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Sondage grèves loi travail: 54% des Français contre

Sondage grèves loi travail: 54% des Français contre

Comme c’était à prévoir l’opinion est en train de basculer et une majorité se dégage désormais pour condamner les grèves de protestation contre la loi travail. Ce qui est intéressant ce n’est pas tant le résultat encore relativement équilibré mais l’inversion de la tendance. En cause sans doute le fait que ces grèves sont très minoritaires mais quelles génèrent toutefois des conséquences néfastes pour les usagers. Des grèves par ailleurs difficilement compréhensible dans les secteurs publics et nationalisés qui ne sont pas concernés par la loi travail. Enfin les blocages et les violences sont difficilement admis. Par contre  les Français sont relativement dubitatifs sur la nécessité ou non de renégocier le texte. La preuve sans doute de la contradiction typiquement française avec le souhait que soient engagée des réformes structurelles mais par contre sans changer grand-chose. Une courte majorité (54%) de Français désapprouve désormais la poursuite des grèves et manifestations contre la loi travail et, pour trouver une issue à la crise, ils sont quatre sur dix à souhaiter une renégociation du texte, selon un sondage BVA pour iTÉLÉ et Orange publié dimanche.  Interrogés sur leur perception du mouvement social, 45% des Français l’approuvent (1% ne se prononce pas), alors que le projet de loi est examiné par le Sénat, après son adoption à l’Assemblée via le recours à l’article 49-3. Il y a trois semaines, la même enquête avait donné un résultat exactement inverse, avec 54% des Français approuvant les grèves et manifestations, contre 45%. Les sympathisants des partis à la gauche du PS approuvent à une écrasante majorité (94%) le mouvement social, selon le sondage publié dimanche, ceux d’Europe Ecologie Les Verts aussi (55%). En revanche, ceux du PS ne sont que 36% à l’approuver. A droite, les sympathisants du FN approuvent aussi majoritairement la fronde (52%), alors qu’au niveau global, sept sympathisants de droite sur dix sont contre.  Concernant les suites à donner au projet de loi et parmi trois propositions, les Français optent pour la renégociation. Ils sont quatre sur dix (41%) à estimer que le texte doit être renégocié par le gouvernement et les syndicats. 29% des Français pensent que l’on doit « maintenir en l’état » le projet de loi. Ils sont autant à penser qu’il doit être retiré. Logiquement, cette dernière solution recueille les suffrages des sympathisants des partis à la gauche du PS (67%), contre seulement 6% de ceux du PS. Les sympathisants du FN sont aussi 55% à penser que le projet doit être retiré.  Quant à la renégociation, elle remporte les suffrages de 55% des sympathisants PS, comme de ceux du MoDem, et de 40% de ceux des Républicains. Le maintien en l’état du texte de la ministre du Travail Myriam El Khomri ne recueille une majorité que chez les sympathisants de l’UDI (52%).

 

(Avec le Figaro)

Grèves Air France : après les pilotes les hôtesses !

Grèves  Air France : après les pilotes les hôtesses !

Consciemment ou non certains personnels d’Air France ont sans doute décidé de tuer la compagnie en multipliant les mouvements sociaux qui ternissent un peu plus une image déjà fortement affectée de la compagnie. Après la décision des pilotes de faire grève du 11 au 14 juin en plein euro de foot, ce sont maintenant les personnels navigants commerciaux (hôtesses et stewards) qui sont appelés à la grève du 27 juillet au 2 août prochains pour peser sur les négociations relatives à leurs règles de travail et de rémunération, annonce vendredi l’intersyndicale PNC. « L’intersyndicale PNC a fait le choix d’un préavis suffisamment long pour permettre à la Direction de s’engager dans un dialogue social responsable et d’engager une véritable négociation », précise-t-elle dans un communiqué. L’accord collectif pour les hôtesses et les stewards signé en 2013 prend fin en octobre prochain. L’appel à la grève des pilotes  du 11 au 14 juin risque d’être mortel  pour la compagnie. Première conséquence à très court terme : une nouvelle dégradation d’une image commerciale déjà bien atteinte. Seconde conséquence à moyen terme : encore une détérioration des résultats financiers pour une compagnie qui sort à peine la tête de l’eau. Dernière conséquence : la perspective d’une délocalisation de la compagnie pour des motifs sociaux mais aussi fiscaux. Les pilotes n’acceptent toujours pas le plan de productivité transforment 2015 Un plan qui pourtant devrait en appeler un autre tellement la compétitivité de l’entreprise est affectée. Une attitude évidemment complètement irresponsable de la part de syndicats corporatistes complètement ignorante des évolutions structurelles du marché. Pourtant L’intersyndicale des pilotes d’Air France a appelé jeudi à la grève du 11 au 14 juin pour défendre les rémunérations, un mouvement qui commencera au lendemain du coup d’envoi de l’Euro de football en France et au moment où le groupe vient à peine de renouer avec les bénéfices. Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), le Syndicat des pilotes d’Air France (Spaf) et Alter précisent dans un communiqué commun que ce préavis de grève pourrait être suivi par d’autres arrêts de travail « quelques jours plus tard » si nécessaire. La compagnie avait perdu plus de 400 millions d’euros à la suite des 15 jours de grève de ses pilotes contre un projet avorté de développement européen de sa low cost Transavia en septembre 2014. « La situation d’Air France demeure fragile », souligne la compagnie. « Une grève des pilotes de quatre jours, au moment où la société redevient bénéficiaire après huit années de pertes, nuira à cette dynamique positive. » Une grève des pilotes d’Air France au mois de juin s’apparenterait à un « sabotage », a répété jeudi à Dublin Alexandre de Juniac, le PDG sortant d’Air France-KLM.

(Avec Reuters)

 

Grèves anti-loi Travail : une décrue pitoyable

Grèves anti-loi Travail : une décrue pitoyable

 

 

La mobilisation contre le projet de réforme du Code du travail s’effondre progressivement et tente d’être compensée par des actions irresponsables de blocage qui par ailleurs portent gravement préjudice à une croissance déjà fragile du fait d’un environnement mondial de plus en plus déprimé, des conséquences toujours présentes des attentats de novembre sur l’activité touristique et des  les inondations. Faute de deux participations significatives des salariés aux grèves,  les syndicats contestataires tentent de masquer leur échec par la radicalisation notamment dans le secteur public et nationalisé qui n’est pas qui pourtant n’est pas concerné par la loi travail (fonctionnaires, SNCF, RATP, EDF etc). Une dérive gauchiste qui démontre la fébrilité de syndicats dont les objectifs sont davantage politiques que sociaux. Face aux  débordements et à leurs conséquences économiques, l’opinion publique est en train de se retourner. Le bilan de cette gestion du mouvement de contestation est à la fois. Catastrophique et pitoyable ;  une attitude qui ne grandit pas une image des syndicats déjà très affectés et qui devrait renforcer l’idée qu’il est urgent de décentraliser la négociation des conditions sociales au plan des entreprises afin d’échapper à l’approche marxiste et –ou gauchiste des appareils centraux. La mobilisation s’écroule dans les notamment à la SNCF où le taux de grévistes répondant à l’appel de la CGT et de Sud-Rail est tombé à 10,5%, selon la direction. Ces deux syndicats ont maintenu leur mobilisation, rejetant un appel à la « solidarité » avec les Français touchés par les inondations lancé par le président de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pépy. Depuis le début de cette grève reconductible, le taux de grévistes a reflué – il s’élevait à 17% mercredi – et le syndicat réformiste Unsa, satisfait des « éclaircissements » obtenus de la direction, a suspendu jeudi son préavis. A la RATP, où a débuté jeudi une grève censée être illimitée à l’appel de la CGT, la direction n’a relevé aucune perturbation sur les réseaux de métro, de bus, de tramway ou de RER – lequel était en revanche affecté par les inondations sur un tronçon exploité par la SNCF. Les contrôleurs aériens ont par ailleurs levé jeudi leur préavis pour ce week-end, mais l’intersyndicale des pilotes d’Air France a appelé le même jour à la grève du 11 au 14 juin pour défendre les rémunérations. Dans les raffineries, les salariés de Grandpuits ont voté la fin de la grève vendredi, a-t-on appris auprès de Total. Trois autres sites opérés par le groupe pétrolier (Normandie, Donges et Feysin) restaient à l’arrêt et la plateforme de La Mède (Bouches-du-Rhône) tournait à 80% de ses capacités. A Donges (Loire-Atlantique), les salariés ont reconduit le mouvement vendredi. Selon la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), des « clous de fabrication artisanale » ont été répandus sur la route permettant d’accéder au dépôt de carburant voisin de cette même raffinerie. L’Union patronale des Bouches-du-Rhône a quant à elle demandé à l’Etat de mettre fin à un « abus caractérisé du droit de grève », qui entraîne le blocage des terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Le mouvement anti-loi Travail touche aussi le secteur du traitement des déchets et des ordures ménagères, en particulier en Ile-de-France où trois des quatre principaux centres sont bloqués – à Ivry-sur-Seine, Saint-Ouen et Issy-les-Moulineaux. (Avec Reuters)

Grèves transport pourquoi ? Un manque de concertation

Grèves  transport pourquoi ? Un manque de concertation

Une nouvelle fois les transports risquent d’être l’un des secteurs les plus affectés par les conflits. En toile de fond figure la protestation contre la loi travail cependant nombre de salariés de la branche ne sont pas concernés directement par cette loi. Des facteurs explicatifs spécifiques au monde des transports doivent être pris en compte. De nombreuses transformations économiques, technologiques, environnementales affectent l’organisation des transports et les conditions sociales des salariés. D’une certaine manière, le transport vit une crise dans une crise plus générale. Une des caractéristiques de la crise est de présenter un caractère systémique aux interactions complexes et multiples. L’étude trop fragmentée des phénomènes constitue un des facteurs explicatifs essentiels  de l’incompréhension des transformations structurelles que nous vivons. A cela, s’ajoute bien entendu l’influence des clivages partisans qui s’alimentent cependant d’un manque de vision de l’avenir. C’est pourquoi il semblerait utile d’engager avec tous les acteurs un travail réflexion prospective pour déboucher sur une analyse la plus partagée possible du futur des transports. Un exercice de concertation paraît indispensable  avant les  réformes nécessaires face aux nouveaux enjeux. Un tel exercice n’a pas été effectué depuis longtemps et les réflexions qui sont  menées ici ou là l’ont été de manière trop sectorielle (réforme SNCF par exemple ou encore réformes dans le secteur routier). Nombre d’organisations pour des raisons corporatistes préfèrent  limiter le champ de l’analyse cependant les interactions à caractère intermodal et systémique imposent souvent une vision plus large à la fois des techniques, des modes et souvent du champ spatial. Le Premier ministre a récemment indiqué qu’il envisageait d’actualiser la LOTI (loi d’orientation transport)  pour la remplacer par une autre. Une nécessité sans doute car depuis 1982 l’environnement a connu de nombreux changements. Il faut toutefois observer que l’élaboration de la LOTI  a fait l’objet au préalable d’un profond travail d’analyse et de concertation avec tous les acteurs. La concertation plus générale et plus officielle avec les pouvoirs publics a permis d’aboutir à un texte dont le principe a été beaucoup moins contesté par la suite. Aujourd’hui force est de constater que la quasi-totalité de la profession porte un jugement favorable sur la loi d’orientation de 1982. Mieux, nombre d’organisations,  y compris  patronales de se sont souvent référées aux principes de cette loi pour améliorer la régulation du secteur. Le rythme actuel des mutations  contraint à nous interroger sur la cohérence des articulations entre les systèmes techniques, les formes organisationnelles et la dimension sociale. En contractant de l’espace par le temps le transport à grandement contribué au concept de mondialisation (et même de démocratisation). Mais faute de régulation, le risque est grand d’accélérer les contradictions entre progrès social et progrès technique du futur. Un futur porteur de progrès mais aussi d’inquiétudes quand il n’est pas régulé.  On ne peut aller à l’encontre de la recherche d’un  transport de meilleure qualité et d’un moindre coût. Pour autant le principe managérial de nos systèmes ne saurait se soumettre uniquement aux progrès techniques  d’autant que ces derniers peuvent parfois être détournés par l’intermédiation d’intérêts financiers qui n’apportent aucune plus-value à la chaîne du transport. D’où la nécessité d’un réel effort d’évaluation et de concertation afin de faire  évoluer en même temps les formes organisationnelles et les dimensions sociales y compris au sens large.

Transports : grèves partout cette semaine, pourquoi ?

Transports : grèves  partout cette semaine, pourquoi ?

 

 

SNCF, RATP, secteur aérien et port notamment seront affectés cette semaine par de nombreuses grèves. En toile de fond figure évidemment le retrait de la loi travail, mais une revendication seulement soutenue par la CGT, FO et solidaires (Sud). À cela s’ajoutent  des motifs de mécontentement très spécifique dans chaque secteur. Pour la SNCF il s’agit pour l’ensemble des syndicats de protester contre le futur accord d’entreprise aussi contre la nouvelle convention collective du rail qui à terme risque de remettre en cause le statut des cheminots. Un aspect videment très sensible qui pourrait d’ailleurs amener le gouvernement à reculer sur cette question en échange peut-être d’une attitude plus conciliante de la CGT sur la loi travail. Faute de cela il faut sans doute s’attendre à une mobilisation qui pourrait durer pendant des semaines et des mois. À la RATP on proteste aussi contre la loi de la part de la CGT, de FO et de Sud mais la revendication spécifique porte sur les salaires. Dans le secteur aérien il s’agit de  demander l’arrêt des baisses d’effectifs et de peser sur la renégociation de leur cadre social et indemnitaire.  Enfin, dans les ports et docks, la CGT appelle à un arrêt de travail de 24 heures jeudi contre la loi El Khomri. On voit donc que les motifs de mécontentement et les grèves sont assez disparates même si en toile de fond figure la demande de retrait de la loi. En mobilisant les bastions traditionnels la CGT veut évidemment aussi faire la preuve de sa force syndicale et peser encore davantage vis-à-vis du gouvernement. Reste que cette mobilisation dans la branche des transports apparaît quand même un peu hétéroclite même si le dénominateur commun pour la CGT demeure le retrait de la loi. Il faut cependant prendre en compte les nombreuses mutations économiques, technologiques, sociales souvent à l’échelle internationale qui affectent  cette branche et qui vient remettre en cause les modalités traditionnelles de son organisation. De ce point de vue le gouvernement aurait sans doute intérêt à engager une large concertation avec les syndicats afin de permettre une meilleure appropriation des nouveaux enjeux  avant d’envisager des réformes précipitées.

SNCF : nombreuses grèves à prévoir

SNCF : nombreuses grèves à prévoir

La direction SNCF et les syndicats sont toujours en opposition sur le futur accord d’entreprise. Du coup la grève reconductible décidée par tous les syndicats à partir du 31 mai est confirmée. Deux conflits se superposent à la SNCF, celui concernant la loi travail à l’initiative surtout de la CGT mais surtout celui concernant les futures conditions de travail, conflit celui-là soutenu par toutes les organisations syndicales. En outre se négocie aussi parallèlement une convention collective du rail qui à terme pourrait remettre en cause le statut des cheminots. Il faut donc s’attendre à une situation conflictuelle pendant de nombreuses semaines voire de nombreux mois compte tenu de l’enjeu. Après une journée de négociations vendredi 27 mai, les organisations syndicales et la direction de la SNCF ne sont pas parvenus à un accord. Les préavis de grève, déposés de manière séparés par les quatre organisations syndicales représentatives et qui démarrent le mardi 31 mai au soir, n’ont pas été levés.  Les discussions portent sur un nouvel accord d’entreprise.  Les points de blocage n’ont donc pas été levés. Pour autant, les négociateurs de perdent pas espoir de parvenir à un accord avant mardi prochain. « Les relations ne sont pas rompues », a expliqué une source proche des négociations, même si aucune date d’une nouvelle réunion n’est encore fixée ».   Les organisations syndicales ne sont pas toutes sur la même longueur d’onde. La CGT et Sud se battent également contre la loi travail, quand CFDT et Unsa ne négocient que sur l’accord d’entreprise.

Grèves : des conséquences graves pour le tourisme et l’économie

Grèves : des conséquences graves pour le tourisme et l’économie

 

Les premières victimes des grèves, blocages des sites d’essence et autres manifestations concerne le secteur du tourisme. Un secteur déjà affecté par l’effet des attentats de novembre. De nombreuses annulations de voyages ont été constatées tant auprès des agences de tourisme que des hôtels, de nombreux commerces sont concernés. Au delà du tourisme, ce sont  beaucoup d’activités qui sont handicapés notamment par les difficultés de transport. Ces conséquences à court terme pourraient priver la France de 0.1 à 0.3% du PIB en 2016 et créer 100  à 200 000 chômeurs supplémentaires. Mais les dommages les plus importants concernent l’avenir. L’image de la France est en effet de nouveau très ternie du fait de cette instabilité sociale et surtout par l’incapacité du pays à accepter les réformes. Pas étonnant que les investissements étrangers en France soient très en retrait par rapport notamment à l’Allemagne et à la Grande-Bretagne.  L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) s’est alarmée « des conséquences graves, économiques et sociales, des mouvements de blocage » et « des images aux conséquences néfastes pour la destination France » déjà affectée par les attentats du 13 novembre dernier. L’organisme, contacté vendredi par Reuters, n’était pas en mesure d’établir à ce stade une tendance générale en raison de chiffres disparates selon les régions, mais il évoque des annulations de réservations pour le week-end à hauteur de 50% sur le littoral en Bretagne et dans les Hauts-de-France. Le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration (GNI) cite vendredi une enquête qui « montre que les taux d’occupation dans le secteur de l’hôtellerie sont redescendus au niveau de ceux des semaines qui ont suivi les attentats de novembre 2015 et que les tarifs ont baissé de 22%. » « La saison touristique à venir est en péril », estime le GNI dans un communiqué. « Je crois que même si cela s’arrêtait demain, le mal est quand même déjà un peu fait. Les images qui sont passées à l’étranger font peur. Quand vous voyez une voiture de police brûler, cela ne vous invite pas à venir dans le pays concerné. Les images mettront du temps à être effacées », a estimé vendredi sur RFI Vincent Sitz, président de la commission Emploi, Formation, Handicap du GNI-Synhorcat. Interrogé sur BFM TV, le président de l’Union professionnelle artisanale (UPA), Jean-Pierre Crouzet, a évoqué les inquiétudes de ses adhérents, qui n’acceptent pas « la paralysie du pays et les violences ». « Ils sont confrontés pour certains d’entre eux à la casse de leur vitrine, à la casse de leur magasin, à l’éloignement du consommateur et là, véritablement, il y a de gros gros problèmes », a-t-il déclaré en précisant que l’alimentation, l’hôtellerie et les services étaient les plus affectés. « A un moment où on avait touché le fond de la piscine, où on commençait à sortir la tête de l’eau, on nous replonge une nouvelle fois et ça, on ne peut pas l’accepter », a-t-il déclaré.

(Avec Reuters)

 

Grèves, Manifs, blocages: entre 0.1 et 0.3 points de croissance en moins

Grèves, Manifs, blocages: entre 0.1 et 0.3 points de croissance en moins

 

Hollande pourrait changer son slogan »ça va mieux » en « ça pourrait aller mieux » tellement la situation risque de se dégrader en raison des grèves, blocages et autre pénurie de carburant. En l’état actuel de la mobilisation, finalement relativement faible mais très spectaculaire, l’impact devrait être limité autour d’une baisse de 0.1% de la croissance du PIB. Mais si les grèves devaient se prolonger encore une quinzaine de jours, l’impact pourrait atteindre 0.3% comme lors des manifestations contre la réforme des retraites en 1995. Mais les dégâts les plus importants concernent l’image de la France auprès des investisseurs. La presse étrangère juge très sévèrement ces mouvements considérant d’ailleurs qu’en France les reformes sont difficilement réalisables. Et qu’il s’agit là du premier facteur explicatif de l’ampleur du chômage alors que l’emploi a été nettement redynamisé ailleurs notamment en Allemagne et en Grande Bretagne.  Alors que les mouvements sociaux s’étendent et se prolongent, les blocages commencent donc  à impacter l’activité des entreprises dans un effet domino. Ainsi, les pénuries de carburant affectent d’abord les routiers et taxis, puis le BTP alors que les livraisons de matériaux ne parviennent pas, ralentissant d’un coup les chantiers, puis le commerce alors que les clients limitent leurs déplacements, puis tous les secteurs, avec les salariés en voiture qui ne viennent plus travailler et les commandes qui ne peuvent plus être livrées. Et la crainte grandit de coupures d’électricité, encore bien plus pénalisantes, avec la contestation qui gagne les centrales nucléaires. Les organisations patronales tirent la sonnette d’alarme: « Certaines entreprises tournent au ralenti, les plus fragiles voient même leur existence menacée », avertissent, dans un communiqué commun publié mercredi, le Medef, la CGPME, l’UPA, l’UNAPL, la FNSEA et l’UDES.  Les grèves et blocages organisés par une CGT vont-ils entraver la fragile reprise de l’économie française alors qu’elle commence enfin à s’affirmer (+ 0,5% de hausse du PIB eu premier trimestre)? Evidemment, tout dépend de la durée: la CGT parviendra-t-elle à maintenir ses troupes mobilisées? Le gouvernement va-t-il capituler ou bien passer en force pour obliger à des déblocages ponctuels? Quelques jours, c’est un désordre vite rattrapé. Plusieurs semaines, c’est le risque d’un trou définitif dans les comptes.

(Avec Challenges)

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

 

De toute évidence il n’y a pas la même culture du dialogue social en France et en Hollande. Le responsable du syndicat néerlandais CNV se dit ,lui ,prèts à faire de nouveaux sacrifices pour améliorer la compétitivité de KLM ( filiale de Air France) et alors que l’entreprise a déjà mis en œuvre de plan de restructuration. Du coup des salariés néerlandais du groupe Air France-KLM ont lancé mercredi une pétition pour demander à leurs collègues français de ne pas déclencher de nouvelles grèves dans le groupe.  La pétition, qui réunit déjà plus d’un millier de signatures, illustre le mécontentement de la branche néerlandaise du groupe de transport aérien face à la montée des tensions sociales au sein de la branche française.  Joost Ruempol, porte-parole de KLM, a déclaré que la pétition des personnels de cabine de la compagnie n’était pas encouragée par l’entreprise et qu’elle appelait les salariés d’Air France à s’engager dans un dialogue « constructif » avec la direction plutôt que de s’aliéner l’opinion publique.   »Dégrader davantage notre situation de trésorerie n’est pas une solution et ne fera qu’accroître les difficultés », dit le texte de la pétition.  Dolf Polders, représentant des personnels de cabine et des personnels au sol de KLM au sein du syndicat CNV, a déclaré que la compagnie néerlandaise, qui a déjà subi un plan de restructuration ces deux dernières années, était prête à « faire de nouveaux sacrifices ». « Mais alors que le personnel de KLM se conduit de manière responsable, des salariés d’Air France se comportent comme des enfants gâtés », a-t-il ajouté à propos des incidents de lundi à Roissy, lors desquels deux cadres de la compagnie française ont été agressés.  Si KLM et Air France appartiennent au même groupe depuis 2004, chacune des deux compagnies a conservé sa propre structure et son identité nationale.  L’an dernier, après une grève des pilotes français qui avaient amputé de 330 millions d’euros le bénéfice d’exploitation d’Air France, les dirigeants de la branche néerlandaise avaient sèchement refusé de renflouer la trésorerie de la branche française.

 

Les grèves soumises au vote des salariés…en Grande-Bretagne

Les grèves soumises au vote des salariés…en Grande-Bretagne

Une bonne idée qui pourrait être reprise en France pour éviter la « gréviculture » et aussi la déconsidération des syndicats. Actuellement  en Grande Bretagne, un vote est déjà obligatoire mais sans aucun quorum, ce qui signifie qu’une grève peut avoir lieu même si une minorité seulement de salariés a participé au vote – à partir du moment où la majorité des votants opte pour la grève. Dans le projet de loi, les conditions préalables à la grève sont encore plus durcies dans certains « secteurs publics essentiels », a précisé le ministère des Entreprises. Pour ces secteurs, qui comprennent la santé, l’éducation, les sapeurs-pompiers, les transports, la sécurité aux frontières et l’énergie, au moins 40% de l’ensemble des salariés devront se prononcer en faveur de la grève -contre 25% au minimum dans les autres secteurs.  Les conservateurs, qui gouvernaient jusqu’en mai dernier au sein d’une coalition avec les centristes du Parti Libéral-Démocrate, ont les coudées franches depuis les élections législatives du 7 mai, au cours desquelles les Britanniques leur ont confié une majorité parlementaire absolue à eux seuls. Le durcissement des conditions d’exercice du droit de grève faisait partie des promesses de campagne du Premier ministre David Cameron. « Les syndicats ont un rôle constructif à jouer en représentant les intérêts de leurs membres, mais notre gouvernement va équilibrer leurs droits avec ceux du peuple qui travaille et ceux des entreprises », a expliqué le ministre des Entreprises, Sajid Javid. « Avec ces changements, les grèves n’interviendront que lorsqu’une majorité claire de ceux qui peuvent voter à ce sujet l’auront fait et que toutes les autres possibilités auront été explorées », a-t-il ajouté.

 

Grèves des médecins : Marisol Touraine veut isoler les généraliste

 

Grèves des médecins : Marisol Touraine veut isoler les généralistes

 

Il apparaît évident que la ministre de la santé souhaite isoler les généralistes  actuellement en grève. Dans un premier temps elle a d’abord donné satisfaction est très rapidement aux urgentistes . L’objectif étant d’éviter une saturation des services de santé. De la même manière ,  il semble qu’elle ait le satisfait les revendications des établissements privés également pour tenter de le circonscrire le conflit des médecins généralistes. Compte tenu des positions en présence le conflit et donc susceptible de durer plus longtemps que prévu. L’opposition la plus vive porte sur la question du Tiers payant qui va contraindre nombre de généralistes à assumer le coût de l’opération. Notons que près de 90 % des médecins  travaillent sans logistique et sans secrétariat. D’une certaine manière Marisol Touraine veut mettre à genoux cette médecine libérale et promouvoir une médecine en partie fonctionnarisée. Pas sûr que les comptes de la sécu en sortent gagnants et surtout que la qualité de la médecine s’améliore. . Reste aussi à régler la question du prix de l’acte bloqué depuis maintenant quatre ans. Le bras-de-fer entre le la ministre paraît inévitable tellement les positions sont opposés. La Fédération de l’hospitalisation privée, elle,  annonce donc renoncer à la grève illimitée qu’elle avait prévue à partir du 5 janvier. Des avancées ont été obtenues avec le ministère de la Santé. La grève s’annonçait « totale et illimitée » dans les cliniques privées, à compter du 5 janvier. Elle n’aura finalement pas lieu du tout. Selon le communiqué officiel, la Fédération de l’hospitalisation privée, « au vu d’avancées dans les discussions menées avec le ministère de la Santé sur le volet hospitalier du projet de loi de santé, annonce la levée de son appel à la cessation d’activité totale et illimitée qui devait débuter le 5 janvier ». La FHP, qui regroupe les quelque 1.000 cliniques et hôpitaux privés, était notamment opposée à la redéfinition de la notion de service public hospitalier. Selon le projet de loi originel, les établissements ne pouvaient plus assurer à la carte l’une des 14 missions de service public, mais seulement la totalité ; le tout au tarif Sécurité sociale, sans dépassement d’honoraires.

Grèves : après les pilotes, grève à la RATP (RER B)

Grèves : après les pilotes, grève à la RATP (RER B)

C’est la saison des grèves, tradition bien française. Quand on sait que plus de 50% des parisiens utilisent les transports collectifs, (notamment la ligne B, très fréquentée), il faut prévoir une belle pagaille dans les transports. Une grève de plus qui ne changera rien sauf la vie des usagers. Certes des motifs d’insatisfaction peuvent exister dans certains syndicats mais la grève comme moyen de médiation n’est sans pas le signe d’une très grande modernité dans la gestion des rapports sociaux. Le trafic sera donc très perturbé, ce jeudi, sur la ligne RER B en raison d’un appel à la grève de quatre syndicats pour protester contre le mode de management à la RATP qui met, selon eux, les agents sous pression. Selon les prévisions de trafic de la RATP, il y aura un train sur deux entre Gare du Nord et Saint-Rémy-lès-Chevreuse/Robinson aux heures de pointe (de 6h30 à 10h et de 16h30 à 21h00) et un train par heure aux heures creuses. Un changement de train sera nécessaire à Gare du Nord, précise la RATP.  Le mouvement de grève des agents RATP aura également des répercussions sur la portion nord du RER B, gérée par la SNCF. Le préavis déposé par la CGT, l’Unsa, SUD et FO, démarre jeudi à 4h30 et court jusqu’à vendredi 6h30. Les quatre organisations dénoncent des « méthodes de management qui ne rendent pas un collectif de travail serein » et « une politique du chiffre » liée au contrat entre le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) et les opérateurs qui engendrent « risques psychosociaux » et « souffrances au travail ».  Elles font état d’une « situation humaine inquiétante » à la régie, « qui au regard du métier exercé impacte dangereusement la sécurité ferroviaire ». De plus en plus, « les conducteurs doivent tout justifier à la minute près. On en arrive à gérer les trains avec des graphiques et des camemberts, et on en oublie le facteur humain », a expliqué Laurent Gallois (Unsa-Ratp). Selon lui, des alertes lancées en janvier lors d’un Comité d’hygiène et de sécurité extraordinaire n’ont pas entraîné de réaction.

 

Grèves : peu de mobilisation

Grèves : peu de mobilisation

 

Il faut s’attendre à une faible mobilisation ce mardi dans le cadre des grèves annoncées Les professions de la santé, les aéroports et la fonction publique seront concernés ce mardi par des mouvements de protestation et des grèves. Cette semaine de premier tour des municipales sera marquée par plusieurs mouvements syndicaux. Le premier d’entre eux concerne la fonction publique, en grève contre le pacte de responsabilité. Les fonctionnaires craignent en effet les économies que va devoir faire l’État pour financer la baisse des charges promise aux entreprises. Un autre mouvement luttera, lui, contre la réduction des effectifs de la Sécurité sociale. L’univers de la santé sera également toujours concerné par le combat des sages-femmes pour obtenir un statut médical. Les aéroports seront, eux aussi, touchés par un mouvement de protestation. Rien n’est prévu à la SNCF ni à la RATP où seule FO a déposé un préavis de grève. On dénombre, ce mardi 18 mars, -20% de vols à Nice, Marseille, Toulouse et Lyon. Roissy et Orly sont, eux, touchés par une baisse de 30% du nombre de vols. Les compagnies ont toutefois été prévoyantes, annulant leurs vols à la source et prévenant tous les passagers, ou presque, dès lundi soir. Les malchanceux, qui n’ont pas bénéficié de l’information, sont eux aussi rapatriés sur d’autres vols. Certaines compagnies, telles qu’Air France, permettent des changements de destination, de dates voire des remboursements.

 

Grèves dans les hôpitaux

Grèves dans les hôpitaux

Ils sont 15.000. 15.000 à travailler 90 heures par semaine, de jour, de nuit, le week-end quand il le faut, à sauver des vies, le tout pour à peine plus d’un Smic mensuel. Eux, ce sont les internes en médecine, des étudiants ayant déjà fait six années d’études et qui, pour compléter leur formation, travaillent dans les hôpitaux. Lundi, ils prévoient de faire grève afin d’obtenir une amélioration de leurs conditions de travail. Antoine, interne en chirurgie, raconte au micro d’Europe 1 la galère des journées à rallonge : « ça arrive de travailler deux nuits d’affilée. Un lendemain de garde, ont peut enchaîner sur une journée complète au bloc opératoire, on rentre chez soi à 22 heures, et on est rappelé en pleine nuit ». »On travaille en moyenne entre 80 et 90 heures par semaine. Mais ça ne descend jamais au-dessous de 70 heures », souligne-t-il.  Quant aux journées de récupération, pourtant obligatoires après 24 heures de garde successive, Antoine regrette qu’elles ne soient pas mieux respectées. « Ça peut mener à des situations dramatiques. C’est arrivés à certains collègues d’oublier de represcrire un traitement vital pour le malade… » Autre sujet de colère pour les internes : un projet de loi du gouvernement, qui pourrait les obliger à s’installer dans des déserts médicaux à la fin de leurs études. « C’est une mesure profondément injuste », s’insurge Antoine. « A l’âge de trente ans, après douze années d’études, je pense qu’on a le droit de décider de fonder une famille ou de s’installer là où on a envie. D’autant qu’il y a déjà un concours à la fin des études, qui nous autorise -ou pas- à nous installer dans certaines régions. » Pour obtenir gain de cause, Antoine envisage donc de descendre dans la rue lundi midi, et même, fait extrêmement rare, de recommencer toute la semaine si besoin est. Comme lui, plus de 5.000 internes sont d’ailleurs attendus.

 

Ils sont 15.000. 15.000 à travailler 90 heures par semaine, de jour, de nuit, le week-end quand il le faut, à sauver des vies, le tout pour à peine plus d’un Smic mensuel. Eux, ce sont les internes en médecine, des étudiants ayant déjà fait six années d’études et qui, pour compléter leur formation, travaillent dans les hôpitaux. Lundi, ils prévoient de faire grève afin d’obtenir une amélioration de leurs conditions de travail. Antoine, interne en chirurgie, raconte au micro d’Europe 1 la galère des journées à rallonge : « ça arrive de travailler deux nuits d’affilée. Un lendemain de garde, ont peut enchaîner sur une journée complète au bloc opératoire, on rentre chez soi à 22 heures, et on est rappelé en pleine nuit ». »On travaille en moyenne entre 80 et 90 heures par semaine. Mais ça ne descend jamais au-dessous de 70 heures », souligne-t-il.  Quant aux journées de récupération, pourtant obligatoires après 24 heures de garde successive, Antoine regrette qu’elles ne soient pas mieux respectées. « Ça peut mener à des situations dramatiques. C’est arrivés à certains collègues d’oublier de represcrire un traitement vital pour le malade… » Autre sujet de colère pour les internes : un projet de loi du gouvernement, qui pourrait les obliger à s’installer dans des déserts médicaux à la fin de leurs études. « C’est une mesure profondément injuste », s’insurge Antoine. « A l’âge de trente ans, après douze années d’études, je pense qu’on a le droit de décider de fonder une famille ou de s’installer là où on a envie. D’autant qu’il y a déjà un concours à la fin des études, qui nous autorise -ou pas- à nous installer dans certaines régions. » Pour obtenir gain de cause, Antoine envisage donc de descendre dans la rue lundi midi, et même, fait extrêmement rare, de recommencer toute la semaine si besoin est. Comme lui, plus de 5.000 internes sont d’ailleurs attendus.

 

Transports : grèves, pétrole, libéralisation sauvage ; une opportunité pour revoir complètement la politique , sauver le pavillon français….et les emplois

Transports : grèves, pétrole, libéralisation sauvage ; une opportunité pour revoir complètement la politique , sauver le pavillon français….et  les emplois

 

Grèves dans les transports, c’est reparti ; à Air France, à la SNCF, bientôt à la RATP, fort mécontentement dans le secteur routier ; Il faut ajouter la crise du pétrole et ses conséquences sur le prix à la pompe qui commencent  à peser sur les comportements des usagers  L’utilisation d’une voiture devient un luxe pour nombre de petits revenus ;  en moyenne 500 euros par mois quand on sait que la moyenne des salaires est de 1650 euros. Cette crise du pétrole doit aussi permettre de s’interroger sur la nature, le volume et le coût de la mobilité des marchandises. D’une manière plus globale, il y a matière à revoir une politique des transports qui n’a pas été réellement révisée depuis 30 ans. Quelques couches successives de fiscalité, de formalités administratives, inutiles souvent, quelques dispositions techniques plus ou moins heureuses. Malheureusement, un secrétariat d’Etat aux transports- sous la coupe de l’écologie- qui fait ce qu’il peut mais réduit à pas grand-chose alors que le secteur des transports est vital du point de vue économique, social et même sociétal. Pour schématiser à outrance, aujourd’hui la politique des transports, c’est des grands projets (la plupart non financés et certains inutiles), la dérégulation totale dans l’espace européen, le pavillon français en voie de disparition et bien sûr la fiscalité qui ne cesse d’augmenter aussi bien pour les automobilistes que pour les opérateurs de fret. La philosophie de la commission européenne est clair à cet égard, le transport est une activité secondaire qui doit se soumettre aux seules lois d’un marché  complètement dérégulé. Résultat de beaux discours sur l’intermodalité mais dans les fait les parts de marchés des modes alternatifs n’évoluent pas et même régressent. Il conviendrait au préalable d’  analyser le rôle des transports dans une économie et une société qui ont  évolué.  En fait, la mobilité est essentiellement à la base de l’internationalisation de l’économie et à la base  de la concurrence sauvage entre pays producteurs aux charges économiques, sociales et environnementales en distorsion totale ; un seul exemple, un containeur  coûte moins cher entre Hongkong et Anvers qu’un camion entre Paris et Marseille (moins de 500 euros). Le transport ne coûte rien rapporté a la valeur des marchandises, ce qui encourage une mobilité des biens  anarchique et condamnable sur le plan environnemental. Bref un gâchis énorme. Pour les personnes, c’est aussi la mobilité qui a structuré notre urbanisme et surtout favorisé un étalement qu’il est très difficile de desservir en transports collectifs. Retour de bâtons aujourd’hui avec le prix du carburant. Une fois analysé le rôle des transports dans une vision prospective, il convient évidement définir des objectifs à assigner à la politique des transports : liens avec l’économie, aménagement du territoire, qualité de vie, environnement, politique industrielle des infras et des matériels, sureté, sécurité. Le développement des transports doit nécessairement être planifié eu égard à l’importance des investissements ; des priorités doivent donc être dégagées, leurs coûts évalués  et leur financement assuré. A coté des investissements, la gestion des systèmes et la régulation méritent le même intérêt pour rationaliser l’utilisation des transports. Bref,  il  faut une vision stratégique. Faute de cela  au fil de l’eau, on assistera à la disparition des pavillons français, c’est déjà largement encours dans le maritime, c’est aussi presque fait pour le transport routier qui n’existe plus à l’international et est menacé

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