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Croissance : gros freinage en Europe

Croissance : gros freinage  en Europe

À nouveau l’Europe revoit fortement à la baisse sa croissance. Une croissance presque divisée par deux prévus initialement à 4 % et dont l’objectif est pour l’instant fixé à 2,7 % seulement.

En cause notamment une flambée d’inflation atteint 6,8 %, soit à peu près le double de ce qui était prévu.

La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l’économie européenne notamment allemande. La croissance allemande ne devrait progresser que de 1,6% en 2022 contre 3,6% prévus en début d’année. Il faut dire que l’économie outre-Rhin est fortement dépendante de l’énergie russe pour faire tourner son industrie.

Résultat, l’Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d’être le moteur économique de l’Europe cette année compte tenu de l’accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n’hésitent pas désormais à parler « d’homme malade » de l’Europe.

Les moteurs de l’économie française se tassent également. Après un fort rebond de l’ordre de 7% en 2021, la croissance du PIB devrait se tasser à 3% en 2022 et 1,8% en 2023. En février dernier, Bruxelles tablait sur une croissance de 3,6% cette année et 2,1% en 2023. En France, la plupart des instituts de prévision ont aussi dégradé leurs chiffres de croissance. Au premier trimestre, l’économie tricolore a fait du surplace avant de se redresser légèrement au cours du second trimestre (0,2%) selon les conjoncturistes de la Banque de France et ceux de l’Insee. La consommation, traditionnel point fort de l’Hexagone, a freiné depuis le début de l’année sous l’effet de l’envolée des prix et la chute de confiance des ménages et des entreprises. La facture risque d’être très lourde avec une inflation de cinq à 6 % en France et des revenus qui en moyenne ne manqueront pas de deux à 3 % la perte de pouvoir d’achat atteindra elle aussi deux à 3 %. Une purge qui se ressentira notamment sur la consommation des ménages et sur la croissance

 

La guerre en Ukraine n’a fait qu’amplifier l’envol de l’inflation. Entre la flambée des prix du gaz et du pétrole, l’envolée des matières premières agricoles et la pénurie de certains matériaux, l’inflation calculée par la Commission européenne pourrait grimper à 6,8% en 2022 avant de retomber à 3,2% l’année prochaine. Avant la guerre, la Commission européenne misait sur une inflation à 3,9% en 2022 dans l’UE à 27 (3,5% en zone euro) avant de retomber à 1,7% en 2023. A tous ces déboires s’ajoute la politique zéro covid menée en Chine qui contribue à faire chauffer les prix sur le fret maritime et aérien ou encore le prix de certains composants électroniques.Pour certains pays le risque de stagflation n’est pas écarté et certains pays pour seront les principales victimes de la flambée notamment des produits alimentaires. Surtout avec la sécheresse qui caractérise actuellement le climat mondial

Croissance : gros de freins en Europe

 

 

Croissance : gros de freins en Europe

À nouveau l’Europe revoit fortement à la baisse sa croissance. Une croissance presque divisée par deux prévus initialement à 4 % et dont l’objectif est pour l’instant fixé à 2,7 % seulement.

En cause notamment une flambée d’inflation atteint 6,8 %, soit à peu près le double de ce qui était prévu.

La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l’économie européenne notamment allemande. La croissance allemande ne devrait progresser que de 1,6% en 2022 contre 3,6% prévus en début d’année. Il faut dire que l’économie outre-Rhin est fortement dépendante de l’énergie russe pour faire tourner son industrie.

Résultat, l’Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d’être le moteur économique de l’Europe cette année compte tenu de l’accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n’hésitent pas désormais à parler « d’homme malade » de l’Europe.

Les moteurs de l’économie française se tassent également. Après un fort rebond de l’ordre de 7% en 2021, la croissance du PIB devrait se tasser à 3% en 2022 et 1,8% en 2023. En février dernier, Bruxelles tablait sur une croissance de 3,6% cette année et 2,1% en 2023. En France, la plupart des instituts de prévision ont aussi dégradé leurs chiffres de croissance. Au premier trimestre, l’économie tricolore a fait du surplace avant de se redresser légèrement au cours du second trimestre (0,2%) selon les conjoncturistes de la Banque de France et ceux de l’Insee. La consommation, traditionnel point fort de l’Hexagone, a freiné depuis le début de l’année sous l’effet de l’envolée des prix et la chute de confiance des ménages et des entreprises. La facture risque d’être très lourde avec une inflation de cinq à 6 % en France et des revenus qui en moyenne ne manqueront pas de deux à 3 % la perte de pouvoir d’achat atteindra elle aussi deux à 3 %. Une purge qui se ressentira notamment sur la consommation des ménages et sur la croissance

 

La guerre en Ukraine n’a fait qu’amplifier l’envol de l’inflation. Entre la flambée des prix du gaz et du pétrole, l’envolée des matières premières agricoles et la pénurie de certains matériaux, l’inflation calculée par la Commission européenne pourrait grimper à 6,8% en 2022 avant de retomber à 3,2% l’année prochaine. Avant la guerre, la Commission européenne misait sur une inflation à 3,9% en 2022 dans l’UE à 27 (3,5% en zone euro) avant de retomber à 1,7% en 2023. A tous ces déboires s’ajoute la politique zéro covid menée en Chine qui contribue à faire chauffer les prix sur le fret maritime et aérien ou encore le prix de certains composants électroniques.Pour certains pays le risque de stagflation n’est pas écarté et certains pays pour seront les principales victimes de la flambée notamment des produits alimentaires. Surtout avec la sécheresse qui caractérise actuellement le climat mondial

 

Carburants : une aide très floue pour les gros rouleurs !

Carburants : une aide très floue pour les gros rouleurs !  

 

 

Il est clair que la remise de 15 à 0,18 € octroyée par le gouvernement depuis le 1er avril manquait sérieusement de ciblage et n’était par ailleurs guère cohérentes avec une politique environnementale.

Du coup ,le gouvernement envisage désormais un nouveau dispositif d’aide en direction des » gros rouleurs ». Mais d’une certaine manière, cette perspective sera également très contradictoire avec une préoccupation environnementale. Pour schématiser à outrance, c’est un peu comme si pour lutter contre l’alcoolisme, on encourageait les gros buveurs à boire !

Aider financièrement les gros rouleurs n’a pas de sens environnemental, social ou économique. Il faut en effet distinguer sans doute d’abord les professionnels dont le carburant représente une part importante de leur coût. Ensuite distinguer les particuliers contraints d’effectuer de longs voyages en automobile entre le domicile et le lieu de travail. Bref, définir une politique fine bien ciblée cohérente économiquement et écologiquement.

L’idée étant que cette mesure soit votée «vers le mois de juillet». Pour l’heure, les contours de celle-ci restent flous. Contacté, Bercy renvoie la responsabilité au prochain gouvernement – dont le chef, successeur de Jean Castex, pourrait être connu la semaine prochaine.

Premièrement, la forme de ce soutien n’est pas arrêtée. Quant aux publics ciblés, deux catégories semblent être privilégiées, comme l’avait expliqué Jean Castex sur TF1 le mois dernier. Le premier ministre avait dit préparer «un dispositif plus intensif pour deux catégories de nos concitoyens» : «ceux qui ne gagnent pas beaucoup» et «ceux qui roulent beaucoup».

Techniquement voit mal comment l’État pourrait distinguer et croiser les données des populations visées à moins d’une ristourne rétroactive accordée dans le cadre d’une procédure qui cathédrale administrative. La mesure la plus simple et AF est immédiat est évidemment la ristourne à la pompe pour tout le monde avec le défaut qu’elle est en contradiction avec la redistribution et la prise en compte environnementale.
Notons par parenthèse que la martingale des écolos politisés qui visent à augmenter de carburant ( via la taxe carbone ou autre) vient de démontrer encore son inefficacité. En effet, en dépit du très haut niveau des prix du carburant, la mobilité par automobile n’a guère évolué.

Une prolongation de la remise carburant ne semble donc pas écartée, malgré les propos de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili en mars sur RTL, qui avait assuré qu’elle n’avait pas vocation à «durer».


 

Présidentielle 2022 : Gros coup de fatigue démocratique !

Présidentielle 2022 : Gros coup de fatigue démocratique !

 

Selon l’enquête d’Ipsos Sopra Steria pour « Le Monde », à moins de deux semaines du premier tour de la présidentielle, seuls 67 % des Français se disent certains d’aller voter. Les enjeux importants du moment devraient pourtant inciter à la mobilisation. Candidats, médias et citoyens ont leur responsabilité dans cette dangereuse apathie.

 

Editorial du « Monde ».

 

Au moment où les Ukrainiens se battent avec courage, ferveur, et au péril de leur vie pour défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le spectacle que renvoie la campagne électorale française suscite, par contraste, un malaise. Notre pays présente tous les symptômes d’une démocratie fatiguée alors qu’il devrait entretenir et chérir la liberté de débat et de choix qu’il a conquise au prix de son histoire mouvementée.

A moins de deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, nombre d’électeurs ne parviennent toujours pas à s’y intéresser. Les principaux acteurs peinent à les y aider. Selon la huitième vague de l’enquête électorale réalisée par Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde, seuls 67 % d’entre eux se disent certains d’aller voter, alors qu’ils étaient 78 % il y a cinq ans. Parmi les motifs du désintérêt sont notamment avancés l’impression « qu’il n’y a rien de nouveau » ou encore le sentiment que « les jeux sont déjà faits ».

Cette lassitude est d’autant plus surprenante que l’actualité, passablement dramatique, se charge d’établir une hiérarchie des urgences qui n’était pas celle de 2017 et autour de laquelle un débat de fond est impératif si l’on veut éviter à l’avenir les blocages, les tensions et les mauvaises surprises. Le réchauffement climatique, la reprise de l’inflation, la réapparition des épidémies, le retour de la guerre en Europe, les craintes qu’elle fait naître autour de l’approvisionnement énergétique et alimentaire montrent à quel point tout ce qui nous paraissait définitivement acquis, il y a encore quelques années, est brusquement remis en cause.

L’impossibilité de structurer des échanges de qualité autour de ces grandes mutations laisse pantois, tout comme la facilité avec laquelle certains acteurs impliqués dans le débat public tirent les conséquences de la dépolitisation ambiante. La semaine dernière, TF1, qui avait coutume, comme ses confrères du service public, d’organiser de longues soirées électorales à l’occasion de la présidentielle, a annoncé qu’elle programmerait, dimanche 10 avril, le film Les Visiteurs dès 21 h 30. Un symptôme parmi d’autres du cercle vicieux qui menace la vie politique : puisque l’audience manque, réduisons la voilure.

Contrairement à ce que plaident la plupart des candidats, ce n’est pas la guerre en Ukraine qui écrase le débat, mais la façon dont chacun s’en est servi à des fins politiciennes. Le président de la République, d’abord, pour gérer aussi longtemps que possible sa position de favori en surplomb de ses concurrents. La droite et la gauche, ensuite, pour masquer la faiblesse de leur campagne qui avait pris l’eau bien avant le déclenchement du conflit. Face à la recomposition en cours du paysage politique, leur logiciel s’est révélé complètement usé. L’extrême droite, enfin, qui, par la voix de Marine Le Pen, exploite jusqu’à la corde le thème porteur du pouvoir d’achat en tentant de faire oublier sa complaisance à l’égard de Vladimir Poutine.

Les ratés de la campagne n’exonèrent cependant pas les citoyens de leur propre responsabilité. Le plus inquiétant dans ce qu’il se passe aujourd’hui est l’apathie boudeuse dans laquelle se retranchent nombre d’électeurs, sous prétexte que les politiques ne pourraient rien pour eux. Gageons que s’ils s’étaient mobilisés en nombre suffisant pour bousculer les positions acquises, exiger une confrontation des idées et des réponses précises à leurs questions, ils auraient fini par l’obtenir. La démocratie n’est ni un luxe ni une évidence. En ces temps troublés, chacun a malheureusement tendance à l’oublier.

PRÉSIDENTIELLE: gros meeting de ZEMMOUR

PRÉSIDENTIELLE: gros meeting de ZEMMOUR

Un gros meeting de Zemmour qui affirme avoir réuni environ 100 000 personnes au Trocadéro à Paris. Un chiffre peut-être excessif, sans doute à peine la moitié, mais une mobilisation certaine à peine évoquée dans les grands médias. Le signe évidemment que la plupart des grands médias aux mains des financiers privilégie l’opposition de Marine Le Pen  victime expiatoire désignée d’un Macron qui n’aura pas de mal à terrasser sa rivale.

 

On peut et on doit évidemment contester le caractère extrémiste de nombre de positions de Zemmour par contre  la manière dont il est rendu compte de la mobilisation à Paris témoigne des limites du contexte démocratique actuel. Éric Zemmour a en effet mobilisé en masse, ce dimanche, sur la place du Trocadéro à Paris. L’occasion, pour ce qui pourrait constituer son dernier grand discours de campagne, d’appeler de nouveau à l’ »union des droites », qu’il a souvent appelée de ses voeux. Tout en égratignant ses différents adversaires.

Lors de son discours, l’ancien polémiste a notamment renouvelé son appel à l’union des droites, en s’adressant à ses « amis » de droite. En prévision du second tour et surtout des législatives, le candidat a ainsi tendu la main à plusieurs personnalités des Républicains et du Rassemblement national.

« Oui, j’aurai besoin d’Éric Ciotti », a débuté Éric Zemmour, avant de le faire applaudir: « Oui, j’aurai besoin de François Xavier Bellamy, de Laurent Wauquiez, de Nadine Morano, de Jordan Bardella. C’est l’idée que je me fais de l’union des droites », a-t-il martelé.

COVID DANEMARK: Très gros bond du variant omicron

COVID  DANEMARK: Très gros bond  du variant omicron

 

Une progression particulièrement inquiétante du variant omicron au Danemark. Ce pays qui compte environ 6 millions d’habitants en effet enregistré dimanche 183 cas du variant omicron, un chiffre qui a triplé en 48 heures

 

Le nombre de cas confirmés du nouveau variant Omicron du virus responsable du Covid-19 a bondi à 183 dimanche au Danemark, ont annoncé les autorités sanitaires, qualifiant l’évolution d’ »inquiétante ».

Au dernier pointage vendredi, le Danemark n’avait que 18 cas confirmés et 42 cas suspects, selon les données de l’institut public SSI, ce qui signifie que le nombre de cas a au moins triplé en 48 heures.

Avant cette annonce, le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) totalisait 182 cas dans toute l’Union européenne, plus la Norvège et l’Islande.

 

« Nous observons une hausse préoccupante du nombre de cas d’infections par l’Omicron au Danemark », a souligné le directeur du SSI ( Services de santé du Danemark), Henrik Ullum, dans un communiqué.

« Il y a désormais des chaînes de contagion où le variant est détecté chez des gens qui ne sont pas partis en voyage ou été en contact avec des voyageurs », souligne-t-il.

L’institut travaille « intensément » pour accélérer encore les résultats rapides de tests de laboratoire, afin que les institutions sanitaires puissent tracer les chaînes de contamination « le plus vite possible », ajoute le responsable sanitaire.

« Le temps que nous gagnons, nous devons l’utiliser pour vacciner le plus de nombre de gens possible. Une immunité importante donne plus de solidité à notre société, si la contamination à l’Omicron se poursuit », plaide-t-il.

Electricité : le prix de gros a doublé en un an

Electricité : le prix de gros a doublé en un an

 

Pour la première fois, le prix de l’électricité sur le marché calendaire français (dont la production sera livrée dans 12 mois) vient de franchir la barre symbolique de 100 euros le mégawattheure (e/MWh) soit le double quil  il y a un an.

Il y a quelques jours déjà, le cours avait dépassé le précédent record, datant de mi-2008 juste avant la crise financière, lorsque le prix s’était établi à 93 euros. Surtout, cette hausse du marché de l’électricité a été très rapide. A titre de comparaison, le prix du mégawattheure était encore aux alentours de 45 euros au début de l’année.

Inévitablement cette hausse des prix de gros va serait percutée sur la consommation.

Vaccination dès 55 ans : le nouveau gros mensonge de Véran

Vaccination dès 55 ans : le nouveau gros mensonge de Véran

 

 

Chaque semaine ou presque un représentant du gouvernement pour justifier la lenteur de la vaccination tente de compenser avec l’annonce d’une nouvelle tranche d’âge autorisée à se faire vacciner. Cette fois Olivier Véran, le ministre de la santé, annonce la possibilité de vacciner dès maintenant les plus de 55 ans. Ceci alors qu’on n’a même pas été en capacité de vacciner la totalité plus de 75 ans et encore moins des plus de 65 ans. Ne parlons pas de la vaccination des enseignants qui d’ avril est reporté à l’été en juin ou juillet voire plus tard. Pas étonnant  si l’opinion publique à près  de 65 % ne croient pas dans les promesses du gouvernement en matière de politique sanitaire et particulièrement en matière de vaccination. Les déclarations d’Olivier V éran  dans le JDD :

 

Le vaccin d’AstraZeneca est dans la tourmente. Allez-vous le suspendre?
Ce vaccin est très efficace et protège contre les formes graves du Covid‑19. C’est ce que nous disent toutes les autorités sanitaires. De très rares cas de thrombose ont été observés, alors que plusieurs dizaines de millions de personnes ont été vaccinées en Europe. L’Agence européenne des médicaments, qui pointe un risque rare surtout chez les jeunes femmes, conclut que la balance bénéfice-risque demeure favorable. La France a toujours pris des précautions – suspension temporaire puis limitation aux plus de 55 ans – et a toujours suivi l’avis de la Haute Autorité de santé et de l’Agence nationale de sécurité du médicament, qui recommandent aujourd’hui, tout comme le Conseil d’orientation du professeur ­Fischer, de poursuivre son utilisation, avec les mêmes indications qu’aujourd’hui.

 

Mais comment lutter contre la défiance qui monte?
AstraZeneca était jusqu’à présent réservé aux seuls plus de 55 ans atteints de comorbidités. Dès demain, tous les Français de plus de 55 ans, sans conditions, pourront recevoir ce produit. On élargit la vaccination ! Les autorités sanitaires y sont, là aussi, favorables. Ça complète l’annonce de l’extension de la campagne vaccinale par Pfizer et Moderna à tous les plus de 60 ans à compter du 16 avril. Beaucoup d’aidants familiaux ont entre 55 et 60 ans, d’autres sont en couple avec un partenaire plus âgé. Ils s’inquiétaient de devoir attendre un mois de plus. Ils pourront désormais se protéger avec AstraZeneca.

Une première livraison du vaccin Johnson & Johnson est attendue demain en France, avec une semaine d’avance

Que se passe-t‑il  pour les 600.000 soignants de moins de 55 ans ayant déjà reçu une première dose d’AstraZeneca?
En cohérence, nous leur proposons un rappel avec un vaccin à ARN messager, douze semaines après la première injection. Ce sera d’ailleurs mon cas. Pour les plus de 55 ans qui ont reçu une première dose ­d’AstraZeneca, la règle ne change pas. Rappel avec AstraZeneca à douze semaines.

Cette décision ne risque-t‑elle pas de nourrir l’hésitation vaccinale?
L’hésitation vis‑à-vis du vaccin AstraZeneca ne m’étonne pas et ne m’inquiète pas, dès lors qu’il y a eu un signal de sécurité européen. La confiance revient déjà. Vendredi, plus de 157 000 Français ont reçu une injection avec ce produit. Ça redécolle ! Et souvenons-nous que les Français, autrefois sceptiques, sont désormais à 70 % favorables aux vaccins.

Comment accélérer encore la campagne?
Une première livraison du vaccin Johnson & Johnson est attendue demain en France, avec une semaine d’avance. Ces 200 000 doses vont intégrer très prochainement le circuit de distribution des pharmacies et des cabinets médicaux et infirmiers. J’en ouvre aussi l’accès, par cohérence et souci d’efficacité, à tous les plus de 55 ans, sans conditions. Par ailleurs, nous activons un autre levier : l’espacement des deux doses de vaccin à ARN messager de Pfizer-BioNTech et Moderna. À compter du 14 avril, pour toutes les premières injections, nous proposerons un rappel à quarante-deux jours au lieu de vingt-huit actuellement. Ça va nous permettre de vacciner plus vite sans voir se réduire la protection, car l’âge moyen des personnes vaccinées baisse et le niveau d’immunité des moins de 70 ans est suffisant pour espacer les deux injections sans perte de chance. Les scientifiques estiment désormais avoir le recul suffisant, et beaucoup de nos voisins le font déjà. Pour les personnes fragiles, le délai pourra rester de vingt-huit jours sur avis médical. Enfin, à compter de la fin avril, nous allons expérimenter en Moselle – où le variant sud-africain est très présent – la distribution du vaccin Moderna aux pharmacies et aux médecins. Ce dispositif sera étendu en mai puis généralisé en juin.

L’espacement des doses de vaccins à ARN messager doit nous faire gagner 1,8 million d’injections sur la seconde quinzaine de mai.

Quel objectif vous fixez-vous?
L’espacement des doses de vaccins à ARN messager doit nous faire gagner 1,8 million d’injections sur la seconde quinzaine de mai. Pour rendre le dispositif encore plus souple, nous ajoutons la possibilité, quand cela se justifie, d’utiliser ces deux vaccins au mécanisme biologique identique. Par exemple, de recevoir une première dose de Pfizer-BioNTech et une seconde de Moderna. Ce ne sera pas la règle, mais ce ne sera pas un obstacle.

Quelle place prendront les autotests qui arrivent demain en pharmacie?
Ils vont se déployer progressivement dans des milliers d’officines tout au long de la semaine et compléter utilement les près de 4 millions de tests gratuits, PCR et antigéniques, effectués chaque semaine en France. On pourra se tester chez soi et, en cas de résultat positif, il faudra confirmer celui-ci par PCR. Non seulement pour vérifier s’il y a un variant, mais aussi pour conserver un outil de suivi.

Voulez-vous en faire un outil de dépistage à l’école?
Oui, ils vont être rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires. Nous envisageons d’aller jusqu’à deux tests par semaine par élève et par enseignant.

Gageons qu’après la stabilisation viendra la baisse. Pour cela, nous devons encore tenir.

A-t‑on  atteint le pic de la troisième vague?
Nous voyons les premiers signes qui montrent que le comportement des Français, les mesures de freinage et la vaccination ont enrayé la très forte hausse. Aujourd’hui, nous sommes autour de 40.000 cas quotidiens. Ça reste très haut. Cette stabilisation est plus nette encore dans les départements où les mesures de freinage ont été prises dès le 20 mars. Gageons qu’après la stabilisation viendra la baisse. Pour cela, nous devons encore tenir.

Que se passerait-il si nous revenions sur un haut plateau après ce confinement?
Ce serait un mauvais scénario. C’est pourquoi il est bien trop tôt pour relâcher nos efforts. Lors de la deuxième vague, nous étions montés à 50.000 cas quotidiens et la descente s’était faite de manière rapide, jusqu’à 10.000 cas début décembre. Nous avons cette fois un handicap, puisque les variants sont plus contagieux et plus dangereux. Mais nous avons aussi des atouts : la vaccination, le climat plus chaud et moins humide. Tout cela nous donne de bonnes raisons d’espérer, mais il est trop tôt pour dire à quel rythme ça va baisser.

Vous venez d’appeler les médecins retraités en renfort. L’hôpital craque?
La pression reste très forte et le nombre d’admissions en réanimation va continuer d’augmenter pendant plusieurs jours, nous le savons. Les mesures de freinage devraient nous permettre d’éviter d’atteindre le pic de la première vague, mais celui de la deuxième sera dépassé. Nous mobilisons tous les soignants, retraités, étudiants et libéraux, pour ouvrir des lits de réanimation – 350 la semaine dernière – en fonction des besoins. La plateforme Renfort Covid a déjà recueilli 25.000 inscriptions de volontaires, et 500 nouveaux les ont rejoints après l’appel du Président. Les soignants ont besoin de reconnaissance et de perspectives. Au-delà de l’augmentation générale de 183 euros net déjà accordée, j’avais annoncé une revalorisation des carrières à l’hôpital. Demain, lors du comité de suivi du Ségur de la santé, je proposerai des revalorisations fortes des grilles salariales aux infirmiers, aides-soignants, cadres de santé ou encore kinés. Une infirmière en fin de carrière touchera enfin plus de 3.000 euros net par mois.

Famille royale d’Angleterre : aussi une affaire de gros sous

Famille royale d’Angleterre : aussi une affaire de gros sous

Comme le rappelle François Langlais pour RTL les tribulations de la famille royale d’Angleterre concernent aussi des aspects financiers. Les tuiles se succèdent pour la Reine Elizabeth. Après le scandale de l’interview du prince Harry et de sa femme Meghan Markle, voilà que sa fortune dégringole. C’est l’effet Covid. Le gigantesque domaine de la Couronne, qui vaut une quinzaine de milliards d’euros, appartient en réalité à la Nation,  mais est il géré par la Reine.

Le domaine de la Couronne comprend de très nombreux magasins et centres commerciaux, ou encore le célèbre champ de course d’Apcot. Le domaine est notamment propriétaire de la totalité de Regent Street, une prestigieuse artère commerciale de luxe du centre de Londres, longue de 2 kilomètres. Il possède également un millier de bâtiments historiques et d’innombrables propriétés foncières dans tout le pays, ainsi que 400 réserves naturelles.

Et voilà que les restaurants et magasins, 150 sur la seule Regent Street, ont été fermés à cause de l’épidémie. Les locataires veulent renégocier leur loyer, pour le rendre proportionnel à la fréquentation. Inutile de dire que la Reine va y perdre. Elle est notamment créditeur de la chaîne de fast-food Pizza Hut et Pizza express.

Au temps révolu de sa splendeur, cela rapportait près de 400 millions d’euros par an. Car il y aussi des actifs très rentables. De longues bandes de littoral britannique par exemple, dont la location a fait l’objet d’une mise aux enchères toute récente pour qu’on y installe des éoliennes géantes.En fait, depuis une réforme de 2012, l’intégralité des recettes du domaine de la Couronne est versée au Trésor britannique, qui en rétrocède 15% à la Reine pour ses frais (60 millions d’euros). C’est ce qu’on appelle l’allocation royale. Ca sert à payer les centaines de personnes qui travaillent pour la couronne, les déplacements, les frais de réception et les travaux de restauration de Buckingham Palace, la résidence officielle à Londres, qui est en pleine décrépitude. Outre cette allocation, la Reine et les membres de la famille royale possèdent chacun leur fortune privée.

Il y a la notamment le château de Balmoral, en Ecosse, acheté par la reine Victoria. Il y a l’une des plus belles collections de tableaux du monde, avec des Vermeer, des Rembrandt. Il y a également des bijoux, et un grand domaine foncier, celui de Lancaster, qui rapporte de l’argent soumis à l’impôt. Cela représente encore 400 millions environ. C’est beaucoup, mais beaucoup moins que la fortune de l’inventeur de l’aspirateur Dyson ou celle du capitaine d’industrie Richard Branson.

Ayant rompu avec la famille royale, le prince Harry ne bénéficiera plus de l’allocation royale. Et il s’est même engagé à rembourser les travaux qu’il avait fait faire dans sa résidence officielle, le cottage Frogmore. Il y en avait eu pour 3 millions d’euros environ et il rembourse 20.000 euros par mois.

On ne peut pas dire que ça soit la misère pour le prince Harry car il a hérité de la fortune de sa mère Diana, 10 millions, et également de sa grand mère Elizabeth par anticipation, tout comme son frère. Lui et sa femme Megan viennent d’acheter une propriété de 13 millions à Santa Barbara, en Californie, et de signer un mégadeal avec Netflix pour produire des documentaires et des shows télévisés, selon le quotidien britannique Telegraph.

Pour un registre des gros patrimoines financiers européens

Pour un registre des gros patrimoines financiers européens

 

 

Tribune

 

Seule une petite partie des patrimoines financiers étant couverte par les registres existants, l’Union européenne doit s’attaquer à cette opacité, préconise le collectif dans un appel lancé à l’initiative de l’économiste Gabriel Zucman.

Après les révélations de l’enquête OpenLux [sur la face cachée du Luxembourg, publiée le 8 février], menée par Le Monde et ses partenaires à partir du registre des sociétés luxembourgeois, il y a urgence à créer un cadastre financier européen unique, complet et harmonisé.

En effet, ces révélations d’intérêt public ont été permises par la mise à disposition de nouvelles données sur les bénéficiaires effectifs des sociétés domiciliées au Luxembourg. C’est un progrès qu’il convient de saluer.

Mais OpenLux souligne aussi les défaillances de l’actuelle approche européenne en matière de transparence financière. Les registres existants – ceux du Luxembourg utilisés dans l’enquête du Monde, comme ceux, parfois encore moins complets, des autres Etats membres – sont extrêmement lacunaires. Seuls les détenteurs de parts de sociétés non cotées y sont identifiés.

Or cette forme de richesse ne couvre qu’une petite partie du patrimoine financier des ménages, qui s’est considérablement diversifié sous l’effet de la mondialisation financière. Ne serait-il pas pertinent, par les temps qui courent, de savoir qui possède les dettes publiques européennes ? Sans parler des actions cotées, des parts de fonds de placement et des obligations privées, l’essentiel de la fortune des plus aisés.

Un cadastre financier unique, dans le cadre d’une approche européenne coordonnée, permettrait aussi de remédier aux failles actuelles. Car les registres existants sont loin d’atteindre leur objectif. Comme le montre l’enquête OpenLux, seulement la moitié des compagnies luxembourgeoises indiquent l’identité de leurs bénéficiaires effectifs, en dépit de la législation leur faisant obligation d’identifier tous les actionnaires possédant plus de 25 % du capital.

Les renseignements fournis ne sont soumis à aucune vérification, ce qui ouvre la voie à toutes sortes d’abus, telle l’utilisation de prête-noms.

Enfin, même s’il est prévu qu’ils le deviennent à terme, les cadastres nationaux ne sont, pour le moment, pas connectés. Le résultat ? Impossible ou presque de suivre les schémas byzantins de participations croisées, dans lesquels une holding chypriote, par exemple, détiendrait une société luxembourgeoise, qui elle-même posséderait des filiales en France. La règle du plus petit dénominateur commun s’applique. L’information s’évapore dans les centres offshore les plus opaques.

Un tel projet n’a rien d’utopique. Ainsi, les Etats-Unis ont adopté, en janvier, le Corporate Transparency Act, qui impose à toutes les sociétés américaines de communiquer l’identité de leurs propriétaires effectifs aux autorités fédérales étatsuniennes. C’est un progrès important, qui devrait réduire l’utilisation abusive de coquilles vides dans l’Etat du Delaware. Mais ce registre reste privé. L’Europe – qui reste dans l’ensemble en avance sur les Etats-Unis en matière de transparence financière – peut et doit aller encore plus loin, en rendant cette information publique, et en l’étendant à toutes les autres formes de richesse.

Huile de palme : un très gros producteur interdit aux Etats-Unis

Huile de palme : un très gros producteur interdit aux Etats-Unis

Interdiction d’un très gros producteur d’huile  de palme de Malaisie aux États-Unis pour des raisons sociales et environnementales.

La Malaisie est le deuxième producteur au monde de cet oléagineux, derrière l’Indonésie voisine. Ces deux pays produisent à eux deux quelque 85% de l’huile de palme mondiale. Mais la culture des palmiers à huile est vivement critiquée par les ONG qui dénoncent son rôle dans la destruction de la forêt tropicale et les abus dont sont victimes les ouvriers agricoles sur ces exploitations.

En annonçant cette interdiction mercredi soir, l’agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) a affirmé avoir la preuve que les employés de Sime Darby subissent de graves abus, évoquant notamment des violences sexuelles et physiques, des retenues de salaire et le fait qu’ils ne sont pas libres de se déplacer.

Ce géant de lui de Pam, qui fournit de grandes multinationales comme Nestlé et Unilever, possède d’immenses plantations et emploie des travailleurs migrants originaires de pays comme l’Indonésie et le Bangladesh.

 

Interdiction d’un très gros producteur d’huile  de palme de Malaisie aux États-Unis pour des raisons sociales et environnementales.

La Malaisie est le deuxième producteur au monde de cet oléagineux, derrière l’Indonésie voisine. Ces deux pays produisent à eux deux quelque 85% de l’huile de palme mondiale. Mais la culture des palmiers à huile est vivement critiquée par les ONG qui dénoncent son rôle dans la destruction de la forêt tropicale et les abus dont sont victimes les ouvriers agricoles sur ces exploitations.

En annonçant cette interdiction mercredi soir, l’agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) a affirmé avoir la preuve que les employés de Sime Darby subissent de graves abus, évoquant notamment des violences sexuelles et physiques, des retenues de salaire et le fait qu’ils ne sont pas libres de se déplacer.

Ce géant de lui de Pam, qui fournit de grandes multinationales comme Nestlé et Unilever, possède d’immenses plantations et emploie des travailleurs migrants originaires de pays comme l’Indonésie et le Bangladesh.

Écologie: le référendum de Macron, gros coup de com’

Écologie: le référendum de Macron, gros coup de com’

 

C’est évidemment un énorme coup de com’ cette proposition de référendum concernant la constitution pour y intégrer les préoccupations écologiques qui par parenthèse y figurent déjà avec la charte de l’environnement de Chirac de 2005 qui a valeur constitutionnelle.

 

Comme tous référendum, le risque est à double tranchant. Il peut mettre en difficulté l’opposition mais aussi ce retourner contre le chef d’État. En effet l’intégration dans la constitution ne changera strictement rien.

Ce que recherchent Macron c’est d’une part de faire semblant de donner satisfaction à la fameuse convention citoyenne qui se rebelle contre les abandons du gouvernement en matière écologique, d’autre part surtout d’obtenir un plébiscite sur une question sans enjeu pour compenser son manque de soutien politique dans la population.

Bref une manœuvre habituelle qui va être détaillée, analysée quant à son enjeu réel et pourrait se retourner contre le chef de l’État.

Salaire net moyen : 2.369 euros, mais gros écarts autour de la moyenne

Salaire net moyen :  2.369 euros, mais gros écarts autour de la moyenne

 

 

Le salaire net moyen ne rend pas compte exactement du pouvoir d’achat des salariés. En effet, on agrège la totalité des salaires divisés par le nombre de bénéficiaires. Bref le principe même de la moyenne mais qui met de côté les écarts autour de cette moyenne. Selon la dernière note de l’Insee publiée ce vendredi 4 décembre, le salaire brut moyen était de 3.137 euros et le salaire net de 2.369 euros en 2018 dans le secteur privé pour un poste en équivalent temps plein. La moyenne est fortement influencée par les hauts salaires. Au bas de l’échelle la moyenne peut tourner autour de 1000 € nets  et il faut prendre en compte les temps partiels qui peuvent conduire à des rémunérations encore plus faibles. Or les contrats précaires et de faible durée tendent à se développer. Notons que la moyenne des bas salaires tourne du niveau du SMIC à 1219 €  nets pour un temps plein. La croissance des salaires en 2018 a marqué le pas (+0,4%) par rapport à 2017 (0,9%). Cette progression est ainsi inférieure à l’augmentation moyenne enregistrée ces 20 dernières années (+0,6%). Il s’agit de la plus faible hausse depuis 2014.

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

 

Il  n’y a pas vraiment de changement extraordinaire dans ce ;  on reprend surtout les anciens avec quelques nouveautés pour donner l’impression que ça bouge. La nomination de Gérald Darmanin à l’intérieur n’est pas vraiment une surprise car l’intéressé lui-même visait  depuis longtemps ce poste stratégique dans une carrière politique t. La surprise vient surtout de la nomination au gouvernement d’Eric Dupond-Moretti, avocat pénaliste spécialiste des causes difficiles, dont les Français connaissent le visage et la voix via les médias et des prises de position parfois détonantes.

D’une certaine manière, il y a même une provocation d’avoir choisi un avocat populiste et radical,  spécialiste des critiques de l’appareil judiciaire. Encore dernièrement, il venait de prendre l’initiative de déposer une plainte dans le cas de l’affaire du paquet  national financier pour avoir sans doute été écouté. Dupond Moretti n’a pas manifesté un grand état d’âme en retirant sa plainte si tôt sa nomination comme ministre de la justice.

Des convictions fortes mais qui évoluent selon les circonstances et les causes. La défense de la veuve ou du truand chaque fois que cela peut servir la réputation médiatique même si c’est complètement contradictoire. Il faudra prévoir des heurts avec l’appareil judiciaire qui voit venir en quelque sorte un étranger qui avance plutôt avec des gros sabots qu’avec des chaussons de danse classique.  On sera en particulier très attentif à la manière dont le parquet pourra plus ou moins enterrer  tel ou tel dossier politiquement sensible et il n’en manque pas.

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

 

La question de l’efficacité des traitements du Coronavirus par différentes molécules connues depuis longtemps dont  l’ hydroxychloroquine occupe à nouveau là une des médias. Il y a de toute évidence derrière les exercices d’évaluation des différents traitements des questions scientifiques dont les résultats ne s’apprécieront  qu’avec le temps. Il y a aussi une redoutable bataille entre institutions de recherche dont beaucoup sont d’ailleurs financées par des laboratoires pharmaceutiques, aussi par des contributions publiques. Tout cela sur fond d’une redoutable guerre de l’industrie pharmaceutique qui passe parfois davantage de temps à démolir d’éventuels traitements ( voire de vaccins ), trop peu retables,  qu’à investir dans la recherche pour trouver le remède miracle.

Une nouvelle fois, les pouvoirs publics ont tiré le parapluie en s’abritant derrière l’avis du Haut conseil de santé publique consultée à la va-vite en 48 heures , une procédure d’ailleurs assez rare dans le milieu scientifique. Mais les comités scientifiques ont déjà avalé d’autres couleuvres. En fait, on se fonde surtout sur un article publié dans la revue médicale britannique  the Lancet. “Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l’infection”, est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d’experts d’analyser “une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l’hydroxychloroquine” publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que “des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires” signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule “n’apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse”. Une étude très complexe que sans doute peu de journalistes voire de scientifiques ont lu car cet article n’apporte pas d’éléments vraiment nouveaux. La preuve que la guerre des égos des mandarins, des instituts de recherche et des industries pharmaceutiques est loin d’être terminée tant en ce qui concerne la recherche de traitement que d’un éventuel vaccin.

Notons que la vaste enquête internationale qui devait évaluer l’efficacité de différents traitements appelé Discovery a fini en eau de boudin.

Le professeur Raoult de Marseille n’a peut-être pas totalement raison à propos de son traitement ( il faudra accepter le temps de faire cette évaluation et non de l’effectuer sous la pression de journalistes consciemment ou inconsciemment manipulés ) en tout cas il n’a pas tort  de souligner les enjeux économiques, institutionnels voire politiques qui alimentent certaines évaluations plus ou moins bidon.

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

 

La question de l’efficacité des traitements du Coronavirus par différentes molécules connues depuis longtemps dont   hydroxychloroquine occupe à nouveau là une des médias. Il y a de toute évidence derrière les exercices d’évaluation des différents traitements des questions scientifiques dont les résultats ne s’apprécieront  qu’avec le temps. Il y a aussi une redoutable bataille entre institutions de recherche dont beaucoup sont d’ailleurs financées par des laboratoires pharmaceutiques, aussi par des contributions publiques. Tout cela sur fond d’une redoutable guerre de l’industrie pharmaceutique qui passe parfois davantage de temps à démolir d’éventuels traitements ( voire de vaccins ), trop peu retables,  qu’à investir dans la recherche pour trouver le remède miracle.

Une nouvelle fois, les pouvoirs publics ont tiré le parapluie en s’abritant derrière l’avis du Haut conseil de santé publique consultée à la va-vite en 48 heures , une procédure d’ailleurs assez rare dans le milieu scientifique. Mais les comités scientifiques ont déjà avalé d’autres couleuvres. En fait, on se fonde surtout sur un article publié dans la revue médicale britannique  the Lancet. “Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l’infection”, est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d’experts d’analyser “une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l’hydroxychloroquine” publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que “des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires” signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule “n’apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse”. Une étude très complexe que sans doute peu de journalistes voire de scientifiques ont lu car cet article n’apporte pas d’éléments vraiment nouveaux. La preuve que la guerre des égos des mandarins, des instituts de recherche et des industries pharmaceutiques est loin d’être terminée tant en ce qui concerne la recherche de traitement que d’un éventuel vaccin.

Notons que la vaste enquête internationale qui devait évaluer l’efficacité de différents traitements appelé Discovery a fini en eau de boudin.

Le professeur Raoult de Marseille n’a peut-être pas totalement raison à propos de son traitement ( il faudra accepter le temps de faire cette évaluation et non de l’effectuer sous la pression de journalistes consciemment ou inconsciemment manipulés ) en tout cas il n’a pas tort  de souligner les enjeux économiques, institutionnels voire politiques qui alimentent certaines évaluations plus ou moins bidon.

Coronavirus : « Gros danger à terme pour les entreprises »

Coronavirus : « Gros danger à terme pour les entreprises »

 

La prolongation voir l’amplification de la crise du Coronavirus risque de provoquer une crise financière grave des entreprises les plus fragiles en Chine comme ailleurs d’après Sébastien Jean, directeur du Cepii, le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.( Interview de la tribune)

 

 

Quelles sont les conséquences du coronavirus sur l’économie chinoise ?

SÉBASTIEN JEAN - Les conséquences découlent des mesures prises pour endiguer la maladie plus que de la maladie elle-même, parce qu’elles paralysent partiellement l’activité. Fait assez rare, cela affecte à assez grande échelle aussi bien la production que la consommation. Les gens restent chez eux ou ont une mobilité limitée, même dans les grandes villes. Au-delà des transports eux-mêmes, cela provoque une chute drastique de la demande dans l’hôtellerie-restauration et le tourisme, mais aussi une baisse marquée de la consommation, réduite aux produits de première nécessité dans les zones affectées et souvent très au-delà.

En parallèle, la limitation des déplacements entrave la production aussi bien en empêchant les salariés d’aller travailler, qu’en perturbant l’acheminement des marchandises, et donc l’approvisionnement en pièces et composants ainsi que la possibilité de livrer la production. L’activité économique a été perturbée à partir de la mi-janvier, il est trop tôt pour avoir des indicateurs solides. Malgré tout, on perçoit déjà des signes tangibles, comme la baisse de la consommation de charbon de près de 40%. Beaucoup d’entreprises ont signalé une chute drastique de leur production et la grande majorité des régions sont fortement impactées, même si l’immense majorité des cas reste localisée dans le Hubei.

Quels sont les principaux risques pour les entreprises en Chine ?

L’impact va beaucoup dépendre de la durée. Si cette paralysie soudaine de l’activité perdure, elle peut être très dangereuse pour les entreprises qui manquent de liquidités. Une récente enquête sur les PME chinoises montre que 85% d’entre elles n’ont pas de liquidités suffisantes pour couvrir leurs charges pendant plus de trois mois. Il y a un risque de faillite pour les petites et moyennes entreprises.

Pour les autorités, cette situation est inédite. D’habitude, les outils de réponse à une crise sont budgétaires ou monétaires. La Banque centrale a d’ailleurs déjà assoupli les conditions du crédit de différentes manières. Mais les outils habituels ne seront guère efficaces pour contrer la paralysie actuelle.

Quelles sont les mesures les plus adaptées à court terme pour répondre à cette crise ?

Les mesures les plus efficaces à court terme et les plus indispensables sont celles qui soulagent la trésorerie des entreprises en proposant un différé de paiement des cotisations sociales, en faisant pression sur les banques pour renouveler les crédits par exemple. Mais si la crise se prolonge, cela peut renforcer la fragilité des petites banques.

Quelles sont les répercussions sur l’économie mondiale ?

À ce stade, l’épidémie a essentiellement frappé la Chine. 95% des cas mondiaux sont en Chine. Le premier scénario est que les autorités arrivent à contenir ou limiter la contagion et l’impact économique hors de Chine. Comment ce choc se répercute-t-il à l’extérieur ? En France, la moindre consommation des Chinois va avoir des répercussions principalement sur l’industrie du luxe, l’agroalimentaire et le tourisme. Dans les autres secteurs, il devrait y avoir une baisse de la demande mais elle sera moins significative qu’en Allemagne, parce que nos exportations vers la Chine sont moins importantes. La première économie de la zone euro est fragilisée par son plus grand succès à l’exportation. Les premières répercussions ont d’abord concerné les pays voisins de la Chine. Le choc est d’abord important en Asie. La Chine représente près d’un tiers de la croissance mondiale et cela va avoir un effet sur la demande qui est non négligeable. L’impact va dépendre aussi de la capacité des autres économies à se fournir ailleurs qu’en Chine.

 

Ecologie-Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

Ecologie-Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

 

Comme la question écolo risque de dominer l’enjeu  des élections municipales, le  gouvernement propose un coup de peinture verte sur les villes. Cependant on ne posera pas la question de la problématique de la sur-urbanisation qui va conduire à concentrer à terme 90 % de la population dans des métropoles ingérables. Le plus savoureux est cette perspective la  création de ferme urbaine.  D’ici à l’été prochain, 30 premiers quartiers seront sélectionnés, avec un financement dédié de 21 millions d’euros pour la création de fermes urbaines.

 

Plus sérieux, 22 quartiers volontaires expérimenteront des projets d’énergie positive et à faible impact carbone. « Une enveloppe d’aide à l’ingénierie » sera débloquée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), assure le ministère de la Ville et du Logement. Enfin 14 établissements publics d’aménagement devront intégrer au moins 50% de matériaux biosourcés ou géosourcés, . Et pour couronner le tout on va créer aussi un super machin administratif : France ville durable.

Cet organisme s’accompagnera de 50 « ateliers des territoires », budgétés à hauteur de 500.000 euros, d’une « plateforme d’open-innovation » nourrie par les entreprises et d’un outil Internet « Aides territoires » recensant les aides financières disponibles. 

 

 Bref des mesures très anecdotiques pour ne pas dire parfois ridicules pour cacher la stratégie de concentration urbaine.

Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

 

Comme la question écolo risque de dominer l’enjeu  des élections municipales, le  gouvernement propose un coup de peinture verte sur les villes. Cependant on ne posera pas la question de la problématique de la sur-urbanisation qui va conduire à concentrer à terme 90 % de la population dans des métropoles ingérables. Le plus savoureux est cette perspective la  création de ferme urbaine.  D’ici à l’été prochain, 30 premiers quartiers seront sélectionnés, avec un financement dédié de 21 millions d’euros pour la création de fermes urbaines.

 

Plus sérieux, 22 quartiers volontaires expérimenteront des projets d’énergie positive et à faible impact carbone. « Une enveloppe d’aide à l’ingénierie » sera débloquée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), assure le ministère de la Ville et du Logement. Enfin 14 établissements publics d’aménagement devront intégrer au moins 50% de matériaux biosourcés ou géosourcés, . Et pour couronner le tout on va créer aussi un super machin administratif : France ville durable.

Cet organisme s’accompagnera de 50 « ateliers des territoires », budgétés à hauteur de 500.000 euros, d’une « plateforme d’open-innovation » nourrie par les entreprises et d’un outil Internet « Aides territoires » recensant les aides financières disponibles. 

 

 Bref des mesures très anecdotiques pour ne pas dire parfois ridicules pour cacher la stratégie de concentration urbaine.

Croissance Japon : nouveau gros recul des exportations-

Croissance Japon : nouveau gros recul des exportations-

le Japon constitue en quelque sorte un des baromètres pour mesurer la santé de l’économie mondiale compte tenu du rôle que joue les exportations japonaises. Des exportations qui continuent de s’écrouler et qui traduisent ainsi la morosité des échanges et de la croissance mondiale.

Les exportations japonaises ont connu en effet en décembre un déclin pour un treizième mois consécutif, sous l’effet notamment du ralentissement des livraisons d’automobiles vers les Etats-Unis, soulignant que la faiblesse de la demande extérieure continue de peser sur l’économie nippone, dépendante des exportations.

D’après les données officielles publiées jeudi, les exportations ont chuté en décembre de 6,3% en rythme annuel, contre une prévision médiane de -4,2% après un recul de 7,9% en rythme annuel le mois précédent.

Les analystes et les décideurs politiques estiment que l’accord commercial de “phase 1” signé entre les Etats-Unis et la Chine la semaine dernière, ainsi que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, vont contribuer à apaiser les inquiétudes sur le commerce mondial, un moteur clé de l’économie japonaise.

Toutefois les statistiques communiquées par le ministère des Finances montrent un ralentissement modeste de la contraction de l’économie et laisse suggérer que le rétablissement de la troisième puissance économique mondiale pourrait prendre plusieurs mois.

La Banque du Japon (BoJ), qui a laissé inchangée sa politique monétaire, estime que la solidité de la demande intérieure devrait aider à compenser la faiblesse des livraisons à l’étranger et de l’activité manufacturière.

Les livraisons à destination de la Chine, principal partenaire commercial du Japon, ont progressé de 0,8% le mois dernier en rythme annuel, montrent les données gouvernementales, soit leur première hausse en dix mois.

Les exportations vers les Etats-Unis ont reculé pour un cinquième mois consécutif en décembre, de 14,9% en rythme annuel, sous l’effet d’une chute des livraisons d’automobiles et de pièces détachées.

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