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Élections départementales et régionales : la grosse ficelle de la demande de report de Richard Ferrand

Élections départementales et régionales : la grosse ficelle de la demande de report de Richard Ferrand

Les élections départementales et régionales ont déjà été reportées de mars en juin. En cause, l’environnement sanitaire qui fausserait les résultats. Une objection qui n’est pas sans fondement si l’on se fie aux résultats complètement tronqués des élections municipales où nombre de responsables ont été élus avec de l’ordre de 20 % des voix et un taux d’abstention de 60 % voire davantage.

 

Mais la vraie raison des pas forcément sanitaire mais politique. Car il est vraisemblable qu’une fois encore le parti du président de la république, la république en marche risque de subir un terrible revers. La république en marche demeure en effet un parti tout à fait virtuel sans implantation réelle au plan local et surtout sans fonctionnement démocratique.

 

Du coup de report en report les élections départementales et régionales pourraient même être déplacées après les élections présidentielles. Une nouvelle débâcle de la majorité lors d’une séance électorale gâcherait l’image du pouvoir actuel à la veille des élections présidentielles.

 

le  président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui retrouve un peu de liberté politique après le classement de son affaire juridique ( pour prescription !), s’autorise donc– évidemment avec l’assentiment de l’Élysée– une annonce- en apparence disruptive mais en réalité très complaisante pour proposer le report des élections locales en octobre.

 

Dans un courrier au Premier ministre que le JDD a pu consulter, il se dit « favorable à un report [...] au tout début du mois d’octobre 2021″, les 3 et 10. Ce proche d’Emmanuel Macron explique : « Nous pourrions ainsi bénéficier pleinement des effets de la vaccination de la moitié de nos compatriotes dès la fin de l’été, comme l’a annoncé le Président de la République, et offrir à tous les candidats la possibilité de mener une campagne électorale normale. »

A minima, les dates des 20 et 27 juin lui « semblent plus favorables », car « chaque semaine de vaccination est une semaine gagnée », défend Ferrand, conscient des « ajustements matériels » (concernant notamment les comptes de campagne) que supposerait un décalage en octobre. « Vous mesurez chaque jour que les décisions les plus pertinentes sont rarement les plus aisées, alors qu’à l’inverse, la commodité apparente du statu quo n’emporte pas toujours les effets escomptés », écrit-il à Jean Castex.

Après consultation des forces politiques et des associations d’élus locaux, l’exécutif doit rendre sa décision « assez rapidement », a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, renvoyant aux débats prévus sur le sujet, les 13 et 14 avril, à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Automobile : nouvelle grosse chute

Automobile : nouvelle grosse chute

 

Les immatriculations neuves de l’Hexagone plongent en février de près de 21%, ce qui porte la chute à 15% sur deux mois.

Le secteur automobile subit une nouvelle grosse chute lié bien sûr à la situation sanitaire mais pas seulement. Certes les ménages hésitent à engager des investissements importants que représentent une automobile et leur attentisme se ressent dans tous les champs d’activité économique. Ceci étant, le secteur automobile est victime d’interrogations supplémentaires concernant son avenir propre. En effet la question se pose de savoir s’il faut conserver son véhicule le plus longtemps, le changer mais avec quel type de motorisation.

 

On parle évidemment beaucoup de la voiture électrique mais son coût est encore largement inaccessible pour une grande partie de la population. En outre sa fiabilité et ses vertus environnementales restent à démontrer. Ici ou là on annonce des restrictions voir des interdictions de véhicules à moteur thermique dans les 10 ou 20 ans. Or en moyenne des véhicules en circulation ont un âge moyen de 10,6 ans avec évidemment des écarts autour de la moyenne. Ce sont ses interrogations sur la date et les modalités de l’interdiction des véhicules thermiques qui rendent les acheteurs potentiels particulièrement dubitatifs et donc attentistes

 

Les ventes de voitures ont donc encore plongé de 21% en février accentuant la chute du mois de janvier (-6%). Les modèles diesel ont atteint un plus bas historique depuis les années 1980, mais les voitures 100% électrique n’ont pas reproduit leur performance des mois précédents. Les professionnels n’attendent pas de reprise avant le second semestre.

 

les immatriculations neuves de l’Hexagone plongent en février de près de 21%, ce qui porte la chute à 15% sur deux mois.

Coronavirus : grosse dégradation

Coronavirus : grosse dégradation

  • Le rythme de la pandémie s’emballe comme c’était prévu et la France risque de connaître malheureusement la même situation qu’a connue le Royaume-Uni. Un Royaume-Uni qui a enregistré déjà plus de 100 000 morts. La France, elle, n’a enregistré jusqu’à maintenant « que » 75 000 morts mais le rythme s’accélère. Surtout du fait de la progression du virus britannique. Ainsi on comptait il y a seulement quelques semaines, au début du mois de janvier environ 1 % des contaminations provenant du virus britannique, désormais une étude flash des mondes que le virus britannique est responsable d’environ 20 % des cas et qu’il montra tour de 40 à 60 % courant mars.

Les chiffres de l’épidémie attestent en tout cas d’une hausse de la circulation du virus du territoire, mercredi. Les hospitalisations continuent d’augmenter, avec 27.169 personnes soignées dans les hôpitaux (+128 par rapport à mardi). Les réanimations suivent également le même chemin : après avoir passé la barre des 3.000 cas graves en début de semaine, on y compte un total de 3.107. Le nombre de morts est lui aussi en augmentation, avec 74.456.

 

Sénégal: enterrement d’une grosse affaire de corruption

Sénégal: enterrement d’une grosse affaire de corruption

Sans doute du fait de l’apparition des noms de British Petroleum et de celui du frère du président, la justice vient d’enterrer une immense affaire de corruption au Sénégal.

L’affaire porte sur l’attribution, en juin 2012, de l’exploration et de l’exploitation de deux champs pétroliers et gaziers à la société Petro-Tim de l’homme d’affaires australo-roumain Frank Timis, novice dans le secteur, associée à Petrosen (Société des pétroles du Sénégal).

Macky Sall avait pris la tête du pays en avril 2012. La BBC a affirmé en juin 2019 que la compagnie de Frank Timis avait secrètement versé en 2014 une prime de 250.000 dollars à Agritrans, une société contrôlée par Aliou Sall.

La BBC disait aussi que les participations du groupe de Frank Timis avaient été rachetées par BP en 2017 pour 250 millions de dollars, assortis de redevances de quelque 10 milliards de dollars sur 40 ans, détournant d’importants revenus des caisses de l’Etat.

Grosse manif de beaufs pro-Trump

Grosse manif de beaufs pro-Trump

 

La démocratie autorise évidemment des rassemblements de manifestants y compris quand les causes sont discutables. C’est le cas aux États-Unis où les sélecteurs républicains manipulés par Trump participaient samedi à un énorme rassemblement autour de la Maison-Blanche. Sans doute ce rassemblement sera-t-il rééquilibré dans les jours qui viennent par des manifestations en faveur au président élu Joe Biden. La caractéristique des manifestants de Trump  est cependant à 70 % de contester le processus démocratique considérant que les élections ont été truquées.

D’une certaine façon, cette attitude est assez proche de ce qu’on rencontre dans nombre de pays africains où le moins que l’on puisse dire c’est que la maturité politique et démocratique doit encore progresser. Il faut constater que le camp de Trump rassemble à peu près tout ce que les États-Unis comptent de beaufs c’est-à-dire d’individus certes respectables mais qui n’auront jamais le prix Nobel. Ce sont les couches moyennes apeurées qui adhèrent aux théories caricaturales de leur président. Bref des sortes de beaufs prêts à avaler n’importe quel discours qui les confortent  dans leur conviction simpliste et souvent aussi raciste.

Ce danger menace nombre de pays la France compris. D’abord et peut-être parce que les intellectuels généralistes se font rares. Il se réfugie dans leur discipline respective alors que la crise est caractérisée par une complexification des facteurs explicatifs, certains économiques, d’autres sociaux, culturels, environnementaux et technologiques. Du coup, il est plus facile de croire que la crise peut être imputée à un seul facteur responsable, un pays, une race . De ce point de vue, les intellectuels de par leur frilosité portent une responsabilité dans cette caricature de la crise utilisée par les candidats populistes.

Ce qui globalement est en cause c’est la crédibilité de la parole publique. Dans nombre de pays pour faire face à tous les dangers qui menacent l’économie comme la démocratie, on attend l’homme fort qui viendrait résoudre tous les problèmes car la classe politique classique a perdu le contact avec les réalités socioéconomiques depuis qu’elle a transformé le mandat électoral en métier. Une sorte de clergé politique s’est accaparée la démocratie dans laquelle les électeurs ne croient plus beaucoup. D’une certaine façon, Trump  est le produit de ces différents phénomènes et la France comme bien d’autres pays pourraient se livrer un homme providentiel (ou une femme), aussi incompétent que déséquilibré, du moment qu’il fait office de thérapie anxiolytique.

Reconfinement : produits non essentiels interdis mardi dans les grandes surfaces, encore une grosse connerie !

Reconfinement : produits non essentiels interdis mardi dans les grandes surfaces, encore une grosse connerie !

 

On peut légitimement se demander si ce gouvernement multiplie les erreurs par volonté ou par incompétence. En effet, la décision du Premier ministre d’interdire la vente de produits non essentiels dans les grandes surfaces constitue une belle connerie. Le problème est en effet de ne pas créer de distorsions de concurrence entre les grands magasins et les petits commerces mais aussi de ne pas favoriser par des décisions anachroniques les plates-formes numériques de distribution comme Amazon.

 La solution n’était pas d’interdire la vente de produits non  essentiels mais d’autoriser la réouverture des petits commerces sous réserve bien entendu de mesures barrière effectivement respectées. Notons que dans les grandes surfaces, les clients se côtoient voire se bousculent, tripotent les produits en toute impunité et contre toute logique de protection sanitaire.

Comme précédemment, il aurait été possible d’ouvrir les petits commerces quitte à limiter le nombre de clients présents au même moment dans l’établissement. En même temps,  le Premier ministre offre  un énorme cadeau à des plates-formes comme Amazon qui vont pouvoir commercialiser les produits n’en essentiels désormais interdits dans les supermarchés.

Parmi les incohérences il faudrait aussi ajouter la fermeture des magasins commercialisant des produits culturels ou encore l’interdiction du sport de plein air.

 

Encore une grosse manif en Biélorussie

Encore une grosse manif en Biélorussie

 

En dépit des pressions, en dépit de l’arrestation et de l’emprisonnement de milliers et de milliers d’opposants et de manifestants, une nouvelle manifestation imposante s’est encore déroulée dans la capitale biélorusse pour protester contre le trucage des élections présidentielles du 9 août remportée par le sortant Alexandre Loukachenko. Près de 30.000 personnes ont pris part aux manifestations, selon l’agence de presse Interfax qui précise qu’environ 50 personnes ont été interpellées par la police

Près de 13.000 personnes sont détenues par les autorités depuis les élections, dont des opposants au régime qui n’ont pas souhaité quitter le pays. Les médias indépendants ont également été la cible d’une forte répression.

L’opposante biélorusse Svetlana Tsikhanouskaïa a donné mardi jusqu’au 25 octobre au président Alexandre Loukachenko pour quitter le pouvoir sous peine de lancer un appel à la grève générale.

Recrutement des cadres: la grosse chute de 30 à 40 %

Recrutement des cadres: la grosse chute de 30 à 40 %

 

Les embauches de cadres sont en chute libre avec 170.00 recrutements prévus cette année, contre 281.300 recensés en 2019. . Lors d’un point presse ce jeudi matin, le directeur général de l’organisation des cadres, Gilles Gateau, a tiré la sonnette d’alarme.

« L’enquête montre un effondrement très important des recrutements de cadres, surtout par rapport au 300.000 prévus en début d’année. Les dernières annonces du chef de l’État vont sûrement abaisser ces prévisions. C’est une baisse de 30% à 40% par rapport aux intentions d’embauches initiales de 2020. C’est une baisse sans précédent par son ampleur et sa brutalité. C’est un choc très lourd. Des signaux étaient déjà visibles sur le nombre d’offres déposées sur le site de l’Apec en début d’année. »

SONDAGE popularité Castex. : Grosse chute

Covid-19 : Paris en « alerte maximale » comme Marseille mais pas de fermeture des restos !

Tous les indicateurs montrent que Paris, d’autres villes aussi comme Lyon, Lille, Grenoble, Toulouse, et Saint-Etienne ont depuis le 25 septembre atteint les limites qui les classent en alerte maximale. La décision les concernant sera prise lundi. Par contre, contrairement à Marseille il est vraisemblable qu’on ne fermera pas les cafés et les restaurants à Paris. Pourquoi ? Tout simplement parce que Paris est la capitale et que les lobbys peuvent peser davantage qu’à Marseille. On notera évidemment la grande différence de traitement entre Paris et Marseille;  cela d’autant plus que les experts eux-mêmes ne sont même pas l’accord à Marseille sur les critères qui justifient le classement en alerte maximale. Du coup, pour ne pas être encore une fois ridicule, le ministre de la santé pourrait décider de réouvrir avec des conditions les cafés et restaurants de Marseille.

 

.A Paris et sa petite couronne, les trois seuils fixés par le gouvernement pour passer en « zone d’alerte maximale » ont été dépassés, mais que « depuis quelques heures ». Les données seront donc réexaminées ce dimanche pour un éventuel renforcement des restrictions dès ce lundi. Un tel classement « supposera que les habitants de Paris et de la petite couronne réduisent temporairement leurs interactions sociales de manière drastique, en tout cas plus importante que ce qu’ils font déjà : plus de fêtes de famille, plus de soirées, fermeture totale des bars », a rappelé Olivier Véran. Une nouvelle fois le ministre de la santé pourrait se contredire si l’on en juge après son communiqué du 1er octobre :

Si Paris et sa petite couronne passent en alerte maximale « dès lundi », les bars devront alors totalement fermer. Les restaurants pourraient rester ouverts, des discussions vont avoir lieu. En revanche, les fêtes de familles et les soirées seront interdites (@olivierveranpic.twitter.com/detYJ6X2Ux

 

SONDAGE popularité Castex. : Grosse chute

D’après la moyenne des sondages qu’effectue le JDD Castex est passé en juillet  de 49,4% à 42,29% de satisfaction en septembre.

Dans le détail, la popularité d’Emmanuel Macron se situe en septembre dans un intervalle qui va de 35% à 45% de satisfaction, avec des évolutions diverses en fonction des instituts.

  • Il perd six points en un mois chez BVA (à 38% contre 44% en août et 39% en juillet), quatre chez Elabe (à 35% contre 39% en août et déjà 35% en juillet).
  • Il prend deux points en un mois dans le baromètre Ifop-JDD (de 36% à 38%), deux points en deux mois chez Kantar (de 33% à 35%) et un point dans le baromètre Ifop-Paris Match (de 38% à 39%) et celui d’Ipsos (de 39% à 40%). Enfin, il stagne chez Harris Interactive (45%).

Au-delà de la question exacte qui est posée, les différences d’une enquête à l’autre peuvent aussi relever de la méthodologie utilisée par chacun des instituts (mode de collecte, taille et « redressement » de l’échantillon…) appelle le JDD qui devrait aussi préciser que cela dépend aussi de la coloration politique du journal. !

SONDAGE Yannick Jadot : grosse baisse de popularité

SONDAGE Yannick Jadot : grosse baisse de popularité

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Yannick Jadot peine à incarner le futur leader incontestable des écologistes. D’une certaine manière,  plus les écolos progressent et plus Yannick Jadot tend à se marginaliser. A peine 16 % des Français disent avoir une « bonne image » de la figure de proue des écologistes, dans le baromètre politique Elabe pour « Les Echos » et Radio classique. Son point de plus bas depuis plus d’un an.

 

Il faut dire que Yannick Jadot est difficilement identifiable en matière de positionnement politique écartelé entre le radicalisme des verts et ses positions personnelles relativement modérées voir même assez proches de la politique du pouvoir. Sans doute plus proche par exemple  du MoDem que des gauchistes qui contrôlent les verts. En plus Yannick Jadot cultive une politique de médiatisation très personnelle mettant même en scène sa vie familiale, ce qui déplaît fondamentalement aux écolos purs et durs.

L’eurodéputé n’avait gagné que 4 points dans la foulée des municipales, fin juin. Depuis, sur deux mois, il en a perdu 6. Et se retrouve même 9 points plus bas qu’après les européennes de mai 2019. L’ancien activiste de Greenpeace n’occupe que la 27e marche du classement des personnalités politiques (qui en compte 33), quand Nicolas Hulot, retiré de la vie politique, est troisième avec 46 % de bonnes opinions.

Biélorussie : nouvelle grosse manif contre la dictature

Biélorussie : nouvelle grosse manif contre la dictature

 

Sans doute encore plus de 100 000 manifestants à Minsk (Biélorussie), dimanche 6 septembre, pour protester contre la dictature et le trucage des élections présidentielles qui a permis au dictateur Loukachenko de conserver le pouvoir après déjà 20 ans d’exercice. Les  manifestants sont partis en début d’après-midi en cortège des différents quartiers de Minsk, pour se réunir progressivement jusqu’à former deux impressionnants défilés sur des boulevards convergeant vers le centre. Criant des slogans comme  »Tribunal ! » ou « Combien vous payent-ils ? » à destination des forces de l’ordre- très fortement présente y compris l’armée–, les manifestants se sont ensuite dirigés vers le palais de l’Indépendance, la résidence d’Alexandre Loukachenko protégée par un important dispositif de sécurité.

Des Biélorusses manifestent contre le président Alexandre Loukachenko à l’appel de l’opposition, le 6 septembre 2020 à Minsk (Biélorussie).  (TUT.BY / AFP)

Selon des journalistes de l’AFP, la mobilisation était supérieure à celle des précédents week-ends, et plus de 100 000 Biélorusses défilaient.

Comme la semaine dernière, les forces de l’ordre ont été déployées en masse, avec des canons à eau et même l’armée et des véhicules blindés autour de bâtiments stratégiques. Les stations de métro ont été fermées avec des barrières et des barbelés.

L’ONG de défense des droits de l’Homme Viasna a fait état de 75 manifestants interpellés. D’autres manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes du pays, notamment à Grodno (ouest) où des échauffourées ont éclaté avec la police.

Loin de sembler reculer, le régime d’Alexandre Loukachenko a récemment répondu par de nouvelles arrestations à la mobilisation des étudiants, qui ont multiplié les actions et se sont mis en grève après la rentrée du 1er septembre. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été arrêtés dans la semaine, une réponse répressive qui touche aussi les journalistes biélorusses dont une vingtaine ont été interpellés.

Automobile : grosse chute de 20 %

Automobile : grosse chute de 20 %

 

Une terrible chute de 20 % qui surprend d’autant plus les constructeurs attendaient plutôt à une légère augmentation comme en juin et juillet. Cela semble révéler que l’augmentation précédente était due phénomène de rattrapage qui est aujourd’hui réalisé. Le marché retrouve sa tendance baissière même si la diminution devrait être moins sensible d’ ici la fin de l’année. Au total depuis le début de l’année, le baisse atteint de l’ordre de 32 % ! Le marché automobile constitue souvent un bon indicateur du comportement des ménages qui certes ont réduit leurs achats pour des questions conjoncturelles liées à la crise sanitaire mais aussi pour des tendances plus structurelles qui concernent le rapport aux équipements lourds et aux dépenses importantes.

 

Biélorussie : encore une grosse manif contre Loukachenko

Biélorussie : encore une grosse manif contre Loukachenko

Les dizaines de milliers de manifestants ont choisi le jour anniversaire du dictateur biélorusse pour manifester en masse leur mécontentement suite au trucage des élections présidentielles par l’intéressé. Loukachenko qui a déjà exercé le pouvoir pendant 26 ans a truqué les élections pour conserver son mandat. Il est malheureusement appuyé par Poutine l’autre dictateur qui s’apprête lui aussi à bricoler la constitution pour prolonger son mandat d’une vingtaine d’années alors que lui aussi a déjà exercé le pouvoir pendant environ 20 ans. D’une certaine manière, ces deux dictatures se font la courte échelle en matière de caricature démocratique.

Alexandre Loukachenko, qui a eu 66 ans ce dimanche, rejette les accusations de fraude électorale mais ne parvient pas éteindre la contestation de ses opposants, qui manifestent ou organisent des grèves dans les grandes entreprises publiques depuis près de trois semaines.

Son homologue russe Vladimir Poutine a souhaité bon anniversaire à Alexandre Loukachenko lors d’un entretien téléphonique et a profité de cette occasion pour l’inviter à Moscou, signe que le Kremlin paraît déterminé à soutenir le président biélorusse face à la contestation et aux menaces de sanctions occidentales.

“Il a été convenu d’organiser une rencontre à Moscou dans les prochaines semaines”, a dit le Kremlin à l’issue de cet entretien.

Dimanche, les manifestants ont convergé vers le centre de Minsk, la capitale, brandissant des ballons, des fleurs et des drapeaux blanc et rouge, éphémères couleurs de la Biélorussie au début des années 1990 devenues des symboles du mouvement contre Alexandre Loukachenko.

Certains automobilistes ont exprimé leur soutien aux manifestants en klaxonnant tandis que des femmes se sont allongées devant un cordon de policiers anti-émeutes.

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la résidence du président biélorusse, dont l’accès était protégé par des agents armés de boucliers, des canons à eau et des fourgons.

L’agence de presse russe Interfax a fait état d’une colonne de véhicules blindés se dirigeant vers le centre de Minsk.

Tout au long de la journée, la police a procédé à des arrestations. Au moins 125 personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur cité par l’agence russe RIA.

Des manifestants ont résisté à leur arrestation par ce qui semblait être des agents de sécurité en civil, a rapporté un témoin.

Sur des images diffusées par des médias locaux, on a pu voir des femmes vêtues de tenues traditionnelles déposer des citrouilles devant le principal bâtiment administratif du pays, un geste qui, selon la coutume, signifie le rejet d’un prétendant.

L’un des principaux opérateurs de téléphonie mobile du pays, A1, a dit avoir réduit sa bande passante à la demande du gouvernement.

Selon des organisations de presse et une association de journalistes, la Biélorussie a retiré les accréditations de certains journalistes travaillant pour des médias étrangers et couvrant les manifestations contre Alexandre Loukachenko.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a condamné dimanche ces mesures “arbitraires”.

La science économique: une grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf

La science économique: une grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf

 

 

Il est indéniable que la science économique est indispensable à la compréhension puis à l’évolution de nos sociétés. Ceci étant  vouloir en faire une discipline quasi universelle qui couvre pratiquement toutes les autres relève d’une prétention un peu ridicule et d’une approche assez corporatiste. Témoin cette tribune -intéressante mais très corpo dans l’Opinion de Bertrand Jacquillat , vice-président du Cercle des économistes. Il est sans doute un peu prétentieux de considérer que la formation économique d’aujourd’hui est susceptible d’embrasser les dimensions non seulement économiques bien sûr mais notamment aussi sociales, environnementales, sociétales voire politiques. Et c’est bien de drame et les limites de l’analyse de trop d’études économiques. Une défense un peu corporatiste de l’expertise économique ne confère aucune légitimité et pertinence à cette discipline nécessaire mais souvent trop réductrice ( que l’approche soit théorique ou empirique). Ce qui est e cause, c’est sans doute la formation ( et l’expérience) des économistes.

 

  »…… Cette discipline ( économie)  est la seule à avoir fait le lien entre les sciences dites « dures » et les sciences sociales. L’approche que constituent l’expérimentation, l’analyse d’expériences, l’étude en laboratoire, la modélisation relève des sciences physiques, mais le but ultime de l’économie est de mieux comprendre les interactions sociales. D’aucuns disent d’elle que sa grille de lecture est trop simpliste ou trop réductrice. Mais c’est la réduire à la seule macroéconomie et aux quelques variables macroéconomiques connues du grand public.

Elle couvre en réalité bien des sujets et renoue avec la sociologie, la psychologie, la géographie ou l’histoire dans la lignée d’un Gary Becker ou d’un Daniel Kahneman, auxquels fut décerné le prix Nobel pour leurs travaux qui débordaient le champ de l’économie stricto sensu. Ce qui fait dire à l’un des auteurs, en conclusion de sa contribution, que l’avenir de l’économie se situait en dehors de l’économie… Une évolution salutaire qui lui permet de dépasser le simple Homo economicus abstrait de la théorie traditionnelle.

Loin de se montrer impérialiste, l’économie témoigne d’une certaine humilité en étant aujourd’hui au plus près des faits et des individus, avec une dimension empirique croissante. Sur la quantité de recherches publiées il y a une trentaine d’années, le ratio entre la théorie et l’empirique était de 50/50. Il est devenu aujourd’hui de 20/80. Une fois le cadre théorique défini, l’abondance toujours plus grande de données très granulaires, aussi fines que désagrégées et souvent à haute fréquence, permet d’observer, comme le ferait un biologiste avec son microscope, le comportement des individus et des organisations, en matière de production, d’achat, etc.

« Certains chercheurs s’attellent à refonder la macroéconomie à partir de la microéconomie, ce dont ont rêvé les générations d’économistes qui les ont précédées sans même tenter de s’y coller, tant la tâche leur semblait impossible »

Facilitateurs « d’honnêteté ». Cela ne veut pas dire pour autant que toute formalisation mathématique est abandonnée. Car comme le rappelle l’un des contributeurs, si la mathématisation et l’analyse statistique rigoureuse sont parfois perçues de l’extérieur comme artificielles, comme une manière de se retrouver entre experts, elles sont avant tout des facilitateurs « d’honnêteté » selon sa jolie formule. Elles obligent le chercheur à s’exposer à la contradiction, à aller au-delà de la simple intuition, à ne pas tomber dans les sophismes ou les incantations, nombreux sur les questions de société.

Même s’ils font preuve d’humilité, ces chercheurs n’en sont pas moins ambitieux. Certains d’entre eux s’attellent à refonder la macroéconomie à partir de la microéconomie, ce dont ont rêvé les générations d’économistes qui les ont précédées sans même tenter de s’y coller, tant la tâche leur semblait impossible. C’est devenu aujourd’hui envisageable pour la raison évoquée plus haut, le cloud ; les données microéconomiques qui faisaient cruellement défaut pour effectuer en pratique cette grande agrégation sont désormais disponibles.

L’un de ses promoteurs illustre comment la microéconomie peut « informer » la macroéconomie. Au cours des dernières années on observe, surtout aux Etats-Unis, une concentration accrue dans tous les secteurs qui s’accompagne d’une augmentation des profits agrégés, ce qui fait craindre l’émergence de nouveaux monopoles. Mais cette augmentation des profits agrégés ne résulte pas de la hausse des profits des entreprises individuelles, mais de l’augmentation de la taille des entreprises les plus rentables. Il s’agit d’un simple effet de pondération, qui conduirait à la mise en œuvre d’une politique industrielle et de la concurrence autre que celle qui serait entreprise sur la base de l’observation des seules données macroéconomiques.

Par la diversité des thèmes qu’ils abordent, le pragmatisme et la diversité de leurs approches, sans pour autant sacrifier à la rigueur, ces économistes français, devenus par ailleurs très influents dans leur milieu naturel universitaire, ouvrent la voie au retour de l’expertise économique dans le débat public. »

Bertrand Jacquillat est vice-président du Cercle des économistes et senior advisor de J. de Demandolx Gestion.

Convention citoyenne : grosse manipulation pour un referendum

Convention citoyenne : grosse  manipulation pour un referendum

 

Convention climat : un référendum même bidon pour obtenir 80 % de réponses positives ?

En mal dans les sondages de popularité, Macron, pourrait se résoudre à proposer un sondage bidon pour obtenir 60 à 80 % de réponses favorables à une question forcément évidente du type pour ou contre l’écologie. Avec des propositions nunuches des 150 citoyens tirés au hasard et qui découvrent la lune. La puissance de la crise sanitaire relance cette hypothèse, à la veille de la présentation d’un «nouveau chemin». La fin de la Convention climat pourrait être l’occasion, pour le chef de l’État, d’expérimenter ce type de consultation, dont la dernière en date remonte à 2005 avec la Constitution européenne. Le référendum est l’un des outils institutionnels dont dispose le président de la République, avec la démission, la dissolution de l’Assemblée, le remaniement. Pourquoi pas aussi un referendum pour ou contre la fiscalité ?

 

 

Pour répondre aux revendications écologiques fortes qui ressortiront des travaux de ces 150 citoyens tirés au sort, le président de la République étudie plusieurs pistes, dont le référendum.

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Plus gros rassemblement organisé depuis le début du confinement contre l’épidémie de coronavirus avec  des slogans sur la liberté et l’indépendance . Les manifestants protestent contre les intentions de Pékin de resserrer les lois sur la répression et la liberté. En fait il s’agit d’arrêter plus facilement ceux qui sont considérés comme des fauteurs de troubles par Pékin. Une manière aussi pour le régime chinois de détourner l’attention sur les problèmes internes de la Chine caractérisée par un écroulement de la croissance ( proche de zéro) est une montée assez vertigineuse du chômage (20%). Une stratégie classique: désigner un ennemi pour mieux cacher les insuffisances internes. L’ennemi extérieur est désigné : ce sont les États-Unis. L’ennemi intérieur, lui, est Hong Kong. En plus on va profiter des risques du Coronavirus pour interdire tout rassemblement.

Première manifestation donc depuis que Pékin a proposé jeudi ses lois sur la sécurité nationale, elles constituent un nouveau test pour le président chinois Xi Jingping, qui peine à étouffer l’opposition publique au renforcement de la mainmise chinoise sur le hub financier de Hong Kong.

Le gouvernement de la ville a tenté dimanche de rassurer la population et les investisseurs étrangers sur l’impact des nouvelles lois, celles-ci ayant suscité des craintes sur les marchés financiers et une volée de critiques de la part de gouvernements étrangers et d’associations des droits de l’Homme.

Les lois chinoises font aussi craindre pour l’avenir du compromis de 1997, “un pays, deux systèmes”, qui garantissait à Hong Kong d’importantes libertés, notamment pour la presse et le système judiciaire, lors de sa rétrocession à la Chine par la Grande-Bretagne.

Dimanche, la police a mis en garde les manifestants de ne pas braver l’interdiction de se rassembler à plus de huit personnes, toujours en vigueur pour éviter la propagation de l’épidémie.

La nouvelle législation proposée par la Chine pourrait conduire à des sanctions américaines et menacer le statut de hub financier de la ville, a prévenu dimanche le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche Robert O’Brien.

“Il semblerait, avec cette loi sur la sécurité nationale, qu’ils soient partis pour s’emparer de Hong Kong, et s’ils font ça, (…) le secrétaire d’Etat Mike Pompeo sera probablement incapable de certifier que Hong Kong maintien un niveau élevé d’autonomie, et si cela arrive, des sanctions seront imposées sur Hong Kong et sur la Chine”, a-t-il déclaré sur NBC.

Automobile France: grosse chute en janvier

Automobile France: grosse chute en janvier

ça commence très mal en janvier suivant ainsi les tendances qui se dégageaient à la fin de l’année 2019. Cette fois la tendance pourrait bien s’inscrire nettement à la baisse en 2020 ( comme en Europe d’ailleurs). Plusieurs facteurs explicatifs, d’abord des normes encore plus  rigoureuses en matière d’émissions polluantes, ensuite les interrogations quant aux évolutions technologiques ( la production de masse à des prix abordables des voitures électriques par exemple voire à hydrogène), le ralentissement économique mondial alimenté tout autant par la baisse du commerce que par la relative stagnation des consommations intérieures Les immatriculations de voitures neuves en France ont diminué de 13,44% en janvier, selon les données brutes du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) publiées samedi, au seuil d’une année qui s’annonce délicate à négocier pour les marques de voitures. Il s’est immatriculé dans l’Hexagone 134.232 véhicules particuliers le mois dernier, a annoncé le CCFA. Janvier a compté cette année 22 jours ouvrables, comme l’an dernier à la même époque.

Le marché automobile français commence ainsi mal une année 2020 marquée par un ralentissement global de la demande et par des choix commerciaux délicats sur les moteurs thermiques et électrifiés pour se conformer au nouveau plafond européen de 95 grammes de CO2 pour les émissions moyennes des voitures neuves.

Sauf rebond imprévu en cours d’année lié aux nouveautés, les immatriculations en France devraient accuser en 2020 leur première année de baisse après cinq années de hausses consécutives. En 2019, elles ont encore progressé de 1,9%. En 2020, Renault prévoit une légère baisse du marché automobile français, tout comme le CCFA, tandis que l’observatoire Cetelem de l’automobile la chiffre à -3,2%.

Anniversaire des 35 heures: la grosse bavure de la gauche

Anniversaire des 35 heures: la grosse bavure de la gauche

Surprise par sa victoire aux élections législatives, le gouvernement socialiste s’est précipité pour trouver un totem pouvant caractériser sa politique sociale. La vérité force à dire que les socialistes ne s’attendaient absolument pas être élus. De toute façon chaque fois qu’ils ont eu le temps d’élaborer  un programme ils ne l’ont guère appliqué longtemps. Rappelons-nous qu’en 80 le programme piloté par Chevènement a été vite enterré pour être remplacé par les 101 propositions du candidat Mitterrand  et en 1983 les propositions essentielles de Mitterrand ont alors été remises en cause.

Le même phénomène s’est produit en 97. Il fallait forcément faire « à gauche » alors on s’est inspiré d’une proposition de réduction du temps de travail de la CFDT qui proposait les 35 heures mais avec une différence de taille : sans compensation financière. C’est-à-dire une mesure qui permettait de ne pas augmenter le coût salarial. Le parti socialiste toujours aussi approximatif sur les questions socio-économiques n’a repris qu’une partie de la proposition et à imposé les 35 heures. Soit immédiatement une perte de compétitivité de l’ordre de 10 % que la France paye encore. Une conséquence toujours négative quantitativement même si ici ou là on a compensé par des gains de productivité en tout cas en partie. Le pire c’est que ces 35 heures ont installé dans le pays la culture du R,TT. Une culture qui remet en cause la valeur travail et qui explique pour une grande partie le déclin économique du pays. La loi sur la réduction du temps de travail, entrée en vigueur le 1er février 2000, a sapé la compétitivité de l’économie française. Plusieurs gouvernements se sont efforcés de l’amender, sans oser la supprimer.

C’est un anniversaire dont les entreprises françaises se passeront bien. Ce samedi, les 35 heures vont fêter leurs vingt ans, la réduction de la durée légale du travail décidée par le gouvernement Jospin étant devenue effective le 1er février 2000 dans les entreprises de plus de 20 salariés. Deux décennies durant lesquelles la simple évocation de l’expression «35 h» a suffi à alimenter les polémiques et les débats de quatre campagnes présidentielles. Deux décennies de joutes législatives aussi puisque la réduction du temps de travail imposée par les lois Aubry de 1998 et 2000 a depuis été déjà assouplie plus d’une demi-douzaine de fois…

À tel point qu’il est rare de rencontrer des salariés qui travaillent 35 heures par semaine. «La moyenne, c’est plutôt 37 heures», estime Anna Milleret-Godet, avocate chez Cohen & Gresser. Beaucoup de cadres travaillent entre 45 et 50 heures hebdomadaires selon la CFE-CGC, leur syndicat représentatif. Le problème c’est que certains cadres ont aussi adhéré à cette culture RTT.

 

Croissance Japon : grosse chute de la production industrielle

Croissance Japon : grosse chute de la production industrielle

Il est vraisemblable que la croissance du Japon sera dans le rouge au quatrième trimestre si l’on en juge notamment par la forte baisse de la production industrielle. En cause, le ralentissement mondial et notamment celui de la Chine l’un des pays d’échanges majeurs pour le Japon. Cette perspective de croissance dans le rouge est aussi validée par la baisse de la consommation à intérieure.

 

La production industrielle au Japon a décliné à un rythme record sur la période octobre-décembre sous l’effet du ralentissement de la demande, intérieure comme extérieure, renforçant l’hypothèse que l’économie japonaise s’est contractée au quatrième trimestre 2019. D’autres données officielles communiquées séparément vendredi montrent que les ventes au détail ont chuté en décembre pour un troisième mois consécutif, alimentant les inquiétudes sur la consommation depuis la hausse de la TVA en octobre dernier.

La propagation de l’épidémie du coronavirus apparu en Chine menace d’accentuer la pression sur la troisième puissance économique mondiale, dépendante des exportations et notamment de celles à destination de la Chine. La production industrielle a chuté de 4,0% au quatrième trimestre, son déclin le plus rapide depuis que les données en la matière ont commencé à être répertoriées en 2019, montrent les statistiques du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.

Signe encourageant toutefois, elle a progressé le mois dernier de 1,3% en rythme annuel, battant le consensus qui ressortait à +0,7% après des déclins consécutifs en octobre (-4,5%) et novembre (-1,0%). Les industriels interrogés par le ministère ont dit s’attendre à une hausse de la production de 3,5% en janvier, suivie d’une progression de 4,1% en février.

Indicateur important de la consommation privée, les ventes au détail ont reculé en décembre de 2,6% en rythme annuel, soit un troisième mois consécutif de déclin. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un recul moins important, de 1,8%.

Sondage: grosse chute de Macron, à 25% seulement

Sondage: grosse chute de Macron, à 25% seulement 

Un sondage très peu repris par les grands médias sous domination de la finance qui montre que Macron paye lourdement la facture de son incompétence et de ses provocations à propos des retraites. Pour le  dernier baromètre YouGov réalisé du 6 au 7 janvier, Emmanuel Macron voit sa popularité chuter de 4 points, pour s’établir à 25% d’opinions favorables, contre 29% au mois de décembre.

 

Une chute brutale qui intervient alors que la grève contre la réforme des retraites s’enlise, et que les tractations avec les syndicats réformistes sur l’âge pivot patinent.

De son côté, le premier ministre accuse une baisse -moins sévère- de 2 points sur le mois.

“Malgré une hausse de 5 points auprès des sympathisants de Gauche (26% d’opinions favorables), le chef de l’Etat baisse auprès de l’ensemble des autres franges de l’opinion”, note l’institut de sondage. Emmanuel Macron a néanmoins encore de la marge avant de retrouver l’impopularité qui s’exprimait au plus fort de la crise des gilets jaunes, quand sa cote flirtait avec les 20% d’opinions favorables.

En cette rentrée 2020, la popularité du chef de l’État est dans la moyenne qu’il enregistre depuis la révélation de l’affaire Benalla en juillet 2018.

Difficile de ne pas lier cette glissade à la gestion de la réforme des retraites. Surtout que dans le détail, Emmanuel Macron perd 15 points auprès des électeurs de droite, après avoir progressé de 12 points dans cette frange de l’opinion le mois précédent. Un rééquilibrage qui peut s’expliquer par les concessions faites à certaines catégories professionnelles qui échappent déjà au régime universel, la disparition des régimes spéciaux étant un marqueur fort à droite. Édouard Philippe enregistre d’ailleurs une chute similaire sur cette frange de l’opinion.

 

Le chef de l’État semble également payer son absence dans les débats, alors que le pays vit sa plus longue grève depuis mai 68.

 

À l’inverse, Édouard Philippe, qui est en première ligne sur le front syndical et médiatique, accuse dans ce dernier baromètre une baisse moins importante.

Emmanuel Macron voit aussi sa cote baisser au sein de son cœur électoral. En un mois, le chef de l’État perd 9 points chez les sympathisants du centre, et plus spécifiquement 3 points chez ceux de La République en Marche. Une tendance qui pourrait s’expliquer par la crispation autour de l’âge pivot, une mesure rejetée par 34% des sympathisants LREM.

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