Archive pour le Tag 'Grippe'

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Chine: retour d’une grippe aviaire

Chine: retour d’une grippe aviaire

La Chine fait désormais face à deux épidémies: le Coronavirus, qui a fait à ce jour 361 morts, et l’apparition d’une grippe aviaire H5N1 dans la province d’Hunan ( grippe aviaire). « L’épidémie a débuté dans une ferme du district de la ville de Shaoyang. L’exploitation compte 7850 poulets dont 4500 sont morts par contagion », a annoncé le ministère de l’agriculture chinois ce samedi, dans des propos rapportés par plusieurs médias locaux.

Aucun humain n’a été contaminé pour l’heure, selon le dernier bilan en date. En revanche, 17.828 poulets ont été abattus par les autorités locales, le virus se transmettant principalement entre volailles et n’ayant que peu de chances de se propager entre humains.

Cette grippe aviaire avait fait 282 morts dans 15 pays selon l’OMS en 2003, six ans après sa première apparition à Hong-Kong où six personnes sont mortes en 1997.

En France, c’est le retour d’un autre virus, le H5N8, un sous-type de la grippe A, que craint notamment la Coordination rurale, syndicat agricole.

« Depuis plusieurs semaines, des foyers de grippe aviaire (H5N8) ont été détectés dans des élevages en Pologne, Slovaquie, Hongrie et Roumanie, mais aussi dans la faune sauvage en Pologne », avait souligné la Coordination rurale ce 17 janvier dans un communiqué, demandant aux autorités « d’interdire rapidement les importations de volailles en provenance des pays infectés et d’attirer la vigilance des douanes sur ce risque ».

 

Épidémie en France de grippe saisonnière

Épidémie en France de grippe saisonnière

 

La semaine dernière, les consultations pour syndrome grippal ont bondi de 62%. 26 personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie. Les «indicateurs de l’activité grippale» ont enregistré une «forte augmentation» la semaine dernière et l’épidémie s’est déclarée en Normandie, dernière région de métropole qui était encore épargnée, selon les chiffres hebdomadaires officiels publiés mercredi par l’agence sanitaire Santé publique France.

Les consultations pour syndrome grippal enregistrées par le réseau Sentinelles ont bondi de 62% par rapport à la semaine précédente, ce qui représente 301 consultations pour 100.000 habitants. La grippe a par ailleurs concerné 15% des visites de SOS Médecins, contre 11,3% la semaine précédente.

Au total, près de 9000 personnes se sont rendues aux urgences pour un syndrome grippal (+56%). Parmi elles, 810 ont été hospitalisées, soit 72% de plus qu’une semaine auparavant. Depuis le mois de novembre, 311 cas graves ont été admis en réanimation, dont 26 sont décédés (8%). Il s’agit de 3 enfants de moins de 15 ans, 12 cas âgés de 15-64 ans et 11 cas âgés de 65 ans et plus. Chaque année, la grippe saisonnière touche 2 à 6 millions de personnes. Elle entraîne des dizaines de milliers de passages aux urgences et fait 10.000 morts en moyenne. L’hiver dernier, l’épidémie avait toutefois entraîné une mortalité moins élevée que les années précédentes, mais malgré tout importante, compte tenu de sa courte durée, avec environ 8100 décès estimés pendant les deux mois de phase épidémique.

Grippe : le vaccin moins efficace ?

Grippe : le vaccin moins efficace ?

 

10.000 morts par an en moyenne d’habitude mais on compterait déjà 1000 morts depuis le début de l’épidémie en ce début d’année. Et il se pourrait que le vaccin actuel soit moins efficace que précédemment. En cause les difficultés à prévoir d’avance les souches possibles du virus déterminées l’année précédente. Une sorte de pari. Le vaccin actuel couvre quatre souches de virus une de H1N1, une de H3N2, et deux de type B. « Sur le virus classique, la souche A, le vaccin couvre à peu près 50% des gens », sur les virus de type B « La couverture est très médiocre, à 20%, Si la couverture est si « médiocre », cela peut s’expliquer par le fait que le virus de la grippe peut muter entre le moment où le vaccin est fabriqué et le moment où l’épidémie se déclenche. Dans ce cas, le vaccin n’est plus efficace. « Chaque vaccin est un pari », a résumé Agnès Buzyn, la ministre de la santé « Le temps de le fabriquer, et il faut plusieurs mois, les industriels parient sur les mutations à venir. Parfois, le pari est gagnant. De temps en temps, moyennement gagné, parfois pas du tout. »

 

Grippe aviaire : nouvelle menace

Grippe aviaire : nouvelle menace

 

Un  virus inquiète la communauté scientifique :le  H7N9, une souche encore inconnue de l’espèce humaine avant son apparition en avril dernier. Sa source n’a pas été précisément localisée, mais en quelques semaines elle a déjà infecté 131 personnes.  La précédente flambée de grippe aviaire, H5N1, apparue en 2005 dans le Sud-Est asiatique, avait mis plusieurs mois pour parvenir à contaminer 500 personnes. « On est en présence d’un virus potentiellement pandémique », considère Manuel Rosa-Calatrava, directeur adjoint du laboratoire de virologie et pathologie humaine VirPath.  La planète a connu trois pandémies grippales majeures depuis celle de 1918. Selon un nombre croissant de spécialistes, H7N9 pourrait signer la quatrième. Dans son dernier rapport daté du 17 mai, l’Organisation mondiale de la santé observe que « les cas d’infection chez l’homme semblent associés à une exposition à des volailles vivantes », mais que « l’existence éventuelle d’autres réservoirs animaux, domestiques ou sauvages, n’est à l’heure actuelle pas déterminée ». Autrement dit, on n’en connaît pas le vecteur. Mais 36 personnes en sont décédées, soit un taux de mortalité de 27 %.  Depuis la mi-mai, un rapport rédigé à partir d’une évaluation réalisée sur le terrain par la Commission nationale de la santé et du planning familial chinois a confirmé que H7N9 présente « un plus grand potentiel de transmission d’homme à homme que n’importe quel autre virus de la grippe aviaire ». Certains échantillons étudiés montrent même des altérations génétiques signifiant qu’il s’est adapté pour être plus contagieux.  Deux autres études ont encore fait monter la fièvre d’un cran ces derniers jours : dans la revue « Science » du 23 mai, les équipes du Centre de recherche chinois sur la grippe et de l’université médicale de Shantou ont mis en évidence que ce virus se reproduit dans les voies respiratoires des furets – un des modèles biologiques parmi les plus représentatifs de l’homme – et qu’il se transmet efficacement par contact et par voie aérosol de bête à bête. L’autre étude est parue dans les colonnes de « The Lancet » au début du mois. Des chercheurs chinois du Shanghai Medical College de l’université Fudan y font état de deux patients chez qui a été trouvée une mutation du virus qui lui permet de résister à l’oseltamivir (Tamiflu) et au zanamivir (Relenza), les deux principaux traitements de la grippe. Le génome viral a été séquencé : il montre qu’un des acides aminés qui entrent dans la composition de la protéine virale s’est substitué à un autre seulement sept jours après le début des traitements. L’apparition de cette mutation coïncide avec l’augmentation de la charge virale observée chez les patients et la dégradation de leur état clinique.  H7N9 est d’autant plus inquiétant qu’il est totalement inconnu de l’organisme humain : seulement deux virus grippaux circulent depuis un siècle dans la population, H1N1 et H3N2. Le virus de la grippe dispose de deux sortes de protéines qui tapissent sa surface pour envahir nos poumons : l’hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). La première s’accroche à la surface des cellules humaines et amorce l’infection. Après s’y être reproduites, les particules virales sont évacuées mais, pour investir de nouvelles cellules, elles doivent échapper aux récepteurs (des molécules d’acide sialique) situés à la surface de la cellule infectée. C’est la fonction opérée par la neuraminidase, une enzyme capable de dégrader ces molécules. Face à H7N9, notre système immunitaire est naïf, c’est-à-dire dépourvu d’anticorps.  Avec le Tamiflu, élaboré à partir de l’acide shikimique de l’anis étoilé, les médecins disposent d’un leurre : il mime l’acide sialique pour détourner l’attention de la neuraminidase. Le virus est alors piégé sur la cellule infectée et le système de défense de l’organisme peut prendre le relais sans se laisser déborder. On pensait jusqu’alors que cette stratégie était infaillible, le Tamiflu ciblant une région de l’enzyme indispensable à l’infection, donc a priori moins exposée aux mutations. La découverte de cas résistants prouve le contraire.

 

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