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La taxation du carburant plutôt que celle du travail (Macron)….. Encore une grosse idiotie

La taxation du carburant plutôt que  celle du travail (Macron)….. Encore une grosse idiotie

 

 

Il est clair que Macron peut difficilement s’éviter l’une de ces petites phrases idiotes voir arrogantes pour faire la leçon aux Français. Cette fois le président affirme qu’il préfère la fiscalité sur le carburant à celle sur le travail. Une préférence qui n’a aucune pertinence car ce qui est préférable c’est surtout de stopper l’hystérie fiscale. Faut-il rappeler que la France est le champion du monde des prélèvements obligatoires. En gros sur un euro de richesse nationale la moitié est prélevée par l’État ou les collectivités locales. Il s’agit donc dans cette déclaration d’une maladresse supplémentaire de Macron qui semble indiquer que le travail est prioritaire par rapport aux déplacements de personnes supposées sans doute inutiles. Or pour l’essentiel, le carburant et surtout utilisé pour les déplacements domicile travail, cela à défaut d’autres alternatives. Seconde idiotie celle-là récurrente lorsque le chef de l’État et son gouvernement, qui ne  cessent de déclarer : « j’assume ». Une phrase qui ne signifie rien car ceux qui assument réellement sont ceux qui payent la facture de la fiscalité. Assumer, c’est être responsable hors avec son hystérie fiscale, le gouvernement est en train de tuer la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat. Et le président de répéter les poncifs de bistrot :   «Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies». Or  on sait bien que la transition énergétique ne peut reposer sur un seul levier, qu’elle doit être progressive afin de modifier structurellement le mode de production et de consommation. La hausse de fiscalité ne changera qu’à la marge le choix  modal de tant qu’il n’y aura pas d’alternative en terme de transports collectifs ou de véhicules non polluants financièrement accessibles.  La contestation contre l’augmentation des prix des carburants, forte notamment d’une pétition signée par plus de 700.000 personnes, s’est récemment cristallisée autour d’un appel au blocage des routes le 17 novembre prochain. Les trois quarts des Français (78%) ont dit soutenir ce mouvement, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour franceinfo et Le Figaro diffusé jeudi. Par ailleurs, 76% des Français jugent que l’augmentation des taxes sur le carburant et le fioul domestique est une mauvaise chose et 80% d’entre eux estiment que les hausses des taxes sur les produits pétroliers auront un impact élevé sur leur pouvoir d’achat.

 

Popularité Macron : grosse chute chez les chefs d’entreprise

Popularité Macron : grosse chute chez les  chefs d’entreprise

18 points en moins en deux mois ! Selon la dernière grande consultation réalisée par OpinionWay pour CCI France, La Tribune, Europe 1, la popularité du chef de l’Etat auprès des chefs d’entreprise est au plus bas depuis son élection en mai 2017. Ils sont désormais 36% à se déclarer satisfaits de l’action menée par le président de la République contre 54% lors de la dernière enquête réalisée à la fin du mois de juillet. Il perd au total 18 points en l’espace de deux mois. A l’opposé, les répondants qui estiment que la politique menée par la Présidence est insatisfaisante sont 63%, contre 45% en juillet. Certes, la politique menée par Emmanuel Macron reste mieux appréciée par les dirigeants d’entreprise que par les Français, mais les patrons qui représentaient une catégorie très favorable pour le locataire de l’Elysée semblent désormais eux aussi ressentir de la déception. C’est une mauvaise nouvelle pour l’exécutif qui a traversé un été plombé par les polémiques avec l’affaire Benalla et une croissance en berne. De manière générale, l’indicateur qui mesure le degré d’optimisme des chefs d’entreprise a clairement plongé. Il est passé de 132 à 99 en septembre. Ainsi, même si les patrons sont encore 74% à se déclarer confiants sur les perspectives d’activité pour leurs entreprises, ils étaient encore 79% il y a deux mois. Surtout, le niveau de confiance des dirigeants dans l’économie mondiale (-25 points à 38%) et dans l’économie française (-29 points à 36%) est en chute libre. La montée en puissance des populismes et la multiplication des tensions sur la scène du commerce international assombrissent la confiance des dirigeants. En France, la baisse de la consommation des Français lors du premier semestre a contribué au ralentissement de l’activité.

Méthode : étude réalisée auprès d’un échantillon de 601 dirigeants d’entreprise. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d’activité et la taille, après stratification par région d’implantation. Les interviews ont été réalisées par téléphone du lundi 10 au lundi 17 septembre 2018.

Emploi « Traverser la rue», une grosse intox, souvent

Emploi « Traverser la rue», une grosse intox, souvent

La solution proposée par Macron de traverser la rue pour résoudre la crise du chômage relève d’une énorme intox même si certains éléments sont à prendre en compte. Il y a d’abord les chiffres ;  la France compte officiellement environ 6 millions de chômeurs hors au maximum il n’y a que 250 000 emplois qui sont vacants (la DARES parle de 150 000 emplois en 2018). Certes on ne peut nier que le rapport sociétal au travail a évolué (y compris chez les cadres), certes on ne peut nier que des CDD à temps partiel ne sont pas assez incitatifs par rapport au dispositif d’aides sociales mais les discours de salon globalisant sur la responsabilité individuelle de tous les  chômeurs constituent une escroquerie intellectuelle. On voit bien que même si ces emplois étaient tous occupés on serait loin d’avoir résolu la crise du chômage. En 2015, Pôle Emploi a reçu 2,5 millions d’offres et une partie de 15%, n’a pas été satisfaite. Pour comprendre pourquoi, l’agence a conduit une étude. Bilan : une entreprise sur trois n’avait plus besoin de recruter, elle a donc annulé son offre. D’autres ont manqué de budget. En fait, 111.000 postes n’ont pas été pourvus en 2015, faute de candidats et encore, la moitié de ces postes étaient des CDD de moins de six mois. Donc emploi durable, en CDI, c’est environ 50.000 offres non pourvues faute de candidats. Il faut extrapoler parce Pôle Emploi ne gère que 40% des offres environ. La fourchette la plus honnête, et celle qu’on doit retenir, c’est 150 à 250.000 offres d’emplois non pourvues chaque année, faute de candidats et la moitié seulement en CDI. En outre les difficultés de recrutement concernent surtout des emplois  qui exigent certaines qualifications. Pour  la directrice de la Dares, Selma Mahfouz, les entreprises du secteur de la restauration et de l’hôtellerie, où il y a beaucoup de roulement de personnel, “ont le sentiment d’avoir de la difficulté à recruter” quand l’économie repart, “mais elles y arrivent». Les réelles difficultés se font plutôt sentir dans les secteurs en manque de qualifications, que ce soit en informatique ou dans la construction. Les métiers les plus recherchés en 2018 étaient les charpentiers, régleurs, ou encore couvreurs, selon la dernière enquête en besoin de main d’œuvre de Pôle emploi. Pour Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures (OFCE), nous ne sommes pas encore dans une “situation critique”. Les difficultés de recrutement sont revenues aux niveaux d’avant-crise, a-t-il dit à Reuters, mais elles n’ont pas rattrapé les niveaux des années 2000, leur pic historique. Les entreprises n’ont pas encore non plus utilisé tous les leviers dont elles disposent pour gagner en attractivité, ce qui peut expliquer le manque d’intérêt pour certains métiers. Le salaire moyen par tête dans l’industrie n’a augmenté que de 1,3% au 1er trimestre de 2018 par rapport au 1er trimestre 2017, alors que l’inflation sur la même période a été de 1,4%. Pour les branches marchandes non agricoles, la hausse de la rémunération moyenne a été de 1,6%. “Pendant des années avec la crise (…), les entreprises n’avaient pas de difficultés à recruter. Mais on n’est plus dans la même situation qu’il y a trois ans et on peut imaginer qu’il faut, dans certains secteurs, accepter des augmentations de salaires”, ajoute-t-il.

Il note toutefois une baisse depuis deux trimestres de la part des contrats temporaires (CDD ou intérim) dans l’emploi salarié, alors qu’elle est en constante progression depuis 2014. Elle représentait 11,9% au deuxième trimestre de 2018. “L’attractivité ne passe peut-être pas encore par la hausse des salaires mais plutôt par le fait de sécuriser certains emplois”, dit-il. “Si vous voulez trouver quelqu’un de qualifié, vous ne pouvez pas lui proposer un CDD”.

Fiscalité agricole : grosse réserve sur l’embauche de saisonniers

Fiscalité agricole : grosse réserve sur l’embauche de saisonniers

Globalement les nouvelles dispositions fiscales prises par le gouvernement concernant le secteur agricole n’ont pas été trop mal accueillies  notamment pour ce qui concerne les dispositifs permettant de lisser les conséquences des catastrophes climatiques ou autres. La principale critique concerne l’embauche des saisonniers.  la suppression du dispositif spécifique d’exonérations de cotisations patronales pour l’emploi de travailleurs occasionnels et de demandeurs d’emploi (TODE) en agriculture. Or on connaît déjà toutes les difficultés qu’ont certains secteurs agricoles à pouvoir embaucher. Pas étonnant du coup qu’on fasse appel de manière de plus en plus massive à des travailleurs étrangers. Parmi les autres mesures annoncées mercredi, le triplement du plafond d’exonération des transmissions de baux ruraux à long terme afin de faciliter la transmission des exploitations ou encore l’adaptation “du cadre comptable de l’impôt sur les sociétés aux spécificités de l’activité agricole». La dotation pour investissement (DPI), “ainsi qu’un certain nombre d’incitations poussant les exploitants parfois à investir de manière artificielle dans le matériel agricole”, seront elles supprimées. Quant à la dotation pour aléas (DPA), créée pour permettre aux agriculteurs de constituer durant les bonnes années une dotation déductible de l’impôt sur le revenu et de l’utiliser lors des mauvaises années, ce dispositif n’a “pas eu le succès escompté”, a relevé le Premier ministre, qui a annoncé la levée de plusieurs “freins” qui gênaient son recours. Les agriculteurs pourront désormais constituer et reprendre des réserves financières sans conditions pendant une durée de 10 ans, contre 7 ans actuellement, et le plafond sera maintenu à 150.000 euros. Edouard Philippe a également confirmé que l’augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) sur le gasoil non routier ne concernerait pas les agriculteurs. Les allègements de charges consécutifs à la suppression du CICE s’appliqueront, elles, dès le 1e janvier 2019 dans le secteur agricole, contre le 1er octobre pour les autres secteurs, une manière d’”adresser un signal favorable à l’emploi et à l’équilibre des exploitations” agricoles.

SONDAGE Macron : grosse chute

SONDAGE Macron : grosse chute

Dans le baromètre réalisé par l’Ifop pour le JDD,  quatrième recul d’affilée et 16 points de moins qu’au mois de janvier, sa cote de satisfaction s’établit désormais à 34% (66% de mécontents), son plus bas niveau depuis qu’il est au pouvoir. Ce recul de cinq points n’est pas le plus spectaculaire du quinquennat Macron puisque, outre l’été 2017 qui marquait la fin de son état de grâce (-10 points en juillet à 54%, -14 en août à 40%), le chef de l’Etat avait également chuté de six points entre janvier et février de cette année. Mais la tendance baissière n’a jamais été aussi longue et, surtout, semble ici s’accélérer. Elle rejoint d’ailleurs le constat fait par les autres instituts de sondage, qui ont tous enregistré une baisse de 8 à 12 points de popularité pour le Président depuis le début d’année.

Dans ce  baromètre, Emmanuel Macron ne semble ménager par aucune catégorie de population. Il est en fait maintenant minoritaire dans toutes les catégories socioprofessionnelles et enregistre les baisses les plus fortes chez les 25-49 ans (-9 points), les commerçants, artisans et chefs d’entreprise (-12) et les salariés (-8). Sa cote s’amenuise même chez les électeurs de son parti (87%, -6), s’effondre à droite (-14 chez les sympathisants LR à 25%, -13 à l’UDI) comme au PS (20%, -12) et reste résiduelle chez les Insoumis ou partisans du Rassemblement national (15%). A croire que l’union des oppositions contre Macron aperçue lors de l’affaire Benalla s’effectue aussi à leur base. Sondages :

Affaire Benalla- Macron : grosse bavure

Affaire Benalla- Macron : grosse bavure

D’une certaine manière, c’est une bavure inévitable car le président ne dispose d’aucun filet de protections. D’ailleurs il n’en veut pas,  intervient, décide et tranche sur tout. De plus c’est la terreur chez se collaborateurs, à l’Elysée, au gouvernement et dans le parti en Marche. Macron ne tolère aucune voix discordante, aucune opposition. Du coup,  le monarque républicain est très exposé à la moindre erreur. Et c’en est une. Comment imaginer qu’un membre de l’Elysée puisse  aller taper avec violence sur des manifestants ? Et cela sans autorisation (même si certains victimes ne sont pas vraiment des enfants de cœur comme les casseurs professionnels). Le plus grave encore c’est peut-être la tentative de Macron d’étouffer une  affaire qui relève évidemment de la justice. Une justice jusque là très tolérante vis-à-vis du chef de l’Etat et qui mis sous le coudes nombres d’affaires embarrassantes (Ferrand, Sarkozy, Bayrou, Tapie, et à l’avenir l’affaire Solère). Tardivement, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour violences et usurpation de fonctions, après l’identification par le quotidien Le Monde de l’auteur de ces violences filmées le 1er mai place de la Contrescarpe, à Paris. Alexandre Benalla, responsable de la sécurité de la campagne d’Emmanuel Macron devenu chargé de mission et adjoint au chef de cabinet du président, apparaît sur ces vidéos frappant un jeune homme, entouré de CRS et portant un casque de police. Avertie le lendemain des faits, la présidence l’a suspendu 15 jours, sans faire la publicité de cet événement. Il a ensuite été réintégré, en perdant ses attributions en matière d’organisation des déplacements présidentiels. Le porte-parole de la présidence a critiqué jeudi “un comportement inacceptable” et souligné que cette sanction était “la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée”.

Grosse manif contre l’arnaque des compteurs Linky

Grosse manif  contre l’arnaque des  compteurs Linky

 

 

Chaine humaine de 300 personnes, dans le village d’Autrans (Isère) pour protester contre l’arnaque des  compteurs communicants Linky. « Enedis touche pas à mon compteur » proclamait une grande banderole, tandis que les pancartes dénonçant le compteur communicant fleurissaient parmi les marcheurs. Une manif qui fait suite à celle organisée en Gironde. Rappelons que la  CNIL avait  son tour dénoncé aussi l’arnaque des compteurs Linky au motif qu’en réalité les clients ne sont pas réellement informés des conséquences relatives à l’exploitation des données.   Des contrôles ont, en effet, révélé que le consentement demandé aux clients n’était pas « libre, éclairé et spécifique » conformément à l’article 7 de la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978. La cour des comptes a critiqué = aussi  les fameux compteurs intelligents Linky. Une intelligence toutefois relative puisqu’elle ne permettra pas d’accéder à des données de consommation plus détaillée mais autorisera des augmentations de tarifs. À noter surtout le coût de la facture qui sera supportée le moment venu en grande partie pour le consommateur La facture globale s’élève à 5,7 milliards d’euros au total, dont 5,3 milliards d’euros pour Enedis, le solde concernant les distributeurs locaux d’électricité. Le gain prévu pour le consommateur a été évalué à 9,2 milliards d’euros : 5,2 milliards d’euros grâce à un accès à des offres plus concurrentielles liées à un accroissement de la concurrence entre fournisseurs ! 2,3 milliards d’euros correspondant à la valorisation de l’allégement des contraintes pesant sur lui (fin de sa présence obligatoire lors de certaines opérations) ! et 1,9 milliard d’euros liés aux économies de consommation, déduction faite du coût du compteur prélevé sur sa facture. Aussi la Cour des comptes conclut-elle que  le déploiement de Linky à l’échelle nationale pourrait finalement se conclure par un solde nul, voire négatif de – 0,2 milliard d’euros. En fait, le bénéfice sera surtout financier pour Enedis, ce que critique la Cour des Comptes.

 

 

Justice : grosse manif

Justice : grosse manif

 

Encore une  manif pour protester contre la réforme de la justice cette fois. Les avocats et les magistrats contestent  surtout le manque de négociation à propos de l’accélération et de la simplification  des procédures. Une évolution sans doute souhaitable compte tenu de l’engorgement de la justice mais mériterait une concertation plus approfondie. Encore une fois une  réforme un peu à la va vite et qui manque de dialogue. En outre, avocats et magistrat refusent les mesures d’économie implicitement contenues dans la réforme dans un secteur où déjà on manque de moyens. La France étant l’un des pays où on consacre le moins de moyens financiers à la justice.  Le gouvernement a notamment fixé pour objectifs au projet de loi de programmation pour la justice, qui reprend cinq chantiers qui ont fait l’objet de plusieurs mois de concertation, une accélération et une simplification des procédures civiles et pénales et une réorganisation des juridictions et des peines, pour désengorger tribunaux et lieux de détention. Les syndicats de magistrats, d’avocats et de personnels de la justice dénoncent un “simulacre” de concertation, une réforme dictée par des soucis d’économies budgétaires, prélude selon eux à une “justice illisible, déshumanisée et privatisée”. “Nous, les avocats, nous étions prêts à une grande réforme, nous connaissons les dysfonctionnements dans la justice, nous subissons les délais d’attente”, a ainsi déclaré à franceinfo Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux. “On peut y remédier. Il y a certainement des économies à faire »

 

Grosse manipulation des sondages

Grosse manipulation des sondages

 

Inutile de tourner autour du pot les instituts de sondages comme les grands médias sont aux mains du pouvoir économique et politique. Le pouvoir dispose par ailleurs d’un puissant levier pour influencer les organismes qui mesurent l’opinion puisque c’est lui qui entretient les sondagistes avec ses commandes. Témoin de cette manipulation, l’interprétation de résultats très partiels qui veulent démonter que l’opinion soutient le gouvernemenet et non les cheminots. La vérité c’est que l’opinion est très partagée que les soutiens aux cheminots se sont renforcés depuis le début du conflit, qu’effectivement les Français souhaitent uen réforme mais aussi que la grève s’arrête le plus tôt possible ; ils sont aussi persuadés que le gouvernemenet ira jusqu’au bout. Pas vraiment de quoi conclure comme Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos dans le JDD, que : «. Les Français considèrent qu’aujourd’hui, les cheminots exercent un travail dont la pénibilité ne justifie pas une grande partie des avantages auxquels ils ont droit en termes de retraite, d’utilisation gratuite de ces transports, mais aussi l’accès à des logements qui peuvent être facilités ou à la médecine, etc. » Décryptage : la retraite est effectivement calculée comme celle des fonctionnaires mais ils sont condamnés à travailler la nuit, les dimanches, à prendre leurs congés en dehors des baux jours ou à s’exiler à des centaines de kms ;  l’utilisation gratuite des transport est surtout utilisée par les cadres dans la pratique ;  il n’y a pas d’accès privilégié aux logements , et pas du tout d’accès privilégié à la médecine. Avec ces fantasmes, le directeur d’IPSOS peut affirmer : «  Pour l’heure, les Français soutiennent la ligne gouvernementale. Ils considèrent que globalement la réforme de la SNCF est justifiée et que globalement les cheminots ont des avantages qui apparaissent malgré tout inconsidérés eu égard à d’autres catégories de la population. Le mouvement reçoit une assise minoritaire dans l’opinion. «  Ce qui s’appelle servir la soupe (il n’est pas le seul) au gouvernement qui passent evidemment de grosses commandes à IPSOS. La vérité est plus complexe et rien n’est joué dans cette bataille de l’opinion. Le directeur d’IPSOS aurait bien fait d’insister sur deux point importants : les sentiments d’inégalité montant dans la société et les dommages collatéraux de ce climat social sur limage de la France et sur l’économie. Aussi sur l’incapacité en France d’intégrer la négociation des les processus d’évolution structurelle.

Carrefour : 2 400 emplois menacés, grosse grève pour l’emploi et le pouvoir d’achat

Carrefour : 2 400 emplois menacés,  grosse grève  pour l’emploi et le pouvoir d’achat

 

Très grosse mobilisation chez Carrefour pour s’opposer à la suppression de 2400 emplis et défendre le pouvoir d’achat.  Une “mobilisation historique” avec 50% de grévistes dans 180 hypermarchés engagés dans le mouvement, soit “entre 40 et 50 magasins fermés ou complètement bloqués”. Pour ce qui est des supermarchés Carrefour Markets, le taux de grévistes était de 40%, selon FO (majoritaire), qui parle de 80 magasins de proximité fermés. Carrefour a annoncé le 23 janvier un vaste plan de transformation pour retrouver sa compétitivité, qui passe par des réductions d’effectifs, la vente de certains magasins Dia et des investissements dans le numérique. Un plan de départs volontaires sera mis en place pour 2.400 salariés en France. Les salariés dénoncent aussi le passage de la prime de participation de 600 euros à 57 euros correspondants, selon la direction, au calcul légal aligné sur les résultats en baisse de Carrefour en 2017. “Consciente de ce que cela représente en terme de pouvoir d’achat pour les salariés, notamment pour les plus bas salaires”, la direction a proposé début mars de “compenser cette baisse par le versement d’un complément d’intéressement à hauteur de 350 euros”, a-t-elle rappelé samedi. Ajouté aux 57 euros, les collaborateurs pourraient selon elle bénéficier d’un “forfait” de 407 euros. “Les salariés ne peuvent pas encaisser des coups en permanence”, a déclaré au micro de BFM Business Sylvain Macé, délégué CFDT. “Comment l’entreprise peut-elle décider de restructurer parce que ça va assez mal et décider de redistribuer 45% des résultats nets du groupe, soit 350 millions d’euros, sous forme de dividendes ? Cela devient intenable.”

Etats-Unis : grosse manifs contre les armes

Etats-Unis : grosse manifs contre les armes

Enormes manifs contre les armes à feu ce samedi 24 mars mais en fait tout autant contre la puissance NRA, lobby qui défend la possession des rames à feu mais aussi très puissante lobby politique. D’après Wikipédia, La National Rifle Association (NRA) est une association à but non lucratif américaine de protection des droits civiques, ayant pour but de promouvoir les armes à feu aux États-Unis et la défense d’une interprétation non restrictive du deuxième amendement de la Constitution des États-Unis.

La NRA défend le libre commerce des armes à feu, l’entraînement à la survie, aux compétences de tir, et aux sports de tir. L’organisation, qui s’est implantée en 1871 dans l’État de New York sous le nom d’American Rifle Association, revendique plus de cinq millions de membres en mai 2013. La NRA se présente souvent comme la plus ancienne organisation des droits civils aux États-Unis, protégeant le droit de posséder et de porter des armes comme le 2e amendement du Bill of Rights le dispose. La NRA, fondée à New York en 1871 pour protéger les droits des propriétaires de fusil et considérée comme association de droits civiques, est décrite comme un groupe de plaidoyer. C’est  l’un des plus influents lobbies politiques des États-Unis en raison de sa capacité à apporter régulièrement un grand nombre de votes lors des élections. La NRA s’oppose à la création de nouvelles lois contre le port d’arme et se prononce en faveur du renforcement des lois existantes qui interdisent aux personnes ayant été condamnées pour violence de posséder une arme à feu, ou qui renforcent les peines pour les crimes commis avec arme à feu. Elle milite pour faciliter l’obtention du permis de port d’arme cachée dans de nombreux États. Le 26 juin 2008, la Cour suprême des États-Unis a confirmé le droit individuel de chaque Américain à posséder une arme et s’en servir, notamment dans les cas d’autodéfense. Cette interprétation du deuxième amendement de la Constitution des États-Unis, est défendue par la NRA. Ce samedi 24 mars 2018 –environ un million de personnes  ont manifesté ce samedi dans de nombreuses villes des États-Unis contre les armes à feu. Exaspérés par la répétition des fusillades dans leurs écoles, des centaines de milliers d’Américains sont descendus ce samedi dans les rues pour une manifestation historique contre les armes à feu.  À New York, Atlanta, Chicago ou St. Paul dans le Minnesota, des milliers de personnes se sont rassemblées en fin de matinée pour afficher leur soutien au mouvement. L’événement national, baptisé « March for Our Lives » -Marchons pour nos vies »- est une réaction spontanée au massacre le 14 février dernier de 17 personnes dans un lycée de Floride.  La frustration est alimentée par l’inaction des législateurs et des pouvoirs publics, réticents à agir contre la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes. De fait, les slogans étaient souvent politiques. « Faisons primer les USA sur la NRA », a lancé David Hogg, un lycéen devenu l’un des porte-voix du mouvement, en appelant à faire sauter les verrous dans les urnes. La possibilité de détenir une arme à feu est considérée par des millions d’Américains comme un droit constitutionnel aussi fondamental que la liberté d’expression. Cependant, cette fois, la tuerie commise par un ancien élève perturbé psychologiquement dans la ville de Parkland a soudé des lycéens s’identifiant comme « survivants »: depuis cinq semaines, ils sont omniprésents dans les médias. « Si vous tendez l’oreille, vous pouvez entendre que les personnes au pouvoir tremblent », a insisté David Hogg. « Nous allons en faire une question de vote, dans chaque élection, dans chaque État, dans chaque ville ». Les armes font plus de 30.000 morts par an aux États-Unis

La grosse erreur de Macron vis-à-vis de la CFDT

La grosse erreur de Macron vis-à-vis de la CFDT

 

D’une certaine manière Macron aura réussi l’exploit de refaire l’union syndicales entre les radicaux et les réformistes. Depuis de nombreuses années, les syndicats corpos et radicaux ignoraient les syndicats réformistes. Pratiquement aucune position commune sur les grandes revendications nationales et aucun mouvement en commun. La guerre en particulier entre la CGT et la CFDT interdisait tout rapprochement. Or du fait de certaines mesures  très mal calibrées (fiscalité du début d’année, CSG retraité, de décisions  un peu à la va vite (justice, prison, agriculture, fonctionnaires et bien sûr SNCF), Macron et son gouvernemenet ont réussi à recréer un front syndical commun ; le président de la république a surtout montré son dédain de la concertation et ignoré notamment la CFDT syndicat qui en matière dévolution structurelle s’est toujours montré ouvert et très constructif.  Sur les ASSEDIC, le code du travail ou la formation permanente Macron a également négligé les observations des syndicats réformistes (aujourd’hui pourtant majoritaires dans le pays°, la CFDT étant le premier syndicat dans la privé).  D’où la colère de Laurent Berger qui n’admet pas qu’on marche sur le ventre des organisations. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a  donc défendu une journée de mobilisation en forme d’alerte et appelé le gouvernement à accélérer le dialogue sur les réformes de la fonction publique et de la SNCF. “Soit ils écoutent et ce sera un coup de semonce et il n’y aura pas de suite, soit ils n’écoutent pas et là, je vous le dis, les fonctionnaires, y compris les militants de la CFDT des fonctions publiques, seront extrêmement mobilisés”, a-t-il dit sur RTL, évoquant les rencontres des syndicats avec Olivier Dussopt. “Il reste dix jours pour discuter et montrer que les réunions et les concertations sont utiles pour les cheminots”, a-t-il ajouté à l’intention de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui mène ces consultations.

Sondage Popularité Macron: grosse chute

Sondage Popularité Macron: grosse chute

Dans le   baromètre IFOP de janvier,  Macron perdait deux points, une chute confirmée et surtout amplifiée dans le sondage Odoxa de février où Macron perd   6 point et le premier ministre 7.  Édouard Philippe et Emmanuel Macron atteignent leur plus bas niveau de popularité depuis leur entrée en fonction, en mai 2017. Le chef de l’État et son Premier ministre ont en effet perdu 6 et 7 points en un mois, selon un sondage Odoxa diffusé mardi 27 février.  Avec 43% (-6) des Français qui pensent qu’il est « un bon président de la République », le locataire de l’Élysée perd un total de 11 points depuis décembre. Une nette majorité (57%, +7) juge négativement son action. Emmanuel Macron se situe désormais un point en dessous de sa cote de septembre/octobre (44%), jusqu’alors son plus bas niveau, selon cette enquête pour L’Express, La Presse régionale et France Inter. Le chef de l’État entraîne dans sa chute le Premier ministre qui perd pour sa part 7 points, avec 43% également d’opinions favorables. 56% (+7) jugent désormais défavorablement l’action d’Édouard Philippe. Emmanuel Macron perd notamment en popularité auprès des sympathisants de gauche hors PS (-6), de ceux de droite (-4) et du Front national (-10).  Édouard Philippe perd sur l’ensemble de l’électorat, hormis les proches de La République en Marche (+5). La plupart des personnalités pour lesquelles les Français éprouvent le plus de sympathie sont ce mois-ci en hausse. Avec en tête Nicolas Hulot (36%, +2), Alain Juppé (34%, +1), Jean-Luc Mélenchon (30%, +4) et Nicolas Sarkozy (28%, +4). Gérard Collomb perd 3 points à 20% et Laurent Wauquiez en perd 1 à 14%.

Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 février auprès de 973 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

L’intérim : grosse progression

L’intérim : grosse progression

 

Indicateur avancé de la conjoncture, l’intérim connait uen embellie  jamais connue depuis 2000 D’après les derniers chiffres du ministère du Travail, le nombre d’intérimaires recensés au 31 décembre 2017 n’a jamais été aussi élevé depuis le début des années 2000. Après avoir connu un creux en mars 2009 dans le contexte de la crise, l’intérim s’est redressé en 2010 pour ensuite replonger pendant plusieurs trimestres, et connaître une hausse régulière depuis le dernier trimestre 2014. Les chiffres par secteur illustrent également le dynamisme de l’emploi intérimaire. Il est particulièrement visible dans le secteur tertiaire, avec une progression à la hausse très régulière depuis 2012. Ce secteur rattrape même l’industrie en termes de volume et pourrait même la dépasser dans les trimestres à venir, si les tendances se confirment. Du côté de la construction, le nombre d’emplois intérimaires a du mal à retrouver son pic de février 2008 à plus de 152.000, juste avant que le secteur ne subisse un sérieux ralentissement de son activité lié notamment à la crise et aux mesures d’austérité. Depuis 2015, le recours à l’emploi temporaire se redresse doucement après avoir traversé un creux en 2014. Au niveau géographique, toutes les régions de France métropolitaine ont connu une variation à la hausse du nombre d’intérimaires entre novembre 2016 et novembre 2017 (dernières données disponibles) avec une moyenne de 12,4%. Les Pays de la Loire se démarquent particulièrement avec une hausse de plus de 18% sur un an, suivis de la Bourgogne Franche-Comté (16,9%) et de l’Occitanie (14,8%). De son côté, la Corse (qui ne figure pas sur le graphique) a connu une forte accélération de l’emploi intérimaire sur un an (+156%). Mais le recours à cette forme de contrat est très restreint sur l’Île de Beauté (254 emplois recensés en novembre 2017). Ces derniers bons chiffres ne doivent pas non plus faire oublier que si l’intérim constitue un indicateur avancé de l’emploi (et non de l’évolution du chômage), les contrats intérimaires et de courtes durées « constituent moins que dans d’autres pays un tremplin vers l’emploi durable » comme le rappelle une récente note de l’Unedic.Une étude du parcours professionnel des intérimaires réalisée par l’observatoire de l’intérim en 2015 rappelait que, un an après leur inscription, plus des deux tiers d’entre eux (70%) sont toujours en emploi, mais 10% sont en CDI, 9% en CDD, 50% en intérim et 1% en stage.

 

Évacuation brutale de la ZAD : la grosse bêtise

Évacuation brutale de la ZAD : la grosse bêtise

 

 

Pour faire passer la pilule de l’abandon d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes, tout doucement le gouvernement opère un glissement thématique. L’enjeu pour l’autorité de l’État ne serait plus la construction d’un nouvel aéroport mais le nettoyage militaire de la zone  occupée par 200 à 300 “zadistes”. Une immense opération de nettoyage mobilisant environ 3000 militaires et gendarmes seraient en préparation, soit la plus grosse opération militaire de l’Hexagone depuis la seconde guerre mondiale. Le gouvernement veut frapper fort pas tellement sur les écolos gauchistes mais sur l’opinion publique pour montrer la restauration de l’autorité de l’État. En outre il s’agit d’une demande sociale puisqu’une majorité de Français souhaite ce nettoyage. Ceci étant on ne gouverne pas à coups de sondages ou même de référendum car l’opinion française et versatile. Il suffirait que l’intervention des forces de la tourne mal pour que l’opinion se retourne. D’une certaine manière, on veut faire  faire payer aux zadistes  qui certes ne sont pas tous des enfants de cœur  l’inertie totale qu’on manifeste dans nombreux de zones de non-droit de la république. Une stratégie ridicule et dangereuse. En effet dès lors que l’abandon de Notre dame des landes sera officialisé on voit mal pourquoi se  maintiendrai sur place autant de zasistes. Il est vraisemblable que les terres acquises par l’État seront rétrocédées aux agriculteurs et que progressivement zasistes  perdront l’objet social de leurs mobilisations. Selon Ronan Dantec, sénateur écologiste de Loire-Atlantique opposé au projet,  s‘est déclaré confiant quant à un retour à l’état de droit dans la Zad, où des agriculteurs ont été expropriés. “Il faut se laisser du temps, peut-être nommer un médiateur. Il y a peut-être des zones à garder pour leur biodiversité exceptionnelle et avoir une cartographie de sortie de crise”, a-t-il dit à la presse à Matignon. Mais pour Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains du Sénat et élu de l‘Ouest, le gouvernement ne saurait “capituler devant les ultra-violents”.

SNCF : « grosse colère » ou opération de com. de la ministre des Transports

SNCF : « grosse colère » ou opération de com. de la ministre des Transports

 

 

 

La grosse colère de la ministre des transports peut laisser dubitatif. En effet elle oublie sans doute qu’elle a été aussi directrice  de la stratégie de la SNCF et qu’elle connaît bien la problématique de l’entreprise. Une problématique caractérisée par un vieillissement du réseau  (plus de 30 ans de moyenne d’âge) du fait du manque d’investissement car la dette accumulée par l’entreprise plombe précisément ces investissements. Contrairement aux autres modes de transport,  l’État a fait payer la quasi-totalité des investissements à la SNCF alors que cette dernière n’avait pas le premier sou. Du coup la SNCF n’a pu par ailleurs entretenir correctement le réseau.  La SNCF a bien des défauts notamment en matière de gestion et de relations commerciales, mais on ne peut guère lui reprocher d’insuffisance en matière de sécurité. C’est précisément ce haut niveau de sécurité qui fragilise parfois l’exploitation. On peut comprendre la colère des usagers qui ont été baladés pendant environ 20 heures et ont été  cruellement privés de toute information. De ce point de vue l’entreprise a d’énormes progrès à réaliser mais cela ne la mettra pas à l’abri d’un incident technique. La ministre des transports connaît évidemment tout cela. Elle  a oublié qu’elle avait été aussi directrice de la stratégie de la SNCF. L’incident en cause est dû à un  bug informatique difficilement prévisible qui  s‘est déclaré à la suite de travaux d‘aménagement des voies Mais Elisabeth Borne a jugé dans un communiqué que la panne, qui s‘ajoute à des sévères perturbations cet été dans la même gare, était inacceptable. “Ce nouvel incident est inacceptable, quelques mois seulement après celui de juillet et alors que les travaux étaient pourtant prévus de longue date”, déclare la ministre des Transports. Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, sera reçu ce lundi matin au ministère “afin qu‘il lui expose les raisons de ce nouvel incident et les mesures qu’il propose pour en tirer les conséquences”, ajoute-t-elle.  Bref une  colère qui relève surtout de la com ! Pour désengager la responsabilité du gouvernement.

Présidentielle: grosse manif A Yerres, contre Dupont-Aignan

Présidentielle: grosse manif A Yerres, contre Dupont-Aignan

 

Si Dupont régnant a été élu député, il le dit notamment à l’appui  de la droite républicaine. Du coup son ralliement surprise à Marine Le Pen a choqué ses  anciens soutiens et au-delà une grande partie de la population.  Chaque jour depuis son ralliement au Front national  se déroulent  des manifestations devant la mairie de Hyères dont il est le maire. Vendredi encore 500 personnes ont défilé pour protester contre le revirement de Dupont Aignan.  Munis de pancartes « Stop au F. Haine », « Quelle honte ! » ou « Yerrois trahis, Yerrois insultés », les manifestants ont crié « Dupont démission » sous les fenêtres de la mairie. « Se vendre pour un poste de Premier ministre, c’est lamentable », peste Marie-Rose Mingotaud, 75 ans. « S’il l’avait dit au premier tour, il n’aurait pas été suivi ». Yerroise depuis 52 ans, cette retraitée fait partie des anciens électeurs de M. Dupont-Aignan. L’édile a toujours été plébiscité dans cette ville de 29.000 habitants où il a été élu dès le premier tour lors des trois dernières municipales.  Face à la fronde dans sa ville, M. Dupont-Aignan, candidat à sa propre succession comme député de l’Essonne et qui quittera son fauteuil de maire s’il est réélu, a estimé mardi que les manifestants sont les « idiots utiles du système ».

Jusqu’à présent, le petit groupe de manifestants  avait toujours voté pour M. Dupont-Aignan. Mais « pour les prochaines législatives, il s’est grillé. On va s’occuper de lui. Sa carrière locale est terminée », lance ses anciens soutiens. Nicolas Dupont-Aignan a qualifié les manifestants de « gauchistes qui viennent en bus » et a signalé au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) des interviews télévisuelles de manifestants extérieurs à la ville, qu’il qualifie de « manipulation ».

 

AT&T – Time Warner : la plus grosse fusion dans le monde

AT&T – Time Warner : la plus grosse fusion dans le monde

Le rachat de Time Warner pour 85,4 milliards de dollars (78,5 milliards d’euros) constitue cette année la plus grosse fusion mondiale. AT&T  est un opérateur puissant dans les télécoms mais son activité connaît un certain ralentissement d’où cette volonté de se diversifier  dans le divertissement. Une opération qui suscite cependant des interrogations quant à sa rentabilité et surtout à son financement. En effet AT&T est déjà endetté à hauteur de 120 milliards et ne dispose que de 7 milliards de liquidités. Ce qui signifie que l’achat sera essentiellement financé par l’emprunt. Un pari osé de la part de l’opérateur télécoms américain pour mettre la main sur des contenus d’information et de divertissement destinés à attirer les abonnés sur son réseau mobile. Il s’agit de la plus importante fusion de l’année dans le monde. Elle devrait être observée à la loupe par les autorités de la concurrence mais aussi par les investisseurs en raison de son coût. AT&T, dont l’activité de téléphonie sans fil et de services à haut débit montre des signes de ralentissement, s’est déjà renforcé dans les médias l’an dernier en rachetant l’opérateur de télévision par satellite DirecTV pour 48,5 milliards de dollars. Le groupe de Dallas comptait environ 142 millions d’abonnés mobile en Amérique du Nord au 30 juin et environ 38 millions de clients vidéo via DirectTV et son service U-verse. Time Warner, basé à New York, est de son côté un géant des médias, du cinéma, avec notamment les films « Batman » et « Harry Potter », et des jeux vidéo. Il détient aussi 10% dans le site de vidéo en streaming Hulu. La chaîne HBO, spécialisée dans les séries, compte à elle seule plus de 130 millions d’abonnés. Les précédentes tentatives de marier contenus et moyens de diffusion ont rarement été concluantes, comme l’a prouvé une autre opération impliquant déjà Time Warner, son rachat par AOL en janvier 2000 au plus fort de la bulle internet. Ce mariage, dissous au fil du temps, est considéré comme un des plus mal avisés jamais réalisés. Les opérateurs télécoms pensent cependant que disposer d’un important catalogue de contenus les place en position de force vis-à-vis des autres producteurs d’information ou de divertissements. Ils parient aussi sur les développements technologiques, notamment l’avènement annoncé de la 5G, future norme de diffusion à haut débit qui pourrait permettre la diffusion de contenus toujours plus élaborés sur des terminaux mobiles aux dépens de la télévision payante. « Nous pensons que la 5G mobile est en train d’arriver et que la 5G mobile va changer la donne de manière considérable », écrit Rich Tullo, directeur de recherches chez Albert Fried & Co, dans une note.

(Avec Reuters)

Loi Travail: grosse déception de la CGPME

Loi Travail: grosse déception de la CGPME

Premier motif d’insatisfaction : l’article plafonnant les indemnités prud’homales pour licenciement abusif  qui a été retiré du projet de loi réformant le Code du travail.  La version initiale du texte instaurait un barème contraignant, de trois mois de salaire maximum pour moins de deux ans d’ancienneté à 15 mois à partir de 20 ans d’ancienneté. Face à l’opposition des syndicats, le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé lundi qu’il n’y aurait plus qu’un barème indicatif. Cet article 30 est donc supprimé. Selon le ministère du Travail, le barème indicatif sera mis en place par un décret d’application de la loi sur la croissance et l’activité du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Cette loi d’août 2015 prévoit que le juge des prud’hommes « peut prendre en compte un référentiel indicatif établi (…) selon les modalités prévues par décret en Conseil d’Etat ». La loi Macron précise également que si les parties en font conjointement la demande, l’indemnité prud’homale est fixée « par la seule application de ce référentiel ». Conformément aux annonces de Manuel Valls, ces corrections ne touchent pas aux motifs de licenciement économique définis dans la version précédente et à leur périmètre d’appréciation. Mais il est précisé que « les difficultés économiques créées artificiellement pour procéder à des suppressions d’emplois » ne sauraient constituer une cause « réelle et sérieuse ». Un alinéa visant notamment les groupes internationaux. Le gouvernement renonce à faire des 61 « principes essentiels du droit du travail » définis à sa demande par l’ancien Garde des Sceaux Robert Badinter le préambule du Code du travail. Le Medef craignait que ce préambule ouvre la voie à des interprétations contradictoires avec l’esprit du reste du projet de loi, dont l’objectif est notamment de renforcer le rôle des accords d’entreprises dans l’organisation du travail. La nouvelle mouture prévoit seulement que ces principes serviront de « base » à la réécriture du Code. Elle introduit par ailleurs un article 14 bis visant à renforcer les négociations de branche pour « définir des garanties s’appliquant aux salariés d’un même secteur » et « réguler » la concurrence entre ses entreprises. Pas de quoi consoler la CGPME, qui juge les petites entreprises d’autant plus laissées pour compte que la nouvelle version laisse tomber des dispositions permettant à l’employeur de fixer certaines règles en l’absence d’accord collectif. C’est notamment le cas pour les forfaits en jours ou en heures de travail dans les entreprises de moins de 50 salariés. Autre disposition ajoutée et susceptible d’irriter les petits patrons : la possibilité pour les syndicats de désigner, là où il n’y a pas de délégué syndical, un « salarié mandaté » pour négocier avec l’employeur. La nouvelle mouture revient aussi sur le calcul de la durée de travail hebdomadaire maximale en cas d’accord collectif : la limite reste à 46 heures mais sur 12 semaines de suite, comme c’est le cas aujourd’hui, et non sur 16 semaines consécutives. La CGPME a annoncé mercredi qu’elle ne signerait pas la position commune sur le compte personnel d’activité (CPA) sur laquelle la majorité des organisations patronales et syndicales se sont entendues le 8 février dernier. Dans un communiqué, elle redoute de « voir adopter des mesures sources de complexité et de coûts supplémentaires ». Dans un geste à destination des jeunes, Manuel Valls a annoncé lundi un renforcement du CPA censé réunir tous les droits liés au travail de chaque actif pendant sa carrière. La nouvelle mouture prévoit de valoriser l’engagement comme réserviste, responsable associatif ou maître d’apprentissage, et porte à 400 heures au lieu de 150 la formation dont pourront bénéficier les salariés sans diplômes et sous-qualifiés. Un nouvel article généralise à compter du 1er janvier 2017 la « garantie jeunes », aide à l’acquisition de l’autonomie expérimentée depuis 2013 pour les moins de 25 ans sans emploi, ni formation, ni soutien financier parental et non étudiants. L’article prévoyant que les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu’à 10 heures par jour et 40 heures par semaine « à titre exceptionnel » après information de l’inspecteur du travail est en revanche retiré. Ce qu’a regretté Emmanuel Macron. « Je suis très attaché à des mesures qui n’ont pas été retenues dans ce texte », a confié à Europe 1 le ministre de l’Economie, qui a souhaité que le débat parlementaire permette d’ »enrichir » le projet de loi.

(Reuters)

Raffarin pour Juppé, grosse défection pour Sarkozy

Raffarin pour Juppé, grosse défection pour Sarkozy

C’est évidemment un coup dur pour Sarkozy car Raffarin dispose d’une forte influence au sein des républicains. La position de Raffarin pour soutenir Juppé est d’abord motivée par des considérations  politiques. L’ancien premier ministre ne partage pas la ligne droitière et clivant notamment soutenue par Wauquiez. Il y a sans doute aussi un peu de règlement de comptes dans la mesure où Raffarin n’a pas été suffisamment soutenu pour prendre la présidence du Sénat. Le soutien de Jean-Pierre Raffarin à Juppé constitue une très mauvaise nouvelle pour Sarkozy, une mauvaise nouvelle qui s’ajoute aussi à celle de la déclaration de Copé concernant sa candidature aux primaires. Une candidature qui n’a aucune chance de triompher mais qui va encore enlever à Sarkozy quelques voix précieuses. C’est aussi une candidature de règlement de comptes après les mots très durs prononcés par Sarkozy quant à la gestion de Copé concernant UMP. Mais la plus grosse déception pour Sarkozy concerne le soutien apporté par Raffarin à Juppé. « Je m’engage fermement et activement avec Alain Juppé », « une personnalité forte, fiable et fidèle », explique l’ex-chef du gouvernement de Jacques Chirac dans une interview à la Nouvelle République du Centre-Ouest et Centre Presse dont des extraits ont été publiés sur internet dimanche.  « Un des traits de caractère de Juppé, c’est le courage. Je crois qu’il aura le courage de dire la vérité des mesures à prendre et des procédures à retenir », ajoute le sénateur Les Républicains (LR) de la Vienne. « Nicolas Sarkozy, je lui ai dit, je lui ai reproché que la stratégie du clivage l’emportait chez lui sur la stratégie du rassemblement », a déclaré Jean-Pierre Raffarin, cette fois sur BFM TV RMC. « Je préfère une gouvernance qui cherche à rassembler plutôt qu’une mobilisation qui cherche à cliver. »  La mobilisation par clivage « n’est pas selon moi une stratégie de gouvernement, une stratégie d’exercice des responsabilités », a-t-il ajouté.  Le maire de Bordeaux, qui fait la course en tête dans les sondages, a rapidement réagi en remerciant l’ancien Premier ministre de son soutien. « Merci à Jean-Pierre Raffarin pour le soutien vibrant qu’il m’apporte », écrit Alain Juppé sur Twitter. « Depuis longtemps nos idées sont proches. Sa présence me sera précieuse. »  Selon un récent sondage BVA, 48% des sympathisants de droite jugent qu’il serait le meilleur candidat LR à la présidentielle, contre 20% pour Nicolas Sarkozy et 11% pour François Fillon et Bruno Le Maire. Alain Juppé devance également nettement l’ancien président chez les seuls sympathisants LR (43% contre 30%).

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