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Industrie alimentaire : gros risques sanitaires

Industrie alimentaire : gros risques sanitaires

 

Bernard Srour, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm); Mathilde Touvier, Université Sorbonne Paris Cité (USPC); Serge Hercberg, Université Paris 13 – USPC, d’autres experts  s’interrogent à propos de certains  risques sanitaires pour les aliments dits ultra transformé sans doute pour ne pas utiliser le terme plus clair mais plus accusateur d’industrie alimentaire,  sorte de chimie qui ajoute nombre d’additifs aux produits de base :

 

« Dans de nombreux pays, le degré de transformation des aliments a augmenté au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, les aliments dits « ultra-transformés » représenteraient 25 à 60 % des apports énergétiques journaliers en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, et au Brésil.

Or, depuis quelques années, les études suggérant qu’une consommation excessive de ce type d’aliments pourrait avoir des effets délétères pour la santé s’accumulent. Plusieurs recherches ont notamment mis en évidence un lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque plus élevé de surpoids ou d’obésité ainsi que d’hypertension artérielle dans une cohorte d’étudiants espagnols, tout comme un risque accru de dyslipidémies (taux anormalement élevé ou diminué de certains lipides dans le sang : cholestérol, triglycérides…) dans une cohorte d’enfants au Brésil.

Jusqu’à présent, aucune étude épidémiologique n’avait étudié les relations entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires. C’est désormais chose faite.

Les travaux de l’équipe EREN, qui associe des chercheurs en épidémiologie nutritionnelle de l’Inserm, de l’Inra, de l’Université Paris 13 et du CNAM révèlent, dans un article publié dans le British Medical Journal, que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires.

Ces travaux robustes s’appuient sur des données issues de la cohorte NutriNet-Santé. Ils ont inclus plus de 100 000 participants, suivis entre 2009 et 2018, et porté sur >3 300 aliments et boissons différents, classés en fonction de leur degré de transformation.

La notion de transformation des aliments est complexe à appréhender, car les procédés possibles et les additifs autorisés pour modifier les aliments sont très nombreux.

Afin de clarifier les choses, des chercheurs de l’Université de São Paulo ont proposé de classer les aliments en quatre groupes reflétant les niveaux de transformation des aliments. Cette classification « Nova » catégorise les aliments en 4 groupes :

  • les aliments pas ou peu transformés ;
  • les ingrédients culinaires (sel, sucre, matières grasses animales et végétales, épices, poivre…) ;
  • les aliments transformés combinant les deux premiers groupes ;
  • les aliments ultra-transformés.

Ce dernier groupe inclut, entre autres, les sodas sucrés ou édulcorés, les légumes assaisonnés de sauces contenant des additifs alimentaires, les steaks végétaux reconstitués avec ajout d’additifs, les confiseries et barres chocolatées, et tous les produits transformés avec ajout de conservateurs autre que le sel (nitrites par exemple). On y trouve aussi les produits alimentaires principalement ou entièrement constitués de sucre, de matières grasses et d’autres substances non utilisées dans les préparations culinaires, telles que les huiles hydrogénées et les amidons modifiés.

Ainsi, les viandes rouges ou blanches salées sont considérées comme des « aliments transformés » alors que les viandes ou charcuteries contenant des nitrites et des conservateurs ajoutés, comme les saucisses et le jambon, sont classées comme « aliments ultra-transformés ».

Dans le même ordre d’idée, les soupes liquides en brique préparées uniquement avec des légumes, des herbes et des épices sont considérées comme des « aliments transformés » alors que les soupes déshydratées sont classées comme « aliments ultra-transformés ».

Formulés pour être microbiologiquement sains et pratiques d’utilisation, les aliments ultra-transformés ont, en moyenne, une qualité nutritionnelle plus faible que les autres aliments. Ils sont en effet souvent non seulement plus denses en énergie, plus riches en sel, sucre et acides gras saturés, mais également plus pauvres en fibres et en vitamines, et ils pousseraient à manger davantage.

Qui plus est, ces aliments ultra-transformés contiennent pour la plupart des additifs alimentaires (colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants, etc.).

Ils sont par ailleurs susceptibles de véhiculer des substances provenant des emballages au contact des aliments, ainsi que certains composés « néoformés », c’est-à-dire produits lors des processus de transformation (chauffage à haute température, hydrogénation, prétraitement par friture, hydrolyse, extrusion, etc.).

Dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé, une association significative avait déjà pu être observée entre la part d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire (en quantité) et une augmentation de divers risques : risque de cancers (au global et du sein), risque de mortalité, risque de symptômes dépressifs et de troubles fonctionnels digestifs.

Pour étudier les liens éventuels entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires, nous avons recruté des participants qui n’avaient pas de maladie cardiovasculaire à leur entrée dans l’étude. Grâce à des enregistrements de 24 h répétés et validés, nous avons évalué la consommation alimentaire habituelle, et les milliers d’aliments et boissons consommés ont été classés en fonction de leur degré de transformation (selon la classification NOVA).

Les participants ont été suivis de 2009 à 2018 afin de détecter la survenue de maladies, et d’étudier les associations de ces maladies avec leurs consommations alimentaires. Les résultats sont clairs : la consommation d’aliments ultra-transformés s’est révélée être associée à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, à la fois coronariennes et cérébro-vasculaires.

Une augmentation de 10 points de la part d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire (par exemple, en comparant deux individus consommant respectivement 15 % et 25 % du poids de leurs aliments sous forme ultra-transformée) était associée à une augmentation de 12 % de risque de maladies cardiovasculaires au global (13 % pour les maladies coronariennes et 11 % pour les maladies cérébro-vasculaires).

Au sein des produits recensés par NutriNet-Santé, 85 % des produits de mauvaise qualité nutritionnelle (classés E par le NutriScore) étaient des aliments ultra-transformés.

Cependant, les résultats de nos travaux montrent que cette moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés n’explique probablement pas à elle seule l’augmentation du risque cardiovasculaire. D’autres hypothèses mécanistiques sont envisageables, faisant par exemple intervenir des composés tels que certains additifs alimentaires ou substances formées lors des processus de transformation. Certains effets adverses sur la santé de tels composés ont en effet déjà été suggérés dans des études expérimentales.

C’est par exemple le cas de l’acrylamide, qui se forme au moment de la cuisson à haute température de certains aliments riches en asparagine (un acide aminé) et en amidon (frites/chips de pomme de terre, céréales du petit déjeuner, produits de panification, biscuits…). Cette molécule est reconnue comme cancérogène probable pour l’être humain, et a été liée au risque de maladies cardiovasculaires.

On peut aussi citer la carboxyméthylcellulose (E466), additif utilisé comme émulsifiant, qui, selon une étude sur des modèles animaux (souris), pourrait provoquer des réactions intestinales inflammatoires et augmenter le risque de syndrome métabolique, ou les matériaux au contact des aliments (comme le bisphénol A, maintenant interdit des emballages alimentaires et qui a lui aussi été lié à des désordres cardiométaboliques).

Les résultats obtenus dans cette étude sont robustes. Pour limiter les biais, ils tiennent compte d’un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie : âge, sexe, tabagisme, consommation d’alcool, niveau d’étude, activité physique, poids, les comorbidités métaboliques (maladies qui en accompagnent une autre), antécédents familiaux…

Cette étude observationnelle ne permet pas à elle seule de conclure à un lien de cause à effet. Cependant, des essais d’intervention au long cours, qui consisteraient à faire consommer des aliments ultra-transformés à des participants pendant plusieurs années, puis à évaluer l’impact sur leur santé (cancers, mortalité, maladies cardiovasculaires) ne sont pas envisageables.

Pour confirmer ces résultats, de nouvelles études épidémiologiques d’observation devront donc être réalisées, sur des populations diverses et dans d’autres pays. Il faudra également aller plus loin dans la compréhension des procédés de transformation grâce à de nouvelles approches épidémiologiques, couplées à des approches expérimentales in vitro et in vivo. Des essais randomisés, mais à court terme et portant sur des facteurs de risque précoces (comme la prise de poids) pourraient aussi être envisagés.

Aux États-Unis, un tel essai a récemment montré qu’un régime ultra-transformé favorise la consommation d’une quantité plus importante d’aliments, et la prise de poids.

En attendant d’en savoir plus, les recommandations nutritionnelles publiées récemment par Santé publique France dans le cadre du Programme national nutrition santé 2019conseillent, au nom du principe de précaution, de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés et de privilégier la consommation d’aliments bruts ou peu transformés.

Pour parvenir à faire le tri dans les rayons des supermarchés, les consommateurs peuvent utiliser des applications gratuites comme celle d’Open Food Facts. S’appuyant sur une base de données ouverte et collaborative, elle permet en scannant le code-barre d’un produit alimentaire, d’afficher à la fois son NutriScore (logo qui renseigne sur la qualité nutritionnelle des aliments), sa catégorie NOVA (qui renseigne sur le degré de transformation), et la liste d’ingrédients (et d’additifs) qu’il contient.

Ce type d’outil est précieux pour atteindre l’objectif que s’est fixé le Haut Conseil de la Santé publique : réduire de 20 % la consommation d’aliments ultra-transformés en France d’ici à 2022.

Pour aller plus loin : À l’occasion des 10 ans de cette étude publique coordonnée par l’équipe EREN, un appel au recrutement est lancé. Vous souhaitez vous aussi faire avancer la recherche sur les liens entre nutrition et santé ? Rejoignez les 165 000 « Nutrinautes » de l’étude NutriNet-Santé ! Toutes les informations sont disponibles sur etude-nutrinet-sante.fr/.

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Par Bernard Srour, Epidémiologiste – Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle EREN (Inserm U1153 / Inra U1125 / Cnam / USPC) – Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité (CRESS), Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ; Mathilde Touvier, Directrice de l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, U1153 Inserm,Inra,Cnam, Université Sorbonne Paris Cité (USPC) et Serge Hercberg, Professeur de Nutrition Université Paris 13 – Praticien Hospitalier Département de Santé Publique, Hôpital Avicenne (AP-HP), Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, U1153 Inserm,Inra,Cnam, Université Paris 13 – USPC

 

 

«Pognon dingue» : de la com. en gros sabots pour buveurs de pastis !

«Pognon dingue» : de la  com. en gros sabots pour buveurs de pastis !

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on ne fait pas dans la dentelle à l’Elysée en matière de com. Quitte à faire dire au monarque républicain des paroles populistes qui feront plaisir aux buveurs de pastis après 3 ou 4 tournées. La petite vidéo spontanée de Macron fait adopter  au président de la république une rhétorique qu’il n’emploie jamais et qui par ailleurs était légèrement en contradictions avec les ors de la république que montrait la même vidéo. En clair, il y a le discours prétention philosophique et tecno pour les responsables de la mutualité française (d’une longueur interminable comme la plupart des discours de Macron) et puis pour les «  cons » la phrase choc «  ça coute un pognon dingue le social ». Un phrase avec laquelle on ne peut être que d’accord au premier degré ; Une phrase putassière du style «  pour résoudre le chômage, il faudrait mettre les chômeurs au boulot ! Ce qui est vrai et faux à la fois, en tout cas plein de contradictions mais l’objectif n’est pas la cohérence mais de provoquer l’adhésion bête voire bestiale.  C’est le en même temps de Macron qui parle cash à deux publics différents en disons tout et le contraire. Pour Macron, l’objectif était aussi de faire un peu gauche en réaffirmant les justifications bateau de la solidarité sociale. L’étiquette de président des riches colle à la peau de Macron et sans doute pour longtemps. Au moins dans les mots il lui faut rétablir un certain équilibre et en même en indiquant que c’est pas en dépensant plus qu’on protège le mieux. Une bonne vielle lapalissade qui ne mange pas de pain même si elle n’éclaire rien !

 

SNCF : les gros sabots de Gattaz

  • SNCF : les gros sabots de Gattaz

Comme d’habitude Gattaz intervient dans un conflit social avec ses gros sabots en interrogeant de manière très hypocrite : «Je ne comprends pas tellement des grèves qui sont des préalables alors qu’on n’a même pas commencé à discuter ou négocier», a-t-il déclaré. Faisant semblant d’ignorer que la plupart des aspects de la réforme ne sont pas négociables comme le changement de statut de l’entreprise, la mise en concurrence, l’abandon des lignes non rentables (TGV comprises), l’ouverture à la concurrence et bien sur le changement de statut. D’ailleurs,  le gouvernemenet parle davantage de concertation que de négociation. Même si la sémantique est en évolution. Bien étendu, Gattaz a raison d’affirmer que la SNCF a besoin d’une réforme, besoin d’être plus rigoureuse en matière de gestion, plus dynamique en matière commerciale, plus efficace en matière d’organisation. Mais la question de la négociation à laquelle il fait allusion est justement la faiblesse récurrente des relations sociales en France. Pas étonnant si France est en tête du palmarès de la conflictualité dans le monde sur longue période. A la différence de l’Allemagne où tout doit être négocié mais surtout avec l’objectif d’aboutir à un compromis. A l’inverse,  en France la plupart du temps la confrontation est brutale, archaïque et d’ordre idéologique. Dun coté, avec un patronat type Gattaz encore sur le modèle du 19eme siècle et de l’autre coté certains syndicats qui se réclament encore du communisme. Bref, deux mondes qui s’ignorent et se méprisent. L’intervention de Gattaz ne fait que mettre de l’huile sur le feu. Il n’ajoute rien de consensuel, rien de nouveau, ne fait que rabâcher l’argumentation d’un gouvernemenet qui a joué au pompier incendiaire en mettant en avant la question du statut pour retourner l’opinion publique contre les cheminots. Cette réforme se caractérise par un manque de connaissance et de préparation de la part du gouvernement. Par exemple sur la question centrale de l’endettement aucune piste crédible n’est avancée. Pire Lemaire vient d’annoncer qu’il commandait 100 rames du nouveau TGV pour renforcer la coopération Siemens-Alstom. Il a juste oublié d’indiquer qui va payer. La même question oubliée pour des décisions des lignes nouvelles et autres investissements et qui aboutit à ces 45 milliards d’endettement. Cette problématique financière ne doit évidemment pas gommer les énormes efforts de gestion et d’organisation que doit faire la SNCF mais cette  approche limitée fausse l’analyse et le débat. Avec une  fausse naïveté Gattaz s’interroge : «   Ces grèves «devraient être un aboutissement de négociations qui ne fonctionnent plus», un «ultime recours», selon lui. «On met la charrue avant les bœufs. C’est cela que je regrette profondément et que je trouve inadapté par rapport à la situation actuelle ». Une situation typique de ce qu’est l’état des relations sociales en France où  en génarale les syndicats ne sont pas associés à la gestion des entreprises m^me s’il existe des exceptions, pire sont souvent considérés comme accessoire voire méprisés.

 

Gros investissements dans la voiture électrique

Gros investissements dans la voiture électrique

 

11 milliards de dollars d’ici 2022, pour Ford. Alors qu’il planifiait jusqu’ici 4,5 milliards jusqu’en 2020.tous les autres grands constructeurs s’y mettent GM, les asiatiques, les européennes, Renault.  Tous les grands constructeurs mondiaux rivalisent actuellement de plans ambitieux dans l’électrique, sous la pression des normes environnementales de plus en plus restrictives, notamment en Europe et en Asie. Le numéro un américain General Motors (GM) avait annoncé en octobre une offensive dans l’électrique, avec le lancement d’une vingtaine de véhicules tout électriques d’ici 2023, dont deux nouveaux modèles d’ici 2019. Ford a par ailleurs dévoilé dimanche des véhicules plus traditionnels: une nouvelle version de sa légendaire sportive Mustang, la Bullit, le retour sur le marché nord-américain de son pick-up Ranger et une version sportive de son SUV (4X4 urbain) Edge. Renault-Nissan qui a déjà a vendu plus de 400.000 voitures électriques dans le monde  prévoit de nouveaux investissements pour conforter sa position sur ce marché, a déclaré son PDG, Carlos Ghosn, « Nous allons augmenter les investissements, nous allons voir arriver beaucoup de nouvelles voitures, de meilleures batteries, de meilleures performances, des prix plus bas », a-t-il dit. Bien que le coût d’achat diminue, la voiture électrique est encore trop chère pour remplacer les véhicules classiques.  La voiture électrique est encore handicapée par son autonomie mais surtout par son prix puisqu’il faut compter 20 000 à 40 000 € dans les modèles bas de gamme. Renault a donc décidé de changer sa stratégie et de concevoir un véhicule au coût beaucoup plus abordable qui pourrait être de l’ordre de 10 000 € lorsqu’il sera commercialisé en France. Pour l’instant le constructeur envisage de mettre au point et de commercialiser un modèle bas de gamme à 8000 dollars en Chine.   Après avoir réussi le pari de la voiture « pas cher » avec Dacia, la marque au losange se tourne vers un projet de voiture électrique low-cost. Ce véhicule prévu, dans un premier temps, pour le marché chinois à seulement 8.000 dollars, serait donc trois à quatre fois moins cher qu’une Zoé.

 

Ordonnances sur le droit du travail : gros test pour Macron

Ordonnances sur le droit du travail : gros test pour Macron

Ce sera l’épreuve du feu pour Macron car globalement les syndicats gauchistes et corpos ne sont pas prêts de faire des concessions. On apprête même à lancer un Front social pendant du Front de Mélenchon. Macron veut donc  notamment rapidement régler les choses sur trois points: prédominance affirmée de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, simplification des institutions représentatives du personnel. Des sujets lourds et très sensibles qui risquent de réveiller des tensions sociales exprimées  de la loi EL Khomri fument encore ! Les gauchistes n’entendent pas accorder le moindre état de grâce ;  Pire, ils ont même commencé à manifester le jour de la commémoration du 8 mai 45 contre la politique supposée de Macron. Une politique supposée car la nature et l’ampleur des mesures que prendra Macron  dépendront  largement du rapport de force qui se dégagera des législatives. La plupart de ces mesures nécessite une loi et donc l’intervention du Parlement. Un nouveau mouvement syndical qui crie avant d’avoir mal, avant même toute décision et avant même toute concertation. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un mouvement syndical mais de son instrumentalisation par les gauchistes étatistes de la CGT, des étudiants de l’UNEF et de Mélenchon. Une manière de reconvertir la défaite politique des gauchiste aux présidentielles et de la transposer sur le terrain social. Il s’agit là de la principale difficulté à laquelle devra faire face Macron. Certes les gauchistes sont minoritaires dans le pays ; pour preuve, la montée des syndicats réformistes et notamment la première place désormais par la CFDT  dans les entreprises du privé.  Bien que minoritaires les gauchistes représentent un énorme pouvoir de nuisance, ils peuvent être capables de détruire la  confiance nécessaire au redressement du pays. Il faudra à Macron engager  un dialogue social en profondeur pour  neutraliser  les forces du refus et du déclin.  Les centrales syndicales gauchisantes ont mis en garde le président élu contre un « troisième tour social », en particulier s’il légifère par ordonnances sur le droit du travail.   »S’il persiste dans l’idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu’il va balayer le dialogue social et la concertation : il y aura problème d’une manière ou d’une autre, donc on attend de voir », a déclaré lundi sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. « Je ne vois pas quelle est l’organisation syndicale, quelle qu’elle soit aujourd’hui, sans parler du fond, qui peut accepter que ça passe à la schlague avec des ordonnances », a-t-il ajouté reprenant ainsi le vocabulaire du Front National

Macron -Présidentielle 2017 – gros meeting à Lille et des ralliements

Macron -Présidentielle 2017 – gros meeting à Lille et des ralliements

 

La présence de certaines grosses pointures comme Jean-Paul Huchon ancien président socialiste du conseil régional de la région parisienne,  l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental et ancien ministre de droite, Jean-Paul Delevoye aussi de proches de Borloo ou encore le  député-maire UDI de Valenciennes témoigne à l’évidence que la mayonnaise prend de mieux en mieux chez macro. D’autant que la participation à ces meetings dépasse et de loin celle de la plupart de ces candidats. Quand Benoît Hamon réunit 700 personnes à Marseille comme Valls à Toulouse Macron, lui, bénéficie d’une participation de 5000 personnes à Lille. Les participations à ces meetings des leaders du parti socialiste sont tellement modestes qu’à Solferino on s’interroge sur leur opportunité dans la mesure où inévitablement la comparaison est faite avec les assistantes dont bénéficient Macron. En revenant sur l’histoire ouvrière de ces « terres de combat », où se sont construits de haute lutte les « droits nouveaux » des travailleurs, Emmanuel Macron a appelé son auditoire à « être à la hauteur de cette histoire collective ». En pleine campagne de la primaire de la gauche, l’ancien banquier d’affaires a centré son discours sur le social et dévoilé en partie le volet éducatif de son programme présidentiel. L’ancien ministre a notamment proposé de diviser par deux le nombre d’élèves dans les classes de CP et CE1 situées en zone d’éducation prioritaire, ce qui suppose de mettre devant les élèves 12.000 instituteurs en plus.  Dès l’ouverture de son meeting ce samedi après-midi à Lille  le fondateur du mouvement En Marche a rendu hommage aux Hauts-de-France, terre dont il est lui-même « un enfant », lui qui est né à Amiens le 21 décembre 1977. Sur Twitter, son équipe de campagne a annoncé que 5 000 participants étaient présents : Dans une région de vieille industrie où le chômage est élevé et où le Front national réalise des scores importants, il a défendu sa vision d’une société d’émancipation qui donne à chacun ses chances. L’émancipation qu’il prône passe par des « opportunités redonnées à celles et ceux qui sont parfois bloqués, assignés à résidence, à qui la société ne propose plus rien, si ce n’est des aides et a laquelle on s’est habitué ». Pour celui qui se présente comme « le candidat du travail », tout commence par un effort sur l’éducation. Sur ce point, il a annoncé son intention, s’il est élu, de réduire réduire de moitié le nombre d’élèves des 6 000 classes de CP et de CE1 dans les zones d’éducation prioritaires, avec des enseignants mieux rémunérés dans des établissements disposant de plus d’autonomie. Alors que l’Europe est aujourd’hui la cible de nombreux responsables politiques français, il a défendu sa nécessité et estimé qu’il fallait construire avec elle une « diplomatie nouvelle » pour faire face aux défis du terrorisme et des migrations. « Nous avons besoin de l’Europe parce que l’Europe nous rend plus grands, parce que l’Europe nous fait plus forts », a-t-il dit. Face à la Chine, à la Russie et aux Etats-Unis de Donald Trump, « nous devons avoir une diplomatie indépendante et exigeante mais nous devons aussi avoir une vraie Europe de la sécurité, de la défense ».  Il a conclu son discours avec un appel au rassemblement avec ceux « qui sont aujourd’hui à droite et qui disent vouloir y rester mais ne pas s’y retrouver » et ceux « qui à gauche doutent, mais ne s’y retrouvent plus ». Et il a invité ceux qui ont peur à ne rien céder aux discours de la « haine » et du « repli » pour rejoindre « le mouvement de l’optimisme volontaire, celui de l’espérance, le nôtre ».

 

Macron : gros meeting le 10 décembre pour exploiter le boulevard du centre

 Macron : gros  meeting le 10 décembre pour exploiter le boulevard du centre

Suite à la nomination de Fillon comme représentant de la droite, les sondages montrent que Macron dispose d’un boulevard au centre. Il y a d’abord les réformistes du PS déçus de Hollande et Valls, les Juppéistes déçus d’être mis à l’écart par Fillon, aussi les jeunes de l’UDI, certains radicaux de gauche sans compter ceux du Modem dont le responsable Bayrou ne récolterait qu’atour de 6 à 7% s’il se présente pour la quatrième fois. Du coup Macron peut espérer environ 16% pour l’instant.  L’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron, conforté dans sa position de troisième homme de l’élection présidentielle après le triomphe de François Fillon à la primaire de la droite, entend donc frapper un grand coup le 10 décembre à Paris. Il tiendra ce jour-là au Parc des Exposition, Porte de Versailles, le plus grand meeting à ce jour de sa campagne, lancée le 16 novembre par l’annonce de sa candidature. « Ce sera le premier véritable meeting de sa campagne », explique le secrétaire général de son mouvement, « En Marche ! », le député socialiste Richard Ferrand, selon qui Emmanuel Macron vise au moins 6.000 à 7.000 participants. Le porte-parole d’ »En Marche ! » Benjamin Griveaux parle pour sa part de 8.000 à 10.000 participants attendus. Un sondage Elabe publié mercredi confirme que l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande devance désormais le candidat de la « France insoumise », Jean-Luc Mélenchon, dans les intentions de vote de premier tour. Il recueille 16% si le chef de l’Etat porte les couleurs de la gauche de gouvernement, 14% si c’est le Premier ministre, Manuel Valls, et 17% si c’est son ancien collègue Arnaud Montebourg. « La vraie question pour nous c’est de préserver la dynamique dans laquelle nous sommes et d’accélérer. Et donc d’avoir une offre politique qui est claire », a déclaré mercredi Emmanuel Macron lors d’un déjeuner avec des journalistes. Selon Richard Ferrand, l’objectif de la réunion publique du 10 décembre sera à la fois de mobiliser les partisans de l’ex-ministre et de préciser ses propositions. Depuis le 16 novembre, le nombre d’adhésions à « En Marche ! » est passé de 94.000 à près de 115.000. Dans la foulée de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite dimanche, « En Marche ! » a notamment enregistré le ralliement public de 130 cadres et militants de la composante jeunes de l’UDI (centre). Selon Richard Ferrand, « des gens engagés au Modem », le parti centriste présidé par François Bayrou, qui laisse planer le doute sur ses intentions, « manifestent leur intérêt ». « Nous recevons beaucoup de messages de gens qui étaient engagés dans les campagnes d’Alain Juppé et de Nathalie Kociusko-Morizet », deux des rivaux malheureux de François Fillon, assure pour sa part Benjamin Griveaux. Le nombre de parlementaires qui soutiennent publiquement Emmanuel Macron tourne toujours autour de la quarantaine. Mais le porte-parole du mouvement assure que de nombreux élus du Parti socialiste, notamment, « posent des question » sur « En Marche ! » et le projet de l’ancien ministre. Une partie des élus nationaux du Parti des radicaux de gauche (PRG), allié traditionnel du PS, ont déjà fait le choix de soutenir l’ancien ministre, comme le sénateur Jacques Mézard ou le député Jacques Krabal.

Avec Trump gros coup de tabac sur les marchés financiers

Avec Trump gros coup de tabac sur  les marchés financiers

Conséquences directe de l’élection de Trump, les marchés financiers seront très bousculés pendant plusieurs jours au moins. Les marchés financiers craignent en effet un bouleversement de la régulation des échanges internationaux caractérisée notamment par le protectionnisme américain et l’augmentation de droits de douane susceptibles de freiner de manière significative le commerce international. Les bourses asiatiques chutent de 3% mercredi, le dollar recule dans les mêmes proportions face au yen et le peso mexicain plongeait de plus de 12% au vu de premiers résultats de l’élection présidentielle américaine montrant une réelle chance de victoire pour le candidat républicain Donald Trump. De leur côté, les futures sur indices new-yorkais plongeaient de 4% tandis que des valeurs refuge telles que l’or et les emprunts du Trésor américain à 10 ans prenaient respectivement 3,5% et 1,2%. Les intervenants de marché pensent qu’une victoire de Donald Trump pourrait provoquer des incertitudes économiques et mondiales d’une telle ampleur que cela pourrait conduire la Réserve fédérale américaine à s’abstenir de relever ses taux d’intérêt en décembre, comme c’était largement anticipé jusqu’ici. Vers 04h10 GMT, l’indice Nikkei perdait 4,4% et l’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) abandonnait pour sa part quelque 3,1% En chutant de quelque 12% face au dollar, le peso mexicain, considéré comme le « thermomètre Trump », est tombé à un plus bas historique face au billet vert. « C’est la panique sur le marché, où les intervenants n’avaient certainement pas anticipé un tel résultat », a déclaré Juan Carlos Alderete, chargé de la stratégie chez Banorte-IXE. Les craintes de voir Donald Trump rentrer dans la Maison blanche pèsent depuis des mois sur la devise mexicaine en raison notamment des menaces du candidat républicain de remettre en cause un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Mexique.

(Avec Reuters)

Bayer: le gros coup sur Monsanto, bonjour l’environnement

Bayer: le gros coup sur Monsanto, bonjour l’environnement

 

 

Un coup de près de 60 milliards,  l’une des plus grosses de l’histoire des fusions-acquisitions  et qui risque de porter un rude coup à l’environnement. Pas étonnant que  Merkel soutienne avec tant de vigueur le projet transatlantique d’échange commercial entre les États-Unis et l’Europe ;  un projet qui permettrait d’abaisser notoirement les critères de protection de l’environnement. Monsanto pourrait vendre encore plus librement ses semences industrielles qui tuent la bio diversité, ces produits chimiques qui détruisent la faune et la flore et ses produits transgéniques qui vont contaminer l’ensemble des plantes. Le géant allemand de la pharmacie et de l’agrochimie Bayer a en effet annoncé mercredi avoir convaincu le spécialiste américain des semences Monsanto d’accepter une offre d’achat de 66 milliards de dollars (58,8 milliards d’euros) après plusieurs tentatives infructueuses. Le rachat de Monsanto doit permettre à Bayer de renforcer sa division de produits agrochimiques, un marché dont il est numéro deux mondial derrière le suisse Syngenta, en mettant la main sur le portefeuille de semences de l’américain. Son objectif à terme est d’offrir aux agriculteurs un fournisseur unique de semences, de produits agrochimiques (engrais et pesticides principalement) et de services d’aide à la culture.

(Avec Reuters)

Nice : la polémique en gros sabots d’Estrosi

 

Nice : la polémique en gros sabots d’Estrosi

 

Même si l’on peut légitimement critiquer la politique gouvernementale en matière de sécurité, il n’empêche que l’outrance de Christian Estrosi à la suite de la tuerie de Nice témoigne à la fois d’une attitude irresponsable et même répugnante. En effet l’objectif de Christian Estrosi ancien maire de Nice, mais toujours adjoint à la sécurité vise à se déresponsabiliser totalement vis-à-vis de ce terrible attentat. Comme d’habitude,  Estrosi attaque avec de gros sabots en mettant en cause le gouvernement, le ministre de l’intérieur et la police nationale. Pire on utilise une policière municipale très politisée et soutien d’Estrosi pour inventer une manipulation de la part de Bernard Cazeneuve et de son cabinet. Estrosi ne fait donc pas dans la dentelle pour s’exonérer de toute responsabilité dans une ville où il a fait de la sécurité un axe majeur. Cela d’autant plus et sous la pression permanente des revendications sécuritaires du Front National. Estrosi doit donc en rajouter pour trois raisons. La première déjà évoquée, celle du Front National, la seconde est liée à sa recherche de positionnement vis-à-vis de Sarkozy avec lequel il a été en froid pendant un temps et dont il se rapproche maintenant en surjouant son rôle d’opposant au gouvernement. La troisième raison est liée au parcours de Christian Estrosi, « motocrate » qui doit toujours en rajouter pour dissimuler des capacités cognitives très en dessous de la moyenne. Le plus lamentable dans cette affaire est sans doute d’avoir instrumentalisé une policière très engagé politiquement. Du coup Bernard Cazeneuve a décidé de porter plainte en diffamation contre une policière municipale de Nice qui affirme avoir subi des pressions de la part de son cabinet pour modifier un rapport relatif aux forces de sécurité en présence le soir de l’attentat qui a fait 84 morts. Le ministre de la de la justice a également réagi : « Comme c’est une fonctionnaire, elle connaît le Code pénal, et dans le Code, il y a un article qui est l’article 40 qui dit que quand tout fonctionnaire est confronté à la manifestation d’un délit (…) ce n’est pas au JDD qu’elle doit en parler, mais au procureur de la République », a-t-il dit, sur RTL. « Je ne voudrais pas que la ville de Nice (…) devienne un îlot de divorce avec le droit », a-t-il poursuivi à propos du refus de Christian Estrosi de satisfaire à la réquisition judiciaire des images de vidéosurveillance de la ville de Nice, soulignant que ce refus était une « infraction ». L’Inspection générale de la police judiciaire (IGPN), saisie le 21 juillet par Bernard Cazeneuve pour une évaluation technique du dispositif de sécurité le soir de l’attentat à Nice, doit rendre ses conclusions cette semaine.

(Avec Reuters)

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

 

 

 

Sur la forme Emmanuel Macron semble s’engager dans un  conflit vis-à-vis de Carlos Ghosn concernant l’augmentation de son salaire chez Renault. Mais lorsqu’on n’y regarde de plus près on peut observer que la menace du ministre de l’économie largement, rapportée dans les grands médias, demeure de pure forme. En effet il n’est pas demandé au patron de Renault de renoncer à la croissance de ses revenus mais de réfléchir pour les revenus à venir portant sur 2016. D’une certaine manière Emmanuel Macron ne remet donc pas en cause la croissance du salaire octroyé par le conseil d’administration contre l’avis de l’assemblée générale et invite seulement à une réflexion faute de quoi le gouvernement pourrait éventuellement légiférer concernant les entreprises où l’État conserve de fortes participations.  En effet Emmanuel Macron a seulement demandé mardi au PDG de Renault Carlos Ghosn de prendre ses responsabilités sur sa rémunération à compter de cette année, après le passage en force du conseil d’administration du constructeur automobile concernant l’exercice 2015. Le ministre de l’Economie a menacé de légiférer sur ce sujet s’il n’était pas entendu. Alors que l’assemblée générale de Renault avait voté vendredi à 54% contre la rémunération de 7,2 millions d’euros de Carlos Ghosn pour 2015, le conseil d’administration l’a confirmée juste après. « Suite à ce vote de l’assemblée générale de Renault, il y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance », a dit Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « Et donc ce que nous demandons très clairement, c’est d’une part que M. Ghosn prenne ses responsabilités dès à présent pour que, sur sa rémunération de 2016, les conséquences soient tirées de ce vote, (et) c’est que le conseil d’administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote », a-t-il ajouté. « Lors du dernier conseil, seuls les représentants des salariés et de l’Etat se sont prononcés contre. Nous devons en tirer les conséquences dans les prochaines semaines sans quoi nous serions conduits à légiférer », a poursuivi le ministre. Le président du Medef Pierre Gattaz s’était dit lundi « très surpris » de la décision du conseil d’administration de Renault. « Je suis un peu choqué que l’on ait entériné aussi vite des conditions de rémunération », avait-il dit sur BFM en rappelant le code Afep-Medef. (Avec Reuters)

Orange : gros cirque médiatique pour imposer sa nouvelle box et augmenter ses profits

Orange : gros cirque médiatique pour imposer sa nouvelle box et augmenter ses profits

 

 

Un gros cirque médiatique a été organisé par Orange pour pousser ses clients à migrer vers sa nouvelle box. Une nouvelle box notamment justifiée par les très gros investissements réalisés en matière de fibre optique. Mais du coup Orange envisage de développer de nombreux services payants en plus de l’abonnement évidemment ;  comme cette nouvelle boxe sera accessible aux clients ADSL on peut imaginer qu’au final tout cela se traduira par une augmentation de la facture. Certes la cible optique offre une capacité sans commune mesure avec le réseau téléphonique actuel pour autant il sera loin d’être accessible partout. À terme il est évident que fibre optique ou pas les clients d’Orange devront muter vers la nouvelle boxe et sa nouvelle tarification.  Lors d’un grand show organisé à Paris, l’opérateur historique a dévoilé sa nouvelle « Livebox » couplée à un décodeur Ultra HD. Avec un débit Wi-Fi pouvant atteindre 1 gigabit par seconde, elle doit permettre à Orange de doper son nombre d’abonnés à la fibre avec des services gourmands en bande passante. Déployer la fibre à coups de milliards d’euros, c’est bien. La rentabiliser, c’est mieux. Et c’est précisément pour cela qu’Orange a dégainé sa nouvelle « Livebox » ce mercredi, lors de son « Show Hello » au Carrousel du Louvre. Lors de cet événement dédié aux innovations du groupe, Stéphane Richard, le PDG de l’opérateur, n’a pas lésiné sur les superlatifs pour auréoler son nouveau bébé : « Tout est plus puissant. On y a incorporé la meilleure puce du marché, qui va nous permettre d’apporter beaucoup de nouveaux services. On a un ensemble Wi-Fi infiniment plus performant que ce qu’on a connu jusque-là [avec un débit pouvant atteindre 1 gigabit par seconde, Ndlr]. Grâce à cela, on pourra connecter une dizaine de terminaux simultanément sur la même box. »  Pour aller avec ces standards, Orange a déroulé tout un éventail de nouveaux contenus. D’après Stéphane Richard, « plus de 300 titres à la demande en Ultra HD » seront disponibles dès la commercialisation de la box. Parmi eux, il y aura notamment des séries signées Netflix, comme NarcosBreaking Bad ouMarseille. Lors du prochain Euro 2016 de football, huit matchs seront exclusivement diffusés en Ultra HD pour les clients d’Orange TV. D’après Stéphane Richard, plus de 200 jeux vidéo seront téléchargeables « en accès direct », et une plateforme dédiée aux contenus en réalité virtuelle devrait voir le jour prochainement. Pour rentabiliser cet investissement colossal, l’opérateur historique doit impérativement faire migrer ses clients ADSL traditionnels vers la fibre. Mais aussi en profiter pour récupérer les abonnés Internet fixes partis chez Free (surtout dans les grandes villes), lorsque le trublion a chamboulé le marché en 2002 avec ses offres à prix cassé. En parallèle, Orange table sur une augmentation de l’ARPU (le revenu moyen par abonné), en étoffant son offre avec des contenus payants. Aujourd’hui, Orange compte un peu plus de 1 million d’abonnés à la fibre, sur un total de 5 millions de clients éligibles (qui disposent d’une prise adéquate). Avec sa box, l’opérateur espère bien convertir ces derniers à ses offres maison. Sachant que, d’ici à 2018, il vise les 12 millions de logements raccordables.

 

(Avec Reuters)

Platini : «ça fait quarante ans qu’on dit que je suis un gros con»

Platini :   «ça fait quarante ans qu’on dit que je suis un gros con»

 
Platini dans une interview à lEquipe Platini fait preuve d’une lucidité naïve tout autant que touchante quand il tente de  s’expliquer à propos du piège dans lequel il est tombé à la FIFA. Implicitement, il reconnaît il n’avait peut-être pas les qualités intellectuelles et où les capacités manœuvrière d’un Blatter pour accéder à la présidence de l’organisation internationale de football. Force est de constater que la très grande majorité des grands professionnels du foot ne sont pas vraiment des intellos mêmes  s’il y a quelques brillantes exceptions notamment chez les consultants. Un très bon joueur de football ne fait pas forcément un bon dirigeant ou-même un bon entraîneur. Il faut en effet d’autres compétences notamment en matière de relations humaines et de gestion. De toute évidence la défense de Platini présente de graves lacunes comme en témoigne d’ailleurs encore cette interview. Même s’il est clair que le machiavélique Blatter  l’a complètement piégé. Considérer  que Platini est un qu’on est à la fois sans doute injuste et bien sûr injurieux mais ses dernières déclarations ne peuvent le dédouaner de la légèreté coupable dont il a fait preuve dans cette affaire. Bref une interview pleine de lucidité mais aussi de naïveté

On dit que je suis un gros con

«Les  choses ont été  dures pour mes proches, qui ont été perturbés par l’injustice que je vis. Dans le dossier, il n’y a clairement rien, mais la médiatisation qui en a été faite, la communication autour de ce dossier, toutes les supputations ont fini par me retomber dessus. Mais je les ai encaissées. Ca fait quarante ans qu’on dit que je suis un gros con.»

L’affaire vécue par ses proches : «C’est moi qui leur remontais le moral»
«(Le plus dur pour sa famille) Les ragots, les supputations, ça les a fait souffrir. J’ai la chance que mon papa ne s’en soit pas rendu compte, ma maman, elle, a disparu … Pour ma femme et mes enfants, c’est plus compliqué, ils n’ont pas ma dureté. Ces dernières semaines, c’est moi qui leur remontais le moral alors que ça aurait pu être le contraire (sourire). J’irais au bout du monde s’il fallait faire la guerre.»

Sa candidature à la présidence de la Fifa : «Ce n’était pas mon destin»
«Le retrait de Blatter m’a poussé à y aller. Mais le vrai plaisir, c’était d’être à l’UEFA. Ce n’était pas mon destin d’aller à la Fifa. C’était plus une nécessité. Il fallait que je ramène le football à la Fifa. Aujourd’hui, aucun des candidats ne parle de football. De toute façon, ils ne connaissent pas.»

Sa descente aux enfers : «Blatter disait souvent que je serais son dernier scalp»
«Tout est parti de Blatter, qui voulait ma peau, qui ne voulait pas que j’aille à la Fifa. Il disait souvent que je serais son dernier scalp, mais il est tombé en même temps que moi. De toute façon, ils cherchaient absolument quelque chose contre moi.»

Son renoncement à sa candidature : «Je n’ai plus le temps de me battre avec les autres»
«Je ne me présenterai pas à la présidence de la Fifa. Je retire ma candidature. Je ne peux plus, je n’ai plus le temps ni les moyens d’aller voir les électeurs, de rencontrer les gens, de me battre avec les autres. En me retirant, je fais le choix de me consacrer à ma défense par rapport à un dossier où on ne parle plus de corruption, de falsification, où il n’y a plus rien.»

Le paiement neuf ans après, raison de sa suspension : «J’ai fait confiance à la Fifa, à son président»
«Attendez. D’abord, je parle au président de la Fifa qui me donne cet argent pour un travail effectué. S’il y avait le moindre problème avec ce paiement, pourquoi m’avoir versé cet argent, alors ? Pourquoi la Fifa, avec tous ses juristes et financiers, m’aurait payé si je n’avais pas travaillé, sachant qu’au bout de cinq ans il y avait prescription ? Ils auraient pu ne pas me verser cet argent. (…) S’ils ne l’avaient pas fait, je n’aurais pu m’en prendre qu’à moi-même pour ne pas l’avoir réclamé plus tôt. J’ai fait confiance à la Fifa, à son président. (…) On juge trente, quarante ans de nos carrières sur le paiement administratif de 2 millions de francs suisses d’une mission entamée en 1998. On est en 2015.»

Son rapport à l’argent : «Je suis plutôt dilettante»
«J’ai un rapport à l’argent qui est néant. Peut-être parce que j’en ai depuis que j’ai 17 ans et que ça ne m’a jamais intéressé. (…) Je n’ai jamais connu le salaire d’un coéquipier. Jamais. Ça ne m’intéresse pas. Avec mon argent, je suis plutôt dilettante.»

Son regard sur Joseph Blatter : «Quelqu’un d’atypique, tu n’en croises pas tous les jours au coin de la rue des gens comme lui»
«Quand on se promenait ensemble, c’est vrai que les gens me regardaient et pas lui. Il a toujours eu un problème avec Platini, Beckenbauer. Il aime les joueurs mais il ne faut pas qu’ils lui fassent de l’ombre. (…) C’est quelqu’un d’atypique, tu n’en croises pas tous les jours au coin de la rue des gens comme lui. Il a quelque chose de spécial dans le bien, le mal, la méchanceté, tout ce que tu veux, la gentillesse, le charme, il est intelligent, malin, machiavélique, il a quatre-vingts ans (79) mais il a eu une vie exceptionnelle. Ça se termine mal. Je n’ai plus la compassion que j’avais pour lui mais je reconnais qu’il a fait beaucoup pour le football.»

Son avenir : «Il n’y a pas que le foot dans la vie»
«Je crois à ma famille, à la santé de mes proches, à plein de belles choses. Il n’y a pas que le foot dans la vie. Même si je pense qu’il y aura du foot dans ma vie plus tard. Si j’écope au final d’une suspension de quelques mois, je serai toujours président de l’UEFA. Et sinon, je prendrai un club… Je ne suis pas préoccupé. Pour l’instant, je suis suspendu huit ans. Mais je ne comprends pas qu’une commission d’éthique puisse te suspendre avant que tu ne sois jugé. Quand on te suspend trois mois, on te tue médiatiquement.»

Sarkozy : relance des gros donateurs

Sarkozy : relance des  gros donateurs

il ne faut pas s’étonner si certains généreux donateurs retrouvent leurs billes après l’élection de leur favori à travers quelques avantages, réglementaires ou non. Un phénomène qui ne touche pas seulement le parti les républicains dont le président vient de réactiver le cercle des donateurs e. Ils ont rendez-vous mardi au siège du parti, rue de Vaugirard, à Paris, raconte lundi le Parisien. Des rendez-vous qui sont mensuels depuis leur réintroduction. La dernière fois, fin septembre, relatait RTL, c’était sans Nicolas Sarkozy, mais avec Frédéric Pèchenard (directeur général de LR). D’autres choses ont changé par rapport à la période faste : fini le luxe de l’hôtel Bristol ou celui du cercle interallié, fini aussi les petits fours et champagne. « Maintenant, c’est eau minérale et cacahuètes », raconte un participant au Parisien. Avec les dettes, l’ex-UMP a réduit, partout, son train de vie. Et les polémiques entourant les éditions de 2007 ont forcé certains habitués (les patrons Laurent Dassault et Ernest-Antoine Seillère ne se montrent plus, dit encore le quotidien). « La sociologie a évolué », raconte un membre du Cercle au Parisien. « Il y a davantage de jeunes, de patrons de PME, de chefs d’entreprise issus de l’économie numérique. » Résultat, il n’y a plus que 100 participants, contre au moins 550 auparavant. Une chose n’a pas changé : il faut débourser entre 3.000 et 7.500 euros (le maximum autorisé par la loi) par don. Des diners sont également organisés avec un droit d’entrée par tête de pipe oscillant entre 3.000 et 4.000 euros. A la grande époque, le Cercle rapportait 1,5 millions d’euros à l’UMP, soit 20% des dons annuels reçus.

Migrants : « les quotas » un gros mot pour Cazeneuve

Migrants : « les quotas »  un gros mot pour Cazeneuve

 

Il y a des subtilités sémantiques qu’il faut saisir notamment à propos du mot quota. Un mot tabou pour Bernard Cazeneuve en tout cas un mot impropre et inadapté pour lui. Pourtant ce mot est clairement employé Merkel. De quoi s’agit-il du dispositif contraignant c’est-à-dire obligatoire pour l’accueil des migrants proposés par Merkel et Hollande. Chaque pays devrait donc accepter sur son territoire un nombre de migrants ou pourcentages déterminés par l’union européenne. Alors pourquoi cette réticence et même ce reflux d’employés le terme quota. Sans doute pour ne pas trop effrayer les populistes et surtout parce que François Hollande s’était récemment opposé au concept même des quotas. Pour parler clairement Hollande s’est aligné sur la position de Merkel dans ce domaine du coup Bernard Cazeneuve patauge dans la sémantique hollandaise au risque de rendre la politique de la France difficilement compréhensible. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a estimé vendredi à Marseille que « le terme de quota n’a pas de sens », préférant parler de « mécanisme de répartition solidaire » au sujet de l’accueil des migrants, après les annonces de François Hollande et Angela Merkel. Interrogé sur une possible augmentation des quotas d’accueil des migrants, M. Cazeneuve a souligné que le président de la République n’avait « jamais dit ça » et jugé que ce terme « n’avait « pas de sens », en marge d’une visite à Marseille sur le thème de la sécurité.  Jeudi, la chancelière allemande Angela Merkel avait indiqué que l’Allemagne et la France était d’accord sur le principe de « quotas contraignants » pour l’accueil des migrants par les pays de l’Union Européenne.  Expliquant qu’il était impossible de « dire aux réfugiés de Syrie, qui sont poursuivis par Daech, qui sont persécutés, aux Chrétiens d’Orient: désolé, vous remplissez tous les critères d’accueil en Europe, mais nous avons atteint nos quotas et nous vous demandons de retourner vers vos criminels ». Le ministre de l’Intérieur a demandé d’utiliser « les bons termes ».

Les gros animaux sauvages en voie de disparition

Les gros animaux sauvages  en voie de disparition

Selon une alarmante étude américaine publiée dans la revue Science Advances, 60% d’entre eux seraient menacés d’extinction.  L’équipe de chercheurs a étudié 74 animaux de plus de 100kg se nourrissant exclusivement de plantes, qu’on trouve en Afrique, Asie du Sud-Est, Inde, Chine. « Sans intervention, les grands herbivores continueront à disparaître dans de nombreuses régions du monde avec des conséquences écologiques, sociales et économiques vraiment importantes », alertent les chercheurs. Car la disparition de ces animaux est causée par le changement d’environnement mais aussi par la chasse menée par les hommes, ce à quoi les chercheurs s’attendaient un peu moins. « Je pensais que le changement d’environnement serait le principal facteur mettant en péril les grands herbivores », indique William Ripple, de l’université d’Etat de l’Oregon. En plus des déforestations, des populations qui empiètent de plus en plus sur leurs territoires, s’ajoute donc la chasse (pour se nourrir, et pour revendre à prix d’or, entre autres, les défenses d’éléphants et cornes de rhinocéros). L’étude donne, sur ces dernières années, quelques chiffres frappants. Entre 2002 et 2011, le nombre d’éléphants en Afrique centrale a chuté de 62%. Rien qu’entre 2010 et 2011, 100.000 éléphants ont été braconnés. En 2011, le rhinocéros noir d’Afrique s’est éteint. En 2014, le rhinocéros blanc du Nord était menacé de disparaître. Ces disparitions, en soi dramatiques, pourraient entraîner d’importants problèmes dans la chaîne alimentaire, soulignent les chercheurs. Les herbivores jouent en effet des rôles importants dans l’écosystème, parmi lesquels celui de nourrir les prédateurs. « Les grands carnivores, comme les fauves ou les loups, font face à de terribles problèmes à cause de cette persécution directe, sur-chasse, dégradation de l’environnement, mais notre nouvelle étude porte un coup dur de plus: un garde-manger vide », explique à la BBC le professeur David Macdonald, de l’Oxford University’s Wildlife Conservation Research Unit, l’un des auteurs de l’étude.

 

Etats-Unis : gros investissements en Afrique

Etats-Unis : gros investissements en Afrique

Changement de stratégie, plus d’aide eu développement- en tout ca beaucoup moins- (dont une grande partie est détournée) mais des investissements dans les secteurs productifs. Le président tanzanien Jakaya Kikwete a souhaité l’établissement d’une relation fondée sur l’investissement et le commerce et non plus sur l’aide au développement. Il s’est félicité de voir Barack Obama et les hauts responsables américains « prendre l’Afrique au sérieux ».  Une centaine de sociétés américaines ont participé à ce « business forum » d’une journée à Washington, parmi lesquelles le pétrolier Chevron, les banques Citigroup et Morgan Stanley ou encore Ford, Lockheed Martin et Marriott International.  Beaucoup sont déjà implantées en Afrique, dont la main d’oeuvre devrait être plus importante que celle de la Chine ou de l’Inde d’ici 2040 et où émerge rapidement une classe moyenne susceptible d’acheter des biens de consommation.  Coca-Cola a déclaré qu’il investirait 5 milliards de dollars dans de nouvelles usines et de nouveaux équipements, ainsi que dans des programmes d’accès à l’eau potable, au cours des six prochaines années. Le directeur général d’IBM a promis plus de 2 milliards de dollars d’investissements dans la région au cours des sept prochaines années.  Aliko Dangote, président du groupe nigérian éponyme, présent dans le ciment, la farine ou le sucre, a toutefois relevé que rien ne fonctionnait sans réseau électrique adapté. Il a signé un accord pour investir 5 milliards de dollars dans des projets énergétiques avec le fonds d’investissement Blackstone.  La Banque mondiale s’est engagée à hauteur de la même somme pour contribuer à la production d’électricité. L’institution de Washington estime qu’un Africain sur trois n’a pas accès à l’électricité en dépit d’une croissance rapide du continent, prévue au-dessus de 5% en 2015 et 2016.

 

Mondial foot 2014: aussi une affaire de gros sous !

Mondial 2014: aussi une affaire de gros sous !

 

Le Mondial est bien sûr un événement sportif incontournable car le foot est le sport le plus populaire mais c’est auusi une affaire de gros sous notamment pour la FIFA. Difficile de critiquer le foot, c’est une activité qui passionne ; on aime le foot mais il fait l’aimer à tous les niveaux y compris au plan des petits clubs amateurs qui forment les joueurs et cela au prix de grands sacrifices de la part des dirigeants non seulement bénévoles mais qui sont souvent contraints de mettre la main à la poche. Rien à voir avec l’élite aux salaires démentiels. Rien à voir non plus avec les dirigeants corrompus de la FIFA.  L’organe dirigeant du football mondial est en effet la cible de critiques régulières: au Brésil, où le peuple conteste une forme de diktat de l’institution et le coût exorbitant du Mondial, mais également un peu partout dans le monde, notamment pour avoir attribué l’édition 2022 dans des conditions que l’on pourrait qualifier de floues. Pourtant, la Fifa ne s’est jamais aussi bien portée. Mercredi 11 juin, à quelques heures de la cérémonie d’ouverture du Mondial, se tenait son congrès annuel à Sao Paulo. L’occasion de dévoiler son rapport financier pour 2013, qui fait état d’un bénéfice net de 72 millions de dollars. En 2012, celui-ci était de 89 millions.  Dans le détail, la Fifa a dépensé 1,314 milliard de dollars l’an passé, en engrangeant 1,386 milliard. Les recettes proviennent en grande partie des droits TV: 630 millions de dollars pour la seule année 2013, dont 601 pour le Mondial 2014. En 2012, ils avaient déjà rapporté 553 millions à la fédération internationale. Par ailleurs, les droits marketing représentent 413 millions de dollars, dont 404 millions pour la Coupe du monde. Au rayon des dépenses, 560 millions de dollars ont été affectés à l’organisation de la Coupe du monde, 161 millions aux autres compétitions (Coupe des confédérations, Coupe du monde U20, etc.) et 36 millions pour dédommager les clubs qui laissent partir leurs joueurs en sélection. Parmi les autres postes de dépenses importants, 216 millions de dollars ont servi à faire fonctionner la Fifa. Avec le fric que brasse le foot, on pourrait au moins permettre la diffusion gratuite de tous les matchs du Mondial et peut-être même aider les petits clubs qui font tourner les écoles de foot où les clubs pros viennent piocher dès que les gamins ont une dizaine  d’années.

Réforme fiscale: gros coup de bluff d’Ayrault

 

Réforme fiscale: gros coup de bluff d’Ayrault

Au moment même où se votent  les hausses fiscales, Ayrault tente un coup de bluff avec la réforme fiscale et tente sans doute en même temps de sauver sa peau. En fait cela pourrait se réduire à une fusion CSG –IR qui toucherait tous les français mais menacerait alors le financement de la protection sociale. Le nouvel impôt risque de finir en effet dans le trou du budget de l’Etat. Cette réforme sera conduite via un « dialogue approfondi » avec « l’ensemble des partenaires sociaux », qu’il recevra « dans les prochains jours », a précisé M. Ayrault.  La question d’une fusion de l’impôt sur le revenu et de la Cotisation sociale généralisée (CSG), mesure défendue par François Hollande durant sa campagne mais repoussée ensuite aux calendes grecques, « fera partie du débat », parmi un vaste éventail de sujets incluant « la politique de l’emploi, les investissements, la formation professionnelle et le pouvoir d’achat ».  Le Parlement jouera quant à lui un « rôle essentiel » dans ce processus. Au terme de cette « concertation », le gouvernement prendra, selon lui, « ses responsabilités comme il l’a fait pour les retraites et fera des propositions au Parlement » dans le cadre du projet de budget 2015.  Le Premier ministre a assuré aux Echos qu’il ne reculerait pas sur la hausse de la TVA au 1er janvier, qui suscite une opposition grandissante de plusieurs professions et personnalités politiques. Un aménagement de la baisse de la TVA sur les travaux de rénovation énergétique est cependant évoqué.  L’écotaxe dans les cartons jusqu’à la réforme  L’écotaxe, ajournée fin octobre sans délai précis, restera quant à elle suspendue tout le temps de cette remise à plat générale, a annoncé de son côté le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin.  L’UMP a pourfendu cette démarche, y voyant une mauvaise réponse aux problèmes des Français.  Son président Jean-François Copé a estimé sur France 2 que « la priorité (…) ce n’est pas de savoir si on remélange encore les impôts dans un sens ou dans un autre, c’est comment on les baisse. Il faut rendre de l?argent aux gens ».  L’ex-ministre UMP du Budget, Valérie Pécresse, a quant à elle jugé cette annonce « surréaliste ».  En revanche, les écologistes se sont réjouis mardi d’une « annonce audacieuse » qui montre que « le quinquennat n’est pas fini ».  Note discordante au sein du PS, le rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée Gérard Bapt s’est dit mardi « réticent » à une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG.  Les syndicats partants, le patronat circonspect  Ces annonces ont été bien accueillies dans le monde syndical, où plusieurs organisations réclamaient avec insistance une refonte du système fiscal.  La CFDT a estimé qu’il fallait « redonner du sens et de l’équité au système fiscal ».   »C’est une bonne initiative que le Premier ministre reçoive dans les jours à venir les interlocuteurs sociaux » sur la fiscalité, a affirmé de son côté le numéro un de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, sur France Inter.  Le président du Medef, Pierre Gattaz, a affirmé que si la concertation annoncée par Jean-Marc Ayrault consistait « juste à faire un jeu de bonneteau sur la fiscalité », il ne « resterait pas » à la table des négociations.  L’UPA (Union professionnelle artisanale) a elle estimé que « le gouvernement avait entendu le cri d?alarme » du secteur, mais « sans répondre à la demande d?une réduction du coût du travail dès 2014″.  Pour Olivier Passet, économiste de la société Xerfi, il serait toutefois illusoire d’attendre du gouvernement plus qu’une « consolidation et une simplification », car « la leçon du passé, c’est qu’une réforme fiscale de grande ampleur, cela ne marche qu’en période de croissance, car il faut minimiser le nombre de perdants. »

 

Chypre : 60% de perte pour les gros déposants

Chypre : 60% de perte pour les gros déposants

 

Les titulaires de comptes de la plus grande banque de Chypre, la Bank of Cyprus vont perdre autour de 60% de leur épargne au-dessus de 100.000 euros, a confirmé samedi la banque centrale du pays, durcissant les conditions du sauvetage qui a évité à l’île la faillite. Le décret officiel publié samedi confirme que la Bank of Cyprus distribuera des actions correspondant à seulement 37,5% de leur épargne au-delà de 100.000 euros. En vertu de ce décret, 22,5% des dépôts de plus de 100.000 euros à la Bank of Cyprus ne porteront pas intérêt. Les 40% restants continueront de porter intérêt mais ils ne seront versés que lorsque la banque se redressera. Les dépôts inférieurs à 100.000 euros continueront d’être garantis. Toujours selon le décret paru samedi, les avoirs de la Cyprus Popular Bank (aussi connue sous le nom de Laiki) seront transférés à la Bank of Cyprus. Le durcissement des conditions du renflouement va faire comprendre que ce sauvetage financier signifie la fin du rôle de Chypre comme plaque financière offshore, et pourrait accélérer le déclin économique de l’île et accroître le chômage. Le président chypriote, Nicos Anastasiades, avait déclaré vendredi que le plan de sauvetage de 10 milliards d’euros de l’Union européenne avait enrayé le danger de faillite du pays et l’empêcherait de sortir de la zone euro.




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