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Grèves SNCF: la guerre des gauchistes corpos pour tuer l’entreprise

Grèves SNCF: la guerre des gauchistes corpos pour tuer l’entreprise

 

 

Après SUD-rail et l’Unsa ferroviaire, la CGT-cheminots qui appelle à une grève reconductible à la SNCF à partir du 5 décembre La course du radicalisme entre Sud rail et la CGT conduit à envisager uen grève reconductible qui pourrait bien à terme contribuer à la mort de l’entreprise. L’instrumentalisation du droit de retrait, puis les grèves spontanées enfin cette grève « illimitée » constituent autant de coups  portés contre ce dernier bastion du radicalisme corpo.  Il est clair que les cheminots comme l’opinion d’ailleurs maîtrisent  mal l’environnement économique du transport ;  la SNCF est complètement engluée dans les problèmes financiers depuis  des dizaines d’années. De nombreuses réformes sont intervenues de nature juridique et organisationnelle mais la question de la dette n’a jamais été totalement résolue. Une dette de 46 milliards et qui est imputable d’une part à l’Etat qui a imposé des investissements que la SNCF ne pouvait pas financer, d’autre part à la gestion calamiteuse de l’entreprise.

Théoriquement la dernière réforme met fin au statut  des cheminots pour les nouveaux entrants  et transforme à nouveau l’entreprise en société anonyme ( régime juridique qui ne changera pas grand-chose).  l’État a promis une partie de prendre à sa charge une partie cette dette à partir de 2020. Mais une partie seulement; on  ne connaît pas exactement ni le montant ni les modalités. À la différence par exemple de ce qui a été décidé en Allemagne où l’État a réussi la modernisation de sa société de  chemin de fer, la DB, en reprenant la totalité de la dette et en même temps en imposant des critères de très rigoureux de gestion. La dette de SNCF Réseau devrait s’élever à 50 à 55 milliards d’euros en 2020 et l’Etat, qui s’est engagé à la reprendre progressivement et au moins partiellement, à partir de cette date, ne peut donc pas aborder cette question à la légère, a prévenu jeudi Bruno Le Maire. Ce n’est sans doute pas par hasard si le gouvernement rappelle le caractère assez exceptionnel de l’endettement , sans doute pour peser sur les velléités revendicatives de certains cheminots.

« Si on rajoute l’endettement futur, on va arriver à une dette de l’ordre de 50 à 55 milliards d’euros (…) au moment où (…), à partir de 2020, nous pourrions envisager de traiter le problème de cette dette », a-t-il ajouté en conditionnant une nouvelle fois cette éventualité à une « transformation de la SNCF ».Au-delà de l’intérêt du contribuable, qui impose selon le gouvernement que l’entreprise redevienne rentable pour que sa dette soit reprise, « la deuxième (préoccupation), c’est veiller à ce que ça n’ait pas un impact sur le déficit public, parce que nous voulons respecter nos engagements », a souligné Bruno Le Maire. Notons que dans les documents préparatoires pour le budget 2020 aucune disposition n’est prévue pour reprendre le moindre centime de la dette. Bref c’est l’hypocrisie la plus générale concernant cette entreprise.

D’un côté, les gouvernements successifs laissent la SNCF écrasée par le poids des charges financières dont elle n’est pas totalement responsable, de l’autre côté certain cheminots veulent complètement ignorer l’environnement économique et financier et  maintenir leurs avantages acquis. Pour cela par exemple on a instrumentalisé  la question de la sécurité avec le détournement du droit de retrait concernant les trains régionaux de la province équipés avec un seul agent alors que dans le même temps de nombreux autres trains notamment en banlieue parisienne, ne comprennent que le seul conducteur. Cette fois, ce sont les conditions de travail qui seraient en  cause dans la filière entretien du matériel. Ces mouvements dits spontanés ( en réalité impulsés par Sud rail) alimentent la chronique d’un  mécontentement social dans le pays qu’on ne peut contester. Pour autant à moyen et long terme, ces actions à la SNCF  condamnent un peu plus  l’avenir de l’entreprise. Une entreprise soumise à la concurrence  qui perdu le marché des express, de la messagerie d’une très grande partie du trafic en wagon complet et qui sera bientôt concurrencée sur les créneaux de marché voyageurs.

Sondage grèves: la mobilisation en hausse pour 66 %

Sondage grèves: la mobilisation en hausse pour 66 %

 

 

 

66% des Français estiment très majoritairement que le climat social risque de se dégrader dans un sondage Elabe.  Pour mener ces mobilisations et défendre les salariés, 53% des sondés disent faire confiance aux syndicats (46% déclarent l’inverse). Les jeunes (68% des 18-24 ans) sont plus nombreux que les 65 ans et plus (43%) à exprimer ce sentiment. Reste que plus de la moitié des personnes interrogées (55%) estiment que l’action des syndicats de salariés n’est pas efficace tandis que 44% pensent le contraire. Ils sont enfin 51% à considérer que les organisations syndicales sont « plutôt un élément de blocage » pour la société française contre 48% à affirmer qu’ils sont « plutôt un élément de dialogue ».

Dernier conflit social en date: celui opposant la SNCF aux cheminots ayant exercé leur droit de retrait en réponse à une collision survenue mercredi dernier entre un TER et un convoi routier dans les Ardennes. Et les agents de la compagnie ferroviaire ont visiblement gagné la bataille de l’opinion. 52% des Français estiment en effet qu’ils ont eu raison de faire valoir leur droit de retrait. À l’inverse, 47% pensent qu’ils ont eu tort et 1% se disent sans opinion.

Dans le détail, près de six usagers du train sur dix (57%) légitiment le mouvement des cheminots alors qu’ils sont moins de la moitié parmi ceux qui n’utilisent jamais le train (46%). Les jeunes de 25-34 ans (60%), de 18-24 ans (57%) et les ouvriers (60%) sont les principaux soutiens des agents de la SNCF. Contrairement aux personnes âgées de 65 ans et plus qui sont minoritaires (43%) à soutenir la cessation de travail.

 

Démantèlement EDF : grèves le 10 octobre

Démantèlement EDF : grèves le  10 octobre

 

 

Pour protester contre la menace de démantèlement de l’EDF une nouvelle grève est envisagée par tous les syndicats à partir du 10 octobre. L’objectif du gouvernement est en effet de séparer la production de la commercialisation.

. Il s’agit d’isoler l’activité nucléaire dans une structure à part avec une régulation des prix qui permettrait de couvrir les coûts et de faire face notamment à la facture du Grand carénage qui doit permettre de prolonger les réacteurs d’au moins 10 ans. Une facture de 40 à 50 milliards. L’électricité produite par cette entité juridique autonome serait vendue ensuite aux sociétés qui commercialisent l’électricité. Au final évidemment c’est le consommateur qui paiera la facture. Ce scénario circule depuis de longs mois consistant à séparer les activités nucléaires d’EDF du reste du groupe que sont les énergies renouvelables, les services énergétiques et les 27 millions de clients. Sans aller jusqu’à un démantèlement qui soulèverait une fronde des syndicats, l’idée consiste à isoler les 58 réacteurs nucléaires dans une structure à part, qui resterait détenue par EDF. L’objectif serait ensuite de réguler la production électrique nucléaire. Concrètement, il s’agirait de garantir au parc nucléaire un prix qui évoluerait en fonction de ses coûts. Ce système existe déjà pour le réseau de lignes à haute tension RTE et pour Enedis qui distribue l’électricité jusqu’aux compteurs. Le régulateur de l’énergie contrôlerait ainsi les coûts et investissements du parc nucléaire pour fixer l’évolution de son tarif de vente. Il serait ensuite directement répercuter sur la facture des clients comme l’est le tarif de transport de l’électricité.  Le problème c’est que le prix de l’électricité est très politique. Normalement pour faire face aux besoins de financement ce prix devrait doubler d’ici 10 ans. Une perspective difficile à gérer surtout en période de très faible inflation. La question du financement se pose effectivement surtout au plan de la production. On voit mal ce que pourrait apporter la mise en concurrence de la commercialisation sauf à la marge. Il faudrait sans doute éviter ce qui se passe dans la téléphonie fixe où nombre de sociétés commercialisent  des abonnements mais où personne pas même orange (qui en est normalement chargée) ne se préoccupent  de l’état des lignes dans un état lamentable. Ce qui risque de se produire avec la mise en concurrence de la vente de l’électricité.  Du coup, les syndicats d’EDF menacent vendredi de lancer de nouveaux appels à la grève à partir du 10 octobre si le gouvernement français ne retire pas d’ici là le projet de réorganisation de la compagnie électrique.

L’intersyndicale réunissant la CGT, la CFE CGC, la CFDT et FO se réjouit dans un communiqué de la mobilisation du personnel d’EDF lors de la grève observée jeudi, qui a entraîné selon elle des baisses de production allant jusqu’à 9.000 megawatts. Elle réclame de rencontrer “dans les jours à venir” la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, pour exiger le retrait du projet Hercule, dans lequel elle voit un premier pas vers le démantèlement et la privatisation d’EDF.

Les syndicats mettent en demeure le gouvernement et la direction d’EDF de retirer définitivement ce projet d’ici le 10 octobre.

Grèves SNCF : + 43% pour les cars

Grèves SNCF : + 43% pour les cars

Conséquence peut-être inattendue du conflit SNCF : l’emballement de la fréquentation des cars Macron. Des cars dont le succès économique tardait à venir en raison d’une part faible niveau tarifaire mais aussi d’une fréquentation insuffisante Un total de 2,4 millions de voyageurs ont emprunté ces lignes entre les mois d’avril et de juin, soit 43% de plus que sur la même période un an plus tôt. Le chiffre d’affaires des acteurs du secteur, qui a été libéralisé à l’été 2015, a progressé dans le même temps de 40%, à 36,2 millions d’euros, le taux d’occupation des autocars atteignant le niveau historiquement élevé de 61%. Selon l’Arafer, le conflit social à la SNCF a favorisé l’entrée de quatre nouveaux opérateurs, qui se sont appuyés sur la plateforme BlaBlaCar pour la commercialisation de leur offre. Le nombre d’opérateurs est désormais de 13 en comptabilisant les huit déjà existants ainsi que l’opérateur saisonnier Migratour.

Le nombre de liaisons commercialisées a quant à lui augmenté de 26% au deuxième trimestre pour s’établir à 1.811. L’Arafer souligne que le secteur continue de créer des emplois et comptait 2.542 équivalents temps plein à fin juin, soit 134 de plus sur le trimestre et 364 de plus en un an.

Aérien : grèves des contrôleurs le 22 mai

Aérien : grèves des contrôleurs le 22 mai

 

Le ciel français sera encore perturbé mais cette  fois par les fonctionnaires de l’arien notamment les contrôleurs suite à un appel à la grève pour mardi. Les contrôleurs aériens s’inscrivent dans la grève générale et unitaire des fonctionnaires du 22 mai pour protester contre la réduction des effectifs et demander des augmentations de salaires. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé  aux passagers de s’informer auprès de leur compagnie du fait des perturbations attendues sur tout le territoire.  La DGAC demande aux compagnies de réduire de 20% leurs programmes de vol sur les aéroports d’Orly, Marseille et Lyon Saint-Exupéry. L’Unsac-CGT, Force ouvrière (FO) et l’Unsa ont déposé un préavis de grève dans le cadre d’une nouvelle journée de mobilisation des syndicats de fonctionnaires contre le projet de réforme de la fonction publique et pour la défense du pouvoir d’achat.

La France championne du monde des grèves ? Pourquoi ?

La France championne du monde des grèves ?  Pourquoi ?

 

 

 

Xerfi Canal diffuse dans la Tribune son analyse de la  culture sociale française:

« La France est le pays de la grève. C’est sa réputation à l’étranger et c’est celle que nous entretenons en interne. Quelques chiffres corroborent ce sentiment. Ceux qui ont défrayé le plus récemment la chronique venaient de la fondation allemande Hans Böckler. Sur la période 2005-2014, la France était championne du monde et coiffait d’une courte tête le Danemark et le Canada. Championne du monde sur un tout petit échantillon de 17 pays néanmoins. Ces classements sont en fait très contestés. Ils sont très variables d’une source à l’autre, d’une période à l’autre, personne ne décomptant les conflits sur les mêmes périmètres. Si l’on se réfère à d’autres sources, notamment les données recensées par le BIT, ou l’OCDE, il est clair que la France est un pays de paix sociale comparée aux pays d’Amérique Latine, notamment l’Argentine ou le Mexique. Admettons néanmoins si l’on raisonne par faisceau d’indices convergents, qu’elle figure parmi les pays développés les plus turbulents,  avec le Canada,  la Finlande, l’Italie, le Danemark, la Grèce, et l’Espagne, même si la conflictualité de ce dernier pays a beaucoup diminué ces dernières années. La tradition de lutte a laissé plus de traces qu’ailleurs. Et il est clair que les syndicats ont un vrai pouvoir de blocage, et de dissuasion qu’ils n’ont pas dans d’autres pays. Avec quelques bastions névralgiques, même s’ils sont de moins en moins nombreux : la SNCF, Air France, Les dockers, la fonction publique (santé et éducation nationale, notamment). Quelques grandes lois emblématiques mises en échec. Des psychodrames autour des délocalisations ou des fermetures de sites, comme Whirpool, Florange, Moulinex etc. qui ont laissé des traces dans les mémoires. Le taux de syndicalisation est faible, on le sait en France. Précisément parce qu’il est resserré sur la frange la plus revendicative du salariat. Il tire sa force des bras de fer ciblé, partant de quelques grandes entreprises emblématiques et de la menace récurrente de coupler le mouvement avec la contestation étudiante. Tout cela crée un vrai pouvoir de dissuasion, bien intériorisé par le politique…. Trop bien intériorisé dirons certain.  Avec le reste des salariés qui vivent souvent la grève par procuration et la soutiennent passivement, notamment du côté des petites entreprises sous-syndiquées. Les syndicats français sont attachés à cette division des tâches. Ils renâclent, à l’exception de la CFDT au discours raisonnable qui appelle à une normalisation, à un élargissement de la base, à une germanisation… la fameuse culture du consensus et du dialogue qui redonne la voie aux salariés plus modérés et dilue les revendications. C’est la permanence de cela qui se joue dans le bras de fer entre la SNCF et le gouvernement. Tout cela fait partie du puzzle de réformes voulues par Emmanuel Macron, pour rapprocher un peu plus le modèle français de celui de la flexisécurité. Avec les ordonnances travail pour  instiller de la souplesse. La réforme de l’assurance chômage et de la formation, pour sécuriser les parcours de plus en plus hachés. La concentration des incitations fiscales pour encourager l’épargne financière au détriment de la pierre…. Premier pas pour développer une culture de la capitalisation. Le projet de retraites à points etc. Et, ce qui se joue maintenant, la mise en échec du syndicalisme de lutte, pour faire entrer de plain-pied la France dans la culture du dialogue social pacifié. Sur le papier c’est beau et cohérent. Sauf qu’il y a la théorie et la pratique. Que ironie, c’est au Danemark, temple de la flexisécurité que l’on trouve un des plus forts niveaux de conflictualité. Sauf aussi, que c’est le printemps, que l’économie se porte un peu mieux, que les 50 ans de mai 68 approchent… Tout cela crée un cocktail  bien détonnant. Qui pourrait confirmer ce que l’on sait déjà… les lois, ça se change, mais une culture ça ne s’importe pas. »

Grèves Air France : participation en nette baisse

Grèves Air France : participation en nette baisse 

 

Le tassement est net du fait de la perspective du référendum sur les propositions de la direction, aussi de l’appel à la reprise du travail lancé par la CFDT. La  mobilisation des pilotes de seulement 19%, contre 27,2% pour la dernière journée de grève le 24 avril. Par rapport au 11 avril, la baisse est même de 17 points. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette chute, comme l’incompréhension (voire l’exaspération) de voir la grève continuer pendant la consultation, la lassitude de ne pas avoir obtenu ce qu’ils souhaitaient initialement (+6%) après 12 jours de grève qui ont amputé les salaires de mars et d’avril, mais aussi l’agacement de voir le bureau du SNPL rester dans une logique intersyndicale alors que la direction propose de négocier en parallèle des hausses de rémunérations supplémentaires spécifiques pour les pilotes, en échange de mesures apportant de la valeur à la compagnie (sans demander de hausse de productivité). La mobilisation baisse aussi chez les autres catégories de personnels, mais pas dans les mêmes proportions. Celle des hôtesses et stewards ne fléchit que très légèrement (-0,9 point par rapport à la journée du 24 avril à 19%) tandis que celle des personnels au sol baisse également par rapport aux 15,9% de la dernière journée de grève.

Grèves : Pas mai 68 mais la chienlit pendant des mois

Grèves : Pas mai 68 mais la chienlit pendant des mois

 

 

A l’occasion de l’anniversaire de Mai 68, les experts s’interrogent sur la similitude avec le climat social actuel ; la plupart considèrent que la situation n’est nullement comparable et que la révolution politico-syndicale n’est pas pour demain. Une évidence, l’histoire ne repasse  que rarement les mêmes plats. Et d’affirmer que les conditions de la coagulation des luttes ne sont pas réunies. En fait personne n’en sait rien car les grands mouvements sociaux ont rarement été prévus.  Effectivement Il n’est Pas sûr que cette stratégie de convergence se réalise. Il est plus vraisemblable qu’on va assister à une multiplication de conflits sociaux jusqu’au moins au début de l’été avec uen reprise en automne. Une sorte de chienlit pire qu’une grève globale plus limitée dans le temps.  Chez les experts les avis sont globalement dubitatifs sur les perspectives de  grande coagulation (mais beaucoup de ces experts sont loin d’être neutres (à l’image des grands médias qui publient leur avis).  Chacun s’interroge sur la similitude entre 68 et la période d’agitation sociale actuelle. La grande question est celle de la faisabilité d’une grande coagulation, souhaitée notamment par l’extrême gauche. Certains pensent que cette convergence des luttes est possible quand d’autres considèrent que cette hypothèse est peu vraisemblable. Mais on peut aussi se demander s’il est plus souhaitable de connaitre une généralisation de grèves éparses mais nombreuses dans de nombreux secteurs tendus pendant des mois et des mois. Bref, une autre chienlit sociale qui pourrait d’abord ternir sérieusement une mage de la France qui venait tout juste de se rénover un peu. Les dommages pour l’économie, la croissance, l’emploi et les grands équilibres seraient désastreux. Surtout cela affecterait le moral des investisseurs, des acteurs économiques, des consommateurs dans la capacité de la France à se réformer. Il serait peu- être urgent que le gouvernemenet boucle très rapidement les conflits sociaux pour retrouver uen peu de sérénité économique, sociale et économique. Pour preuve de cette nécessité des résultats médiocres pour la croissance au premier trimestre et des perspectives peu encourageantes pour le second du fait notamment des grèves. Le crédit politique risque de sortir très affecté d’une série de grèves qui durerait des mois. En dessous d’une certain seul de popularité, qu’il le veuille ou non,  le pouvoir sera paralysé. De ce point de vue la chute de popularité de Macron et de son gouvernemenet est inquiétante.

Grèves Jeudi : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

Grèves Jeudi : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

 

 

Ce jeudi ce ne sera pas la première tentative ni sans doute la dernière pour faire converger les luttes sociales ; Pas sûr d’ailleurs que cette stratégie de convergence se réalise jeudi ou plus tard. Il est plus vraisemblable qu’on va assister à une multiplication de conflits sociaux jusqu’au moins au début de l’été. Une sorte de chienlit pire qu’une grève globale plus limitée dans le temps. La CGT, qui organisera jeudi sa première journée de “convergence des luttes”, affirme cependant  qu’elle parviendra à inscrire dans la durée la contestation des réformes d’Emmanuel Macron, même si cette idée suscite peu d’adhésion dans le milieu syndical. Certaines sont organisées par plusieurs syndicats comme la FSU, Solidaires, ou encore les organisations étudiantes UNEF et UNL. Sur le plan confédéral, cependant, seul Solidaires et l’UNEF ont appelé à rejoindre le mouvement. Les syndicats représentatifs de la RATP (CGT, FO, SUD RATP et UNSA) ont pour l’occasion déposé un préavis de grève – pour certains reconductible – entraînant davantage de perturbations sur le trafic à Paris et en Ile-de-France. La journée coïncide par ailleurs avec une nouvelle journée de grève à la SNCF. Cet appel à la mobilisation trouve toutefois peu d’écho auprès des autres syndicats représentatifs du secteur privé (FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC), qui ont tous décliné l’invitation, estimant que les conditions n’étaient pas réunies. S’exprimant lors d’un débat sur l’avenir des syndicats réformistes lundi, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré au sujet de la convergence des luttes: “les travailleurs ne suivent pas forcément et ça ne marche pas”. Le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, n’en est pas si sûr. Il estime que beaucoup de Français s’interrogent sur l’impact de la reprise économique sur leur pouvoir d’achat. “L’emploi, on ne voit pas l’effet. Le pouvoir d’achat, on ne voit pas l’effet. Ça commence à peser ce genre de chose”, a-t-il dit mardi sur BFM Business.

Grèves aussi en Allemagne

Grèves aussi  en Allemagne

 

« Grèves d’avertissement » de la fonction publique qui devraient toucher dès mardi quatre grands aéroports et plusieurs villes et régions allemandes, pour peser sur les négociations en cours sur les salaires. Les débrayages prévus aux aéroports de Francfort - plus grande plateforme du pays -, Munich, Cologne et Brême, contraignent le géant allemand de l’aviation Lufthansa à annuler « plus de 800 vols », soit un avion sur deux, affectant « environ 90.000 passagers ». L’aéroport de Francfort s’attend de son côté à des « retards conséquents » en plus des « annulations de vols ». Des grèves sont aussi prévues pour les transports en commun, les crèches, le ramassage des ordures et les hôpitaux de plusieurs villes et régions, dont Berlin, la Bavière et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. « Entre les 10 et 13 avril, il faut s’attendre à des grèves massives dans toutes les régions », a annoncé le principal syndicat de la fonction publique Verdi, qui compte « augmenter la pression » avant la dernière des trois séries de négociations salariales du secteur, prévue les 15 et 16 avril. Les principaux syndicats du secteur public (Verdi, GEW et DBB) exigent une hausse de 6 % des salaires et veulent que cette augmentation se traduise par au moins 200 euros de plus par mois pour les 2,3 millions de contractuels de la fonction publique employés par l’Etat fédéral et les communes. Ils surfent sur la récente victoire d’IG Metall, le puissant syndicat allemand de la métallurgie, vaste branche comprenant notamment l’automobile, qui a arraché début février un accord inédit sur le droit à la semaine de 28 heures -pour une durée limitée- et une hausse des salaires de 4,3 %, après avoir exigé initialement 6 %. « L’économie est en expansion et les recettes fiscales de l’Etat et des communes n’ont jamais été aussi élevées », justifie Frank Bsirske, responsable de Verdi, appelant à « partager la croissance ». Le ministère de l’Intérieur, qui négocie au nom de l’Etat, estime que la revendication de 6 % est « clairement trop élevée et impossible à réaliser ». « Malgré les bonnes conditions économiques, l’Etat fédéral et les communes doivent encore réduire leur endettement », fait-il valoir. La Banque centrale européenne scrute l’évolution des salaires  Les « grèves d’avertissement » -débrayages coordonnés de quelques heures- accompagnent traditionnellement en Allemagne le début ou le milieu des négociations salariales menées de manière saisonnière à l’expiration de chaque accord de branche. En cas de blocage plus persistant, les syndicats ont ensuite recours à la grève dite « dure ». « L’ère de la modération salariale », l’une des clés de la compétitivité allemande depuis la Réunification au détriment de ses voisins européens, est bel et bien « révolue », constataient en novembre les « Sages », un forum d’économistes conseillant le gouvernement allemand. Les salaires allemands ont déjà progressé « plus vite que la productivité horaire » depuis six ans, soulignaient-ils, mais le mouvement s’est accéléré ces deux dernières années, à mesure que la croissance et le chômage historiquement bas, descendu à 5,4 % en janvier, rendaient aux syndicats leur pouvoir de négociation. Et la fiche de paie des Allemands intéresse bien au-delà de leurs frontières, tant les partenaires internationaux de Berlin multiplient les appels à réduire l’énorme excédent courant du pays et à redistribuer du pouvoir d’achat. L’évolution des salaires est par ailleurs scrutée par la Banque centrale européenne, qui peine toujours à voir l’inflation en zone euro rejoindre son objectif, malgré la solidité de la conjoncture censée stimuler les prix.

 

Grèves : vers une mobilisation générale ?

Grèves : vers une  mobilisation générale?

 

  • Nombre d’experts tentent des pronostics quant à la possibilité d’uen grève générale en ce printemps 2018. Des pronostics relativement aléatoires car dans la vie sociale française rarement les grands mouvements ont été prévus. La gauche et l’extrême gauche l’espèrent avec toutefois un handicap car il n’’  pas de perspectives politiques sérieuses. Pas déchéance capitale et surtout pas assez de crédibilité des partis d’opposition. Pas sûr qu’en plus les salariés en grève souhaitent cette politisation. A extrême gauche on souhaite ce qu’on appelle maintenant la coagulation des luttes ; Encore une fois cette convergence des mouvements a très rarement été programmée par les organisations  syndicales encore moins par les organisations politiques. Si l’on devait tenter uen hypothèse, au lieu de coagulation on pourrait envisager une  multiplication d’actions parallèles dans des secteurs soumis à fortes tensions. Une sorte de printemps social pourri où des grèves succéderaient à d’autres grèves. Pas une grève générale mais un climat social très détérioré qui porterait atteinte à ‘limage même du pays, à son économie notamment à sa croissance .Précisément au moment où le pays commençait à donner une autre image internationale.
  • Les mécontentent ne manquent pas. Il y a peut-être d’abord le déséquilibre de la politique de Macron qui penche nettement en faveur des plus aisés. Aussi des revendications catégorielles dans certains secteurs soumis à des pressions comme dans les hôpitaux ou les prisons. D’une manière plus globale, une nette montée de la revendication pour une amélioration du pouvoir d’achat partout.

La mobilisation générale se produits soudainement en France tous les 25 ou 30 ans et s’appuie en général sur un sentiment de ralbol et d’injustice. De ce point de vue le contexte semble favorable à l’émergence d’un mécontentement global. Macron porte des responsabilités particulières (les gouvernemenet précédents aussi). En effet, ce gouvernement de technos manque cruellement de pédagogie et de vision à long terme. On peine a distinguer le projet global et la cohérence. En outre les technos d’En marche, comme leur parton, ont une fâcheuse tendance à la condescendance vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas leur point de vue. L’humilité et la compassion ne sont pas les qualités premières. En outre, ils ont une conception très étroite de la négociation qui se réduit surtout à des séances information sans réelle volonté d’aboutir à des compromis. Bref il faudra qu’en marche retombe un peu les pieds sur terre. Le pire scénario serait ce printemps social constitué de grèves perlées et éparses qui créerait un climat d’incertitude sur la capacité de la France à se réformer. Du coup, le doute pourrait’  installer chez les investisseurs, les acteurs économiques et les consommateurs hypothéquant ainsi une croissance dont la France a un urgent besoin pour commencer à résoudre son chômage et ses équilibres financiers.

Grèves SNCF : des conséquences pour les vacances et le tourisme

Grèves SNCF : des conséquences pour les vacances et le  tourisme

Alors que les vacances commencent vendredi soir pour les académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, et Poitiers, la grève à la SCNF doit reprendre samedi soir. D’ importantes perturbations sont donc à prévoir dimanche, mais également dans la journée de samedi où un important afflux de voyageurs est à prévoir.  Les vacanciers de la zone C, des académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, et Versailles seront les plus impactés. Les vacances s’y étendent du samedi 14 au dimanche 29 avril, or les jours de départs, les 13 et 14, sont des jours de grève, tout comme les samedis et dimanche de retour, les 28 et 29 avril. . Si les perturbations à prévoir inquiètent les Français, dont 33% d’interrogés se disent pénalisés par la grève que ce soit pour aller au travail ou pour préparer leur départ en vacances, dans un sondage de Franceinfo, il en va de même pour les professionnels du secteur du tourisme.  « Rien qu’au mois d’avril, nous avons déjà observé un recul de 10% du taux d’occupation de nos établissements », s’alarme dans La Croix Rolland Héguy, président de l’Union des métiers et de l’industrie de l’hôtellerie (UMIH), avant d’évaluer les pertes du secteur hôtelier à 150 millions d’euros rien que pour le mois d’avril. Toujours dans ce quotidien, Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, évoque quant à lui 500 millions d’euros de manque à gagner » dans la restauration, les transports, et l’hôtellerie, sur les trois mois.

Air France : nouvelles grèves les 17, 18 23 et 24 avril

Air France : nouvelles grèves les 17, 18 23 et 24 avril

 

 

Les dix organisations syndicales, mobilisées en faveur d’une augmentation générale des salaires de 6 %, ont en effet décidé de déposer un préavis de grève pour les 17, 18, 23 et 24 avril. Elles coïncideront avec trois journées d’arrêt de travail à la SNCF. Au total, onze journées de grève ont été égrenées par les syndicats de la compagnie aérienne en un mois et demi. À raison de 20 millions d’euros de pertes par jour pour l’entreprise, la facture atteint déjà 220 millions d’euros. La décision a été prise à l’issue d’une réunion infructueuse mercredi avec la direction sur les salaires. «Quelle cohérence économique y a-t-il à préférer dilapider des centaines de millions d’euros en conflit social plutôt que de reconnaître qu’après six années de blocage, la demande des salariés est légitime ?», s’interroge l’intersyndicale en faisant écho aux propos de Philippe Evain, le président du Syndicat des pilotes (SNPL) d’Air France dans Libération.

 

Grèves : La France, championne du monde, pourquoi ?

Grèves : La France, championne du monde pourquoi ?

 

Dans un contexte de mobilisation socaile renaissante, le Figaro ressort uen statistique connue à savoir le fort taux de conflictualité en France qui permet à la France d’occuper le titre peu enviable de premier pays mondial des grèves. Notons cependant que depuis maintenant 2010 le nombre de grèves a considérablement diminué.

La question est de savoir si les Français sont des irresponsables, ou des extrémistes. En fait cela traduit bien l’état des relations sociales en France. Contrairement à un pays comme l’Allemagne, la tradition de ces relations en France est caractérisée par la confrontation quand dans d’autres pays c’est la culture de la négociation et du compromis qui domine. Il faut ajouter à cela, la nette tendance au centralisme qui éloigne souvent les lieux de décision. Quand on met en avant le haut niveau de conflictualité, c’est évidemment pour discréditer les salariés et leurs organisations syndicales. Plus rarement les patrons. Pourtant dans la plupart des PME et même certaines grandes entreprises la problématique sociale et syndicale a été intégrée. Les syndicats, leurs représentant ou même directement les salariés sont associés aux évolutions. En France dans des entreprises trop souvent dirigés par des technocrates,  on néglige la nécessité d’associer les salariés aux décisions et on perd en même temps en qualité et en compétitivité. Mieux vaut des acteurs conscients et actifs que des travailleurs ignorants et passifs.   D’après  la fondation Hans Böckler, une institution en Allemagne, créée et financée par les organisations syndicales.  . En moyenne, de 2005 à 2015 on compte ainsi en France 132 jours de grève pour 1000 salariés… hors fonction publique. Du côté des pays, où les grèves sont les plus rares, c’est la Suisse qui déteint le titre de championne du monde. On y recense 132 fois moins de grève qu’en France. Mais il est vrai que les Suisses ont une conception très démocratique des décisions politiques et sociales qu’ils doivent prendre.

 

La fonction publique : d’autres grèves en perspective

La fonction publique : d’autres grèves en perspective

Les manifs des fonctionnaires seront vraisemblablement très suivies. Du coup,  les syndicats envisagent déjà de donner une suite à cette première journée. Le gouvernement fait encore uen erreur vis-à-vis des fonctionnaires comme des cheminots. La question centrale est moins le statut que la question de la productivité. Et la responsabilité en incombe surtout à directions composées des grands corps de l’Etat pour la plupart complètement incompétents en matière de gestion.   “Nous sommes déterminés. Nous n’en resterons pas là le soir du 22. Nous avons d’ores et déjà prévu de nous retrouver le 27 mars prochain non seulement pour faire le bilan de cette journée (…) mais pour, en fonction des réponses du gouvernement, envisager des perspectives”, a déclaré la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, en conférence de presse. Les syndicats de fonctionnaires ont reçu la semaine dernière le document d’orientation du gouvernement qui guidera les concertations à venir sur la réforme de la fonction publique. Cette dernière prévoit un recours accru aux contractuels, la mise en place d’une rémunération au mérite, l’instauration d’un plan de départs volontaires, ainsi que la fusion de certaines instances représentatives du personnel, à l’instar du secteur privé. “Nous considérons (…) que nous sommes à un tournant pour la fonction publique avec des mesures structurantes qui (…) pourraient avec des conséquences très lourdes”, a ajouté Bernadette Groison, précisant que l’on se dirige vers une fonction publique “morcelée, repliée, externalisée”. Le secrétaire général de FO Fonctionnaires et agents publics, Christian Grolier, parle pour sa part de “l’attaque la plus forte qu’on a eu contre le statut général”.

 

Grèves : en nette baisse

Grèves : en nette baisse 

 

Les chiffres du ministère du le ministère du Travail (Dares) confirme la nette baisse de la conflictualité confirme la nette baisse de la conflictualité depuis 10 ans en France. Un phénomène qui n’est pas nouveau. En cause la crainte du chômage surtout depuis la crise de 2009, aussi l’élévation du niveau culturel des salariés mais également une certaine tendance à l’individualisme. Ajoutons aussi la mauvaise image des syndicats en particulier de la CGT.  La tendance à la baisse du nombre de grèves, de grévistes, de journées individuelles non travaillées, associée à la diminution de la durée des grèves, apparaît particulièrement marquée depuis la fin des années soixante-dix. . Le nombre des grèves Dans les années 1950 et 1960, le nombre annuel de grèves oscille entre 1 400 et 2 200. L’année 1968 semble marquer une rupture. Elle est suivie d’un accroissement assez brutal du nombre des conflits – le seuil des 4 000 conflits est franchi en 1971 et 1976 – puis par un reflux prolongé. Ainsi, on dénombre 1 400 conflits en moyenne par an, de 1990 à 1994 inclus. Cette baisse tendancielle s’accompagne de résurgences brusques et éphémères comme en 1987 et en 1995. Le nombre de grévistes L’évolution du nombre de grévistes est, à peu de chose près, parallèle à celle du nombre des conflits. Après 1978, le nombre de grévistes est constamment inférieur à un million (moins de 500 000 depuis 1986). Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève Pendant tout le siècle écoulé, le nombre de journées non travaillées s’est presque constamment maintenu à un niveau relativement bas (inférieur à 500 000) représentant toujours moins de 1 % des journées annuellement travaillées sauf poussée conflictuelle exceptionnelle comme en 1947 ou en 1968.. Depuis la Libération, la diminution de la durée des grèves a été continue. La propension des salariés à la grève serait ainsi plus forte pendant les périodes de plein emploi et de croissance que pendant les périodes de chômage et de récession. Cette relation entre chômage et action revendicative semble confirmée par de nombreuses observations et analyses.  Sur les dix dernières années, la plupart des indicateurs statistiques illustrent un vrai ralentissement des conflits sociaux liés au travail. Selon les données de la Dares, le nombre de journées individuelles non travaillées (JINT)  s’établit à 69 pour 1.000 salariés en 2015 et diminue de 12 jours par rapport à 2014 après une augmentation continue de 2012 à 2014. On est donc bien loin du pic de 2010 à 318 jours pour 1.000 salariés et de la moyenne annuelle située à 120 jours pour 1.000. Il y a également une vraie rupture entre la période 2005/2010 et 2010/2015 en termes de journées de grève. Sur les cinq dernières années étudiées, aucune ne dépasse les 100 jours pour 1.000 par année. Par ailleurs, 1,3 % des entreprises ont connu au moins une grève dans l’entreprise ou l’un de ses établissements en 2015. Un chiffre qui demeure relativement stable depuis 2012 et reste bien inférieur aux taux rencontrés sur la période 2005/2010 ou la moyenne décennale (1,9%). Comme en 2014, les grèves ont été principalement motivées par les rémunérations (53%, en baisse de 2 points), les conditions de travail (18%, -1 pt) et l’emploi (17%, +2 pts). Mais celles liées au temps de travail « augmentent fortement » pour atteindre 16% en 2015 (+7 pts), d’après le service statistique du ministère du Travail.

Production industrielle en recul à cause des grèves

Production industrielle en recul à cause des grèves

 

Nouveau recul de la production industrielle en France. L’institut des statistiques (Insee) souligne les conséquences des récents blocages menés contre des raffineries à l’occasion des mouvements de protestation contre la loi travail sur la production industrielle française. L’indicateur a ainsi reculé de 0,8% en juin, après un recul de 0,5% en mai, selon. Et si l’on ne tient compte que de l’industrie manufacturière, le recul s’élève à -1,2%. À l’exception des industries extractives (+1,9%), tous les secteurs sont en recul plus ou moins prononcé: de -0,3% pour les industries agro-alimentaires à 12,4% pour le raffinage dont la production avait déjà nettement chuté entre les mois d’avril et de mai (-21%). Cette mauvaise nouvelle explique stagnation du PIB au deuxième trimestre sur fond de consommation déprimée et d’investissement en recul publiée il y a un peu moins de deux semaines. Surtout, avec elle, l’optimisme affiché en avril dernier par le président François Hollande et son fameux «ça va mieux», a un peu plus de plomb dans l’aile. Une contreperformance d’autant plus navrante que les principaux concurrents européens de la France, à savoir l’Allemagne (+0,8%) et le Royaume-Uni (+0,1%), affiche des statistiques bien plus réjouissantes. Même si elles ne tiennent pas encore compte de l’impact du Brexit.

 

(Le Figaro)

 

Air France: « «grèves pour soupçon de mauvaises intentions » » (FO)

Air France: « «grèves pour soupçon  de mauvaises intentions » » (FO)

 

Un nouveau concept pour le motif de grève : le soupçon de mauvaises intentions. En réalité les conditions sociales du personnel navigant commercial ne sont pas remises en cause mais au contraire prolonger de 18 mois ;  ce qui pour les syndicats corpo constitue une atteinte aux conditions futures de travail et ce qui a justifié une nouvelle grève. Une grève qui compromet   l’avenir d’une société qui ne parvient pas à sortir durablement la tête de l’eau. Si le soupçon de mauvaises intentions est douteux par contre le soupçon de déstabilisation de l’entreprise (voire un jour de disparition) est, lui, plus certain. Un préavis de grève a été déposé par deux des trois syndicats représentatifs de personnels navigants commerciaux (PNC) d’Air France : SNPNC-FO et UNSA-PNC. Ils appellent à cesser le travail à compter de mercredi et jusqu’au 2 août. Ces deux syndicats, qui représentent les hôtesses et stewards, sont en désaccord sur le nouvel accord d’entreprise. « On nous propose un accord collectif à durée précaire » a réagi sur France Info Christophe Pillet, membre du Syndicat National du Personnel Navigant Commercial. « Nous avons fait une ouverture auprès de l’entreprise, à savoir adopter un accord à durée indéterminée comme c’est le cas pour les personnels sols et pilote. Même cette proposition a été refusée par l’entreprise. Nous soupçonnons donc que dans 18 mois qu’elle ait de mauvaises intentions », a-t-il précisé. Les hôtesses et stewarts protestent contre leur accord collectif, signé en 2013. Il sera caduc le 31 octobre prochain. Les négociations ont débuté au printemps, la direction a décidé de reconduire l’accord actuel pour 18 mois. Selon eux, Air France va mieux qu’en 2013, il n’y a donc pas de raison de signer un accord aussi court.

(Avec France Info)

 

Air France : avenir encore compromis par les grèves

Air France : avenir encore compromis par les grèves

 

Une nouvelle fois les syndicats risquent de compromettre l’avenir de la compagnie en raison des grèves à répétition. Le PDG d’Air France a appelé les syndicats à « revenir au dialogue », estimant que le mouvement de grève envisagé dans les jours qui viennent par deux syndicats d’hôtesses et de stewards « risque de compromettre le redressement » de la compagnie. « On ne se met pas en grève dans une telle période, au risque de compromettre le redressement d’Air France », déclare Frédéric Gagey dans une interview publiée dimanche par Le Parisien-Aujourd’hui en France « 2015 a été la première année depuis six ans où nous avons affiché un résultat positif (…) ce serait dommage que l’entreprise perde à nouveau de l’argent », ajoute-t-il. Deux syndicats qui représentent ensemble 45% des hôtesses et stewards d’Air France, l’Unsa-PNC et le SNPNC, ont décidé vendredi de maintenir leur préavis de grève du 27 juillet au 2 août, en plein chassé-croisé estival, au lendemain d’une ultime réunion avec la direction. Ils protestent notamment contre la durée limitée à 17 mois du prochain accord collectif devant entrer en vigueur le 1er novembre. Frédéric Gagey leur répond en insistant sur la nécessité pour Air France  »de garder une certaine souplesse afin de demeurer compétitif, ce qui peut se faire, selon lui, « sans remettre en cause certains acquis sociaux alors que « d’autres points peuvent être revus et adaptés à certaines échéances ». « Il faut revenir au dialogue et prendre en compte sérieusement les enjeux pour l’entrepris », dit-il encore. Le PDG d’Air France souligne que, si la grève se confirme, les vols long-courriers « seront les plus préservés » et que les court- et moyen-courriers « seront les plus affectés ». Le PDG d’Air France souligne que, si la grève se confirme, les vols long-courriers « seront les plus préservés » et que les court- et moyen-courriers « seront les plus affectés ».

(Avec Reuters)

SNCF : suite aux grèves pas d’augmentation de salaire

SNCF : suite aux grèves pas d’augmentation de salaire

 

À cause essentiellement des grèves qui ont fait perdre plusieurs centaines de millions à l’entreprise, il n’y aura pas d’augmentation générale des salaires. Une décision justifiée par les mauvais résultats commerciaux et financiers. Le résultat d’une stratégie syndicale suicidaire tant pour l’entreprise que pour les cheminots. Une décision qu’il convient cependant de relativiser dans la mesure où la rémunération moyenne du personnel va continuer de progresser en raison des augmentations liées à l’ancienneté et à l’avancement. Notons aussi que ces grèves à répétition ont aussi contribué à peser sur le net tassement économique du pays pour le second trimestre et sans doute pour l’ensemble de l’année. D’où aussi mécaniquement un affaiblissement du potentiel transportable qui s’ajoute à la baisse tendancielle des parts de marché de l’entreprise. La SNCF a donc décidé de ne pas augmenter collectivement les salaires de ses 150.000 salariés en 2016, une deuxième « année blanche » consécutive dénoncée vendredi par plusieurs syndicats.  Lors des négociations obligatoires annuelles qui se sont tenues jeudi, le groupe public ferroviaire a annoncé une nouvelle « année blanche », ont déploré dans des communiqués séparés l’Unsa et la CFDT, SUD raillant une « pseudo-négociation ».  Interrogée par l’AFP, la SNCF a confirmé l’information, comme l’absence de mesures catégorielles spécifiques, également réclamées par les syndicats. Un porte-parole a justifié cette décision par « une inflation quasi-nulle » et « un business (qui) ne va pas bien en France et pas mieux à la SNCF ». Lors des négociations, l’entreprise a également évoqué le coût de la grève de juin, selon les syndicats. Cet épisode « a accentué les difficultés », a ajouté le porte-parole. Selon la SNCF, la « rémunération moyenne du personnel présent » augmentera mécaniquement de 2,5% en 2016, après 15% de hausse entre 2010 et 2014, due en majeure partie à l’effet des mesures d’ancienneté et d’avancement.

 

(Avec AFP)

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