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Villani contre Griveaux … mais pas contre Macron

Villani contre Griveaux … mais pas contre Macron

 

 

 

Dans l’appareil de la république en marche comme chez  Villani, on commence à prendre des précautions oratoires afin de ménager l’avenir. Villani de son  côté affirme que sa candidature n’est pas érigée contre Macron. Une manière de dire que s’il est élu, il continuera de faire parti de la majorité présidentielle. De quoi rassurer Macron qui ne peut essuyer une défaite à Paris et qui fait savoir via  plus des responsables de la république en marche qu’il n’est plus question d’exclure le mathématicien. Villani espère ainsi récupérer certaines voies qui se sont portées sur la liste européenne de la république en marche quant à la république en marche, elle-même, elle espère récupérer la capitale. “ Dans cette affaire Griveaux  pourrait bien être le dindon de la farce. Il pourrait bien être sacrifié si comme c’est probable les sondages se montrent favorables à Villani.   Griveaux  commence d’ailleurs à manifester son dépit

Dans une lettre envoyée lundi aux militants “marcheurs” dont Reuters a consulté une copie, Benjamin Griveaux regrette par avance la décision de son collègue mathématicien.

“Après l’intense campagne médiatique des derniers jours, il apparaît désormais plus que probable que Cédric Villani annonce mercredi sa candidature à Paris”, écrit-il. “Si tel devait être le cas, je le regretterais. Je regretterais cette décision de partir en solitaire malgré l’engagement qu’il avait pris à maintes reprises de respecter le choix de la Commission nationale d’investiture.”

“Je suis convaincu qu’un marcheur sincère peut s’égarer, mais il finit toujours par retrouver le chemin du collectif”, ajoute l’ancien porte-parole du gouvernement.

Cédric Villani “a exprimé sa volonté que les Parisiennes et les Parisiens puissent se rassembler autour d’un projet d’avenir et novateur”, a fait savoir son entourage, sans dévoiler les intentions du scientifique, qui s’exprimera mercredi soir.

Dimanche sur BFM TV, le président du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, soutien de Benjamin Griveaux, s’est dit hostile à toute idée de sanction de LaREM à l’égard de Cédric Villani.

“Si on veut penser au rassemblement, le meilleur moyen de le préparer n’est certainement pas de créer des clivages par des sanctions et des divisions”, a expliqué le député de Paris. “Je suis contre toute forme d’exclusion ou de sanction vis-à-vis de Cédric Villani ou vis-à-vis de ses éventuels soutiens”. Bref un lâchage  en règle de Griveaux !

 

Municipales Paris : Villani ou le duo ringard Griveaux- Hidalgo

Municipales Paris : Villani ou le duo ringard Griveaux- Hidalgo

Une tribune des soutiens de Villani souhaite la candidature du mathématicien pour éviter le choix ringard entre Griveaux et Hidalgo.

Chefs d’entreprise, étudiants, professeurs, médecins, écrivains… Ils sont 72 à avoir signé une tribune dans Le Parisien – Aujourd’hui en France pour appeler Cédric Villani à maintenir sa candidature à la mairie de Paris pour les élections municipales de 2020.

« Il est essentiel qu’une candidature audacieuse émerge pour redonner à Paris sa stature de ville phare, un exemple d’innovation et de dynamisme, une ville-monde propice à l’épanouissement de chacun! », écrivent-ils dans les colonnes du quotidien.

« Cédric Villani (…) incarne le mieux cet élan indispensable que la société civile insuffle au monde politique actuel. C’est un bâtisseur dont la démarche est celle d’un homme intègre, altruiste, humble et fidèle à ses idées », poursuivent les partisans d’une candidature du mathématicien.

 

Très proche de Macron, Griveaux  pensait bien que la charge de maire de Paris lui revenait de droit du fait  précisément de sa proximité avec le chef de l’État. Du reste, le sulfureux comité de désignation des candidats REM l’avait désigné par avance. Le problème, c’est que Villani a à juste raison contesté cette procédure de désignation bureaucratique. Sur le fond,  il s’agit de savoir si les sélecteurs parisiens sont prêts à se satisfaire d’un oligarque prétentieux et sans beaucoup d’originalité  ou s’ils sont prêts à confier les clés de la ville un scientifique créatif comme Villani. Il semble bien que Villani n’ait  guère apprécié le piège dans lequel il est tombé dans l’appareil de la république en marche. Certes il a été élu député grâce à cette étiquette mais il n’avait pas besoin de ce mandat compte tenu de sa réputation scientifique internationale. Villani s’est aperçu que la république en marche était une sorte d’armée sans idée avec la discipline en plus. Pas vraiment l’idée qu’il se faisait de la politique, lui qui préfère la démocratie participative, la créativité et le dynamisme.  . Le mathématicien star a indiqué mercredi qu’il fera connaître ses intentions le 4 septembre. S’il confirme celle-ci, Cédric Villani entrerait en dissidence contre La République en marche (LREM) et Benjamin Griveaux, officiellement choisi par le parti présidentiel en juillet. Le mathématicien ne gênerait pas seulement les siens, mais aussi la gauche. Notamment Anne Hidalgo, la maire sortante.

Avec Cédric Villani candidat, c’est Benjamin Griveaux, l’ancien porte-parole du gouvernement, qui est directement mis en danger. Certes, le mathématicien sera alors « exclu [de LREM] dans la minute », selon les termes de Stanislas Guerini, le patron du parti. Mais cela n’arrêtera pas le député qui a qualifié, la semaine dernière dans Paris Match, de « vicier » la procédure d’investiture interne.

Jeudi matin, lors d’un point presse, Benjamin Griveaux semblait d’ailleurs un peu décontenancé. « Nos équipes ont travaillé tout l’été, échangé sur les propositions que je souhaitais faire à Cédric », des échanges consignés « dans la lettre de trois pages » adressée le 23 août et qui restait pour l’heure sans réponse.

En fait il semble bien que Benjamin Rigaud constate lui-même son manque de popularité scellée parisiens. Un cadre de la majorité, cité par l’AFP, n’a « pas le sentiment que Benjamin Griveaux fait son trou, mais que Villani fait le sien ». Et de rappeler que l’enjeu est de taille : « Une partie de la victoire des municipales se jouera à Paris […] Je ne vois pas le président de la République laisser Paris » à l’opposition.

Au vu des scores d’En marche à Paris lors de la présidentielle et des législatives de 2017, Benjamin Griveaux pouvait faire figure de favori pour défaire la maire socialiste Anne Hidalgo.

Le 4 juillet, lors de son grand meeting organisé dans le cadre de la campagne interne à LREM, Cédric Villani lançait à la tribune : « Je peux être le premier maire écologiste de Paris. » Et de porter une proposition forte sur le sujet : « Je le dis à la maire sortante : l’avenir de l’écologie à Paris ne s’écrira pas à coup de com.’ et d’arbres plantés entre le béton et le bitume. J’assumerai de réinstaurer des quotas d’espaces verts dans chaque opération d’aménagement. »

Les propos ne visaient pas seulement Anne Hidalgo, mais s’adressaient aussi aux électeurs écologistes. Depuis 20 ans, les Verts ne cessent de progresser à Paris, aux élections nationales comme locales. Aux municipales de 2008, Denis Baupin faisait 6,78% et, en 2014, Christophe Najdovski parvenait à la troisième place avec 8,86%.

Pour 2020, Europe Ecologie-Les Verts, crédité de 13 à 15% dans les sondages, a désigné David Belliard comme tête de liste. Ce dernier souffre toutefois d’un certain déficit de notoriété. A l’inverse du médaillé Fields.

 

 

Griveaux lâche François de Rugy

Griveaux lâche  François de Rugy

 

Plus faux-cul que Griveaux  tu meurs. En effet, celui qui vient d’être désigné comme candidat de la république en marche à Paris a clairement enfoncé François de Rugy dont il dit que ça donne une image terrible de la politique. Comme avocat, on  fait mieux ! En même temps (on est à la République en marche) Benjamin Griveaux  indique qu’il est persuadé que de Rugy fournira les explications utiles. Une  manière d’enfoncer de Rugy pour flatter l’opinion publique tout en ménageant l’avenir. Observons cependant la grande hypocrisie de Griveaux  qui suggère que de Rugy rembourse les frais de ses activités privées, si elles existent. Le remboursement éventuel par de Rugy  ne serait en effet le dédouaner de responsabilité. « Ce double langage de Griveaux  est finalement représentatif de la posture du gouvernement et de Macron. « Que les Français soient choqués par les images qui ont été diffusées par Mediapart, je le comprends. Le Premier ministre a demandé hier des explications à François de Rugy et je n’ai pas de doutes qu’il les donnera », a par ailleurs rappelé Griveaux. Comme l’a déjà demandé le patron de La République en marche, Benjamin Griveaux souhaite que la commission de déontologie de l’Assemblée nationale tranche entre « ce qui relève de ses activités de représentation et de ses activités privées et qu’il rembourse (des) activités privées si elles le sont ».

 

Sondage Paris: Hidalgo, Dati ou Griveaux : le choix entre la peste et choléra

Sondage Paris: Hidalgo, Dati  ou Griveaux : le choix entre la peste et choléra

Il est clair que la ville de Paris, capitale de la France, mérite un grand maire. Ce n’est évidemment plus le cas depuis le départ de Bertrand Delanoë qui avait réussi à dépasser les clivages partisans est largement contribué à l’amélioration de l’image de marque internationale de Paris.  Avec Hidalgo, c’est le retour du gauchisme bobo coupé des réalités. L’intéressée paraît assez menacée pour les prochaines élections municipales de 2020. En fait d’après un sondage délabre Anne Hidalgo, le candidat de la république en marche et celui des républicains seraient dans un mouchoir de poche autour de 20 % chacun. Personne ne semble se détacher vraiment pour l’instant. Pas vraiment étonnant car il n’y a pas de quoi s’enthousiasmer avec la perspective d’un éventuel remplacement d’Hidalgo. En effet le candidat de la république en marche est Benjamin Griveaux qui vient de quitter le gouvernement ;  aussi charismatique qu’un huissier, aussi condescendant voire méprisant que Macron, Côté des républicains c’est la mondaine Rachida Dati qui semble émerger. Ce qu’il y a de pire en matière de superficialité aussi d’arrivisme. Il faut espérer que d’ici ces élections municipales d’autres candidats un peu plus rayonnants, un peu plus visionnaire émergeront. Pour l’instant, dans l’hypothèse où les trois seraient en lice, les scores seraient extrêmement serrés. Avec 22 % des intentions de vote, Anne Hidalgo ne devance que d’une très courte tête le candidat de La République en marche (21 %) et celle des Républicains (19,5 %). La socialiste se retrouve loin, très loin de son score du premier tour des municipales de 2014 où elle avait à l’époque recueilli 34,4 % des voix. Après un mandat marqué par les polémiques et l’apparition du mouvement macroniste, les cartes sont rebattues dans la capitale. Du côté de La République en marche, les résultats du sondage confortent la stature de favori de Benjamin Griveaux pour représenter le mouvement présidentiel. «Il apparaît comme le candidat légitime, soutenu par Emmanuel Macron. De fait, l’électorat macroniste se tourne vers lui», explique Bernard Sananès, PDG d’Elabe. Souvent présenté comme son principal adversaire interne, Mounir Mahjoubi arrive loin derrière. L’ancien secrétaire d’État au Numérique – qui a quitté le gouvernement en même temps que Griveaux – ne recueille que 14 % des intentions de vote face à Anne Hidalgo et Rachida Dati. Soit une perte de six points comparée à son adversaire direct… À LREM, la surprise vient en revanche du député de Paris, Cédric Villani. Le mathématicien, longtemps vu comme l’outsider derrière Mahjoubi et Griveaux, se rapproche du favori. Quand l’ancien porte-parole du gouvernement enregistre 21 % face à Anne Hidalgo et Rachida Dati, Cédric Villani recueille, lui, 20 % des intentions de vote. «Il mord dans l’électorat de gauche et écologiste, ce que ne parvient pas à faire Benjamin Griveaux», note Bernard Sananès.

Candidat mairie de Paris : Griveaux, charismatique comme un huissier !

Candidat mairie de Paris : Griveaux, charismatique comme un huissier !

C’est avec une certaine précipitation que Griveaux a quitté le gouvernement pour préparer sa candidature à la mairie de Paris, ce qui par parenthèse vient perturber un peu le calendrier des échéances avec d’une part la sortie du grand débat aussi l’importante échéance des élections européennes. Il faut dire que Griveaux a pour l’instant un sérieux handicap dans sa conquête de la mairie de Paris. En effet son image est assez détestable car dans sa mission de porte parole du gouvernement il s’est montré le plus souvent très condescendant voire méprisant en tout cas très partial. Son profil d’énarque le prédestinait sans doute davantage à être préfet de police que maire de Paris. Même quand il sourit, c’est visiblement de manière un peu forcée. On a un peu du mal à croire à ses propos car Griveaux manque sérieusement de charisme voire de conviction. C’est un peu l’archétype de l’oligarque énarchique compatible avec n’importe quel parti (il est passé du PS à Macron). Si Griveaux a quitté le gouvernement c’est surtout pour combattre ces concurrents d4En marche  qui eux aussi briguent l’investiture municipale. Il est assez surprenant que V ait fait  son cheval de bataille de la démocratie participative lui qui en général prend plutôt la posture d’un oligarque distant et condescendant. Bref, une sorte de ne copier coller de Macron mais sans la verve et le talent. Ne reste alors que la prétention et l’arrogance.

Gouvernement : départ de Griveaux et Mahjoubi : ça sent déjà le roussi ?

Gouvernement : départ de Griveaux et Mahjoubi : ça sent déjà le roussi ?

 

Si on comprend le départ de Nathalie Loiseau du gouvernement qui prend la tête de la liste république en marche par contre on peut s’étonner que Griveaux et Mahjoubi  quittent aussi leurs fonctions. Les deux sont candidats à la mairie de Paris en 2020-un seul évidemment pourra être élu. Pour les intéressés, c’est donc prendre un grand risque de ne pas être élu et ne de ne plus occuper aucune fonction ministérielle. À moins que certains doutent déjà de la possibilité de réélection de Macron en 2022 et recherchent déjà des terrains d’atterrissage pour se mettre à l’abri d’une défaite aux présidentielles. Cette défaite n’est plus exclue comme hypothèse dans le parti en marche. Ismaël Emelien, ex conseiller spécial de Macron, est très proche du président de la république a même évoqué l’éventuel impossibilité pour Macron de se représenter si le quinquennat est un échec. P rien que de d’évoquer l’hypothèse témoigne déjà de certaines interrogations. En effet après une vingtaine de mois d’exercice du pouvoir force de constater que les résultats obtenus par le président de la république ne sont pas particulièrement enthousiasmants. La croissance est toujours anémique et très insuffisante pour résoudre la question d’un chômage qui n’évolue qu’à la marge, le déficit et la dette ne font que s’amplifier, la balance commerciale qui témoigne de la compétitivité est toujours très lourdement dans le rouge (entre 50 et 60 milliards de déficits par an). Par ailleurs les réformes structurelles annoncées à grand renfort de tambours sont loin de donner les effets escomptés. Ne parlons pas de l’accroissement des inégalités et du climat social délétère. Les enquêtes d’opinion montrent que 70 % de la population condamnent globalement la politique économique et sociale du chef de l’État. Le seul véritable atout de Macon c’est l’avoir en face de lui Marine Le Pen qui suscite un rejet permettant à son adversaire d’être élu. Mais ici 2022, l’environnement politique pourrait avoir changé et un duel Le Pen Macron n’est pas forcément incontournable. Il y a aussi cette malédiction qui pèse maintenant sur des présidents de la république lors de leur réélection lorsque leur mandat n’est pas jugé suffisamment positif. Ainsi après Sarkozy, c’est Hollande qui a fait les frais de cette malédiction. Or en l’état des sondages Macron n’est pas certain d’être en état de se présenter. D’où peut-être déjà l’envie de ce recaser pour certains.

Pas de changement pas après le grand débat ! (Griveaux)

Pas de changement pas après le grand débat ! (Griveaux)

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement ne respire pas l’intelligence. D’un certain point de vue, il est un peu l’archétype de l’énarque perroquet qui répète bêtement l’Évangile à la mode. On avait évidemment compris que le grand débat était une manière pour Macron d’une part d’étouffer pendant une période le mécontentement des gilets jaunes, d’autre part de continuer sa forme de démocratie directe en shuntant  les organisations intermédiaires. On avait aussi compris qu’on ne voit pas très bien ce qui peut sortir d’un tel cirque sur des enjeux économiques sociaux et sociétaux aussi importants et dont  le traitement doit être bâclé en deux mois. En plus sous l’égide de maires  pour la plupart bien incompétents pour conduire ce type de dialogue. Mais Benjamin Griveaux a cru bon d’en rajouter en indiquant qu’il n’y aurait aucun changement de politique après ce débat. La confirmation que ce grand débat national va constituer une grande illusion. Mais le porte-parole gouvernement n’était pas obligé de le dire de manière aussi brutale pour  ne pas dire, idiote. Peut-être ne fallait-il pas attendre autre chose de cet énarque qui jusqu’à leur n’a jamais manifesté la moindre parcelle d’humanité, de charisme et d’originalité- “Il y a un principe simple qui est que ces 18 mois ne seront pas détricotés en totalité par les trois mois de débat”, a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres à l’Elysée. “Je rappelle que nous avons un président de la République et une majorité parlementaire nette qui ont été élus sur un projet.”“Soit on jette aux orties la démocratie représentative qui est le fondement de nos institutions et on considère que désormais il n’y a plus que la démocratie participative directe… ce n’est pas le choix que nous faisons”, a-t-il indiqué. “Nous faisons le choix de moderniser notre démocratie représentative en y associant mieux les citoyens”. “Quand bien même un consensus se ferait (sur le rétablissement de l’ISF à l’issue du débat-NDLR), la mesure a moins d’un an d’existence”, a-t-il fait valoir. “Si on passe son temps à détricoter en moins d’un an ce qui a été fait l’année précédente, ça ne s’appelle pas gouverner, ça s’appelle zigzaguer, ça s’appelle ne pas tenir les grands axes structurants d’une politique publique, ça n’est pas un service rendu au débat démocratique”.“Le calendrier c’est d’arriver autour de la mi-mars avec la fin d’un grand débat qui nous permette d’ici la fin du mois de mars ou la mi-avril de prendre des décisions très concrètes”, a dit mercredi Benjamin Griveaux. Une légère contradiction avec son propos liminaire indiquant qu’il n’y aura aucun changement de politique à l’issue du grand débat. Mais chez les énarques dire une chose et le contraire constitue un principe dialectique qui relève presque de la génétique  oligarchique

Griveaux qui confond Maurras et Bloch, mais quel abruti !

Griveaux  qui confond  Maurras et Bloch, mais quel abruti !

 

Il faut vraiment écouter avec intérêt Benjamin Griveaux-dit langue de bois en chêne- depuis qu’il est apparu sur la scène politique nationale et au gouvernement. En effet l’intéressé se caractérise par une absence totale de charisme et d’intelligence ;  un véritable perroquet qui reprend avec maladresse, agressivité et prétention la voix de son maître. Tellement courtisan qu’il a même accepté qu’on coupe les pieds de sa chaise pour que Macron ne paraisse pas plus grand que lui lors des cérémonies de signature des décrets royaux (les lois, pour faire comme Trump !). Benjamin Griveaux est l’archétype de cette catégorie d’oligarques sortis de l’ENA dotée d’un grand pouvoir d’imitation et de répétition mais sans une once de créativité et de compassion. Bref l’abruti total en dépit- ou à cause -de son passage à l’ENA. La pensée est glauque, comme le regard ou la. Une curieuse transformation du pays celle qui consiste à demander aux Français dont le salaire moyen se situe autour de 1750 € et dont certains doivent se satisfaire seulement 1000 € voire moins de consacrer 30 000 € pour l’achat d’une voiture dite plus écologique ou 10 000 € au moins pour le changement d’une chaudière à fuel. Normal sans doute pour cet ancien socialiste, fils de notaire et d’une avocate,  qui entretient des liens approximatifs avec les réalités sociales. Pas étonnant non plus que le PS soit sur la voix de l’extinction ! «Lorsqu’on transforme en profondeur le pays, ça appelle beaucoup de pédagogie, de patience, de l’écoute», a en effet le porte-parole du gouvernement au micro de France inter. Avant d’insister sur la nécessité pour les ministres d’«écouter des élus, des associations, des entreprises, ceux qui font vivre des territoires et qui trouvent des solutions concrètes aux problèmes des gens». «C’est le pays légal qui rencontre le pays réel», a-t-il résumé, «pour reprendre les propos de Marc Bloch il y a bien longtemps». Sauf que ces mots ne sont pas ceux de l’auteur de L’Étrange défaite, juif, républicain et résistant, fusillé par la Gestapo en 1944. La distinction entre «pays» et «légal et pays réel» a été formulée à la fin du XIXe siècle par l’écrivain Charles Maurras, théoricien du nationalisme intégral. Cet ancien académicien antisémite, auteur d’essais et de poèmes, antiallemand convaincu mais fidèle du maréchal Pétain, a été condamné en 1945 à la dégradation nationale et à la réclusion à perpétuité, pour intelligence avec l’ennemi et haute trahison. Griveaux, lui,  devrait être symboliquement condamné pour manque d’intelligence avec la culture.

 

Affaire Griveaux : 50% d’augmentation pour son cabinet !

Affaire  Griveaux : 50% d’augmentation pour son  cabinet !

Difficile pour Benjamin Griveaux d’expliquer pourquoi les rémunérations de son cabinet ont augmenté de l’ordre de 50 % surtout un moment où  le porte-parole du gouvernement doit en même temps justifier la cure de stérilité qui est imposée aux français notamment via  la fiscalité. Benjamin Griveaux se défend évidemment en reconnaissant fois une augmentation limitée à 27 % ! En vérité tout cela n’a qu’une valeur symbolique car on sait bien que dans la plupart des cabinets sont aussi présents des membres officieux non rétribués par le ministre mais par leur entreprise ou leur administration d’origine. Du coup, la comparaison entre le nombre de conseillers à l’époque de Sarkozy ou de François Hollande. n’a pas beaucoup de signification. Pour Benjamin Griveaux,  le salaire moyen de ses cinq conseillers serait ainsi passé de 4.926 euros à 9.180 euros depuis janvier. René Dosière, qui  a estimé « choquante » cette hausse, tire ces chiffres d’un rapport intitulé Personnels affectés dans les cabinets ministériels, qui détaille la situation ministère par ministère, et qui apparaît en annexe du projet de budget pour 2018. « Il y a des gens qui le lisent manifestement avec un parti pris », estime Benjamin Griveaux. « C’est une information qui circule suite à un papier de Capital [qui de son côté calcule une hausse de 86%, ndlr]. Je vais demander un droit de réponse par voie d’avocat », fait-il savoir. « J’en ai assez que la classe politique soit victime d’un tir au pigeon ».

 

 

Diesel-tabac : la «honte pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

Diesel-tabac : la  «honte  pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

«Wauquiez, c’est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ce n’est pas la France du XXIe siècle que nous voulons». Rapportée dans le JDD de la semaine dernière, l’attaque de Benjamin Griveaux contre le président des Républicains passe mal. Après que les cadres de LR ont dénoncé à l’unisson le «mépris» du porte-parole du gouvernement, l’indignation s’est invitée dimanche dans les rangs de la majorité avec l’intervention du président du MoDem, François Bayrou. «Cette phrase m’a fait mal, d’une certaine manière, elle m’a fait honte», a déploré l’éphémère ministre de la Justice d’Emmanuel Macron dimanche dans l’émission Questions politiques sur France Inter en partenariat avec Le Monde. «Parler de la France, comme parler du peuple, comme des gens qui seraient réduits à cloper ou à rouler au diesel, comme si c’était une infamie de rouler au diesel…», s’est-il étonné. «J’ai trouvé (dans) cette phrase le contraire de ce que nous avons voulu bâtir avec le président de la République», a regretté celui qui est souvent perçu comme un des poids lourds de la majorité présidentielle. «L’élection d’Emmanuel Macron s’est faite précisément sur l’idée qu’on allait rompre avec cette manière de couper le pays en deux, avec les gentils chics d’un côté et les désagréables pas chics de l’autre. Il est temps que s’expriment dans la majorité tous ceux qui refusent cette rupture», a souhaité François Bayrou.

Reprise économique : en attendant Godot ! (Griveaux)

 Reprise économique : en attendant Godot ! (Griveaux)

 

: « Nous attendons que les entreprises soient au rendez-vous » avaient récemment déclaré Benjamin Griveaux  le porte-parole du gouvernement. C’est un peu comme en attendant Godot dans la pièce de Beckett. La croissance est l’objet de tous les espoirs mais elle se fait désirer. Les derniers résultats enregistrés par l’INSEE le démontrent, seulement plus 0, 4 % d’augmentation du PIB en 2018 qui ne parvient pas  à compenser les résultats désastreux des deux premiers trimestres de l’année. Au total on espérait 2 % du côté du gouvernement, finalement on a consenti à abaisser la prévision à 1,7 %. Il est vraisemblable qu’on atteindra péniblement 1,5 % pour l’année en cours. Un niveau particulièrement dangereux car il fait repartir le chômage et accroît encore les déséquilibres financiers. Difficile de trouver un personnage politique aussi plat et avec aussi peu de charisme que Benjamin Griveaux , nourri au lait des banalités technocratiques de l’ENA. Du coup il interpelle les chefs d’entreprise pour qu’il relance la dynamique de l’emploi. Malheureusement il n’y a pas de dynamique de l’emploi sans croissance. Et Benjamin grimaud de se lancer dans une réflexion très approximative qui mélange un peu tout :  « Avons nous trop donné aux entreprises, pas assez aux ménages ? J’entends bien les critiques mais le débat ne se pose pas en ces termes. Nous avons beaucoup fait pour l’emploi et nous attendons que les entreprises soient au rendez-vous. Tout le combat de ce quinquennat porte sur le travail : il faut qu’il intègre et qu’il paye mieux. Cela passe par des mesures fiscales mais aussi par l’éducation. Les 60 000 gamins qui ont bénéficié des classes dédoublées l’an dernier seront 190 000 cette année. Ils sauront lire, écrire et compter à la fin du CP. Ils ne décrocheront pas dix ans plus tard. Si on arrive à faire en sorte que dans notre pays on ne mette plus six générations à passer d’un milieu populaire à une classe moyenne, on aura remporté la plus belle des batailles. » On a du mal à percevoir le lien actuel entre la nécessaire amélioration de l’enseignement en CP et le niveau actuel de l’emploi !

 

Grand prix des courtisans : Castaner ou Griveaux ?

Grand prix des courtisans : Castaner ou Griveaux ?

 Il existe toutes sortes de grands prix pour distinguer les plus compétents dans leur domaine. On se demande s’il ne serait pas urgent de créer le Grand prix des courtisans pour récompenser le plus lèche botte de la majorité. Parmi les  principaux candidats qui seraient en piste. Il y a d’abord Griveaux, le porte-parole du gouvernement, le spécialiste de la langue de bois en « chaîne » celui qui a accepté que les pieds de sa chaise soit coupés afin que Macron paraisse plus grand lors de la signature publique d’une loi.  Plus haut et surtout plus bas du cul, tu  tumeurs ! Le deuxième concurrent pour ce prix serait Castaner, e délégué général de la République en Marche, qui s’est confié au Magazine du Monde. Et a déclaré : « Macron, c’est la fulgurance. Comme au foot. Macron, c’est mieux encore que Mbappé, c’est Zlatan! ». Dans un entretien au Monde, Christophe Castaner revient sur sa relation très proche avec le chef de l’Etat, dont il a déjà par le passé évoqué la « dimension amoureuse ». A celui qui le surnomme « Casta », Castaner semble aujourd’hui vouer une admiration sans borne, concédant volontiers qu’il ne sera « jamais en opposition avec Emmanuel Macron ». Christophe Castaner revient sur la tonitruante affaire Benalla, le premier vrai scandale de l’ère Macron, qui a éclaboussé tous les proches du président, dont il est.  Si Christophe Castaner admet que dans cette affaire, le gouvernement a commis « une part d’erreurs », loyal toujours, il estime qu’Emmanuel Macron en sort grandi: « le président a révélé sa part d’humanité ». La lutte sera évidemment serrée pour l’obtention de cette distinction du plus faux-cul. On pourrait y ajouter François de Rugy  qui lui aussi en matière de langue de bois et de carriérisme se révèle être également très performant.

 

Le plan pauvreté chiffré à huit milliards (Griveaux)…: du pipeau

Le plan pauvreté chiffré à huit milliards (Griveaux)…: du pipeau

Le porte-parole du gouvernement annonce un plan pauvreté d’un montant de 8 milliards. Première observation, ce plan est réparti sur quatre ans, soit 2 milliards par an. En outre, il doit agglomérer toutes sortes de prestations dont certaines n’ont rien à voir avec la pauvreté. Alors pourquoi ce chiffre de 8 milliards ? Tout simplement parce que c’est ce qui correspond aux cadeaux fiscaux fait par Macron, mais là sur une année. La ficelle est évidemment un peu grosse Griveaux, le spécialiste en langue de bois en « chaine » n’a pas l’habitude de faire dans la nuance objective. Par exemple quand il critique le Sénat pour l’audition de Benalla considérant qu’il y avait double emploi avec l’enquête judiciaire. Un propos également relayé malheureusement par la ministre de la justice. On se demande  comment ces technocrates et ces oligarques peuvent tenir un discours pertinent sur la pauvreté éloignés qu’ils sont des réalités sociales et économiques. Comment par exemple peuvent-ils comprendre qu’un CDD de 25 heures par semaine rémunérait entre eux 800 et 900 € est moins intéressants qu’un RSA en fonction de la taille du foyer. Comment peuvent-ils comprendre que la plupart des formations ne débouchent sur rien ou alors sont réservés pour l’essentiel aux cadres. Sans parler des détournements de fonds qui nourrissent les structures de formation. Un hold-up de 35 milliards par an dénoncé à de nombreuses reprises par la Cour des Comptes elle-même. Comment pourrait-il comprendre que l’objectif de consommer  cinq fruits et légumes par jour est impossible à tenir dans les foyers les plus défavorisés car il faudrait doubler le budget alimentation qui passerait alors de 200 à 400 €. Pas facile quand il faut déjà payer un loyer en moyenne de 600 €. La pauvreté est un produit majeur du chômage, même s (il existe d’autre causse.  D’après le e réseau des banques alimentaires est le principal acteur de collecte de denrées alimentaires environ quatre millions de personnes ont recours chaque année à l’aide alimentaire, dont 1,9 million via les banques alimentaires. Mais, pour la Fédération, « l’insécurité alimentaire pourrait concerner une population plus importante«, certaines personnes ayant des réticences à solliciter une assistance. Le nombre de personnes aidées est en croissance régulière et 64% d’entre elles sont aidées depuis moins d’un an (un taux qui s’explique aussi, pour une bonne part, par le renouvellement constant des personnes aidées). L’impact du chômage se lit ainsi dans le fait que 85% de ces derniers sont sans emploi. Dans 38% des cas, la perte d’un emploi ou d’une activité est le premier déclencheur des difficultés financières. Et parmi ceux qui ont un emploi, 60% travaillent à temps partiel. Viennent ensuite les ruptures familiales, qui peuvent faire basculer dans la précarité : 26% des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont divorcés. A la fois cause et conséquences de la précarité : 73% des bénéficiaires de l’aide alimentaire vivent avec moins de 1.000 euros nets par mois et par foyer.
Il ne s’agit pas pour autant de foyers marginalisés, puisque 88% ont un logement stable et que 22% ont un niveau d’études correspondant au bac et plus. Enfin, 65% des bénéficiaires de l’aide alimentaire ont des enfants (dont un quart en bas âge) et 34% sont des familles monoparentales.

 

Griveaux, langue de bois en « chaîne »

Griveaux, langue de bois en « chaîne »

Griveaux, porte-parole du gouvernement, est sans conteste le champion de la langue de bois en « chaîne ». Il y a d’abord la forme choisie par l’intéressé avec une tonalité triste et neutre qui rappelle le charisme des notaires ou des huissiers. Il y a surtout le fond. Benjamin Griveaux est  capable de tout justifier même l’injustifiable et à la fin de son intervention, le plus souvent contradictoire, on a bien du mal à comprendre quelle est la position du gouvernement. pire,  Benjamin Griveaux est même capable d’attribuer au gouvernement des réformes qui ont été prises par d’autres gouvernements Les néonicotinoïdes sont désormais interdits dans l’agriculture française. Une victoire pour les défenseurs des abeilles… et une belle opportunité pour le gouvernement de vanter sa politique environnementale quelques jours après la démission de Nicolas Hulot« Il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Nous faisons », s’est félicité le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, dimanche 2 septembre. Seul hic : cette interdiction a été votée en 2016 sous la précédente majorité. Il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Nous faisons. Depuis hier, les comme l’interdiction pour protéger les abeilles et notre biodiversité. Et nous irons plus loin avec le projet de loi  En effet, l’interdiction de l’usage phytosanitaire de cinq substances accusées de contribuer au déclin massif des colonies de pollinisateurs était prévue dans la loi biodiversité, portée par Ségolène Royal. Le gouvernement d’Edouard Philippe a simplement pris le décret qui a permis de faire entrer en vigueur cette mesure le 1er septembre, comme le prévoyait la loi de 2016, rappelle Le Monde.

Le maintien de Pepy à la SNCF ne se pose pas (Griveaux)….si !

Le  maintien de Pepy à la SNCF ne se pose pas (Griveaux)….si !

 

Contrairement à ce qu’affirme Griveaux, la porte parole du gouvernemenet le maintien de Pepy et de son équipe d’énarques se pose car ce sont aussi eux les responsables des piètres résultats de l’entreprise dans tous les domaines. “C’est une responsabilité collective, l’état de la SNCF aujourd’hui, c’est la responsabilité des gouvernements qui se sont succédé depuis 30 ans dans notre pays et donc il n’est pas question de jeter l’opprobre sur un tel ou un autre”, a dit Griveaux pour dédouaner Pepy. Justement uen responsabilité collective de technocrates qui n’ont cessé d’enfoncer l’entreprise.  Dans le cadre de la réforme de la SNCF, on néglige  l’élément, à savoir le management. Le problème c’est que la SNCF s’inscrit dans un environnement de plus en plus concurrentiel (surtout de nature intermodale) et qu’elle est dirigée par des fonctionnaires. Plus exactement par des ingénieurs des ponts sortant de l’école sans aucune expérience et de plus en plus maintenant aussi par des énarques. De ce point de vue la SNCF n’a gère gagné au change. La SNCF n’a pratiquement jamais eu de dirigeants à la hauteur des enjeux de l’entreprise. Son conseil administration est un organe d’enregistrement de la direction et rares sont ceux qui osent contester une orientation. L’incurie de ces dirigeants est patente en termes d’efficacité, concernant la gestion économique, financière et commerciale. Certes,  certains parviennent à faire un peu de com. mais c’est un vernis qui cache mal les défaillances de gestion. Une telle entreprise a besoin de vrais patrons, de responsables d’expérience, de gestionnaires pas de fonctionnaires ou assimilés. Les grands corps trustent littéralement tous les postes ; leur inefficacité vient surtout du fait qu’ils entrent très tôt dans l’entreprise et se fondent dans la culture molle ambiante. Les cheminots de base  ont sans doute des responsabilités mais ce ne sont pas eux qui dirigent l’entreprise, loin s’en faut car les innombrables structures de concertation sont surtout de pure forme et traitent souvent des questions très secondaires. Les cheminots appliquent les directives de leur direction (exemple la fuite en avant du financement des TGV principale responsable de la situation financière catastrophique, la réduction de l’entretien du réseau, une politique commerciale en perpétuel changement et contradictoire). L’urgence pour la SNCF c’est de trouver un vrai patron, pas un commis de l’Etat qui ne connait rien à la gestion d’une entreprise bousculée par son environnement concurrentiel. L’urgence c’est que ce patron s’entoure lui-même de dirigeants  ayant une  expérience économique et sociale au profil de gestionnaire. On ne change pas une  entreprise par les textes uniquement, loin s’en faut. L’entreprise en général ne  vaut que par la valeur de ses  dirigeants et leur capacité à mobiliser les ressources humaines  de leur société.




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