme présidentiel sera-t-il à 100 % le même qu’aujourd’hui ?

Le cap sera intégralement maintenu. Mais je vais enrichir, améliorer ce qui peut l’être, comme j’ai pu le faire pendant cette campagne à propos du 49-3 citoyen. J’y ai ajouté des critères de représentativité du territoire et un seuil participation au référendum pour qu’il soit valable. Je ne suis pas dogmatique.

Comment rassembler la gauche quand des soutiens de François Hollande pensent à rallier Emmanuel Macron en cas de défaite de Manuel Valls ?

Je ne crois pas au scénario selon lequel les amis de François Hollande basculent chez Emmanuel Macron. Il me faudra faire des efforts quand il me reviendra de représenter toute cette famille. Nous nous connaissons bien avec Manuel Valls. Il prendra la place qu’il jugera être la bonne. Je ne lui demanderai pas d’aller défendre le contraire de ce qu’il pense. Ce serait ridicule d’en faire le porte-parole d’un revenu universel auquel il ne croit pas.

Comment penser un « dialogue possible » avec Mélenchon et Macron quand tous les deux veulent la mort du PS ?

Emmanuel Macron, c’est le centre, pas la gauche. Avec Jean-Luc Mélenchon, je dis que le dialogue est possible, même si je le perçois difficile car il a envie d’aller jusqu’au bout. Se posera la question de savoir qui est le plus à même de rassembler la gauche. C’est une discussion que je souhaite avoir avec lui.

Comment votre programme marqué à gauche peut-il parler à l’ensemble d’une société française marquée par des peurs du terrorisme, de la crise migratoire, du déclassement ?

L’air du temps, c’est le destin des feuilles mortes. Vous auriez parié que l’on parle aux déjeuners du dimanche du revenu universel ? On ne parlait que d’identité et de burkini… On a réussi à imposer la question sociale dans le débat et je vais continuer. Je respecte l’intelligence de mes compatriotes et je ne parle pas aux peurs, je ne fais pas commerce électoral des angoisses. J’en tiens compte, je ne les méprise pas mais j’essaie de proposer un chemin qui mobilise des énergies positives et solidaires. Les énergies négatives, vous les trouvez du côté de François Fillon et de Marine Le Pen. Eux disent :  »ça va être le chaos, c’était mieux avant ». Moi je dis « cela peut être mieux demain », et c’est pourquoi je parle de « futur désirable ».

Sondage Primaire gauche : Hamon vainqueur d’un débat soporifique

Sondage Primaire gauche : Hamon vainqueur d’un débat soporifique
Dans un débat à mi-chemin entre le salon de thé des bobos de gauche et le café du commerce, il paraît assez logique que Benoît Amon apparaisse vainqueur. Les protagonistes se sont en effet limité à des généralités dans tous les domaines accumulant poncifs, banalités aussi approximations. Avec parfois des propos particulièrement surréalistes comme le « futur désirable » ou la « promotion d’un imaginaire collectif puissant », sûrement des formules de spécialistes de la com.  qui vendraient des baskets à un   cul-de-jatte.  Pas étonnant,  les intéressés sont des apparatchiks qui n’ont qu’une connaissance assez évasive des réalités économiques, sociales voir sociétales. Par ailleurs ce ne sont pas des intellos susceptibles de théoriser avec un peu de pertinence les problématiques des enjeux complexes actuels. Selon une étude de l’institut Elabe, relayée par BFMTV quelques minutes après la fin du débat téléviséHamon a ainsi été jugé le plus convaincant de  la rencontre, avec 60 % de téléspectateurs acquis à sa cause contre 37 % en faveur de Manuel Valls. Et sur les sympathisants de gauche, ce chiffre prend un point supplémentaire du côté de Benoît Hamon.  Dans le détail, les téléspectateurs ont trouvé le député plus agile sur la question du travail, avec un score de 54 % contre 45 % pour Manuel Valls. Idem sur la question de la laïcité, même si l’écart est plus resserré, 50 % à 48 %. En amont du débat, l’ancien Premier ministre avait pourtant attaqué à plusieurs reprises son rival, l’accusant d’adopter une position « ambiguë » sur la question, alors que lui défend une laïcité protectrice. Manuel Valls remporte  toutefois l’adhésion des téléspectateurs sur la question de la sécurité avec 59 %contre 39 % pour Benoît  Hamon.

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol