Archive pour le Tag 'grévistes'

Les pilotes de KLM condamnent les pilotes grévistes d’Air-France

Les pilotes de KLM condamnent les pilotes grévistes d’Air France

 

La nouvelle grève du 24 au 27 juin décidée par les syndicats corpos des pilotes d’Air France a fait fortement réagir leurs collègues de KLM (qui font partie du même groupe Air France KLM). La condamnation est sans appel et d’une certaine manière la grève Air France est considérée comme irresponsable. Cela en raison de la situation particulièrement fragile du groupe qui n’a sorti la tête de l’eau que grâce surtout à la baisse du prix du carburant. Or les pertes consécutives aux grèves en France risquent de faire replonger rapidement le groupe Air France KLM dans le rouge. Faut-il rappeler que les pilotes d’Air France sont parmi les mieux payés au monde (entre 10 000 et 20 000 € par mois selon les types d’avion) et qu’ils ont l’une des plus faibles productivités. Des grèves qui constituent donc des actions totalement irresponsables de la part de syndicats corpos qui ignorent tout de la problématique économique du secteur notamment de l’environnement concurrentiel.. Dans une longue lettre ouverte au SNPL, le capitaine Steven Verhaven, président du VNV, principal syndicat des pilotes de KLM, dit son incompréhension face à l’attitude des pilotes français. En effet, Air France et KLM appartiennent toutes deux au même groupe. Le VNV rappelle que la société «est en mauvaise forme». À peine connaît-elle un léger mieux «grâce au faible prix du pétrole». «L’entreprise a désespérément besoin de moyens financiers pour des investissements dans la production future et la croissance», martèle le syndicat des pilotes de KLM. Or, la grève des pilotes coûte cher à la compagnie française et, donc, au groupe: 40 millions d’euros pour les quatre jours de grève du 11 au 14 juin, selon le PDG, Frédéric Gagey. Auxquels s’additionneront d’autres dizaines de millions après la grève prévue à la fin du mois. Au-delà de la question de la grève, c’est bien un problème de communication et de coordination que pointe le VNV. «Très honnêtement, la relation entre le SNPL et le VNV est réduite au strict minimum, regrette Steven Verhagen. Il n’y a presque pas de contact, seules quelques informations sont échangées et il n’y a aucune coordination des actions. Pas non plus de rencontres entre présidents [des syndicats], pas de coups de fil, pas de courriels.» Soucieux de recoller les morceaux avec leurs homologues français, alors qu’ils avaient déjà manifesté leur désapprobation de la grève précédente, les pilotes de KLM rappellent tout de même qu’ils avaient soutenu leur longue grève à l’automne 2014, qui avait coûté 300 millions d’euros à Air France-KLM. Le VNV souligne également que les deux syndicats partagent certains combats, comme l’équilibre de production entre les deux compagnies ou le dossier Transavia. Mais, là encore, le VNV renvoie le SNPL dans les cordes. «Est-ce que le SNPL, conjointement avec le VNV, a tenté de trouver des solutions à court ou moyen termes? Avons-nous reçu une seule demande de discussions [au sujet de l'équilibre de production]? Non, jamais et nous nous demandons toujours pourquoi.».  Le syndicat des pilotes KLM va même plus loin, laissant entendre que le SNPL n’a pas fait tout son possible pour éviter la grève, préférant aller au conflit plutôt que de négocier. À la fin de la missive, le président du VNV reconnaît que les récriminations des pilotes d’Air France concernant la paye des heures de nuit sont légitimes. «Mais est-ce qu’il n’existait pas une possibilité de résoudre au moins ce problème et de demander un report des discussions sur les autres problèmes lors de négociations multilatérales, sans avoir à subir le stress et les dommages d’une grève?», s’interroge Steven Verhagen. Le VNV préfère cependant conclure sur une note encourageante, répétant que «s’il y avait encore un doute: évidemment, nous pensons toujours que les pilotes d’Air France sont nos collègues et que le SNPL est notre compagnon syndical». Steven Verhagen espère que le SNPL verra dans sa lettre «une tentative de redémarrer notre relation du bon pied». Rien n’est moins sûr.

 

SNCF: les grévistes ont gagné mais l’entreprise est condamnée

SNCF: les grévistes ont gagné mais l’entreprise  est condamnée

Toujours la grève à la SNCF où 5 à 6 % de grévistes créent la pagaille dans les roulements (programmation du travail). Une grève qui pourtant ne devrait pas dépasser la manif prévue mardi. Pourtant l’accord d’entreprise concernant les conditions de travail a été fortement amendé au point qu’il fige presque les conditions actuelles qui plombent la compétitivité de l’entreprise (supérieur de 20 à 30 % par rapport à celle d’autres compagnies concurrentes qui viendront très prochainement concurrencer la SNCF sur tous les créneaux de marché, ne parlons pas de la concurrence intermodale. En fret par exemple la SNCF voit son portefeuille de clientèle se réduire comme peau de chagrin la messagerie a disparu depuis longtemps (et le Sernam avec ;);  pour les wagons complets on va vers l’extinction progressive. Pour le transport de personnes la SNCF et menacée d’un côté par le développement du transport aérien, de l’autre par le transport en car. La concurrence va maintenant intervenir pour la grande vitesse également pour les trains régionaux dont le coût est considéré comme trop prohibitif par les autorités organisatrices régionales. Ajoutons à cela que l’entreprise est engluée dans une dette colossale de 50 milliards environ héritage d’un passé qui n’a jamais été capable de clarifier les responsabilités respectives de l’entreprise et de l’État ; un passé qui n’a jamais vraiment voulu mettre sur la table la question de la productivité pour éviter les conflits. D’une certaine manière le radicalisme de certaines organisations syndicales à payé : les cheminots radicalisés ont gagné mais l’entreprise a perdu et le statut ne appliquera ’qu’à un nombre de plus en plus réduits de cheminots avant de disparaître. En réalité une opération perdant perdant.

(Avec AFP)

SNCF: 10% de grévistes mais la pagaille

SNCF: 10% de grévistes mais la pagaille

 

Autour seulement de 10% de grévistes à la SNCF, soit très peu mais suffisamment pour faciliter la pagaille même si nombre de trains sont maintenus mais souvent en retard. Une grève lancée par la CGT-Cheminots et SUD-rail pour peser dans les négociations sociales du rail et demander le retrait de la loi travail. En fait deux objectifs qui n’ont guère de liens. La négociation sociale  à la SNCF porte sur l’accord d’entreprise d’une  part et la future convention collective. Là il ya un vrai danger pour le statut des cheminots. Un danger social évidemment mais aussi pour l’avenir de l’entreprise mal préparée à une  concurrence voulue par l’union économique. Par contre la revendication concernant la loi travail s’inscrit dans uen démarche plus politique et dans le bras de fer gouvernement-CGT.   La semaine dernière, la SNCF avait dénombré environ 15% de grévistes, la CGT-cheminots « plus d’un cheminot sur trois ». Jusqu’à présent, la CGT-cheminots appelait à la grève uniquement les mercredi et jeudi. Mais le premier syndicat à la SNCF a durci mardi son préavis de grève à compter du 31 mai à 19H00. Désormais, les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent donc les cheminots à une grève reconductible de jour en jour à partir du milieu de la semaine prochaine. Les négociations avec la direction de la SNCF sur un nouvel accord sur le temps de travail et avec le patronat du secteur ferroviaire sur une convention collective harmonisée pour l’ensemble du secteur (fret/voyageurs, SNCF/privé), en vue de l’ouverture élargie à la concurrence à partir de 2020, sont entrées dans leur dernière phase. La SNCF souhaite aboutir le 7 juin, avant le début de l’Euro. Une séance de négociation avait été initialement prévue mercredi mais elle a été reportée à vendredi. Au niveau de la branche, les discussions doivent en théorie s’achever les 1er et 2 juin. Une nouvelle réunion se tiendra jeudi à la demande des organisations syndicales.

(Avec AFP)

Le Conseil national du PS bousculé par les grévistes de PSA

Le Conseil national du PS bousculé par les grévistes de PSA

Ce Conseil national, qui rassemble quelque 300 cadres du PS, s’est ouvert dans un contexte marqué par l’affaire Cahuzac, une bombe politique qui a profondément marqué et choqué les militants, et quelques jours après les propos anti-austérité de plusieurs ministres, dont Arnaud Montebourg (Redressement productif), et Cécile Duflot (Logement).  Le Premier ministre venait juste d’achever son discours lorsque une cinquantaine d’ouvriers de l’usine PSA sont entrés dans la salle en clamant « le changement, c’est maintenant ». M. Ayrault s’est éclipsé. Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a lui décidé de leur accorder la parole pendant une dizaine de minutes. C’est le représentant CGT de l’usine, Jean-Pierre Mercier, qui s’est exprimé à la tribune, devant plusieurs ministres et le conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle. « On est venu ici pour vous demander qu’on obtienne une bonne fois pour toutes ce médiateur, qui puisse mettre le poids du pouvoir politique, du gouvernement dans la balance », a déclaré le dirigeant syndical.  Prenant à partie les ministres présents, comme Stéphane Le Foll, François Lamy ou Najat Vallaud-Belkacem, le représentant CGT leur a lancé : « vous avez vos menteurs, vos Cahuzac, nous on a M. (Philippe) Varin », le président de PSA, accusé de « mentir » aux ouvriers « depuis un an et demi ».  Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a lui aussi été apostrophé. « Vous connaissez dans le Doubs la famille Peugeot, vous pouvez avoir un poids vis-à-vis d’eux », a demandé M. Mercier au ministre, élu de ce département.  Des représentants de ces salariés ont dans la foulée été reçus par M. Désir. « Même si on désapprouve l’intrusion, il est tout à fait indispensable pour le PS de maintenir le dialogue avec les travailleurs car nous sommes le parti des droits des travailleurs », a assuré un membre de la direction.

 




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